Ὁ Ὀρθόδοξος Χριστιανός συχνά καλεῖται ὄχι νά παρακούσει,
ἀλλά νά ὑπερβεῖ τόν νόμο, ὅταν αὐτός ἔρχεται σέ ἀντίθεση μέ τόν νόμο τοῦ Θεοῦ.

vendredi 24 mai 2019

France : ces libertés civiles qui disparaissent silencieusement


Sur le site http://h16free.com/


Alors que les élections européennes se rapprochent à grands pas et que sont louangées dans les chœurs baroques de listes électorales bigarrées les Grandes Valeurs Humanistes de nos démocraties occidentales, deux faits divers récents entrent vigoureusement en collision l’un dans l’autre et nous fournissent ainsi une excellente illustration de l’état de déliquescence avancé de plusieurs piliers régulièrement mis en avant par la République Française.
Le premier fait divers est celui qui agite actuellement une bonne partie des réseaux sociaux ainsi que cette frange la plus agaçante de la classe politique jacassante dont le niveau de décibels est largement supérieur à sa capacité d’action réelle : un facétieux rappeur, au talent visiblement très surestimé, a trouvé un habile moyen de faire parler de lui en multipliant les provocations d’adolescent faussement rebelle dans ses dernières productions sonores et vidéos. 
Nick Conrad (attention aux typos dans la dernière syllabe, l’impair est vite arrivé) a décidé cette fois-ci de « baiser la France jusqu’à l’agonie », ce qui n’a pas manqué de faire partir en émois outrés plusieurs politiciens, comme Castaner ou Bellamy, dont la solidité argumentative permet d’immédiatement relever le niveau. 
Par retour de flammes, cela a évidemment entraîné la contre-réaction d’une partie des médias et d’autres politiciens du bord politique opposé, candidats malheureux et inaudibles à une élection sans intérêt, qui se sont trouvés trop heureux d’utiliser cette polémique grotesque pour enfin faire parler d’eux, entre l’ingurgitation d’un ou deux kebabs festifs. 
L’indignation devant les textes pourtant indigents du rappeur ne vient pas de nulle part : ce dernier était auparavant l’auteur d’une autre bouillie artistique où il recommandait chaudement de « pendre les Blancs » dans ce qu’on pourrait aisément qualifier de tentative désespérée d’enfin sortir d’un anonymat aussi minable que peu rémunérateur. Cette tentative lui vaudra d’ailleurs des poursuites en justice qui se traduiront par une amende de 5000 euros avec sursis. 
Il n’est donc pas étonnant que nos habituels outrés en viennent à réclamer, d’urgence, l’intervention de la justice pour enfin faire fermer son clapet au piètre prosateur.
Parallèlement et dans un tout autre domaine, on apprend que la CGT a trouvé intelligent d’empêcher cette semaine la parution de plusieurs hebdomadaires, dont le Point, dans les kiosques du pays. Bien que le syndicat s’en défende officiellement, beaucoup ont vu dans cette démarche une façon sinon subtile au moins efficace de saboter la couverture médiatique fournie par le magazine au dirigeant italien, Matteo Salvini. S’ensuivent les inévitables démentis des uns et des autres, finement fact-checkés par la fine troupe de journalistes de terrain que la presse, pas du tout acquise aux thèses gauchistes, produit avec une cadence et une précision quasi-industrielle.

Il n’en reste pas moins que la CGT a bel et bien empêché la parution de plusieurs hebdomadaires. Que ce soit pour des raisons éditoriales ou pour une lutte prétendue contre une réforme dans la distribution de la presse, le résultat reste le même : la liberté de la presse plie devant celle d’un syndicat que rien ni personne ne semble pouvoir empêcher de nuire
Comme je le laissais entrevoir en introduction, la juxtaposition de ces deux faits divers franco-français donne, dans cette collision amusante de l’actualité, une idée assez précise de ce que valent vraiment « Les Valeurs de la République », ou ces fondements démocratiques des sociétés modernes dont on nous tympanise régulièrement sur toutes les ondes, notamment à l’approche d’un défouloir électoral.
cgt macron humanité
Ainsi, parmi ces valeurs, on trouve assez naturellement cette notion d’égalité qui a bien vite tourné à l’aigre de l’égalitarisme et causé tant de mal dans le pays. Ici, cependant, pas question d’en avoir trop : si, bien sûr, on s’offusque bruyamment des saillies de Conrad, rares sont les pépiements outrés contre la CGT. Encore une fois, la CGT bénéficie ici d’une mansuétude typique des régimes corrompus qui s’accommodent fort bien de traitements privilégiés pour certains des siens dont ils savent qu’ils ne sont pas dangereux (au contraire, même).
Les valeurs démocratiques encensaient jadis la liberté d’expression. On se gardera bien de rappeler ce principe lorsqu’il s’agira de faire taire le mauvais artiste. Et si Benoît Hamon en appellera quand même à des comparaisons franchement hardies entre Conrad et Brassens, c’est pour tenter de camoufler son nanisme politique et grappiller ainsi quelques secondes d’attention médiatique dans une campagne qui l’en a lourdement dépourvu. La notion même de liberté d’expression n’est pas évoquée. Quant à la liberté d’expression du Point ou des autres magazines interdits de fait par la CGT, on pourra s’asseoir dessus.
Dans ce fatras, on ne s’étonnera pas non plus du silence compact de toute la joyeuse troupe des féministes de combat qui sont pourtant toujours promptes à monter au combat lorsqu’un mâle blanc cis de 40 ans vient à déraper malencontreusement dans l’un ou l’autre de ses propos. Las. Le rappeur, malgré sa mise en scène de viol et de meurtre, semble échapper à toute rodomontade des hordes habituelles. Le CRAN, la LICRA ou les myriades d’associations lucratives sans but papillonnant autour de ces thèmes comme des lucioles autour de l’argent du contribuable cramé dans un grand feu de joie ne sont semble-t-il pas du tout concernées par la question. Peut-être Nick Conrad n’est-il pas de la bonne couleur ? 
Au passage, notons encore une fois la magnifique illustration de l’effet Streisand par la droite et l’extrême-droite, qui, croyant faire pour quelques politiciens pas trop malins un bel affichage vertuel bien démagogique, fournit surtout à ce médiocre rappeur une visibilité démesurée : l’intelligence n’a jamais fait officiellement partie des piliers d’une démocratie moderne, mais sa disparition n’est jamais bon signe et on peut garantir avec ce genre d’excitations populistes qu’elle ne reviendra pas de sitôt. 
Enfin, un pays ne serait pas vraiment foutu s’il avait, quoi qu’il arrive, un système de Justice fort, solide et équitable. Rassurez-vous : ce n’est plus le cas depuis un moment en France et là encore, ces deux tristes affaires le montrent au-delà de tout doute raisonnable : les écarts à la liberté d’expression, maintenant fort (trop ?) encadrée, ne semblent pas conduire à la moindre peine ferme ou au moins dissuasive ; la liberté de la presse est normalement bien fixée, mais personne ne saisira la justice pour les exactions syndicales. Syndicalisme qui, lui aussi, s’entend pourtant dans un cadre bien défini qui semble lui aussi être passé par la fenêtre dans l’indifférence générale.
Jamais dans le monde occidental les libertés civiles n’ont été à ce point attaquées, tant par ceux qui prétendent les représenter et les protéger que par ceux qui font leur commerce de leur cracher au visage. Dans ces attaques, la France ne semble plus du tout à l’arrière, observatrice, mais a pris une place active, au premier rang.
Sans l’ombre d’un doute, ce pays est foutu.

mercredi 22 mai 2019

Les ailes de la création

L'art cinétique des étourneaux sansonnets



Court métrage sur les «murmures» : les mystérieux vols de l'étourneau sansonnet. On ignore encore comment des milliers d'oiseaux peuvent voler dans des essaims aussi denses sans se heurter. Chaque nuit, les étourneaux se rassemblent au crépuscule pour présenter leur spectacle aérien époustouflant.

En raison de l'hiver relativement chaud de 2014/2015, les étourneaux sont restés aux Pays-Bas au lieu de migrer vers le sud. Cela a donné au cinéaste Jan van IJken l’opportunité de filmer l’un des phénomènes naturels les plus spectaculaires et les plus étonnants de la planète.

L'art de voler a été projeté sur plus de 50 festivals de films, galeries, etc. internationaux et a remporté le prix du meilleur film d'art au Festival international du film documentaire Pärnu, en Estonie, en 2016. En 2017, une version abrégée du film a été publiée sur National Geographic Short. Film Showcase et a été récompensé en tant que choix du personnel Vimeo. Le film a été visionné par de nombreuses personnes en ligne.

Voir aussi l'album "A touch of Divinity" du photographe cinéaste

Apprendre à aimer l'échec pour aimer toutes les difficultés par Geronda Basile d'Iviron



Nous devons apprendre à aimer l'échec pour surmonter toutes les difficultés ...
C'est ce que le Seigneur dit dans son Évangile: « En vérité, en vérité, je vous le dis, si le grain de blé qui est tombé en terre ne meurt, il reste seul; mais, s'il meurt, il porte beaucoup de fruit. » [Jean 12:24]
En tant qu'humains, nous n'avons qu'une possibilité :
Nous pouvons mourir!
Nous pouvons passer à travers la mort qui donne la vie!
Et ainsi ne pas expérimenter la mort qui apporte la mort!
Quand on met le grain de blé dans le sol, il meurt et puis il surgit !
C'est cela la mort qui donne la vie.
Si nous le faisons bouillir, cependant, il meurt et ne ressuscite jamais!
Nous devons donc mourir pour vivre ...
l'heure de notre mort doit venir ...
Certaines personnes ont essayé de prendre le Christ par la force et de faire de lui un roi, mais lI s'est enfui ...
ils voulaient le lapider, mais il s'est enfui,
mais quand l'heure est venue, Il est mort seul.
Il dit dans la prière bien connue: « Mon Père, s'il est possible, que cette coupe s'éloigne de moi ! Toutefois, non pas ce que je veux, mais ce que tu veux »[Matthieu 26:39]
Après que le Christ a dit cette prière trois fois,
l'heure est venue et Il est mort.
Quand ceux qui sont venus le prendre ont appris qu'Il était celui qu'ils cherchaient,
ils sont tombés à terre, ce qui était une bénédiction pour eux. [Jean 18: 6]
Seigneur a dit: « C’est moi » ils ont reculé et sont tombés à terre.
«C’est moi, celui qui a dit: que ta volonté soit faite. »
Il est devenu libre, est entré dans l'espace de la liberté ...
Nous nous battons dans nos vies, nous faisons tout ce que nous pouvons,
mais l'heure vient où nous devons tout laisser dans la main de Dieu ...
Nous comprenons que cet abandon dans sa main est une mort qui donne la vie!
Ce que je ne peux faire qu'avec mon pouvoir est quelque chose de temporaire.
Ce qui s'élève en moi par mon abandon et mon acceptation de la mort ne passera jamais.
En fin de compte, la recherche n'est pas comment réussir, humainement parlant,
parce que même si vous me donnez le monde entier, cela ne me satisfera toujours pas.
Mais ce qui va ressusciter de la mort de mon moi (volontairement) est sans fin!

samedi 18 mai 2019

QUI VOUDRAIT ENCORE NOUS FAIRE CROIRE que les Églises sont HOMOPHOBES ?

À l'Est comme l'Ouest on est maintenant au courant : au plus haut niveau de la hiérarchie comme au plus bas du clergé, l'homosexualité est la chose la mieux partagée du monde religieux. Ce n'est, pour différencier un clergé d'un autre, qu'une question de timing dans le coming out. Alors…


CATHOLIQUES

 

ORTHODOXES (?)
(SOURCE : en grec  1, 2, 3 + en français 4)
En fait, pas encore de coming out, juste des ragots donc…mais…


re-CATHOLIQUES



ÉPISCOPALIENS



ANGLICANS

  

Non, vraiment, on ne peut plus désormais accuser les Églises  d'homophobie.

Mais le Judaïsme, figurez-vous, n'échappe pas non plus
au coming out : 

RABBINS



pas moins que l'Islam :
IMAMS





pas moins que les Bouddhistes


LAMAS BOUDDHISTES






Quid des ragots sur l’Épiscopat de Constantinople ?

Interview de Père Andrew  Phillips :

Q: Que pensez-vous des allégations effroyables contre certains membres de l'épiscopat de Constantinople, que l’on rencontre sur internet ce temps-ci ? Est-ce que ce sont des fake news ? Ou, si c’est vrai, est-il temps pour nous d'avoir un Épiscopat marié?

R: Quand j'ai vu pour la première fois ces allégations, (apparemment pas des informations fallacieuses), je me suis demandé de quoi  il s'agissait : ces histoires sont bien connues depuis des décennies, cependant, ce qui est vrai, c’est qu’elles n’avaient jamais été publiées sur Internet. La corruption des évêques orthodoxes de la diaspora est bien connue. Il y a eu cet évêque russe à Paris, qui a été envoyé en Sibérie lorsque Moscou s’est effectivement rendu compte que c’était avéré, cet évêque serbe qui a dû « prendre sa retraite », cet Épiscopat d'un certain groupe aux États-Unis appelé « la mafia gay », qui pour cette raison s'était vu manipulé 'un certain prêtre connaissant tout de leur boue, ces évêques grecs et russes en Europe avec leurs petits amis ou plusieurs maîtresses, celui qu'ils appelaient « Johnny Walker » (nous savons comment il est mort), ces évêques du Moyen-Orient qui fumaient cigarette sur cigarette et ces Slaves alcooliques. Tout cela était bien connu depuis des décennies et des générations. Cependant, les dernières nouvelles concernant les montres Rolex d’une valeur de 400 000 euros et tous les détails sordides dignes uniquement des tabloïds britanniques de caniveau font descendre tout cela à un niveau de profondeur bien différent.

Bien sûr, les esprits protestants réclament immédiatement des évêques mariés. Je suis complètement opposé à cela. Tout d'abord, ce serait complètement injuste pour leurs femmes. Il est déjà assez difficile pour la femme d'un prêtre d'avoir son mari à la maison. La femme d'un évêque ne le verrait jamais. Ensuite, cela introduirait un lamentable carriérisme parmi le clergé marié. Il est déjà assez inquiétant chez certains hiéromoines et archimandrites pour qu’on en préserve le clergé marié.

Il n'y a qu'une solution: ne plus élire d’évêques parmi les candidats qui sont candidats simplement parce qu'ils ne sont pas mariés. Sinon, on risque de se retrouver tout simplement, au pire, avec des pédophiles et des homosexuels qui méprisent les prêtres mariés, femmes et enfants (comme chez les catholiques) ou, au mieux (?), avec des célibataires professionnels narcissiques qui n’aiment personne sauf eux-mêmes et leurs favoris et organisent une mafia contre les pasteurs authentiques. Nous en avons assez vu et souffert assez pendant 40 ans. Ils sont seulement des ennemis de l'Église et l'ont toujours été. Ils détruisent des diocèses et ruinent des vies. Il n'y a qu'une solution : le renouveau monastique. Si vous ne vivez pas une vie monastique dans un monastère et que vous n'avez aucune expérience pastorale, ni n’avez aucun amour pour les gens, vous ne pouvez pas devenir évêque.

Quant aux évêques de Constantinople dont on a parlé, ils doivent tous être défroqués au plus vite. Nous en avons assez. Tout ce qu’ils font c’est discréditer l'Église, et inquiéter et persécuter de sincères prêtres de paroisse et de pieux fidèles. Et, surtout, ils peuvent être corrompus par le département d'État américain qui sait tout de leur vie dissolue et peut donc les faire chanter - tout comme le KGB l'a fait à l'époque de l'Union soviétique, tout comme la CIA en Ukraine aujourd'hui. .

Q: Que pensez-vous de la nomination du Métropolite Elpidophoros en tant que nouvel archevêque grec d'Amérique?

R : Son nom signifie «porteur d’espoir». Cependant, il est le porteur du désespoir. Attendez-vous à des schismes dans l'Église grecque aux États-Unis, en Australie et en Grande-Bretagne. Et en effet, ils ont déjà commencé, des prêtres et des paroisses les quittant pour l'Orthodoxie canonique. C'est le début de la fin du règne de Constantinople. Aussi triste que ce soit, c'est inévitable et, au final, ce sera un événement positif. On ne se moque pas de Dieu. Nous devons vivre pour l'avenir, pas pour le passé corrompu. Tout sera providentiel. Et la Providence est l’Amour de Dieu dans l’histoire.

vendredi 17 mai 2019

Pour ne plus faire de mal à personne…

Mr Holmes 

un beau film de Bill Condon


"Il y avait une femme une fois
Que j’ai connue moins d’une journée
Nous avons parlé un quart d’heure.
Elle avait besoin de mon aide.
Elle attendait désespérément une explication de moi.
Je lui exposais les détails de son affaire comme je les voyais.
Elle semblait satisfaite.
Je l’ai regardée s’éloigner.
Dans l’heure qui suivait elle se suicidait.

En ayant clairement identifié son désespoir,
Je lui donnais carte blanche
Pour faire ce dont elle avait l’intention .
J’aurais dû tout faire pour la sauver.
Lui mentir, lui inventer une histoire.

La prendre dans mes bras
alors qu’elle pleurait et lui dire :
« Venez vivre avec moi. »
« Soyons seuls ensemble. »

Mais j’ai été lâche.
Égoïste.


Elle est la raison
De ma présence ici, avec mes abeilles .
Pour ne plus faire de mal à personne."

(extrait de dialogues du film)



mercredi 15 mai 2019

Mythes et réalités de l'Espagne sous domination musulmane

Ce prétendu paradis de la coexistence heureuse…



Universitaires, journalistes et hommes politiques, tous nous présentent « Al-Andalus », l’Espagne sous domination musulmane, comme un paradis multiculturel où musulmans, chrétiens et juifs vivaient en harmonie. Ce conte de fées est un mythe. Dans Le mensonge d’al-Andalus, un ouvrage décapant, l’historien Darío Fernández-Morera révèle la réalité de l’«Espagne arabo-musulmane», à partir de sources volontairement ignorées et de récentes découvertes archéologiques. Ce prétendu paradis de la coexistence heureuse a commencé avec la conquête de l’Espagne par le califat islamique. Les armées de l’islam, composées de Berbères incultes, détruisirent un Royaume Visigoth qui avait conservé l’héritage de la culture classique après la chute de l’Empire romain d’occident, et dont le niveau de civilisation était largement supérieur.
Loin d’être un espace de tolérance, l’«Espagne musulmane » fut le lieu d’une régression culturelle dans tous les domaines de la vie. Chrétiens et juifs y furent marginalisés et opprimés par des autocrates religieux. Considérés comme subalternes dans une société hiérarchisée, ils furent réduits au rang de dhimmis, et eurent le choix que les gangsters donnent à leurs victimes : payer pour être protégés, ou disparaître. 
Tandis que politiciens et idéologues continuent de célébrer l’«Espagne musulmane» pour son « multiculturalisme » et sa « diversité », Darío Fernández-Morera montre que cette construction politiquement utile est une falsification de l’histoire.

Chant chrétien mozarabe, c'est à dire wisigothique

CHANT CHRÉTIEN
 sous domination musulmane en Espagne


Office des Lectures
Officium : Alleluia, Ortus conclusus
extrait de l'album "Mozarabic chant"
Label Harmonia Mundi

Manuscrits de la chapelle mozarabe de la cathédrale de Tolède
Ensemble Organum de Parcel Peres

"Pas de liberté pour les ennemis de la liberté!",
C'est ce que vous avez dit ? Ai-je bien entendu ?


Les chrétiens dans al-Andalus: 
De la soumission à l'anéantissement



L'invasion arabo-musulmane de l'Espagne wisigothique, initiée en 711 pour culminer en 719 avec la conquête de la Gaule narbonnaise, a été l'événement aux conséquences les plus considérables de l'histoire d'Espagne. On oublie souvent que, pendant des siècles, la majeure partie de la population fidèle à la religion chrétienne et la minorité juive ont été soumises à un régime de très forte discrimination. Celui-ci reposait sur la ségrégation sociale, l'absence de liberté religieuse, l'exploitation économique et fiscale, l'immersion culturelle et, en cas de protestation ou de révolte, sur la plus sévère répression. La dureté de ce régime s'est accentuée au fil du temps et a fini par provoquer, dès le XIIe siècle, la complète disparition des communautés chrétiennes et juives d'al-Andalus. Ce livre offre une vision complète de la situation de ces chrétiens espagnols, appelés mozarabes, unique peuple européen médiéval à avoir vécu pendant tant de générations sous la rigueur de la dhimma. Attachés au mythe des Trois Cultures, de nombreux auteurs ont préféré jusqu'ici ne retenir que les aspects prétendument aimables de cette situation, comme la liberté de culte limitée et la relative autonomie interne des communautés chrétiennes, afin de tenter de délégitimer le processus de Reconquête, véritable matrice de la nation espagnole. Il permet, à l'inverse, de mieux faire connaître la réalité de la vie des chrétiens d'al-Andalus, loin des rêves et falsifications intéressées qui alimentent le mythe de la convivialité pacifique entre cultures et religions construit en marge de la vérité de l'histoire. 

 Rafael Sánchez Saus est professeur d'histoire médiévale à l'université de Cadiz. Il a été doyen de la faculté de philosophie et de lettres de l'UCA (1999-2004) et recteur de l'université San Pablo CEU de Madrid (2009-2011). Membre de l'Académie royale hispano-américaine des sciences, des arts et des lettres, dont il a été le directeur, il est aussi directeur de la Cátedra Alfonso X el Sabio. Auteur d'une douzaine d'ouvrages, considéré comme l'un des meilleurs spécialistes de la frontière entre maures et chrétiens dans l'Espagne médiévale, il a été découvert par le grand public hispanique à l'occasion du succès de la version espagnole de ce livre Al-Andalus y la Cruz (2016).

samedi 11 mai 2019

VEGAN, c'est le régime parfait pour les jeûnes orthodoxes… mais point trop n'en faut !

Oxymore : « je ne mange pas de vache car j’aime les vaches »

Quand je vois une vache, je m’arrête, je la regarde et je salive — Gérard Depardieu.
Si on veut manger une vache il faut la tuer. Les gens qui aiment les vaches ne veulent pas qu’on les tue. Pour éviter qu’on les tue, ils ne mangent pas de vache. Ce qui semble simple et logique.
Le mot aimer est ambigu. Il disait j’aime le peuple comme on dit j’aime le poulet. Je ne sais plus de qui est la citation. Les Anglais ont des termes différents pour l’animal vivant et celui qu’on mange qui est source de viande (pig/pork, sheep/mutton). Le français joue sur le singulier ou le pluriel de l’article défini. « J’aime la vache » est une déclaration gastronomique. J’aime les vaches est une déclaration d’amour pour l’espèce bovine. J’aime le poulet signifie que je l’aime dans mon assiette, j’aime le manger. Quand je dis je n’aime pas le poulet, ce n’est évidemment pas de l’espèce zoologique que je parle mais du poulet rôti. Le français a une faible sensibilité pour les animaux. En France on voit dans l’animal sa finalité alimentaire : ainsi le terme bœuf désigne, zootechniquement parlant, un mâle bovin vivant et castré. Mais le terme de bœuf désigne en boucherie la viande du bovin mâle castré ou non, de la vache, des jeunes bovins broutards, etc. La frontière est ténue.
Les vaches ont été créées par l’homme quelque part en Turquie il y a 10 000 ans pour pourvoir au besoin de viande sans dépendre de la chasse, ce qui a permis la sédentarisation et l’agriculture. L’élevage a permis, avant l’invention du frigo, de stocker la viande et a libéré l’éleveur de l’obligation de la consommer immédiatement après abattage.
Une vache est source de trois productions : les veaux, le lait et, après sa mort, la viande, sauf les vaches indiennes qui sont sacrées et meurent de vieillesse. Une vache fait un veau par an à partir de trois ans. C’est le vêlage (naissance du veau) qui déclenche la lactation. Il n’y a pas de production de lait sans naissance annuelle d’un veau.
Il y a au monde 272 millions de vaches laitières qui chaque année font un veau.
Si on décide qu’on aime les vaches (l’animal à cornes et sabots, pas la viande) et qu’on refuse en conséquence de manger de la viande, on ne tue plus les vaches. Il naîtra chaque année autant de veaux qu’il y a de vaches laitières. Les vaches sont accusées par les activistes du climat de produire 18 % des gaz à effet de serre, chiffre ramené à 14 %, quoique d’après les derniers chiffres ce ne soit finalement que 4 à 5 %. Tout dépendant des termes de la comparaison. Mais si on ne mange pas les veaux et les vaches, il est évident que la planète va être rapidement couverte de vaches (272 millions en plus par an). Ces vaches vont brouter, brouter, brouter et dégazer, dégazer, dégazer.

On pourrait euthanasier les nouveaux-nés ou instituer un contrôle des naissances, ou des camps de concentration. Il est évident que la situation est sans issue et que la seule solution est bien de manger les vaches et les veaux. De toute façon, ne pas manger de viande, c’est condamner les espèces veaux, vaches, cochons, couvées, que l’homme a sélectionnées pour sa consommation depuis que l’humanité existe. Refuser de les consommer c’est évidemment programmer la fin des vaches. Ces animaux « qu’on aime ».
Ne plus manger de viande c’est acter la fin des vaches. Qui élèvera des vaches si on ne peut pas en obtenir des veaux, du lait, de la viande ? Une vache ne peut pas vivre indépendamment de l’homme. Il faut la nourrir, l’abreuver, la traire si c’est une laitière. Si on les lâche dans la nature, les vaches dureront 20 ans au bout desquels elles auront fait chacune 15 ou 20 veaux qui à leur tour feront des veaux. L’apocalypse.
On peut à la rigueur se passer de viande et devenir tous végan (ça ne sera pas sans conséquences). Mais se posera alors dramatiquement le problème du lait. Les vaches sont fondamentalement élevées pour leur lait. Notamment, le lait est la matière première du lait infantile, totalement irremplaçable dans l’état actuel des choses. Évidemment, les bobos écolos véganes apaisent leur conscience en remplaçant le lait de vache par du jus/lait d’amandes (pas de graisses saturées, pas de lactose, pas de gluten, moins de protéines etc.). Mais les vaches produisent au monde 800 millions de tonnes de lait par an. On imagine 800 millions de tonnes de jus d’amandes à acheminer partout dans le monde pour remplacer le lait de vache. Ce serait la fin de la scandaleuse exploitation des vaches pour leur lait… et le début de la mort (de faim) des bébés.

Bill Gates dit vouloir développer une supervache contre la malnutrition en Afrique

Il est intéressant de noter que pour Bill Gates, la lutte contre la dénutrition en Afrique passe par l’élevage bovin et qu’il subventionne l’adaptation de vaches au climat africain. Imaginez une supervache capable de produire davantage de lait et de résister aux fortes chaleurs. Ce projet est le nouveau défi de Bill Gates. L’homme d’affaire investit dans les techniques d’élevage sélectif pour obtenir des animaux plus adaptés au réchauffement climatique et capables de produire davantage de lait. Par exemple en sélectionnant des embryons qui portent des caractéristiques adaptées à un environnement particulier. Il ne s’agit pas de vaches génétiquement modifiées, contrairement au projet mené depuis 2017 par des généticiens de l’Institut des sciences agroalimentaire de l’Université de Floride. Le milliardaire américain a signé un chèque de 32 millions d’euros à l’Alliance mondiale pour les médicaments destinés au bétail (GALVmed). Cette organisation non gouvernementale, installée en Écosse, mène des recherches pour rendre les vaccins plus accessibles. En Afrique, la famine toucherait près de 20 millions de personnes selon une estimation de l’ONU.
Donc pour le salut de la planète et des animaux domestiques à vocation alimentaire, il faut manger de la viande, le plus possible de viande. Si nous n’en mangeons pas, l’espèce vache ne sera plus qu’un parasite à multiplication incontrôlée et ravageuse que l’humanité sera obligée d’éliminer rapidement. Pour notre santé et celle des vaches, pour pouvoir bénéficier du lait, il faut continuer à multiplier les bovins et contrôler leur population en les consommant. C’est bien ce qui se passe actuellement au niveau mondial. En 1957, la production de viande s’élevait à 67 millions de tonnes. Elle s’élève aujourd’hui à 320 millions de tonnes – principalement porc et volailles. La FAO prévoit que ce chiffre atteindra 460 millions de tonnes en 2050. Et c’est une réaction saine pour l’avenir de l’humanité.