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lundi 15 janvier 2018

L'ÉGLISE CORPS DU CHRIST par St Syméon le nouveau Théologien

Le Corps du Christ

"Quand l'Église fut primordialement fondée, Notre Seigneur l'a comparée à une graine, et en effet, elle était bien minime, puisqu'en tout elle comptait douze apôtres. mais petit à petit la graine poussa, devint un grand arbre et actuellement les disciples du Christ sur la terre se comptent par millions. Puisque pour ceux qui croient au Seigneur, la mort n'est pas une destruction complète, mais un retour dans leur patrie et une union plus intime avec la Divinité, il faut additionner ces millions de Chrétiens qui depuis la fondation de la Chrétienté ont vécu et sont morts en chrétiens avec ces millions disciples   fidèles qui vivent actuellement sur terre qui ont le Christ pour Chef "dont tout le corps assisté et solidement  assemblé par des jointures et des liens tire l'accroissement que Dieu donne" (Col. 2,19)
in Catéchisme des grecs orthodoxes
par P. Constantin Callinicos
"Les attributs de l'Église indiqués dans le symbole de la foi, «une, sainte, catholique et apostolique», se réfèrent à l'Église militante. Cependant, ils reçoivent leur pleine signification avec la conscience de l'unité de cette Église avec l'Église céleste dans le seul Corps du Christ : l'Église est une, avec une unité à la fois céleste et terrestre; elle est sainte avec une sainteté céleste et terrestre; elle est catholique et apostolique par son lien ininterrompue avec les apôtres et tous les saints. "
Archiprêtre Michael Pomazansky (source)



 L'Église, Corps du Christ ressuscité, nourrie jour aprèsjour du pain substantiel, se développe jusqu'à la mesure
 de sa taille parfaite. 

 Le corps de l’Église du Christ, résultat harmonieux de la réunion de ses saints depuis l'origine des temps, atteint sa constitution équilibrée et intégrale dans l’union des fils de Dieu, des premiers-nés inscrits dans les cieux. Cette vérité, que tous les saints, en tant que membres du Christ, deviennent son corps unique et doivent continuer à le faire dans l'avenir, je vais essayer de la prouver encore d’après la divine Écriture. Écoute en premier lieu comment notre Sauveur-Dieu Lui-même révèle le caractère indissoluble et indivisible de l’union avec Lui en disant à ses Apôtres: « Moi dans le Père et le Père en moi; et vous en moi et moi en vous» (Jn 14, 20). Et il rend cela encore plus clair en ajoutant: « Et moi je leur ai donné la gloire que tu m’as donnée, afin qu’ils soient un, comme nous sommes un, moi en eux et toi en moi, afin qu’ils soient achevés en un» (Jn 17, 22). Et de nouveau: « afin que l’amour dont tu m’as aimé soit en eux et que je sois moi aussi en eux» (Jn 17, 26). Vois-tu la profondeur du mystère? Reconnais-tu là un excès plus qu’infini de gloire inconcevable? Est-ce que tu comprends que le mode de cette union transcende l'intelli- gence et toute conception?

Ô la merveille, ô l'indicible condescendance de l’amour que nous porte Dieu, l’ami des hommes! Ce qu’il est par nature à l'égard de son Père, il nous accorde de l'être à son égard par 1’adoption et par la grâce. Ô promesse qui donne le frisson! La gloire donnée au Fils par le Père, le Fils nous la donne à son tour par grâce divine. Encore mieux: de même qu’il est dans le Père et le Père en Lui, de même le Fils de Dieu sera en nous et nous dans le Fils lui-même, si nous le voulons, par la grâce. Une fois devenu semblable à nous par la chair, il nous a rendus participants de sa divinité et il nous incorpore tous à lui. D’ailleurs la divinité à laquelle nous participons par cette communion n’est pas divisible en parties séparées; il s’ensuit nécessairement que nous aussi, une fois que nous avons participé à elle en vérité, nous sommes inséparables de l’Esprit unique, formant un seul corps avec le Christ.

Pour prouver qu’il en est bien ainsi, écoute Paul qui dit: « Dans le Christ-Jésus il n’y a ni esclave ni homme libre, ni Juif, ni Grec, ni Scythe, ni barbare; mais le Christ est tout en tous » (Col 3, l1). Tu vois qu’il n’a pas dit « mais tous sont chrétiens », mais « le Christ » au singulier, comme un corps unique formé de plusieurs membres.

L’union qui existe de Lui à son Père existe de la même façon de Lui à nous, Il nous l'enseigne. Et son disciple et apôtre a assimilé cette union à celle de l’homme avec la femme et de la femme avec l’homme (cf. Ep 5, 23 s.). De même qu’Ève a été tirée de la chair et des os d’Adam, de sorte que les deux constituaient une chair unique, ainsi le Christ, en se donnant Lui-même à nous en communion, nous donne de sa propre chair et de ses os, qu’il a montrés aux apôtres après sa résurrection d’entre les morts, en disant: «  Touchez-moi et constatez qu’un esprit n’a ni chair ni os, comme vous voyez que j’en ai » (Le 24, 39). C’est cela même qu’il nous donne à manger; c’est grâce à cette communion qu’il nous rend nous-mêmes un avec Lui.

Paul ajoute: « Ce mystère est grand ; je le dis en pensant au Christ et à l’Église » (Ep. 5, 32). Vraiment donc c’est un grand mystère et plus que grand, et il le restera, que la communauté et l’union, l’intimité et la parenté que réalisent la femme avec l’homme et l’homme avec la femme, soient aussi réalisées, d’une manière digne de Dieu et transcendante à la pensée et à la parole, par le maître et créateur de l'univers avec toute l’Église. Il s’unit à elle, comme à une unique épouse, de façon immaculée et plus qu'ineffable, Il reste indétachable et inséparable d’elle, en vivant avec elle qu’Il aime et qu’Il chérit. De son côté, l’Église, unie à son Dieu qu’elle chérit, adhère à Lui comme le corps entier à sa propre tête. Pas plus que le corps, en effet, ne peut absolument vivre sans la tête, de même l’Église des fidèles, des fils de Dieu, ne peut être pour Dieu un corps bien constitué en toutes ses parties sans la tête qu’est le Christ-Dieu Lui-même. Elle ne peut vivre de la vie véritable et incorruptible si elle n’est pas nourrie par Lui chaque jour du pain substantiel, grâce auquel la vie et la croissance jusqu’à l’âge de l'homme parfait, jusqu’à la mesure de sa taille parfaite, sont assurées à tous ceux qui l’aiment. Car il faut que soit atteinte, par-delà notre monde, la plénitude du monde de l’Église des premiers-nés, de la Jérusalem qui est dans les Cieux. C’est alors que la fin et la plénitude du corps du Christ seront pleinement consommées en la personne de ceux que Dieu a prédestinés pour devenir conformes à l'image de son Fils (cf. Rm 8, 29).
St Syméon le Nouveau Théologien
in Éthique 1, 6 et 8.
Ed. du Cerf


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