Les lèvres mensongères font horreur à l'Éternel, tandis que ceux qui agissent avec fidélité lui sont agréables. Proverbes 12:22 «C'est ce qui sort de l'homme qui le rend impur. En effet, c'est de l’intérieur, c'est du cœur des hommes que sortent les mauvaises pensées, les adultères, l'immoralité sexuelle, les meurtres, les vols, la soif de posséder, les méchancetés, la fraude, la débauche, le regard envieux, la calomnie, l'orgueil, la folie. Toutes ces choses mauvaises sortent du dedans et rendent l'homme impur.» Marc 7:20-23 Un témoin fidèle ne ment pas, tandis qu’un faux témoin dit des mensonges. Proverbes 14:5 « Vous, vous avez pour père le diable et vous voulez accomplir les désirs de votre père. Il a été meurtrier dès le commencement et il ne s'est pas tenu dans la vérité parce qu'il n'y a pas de vérité en lui. Lorsqu'il profère le mensonge, il parle de son propre fond, car il est menteur et le père du mensonge. » Jean 8:44 Si les paroles distinguées ne conviennent pas à un fou, les paroles mensongères conviennent d’autant moins à un noble. Proverbes 17:7 « Écarte de ta bouche la fausseté, éloigne de tes lèvres les détours ! Proverbes 4:24 Craindre l'Éternel, c'est détester le mal. L'arrogance, l'orgueil, la voie du mal et la bouche perverse, voilà ce que je déteste. » Proverbes 8:13 « Pierre lui dit : «Ananias, pourquoi Satan a-t-il rempli ton cœur, au point que tu aies menti au Saint-Esprit et gardé une partie du prix du champ? […] Comment as-tu pu former dans ton cœur un projet pareil? Ce n'est pas à des hommes que tu as menti, mais à Dieu.»Actes 5:3-4Mais pour les lâches, les incrédules, les abominables, les meurtriers, les impudiques, les enchanteurs, les idolâtres, et tous les menteurs, leur part sera dans l'étang ardent de feu et de soufre, ce qui est la seconde mort.Apocalypse 21.8
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dimanche 27 janvier 2019

CE QUE L'ÉGLISE N'EST PAS…




par Père André Phillips archiprêtre

Piotr Multatuli, historien orthodoxe russe respecté et arrière-petit-fils d’un nouveau martyr, a écrit: «L’Occident ne tolérera jamais la renaissance de la sainte Rus’. Il essaiera toujours de nous anéantir… Malheureusement, beaucoup d’États et d’Églises ne comprennent toujours pas cela. » Nous ne pouvons pas faire de commentaires sur ceux de l’État russe qui ne comprennent pas cela, mais nous pouvons dire quelques mots à ceux qui ne comprennent pas non plus dans l’Église russe. Nous croyons que ces derniers dans l'Église se divisent en deux groupes, chacun engagé dans une adultération spirituelle.

1. Ceux qui voient l'Église comme un club privé

Premièrement, il y a ceux qui ne considèrent pas l'Église sur la terre comme le Corps du Christ, où Dieu s'incarne parmi les hommes. Ils la voient comme une simple institution humaine pour leur consommation spirituelle privée, la considérant essentiellement de manière laïque comme une sorte de club de jeu, pour leurs propres objectifs égoïstes. Ainsi, on observe une tendance à la formation de petits groupes tournés vers l’intérieur, souvent de convertis. Ils forment, en Angleterre par exemple, des clubs d'ex-anglicans, en France, par exemple, des clubs d'ex-catholiques, ailleurs des clubs d'ex-luthériens ou ex-calvinistes, ou bien, en général, des clubs d'intellectuels désincarnés, qui débattent de philosophie désincarnée dans des cercles dirigés par des clercs, complètement hors sol par rapport aux orthodoxes ordinaires des paroisses populaires. De tels clubs sont fondés sur et prêchent une "Mi-Orthodoxie" (Halfodoxy), une hétérodoxie avec icônes, niant la tradition orthodoxe, relativisée et rejetée avec condescendance, considérée comme un ensemble de «simples coutumes». Ceux qui sont dans de tels clubs doivent cesser de parler et commencer à le faire, car l’Église n’est pas un club, mais la présence de Dieu sur la terre.

2. Ceux qui commettent une trahison spirituelle contre l'Église

Deuxièmement, il y a ceux qui voient l'Église comme une entreprise, une opération laïque pour leur propre gloire et leur bien-être. Car le Roi a des ministres infidèles : malheureusement, il les a toujours eus et les aura toujours. Telles sont les voies du monde qui infiltrent la vie de l'Église. Parfois, il peut sembler que seuls les petites gens négligés sont fidèles, alors que les princes de l'Église suivent les voies du monde. Nous ne devrions pas désespérer, car les ministres infidèles seront balayés lorsque le Roi reviendra. Ceux qui s'aiment eux-mêmes et qui n'aiment pas le peuple de Dieu, ceux qui recherchent la propriété et les empires financiers, ceux qui recherchent les portefeuilles, mais pas les âmes des gens, ceux qui préfèrent les riches et les célébrités au peuple, seront éliminés, car ils mourront.
 En outre, leurs diocèses mourront faute de prêtres spirituellement vivants, à mesure que les personnes ayant une vie spirituelle les quitteront. Le résultat de la trahison spirituelle des princes de l'Église est la solitude et la mort. Les paroles du Christ sont: "Laissez les morts enterrer les morts."
(version française de la source
par Maxime le minime)



vendredi 20 juillet 2018

PHOTOGRAPHIE ET VISION ORTHODOXE


par P. Vasile

Ce n’est un secret pour personne, j'aime la photographie. J'ai toujours été et je serai toujours fasciné par les révélations mystiques de la chambre noire, où tous vos rêves et d'ombres de lumière prennent vie sous l'éclat luisant de la lampe inactinique rouge. Lorsqu'elle est vue à travers l'objectif de la caméra, même la vie ordinaire devient quelque chose de spécial, traduisant la vision du photographe ; le moment singulier est glorifié et conservé pour l'éternité ; une période de vie peut être contenue occasionnellement dans un cadre gelé.

Il y a cependant un mythe dont on ne parle pas parmi les photographes, plus d'une idée fausse que, pour qu'une image soit bonne, il faut utiliser l'équipement parfait. Avec cette idée dans la tête, les photographes sont toujours à la recherche de l'objectif parfait qui, par magie, en fera le meilleur photographe au monde.

Parmi les objectifs, on doit distinguer deux types, l'objectif fixe et l'objectif avec zoom. Pendant des années, les photographes se sont battus avec soit un objectif fixé en permanence sur le corps de l’appareil photo ou le pénible changement fréquent d’objectif pour le faire correspondre à leur vision photographique. L'invention du zoom a été considérée comme une grande révolution, car maintenant, en tournant une bague, le monde se rapproche de vous sans effort. Le zoom a cependant tué la créativité de plusieurs façons.

Avec un objectif fixe, que l'on appelle aussi une focale fixe, vous devez vous rapprocher ou vous éloigner vous-même de votre sujet, vous devez participer à la photo que vous prenez, vous devez vous investir personnellement. L’instant devient vivant quand vous vous adaptez au champ de vision fixe de votre objectif et en vous adaptant à cette vision, vous devenez une personne différente à chaque clic du déclencheur. Avec le zoom, vous pouvez rester confortablement à l'écart, en rapprochant la scène à votre guise, comme un observateur froid qui enregistre la vie dont il ne se soucie pas. Vous ne vous adaptez pas à la vision unique de l'objectif, mais au contraire, vous changez le monde en fonction de votre vision lorsque vous effectuez un zoom avant et arrière impassiblement.

Je soulève cette question parce que dans le monde chrétien d'aujourd'hui, je vois des gens qui utilisent des objectifs semblables pour jeter un coup d'œil dans le monde spirituel. Je les appelle respectivement « Chrétiens Zoom » et les « Chrétiens Focale fixe ».

Le « Chrétien Zoom » n'a pas de vision unique particulière sur sa vie spirituelle ; il traverse la vie en changeant ses vues à sa guise, prenant seulement ce qu'il aime de ce qu'il observe et expérimente. Il n'est pas dogmatique et la vérité n'est que relative à sa personne. Sa vie est fondée sur des sentiments, des intuitions et des expériences et il est très enclin à changer son point de vue aussi facilement que l’on tourne la bague d’un zoom. Il ne veut pas s'adapter à une vision singulière de la vie, mais il veut que le monde s'adapte à ses humeurs et ses désirs changeants.

Le Chrétien « Focale fixe » voit le monde à travers la focale fixe qu'il a héritée de sa tradition et il la garde inchangée. Il travaille constamment à comprendre le monde spirituel en s'adaptant à la vision unique qu'il défend. Il doit être créatif, il doit s'adapter, il doit souffrir et travailler, mais à la fin il ne fait pas qu’admirer ce monde de loin, car il s'y implique, et par participation il est changé par lui, il y est intégré.
L'un des photojournalistes les plus célèbres, Henri Cartier-Bresson, a fait des photos toute sa vie avec un unique appareil, avec un seul objectif (un Leica avec une focale fixe de 50mm, si vous êtes curieux). Ce réglage rare lui permettait de ne pas se concentrer sur l'équipement, ni sur la technique, mais sur sa vision qui ne faisait plus qu'une avec l’appareil photo. Comme il l'a dit lui-même "C'est par une stricte économie de moyens que la simplicité d'expression est atteinte".

Spirituellement, c'est aussi vrai. C'est souvent par des moyens simples que nous atteignons une grande perspicacité spirituelle. Ce n'est pas par notre propre découverte que nous trouvons Dieu, mais en utilisant les moyens simples du jeûne et de la prière que nous permettons à Dieu de nous trouver. Ce n'est que par la simplicité que nous atteignons la paix et dans la paix il y a Dieu.

Nous sommes nés dans une société de « zoomers » qui veulent que le monde s'adapte constamment aux visions fluctuantes que nous en avons. Nous devons devenir des focales fixes et nous attacher à la vision fixe et dogmatique de l'Église, comme Dieu l'a révélé aux prophètes, aux apôtres et aux saints. En utilisant la pureté de leur prévoyance, nous serons plus concentrés pour nous transformer, par la participation, à la vision que Dieu a pour nous depuis le commencement du monde.
(version française par Maxime le minime de la source)

jeudi 2 novembre 2017

Sur le Blog de CLAUDE, un TEXTE MAGNIFIQUE, de toute beauté…

Un texte profondément chrétien du P. Philip LeMasters :


La force divine de ceux qui sont pleins de lumière
Homélie pour le 3ème dimanche de Matthieu
 et la commémoration de 
Saint Joseph de Damas
 dans l'Église orthodoxe


Il y en a qui pensent que le chemin du Christ est une béquille pour les faibles, une source de soutien pour les mauviettes, les lâches et les perdants pour se sentir mieux dans leur misérable condition. Bien sûr, cette attitude reflète seulement la faiblesse de ceux qui sont spirituellement aveugles, qui sont asservis à leur propre désir de puissance et qui refusent de montrer de la pitié envers leur prochain dans leurs souffrances. Au lieu d'embrasser les ténèbres en adorant les faux dieux de la domination et de la vengeance, les chrétiens fidèles s'ouvrent à la force divine qui peut faire de nos défis les plus amers des points d'entrée dans la béatitude du Royaume.

            Il va sans dire que nous connaissons tous trop bien la douleur, le chagrin et le manque de paix. Les attaques terroristes dans notre propre pays et à l'étranger, les guerres sans fin, les meurtres et autres formes de violence et d'injustice, les conflits raciaux et politiques, les souffrances de nos frères et sœurs du Moyen-Orient et d'ailleurs persécutés pour leur foi et contraints de quitter leur patrie, notre propre perte d'êtres chers et d'autres problèmes personnels difficiles nous tentent aujourd'hui de permettre aux ténèbres de s'emparer des âmes. Il est facile et souvent tentant de remplir nos coeurs de haine, de peur et de désespoir en acceptant le mensonge selon lequel nous trouverons le salut en damnant les autres, en rendant le mal pour le mal et en abandonnant l'espoir. Mais le faire reviendrait à se détourner de la victoire sur la mort et le péché que le Christ a accomplie à travers Sa Croix et Son tombeau vide. C'est aussi répudier le pouvoir transformateur du Saint-Esprit répandu à la Pentecôte, dont les fruits sont "amour, joie, paix, patience, gentillesse, bonté, fidélité, douceur, maîtrise de soi." Comme l'écrivait saint Paul: "La loi n'est pas contre. Et ceux qui sont au Christ ont crucifié la chair avec ses passions et ses désirs. "(Galates 5: 22-24)

            Afin de crucifier notre corruption et d'ouvrir les yeux de nos âmes à la Lumière rayonnante du Christ au milieu de toutes les tentations qui nous assaillent, nous devons avoir la détermination obstinée des soldats, des athlètes et des fermiers. Saint Paul a utilisé ces exemples avec saint Timothée parce qu'ils ont tous des entreprises très exigeantes qui exigent une discipline, un sacrifice et une persévérance quotidiens. Personne ne peut réussir dans ces vocations en se laissant aller, en cédant à des désirs égocentriques ou en s'abandonnant à la peur. Il a dit à Timothée de "participer à la souffrance comme un bon soldat du Christ Jésus." Ce n'est pas parce qu'il plaît à Dieu de souffrir, mais parce que vivre une vie chrétienne fidèle exige que nous luttions pour la guérison de nos âmes et au service de notre prochain, d'autant plus que nous résistons aux tentations qui menacent de nous consumer. Il y aura une certaine douleur, car nous devons prendre nos croix dans l'obéissance à la voie de notre Seigneur. Notre foi exige d'être fidèle chaque jour, quel qu'en soit le coût…



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jeudi 23 juin 2016

RÉPONSE AU P. JOACHIM à propos de mon "Bref message…"

J'ai reçu, après la parution de mon "message au Patriarche", un commentaire d'un prêtre à la retraite, qui n'a lu que brièvement mon texte (comme il n'a certainement pas lu d'autre page de mon blog) et s'est tout de suite emporté sans plus de retenue, dans un élan aussi phylétiste que méprisant au point de me traiter d'"ancien catholique" français. Je ne répondrai pas dans le détail - mais s'il le faut je le ferai - je me contenterai de transmettre ce texte, que mon ecclésiastique lecteur, j'en suis sûr, se fera un plaisir de traduire et de m'envoyer pour que je le fasse aussitôt  paraitre sur mon blog… pour bien démontrer à quel point ma critique ne pouvait venir que d'un sale français ancien catholique tiré du marigot puant (malgré bientôt la quarantième année de son entrée dans l'Église après avoir été bouddhiste ) Tout cela ressemble fort à ce que les psychanalystes appellent le retour du refoulé, ou, plus simplement  qu'en français ordinaire - que mon lecteur indigné, à l'insulte facile, (malgré son état sacerdotal et saint)  veuille bien me pardonner la référence impie "Chassez le naturel, il revient au galop"…
 Bonne lecture cher Père, voilà un texte qui ne vous fera pas injure, j'ose l'espérer…puisqu'il est en grec, écrit par un Grec de pure souche orthodoxe !
Les textes critiques concernant le projet et la mise en oeuvre de ce fameux Saint et Grand Concile ne manquant certes pas et dans divers milieux orthodoxes et des plus prestigieux, à travers le monde, il est d'autant plus étrange qu'on veuille l'attribuer à de "nouveaux orthodoxes" mal dégrossis qui devraient se taire… et pourtant, les opinions du texte qui suit sont des plus modérées, comme mon bref message d'ailleurs. Encore faudrait-il le lire correctement. 


Μια Αγία και Μεγάλη Σύνοδος που κινδυνεύει να μην είναι ούτε «Αγία» ούτε «Μεγάλη»

Του Γιώργου Ρακκά από τη Ρήξη φ. 124

Σε μεγάλο φιάσκο κινδυνεύει να εξελιχθεί η Αγία Μεγάλη Σύνοδος της Ορθόδοξης Εκκλησίας, που πραγματοποιείται στην έδρα της Ορθόδοξης Ακαδημίας Κρήτης, μεταξύ 20-25 Ιουνίου. Κι αυτό, παρ όλο που προετοιμαζόταν μεθοδικά επί… ενενήντα τρία χρόνια.
Επίκεντρο των αντεγκλήσεων και της εσωτερικής έριδας που έχει ξεσπάσει μεταξύ των ορθόδοξων Εκκλησιών είναι ο τρόπος τον οποίον μεθόδευσε τη Σύνοδο το Πατριαρχείο Κωνσταντινούπολης.
Μέσα σε λιγότερο από ένα χρόνο, ο Πατριάρχης κατάφερε να παροξύνει όλες τις αντιθέσεις στο εσωτερικό της Ανατολικής Ορθόδοξης Εκκλησίας και ήδη μια σειρά Εκκλησιών, της Αντιοχείας, της Γεωργίας, της Ρωσίας και της Βουλγαρίας δήλωσαν ότι δεν θα συμμετάσχουν. Την ίδια στιγμή, η ελλαδική Εκκλησία και η Κοινότητα του Αγίου Όρους ζητούν ριζικές αναθεωρήσεις των προσυνοδικών κειμένων, ενώ δεκάδες μητροπολίτες, και καθηγητές της ορθόδοξης δογματικής έχουν διατυπώσει σοβαρότατες ενστάσεις.
Ο Μητροπολίτης Ναυπάκτου Ιερόθεος και ο Μητροπολίτης Μεσογαίας Νικόλαος επέκριναν λιγότερο ή περισσότερο έντονα τους τις μεθοδεύσεις του Πατριαρχείου που κατηύθυνε την προσυνεδριακή διαδικασία έτσι ώστε να απαλειφθούν από τα κείμενά της αναφορές που στοιχειοθετούν και αναδεικνύουν την δογματική και ιστορική ιδιαιτερότητα της Ορθόδοξης Ανατολικής Εκκλησίας.
Για εκείνους που νομίζουν ότι τα παραπάνω αποτελούν ανούσιες δογματικές αντιπαραθέσεις, σε μια εποχή ολικής εκκοσμίκευσης, αξίζει να σημειώσουμε ότι, οι στιγμές της ρήξης μεταξύ του δυτικού και του ανατολικού σκέλους της Εκκλησίας, υπήρξαν οι στιγμές που η ορθοδοξία ανέδειξε την ιδιαιτερότητα του πνεύματος και της κοσμοαντίληψής της –πιο ουμανιστικής σε σύγκριση με τη δυτική θεολογία.
Στα κείμενα της Συνόδου, η παπική Εκκλησία αναγνωρίζεται για πρώτη φορά ως τέτοια και όχι ως κοινότητα πιστών παρεκκλίνουσα από τη Μία, Αγία και Καθολική Ορθόδοξη Εκκλησία – όπως είναι το ορθόδοξο τυπικό. Ρητώς δε αναφέρεται ότι ο διαχριστιανικός διάλογος που βρίσκεται σε εξέλιξη έχει δογματική διάσταση – γεγονός που θέτει υπό διαπραγμάτευση την ίδια τη θεολογική έριδα.
Ο Πατριάρχης μεθοδεύει, μέσω του διαχριστιανικού διαλόγου, την εγκατάλειψη της ορθόδοξης παράδοσης στον βωμό ενός νέου modus vivendi με την Καθολική Εκκλησία, πυροδοτώντας έριδες με τη Ρωσική Εκκλησία και τους δορυφόρους της (Γεωργία, Βουλγαρία, εν μέρει Σερβία) οι οποίες αντιτίθενται σθεναρά σε κάθε επαναπροσέγγιση με τον καθολικισμό.
Βεβαίως, σε αυτές της ενέργειες εμπλέκονται και γεωστρατηγικοί σχεδιασμοί, καθώς ο αμερικανικός παράγοντας επιθυμεί την απομόνωση της Ρωσικής Εκκλησίας. Είναι γνωστή η εμπλοκή του Πατριάρχη στην εκκλησιαστική έριδα της Ουκρανίας, όπου ο πρόεδρος Ποροσένκο και οι Αμερικάνοι προωθούν την αυτοκεφαλία της Εκκλησίας της Ουκρανίας: Τελευταίο επεισόδιο, αυτής της εμπλοκής, είναι η επίσκεψη του Ποροσένκο στην Κωνσταντινούπολη, όπου ο Βαρθολομαίος δήλωσε ότι Μητέρα Εκκλησία της Ουκρανικής είναι το Πατριαρχείο Κωνσταντινουπόλεως.
Ο ρόλος του Πατριαρχείου
Γιατί το Πατριαρχείο και προσωπικά ο Βαρθολομαίος έχουν υιοθετήσει αυτήν τη στρατηγική και προσπαθούν να φέρουν προ τετελεσμένων τους υπολοίπους προκαθήμενους της Ανατολικής Ορθόδοξης Εκκλησίας;
Το Πατριαρχείο, επιλέγοντας να παραμείνει στην Κωνσταντινούπολη σε συνθήκες ομηρίας από το τουρκικό κατεστημένο, βρίσκεται με την πλάτη στον τοίχο: Προκειμένου να επιβιώσει μεσιτεύει τη συμβολική του αξία τόσο έναντι της τουρκικής πολιτικής, όσο και στο πλαίσιο της παγκόσμιας γεωπολιτικής σκακιέρας. Έτσι, πλειοδοτεί στη θρησκευτική επαναπροσέγγιση με την Παπική Εκκλησία και μεταβάλλεται σε συνιστώσα της αμερικανικής εξωτερικής πολιτικής.
Αναμοχλεύοντας δε το ζήτημα των Νέων Χωρών, καθίσταται ιμάντας μεταβίβασης της τουρκικής επιρροής στον ελλαδικό χώρο, στα πολύ ευαίσθητα σημεία της Βόρειας Ελλάδας, της Κρήτης και των Δωδεκανήσων. Και πράγματι, το Πατριαρχείο βρίσκεται στην πρωτοπορία της ελληνοτουρκικής επαναπροσέγγισης. Ο Πατριάρχης προτίμησε να σιωπήσει μπρος στην πρωτοφανή κίνηση του Ερντογάν, να επιτρέψει να χρησιμοποιηθεί η Αγία Σοφία ως τζαμί. Αξίζει να θυμηθούμε τη –γραπτή– δήλωσή του στη φερόμενη ως οικία του Κεμάλ Ατατούρκ στη Θεσσαλονίκη: «Είμαστε χαρούμενοι που επισκεπτόμαστε την ανακαινισμένη οικία του ιδρυτή της Τουρκικής Δημοκρατίας, Ατατούρκ. Ευχόμενοι, ο Θεός να αναπαύει την ψυχή του, ικετεύουμε τον Μεγαλοδύναμο, οι μεταρρυθμίσεις του να ζουν για πάντα και ο λόγος του “Ειρήνη στη χώρα, ειρήνη στην Οικουμένη”, όσο περνάει ο χρόνος, να γίνεται πραγματικότητα. Με τις ευλογίες μας».
Οι ΗΠΑ ως επίδοξοι προστάτες
Ταυτόχρονα, ο Βαρθολομαίος βρίσκεται πολύ κοντά στους Αμερικάνους και σπεύδει να συνδράμει στην πολιτική τους, όπου αυτό είναι δυνατόν. Δεν είναι τυχαίο, ότι οι αμερικανοί αξιωματούχοι μιλάνε με τα καλύτερα λόγια για την προσωπικότητα και τη δράση του «Πράσινου Πατριάρχη».
Πολύ στενές είναι και οι σχέσεις του με το επιτελείο της Χίλαρυ Κλίντον, όπως αποκαλύπτεται και από ηλεκτρονικές συνομιλίες που είχε η ίδια με συνεργάτες της το 2009, τις οποίες και δημοσίευσε ο Εθνικός Κήρυκας της Νέας Υόρκης τον Σεπτέμβριο του 2015, όπου ένας τρομοκρατημένος Βαρθολομαίος συζητά για μια μια ενδεχόμενη βολιδοσκόπηση του Στέιτ Ντιπάρτμεντ στην τουρκική πρεσβεία των ΗΠΑ για την προστασία του.
Αυτή η στρατηγική, τέλος, διαπλέκει το Πατριαρχείο με τα συμφέροντα της αφρόκρεμας του αποεθνικοποιημένου ελληνικού κεφαλαίου –ιδίως του εφοπλιστικού– το οποίο σπεύδει να τον συνδράμει. Δεν είναι τυχαίο, ότι επιφανείς εκπρόσωποι του ελληνικού κεφαλαίου έχουν τιμηθεί από τον Πατριάρχη με οφίκια: ο Κώστας Καρράς, ο Σωκράτης Κόκκαλης, οι εφοπλιστικές οικογένειες Λεβέντη, Εμπειρίκου και Λαιμού, ο Μελισσανίδης, ο Κοντομηνάς, ο Αγγελόπουλος κ.ά.
Το τίμημα
Το Πατριαρχείο Κωνσταντινουπόλεως, ως απώτατος κληρονόμος του Βυζαντίου, αποτελεί τον τελευταίο ζώντα θεσμό του καταλυμένου, πλέον, ελληνικού κοσμοσυστήματος. Η περίοδος αυτή έχει αμετάκλητα τελειώσει, όμως η συμβολική διάσταση του Πατριαρχείου, ως του τελευταίου επιζήσαντα θεσμού της ελληνικής μεσαιωνικής οικουμένης, θα μπορούσε να αποτελέσει βήμα για την ανάπτυξη μιας περιφερειακής πολιτιστικής και πνευματικής στρατηγικής του ελληνισμού.
Υπό την προϋπόθεση ότι αυτό δεν τελούσε σε ομηρία και μεταφερόταν σήμερα στο Άγιο Όρος, θα μπορούσε να αποτελέσει την κύρια έκφραση της ορθόδοξης πνευματικής παρέμβασης σε μια εποχή όπου εξαλείφονται τα τελευταία προπύργια του χριστιανισμού στην ιστορική του εστία, την Εγγύς Ανατολή. Το Πατριαρχείο θα μπορούσε να ενεργοποιήσει την ιστορική του κληρονομιά για την άμβλυνση των αντιθέσεων με τον αραβικό κόσμο. Εξάλλου η ορθόδοξη κοσμοαντίληψη και πνευματικότητα είναι σε θέση να δώσει απαντήσεις στη βαθιά ανθρωπολογική κρίση μηδενισμού που κατατρώγει τον Δυτικό Κόσμο, και η οποία δυστυχώς έχει μετακενωθεί τόσο στην ελληνική κοινωνία όσο και στο ίδιο το σώμα της Εκκλησίας.
Η Αγία Μεγάλη Σύνοδος, μια ιστορική συνάντηση της Ορθόδοξης Ανατολικής Εκκλησίας, καθώς όπως είπαμε προετοιμάζεται σχεδόν επί έναν αιώνα, και συγκαλείται ως Μεγάλη Σύνοδος μετά από το 1872, θα μπορούσε να εκμεταλλευθεί αυτά τα πνευματικά πλεονεκτήματα ώστε να αποτελέσει μια μεγάλη επανεκκίνηση στον σύγχρονο ρόλο της Εκκλησίας. Θα μπορούσε να καταστεί και οδός παρέμβασης για την αποτροπή της οριστικής εξόντωσης του ιστορικού χριστιανισμού της Συρίας και του Ιράκ· αλλά και θα προσέφερε μια οδό καταλλαγής με τη Δυτική Εκκλησία, όχι σε θεολογική και δογματική βάση, όπου η διάσταση είναι ιστορικά τετελεσμένη, αλλά στη δυνατότητα να δημιουργηθεί χώρος για μια κοινή παρέμβαση – ιδίως στα ζητήματα της βάναυσης καταπάτησης της ιστορικής κληρονομιάς του Βυζαντίου από το τουρκικό κατεστημένο, αλλά και τη μεγάλη απειλή που αντιπροσωπεύει ο ισλαμικός φονταμενταλισμός.
Η απουσία αυτής της φωνής παροξύνει και τις εσωτερικές της αντιθέσεις: Η αυτοεξουδετέρωση του Πατριαρχείου, που υπονομεύει τη συνοχή της αυτοκέφαλης Ελλαδικής Εκκλησίας, αναπόφευκτα δημιουργεί συσχετισμούς υπέρ της «ρώσικης συνιστώσας», η οποία και αποπειράται να παίξει ανοιχτά ηγεμονικό ρόλο. Όμως το Πατριαρχείο της Μόσχας αποπνέει κάτι από την τραχύτητα της ισχύος που συνοδεύει παραδοσιακά τον «ρώσικο» τρόπο, καθώς λείπει από αυτόν η αίσθηση ισορροπιών που διακατείχε το ορθόδοξο ελληνικό πνεύμα.

Αυτό το πρόβλημα, ωστόσο, είναι σήμερα δευτερεύον. Το κυριότερο είναι ότι το Πατριαρχείο, μεθοδεύοντας μια Μεγάλη Σύνοδο, που εν τέλει δεν είναι ούτε μεγάλη, ούτε αναδίδει την ιδιαιτερότητα του ορθόδοξου πνεύματος, απειλεί να επιταχύνει την αλλοτρίωση της ορθόδοξης κοσμοαντίληψης και φέρει την πνευματικότητα του ορθόδοξου κόσμου μπροστά στο φάσμα της εκ νέου αποικιοποίησής του· όχι μόνον από τη Δύση, όπως σωστά αλλά μονόπλευρα καταγγέλλουν πιο παραδοσιοκεντρικές μερίδες της ελλαδικής Εκκλησίας, αλλά και από την (ισλαμική) Ανατολή… (source)

Comme dans l'extrait de mon profil Blogger je rappellerai la citation de Saint Paissions




"Dans le passé, de nombreux fidèles, moines ou laïcs, se sont détachés de l’Église à cause des unionistes. A mon avis chaque fois que des gens se séparent de l’Église à cause des fautes du Patriarche ils ne font pas bien du tout. C’est du dedans, tout près de notre Mère l’Eglise, qu’il est du devoir et de l’obligation de chaque membre de lutter à sa façon. Cesser de commémorer le Patriarche, se séparer et créer sa propre église et continuer à parler de façon blessante du Patriarche dénote un manque de sens."
 ST PAÏSSIOS L'ATHONITE

Ce qu'on peut traduire en latin (excusez encore mes origines)
 QUI BENE AMAT BENE CASTIGAT ! 
TANT VA LA CRUCHE À L'EAU QU'À LA FIN ELLE SE CASSE !

lundi 2 novembre 2015

TOLKIEN NOUS RÉVÈLE LE SECRET D’UN MARIAGE HEUREUX

Voici un excellent article  paru sur un blog catho tradi (pardonnez mes lectures hétérodoxes surtout que ça fait la deuxième fois… je le reconnais et fais volontiers mon mea culpa mais cela m'apparaît digne d'être relayé ailleurs que dans une sphère restreinte donc voilà… et en plus je suis sûr de ne pas être le seul à apprécier la littérature de Tolkien, cet écrivain catholique.

TOLKIEN NOUS RÉVÈLE  LE SECRET D’UN MARIAGE HEUREUX

Une lettre que le célèbre écrivain britannique envoya à son fils dévoile un aspect inédit de l’auteur du « Seigneur des anneaux ». 

J.R.R. Tolkien était un romantique. Quand il rencontra sa future femme Edith, à l’âge de 16 ans, ce fut le coup de foudre, et instantanément il entreprit de lui faire une cour informelle. Mais lorsque le prêtre qui était son tuteur découvrit sa romance, il lui interdit tout contact avec Edith avant d’avoir atteint ses 21 ans, afin de ne pas le distraire de ses études. Tolkien obéit à contrecœur. Pendant cinq longues années, il attendit celle qu’il savait être son âme sœur. Le soir de ses 21 ans, il écrivit une lettre à Edith, lui déclarant son amour et lui demandant sa main. Une semaine plus tard, ils étaient fiancés. 

Toute sa vie, Tolkien écrivit des poèmes d’amour à sa femme, et dans ses lettres à ses amis, il parlait d’elle en termes enthousiastes. Mais l’hommage le plus célèbre et le plus durable pour sa femme bien-aimée fut peut-être de tisser leur roman d’amour dans la mythologie de la Terre du Milieu, à travers l’histoire de  … et Luthien. Difficile de trouver un hommage plus émouvant. 

Il écrivit à son fils Christopher : « Je n’ai jamais appelé Edith ‘Luthien’ – mais elle était la source de l’histoire qui, avec le temps, devint la pièce maîtresse du Silmarillion. Elle fut d’abord conçue dans une petite clairière au milieu des bois à Roos, dans le Yorkshire (où je commandais alors un avant- poste de la Garnison de Humber en 1917, et elle avait pu me rejoindre pendant quelques temps). À cette époque, ses cheveux étaient noirs comme du jais, sa peau claire, ses yeux brillants comme tu ne les as jamais vus, et elle pouvait chanter et danser ». 

Même dans la mort, Tolkien ne voulut pas quitter son Edith. Il est enterré à côté d’elle sous une unique pierre tombale, sur laquelle sont gravés les noms de Beren et Luthien. 

L’amour réel implique le renoncement à soi-même 

.R.R. Tolkien a connu 55 ans de bonheur dans le mariage. À l’opposé, le taux de divorce à l’heure actuelle atteint des sommets choquants, et certains abandonnent même le mariage monogamique en assurant qu’il n’est tout simplement ni possible ni sain. Qu’est-ce que Tolkien a fait que ne font pas tant de mariages ? Comment s’y est-il pris ? La réponse est simple : il avait compris que l’amour réel implique le renoncement de soi-même. 



La notion moderne d’amour se réduit au seul sentiment, et se focalise en premier lieu sur le soi. Si quelqu’un vous attire, s’il fait battre votre cœur plus vite, alors vous pouvez dire que vous êtes amoureux, selon les critères de notre temps. Même s’il était profondément attaché à sa femme, Tolkien rejetait cette idée superficielle de l’amour. Il adoptait la vision catholique du véritable amour comme étant tourné vers l’autre – quelque chose qui exige de sacrifier ses instincts naturels et qui est un acte de volonté déterminé. 

Pour illustrer les vues profondes de Tolkien sur l’amour conjugal, voici un extrait d’une lettre à son fils, Michael Tolkien. Elle révèle un aspect de Tolkien qui n’est pas familier à beaucoup. Pour ceux qui n’ont qu’une notion ultra sentimentale de l’amour, ses mots peuvent choquer, voire être agressifs. Pourtant, il dit des vérités qui, une fois comprises et acceptées, peuvent apporter un bonheur véritable et durable au mariage. Voici une version abrégée de cette lettre. 

« Les hommes ne le sont pas [monogames]. Les hommes ne le sont tout simplement pas. La monogamie est pour nous les hommes un exemple d’éthique ‘révélée’, en accord avec la foi, et non avec la chair. Cependant, un monde déchu est par essence un monde où l’on ne peut atteindre le meilleur par une libre jouissance ou par ce qu’on appelle ‘l’accomplissement de soi’ (joli mot qui désigne en général l’autocomplaisance, tout à fait opposée à l’accomplissement des autres), mais par l’abnégation, la souffrance. La foi en le mariage chrétien entraîne ceci : une grande mortification. 

Le mariage est un combat 

Un homme chrétien ne peut y échapper. Le mariage peut aider à sanctifier et à diriger le désir sexuel vers son objet propre ; sa grâce peut l’aider dans la lutte, mais la lutte n’en demeure pas moins. Le mariage ne le satisfera pas...

Aucun homme, si sincèrement qu’il ait aimé sa fiancée ou sa jeune épouse au début, ne lui est resté fidèle, dans son esprit et son corps, dans leur mariage, sans l’exercice délibéré et conscient de la volonté, sans abnégation. Trop peu d’hommes le savent— même ceux qui ont été élevés ‘dans l’Église’. Quand la fascination disparaît, ou simplement s’étiole, ils pensent qu’ils ont commis une erreur, et qu’il leur faut encore trouver la véritable âme sœur. La véritable âme sœur s’avère trop souvent être la première personne sexuellement attirante qui passe. Quelqu’un qu’ils auraient en effet gagné à épouser si seulement... D’où le divorce, pour effacer le ‘si seulement’. » 

Et bien entendu ils ont tout à fait raison : ils ont commis une erreur. Seul un homme très sage, à la fin de sa vie, pourrait énoncer un jugement juste concernant la femme que, parmi toutes les possibilités, il aurait gagné à épouser ! Quasiment tous les mariages, même ceux qui sont heureux, sont des erreurs : dans le sens où presque certainement les deux partenaires auraient pu trouver des compagnons plus adéquats. Mais la véritable « âme sœur » est de fait celle avec laquelle vous êtes marié... 

Comme je le disais, beaucoup de personnes pourraient se sentir offensées par la franchise de Tolkien sur le mariage. « Si tu aimes vraiment quelqu’un, pourraient-ils arguer, cela ne devrait pas être difficile de l’aimer ! Cela ne devrait pas être une lutte. Le mariage, une mortification ? C’est insultant ! Vous ne devez pas vraiment aimer votre femme. » 

Car l’amour réel est un combat contre l’amour de soi. C’est une lutte contre notre nature déchue, très égoïste. C’est une mort qui donne la vie. Et n’importe quel homme qui est honnête avec lui-même admettrait que Tolkien a raison. Le combat pour la chasteté et la fidélité ne finit jamais, quel que soit l’amour que vous avez pour votre femme. L’essence de l’amour, c’est un acte de la volonté. Les sentiments vont et viennent dans le mariage. Ceux qui vivent un mariage heureux sont ceux qui ont choisi : choisi d’aimer leur femme plus qu’eux-mêmes, qui ont choisi de sacrifier leur désir éphémère pour un bonheur durable, qui ont choisi de donner plutôt que de prendre. 

Et vous savez quoi ? Quand vous choisissez d’être fidèle, le bonheur viendra inévitablement. Et cependant, beaucoup abandonnent au moment où les choses deviennent difficiles — au moment précis où, s’ils choisissaient tout simplement d’être fidèles et de se battre, ils trouveraient le bonheur qui les attend au bout du tunnel. Comme l’écrivait G.K. Chesterton, un autre catholique heureux en mariage : « J’ai connu beaucoup de mariages heureux, mais aucun compatible. Tout le but du mariage est de combattre et de survivre au moment où l’incompatibilité devient incontestable. Parce que, de toute façon, l’homme et la femme, en tant que tels, sont incompatibles ».


La vraie joie et le bonheur durable dans le mariage sont possibles. Combien de mariage, y compris celui de Tolkien, l’ont prouvé. Mais nous ne connaîtrons jamais cette joie si nous restons centrés sur nous-mêmes. Vous devez, paradoxalement, vous oublier vous-mêmes pour trouver le bonheur que vous cherchez. 

Messieurs, si vous voulez un mariage heureux et fidèle, vous devez mourir à vous-mêmes. Vous devez faire passer votre femme en premier. Vous devez l’aimer dans le sacrifice et le déni de soi— comme le Christ a aimé son épouse l’Église. Voilà le secret, simple, à côté duquel tant de monde passe.  SOURCE

dimanche 13 janvier 2013

LA MANIF POUR TOUS : 800 000 au moins !




Nous allons voir si ceux qui nous gouvernent – de par l'irresponsabilité de ceux qui ont voté pour ces gens-là, quelle que soit leur motivation idéologique – ont toujours en tête le même mépris du peuple.


 Nous allons voir si ceux qui nous gouvernent ont toujours, à l’opposé de ce qu’ils prétendent haut et fort, socio-démocrates qu’il se proclament, le plus total mépris de la démocratie, le même mépris du peuple hérité du Léninisme qui professe que le peuple est aliéné, stupide, et qu'il lui faut une avant-garde éclairée, celle qui seule connaît ce qui est bon et juste pour elle et qu’il faut lui imposer pour son bien par tous les moyens – la fin justifiant, sans le moindre doute, les moyens… jusqu'aux camps, voire les massacres quand il aura fallu...


 Nous allons voir si on considère que la loi s'impose par le peuple dans la rue ou si l’on proclame que la loi sera imposée à tous quelle que soit l’importance de la masse s’exprimant dans la rue.



 Nous allons voir si les statistiques, qu’elles émanent du ministère de l’Intérieur ou des instituts « officiels » de statistiques sont toujours au service du pouvoir…


Nous allons voir qu'il semblait facile de noyer le poisson en mettant tout sur le dos de l'extrême-droite catho intégriste...


Nous allons voir – mais ça, c’est déjà tout vu – si les médias sont des alliés militants ou objectivement à la solde du pouvoir. Mais… regardez la tête des journalistes commentateurs et vous saurez tout de suite si la manif est vraiment importante : quelque chose d'amer, un sourire jaune, genre hépatique, un rictus va se figer quelques instants sur leur visage, juste le temps qu’ils récupèrent leur masque de faux-culs grassement payés pour mentir et se repaître de toutes les misères du monde, pour le dépeindre sans cesse sans espoir...


 Nous allons voir peut-être enfin comment un sujet de société, bien motivant pour tous, et qui aurait permis au pouvoir de masquer pour un temps les vrais problèmes que posent l’inefficacité, l’incompétence, la confusion mentale ou le cynisme de ceux qui nous gouvernent, comment ce sujet de société donc aura permis une mobilisation, d’une telle ampleur dans le peuple français réel, que beaucoup de nos politicards, de leurs complices et de leurs clientèles pourraient s’inquiéter sérieusement que d’autres mobilisations, de même importance, puissent se faire dans d’autres domaines…

 

vendredi 23 novembre 2012

Moi, me marier ? Mais je ne suis pas gay ! Qui méprise qui ?


Comment le point de vue religieux pourrait-il soutenir le projet de mariage homosexuel quand il condamne l'homosexualité elle-même dans ses principes ? Que l'on cite la Torah (Gen 19, 1-29 ; Jug 19 ; Lv 18,22 ; Lv 20,19) ou les Épîtres de St Paul (Rm 1,27 ; 1Cor. 6,10 ;1 Tim 1,10 ), on ne trouvera nulle part justification du fait homosexuel mais plutôt condamnation, non point tant d'ailleurs - il faut y insister -  de la personne elle-même que du passage à l'acte sexuel. "Dieu ne veut pas la mort du pécheur [contrairement aux barbares de tout poil] mais qu'il se repente et qu'il vive ” (Ezéchiel 18.23). A quoi correspondent ces expressions si fréquentes naguère dans notre langue "La chair est faible" et "A tout péché miséricorde"...

Toutes ces idéologies outrancières, issues du puritanisme, importées d'Outre-Atlantique, ne correspondent pas plus à la mentalité française  que celles importées d'Afrique septentrionale. Il y a(vait) un sens de la mesure et de la discrétion typiquement français qui n'avait rien à voir avec l'hypocrisie de tous ces puritanismes  étrangers avec leur "vertu publique et vices cachés" et leur violence latente prompte à surgir pour châtier. Cet esprit français imprégné de christianisme et façonné par lui, rendait la vie plutôt plus agréable à vivre dans ce pays que dans d'autres.

Bref, il est facile de trouver des articles du point de vue religieux contre le mariage homosexuel ces temps-ci. Ce n'est donc pas ce que nous ferons ici.

La question simplissime que nous voudrions poser ici c'est :
Le mariage, tellement dévalorisé de nos jours,  serait-il assez bon pour les homosexuels ?

N'y a-t-il pas paradoxe, voire une sorte de mépris souverain, à soutenir une institution pour les homosexuels à laquelle très peu d'hétéros croient désormais, que beaucoup dédaignent même la considérant comme dépassée et inutile, voire refusent tout net par position idéologique, à commencer par ceux qui sont à la tête du pays, ceux qui nous gouvernent !

Comment les homosexuels reçoivent-ils réellement un tel projet de loi  soutenu par  de telles personnes ? 

Encore une fois je ne me peux me départir de cette question : le mariage ne vaudrait rien pour un homme et pour une femme bien hétéros et ceci au plus haut niveau de la nation, mais cela serait tout de même assez bon pour une partie d'une catégorie de la population étiquetée et auto-déclarée comme telle... ?

Voilà donc un vêtement usé et démodé, exécrable donc, que personne ne veut plus se donner le ridicule de porter, n'est-ce pas, mais qui vous habillera suffisamment vous pauvres gays. Peuchère ! comme on dit dans le Midi...

Comment peut-on faire croire à des citoyens qu'on est les seuls à les respecter, les prendre en considération voire les aimer en leur faisant cadeau de quelque chose qui ne vaut strictement plus rien ?

C'est quoi ce cadeau ? De la reconnaissance ? Peut-être, mais en tout cas pas au sens de reconnaître généreusement ceux qui seraient rejetés et méprisés, ce serait plutôt au sens de la reconnaissance du ventre : "Vous avez voté pour nous, vous méritez bien ça. D'ailleurs entre nous, c'était bien pour que vous nous élisiez qu'on vous avez promis le mariage..."
D'ailleurs, sans trop jouer avec les mots, promettre le mariage  n'était-il pas une bonne ruse encore naguère pour les séducteurs  de bas étage qui voulaient à peu de frais posséder les ingénues... ? Bravo ! 
Toutes ces misérables tactiques de séduction sont pour le coup assez nauséabondes pour employer un adjectif réservé bizarrement à un seul mauvais sentiment de nos jours... Eurk !

Il faut remarquer que beaucoup d'articles ont été écrits contre le mariage homosexuel et il s'en faut de beaucoup qu'ils soient tous d'origine religieuse, comme aimeraient à le faire accroire les prosélytes de la nouvelle religion qui prétend remplacer toutes les autres, en voici quelques uns venant de différents milieux et points de vue qui ont tous leur pertinence me semble-t-il :



lundi 28 mai 2012

Le devoir conjugal existe toujours dans la justice française

Sur atlantico.fr : "Les idées reçues sur l'amour et la sexualité ne manquent pas. Certaines d'entre elles sont d'autant plus tenaces qu'elles sont colportées par une partie du corps médical et les médias. "Un(e) de perdu(e), dix de retrouvé(e)s", "les hommes viennent de Mars, les femmes viennent de Vénus", "l'amour dure trois ans"... David Simard tord le cou à ces lieux communs dans "150 idées reçues sur l'amour et le sexe" (Extraits)

"Les articles 212 à 226 du chapitre VI du Code civil français fixent les droits et devoirs des époux. L’article 215 en particulier dispose que « les époux s’obligent mutuellement à une communauté de vie ». Or, cela signifie, outre que les époux doivent vivre sous le même toit, qu’ils doivent cohabiter charnellement. Autrement dit, la communauté de vie comprend la communauté de lit. Ce n’est ainsi que par décision judiciaire que peut être prononcée une séparation de corps, dans les mêmes cas et les mêmes conditions qu’un jugement de divorce. Ainsi, les époux sont obligés par le mariage à entretenir ensemble une vie sexuelle. Un mariage non consommé ne répond donc pas aux obligations du mariage, de même qu’un mariage sans relations sexuelles régulières. Dès lors, ces cas de figure peuvent constituer des motifs de divorce pour faute ! [...] Le devoir conjugal n’est toutefois pas mentionné comme tel par la loi, pas plus que l’obligation à une vie sexuelle entre époux. Il est supposé contenu dans la notion de communauté de vie, ce qui conduit certains juristes à s’interroger sur la pertinence d’y sous-entendre le devoir conjugal, comme à l’époque de la rédaction du Code Napoléon, où l’on considérait que les buts du mariage étaient de faire des enfants légitimes pour la transmission du patrimoine et d’éviter les tentations extérieures, sources d’enfants illégitimes. Mais depuis 1992, la notion de devoir conjugal a évolué." 

Deux extraits d'un article paru sur Atlantico.fr consacré au livre de David Simard (philosophe et diplômé de psychosexologie) à porter au dossier bourré de contradictions ahurissantes de la conception du mariage à notre époque à la veille de sa légitimité reconnue pour les couples homosexuels.


Je n'ai pas lu le livre mais... quelle époque de confusion et de contradictions tout de même... Bon courage à tous ! Au fait, on ne peut pas utiliser un autre mot que "mariage" dans l'Orthodoxie?

jeudi 16 février 2012

Les surprises du mariage du dictionnaire étymologique du latin...



    Comprenne qui pourra !...... Ben  quoi ? ça sert les dictionnaires !
    Il serait peut-être préférable d'"appeler un chat un chat",  ( = Ne  pas avoir peur d'appeler les  choses par leur nom, de dire les  choses telles qu'elles sont.)
    Bon c'est le règne de la confusion militante et fière de l'être... pas
  grave...  il y a certainement eu des époques antérieures plus    confuses et pourtant ...elle tourne ! et puis rien ne dure n'est-ce pas ? Même les neurobiologistes le disent. Tout change si vite : Plus d'un tiers des mariages se terminent par un divorce, et même un sur deux dans les grandes villes ! Alors... on se calme ! Et encore chez les hétéros c'est moindre que chez les autres, car c'est connu c'est de toute façon formaté par la libido masculine majoritaire - de nature moins fidèle il faut bien le dire...alors quoi !?,  ça a encore moins de chances de durer. Et les enfants dans tout ça ? Ben quoi on se marie pour nous non? Pour notre développement personnel ! Et on a le droit d'avoir des bambins nous aussi. Et sinon qu'ils se débrouillent les bambins ! Avoir des valises ou des malles, en cuir ou en carton, vides ou pleines, chacun les siennes, pas vrai ? et les unes ne valent pas mieux que les autres ? Chacun pour soi et Dieu pour personne ! De toute façon ils finissent par se révolter contre leurs parents tôt ou tard, alors ? Ils se demandent tous à un moment donné si leurs parents sont bien leurs parents, alors autant leur donner de bonnes raisons de se poser des questions. Ouais des problèmes à résoudre ça aide à se développer non ? et faut bien que les psys gagnent leur croûte - ce n'est déjà pas si facile de nos jours, vous voulez augmenter le chômage ? Moi je veux faire ce que je veux et puis je veux créer des emplois avec mon activité perso ! "Dépassé le chacun pour soi. Quand je pense à toi, je pense à moi." (chantaient les Enfoirés) et inversement et puis :

"Marions-les, marions-les
Je crois qu'ils se ressemblent
Marions-les, marions-les
Ils seront très heureux ensemble !" chantait Juliette Greco

Bon après tout que les parents se débrouillent avec leurs embrouilles ! Euh ! C'est bien chrétien ça ? Euh ! tout est tellement confus dans ma tête ! Euh   ! C'est l'époque ma bonne dame !
Regardez les séries américaines comme Desperate ou Grey's anatomy : croquignolet ! Vous verrez à quel point les discours militants avec leur prosélytisme, leur propagande sont cromagnonesques et faiblards par rapport au formatage et au matraquage séducteurs des séries. Dégoulinant de bons sentiments malgré les apparences et ... Drôlement plus efficace pour attraper les mouches !

Enfin, nous sommes tout de même sur une autre planète tout en étant sur la même et tant que notre Église restera FIDÈLE à nos points de repère ça ira... sinon ! JE DIVORCE ! Moi aussi j'irai voir ailleurs... ou peut-être plus nulle part, d'ailleurs.
Scrongneugneu c'est la cata !
Tiens bon matelot, ton capitaine fait semblant de dormir ! Il va calmer toute cette tempête quand il se relèvera !

mercredi 20 janvier 2010

POURQUOI JE SUIS UN ANTIŒCUMÉNISTE CONVAINCU…





 À propos de la semaine de l'unité et toute l'année, voici quelques arguments de différents ordres d'un chrétien orthodoxe ordinaire sans la moindre prétention théologique académique  :

  • Argument purement orthodoxe : ceux qui se sont séparés historiquement, théologiquement et spirituellement de l’Eglise doivent tout simplement y revenir en se débarrassant de leurs erreurs, car du schisme ils sont passés bien souvent à l’hérésie et ont perdu la source en ne s’abreuvant qu’à des dérivations dont les eaux sont pour le moins mêlées, peu potables et déconseillées pour la santé spirituelle. Dans l'histoire de l'Eglise, tant que le Patriarche romain demeurait fidèle à la Tradition orthodoxe , il était perçu comme garant de l'Orthodoxie, et pouvait être sollicité comme Primus (inter pares tout de même) mais à partir du moment où l'ego devient une tradition qui se pétrifie en statut (excusez les jeux de mots) le recours devient impossible et la Réforme qui a donné des légions d'ecclésioles n'a fait qu'imiter le geste inaugural romain.

- Alors bon, on peut taxer ça de sectarisme mais c’est tout simplement cohérent avec l’appellation "orthodoxe" ce ne peut qu’avoir une définition précise en dehors de laquelle on ne l’est pas. On est libre de ne pas adhérer… Personnellement je reste dans l’Orthodoxie parce qu’il est clair que c’est l’Eglise des origines, quelles que soient les prétentions des autres assemblées.
  • Argument concernant la spiritualité : je n’ai pas expérimenté dans ma chair de tout mon être, corps, âme et esprit, sans me payer de mots, pendant toutes ces années, cette recherche authentique de Dieu qui m’a vu partir d’un athéisme militant pour pratiquer ensuite différentes écoles bouddhiques avec chacune sa tradition forte… pour me joindre à un chœur dissonant ou chacun chante la partition qui lui « chante » et qui ne produit qu’une terrible cacophonie (dans tous les sens du mots), empruntant tout à tous, sans forcément le dire, ou comme si cela allait de soi. Utilisant tout hors contexte, sans les modes d’emploi idoines, tout en ayant perdu toute véritable tradition (qui implique une transmission ininterrompue de maître à disciple) et valorisant cette perte au nom d’un aggiornamento sans fin qu’il faudrait imiter. Et ainsi chargé de ce bazar hétéroclite, ne renonçant toujours pas officiellement à ses prétentions à apporter seul le salut au monde mais plutôt à regrouper tout le monde sous sa houlette. Non, il n'est pas très sûr de trouver là désormais quelque substantifique nourriture. L’authentique tradition orthodoxe me l’apporte, seule. Foin de ces mélanges indigestes.
- Alors là excusez-moi, je n’y peux rien c’est mon tempérament, mais l’expérimentation a à mes yeux une valeur (vieux précepte bouddhique sans doute me direz-vous... soit) qui prime sur la théorie, la théologie et la théocratie, donc, désolé, mais là encore c’est l’Orthodoxie que le Ciel m’a donnée en fin de compte et Il doit savoir ce qu’Il fait. J'y reste.

  • Arguments concernant la logique, la cohérence et la congruence : encore une fois l’Orthodoxie est une véritable Tradition, c'est-à-dire que non seulement elle n’existe pas sans transmission spirituelle véritable (d’où la place des moines et du peuple ordinaire et pas seulement des prélats dans les conciles et l’histoire de l’Eglise) mais que chaque élément de l’ensemble entre en résonance avec chaque autre élément et avec l’ensemble. L’on ne saurait détacher, détourner, extraire, ou déformer un de ces éléments sans que l’ensemble en soit affecté, d’où l’importance de ce que les détracteurs appellent les « querelles byzantines ». Il y a également congruence au sens de Carl Rogers c’est à dire correspondance exacte entre l'expérience et la prise de conscience. C’est ainsi qu'« un théologien, dit Évagre, est quelqu'un qui sait prier, et celui qui prie en esprit et en vérité est un théologien » (in Sur la prière). L’Orthodoxie avant tout n’est pas une institution bureaucratique, malgré l’inévitable manifestation récurrente de l’ego de quelques hiérarques haut placés, c’est du point de vue de son fonctionnement historique malgré les ratés, un système qui a sa cohérence et tout mélange créerait un parasitage peu profitable à l’avancement spirituel de chacun. On est loin des emprunts successifs autant qu’hasardeux de l’Eglise catholique moderne.

- Que dirais-je de plus si ce n’est qu’il n’y a rien là qui doive être harmonisé avec tout autre voie spirituelle, confession ou religion. Chaque système a sa cohérence et il serait néfaste à tous et contreproductif de faire un syncrétisme de mauvais aloi.

  • Argument concernant « l’unité transcendante des religions » : J’ai expérimenté différentes écoles bouddhiques et je peux dire qu’à aucun moment, même si chaque école se revendique comme héritière du Bouddha historique, il ne viendrait à l’idée d’aucune de faire une méditation commune avec une autre école.. Chacune a sa lignée de patriarches et de maîtres dans une transmission ininterrompue et s’il y a eu quelquefois quelques emprunts et des pratiques communes, chacune reste fidèle à sa tradition. D'ailleurs dès qu'un disciple s'est senti en désaccord avec son école il est allé fonder sa propre école à laquelle ses disciples sont restés fidèles. A l’intérieur même d’une grande école comme le Zen, le Soto diffère du Rinzai entre autres et chacun accorde le plus grand soin à la perpétuation fidèle de sa doctrine et de sa pratique. Ainsi en est-il également dans le Bouddhisme ésotérique du Tibet par exemple, chaque école, et elles sont nombreuses, reste fidèle à la transmission de sa lignée de maîtres, a une totale confiance en son enseignement et nulle idéologie globalisante ne saurait l’en dissuader au nom du Bouddha universel. Pourtant en Asie dans une grande tolérance l’on incline à penser non que tous les chemins mènent à Rome – mille excuses pour les œcuménistes stratégiques nostalggiques de l'empire – mais que chaque chemin mène au sommet de la montagne à condition de rester fidèle à la voie choisie.

Enfin voici pour finir, bien que j'en trouverais bien d'autres, un dernier argument :

  • Argument consensuel (?) : à l'intérieur d'une même Eglise, d'une même paroisse même si tout le monde suit les mêmes enseignements, les mêmes pratiques, les mêmes rites, il m'arrive bien souvent de penser que nous ne vivons pas la foi de la même façon voire que les gens n'ont pas tout à fait la même foi... est-ce à dire qu'il faudrait réunir les gens pour qu'ils expliquent comment et pourquoi et leur demander d'harmoniser à tout prix pour témoigner ensemble selon une même apparence aux yeux des autres ? Cela me paraît aussi irréaliste que de vouloir faire arriver tout le monde en même temps dans une course. Chacun suit son chemin spirituel à son rythme avec ce qui lui a été légué par ses ancêtres, son milieu familial, social, culturel, génétique et la grâce de Dieu, et chacun se débrouille avec ses bagages qui ne sont pas ceux du voisin ni par leur poids ni par leur nature...L'avantage d'être dans la même Eglise tout de même c'est d'avoir des points de repère communs, et l'avantage d'être dans l'Eglise orthodoxe c'est d'avoir des points de repère inchangés depuis des siècles et qui ont donné leurs fruits, ça aide. Que chacun cueille à l'arbre qui lui convient ! Attention tout de même, on en connaît qui se sont fourvoyés il y a fort longtemps et ça n'a pas donné de très bons résultats...

Voilà, cela me paraît suffisant pour non seulement ne pas être œcuméniste mais être même anti œcuméniste. Un seul argument pourrait vous heurter : celui qui se fonde sur ce que nous Orthodoxes avons le culot d’appeler la Vérité, et l’unique Eglise de Dieu, mais les autres devraient vous inciter à réfléchir et à cultiver votre propre jardin au lieu de chercher à tout mélanger en un tout indifférencié, sans couleur, sans saveur et sans odeur, universel quoi, autrement dit œcuménique. L’origine de l’hérésie est l’orgueil c’est toute la problématique du péché ancestral. Vouloir être comme des dieux, se substituer à Dieu pour recréer tout, par nous-mêmes les hommes, avec nos seules capacités, y compris l’Unité entre les hommes par la force, ou par la ruse.

Oh ! Cela donne des résultats, c’est vrai : plus on s’efforce de créer l’unité en forçant, ou en trompant le peuple par toutes sortes de subterfuges, plus on crée de la division, et devinez chez qui ? - Chez les Orthodoxes !… Diviser pour régner ? Oui c’est bien connu et efficace.
Que signifie le mot diable ? Entre autres, le Diviseur. A bon entendeur salut. Que chacun choisisse son camp ! Dieu reconnaîtra les siens…

PS: Faut-il encore une fois rappeler que s'efforcer de suivre la voie orthodoxe avec le plus de fidélité et de conviction possibles, n'empêche pas de considérer à priori tout être humain comme un frère. Et si le fidèle orthodoxe n'a pas du tout l'intention de faire de petits arrangements diplomatiques avec sa foi pour ménager la chèvre et le choux, rien ne l'empêche, non seulement de respecter tous ceux qui  -selon sa foi - sont dans l'errance, mais également de manger à leur table, de les inviter, les héberger, les soigner, les aider, voire les aimer tout simplement et d'être prêt à donner sa vie pour les défendre des hommes méchants. Nul besoin de savoir à quelle communauté appartient la personne à qui on sourit et vers qui va vers notre sympathie… Quoiqu'il soit de plus en plus préférable, de nos jours, de savoir si l'on en réalité affaire à un ennemi, car, bien que le Seigneur nous ait invité à aimer notre ennemi (Matthieu 5,44), Il n'a jamais dit que nous n'avions pas d'ennemis par là-même. À quoi il faut ajouter non seulement qu'il ne faut pas donner de perles à des cochons  (Matthieu 7,6) et que la véritable compassion n'exclut pas quelquefois la sévérité la plus grande dans les paroles (Matthieu 23) comme dans les actes (Jean 12, 13-16)…
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mardi 19 janvier 2010

Laissez-les : ce sont des aveugles qui conduisent des aveugles...

"...si un aveugle conduit un aveugle,
ils tomberont tous deux dans une fosse
(Mathieu XV,14)

Les aveugles
Contemple-les, mon âme; ils sont vraiment affreux !
Pareils aux mannequins; vaguement ridicules;
Terribles, singuliers comme les somnambules;
Dardant on ne sait où leurs globes ténébreux.
Leurs yeux, d'où la divine étincelle est partie,
Comme s'ils regardaient au loin, restent levés
Au ciel;  on ne les voit jamais vers les pavés
Pencher rêveusement leur tête appesantie.
Ils traversent ainsi le noir illimité,
Ce frère du silence éternel. O cité !
Pendant qu'autour de nous tu chantes, ris et beugles,
Eprise du plaisir jusqu'à l'atrocité,
Vois! je me traîne aussi ! mais, plus qu'eux hébété,
Je dis : Que cherchent-ils au Ciel, tous ces aveugles ?
                             Baudelaire, Les Fleurs du Mal (XCII)

lundi 18 janvier 2010

ANAXIOS ! ἀνάξιος ! Un point c'est tout !



Dans l'ancienne version de mon blog j'avais titré à propos du blog de Ptimoine
"Moinillon à la libre parole"
Cela s'est avéré bien justifié très souvent...
Bravo pour la liberté d'expression et la défense de l'Orthodoxie !
C'est toujours le peuple orthodoxe ordinaire en communion avec ses moines
qui a rectifié les errances des hiérarques "un peu trop philautistes"
préférant sacrifier sur l'autel de ce qu'ils pensaient être l'intérêt de leur carrière
la Vérité et la Justice... et leur avancement spirituel par la même occasion.

C'est >><< que ça se passe ... c'est pas joli joli...
et ce n'est pas parce que je n'ai pas beaucoup de temps en ce moment que je vais laisser passer ça.

Un pasteur indigne ça existe
ça a toujours existé
mais ce n'est pas une raison pour le taire
ANAXIOS cela signifie INDIGNE !
Allez ZOU ! Du balai !
Chez lez Ktos et puis c'est tout, chacun dans son pré et les vaches...