Les lèvres mensongères font horreur à l'Éternel, tandis que ceux qui agissent avec fidélité lui sont agréables. Proverbes 12:22 «C'est ce qui sort de l'homme qui le rend impur. En effet, c'est de l’intérieur, c'est du cœur des hommes que sortent les mauvaises pensées, les adultères, l'immoralité sexuelle, les meurtres, les vols, la soif de posséder, les méchancetés, la fraude, la débauche, le regard envieux, la calomnie, l'orgueil, la folie. Toutes ces choses mauvaises sortent du dedans et rendent l'homme impur.» Marc 7:20-23 Un témoin fidèle ne ment pas, tandis qu’un faux témoin dit des mensonges. Proverbes 14:5 « Vous, vous avez pour père le diable et vous voulez accomplir les désirs de votre père. Il a été meurtrier dès le commencement et il ne s'est pas tenu dans la vérité parce qu'il n'y a pas de vérité en lui. Lorsqu'il profère le mensonge, il parle de son propre fond, car il est menteur et le père du mensonge. » Jean 8:44 Si les paroles distinguées ne conviennent pas à un fou, les paroles mensongères conviennent d’autant moins à un noble. Proverbes 17:7 « Écarte de ta bouche la fausseté, éloigne de tes lèvres les détours ! Proverbes 4:24 Craindre l'Éternel, c'est détester le mal. L'arrogance, l'orgueil, la voie du mal et la bouche perverse, voilà ce que je déteste. » Proverbes 8:13 « Pierre lui dit : «Ananias, pourquoi Satan a-t-il rempli ton cœur, au point que tu aies menti au Saint-Esprit et gardé une partie du prix du champ? […] Comment as-tu pu former dans ton cœur un projet pareil? Ce n'est pas à des hommes que tu as menti, mais à Dieu.»Actes 5:3-4Mais pour les lâches, les incrédules, les abominables, les meurtriers, les impudiques, les enchanteurs, les idolâtres, et tous les menteurs, leur part sera dans l'étang ardent de feu et de soufre, ce qui est la seconde mort.Apocalypse 21.8
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jeudi 6 juin 2019

État de santé de l'Église : le cancer progresse comme prévu

Réflexions passagères d'un O.o.🤔


Comme prévu et annoncé depuis le début de la contamination
 par des facteurs exogènes pestilentiels,
le corps  tout entier risque d'être infecté et corrompu…
Une ablation de l'organe, foyer de la maladie galopante, est certainement souhaitable. 
Est-elle prévisible ? 
Il y faudra beaucoup de discernement et de courage.
Quelques diagnostics de médecins généralistes en ordre dispersé n'y suffiront plus.
L'origine de la  maladie est clairement identifiée désormais.
Il y faudra l'intervention d'un conseil de chirurgiens
 unanimement reconnus pour leur compétence…
et trancher dans le vif !


dimanche 18 décembre 2016

Lettre du métropolite de Gortyne et Megalopolis Jérémie au sujet du Concile de Crète

extraits du site orthodoxie.com
lire l'INTÉGRALITÉ de ce TEXTE particulièrement important ICI


« Chers Frères prêtres et concélébrants,
Du 19 au 26 juin a eu lieu à Kolymbari, en Crète, le Saint et Grand Concile panorthodoxe, ainsi qu’il a été appelé. Je connais votre intérêt pour ce qui s’est passé lors de ce Concile, puisque vous me l’avez demandé au cours d’entretiens privés. Or, je vous avais dit que je vous répondrai à tous par une réponse générale. C’est ce que je fais maintenant, ce qui est mon devoir et mon obligation en tant que votre évêque.

1. En premier lieu, je dois dire ce que vous savez, c’est-à-dire que notre Église s’exprime conciliairement (synodika). Et vous-mêmes, avec votre troupeau, les chrétiens laïcs, vous constituez une Assemblée (synodos), et laquelle ! C’est la divine Liturgie qui est appelée « assemblée » (synodos) puisqu’elle est l’œuvre du peuple (leitos). Vous savez que sans l’élément laïc, vous ne pouvez célébrer la divine Liturgie. Cette Assemblée, la divine Liturgie est réellement « grande et sainte ». « Sainte », car en elle, par votre propre prière – celle du prêtre – qu’accompagnent les chrétiens fidèles pendant l’hymne « Nous Te chantons… », vient le Saint-Esprit, non seulement sur les Dons qui se trouvent sur le saint Autel, pour les transformer en le Corps et le Sang du Christ, mais aussi sur toute l’Assemblée des fidèles. C’est ainsi qu’il est dit dans la prière de la Consécration : « Envoie Ton Esprit Saint sur nous et sur les Dons ici offerts ». Et la divine Liturgie est une « Grande » Assemblée parce que malgré le fait que dans nos villages, il peut se produire que celle-ci ne soit constituée que de cinq femmes âgées, « des milliers d’archanges et des myriades d’anges… » sont présents à l’office, comme nous le disons dans la prière correspondante. Ainsi, l’Église convoque toujours des assemblées et elle a beaucoup tardé, ces dernières années, à se rassembler en Concile.[…]

2. Frères dans le sacerdoce, comme nous le savons par l’histoire des Conciles de notre Église, un Concile se rassemble pour condamner une hérésie et naturellement pour régler différentes questions d’ordre et de cheminement de notre Église. Mais, principalement, notre Église se préoccupe particulièrement de la foi de ses enfants, qu’elle formule clairement dans ses Conciles, dissociant celle-ci de l’erreur et de l’hérésie. On entend parler déjà depuis de nombreuses années de l’hérésie de l’œcuménisme, une construction religieuse qui veut l’unité de tous, en dépit des différences dogmatiques. Les racines de cette hérésie se trouve dans le syncrétisme de l’Ancien Testament, qui a été combattu passionnément par ses prophètes. Oui ! Les combats des prophètes de l’Ancien Testament sont des combats contre l’œcuménisme. Par cette hérésie, que ses connaisseurs appellent à juste titre « pan-hérésie », ont été influencés nombre de nos orthodoxes. Ils disent en effet qu’il existe des clercs de haut degré qui sont enthousiastes des mouvements oecuménistes et qui les soutiennent dans leurs paroles. […]


3. Mais, paradoxalement, il semble que le Concile de Crète n’a condamné aucune hérésie, ni qu’il ait parlé d’hérésies, qu’il qualifie « d’Églises ». Ici, mes très pieux prêtres, je m’arrêterai pour procéder à une clarification du terme « Église ». Il s’agit d’un mot qui signifie en général le rassemblement, la réunion, l’assemblée des personnes. Ce mot a été utilisé dans l’antiquité. C’est ainsi que les anciens parlaient de « l’ecclesia du peuple ». Dès le début, le christianisme pour manifester sa foi et exprimer ce qu’il faisait, a accepté sans crainte et librement des expressions séculières et politiques, tels que les mots « « royauté », « force » que nous entendons dans l’office divin (« Car à Toi appartient la force, à Toi conviennent la royauté, la puissance et la gloire… »). Pour ce qui concerne notre relation avec Dieu, nous l’exprimons par le mot « foi », et encore mieux par le mot « Église ». Non pas par le mot « religion ». Lorsque nous disons « foi », nous comprenons toute notre vie, toute notre relation avec Dieu. Nous comprenons toute notre famille sacrée que nous appelons « Église ». […]

4. Mais nous, les évêques [de l’Église de Grèce], lors de notre Assemblée de mai de cette année, n’avions pas formulé cette expression erronée. Pourquoi notre texte a-t-il donc été modifié ? Notre texte, suivant la décision de l’Assemblée de mai, disposait : « L’Église orthodoxe connaît l’existence d’autres Confessions et Communautés chrétiennes ne se trouvant pas en communion avec elle ». Cette proposition était on ne peut plus orthodoxe. Elle a été acceptée par toute notre hiérarchie et c’est cette proposition que devait soutenir notre délégation, sans modification, devant le Concile. Or, la proposition a été modifiée comme suit : « l’Église orthodoxe accepte l’appellation historique des autres Églises et Confessions chrétiennes hétérodoxes qui ne se trouvent pas en communion avec elle ». Cette phrase est erronée pour la raison que nous avons indiquée, à savoir que les hétérodoxes y sont appelés « Églises ». L’expression « Églises hétérodoxes » signifie « hérétiques ». Et puisque ces « églises » sont hérétiques, comment les appelons-nous « sœurs » ? […]

5. Dans le texte final de la délégation de notre hiérarchie, comme cela a été de nouveau relevé par S.E. le métropolite de Naupacte, il y a une autre faute sérieuse, dogmatique et ecclésiologique. Il est écrit dans le texte : « D’après la nature ontologique de l’Église, son unité ne saurait être perturbée. Cependant, l’Église orthodoxe accepte l’appellation historique des autres Églises et Confessions chrétiennes hétérodoxes qui ne se trouvent pas en communion avec elle ». Le métropolite de Naupacte considère à nouveau la première phrase du texte « impie et anti-orthodoxe ». Effectivement ! Cette phrase est telle parce qu’elle exprime le point de vue protestant sur l’Église invisible et visible. Lorsque Luther et, avec lui, Calvin et Zwingli, se sont détachés de Rome, ils ont développé la théorie sur l’Église invisible et visible, afin que l’on ne pense pas qu’ils étaient en dehors de l’Église. L’Église invisible, à laquelle ils pensaient appartenir, était selon eux unie, tandis que les Églises visibles sur terre (ils avaient d’abord appartenu à l’une d’entre elles – celle de Rome –) étaient divisées et s’efforçaient de trouver leur unité. Notre théologien Lossky, dénonçant cette ecclésiologie protestante, qui divise l’Église en visible et invisible, la met en parallèle avec l’hérésie de Nestorius, qui a divisé la nature divine et humaine dans la Personne du Christ. […]

 6. Je ne vous ai pas parlé, mes Pères, de tous les sujets du Concile de Crète, mais d’un seul seulement, le plus sérieux peut-être, parce qu’il est ecclésiologique. Au sujet de ce texte du Concile qui concerne le thème que j’ai exposé, intitulé « Relations de l’Église orthodoxe envers le reste [et non « l’ensemble » selon la traduction française officielle, ndt] du monde chrétien, l’érudit métropolite de Naupacte dit précisément dans son exposé à l’Assemblée de la hiérarchie de l’Église de Grèce au mois de novembre de cette année : « Ce que je puis dire est que ce texte n’est non seulement pas théologique, mais aussi qu’il n’est pas clair, n’a pas de perspectives et de bases claires, qu’il est diplomatique. Comme cela a été écrit, il se distingue par une ambiguïté diplomatique créatrice. Et comme texte diplomatique, il ne satisfait ni les Orthodoxes, ni les hétérodoxes (…) Le texte soulève de nombreux problèmes, malgré certaines bonnes formulations générales. […]

7. Nombreux sont ceux qui demandent : Reconnaîtrons-nous ce Concile ? Cela sera décidé par tous les les hiérarques de notre Église de Grèce. Notre archevêque Jérôme, accorde toujours la liberté de parole pour chaque point de vue qui s’exprime et il accepte toutes les positions. Nous l’en remercions. Mais nous savons, par l’histoire des Conciles, que beaucoup de sessions avaient lieu lors des Conciles œcuméniques lesquelles duraient des années. L’Église de Roumanie a décidé que les textes du Concile de Kolymbari en Crète peuvent être modifiés sur certains points, être développés par un futur saint et grand Concile de notre Église, être parachevés, et permettre ainsi un accord panorthodoxe. Parce que maintenant, au Concile de Crète, quatre Patriarcats n’ont pas participé, à savoir Antioche, Russie, Bulgarie et Géorgie. Ceci se produisait dans l’histoire des Conciles, nous le répétons. Il y avait beaucoup de sessions qui duraient des années. Et ces sessions étaient par la suite considérées comme un seul Concile.
8. Peut-être, Pères, ce que je vous ai dit peut paraître pour vous des points de détails, cela peut vous sembler quelque peu étrange, et vous pouvez peut-être m’accuser d’attribuer de l’importance aux mots et aux expressions. Cependant, mes Pères, notre foi orthodoxe s’exprime avec la précision des mots, qui sont chargés d’un profond sens théologique. Et comme nous le savons, notre Église a livré de grandes luttes pour la formulation correcte des dogmes de notre foi. Nous avons besoin de beaucoup de prière et de réflexion. Non d’actes précipités. J’attendrai, chers concélébrants et frères, vos questions, objections et désaccords sur ce qui a été dit, et nous parlerons à nouveau du Concile de Kolymbari en Crète. Priez pour moi.

Avec mes meilleurs souhaits et l’amour en Christ,
+ Le métropolite de Gortyne et de Megalopolis Jérémie »

samedi 2 juillet 2016

PRIMATS OU PAPES ? QUELLE VALIDITÉ POUR LE "CONCILE" ?

John Chryssavgis archidiacre et conseiller théologique du patriarche Bartholomée de Constantinople,
désigné  pour la rédaction du message final du concile

«Si une ou plusieurs Églises ne participent pas, ou se retirent lors du Conseil (sic), ou ne sont pas présentes et ne votent pas, toutes les décisions prises tiendront toujours et seront obligatoires pour toutes les Églises orthodoxes. Un Grand Concile est au-dessus et au-delà de tout concile d’une Église individuelle ou Synode ... et cela demeure applicable même sans la participation d'une ou plusieurs Églises » 


du Protopresbytre π. Αναστάσιος Κ. Γκοτσόπουλος

Le protopresbytre Anastasios Gotsopoulos, prêtre de la Paroisse Saint Nicolas à Patras, a écrit le texte ci-dessous le 10 juin 2016. Il a été publié, sur le site Impankratoros.gr.

Patras, le 10 juin 2016.
Finalement, les Églises orthodoxes ont-elles des primats ou des papes ? Peut-être d’aucuns voudraient-ils, à l’occasion du Saint et Grand Concile, conférer également aux primats des pouvoirs papaux ?
Ces questions émergèrent suite aux réactions de certains «défenseurs» du prochain Saint et Grand Concile, qui s’élevèrent contre les décisions unanimes des synodes des hiérarques des Églises de Serbie, de Bulgarie, de Géorgie et de Grèce au sujet des positions que ces Églises ont adoptées à propos du Concile Pan-orthodoxe. Sans fournir aucune réponse aux plaintes extrêmement sérieuses des Saints Synodes des Églises locales, ils se mirent dans tous leurs États et répètèrent de façon monotone : «Les primats avaient signé les textes et avaient décidé tant de la réunion que de la procédure et du règlement du fonctionnement du Concile. Par conséquent, les synodes locaux n’ont aucunement le droit d’émettre un avis à propos de la décision des primats». Le Saint Synode du Patriarcat Œcuménique lui-même s’est aligné sur cette même logique dans sa déclaration officielle du 06 juin 2016.
Excusez-moi?! Quand donc les primats des Églises Orthodoxes locales sont-ils devenus… des papes ? Depuis quand l’opinion ou la décision personnelle d’un primat lierait et obligerait-elle irrévocablement le synode de la hiérarchie à laquelle il appartient. Est-ce le primat ou est-ce le synode des hiérarques qui constitue la plus haute instance administrative des Églises Orthodoxes locales, conformément à la Tradition Orthodoxe ? Chacune des Églises se prononce-t-elle de façon synodique et s’exprime-t-elle à travers le synode ou est-elle liée par tout avis émis par le primat? (J’éviterai ici l’usage de l’expression ex-cathedra pour éviter que nos esprits ne s’envolent vers un autre horizon!).
C’est évident, les primats ont signé! Mais chaque primat, une fois revenu auprès de son Église locale, a soumis sa décision, et il était obligé de le faire, à son synode. Et chaque synode, souverain et responsable s’est prononcé, soir en accord avec la signature du primat, soit en désaccord, annulant ainsi la décision personnelle! D’aucun souhaiteraient peut-être dicter ce qu’un synode devrait décider? Il est louable que les Primats des Églises de Serbie, de Bulgarie, de Géorgie et de Grèce aient soumis leur décisions au jugement du collège hiérarchique, respectant par là même l’institution synodale. Mais plus encore, ils réunirent leur synode, ils parvinrent à un accord et co-signèrent une décision adoptée à l’unanimité par leur synode, se soumettant de la sorte à la lettre et à l’esprit du 34e Canon des Saints Apôtres : «Mais lui aussi, qu’il ne fasse rien sans l’avis de tous ; car la concorde régnera ainsi et sera glorifié le Père et le Fils et le saint Esprit». Voilà ce que signifie le respect de l’institution synodale ! Voilà ce que signifie le respect de l’unité de l’Église !
Malheureusement, d’aucuns se sont accoutumés au mode de fonctionnement des synodes de certains patriarcats (au Nord, au Sud et à l’Est… sans mentionner de noms, ni offenser de familles…), et ils ne peuvent digérer le fait qu’il existe des Églises locales dans lesquelles le système synodal soit pleinement mis en œuvre, avec des difficultés, sans aucun doute, mais pleinement en œuvre. Le primat ne donne pas d’ordre, comme dans le système papiste, les autres participants au synodes ayant à obéir que cela leur plaise ou non…
Le danger pour l’Orthodoxie elle-même consiste en ce que certains veulent imposer à toute l’Église ce mode de fonctionnement du «Synode» propre à quelques patriarcats et tentent à travers le Concile pan-orthodoxe d’élever les primats de «primus inter pares», premier d’entre les pairs, à «primus sine paribus», premier sans égaux (Elpidophoros de Prouse), en fait, revêtu d’une autorité papale ! Et ainsi, il sera plus aisé de reconnaître le Premier parmi les Premiers, qui sera à son tour «sine paribus». Ce sujet est fondamental et touche directement à l’essence de l’ecclésiologie orthodoxe.

Il est évident que l’image que l’Église Orthodoxe offre d’elle-même avant le Concile Pan-Orthodoxe n’est guère idéale. Refusant d’admettre l’ampleur de leur responsabilité dans la situation, certains individus chargés de responsabilités tentent de reporter le blâme sur le fonctionnement synodal des Églises locales. Mais le problèmes a surtout été créé par la manière anti-traditionnelle de préparer jusqu’à présent le Saint et Grand Concile, et particulièrement dans les règles de fonctionnement qui au nom du Concile Pan-Orthodoxe, ont fait fi de l’institution synodale des Églises locales. Pour des sujets aussi importants que l’approbation de documents pré-conciliaires, il n’est pas possible que la décision prise en l’absence des hiérarques, par un représentant, revête un caractère irrévocable et lie les Églises. Il n’est pas possible que les hiérarques des Églises n’aient pas le dernier mot au sujet des règles de fonctionnement du Concile Pan-Orthodoxe. Il y eut, bien-sûr, une autorisation formelle, bureaucratique, mais comme on s’en est rendu compte, elle ne pouvait se substituer à la fonction essentielle du système synodal de chaque Église particulière, ni encore à celui de l’Église Orthodoxe Catholique, mondiale.
Une solution à ce problème émergeant peut exister, à condition de revoir la tactique appliquée jusqu’ici, et de se repentir, au niveau pan-orthodoxe. Puisse, en ces ultimes instants, un respect substantiel du système synodal, et particulièrement des décisions synodales que votèrent à l’unanimité les hiérarchies des Églises Locales, en être le commencement.

EST-CE AINSI QUE LE "Docteur" John Chryssavgis
 COMPTE RENDRE "VALIDES" les décisions du "concile" ?


jeudi 23 juin 2016

RÉPONSE AU P. JOACHIM à propos de mon "Bref message…"

J'ai reçu, après la parution de mon "message au Patriarche", un commentaire d'un prêtre à la retraite, qui n'a lu que brièvement mon texte (comme il n'a certainement pas lu d'autre page de mon blog) et s'est tout de suite emporté sans plus de retenue, dans un élan aussi phylétiste que méprisant au point de me traiter d'"ancien catholique" français. Je ne répondrai pas dans le détail - mais s'il le faut je le ferai - je me contenterai de transmettre ce texte, que mon ecclésiastique lecteur, j'en suis sûr, se fera un plaisir de traduire et de m'envoyer pour que je le fasse aussitôt  paraitre sur mon blog… pour bien démontrer à quel point ma critique ne pouvait venir que d'un sale français ancien catholique tiré du marigot puant (malgré bientôt la quarantième année de son entrée dans l'Église après avoir été bouddhiste ) Tout cela ressemble fort à ce que les psychanalystes appellent le retour du refoulé, ou, plus simplement  qu'en français ordinaire - que mon lecteur indigné, à l'insulte facile, (malgré son état sacerdotal et saint)  veuille bien me pardonner la référence impie "Chassez le naturel, il revient au galop"…
 Bonne lecture cher Père, voilà un texte qui ne vous fera pas injure, j'ose l'espérer…puisqu'il est en grec, écrit par un Grec de pure souche orthodoxe !
Les textes critiques concernant le projet et la mise en oeuvre de ce fameux Saint et Grand Concile ne manquant certes pas et dans divers milieux orthodoxes et des plus prestigieux, à travers le monde, il est d'autant plus étrange qu'on veuille l'attribuer à de "nouveaux orthodoxes" mal dégrossis qui devraient se taire… et pourtant, les opinions du texte qui suit sont des plus modérées, comme mon bref message d'ailleurs. Encore faudrait-il le lire correctement. 


Μια Αγία και Μεγάλη Σύνοδος που κινδυνεύει να μην είναι ούτε «Αγία» ούτε «Μεγάλη»

Του Γιώργου Ρακκά από τη Ρήξη φ. 124

Σε μεγάλο φιάσκο κινδυνεύει να εξελιχθεί η Αγία Μεγάλη Σύνοδος της Ορθόδοξης Εκκλησίας, που πραγματοποιείται στην έδρα της Ορθόδοξης Ακαδημίας Κρήτης, μεταξύ 20-25 Ιουνίου. Κι αυτό, παρ όλο που προετοιμαζόταν μεθοδικά επί… ενενήντα τρία χρόνια.
Επίκεντρο των αντεγκλήσεων και της εσωτερικής έριδας που έχει ξεσπάσει μεταξύ των ορθόδοξων Εκκλησιών είναι ο τρόπος τον οποίον μεθόδευσε τη Σύνοδο το Πατριαρχείο Κωνσταντινούπολης.
Μέσα σε λιγότερο από ένα χρόνο, ο Πατριάρχης κατάφερε να παροξύνει όλες τις αντιθέσεις στο εσωτερικό της Ανατολικής Ορθόδοξης Εκκλησίας και ήδη μια σειρά Εκκλησιών, της Αντιοχείας, της Γεωργίας, της Ρωσίας και της Βουλγαρίας δήλωσαν ότι δεν θα συμμετάσχουν. Την ίδια στιγμή, η ελλαδική Εκκλησία και η Κοινότητα του Αγίου Όρους ζητούν ριζικές αναθεωρήσεις των προσυνοδικών κειμένων, ενώ δεκάδες μητροπολίτες, και καθηγητές της ορθόδοξης δογματικής έχουν διατυπώσει σοβαρότατες ενστάσεις.
Ο Μητροπολίτης Ναυπάκτου Ιερόθεος και ο Μητροπολίτης Μεσογαίας Νικόλαος επέκριναν λιγότερο ή περισσότερο έντονα τους τις μεθοδεύσεις του Πατριαρχείου που κατηύθυνε την προσυνεδριακή διαδικασία έτσι ώστε να απαλειφθούν από τα κείμενά της αναφορές που στοιχειοθετούν και αναδεικνύουν την δογματική και ιστορική ιδιαιτερότητα της Ορθόδοξης Ανατολικής Εκκλησίας.
Για εκείνους που νομίζουν ότι τα παραπάνω αποτελούν ανούσιες δογματικές αντιπαραθέσεις, σε μια εποχή ολικής εκκοσμίκευσης, αξίζει να σημειώσουμε ότι, οι στιγμές της ρήξης μεταξύ του δυτικού και του ανατολικού σκέλους της Εκκλησίας, υπήρξαν οι στιγμές που η ορθοδοξία ανέδειξε την ιδιαιτερότητα του πνεύματος και της κοσμοαντίληψής της –πιο ουμανιστικής σε σύγκριση με τη δυτική θεολογία.
Στα κείμενα της Συνόδου, η παπική Εκκλησία αναγνωρίζεται για πρώτη φορά ως τέτοια και όχι ως κοινότητα πιστών παρεκκλίνουσα από τη Μία, Αγία και Καθολική Ορθόδοξη Εκκλησία – όπως είναι το ορθόδοξο τυπικό. Ρητώς δε αναφέρεται ότι ο διαχριστιανικός διάλογος που βρίσκεται σε εξέλιξη έχει δογματική διάσταση – γεγονός που θέτει υπό διαπραγμάτευση την ίδια τη θεολογική έριδα.
Ο Πατριάρχης μεθοδεύει, μέσω του διαχριστιανικού διαλόγου, την εγκατάλειψη της ορθόδοξης παράδοσης στον βωμό ενός νέου modus vivendi με την Καθολική Εκκλησία, πυροδοτώντας έριδες με τη Ρωσική Εκκλησία και τους δορυφόρους της (Γεωργία, Βουλγαρία, εν μέρει Σερβία) οι οποίες αντιτίθενται σθεναρά σε κάθε επαναπροσέγγιση με τον καθολικισμό.
Βεβαίως, σε αυτές της ενέργειες εμπλέκονται και γεωστρατηγικοί σχεδιασμοί, καθώς ο αμερικανικός παράγοντας επιθυμεί την απομόνωση της Ρωσικής Εκκλησίας. Είναι γνωστή η εμπλοκή του Πατριάρχη στην εκκλησιαστική έριδα της Ουκρανίας, όπου ο πρόεδρος Ποροσένκο και οι Αμερικάνοι προωθούν την αυτοκεφαλία της Εκκλησίας της Ουκρανίας: Τελευταίο επεισόδιο, αυτής της εμπλοκής, είναι η επίσκεψη του Ποροσένκο στην Κωνσταντινούπολη, όπου ο Βαρθολομαίος δήλωσε ότι Μητέρα Εκκλησία της Ουκρανικής είναι το Πατριαρχείο Κωνσταντινουπόλεως.
Ο ρόλος του Πατριαρχείου
Γιατί το Πατριαρχείο και προσωπικά ο Βαρθολομαίος έχουν υιοθετήσει αυτήν τη στρατηγική και προσπαθούν να φέρουν προ τετελεσμένων τους υπολοίπους προκαθήμενους της Ανατολικής Ορθόδοξης Εκκλησίας;
Το Πατριαρχείο, επιλέγοντας να παραμείνει στην Κωνσταντινούπολη σε συνθήκες ομηρίας από το τουρκικό κατεστημένο, βρίσκεται με την πλάτη στον τοίχο: Προκειμένου να επιβιώσει μεσιτεύει τη συμβολική του αξία τόσο έναντι της τουρκικής πολιτικής, όσο και στο πλαίσιο της παγκόσμιας γεωπολιτικής σκακιέρας. Έτσι, πλειοδοτεί στη θρησκευτική επαναπροσέγγιση με την Παπική Εκκλησία και μεταβάλλεται σε συνιστώσα της αμερικανικής εξωτερικής πολιτικής.
Αναμοχλεύοντας δε το ζήτημα των Νέων Χωρών, καθίσταται ιμάντας μεταβίβασης της τουρκικής επιρροής στον ελλαδικό χώρο, στα πολύ ευαίσθητα σημεία της Βόρειας Ελλάδας, της Κρήτης και των Δωδεκανήσων. Και πράγματι, το Πατριαρχείο βρίσκεται στην πρωτοπορία της ελληνοτουρκικής επαναπροσέγγισης. Ο Πατριάρχης προτίμησε να σιωπήσει μπρος στην πρωτοφανή κίνηση του Ερντογάν, να επιτρέψει να χρησιμοποιηθεί η Αγία Σοφία ως τζαμί. Αξίζει να θυμηθούμε τη –γραπτή– δήλωσή του στη φερόμενη ως οικία του Κεμάλ Ατατούρκ στη Θεσσαλονίκη: «Είμαστε χαρούμενοι που επισκεπτόμαστε την ανακαινισμένη οικία του ιδρυτή της Τουρκικής Δημοκρατίας, Ατατούρκ. Ευχόμενοι, ο Θεός να αναπαύει την ψυχή του, ικετεύουμε τον Μεγαλοδύναμο, οι μεταρρυθμίσεις του να ζουν για πάντα και ο λόγος του “Ειρήνη στη χώρα, ειρήνη στην Οικουμένη”, όσο περνάει ο χρόνος, να γίνεται πραγματικότητα. Με τις ευλογίες μας».
Οι ΗΠΑ ως επίδοξοι προστάτες
Ταυτόχρονα, ο Βαρθολομαίος βρίσκεται πολύ κοντά στους Αμερικάνους και σπεύδει να συνδράμει στην πολιτική τους, όπου αυτό είναι δυνατόν. Δεν είναι τυχαίο, ότι οι αμερικανοί αξιωματούχοι μιλάνε με τα καλύτερα λόγια για την προσωπικότητα και τη δράση του «Πράσινου Πατριάρχη».
Πολύ στενές είναι και οι σχέσεις του με το επιτελείο της Χίλαρυ Κλίντον, όπως αποκαλύπτεται και από ηλεκτρονικές συνομιλίες που είχε η ίδια με συνεργάτες της το 2009, τις οποίες και δημοσίευσε ο Εθνικός Κήρυκας της Νέας Υόρκης τον Σεπτέμβριο του 2015, όπου ένας τρομοκρατημένος Βαρθολομαίος συζητά για μια μια ενδεχόμενη βολιδοσκόπηση του Στέιτ Ντιπάρτμεντ στην τουρκική πρεσβεία των ΗΠΑ για την προστασία του.
Αυτή η στρατηγική, τέλος, διαπλέκει το Πατριαρχείο με τα συμφέροντα της αφρόκρεμας του αποεθνικοποιημένου ελληνικού κεφαλαίου –ιδίως του εφοπλιστικού– το οποίο σπεύδει να τον συνδράμει. Δεν είναι τυχαίο, ότι επιφανείς εκπρόσωποι του ελληνικού κεφαλαίου έχουν τιμηθεί από τον Πατριάρχη με οφίκια: ο Κώστας Καρράς, ο Σωκράτης Κόκκαλης, οι εφοπλιστικές οικογένειες Λεβέντη, Εμπειρίκου και Λαιμού, ο Μελισσανίδης, ο Κοντομηνάς, ο Αγγελόπουλος κ.ά.
Το τίμημα
Το Πατριαρχείο Κωνσταντινουπόλεως, ως απώτατος κληρονόμος του Βυζαντίου, αποτελεί τον τελευταίο ζώντα θεσμό του καταλυμένου, πλέον, ελληνικού κοσμοσυστήματος. Η περίοδος αυτή έχει αμετάκλητα τελειώσει, όμως η συμβολική διάσταση του Πατριαρχείου, ως του τελευταίου επιζήσαντα θεσμού της ελληνικής μεσαιωνικής οικουμένης, θα μπορούσε να αποτελέσει βήμα για την ανάπτυξη μιας περιφερειακής πολιτιστικής και πνευματικής στρατηγικής του ελληνισμού.
Υπό την προϋπόθεση ότι αυτό δεν τελούσε σε ομηρία και μεταφερόταν σήμερα στο Άγιο Όρος, θα μπορούσε να αποτελέσει την κύρια έκφραση της ορθόδοξης πνευματικής παρέμβασης σε μια εποχή όπου εξαλείφονται τα τελευταία προπύργια του χριστιανισμού στην ιστορική του εστία, την Εγγύς Ανατολή. Το Πατριαρχείο θα μπορούσε να ενεργοποιήσει την ιστορική του κληρονομιά για την άμβλυνση των αντιθέσεων με τον αραβικό κόσμο. Εξάλλου η ορθόδοξη κοσμοαντίληψη και πνευματικότητα είναι σε θέση να δώσει απαντήσεις στη βαθιά ανθρωπολογική κρίση μηδενισμού που κατατρώγει τον Δυτικό Κόσμο, και η οποία δυστυχώς έχει μετακενωθεί τόσο στην ελληνική κοινωνία όσο και στο ίδιο το σώμα της Εκκλησίας.
Η Αγία Μεγάλη Σύνοδος, μια ιστορική συνάντηση της Ορθόδοξης Ανατολικής Εκκλησίας, καθώς όπως είπαμε προετοιμάζεται σχεδόν επί έναν αιώνα, και συγκαλείται ως Μεγάλη Σύνοδος μετά από το 1872, θα μπορούσε να εκμεταλλευθεί αυτά τα πνευματικά πλεονεκτήματα ώστε να αποτελέσει μια μεγάλη επανεκκίνηση στον σύγχρονο ρόλο της Εκκλησίας. Θα μπορούσε να καταστεί και οδός παρέμβασης για την αποτροπή της οριστικής εξόντωσης του ιστορικού χριστιανισμού της Συρίας και του Ιράκ· αλλά και θα προσέφερε μια οδό καταλλαγής με τη Δυτική Εκκλησία, όχι σε θεολογική και δογματική βάση, όπου η διάσταση είναι ιστορικά τετελεσμένη, αλλά στη δυνατότητα να δημιουργηθεί χώρος για μια κοινή παρέμβαση – ιδίως στα ζητήματα της βάναυσης καταπάτησης της ιστορικής κληρονομιάς του Βυζαντίου από το τουρκικό κατεστημένο, αλλά και τη μεγάλη απειλή που αντιπροσωπεύει ο ισλαμικός φονταμενταλισμός.
Η απουσία αυτής της φωνής παροξύνει και τις εσωτερικές της αντιθέσεις: Η αυτοεξουδετέρωση του Πατριαρχείου, που υπονομεύει τη συνοχή της αυτοκέφαλης Ελλαδικής Εκκλησίας, αναπόφευκτα δημιουργεί συσχετισμούς υπέρ της «ρώσικης συνιστώσας», η οποία και αποπειράται να παίξει ανοιχτά ηγεμονικό ρόλο. Όμως το Πατριαρχείο της Μόσχας αποπνέει κάτι από την τραχύτητα της ισχύος που συνοδεύει παραδοσιακά τον «ρώσικο» τρόπο, καθώς λείπει από αυτόν η αίσθηση ισορροπιών που διακατείχε το ορθόδοξο ελληνικό πνεύμα.

Αυτό το πρόβλημα, ωστόσο, είναι σήμερα δευτερεύον. Το κυριότερο είναι ότι το Πατριαρχείο, μεθοδεύοντας μια Μεγάλη Σύνοδο, που εν τέλει δεν είναι ούτε μεγάλη, ούτε αναδίδει την ιδιαιτερότητα του ορθόδοξου πνεύματος, απειλεί να επιταχύνει την αλλοτρίωση της ορθόδοξης κοσμοαντίληψης και φέρει την πνευματικότητα του ορθόδοξου κόσμου μπροστά στο φάσμα της εκ νέου αποικιοποίησής του· όχι μόνον από τη Δύση, όπως σωστά αλλά μονόπλευρα καταγγέλλουν πιο παραδοσιοκεντρικές μερίδες της ελλαδικής Εκκλησίας, αλλά και από την (ισλαμική) Ανατολή… (source)

Comme dans l'extrait de mon profil Blogger je rappellerai la citation de Saint Paissions




"Dans le passé, de nombreux fidèles, moines ou laïcs, se sont détachés de l’Église à cause des unionistes. A mon avis chaque fois que des gens se séparent de l’Église à cause des fautes du Patriarche ils ne font pas bien du tout. C’est du dedans, tout près de notre Mère l’Eglise, qu’il est du devoir et de l’obligation de chaque membre de lutter à sa façon. Cesser de commémorer le Patriarche, se séparer et créer sa propre église et continuer à parler de façon blessante du Patriarche dénote un manque de sens."
 ST PAÏSSIOS L'ATHONITE

Ce qu'on peut traduire en latin (excusez encore mes origines)
 QUI BENE AMAT BENE CASTIGAT ! 
TANT VA LA CRUCHE À L'EAU QU'À LA FIN ELLE SE CASSE !

mercredi 22 juin 2016

Bref mais aimable message à l'attention de STS Bartholomée






Chercher à rompre l'isolement en s'obstinant à ne surtout pas bouger entraîne par principe des contorsions et des grimaces qui déforment et défigurent l'image originelle en obtenant le contraire de ce que l'on voudrait obtenir, c'est à dire en offrant une image caricaturale peu attirante… du moins pour ceux qui étaient le plus à même de souhaiter sincèrement le rapprochement et la rupture de l'isolement.

Ce lieu  prestigieux de l'ancienne capitale de l'empire romain chrétien n'est plus que "cette ville" et  n'a plus rien à voir avec le prestige de l'Antique cité et ses symboles. Les promesses de réouverture du séminaire de Halki toujours présentées comme une carotte et jamais suivies  de réalisation alternent avec les menaces périodiquement réitérées de transformer La Cathédrale de la Sainte Sagesse en mosquée. Quel crédit peut-on accorder à  ceux qui vous présentent tour à tour la carotte et le bâton ? Pourquoi s'accrocher désespérément  à une ville, un pays où l'on ne souhaite que votre disparition ? Combien de bombes faudra-t-il, balancées tout au long des années au Phanar pour convaincre ? Certes la vocation de martyr n'est pas donnée à tous… mais le témoignage authentique peut prendre d'autres formes tout aussi louables et profitables au monde entier, croyant ou non.

Qu'est-ce qui est le plus important, la transmission fidèle de la foi vivifiante héritée des Apôtres ou l'héritage culturel byzantin  de musée au prix de toutes les compromissions papo-américano-turques  qui finiront d'ailleurs à coup sûr par ne plus permettre de reconnaître ce que l'on aura voulu préserver à tout prix ?
Pourquoi ne pas aller plutôt au devant de vos proches, de vos vrais frères, de ceux qui ne demandent qu'à vous recevoir pour vous témoigner de leur fraternité réelle et solide car fondée sur le roc solide de la vraie foi orthodoxe plutôt que de chercher l'amitié et le soutien de toutes sortes de faux-frères ?
Mais peut-être est-ce trop tard ?
Sincèrement et respectueusement, un chrétien orthodoxe ordinaire.
Maxime le minime

mardi 16 février 2016

Lettre du métropolite de Limassol Athanase au sujet des « Relations des Églises Orthodoxes avec l’ensemble du monde chrétien »

Sur orthodoxie.com

Lettre du métropolite de Limassol Athanase au Saint-Synode de l’Église de Chypre concernant le document adopté par la Synaxe des primats au sujet des « Relations des Églises Orthodoxes avec l’ensemble du monde chrétien »

Lettre du métropolite de Limassol Athanase au Saint-Synode de l’Église de Chypre concernant le document adopté par la Synaxe des primats au sujet des « Relations des Églises Orthodoxes avec l’ensemble du monde chrétien » 


Le métropolite de Limassol Athanase a adressé la lettre suivante au Saint-Synode de l’Église de Chypre concernant le document adopté par la Synaxe des primats au sujet des « Relations des Églises orthodoxes avec l’ensemble du monde chrétien ».


Béatitude, saints Pères,

J’ai reçu les textes qui ont été approuvés en tant que décisions des différentes Conférences préconciliaires, qui ont eu lieu de temps à autre pour la préparation du Saint et Grand Concile de l’Église orthodoxe, lesquels textes entérinent officiellement les sujets qui seront soumis au Saint et Grand Concile, afin d’y être adoptés. Je vous remercie chaleureusement de leur envoi.

Puisque, conformément au règlement d’organisation et de fonctionnement du Saint et Grand Concile de l’Église orthodoxe qui nous a été envoyé, et concrètement dans l’article 12, paragraphes 2 et 3, il est mentionné que nous pouvons exprimer nos vues à notre Synode local tout d’abord, je soumets humblement au Saint-Synode de notre très sainte Église, sur l’injonction de ma conscience, mes opinions et mes convictions au sujet des questions ci-dessous.
En ce qui concerne le texte de la Vème Conférence préconciliaire orthodoxe, qui a eu lieu du 10 au 17 octobre 2015 à Genève-Chambésy, et qui est intitulé « Les Relations des Églises Orthodoxes avec l’ensemble du monde chrétien », je dois déclarer ce qui suit :

Je suis absolument en accord avec les trois premiers articles du texte. Cependant, pour ce qui concerne les articles 4 et suivants, je dois observer ce qui suit : lorsque l’Église orthodoxe prie – ce qu’elle fait toujours – « pour l’union de tous », je pense qu’elle a en vue le retour dans l’union avec elle de tous ceux qui s’en sont retranchés et qui s’en sont éloignés, à savoir les hérétiques et les schismatiques. Ce retour a lieu après qu’ils aient renié leur hérésie ou leur schisme. Après avoir quitté cela, ils s’incorporent à l’Église orthodoxe et la rejoignent – s’unissent à elle – par la pénitence et la procédure prévue par les saints canons.

L’Église orthodoxe du Christ n’a jamais perdu « l’unité de la foi et la communion du Saint Esprit » et n’accepte pas la théorie du rétablissement de l’unité de « ceux qui croient dans le Christ », parce qu’elle croit que ladite unité existe déjà dans celle de ses enfants baptisés. Cette unité existe entre eux et avec le Christ, dans la foi droite [de l’Église], laquelle n’existe pas chez les hérétiques et les schismatiques. C’est pourquoi l’Église souhaite à ces derniers leur retour au sein de l’Orthodoxie dans la pénitence.

Je crois que ce qui est mentionné dans l’article 5 au sujet de « l’unité perdue des chrétiens » constitue une faute, car l’Église, comme peuple des fidèles de Dieu unis entre eux et avec le chef de l’Église qui est le Christ, n’a jamais perdu cette unité, qui est la sienne et n’a donc pas besoin d’être retrouvée, voire encore à être recherchée, et ce parce qu’elle a toujours existé et existera, étant donné que l’Église du Christ n’a jamais cessé ou ne cessera pas d’exister. Il s’est produit que des groupes ou des peuples, ou encore des personnes isolées, soient partis du corps de l’Église. Or, celle-ci souhaite et doit s’efforcer, dans un esprit missionnaire, que ceux-ci reviennent tous dans la pénitence par la voie canonique dans l’Église orthodoxe. Cela signifie qu’il n’existe pas d’autres Églises, mais seulement des hérésies et des schismes, si nous voulons être exacts dans nos formulations. La formule « pour la restauration de l’unité chrétienne» est erronée parce que l’unité des chrétiens – à savoir les membres de l’Église du Christ – n’a jamais été rompue, du fait que ces derniers restent unis avec l’Église. La séparation d’avec l’Église et l’abandon de l’Église a malheureusement eu lieu de nombreuses fois par les hérésies et les schismes, mais la perte de l’unité interne de l’Église ne s’est jamais produite.

Je me demande pourquoi il est question dans le texte d’une référence multiple aux « Églises » et aux « Confessions » ? Quelle est la différence entre elles et quel élément les caractérise pour que certaines soient appelées « Églises » et les autres « Confessions » ? Quelle Église est celle qui est hérétique, quelle est celle qui constitue un groupe ou une confession schismatique ? Quant à nous, nous confessons une seule Église, et toutes les autres sont des hérésies et des schismes.
Je considère que l’attribution du titre « Église » à des communautés hérétiques ou schismatiques sont, théologiquement, dogmatiquement et canoniquement, absolument erronées, car une est l’Église du Christ, comme cela est mentionné dans l’article 1, et une communauté ou groupe hérétique ou schismatique ne peut être appelée par nous Église. Seule l’Église orthodoxe peut l’être.

Rien, dans ce texte, ne mentionne que la seule voie qui conduit à l’unité avec l’Église est seulement le retour des hérétiques et des schismatiques, dans la pénitence, à l’Église Une, Sainte, Catholique et Apostolique du Christ, qui, conformément à l’article 1 est notre Église orthodoxe.
La référence à la compréhension « de la tradition de l’Église ancienne » donne l’impression qu’il existe une différence ontologique entre l’Église ancienne des saints sept Conciles œcuméniques et sa continuation authentique jusqu’à aujourd’hui, laquelle est notre Église orthodoxe. Nous croyons qu’absolument aucune différence n’existe entre l’Église du XXIème siècle et celle du premier siècle, car l’un des traits distinctifs de l’Église est le fait que nous confessons dans le Credo que celle-ci est apostolique.

Dans l’article 12, il est mentionné que le but commun des dialogues théologiques est « le rétablissement final de l’unité dans la vraie foi et dans l’amour ». L’impression est donnée que nous, Orthodoxes, cherchons notre rétablissement dans la foi vraie et l’unité de l’amour, comme si nous l’avions perdue et que nous cherchions à la trouver par des dialogues théologiques avec les hétérodoxes. Je considère que cette théorie est théologiquement inadmissible par nous tous.
La référence du texte au « Conseil Œcuménique des Églises » me donne l’occasion de définir ma position à l’égard de différents événements syncrétistes anti-canoniques qui s’y sont produits de temps à autre, et aussi de son appellation, puisque, en lui, l’Église orthodoxe est considérée comme « l’une des Églises », ou une branche de l’Église une, qui cherche et lutte pour sa réalisation en lui. Mais pour nous, la seule et unique Église du Christ est celle que nous confessons dans le Credo.

Pour ce qui concerne l’idée selon lequel la sauvegarde de la foi orthodoxe authentique n’est assurée seulement que par le système conciliaire qui « constitue le juge désigné et ultime en matière de foi » contient une dose d’exagération et n’est pas conforme à la vérité. En effet, dans l’histoire ecclésiastique, de nombreux conciles ont professé et légalisé des dogmes erronés et hérétiques, tandis que le peuple fidèle les a rejetés et a sauvegardé la foi orthodoxe, faisant triompher la Confession orthodoxe. Ni un concile sans le peuple fidèle – le plérôme de l’Église – ni le peuple sans concile des évêques peuvent se considérer comme le Corps et l’Église du Christ, et exprimer correctement l’expérience et le dogme de l’Église.
Je comprends, Béatitude et saints frères synodaux, que des expressions dures et outrageantes ne peuvent figurer dans des textes ecclésiastiques contemporains, et que personne, je pense, ne veut des expressions de ce type. Cependant, la vérité doit être exprimée avec exactitude et clarté, toujours, naturellement, avec discernement pastoral et amour réel envers tous. Nous avons un devoir également envers nos frères qui se trouvent dans les hérésies et les schismes, d’être absolument sincères avec eux et, avec amour et peine, de prier et de faire tout pour leur retour dans l’Église du Christ.

Je pense humblement que des textes d’une telle importance et d’un tel poids émanant du Saint et Grand Concile de l’Église orthodoxe, doivent être rédigés avec soin et formulés avec toute l’exactitude théologique et canonique, de telle façon qu’il n’en surgissent pas des définitions et des déclarations qui ne sont pas claires et appropriées théologiquement, ainsi que des formulations erronées qui peuvent mener à de mauvaises interprétations et à des altérations du vrai point de vue de l’Église orthodoxe. Par ailleurs, un Concile, pour être valide et canonique, ne doit en rien se départir de l’esprit et de la doctrine des saints Conciles qui l’ont précédé, ainsi que de l’enseignement des saints Pères et des saintes Écritures, et il ne doit peser aucune ombre sur la formulation de la vraie foi.

Quand les groupes hérétiques et schismatiques ont-ils été appelés Églises par nos saints Pères, quand et où dans les textes des saints canons et les définitions des Conciles œcuméniques ou locaux ? Si les hérésies sont des Églises, où est la seule et Une Église du Christ et des saints Apôtres ?
En outre, j’exprime humblement mon désaccord au sujet de l’abolition de la pratique de tous les Saints Conciles locaux et œcuméniques en vigueur jusqu’ici, laquelle voulait que chaque évêque disposât de son propre suffrage. Il n’a jamais été question de ce schéma : un suffrage par Église – ce qui rend les membres du Saint et Grand Concile, excepté les primats, de simples éléments décoratifs, leur ôtant le droit de vote.

J’ai encore certains autres désaccords et objections sur d’autres points des textes, mais je ne veux pas vous fatiguer plus avec cela, et je me limite aux thèmes que je considère de plus grande importance, au titre desquels j’exprime mon désaccord, mon point de vue et ma foi.
Je ne veux, par ce que j’ai écrit, attrister personne, et je ne souhaite pas que l’on considère que je donne une leçon ou que je juge mes frères et mes pères en Christ. Simplement, je ressens le besoin d’exprimer ce que ma conscience m’impose.
Je demande que mes opinions soient inclues dans les actes du Saint-Synode.
En demandant vos saintes prières, je reste votre humble frère dans le Christ, + Athanase de Limassol.