mardi 15 janvier 2019

Une sortie de crise « par le haut » ?

La crise sociale s’installe ? Vite, les députés lâchent Bercy sur les Français

Le mouvement des Gilets Jaunes n’en finit pas d’agiter l’actualité française, au grand dam du gouvernement et des médias qui, incrédules, sont obligés d’en constater la motivation accrue. Le ministère de l’Intérieur calcule d’ailleurs assez pâteusement 84.000 manifestantsen alignant proprement 80.000 forces de l’ordre, soit à peu près un gardien de la paix par manifestant (sur les photos des manifestations, c’est d’ailleurs la bousculade et seuls le jaune des gilets et le rouge des brassards « POLICE » permettent de distinguer les uns des autres). On le comprend : la situation est donc tendue.

C’est donc avec un sens du timing particulièrement pointu que ceux qui nous gouvernent ont décidé de voter en bonne et due forme quelques modifications dans les textes de loi fiscale. Ces dernières ajoutent une fois encore une belle tranche de complexité à l’usine à gaz fiscale française qui n’en avait guère besoin, en plus d’introduire une révision assez inique du droit fiscal : en étendant de façon grotesque la notion d’abus de droit fiscal, l’administration fiscale va pouvoir tomber à bras raccourcis sur le contribuable français comme jamais, surtout s’il a tenté la moindre optimisation fiscale légale.


La notion n’est pas simple mais elle mérite d’être précisée : jusqu’à récemment, s’il vous venait l’idée saugrenue d’appliquer des dispositions fiscales légales afin de diminuer votre impôt, l’administration pouvait cependant vous redresser fiscalement si elle jugeait que cette opération était exclusivement fiscale. Autrement dit, mener une opération (immobilière, financière, sociale, que sais-je) ne devait en aucun cas être motivé pour des raisons exclusivement fiscales mais devait aussi remplir d’autres critères (aider son voisin, améliorer une situation familiale particulière, …) sous peine d’être disqualifiée. En somme, l’administration fiscale supportait éventuellement que vous bénéficiez d’une réduction d’impôts suite à une optimisation fiscale si cette dernière n’avait pas été réalisée exclusivementpour cette optimisation.


Las. La jurisprudence, déjà minée et particulièrement complexe pour le contribuable lambda, va se voir complètement chamboulée par le vote cette semaine à l’Assemblée d’un amendement modifiant cette définition de l’abus de droit.

[…]

Jusqu’à la fin de l’année dernière, on aurait pu imaginer donner un peu de crédit à Macron en lui accordant d’avoir tenté quelques réformettes et s’être à nouveau heurté au conservatisme français. Les semaines qui se sont écoulées depuis son allocution télévisuelle robotique retirent absolument tout doute sur la capacité réelle du chef de l’État et de tous ses suiveurs à correctement analyser la situation (et, a fortiori, à en tirer un plan d’action opérationnel), et les exemples consternants fournis dans ce billet l’illustrent fort bien : très manifestement, ce qui se passe actuellement dans le pays échappe complètement à l’entendement du gouvernement et des élus.

On sait qu’un remaniement ministériel est à l’étude. On imagine sans mal qu’une dissolution a été envisagée. Aucun de ces bricolages ne saura résoudre le problème : on est maintenant à court « d’argent des autres », i.e. il n’y a plus un rond dans les caisses, et plus aucun courage pour attaquer les causes de cette crise, à savoir une dépense publique délirante et une administration qui en bénéficie devenue complètement folle.

Dès lors, on se perd complètement en conjecture pour imaginer une sortie de crise « par le haut ».

LIRE L'ARTICLE INTÉGRAL  ICI



samedi 12 janvier 2019

SUR LE BLOG DE CLAUDE : LE DÉBUT DE LA FIN DE L'ORTHODOXIE ?

Les schismatiques et les uniates ukrainiens espèrent créer un patriarcat unique en communion avec Rome et Constantinople, dit le chef uniate.




Kiev, le 10 janvier 2019 - Selon Svyatoslav Chevtchouk, chef de l'organisation des uniates ukrainiens, il est nécessaire de tout mettre en œuvre pour restaurer l'unité originale des "branches" catholique et orthodoxe de l'Église de Kiev.

De plus, il est nécessaire de faire la distinction entre les concepts d'"unité" et d'"unification", a expliqué Chevtchouk dans un récent entretien avec Glavkom.

"C'est notre position que j'ai essayé de déclarer lors des célébrations du 1030ème anniversaire du Baptême de la Rus'-Ukraine. L'unification' est ce qui s'est produit aujourd'hui au sein de l'Orthodoxie ukrainienne, quand une nouvelle structure a été créée avec un statut local. Mais quand nous parlons d'une "main tendue", nous parlons d'unité, c'est-à-dire, tout en restant nous-mêmes, nous pouvons et devons coopérer au nom du bien du peuple ukrainien, au nom de la vérité, au nom de la recherche de l'unité universelle avec les chrétiens, que nous appelons le mouvement oecuménique".

Selon lui, l'Église gréco-catholique ukrainienne [uniate renégats de l'Orthodoxie rattachés à Rome](UGCC) cherche un moyen de rétablir l'unité avec "l'Église de Kiev, aujourd'hui divisée, qui est née dans les eaux baptismales du Dniepr", et cela "dans le contexte du mouvementœcuménique moderne pour la restauration de l'unité des Églises du Christ, le rapprochement des Églises orthodoxe et catholique".

Chevtchouk a dit plus tôt que l'idée d'une communion eucharistique restaurée entre les orthodoxes et les Uniates est leur "perspective joyeuse". Pour l'instant, la nouvelle église schismatique ukrainienne et les uniates ukrainiens ont développé une feuille de route pour la coopération dans divers domaines, a expliqué le "métropolite" Épiphane Doumenko.


Bartholomée aura bien travaillé et peut-être bien réussi…
on va s'en apercevoir de plus en plus.
BRAVO ! 
🤬

mercredi 9 janvier 2019

Bonnes nouvelles de l'Église grecque

Les Grecs ont préféré l'Église à l'ethnie. Dieu les bénisse !

Le synode grec refuse de reconnaître les schismatiques ukrainiens et renvoie l'affaire au conseil des évêques élargi (source)


Athènes, le 8 janvier 2019 - Le Saint-Synode de l’Église orthodoxe grecque s’est réuni aujourd’hui, en tenant compte de la demande faite par le Patriarche Bartholomée à sa Béatitude l’archevêque Jérôme d’Athènes, de reconnaître et de commémorer le primat de la nouvelle église nationaliste ukrainienne «Métropolite», Epiphane Dumenko.

Cependant, le Saint-Synode n'a pas choisi de reconnaître la nouvelle église, mais plutôt de soumettre le problème à l'examen de l'organe administratif suprême, le Conseil des évêques élargi, impliquant tous les hiérarques de l'Église orthodoxe grecque, selon la déclaration officielle du Synode.

«Le Saint-Synode a décidé de renvoyer la question de la reconnaissance par l’Église orthodoxe grecque de la nouvelle église autocéphale d’Ukraine, à l’examen du Conseil des saints évêques de l’Église grecque», lit-on dans le communiqué.

La prochaine session du conseil épiscopal n’a pas encore été programmée.

Le département des relations extérieures avec les églises (DECR) de l'Église ukrainienne canonique note que le renvoi de la question au Conseil des évêques élargi indique que l'Église grecque est consciente de la complexité de la question, y compris de l'absence complète d'ordination valide du «métropolite» Épiphane, celui-ci ayant été élevé dans les rangs du clergé au sein du «Patriarcat de Kiev» schismatique.

Le DECR attire également l’attention sur le fait que, tandis que les patriarches Cyrille et Bartholomée sont désignés comme tels, Épiphane Dumenko n’est pas mentionné dans la déclaration de l’Église grecque comme étant «métropolite».

Plusieurs hiérarques grecs se sont prononcés contre les agissements de Constantinople et de l'État ukrainien au cours des derniers mois, notamment les métropolites Nectaire de Corfou, Paxoï et les îles Diapontiennes (Othonoi Erreikousa et Mathraki), Séraphin du Pirée, Séraphin de Kythira et Ambroise de Kalavryta

"Le chien est retourné à ce qu'il avait vomi"…


2 Pierre 2


Il y a eu parmi le peuple de faux prophètes, et il y aura de même parmi vous de faux docteurs, qui introduiront des sectes pernicieuses, et qui, reniant le maître qui les a rachetés, attireront sur eux une ruine soudaine.

2 Plusieurs les suivront dans leurs dissolutions, et la voie de la vérité sera calomniée à cause d'eux.

3 Par cupidité, ils trafiqueront de vous au moyen de paroles trompeuses, eux que menace depuis longtemps la condamnation, et dont la ruine ne sommeille point.

4 Car, si Dieu n'a pas épargné les anges qui ont péché, mais s'il les a précipités dans les abîmes de ténèbres et les réserve pour le jugement ;

5 s'il n'a pas épargné l'ancien monde, mais s'il a sauvé Noé, lui huitième, ce prédicateur de la justice, lorsqu'il fit venir le déluge sur un monde d'impies ;

6 s'il a condamné à la destruction et réduit en cendres les villes de Sodome et de Gomorrhe, les donnant comme exemple aux impies à venir,

7 et s'il a délivré le juste Lot, profondément attristé de la conduite de ces hommes sans frein dans leur dissolution

8 (car ce juste, qui habitait au milieu d'eux, tourmentait journellement son âme juste à cause de ce qu'il voyait et entendait de leurs oeuvres criminelles) ;

9 le Seigneur sait délivrer de l'épreuve les hommes pieux, et réserver les injustes pour êtres punis au jour du jugement,

10 ceux surtout qui vont après la chair dans un désir d'impureté et qui méprisent l'autorité. Audacieux et arrogants, ils ne craignent pas d'injurier les gloires,

11 tandis que les anges, supérieurs en force et en puissance, ne portent pas contre elles de jugement injurieux devant le Seigneur.

12 Mais eux, semblables à des brutes qui s'abandonnent à leurs penchants naturels et qui sont nées pour êtres prises et détruites, ils parlent d'une manière injurieuse de ce qu'ils ignorent, et ils périront par leur propre corruption,

13 recevant ainsi le salaire de leur iniquité. Ils trouvent leurs délices à se livrer au plaisir en plein jour ; hommes tarés et souillés, ils se délectent dans leurs tromperies, en faisant bonne chère avec vous.

14 Ils ont les yeux pleins d'adultère et insatiables de péché ; ils amorcent les âmes mal affermies ; ils ont le coeur exercé à la cupidité ; ce sont des enfants de malédiction.

15 Après avoir quitté le droit chemin, ils se sont égarés en suivant la voie de Balaam, fils de Bosor, qui aima le salaire de l'iniquité,

16 mais qui fut repris pour sa transgression : une ânesse muette, faisant entendre une voix d'homme, arrêta la démence du prophète.

17 Ces gens-là sont des fontaines sans eau, des nuées que chasse un tourbillon : l'obscurité des ténèbres leur est réservée.

18 Avec des discours enflés de vanité, ils amorcent par les convoitises de la chair, par les dissolutions, ceux qui viennent à peine d'échapper aux hommes qui vivent dans l'égarement ;

19 ils leur promettent la liberté, quand ils sont eux-mêmes esclaves de la corruption, car chacun est esclave de ce qui a triomphé de lui.

20 En effet, si, après s'être retirés des souillures du monde, par la connaissance du Seigneur et Sauveur Jésus Christ, ils s'y engagent de nouveau et sont vaincus, leur dernière condition est pire que la première.

21 Car mieux valait pour eux n'avoir pas connu la voie de la justice, que de se détourner, après l'avoir connue, du saint commandement qui leur avait été donné.

22 Il leur est arrivé ce que dit un proverbe vrai : Le chien est retourné à ce qu'il avait vomi, et la truie lavée s'est vautrée dans le bourbier.

lundi 7 janvier 2019

ON N'ARRÊTE PAS LE PROGRÈS de la démocratie… sans aucun doute

I. Les canons à eau 

Incontournables sur les manifestations ces dernières années, les canons à eau ne regorgent pas que… d’eau.

Laissés au garage pendant longtemps, les engins lanceurs d’eau (ELE), couramment appelé « canons à eau », ont refait leur apparition, en France, depuis dix ans. Lorsque la manifestation dérape, ce sont eux que l’on retrouve en première ligne. « C’est vraiment efficace », témoigne un CRS major de la section des moyens spécialisés de Chassieu (Rhône).

Ces canons pulvérisent différents liquides. De l’eau, bien sûr, mais aussi plus généralement des émulsifs. Soit le même liquide mousseux que celui employé par les pompiers, qui peut être coupé avec différents additifs, ajoutés directement dans la citerne.
Le plus courant pourrait être un gaz lacrymogène, mais de récents problèmes techniques en ont limité l’usage. Le 1er mai, à Paris, c’est une mousse très spéciale qui a été utilisée. Le canon projetait ainsi « des protéines de viande macérées, mélange de sang séché et d’os broyés », à l’odeur pestilentielle. « Les manifestants ont été réellement surpris, commente un opérateur. Ils ne savaient pas de quoi il s’agissait. »





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À l’intérieur du cockpit d’un ELE, un policier est au volant du véhicule, un autre est aux commandes du canon. /LP/Yann Foreix 
À terme devraient également être mis en œuvre des PMC, des produits de marquages codés, comme l’indique une touche spécifique dans le « cockpit » des engins. Inodores et invisibles, ils peuvent rester jusqu’à trois semaines sur la peau, beaucoup plus sur les vêtements, et ainsi matérialiser la présence d’un individu dans une manifestation. « Il suffit d’un éclairage ultraviolet pour les mettre en évidence, décrypte un spécialiste. C’est possible y compris depuis un hélicoptère. »
Alors qu’il avait été évoqué une possible expérimentation discrète le 1er mai, alors que les CRS faisaient face à plus d’un millier de Black Blocs, une analyse en laboratoire d’échantillons de liquides projetés, diligentée par le site Taranisnews, a montré qu’ils n’en contenaient pas. Pour cette fois.

I. La grenade GLI-F4

Un cocktail de TNT et de charge lacrymogène. Interdite ailleurs en Europe, cette grenade, quand elle explose, fait plus de  bruit qu'un avion au décollage.


écoutez sur le lecteur ci-desssous
Dans l'émission  de France culture : Les pieds sur terre 
"Ma première manif et la grenade GLI-F4"

Ils sont cadre, ouvrier ou auto-entrepreneur et ont fait leur première manif avec les gilets jaunes. A cause de la grenade GLI-F4, cela aurait pu être leur dernière. Ils racontent leurs blessures et leur détermination. En manifestant aux côtés des gilets jaunes, Philippe, Maxime et Christophe ont été blessés à cause d'une déflagration de GLI-F4. Infirmes à vie, ils sont pourtant prêts à retourner dans la rue. Ils racontent. Reportage : Elodie Maillot 

Mémoire éternelle !


Saint Père Placide prie Dieu pour nous !

samedi 5 janvier 2019

Non pas à nous, Seigneur, non pas à nous, Mais à ton Nom donne la gloire



Poroshenko et sa clique , s‘ils avaient été de vrais chrétiens orthodoxes, n’auraient pas proclamé « Gloire à l’Ukraine ! » mais se rappelant le psaume 113 auraient clamé :

« Non pas à nous, Seigneur, non pas à nous,
Mais à ton Nom donne la gloire, 
A cause de ta miséricorde et de ta vérité :
Pour que jamais les nations ne disent :
«  Où est leur Dieu ? »
Notre Dieu est dans le ciel et sur la terre,
 Tout ce qu’il a voulu, il l’a fait.
 Les idoles des nations sont de l’argent et de l’or,
L’ouvrage de la main des hommes »

Mais de tels schismatiques réunis à la fois par un chef d’état chauvin et haineux et un chef religieux aux prétentions démesurées, n’hésitant pas à risquer de plonger tous ses fidèles dans le schisme voire l’excommunication par son refus de respecter les règles fondamentales de l’Église universelle, sans se préoccuper de l’avis du plus grand nombre de ses pairs, comme il se devrait… ceux-là, ils ne le pouvaient pas, car il leur tardait trop de glorifier ce qui leur importait d’obtenir vraiment et avant tout et qui n’était ni de Dieu ni de son Église réelle mais "l'argent et l'or"…


Extrait  de  Les bases de la conception sociale de l’Église orthodoxe russe

2.3) Le patriotisme chrétien se manifeste à la fois envers la nation comme communauté ethnique et envers la nation comme communauté des citoyens d’un même Etat. Le chrétien orthodoxe est appelé à aimer et sa patrie, dans ses dimensions territoriales, et ses frères de sang vivant dans le monde entier. Cet amour est l’un des moyens d’accomplir le commandement de Dieu sur l’amour du prochain, qui inclut nécessairement l’amour de la famille, des compatriotes et des concitoyens. 
Le patriotisme du chrétien orthodoxe doit être actif. Il le manifeste en défendant la patrie contre les ennemis, en travaillant pour le bien commun, en ayant souci d’organiser la vie du peuple, y compris en participant aux affaires de direction politique. Le chrétien doit préserver et développer la culture nationale, l’identité populaire. 
Lorsque la nation, dans son acception citoyenne ou dans son acception ethnique, est soit entièrement, soit majoritairement de confession orthodoxe, elle peut alors, dans un certain sens, être perçue comme une communauté de foi, le peuple orthodoxe. 
2.4) Les sentiments nationaux peuvent cependant devenir prétexte à des manifestations coupables, comme le nationalisme agressif, la xénophobie, l’exclusivité nationale, l’animosité inter-ethnique. Dans leurs expressions extrêmes, ces manifestations mènent trop souvent à la limitation des droits des personnes et des peuples, aux guerres et autres actes de violence.
L’éthique orthodoxe rejette toute division des peuples en meilleurs et mauvais, l’humiliation de toute nation ethnique ou citoyenne. Les théories élevant la nation à la place de Dieu ou réduisant la foi à un aspect de la conscience nationale sont d’autant plus contraires à l’Orthodoxie. 
Tout en s’opposant à ces manifestations coupables, l’Église orthodoxe remplit une mission réconciliatrice entre les nations entraînées dans des hostilités et leurs représentants. Ainsi en cas de conflits inter-ethniques s’abstient-elle de prendre parti, sauf en cas d’agression évidente ou d’injustice manifeste. […] »

DE L'ASSUJETTISSEMENT DES FEMMES ?

"Le meurtre et le viol ont envahi l’écran. Comme si les meurtriers et les violeurs couraient les rues*. On prétend qu’il en est effectivement ainsi, mais que l’on a seulement depuis peu conquis le droit d’en parler. On ment effrontément afin de refonder le monde sur le nouvel ordre que l’on veut construire. On ment au sujet du passé. Autant il est légitime d’en faire une certaine relecture à la lumière d’une découverte, autant il est scandaleux de le faire mentir afin de servir un but politique.

Méprisables sont les mensonges qui ont été répandus au sujet des femmes et de leur vie dans le passé. Honteux d’avoir fait croire qu’elles étaient assujetties, subordonnées et silencieuses, soumises, exposées sans défense au viol, à l’abandon, tout juste bonnes à enfanter et à servir les plaisirs de l’homme. Abjects, tous ceux qui ont participé à cette grande entreprise de dévastation de son âme. Irresponsables tous ceux qui ont justifié leurs agissements au nom du combat en faveur de la justice et du progrès, de l’égalité et de l’identité, parce qu’il ne croient qu’au devenir, et lui sacrifient des hommes vivants qu’ils sont incapables d’aimer. Nihilistes sont ces philosophes du Même et de l’Autre, tous ces idéologues du temps du Mal.




Il n’y a pas longtemps, avant que l’on crée de toute pièce cette peur, les femmes ne vivaient pas dans la crainte du viol. Elles n’étaient pas pour autant inconscientes, pas plus que ne l’étaient les parents des jeunes filles qui les laissaient aller seules dans la nature garder les troupeaux, selon une coutume très établie. Une bergère comme Manon des sources, et tant d’autres, étaient loin de craindre quoi que ce soit. Les femmes n’ont jamais vécu dans la peur des hommes dont l’agressivité est dirigée contre les autres hommes et non contre elles sauf depuis qu’on a fait apparaître cette peur. La peur est fabriquée de toutes pièces par les mensonges que véhiculent les fictions que l’on regarde. Le mal est une invention de l’esprit avant de devenir une réalité. Il est d’abord une mystification.

On a vu des fictions prêtes à transformer la Déesse Athéna en homme pour éviter de montrer une figure féminine  tutélaire qui démentirait les nouveaux discours officiels sur la Grèce antique et sa soi-disant misogynie. On a entendu dire que le mythe d’Europe, la nymphe antique que Jupiter amoureux enleva, était histoire d’un viol, alors qu’il s’agit d’une histoire de rapt amoureux.



On célèbre à n’en plus finir le droit de vote accordé aux femmes comme la fin d’une exclusion, alors qu’il n’y a jamais eu de volonté d’exclusion dans l’attribution du droit de vote à celui qui était le représentant d’une communauté indivisible, avant que la révolution individuelle vienne changer la perception de ce que nous considérons aujourd’hui comme la cellule de base d’une société. L’idée d’une société constituée d’individus autonomes, séparés, et interchangeables, n’a pas toujours existé, les sociologues eux-mêmes, comme Auguste Comte en son temps, n’auraient pas imaginé que l’on puisse en venir à diviser l’humanité et à séparer l’homme et la femme comme le fait la philosophie individualiste. Dans tous ces cas, et dans bien d’autres on fabrique du ressentiment et de la haine, on crée de toutes pièces du mal, on intoxique les esprits.

 Au lieu de distinguer sans séparer, sans rompre le lien, nous avons fabriqué une coupure qui a entraîné la perte du sentiment humain d’être frère."
Colette Superbielle 
Extrait de LA BARQUE D’OR


Colette Suberbielle

* Note du rédacteur du blog : 
Il faut malheureusement noter qu'avec la barbarie déferlant en masses depuis quelques temps sur l'Europe - de populations n'appartenant clairement pas à notre culture européenne - on a vu ces phénomènes de meurtre et de viol, se répéter à plusieurs reprises et en plusieurs lieux sur notre continent - mais là étrangement une étrange paralysie des cerveaux de la caste des censeurs l'a fait s'abstenir avec soin de créer l'"amalgame" et de dénoncer vigoureusement de tels agissements criminels et que la loi n'a pas toujours été appliquée pour tous… Cela n'empêche pas le texte de Colette Suberbielle de conserver son acuité et sa pertinence.


vendredi 4 janvier 2019

Foin de l'américanisation de nos mœurs !

Le niveau puritanisme américain progresse

Une Chronique de  Mathieu Bock-Côté
au Figaro du15 déc. 18



Aux États-Unis, la chanson "Baby it’s Cold Outside" est considérée comme un classique de Noël. Datant de 1948, elle raconte l’histoire d’un homme cherchant à séduire une femme et l’invitant à rester chez lui en prétextant qu'il fait froid dehors et qu’elle ne devrait pas s’y risquer. Il insiste, elle hésite, il pousse sa chance, elle joue avec lui et se laisse finalement tenter. Mais début décembre, on apprenait que plusieurs stations de radio américaines décidaient de bannir cette chanson des ondes. Elle banaliserait apparemment le harcèlement sexuel contre les femmes, désormais jugé intolérable dans un contexte post #MeToo. Des stations de radio du Canada anglais firent de même. Cette censure a toutefois engendré une vraie protestation populaire, qui a poussé certaines radios à rétropédaler, le commun des mortels s’exaspérant de cette nouvelle affaire de censure. 

Les histoires de censure à l’américaine répondent à peu près toujours au même scénario. Une œuvre est ciblée par un lobby victimaire prétendant qu’elle lui rappelle sur le mode traumatique son oppression historique. Puis l'autorité responsable se soumet. Un nouveau droit prend forme : celui de ne pas être offusqué. C’est l’hypersensibilité des victimes professionnelles qui fixera les frontières de ce qui peut être dit dans l'espace public. Ce nouveau droit s’accompagne d’un programme, la déconstruction de la culture « dominante » pour révéler les schèmes de domination qu'elle reconduirait et légitimerait. Par exemple, la virilité est réduite à une forme de masculinité toxique. Tout ce qui appartient à l’ancien monde peut devenir la cible de cette passion déconstructrice qui réduit les rapports sociaux au simple clivage entre les dominants et les dominés. 

Concrètement, la culture doit être expurgée. On en avait vu une manifestation en 2017 quand, aux États-Unis, des militants antiracistes avaient plaidé pour le déboulonnement de statues se référant à la Confédération, comme si leur simple présence témoignait moins de la complexité des mémoires s’entremêlant dans la cité que d’une célébration décomplexée de l’esclavage. Dans le cadre de cette même controverse, un festival de cinéma de Memphis avait déprogrammé Autant en emporte le vent. On pourrait multiplier les histoires semblables dans les universités, où cette entreprise d’épuration idéologique se mène sous le couvert des « postcolonial studies ». Au nom de la lutte contre le racisme, le sexisme et l’homophobie, c’est à une entreprise d’éradicaton symbolique de la civilisation occidentale qu’on s’adonne. Faudra-t-il dans ce monde contrôlé un nouvel index répertoriant les œuvres autorisées et celles à proscrire ? 

Cette entreprise de rééducation idéologique d’une ampleur inégalée dans les sociétés démocratiques est souvent relayée par le système scolaire, qui éduque moins qu’il ne déséduque, comme si L'homme nouveau devait en émerger, sans racines ni mémoire, lavé de 1’ancien monde, parfaitement manipulable, et reprenant chaque mot d’ordre du progressisme. Le nouveau monde s’irmpose en jetant le soupçon sur tout ce qui se présente sous le signe de l'héritage. 

La censure de Baby it’s Cold Outside a néanmoins une dimension supplémentaire: elle révèle une mutation du rapport entre les sexes dans une Amérique qui voit remonter à la surface sa vieille tentation puritaine. C’est désormais la séduction, associée à une forme de tromperie et d’agression inavouée, qu’i1 faut condamner. À ce compte, c’est l’histoire de la littérature qu’il faudra congédier. Le féminisme prétend rééduquer intégralement la logique du désir, à partir d’une sociologie paranoïaque qui s'imagine partout un patriarcat prédateur, créant et banalisant tout à la fois une culture du viol. C’est aux plis les plus intimes de la culture qu’on s’en prend. 

C’est ainsi qu’on comprendra l’obsession nouvelle pour le consentement. Au sens strict, le consentement va de soi : comment pourrait-on s’opposer à cette exigence élémentaire ? Mais sa radicalisation nous fait basculer dans l’univers du contractualisme intégral, comme si le désir pouvait devenir absolument transparent à lui-même. Certaines applications téléchargeables sur téléphone portable entendent ainsi formaliser chaque étape du consentement sexuel. Ce monde aseptisé, sans péché ni zone grise, est simplement un monde inhumain. Il faut lui résister en chantant des chansons paillardes, des chansons grivoises et des chansons sensuelles comme Baby it’s Cold Outside. Chantons même des chansons d’amour. Même les plus mielleuses comprennent mieux la bête humaine que ces nouveaux commissaires idéologiques au service du néoféminisme purificateur.

Mathieu Bock-Côté
 Chroniqueur au "Figaro", 
docteur en sociologie, chargé de cours aux HEC à Montréal


jeudi 3 janvier 2019

Pourquoi serions-nous des "chrétiens orthodoxes russes" alors que nous ne sommes pas russes ?





Traduction de l'article 

Why We Are Russian Orthodox Christians Although We Are Not Russian


écrit par Père Andrew Phillips, le 25 Septembre 2018

Pourquoi Chrétiens?

L’humanité a toujours eu besoin de vénérer quelque chose de plus grand qu’elle-même : le soleil, la lune, les rivières, les empereurs, les rois, les héros, les célébrités ou les stars du cinéma. De tous les fondateurs de fois, seul le Christ, à la fois Dieu et homme, a ainsi pu vaincre la mort. Tous les autres fondateurs de fois, envers les dieux païens de l'Inde et de l'Égypte, le Bouddha, les dieux de la Grèce et de Rome, de l'Afrique et de la Scandinavie et Mohammed sont morts - ils étaient simplement des hommes pécheurs : le Christ seul vit parce qu'Il est au-delà du péché. Malgré les réalisations spirituelles et les vérités morales abstraites qui peuvent être trouvées sous les couches d'impureté spirituelle des autres croyances, le fait que Christ soit vivant rend le Christianisme unique. Si vous croyez en la résurrection unique et absolue du Christ par sa victoire sur la mort, toutes les autres confessions s'effondrent alors dans la relativité et même leur manque de pertinence. Elles sont incapables de nous libérer de l'esclavage pratique du diable, constaté dans l'existence de la mort et dans notre captivité servile en enfer.

Pourquoi orthodoxes ?

Pour quiconque a un sens historique, il est clair que le Christianisme doit remonter à l'époque du Christ, il y a 2000 ans. Ainsi, toutes les myriades de sectes protestantes deviennent insignifiantes, car elles ont toutes été fondées il y a moins de 500 ans, parfois beaucoup moins, par une culture provinciale particulière. Et en effet, en plaçant cette culture locale au-dessus de l’Évangile du Christ, nous pouvons voir qu’elles sont des religions agressives créées par l’homme, d’une grande impureté spirituelle, déformées par une soif fantastique d’argent, par un moralisme pharisaïque et un esprit de censure sectaire. Elles ont persécuté les chrétiens orthodoxes et détruit avec arrogance les cultures des peuples autochtones du monde entier par leur exploitation impitoyable et la destruction de leurs ressources naturelles. Ces sectes protestantes ont été et sont le fondement du capitalisme moderne, qui pollue et détruit toute la planète et mène directement à sa fin, qu'il a maintenant rendue inévitable.

De même, le catholicisme romain n'est pas le christianisme d'origine, car il a été fondé il y a moins de 1 000 ans par une culture provinciale particulière située à la pointe occidentale de l'Eurasie. Il a mis son mélange culturel d'impérialisme païen romain et de barbarie germanique traditionnelle au-dessus du christianisme orthodoxe, qu'il a rejeté et attaqué, prétendant être plus vieux que lui. Après s'être transformée à maintes reprises, elle a dès le tout début persécuté et assassiné de manière intolérante et agressive ceux qui étaient en désaccord avec la violence organisée. Il a eu recours à la politique mondaine - armées, croisades, inquisitions, invasions, colonialisme impérialiste, guerres et comportements sans scrupules - pour attirer un plus grand nombre de personnes et obtenir ainsi le pouvoir. Il est clair que la foi ici a été réduite à une simple religion créée par l'homme et centralisée et a peu à voir avec Christ. Ce ne sont pas des chrétiens mais des catholiques qui ont massacré des chrétiens orthodoxes.

L’histoire confirme que seule l’Église orthodoxe est l’Église fondée par le Christ, car elle remonte au premier millénaire et conserve la plénitude du Christianisme malgré les tentatives des États, des empereurs et des hommes politiques de s’immiscer dans ses affaires et d’abuser de son pouvoir pour réaliser leurs mauvais desseins. Avec près de 2 000 ans d'histoire, l'Église a confessé la foi sans changement depuis le début. La géographie confirme également que les premiers chrétiens étaient orthodoxes. Ainsi, les paroles du Christ qui vivait à Jérusalem et aux alentours ont été écrites en grec et les chrétiens grecs, et tous ceux qui ont vécu  depuis des générations à Jérusalem et ailleurs en Asie ont toujours été orthodoxes. Car le Christ était dans sa nature humaine asiatique, et pas européen. Il est donc clair que si nous voulons être avec l'Église fondée par le Christ, nous devons être des chrétiens orthodoxes, les seuls vrais chrétiens, car tous les autres ne sont pas des chrétiens complets.

Chrétiens orthodoxes, mais pourquoi "chrétiens orthodoxes russes" ?

La famille des 14 Églises orthodoxes locales forment ensemble l’Église orthodoxe parce qu’elles confessent toutes la même foi chrétienne orthodoxe. Sans la foi orthodoxe du Seigneur, nous ne pouvons pas être dans l’Église, le Corps du Christ. L’Église est composée de 13 petites Églises locales mononationales (c'était beaucoup moins de 13 il y a deux siècles) et d’une très grande Église internationale, et non mononationale. C’est l’Église orthodoxe russe qui, pendant des siècles, a dirigé et protégé toutes les autres au prix d’un grand sacrifice de soi. Présente sur tous les continents, avec plus de 70 nationalités, tant en Russie qu'en dehors de la Russie, elle compte 164 millions de chrétiens orthodoxes (75% du total). Elle seule est intrinsèquement multinationale et tente d'éviter les pièges du nationalisme, qui n'est que l’esprit du monde sous un autre nom. Non seulement elle accepte et accueille les non-Russes, mais elle a toujours dirigé le travail missionnaire dans le monde entier.
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par Maxime le min.