mercredi 13 novembre 2019

À PROPOS DE L'OTAN… N'oubliez pas !



Les bombardements de l’OTAN sur la Serbie, sans aval du Conseil de sécurité de l’ONU, ont commencé le 24 mars 1999 et ont duré 78 jours. Selon les estimations du gouvernement serbe, 2500 personnes ont péri durant ces bombardements et plus de 12.000 personnes ont été blessées, dont 79 enfants. Lors des bombardements ont été détruits 25.000 lieux d’habitations, 470 kilomètres de routes et 595 km de voies ferrées. En outre, 14 aérodromes, 19 hôpitaux, 20 dispensaires médicaux, 18 jardins d’enfants, 69 écoles, 176 monuments et 44 ponts ont été endommagés. 2300 frappes aériennes ont eu lieu dans toute la Serbie. 1150 avions de combat ont jeté environ 420.000 projectiles, représentant une masse totale de 22.000 tonnes. L’OTAN a lancé 1300 missiles de croisière, 37.000 bombes à sous-munitions, ainsi que des bombes à uranium enrichi. Au Monténégro, au monastère de Cetinje, le métropolite Amphiloque a célébré également un office de requiem et a déclaré que si l’OTAN, du temps du Pacte de Varsovie avait une justification en raison du communisme athée qui exerçait sa tyrannie, « il n’y a plus aujourd’hui pacte de Varsovie, ni Union soviétique. Quelle est alors la raison d’être de l’OTAN, contre qui est-il dirigé et à quoi sert-il aujourd’hui ? » s’est interrogé le métropolite. « Si le but de l’OTAN est le même que ce qui nous est arrivé en 1999 (…) alors la création du nouvel ordre [mondial], ressemble beaucoup aux ordres précédents sans Dieu, dont les traces dégagent une odeur fétide d’inhumanité », a conclu le métropolite Amphiloque. (source)

mardi 12 novembre 2019

L'Ancien de Patmos Saint Amphiloque Makris

Introduction par JeanClaude Larchet :
"Chaque année, chaque Église orthodoxe locale canonise un certain nombre de personnes qui sont déclarées saintes, c'est à dire qui sont considérées comme ayant accompli en sa perfection la vie chrétienne. Le Père Amphiloque a été canonisé récemment, mais constamment il y a une reconnaissance de l'Église par rapport à de nouveaux saints qui sont des gens qui en général étaient connus, parfois moins connus et il y a aussi des gens qui ne sont pas officiellement reconnus par l'Église et dont la sainteté demeure secrète. C'est un processus qui accompagne la vie spirituelle de l'Église en permanence…".



Entretien avec JEAN CLAUDE LARCHET sur la vie et l'enseignement d'Amphiloque Makris (né Athanase le 13 février 1889-1970), tonsuré le 27 août 1906, fondateur de monastères et revivificateur du monachisme à Patmos et dans les îles du Dodécanèse de la  Mer Égée, reconnu en 29 août 2018 comme saint par le patriarcat œcuménique de Constantinople.



L'Ancien Amphiloque fondateur du monastère de l'Annonciation à Patmos et de ses dépendances ; un père spirituel dont la renommée attire de nombreuses personnes du monde hellénique et de toute l'Europe ; l'esprit missionnaire au cœur de l'enseignement du p. Amphiloque ; promoteur d'un monachisme ouvert et accueillant ; plusieurs canonisations de pères spirituels du 20e siècle sont prévues par le patriarcat de Constantinople (Daniel de Katounakia, Jérôme de Simonos Pétra, Joseph l'Hésychaste, Éphrem de Katounakia, Sophrony Sakharov). 
A lire Ignace Triandis, L'Ancien de Patmos Saint Amphiloque Makris (1889-1970), éditions des Syrtes, 2019 écrit par le Métropolite Ignace en 1994, traduit en français par Isabelle Tambrun-Kamaroudis dans la Collection Grands spirituels orthodoxes dirigée par Jean-Claude Larchet. Parution 2019 Préface de Jean-Claude Larchet
Musique diffusée : extrait de la liturgie solennelle célébrée le 19 septembre 2018 au monastère de l'Annonciation de Patmos à l'occasion de la canonisation du Père Amphiloque Makris, son fondateur.



dimanche 10 novembre 2019

"Le crabe", fable de Leonardo da Vinci

Il granchio

di Leonardo da Vinci

Un granchio si accorse che molti pesciolini, anziché avventurarsi nel fiume, preferivano aggirarsi prudenti intorno ad un masso.
L'acqua era limpida come l'aria, e i pesci nuotavano tranquilli godendosi l'ombra e il sole.
Il granchio attese la notte, e quando fu sicuro che nessuno lo avrebbe visto, andò a nascondersi sotto il masso.
Da quel nascondiglio, come un orco dalla sua tana spiava i pesciolini, e quando gli passavano vicino li acciuffava e li mangiava.
- Non è bello ciò che stai facendo - brontolò il masso - Approfitti di me per uccidere questi poveri innocenti.
Il granchio non ascoltò nemmeno. Felice e contento seguitava a catturare i pesciolini trovandoli di un sapore prelibato.
Ma un giorno, all'improvviso, venne la piena. Il fiume si gonfiò, investì con grande forza il masso, che rotolò nel letto del fiume, schiacciando il granchio che gli stava sotto.



vendredi 8 novembre 2019

Comment les minorités ont pris le pouvoir sur la majorité…

Réflexions passagères d'un O.o.🤔




Dans les années 60-70 ont éclos comme fleurs au printemps, des mouvements divers et variés de « libération ». Ces mouvements étaient censés défendre pour la plupart des « minorités » opprimées, voire mises en danger quelquefois, n’ayant que peu droit à leur expression eu égard au système démocratique majoritaire qui favorisait logiquement de façon systématique le plus grand nombre.  Il semblait y avoir une injustice à ce que ces « minorités » n’aient pas le même traitement aux yeux de tous que la majorité dont l’opinion prévalait de par le système démocratique. 
C’est ainsi que l’on a vu naître et se développer parmi tous ces « Mouvements de Libération » des groupes dédiés à la défense des homosexuels. Par parenthèse personne ne revendiquait, par exemple dans le FHAR (Front Homosexuel d’Action Révolutionnaire) une quelconque normalité et encore moins, le droit au mariage et à avoir « comme tout le monde » des enfants par tous les moyens. Il s’agissait de mouvements qui au contraire assumaient et revendiquaient une « différence » qu’ils estimaient fièrement comme irréductible à la morale bourgeoise et sa normalisation. Ils revendiquaient absolument leur marginalité et ne demandaient surtout pas à aller devant Monsieur le Maire pour former des couples plus ou moins pérennes. Leur marginalité, conçue la plupart du temps comme congénitale, considérée absolument comme inchangeable, accompagnée d’un refus non moins absolu de la concevoir comme d’origine pathologique (quelle que soit la discipline scientifique) était vécue comme une irréductible différence allant jusqu’à la revendication d’une culture spécifique ayant son histoire, ses héros, ses grands hommes, ses intellectuels, ses artistes etc. développée à travers les siècles. 

Par parenthèse je n'ai jamais compris comment on pouvait réduire à ce point une personne en la définissant avant tout par les tendances de sa sexualité. L'homme n'est donc que ça ?
Réellement ? Bref…

Leur militantisme s’inscrivait dans le désir de l’époque de prendre part à une « révolution » à venir concernant tous les aspects de la vie, dont ce n’était que le début et pour laquelle il fallait « continuer le combat » mais… comme le Grand Soir dans tous les domaines, donc sur tous les fronts, avec comme mot d’ordre « tout, tout de suite » s’est éteint faute de le voir se produire rapidement, alors les soixante-huitards dans les années 80 sont devenus des bobos, ayant plus à l’esprit de réussir à se faire du fric que la lutte des classes, et « Jouir sans entraves » s’est réduit  à gagner le plus possible pour consommer davantage tout en ayant de « bons sentiments » en étant convaincus d’être toujours du bon côté du progrès social sans avoir à le prouver autrement que par de beaux discours égalitaristes et des opinions reconnues comme justes du point de vue de la nouvelle morale pour laquelle les transgressions anciennes étaient devenues de nouvelles normes.

Bref tout cela est bien connu mais ce qui étonne c’est que désormais dans le nouveau système dit « démocratique » toujours dit « représentatif » ce sont désormais les minorités – bizarrement les plus fortunées, les moins mises en danger par le système, les plus libres de leurs mouvements et les plus présentes sur la scène de la société du spectacle – qui  règnent et imposent leurs lois à la majorité, condamnée à une nouvelle normalisation particulièrement intolérante, contraignante, suspicieuse, délatrice voire inquisitoriale, et rapidement répressive qui relève bien plus d’une sorte de théocratie islamiste, d’un totalitarisme soviétique ou fasciste que d’une démocratie progressiste. Une nouvelle aristocratie auto-proclamée (sans les contraintes ni les valeurs de l’aristocratie traditionnelle qu’elle-même a d’ailleurs abandonnées depuis un temps certain) sûre d’elle-même ayant foi en un âge d’or à venir, procuré indubitablement par les progrès considérables des technologies que ses moyens lui permettront seule d’obtenir, est prompte au mépris et à la condamnation de ceux qui auront le tort de ne pas suivre parce qu’ils ne le veulent ou tout simplement ne le peuvent pas. Comment nommer un tel système ?

dimanche 3 novembre 2019

Saint Georges Karslides le juste de Drama


Saint George Karslides le Juste de Drama (1901-1959)
commémoré le 4 Novembre
Vous trouverez ci-dessous des extraits et des résumés de la vie de Saint-Georges résumés dans un excellent livre : Les précieux vaisseaux du Saint-Esprit: Les vies et les conseils des anciens de la Grèce contemporaine, de Herman A. Middleton. Publié par Protecting Veil Press 2003.

St. Georges Karslides est né à Argyroupolis, dans le Pont en 1901. Il fut orphelin très jeune. C'est donc sa pieuse grand-mère qui éleva le jeune Athanasios (nom de baptême de St Georges) de telle sorte qu’il ait une "sainte crainte de Dieu et un amour fervent pour les services divins de l'Église ". La région du Pont en Asie mineure a toujours été un important terreau de l’Orthodoxie et, plus près de nous, a également été le site de monastères d’une grande importance spirituelle tels que ceux de Soumela, Peristereota et Saint-Jean-Vazelonos. À l'âge de cinq ans, Athanasios commença à s'occuper des troupeaux de sa famille, tout en subissant les mauvais traitements infligés par son frère aîné, qui lui rendait la vie difficile, à lui comme à sa sœur plus jeune, Anna. Ils supportaient cela avec amour, persévérance et sainteté. Et de fait, quand Anna mourut, très jeune, une lumière émana de sa tombe. Trois ans plus tard, quand ses restes ont été exhumés, ses os avaient la même teinte jaune que les saints de Dieu. "Ainsi, les débuts d'Athanasios furent imprégnés de la piété et de la sainteté d’une vie consacrée à Dieu, mais aussi de la souffrance causée par la corruption et l'instabilité de cette vie. Cette conception très réaliste de la vie allait s'avérer être un fondement solide pour Le futur développement spirituel d'Athanasios. " (Middleton)



En raison des épreuves extrêmement difficiles auxquelles il était confronté, Athanasios décida de s'enfuir à l'âge de sept ans et fut abrité pendant un certain temps par des crypto-chrétiens. Saint Georges le Mégalomartyr fut un grand protecteur d'Athanasios, c’est ainsi qu’il lui apparut, lui dit de monter sur son cheval et l'aida à se rendre à Tiflis, en Géorgie, où un prêtre pieux prit soin de lui. Le prêtre fut impressionné par sa spiritualité et sa maturité et le revêtit d'un rason à partir de neuf ans. En 1919, Athanasios fut tonsuré par un moine nommé Syméon et, pendant sa tonsure, les cloches du monastère se mirent à sonner toutes seules. P. Syméon cependant devait faire face à de nombreuses difficultés, car son monastère fut bientôt fermé par les communistes et les moines furent humiliés, emprisonnés et menacés de mort.


Ce qui suit est une belle histoire du temps où St Georges se trouvait dans cette prison :
"Les moines et le clergé emprisonnés avaient demandé la permission d'aller à l'église pour Pâques. Après s'être vu refuser cette permission, ils prièrent avec ferveur sans se décourager. Et quand ils scandèrent « Le Christ est ressuscité », la prison se mit à trembler et les portes se sont ouvertes. Les habitants de la région sont venus aussitôt voir ce qui se passait et ils ont vu alors trois saints personnages qui récitaient avec force la prière «Seigneur, aie pitié de nous » et qui, arborant une croix faisaient une procession en cercle au-dessus de la prison. La vision dura jusqu'à l'aube, puis les captifs furent attachés ensemble et amenés au bord d'une falaise. Un peloton d'exécution qui avait été constitué, visa et tira. Cependant les trois balles destinées à Syméon, ne firent que le frôler sans l’atteindre en ne lui faisant que peu de mal. Il fut toutefois entraîné dans la chute de la falaise par le poids des autres. Mais sa chute ne fut pas mortelle si bien qu’il échappa miraculeusement à la mort. " (Middleton)

Une fois libéré de prison, il fut ordonné prêtre par le métropolite Jean Tsiaparaski de Grouzia Scheta en 1925 et reçut le nouveau nom de Georges. Nombreux sont ceux qui reconnaissent qu'il était un Père théophore. En dépit des dures épreuves auxquelles il fut confronté, il était constant dans ses luttes ascétiques, mangeant essentiellement des légumes verts, dormant peu et cultivant une pauvreté volontaire (il refusa par exemple, un nouveau rason pour remplacer celui qu’il portait depuis longtemps et qui était tout usé). Sa célébration des mystères était pleine de son amour, de ses soins et de son attention.
"Pendant la préparation des saints dons lors de la Proskomédie, Dieu l'informait de l'état spirituel de ceux qu'il commémorait, vivants et morts. Avec un grand discernement pastoral, il transmettrait l'information à ses paroissiens, soit pour les encourager à prier avec plus de ferveur pour les âmes des défunts, soit pour amener les pécheurs à la repentance.

Avant de présenter la Sainte Communion aux fidèles, il demandait à ceux qui souhaitaient communier de venir à la porte Nord de l'iconostase où il lisait la prière d'absolution sur eux et les oignait d'huile... St Georges fut parfois vu en lévitation pendant la Divine Liturgie. Lorsqu'il célébrait, il recevait souvent la visite des saints qui le servaient. "(Middleton)

En 1929, sans doute en raison de son état de santé défaillant (il n'avait pas trente ans et était à moitié paralysé), St Georges s'installa dans la ville de Sipsa, près de Drama, dans le nord de la Grèce. Il retrouva progressivement la santé grâce aux habitants de la région, qui ayant pris conscience de sa sainteté lui demandèrent son intercession. En 1936, celui qui était reconnu désormais comme Ancien se rendit en pèlerinage en Terre sainte, où il retrouva son oncle qui était moine. Celui-ci le pressa de retourner servir dans le monde, où il y avait un grand besoin de conseils spirituels. Plus tard, le gouvernement grec donna à l'Ancien un lopin de terre où en 1939, il fonda un monastère consacré à l'Ascension du Christ.



Un grand nombre des récits des conseils et des miracles de Saint Georges proviennent de cette dernière période de sa vie en tant que berger de la communauté de Drama. Il avait prédit la seconde guerre mondiale et la guerre civile grecque. Pendant la guerre civile, il arriva que trois groupes de combattants différents avaient le projet de massacrer les habitants de Sipsa. Cependant ils furent tous pris de profonds remords et d'une intense crainte et se repentirent de sorte que aucun villageois ne fut même blessé. L’Ancien avait en effet prévu ce danger et avait ordonné aux habitants de faire une procession autour du village avec l’icône de la Panagia. Ainsi, le village fut sauvé d'une destruction certaine

Il y a beaucoup d'autres histoires sur le discernement et les dons spirituels de Saint Georges : "Une autre fois, une femme lui a rendu visite et avant même qu'elle ait réussi à le saluer, il lui a dit : « Tes mains sont en feu. Elles brûlent, mais nous ne voyons pas le feu. Quel travail fais-tu ? » Elle lui répondit qu'elle était sage-femme. « Combien d'enfants as-tu tués ? » lui demanda-t-il alors. Elle nia en avoir tué. « Est-ce que je peux te le dire ? — Cinq. » poursuivit-il en lui précisant dans quels villages et de quelles mères étaient les enfants qu'elle avait avortés. Sans voix, la dame pleura et par un profond repentir, elle fut réconciliée avec Dieu." (Middleton)

"Un jour, une dame a apporté des coings à l'Ancien. Une femme enceinte l'a arrêtée en chemin et lui a demandé de lui en donner, mais elle a refusé. Lorsqu'elle est arrivée au monastère et les a remis à l'Ancien, il lui a dit: « En chemin la porte du paradis s'est ouverte et vous l'avez fermée. »


Début 1959, St Georges annonça sa mort prochaine. À l'approche du jour, il a donné des instructions à ses enfants spirituels pour son départ. À la veille de son repos, il demanda de l'aide pour entrer dans l'église du monastère. Là, il vénéra les icônes et participa aux Saints Mystères une dernière fois. Quelques heures après minuit, le 4 novembre 1959, Saint Georges reposa dans le Seigneur



Aujourd'hui, une communauté monastique de religieuses perpétue l'héritage spirituel de saint Georges au monastère de l'Ascension du Christ à Sipsa, dans le nord de la Grèce. Saint Georges a continué à faire de nombreux miracles après son repos dans le Seigneur. En 2008, St. George a été officiellement reconnu saint par le patriarcat œcuménique



Icône de saint Georges et relique de son saint crâne
 au monastère de l'Ascension du Christ, à Sipsa

ST PÈRE GEORGES, INTERCÈDE POUR NOUS !

(version française de la (source) par Maxime le minime)

mercredi 30 octobre 2019

"Quand les choses ne vont pas dans votre sens" par P. Andreas Konanos


Père Andreas Konanos est né à Munich en 1970. Il est originaire d'Ioannina, a vécu à Munich et à partir de 1977 à Athènes. Il a terminé ses études secondaires au lycée classique et a étudié la théologie à Athènes. Le Bienheureux Archevêque Christodoulos l'a ordonné diacre en 1999 et  Archimandrite en 2000. Il a en charge une paroisse, des étudiants, des réunions, des vigiles, des discours et des conférences dans les écoles de parents et les centres spirituels de l'archidiocèse d'Athènes.

En 2006, il a commencé l'émission "Unseen Crossings" à l'église de la station de radio du Pirée. Cette émission a suscité des invitations à prendre la parole dans de nombreuses villes de Grèce, de Chypre et des États-Unis. Ses contacts avec Jérusalem, le mont Athos et les Anciens à l'intérieur et à l'extérieur du mont Athos sont une source de force dans sa vie.


mardi 29 octobre 2019

Sur le Blog de CLAUDE : CLERCS SUSPENDUS et CLERCS DÉFROQUÉS




[…] Selon la tradition et la pratique séculaires de l'Église orthodoxe et l'esprit des règles et précédents canoniques de l'histoire de l'Église, mériter une punition canonique et y être soumis n'est pas la même chose. Tant qu'un clerc n'est pas défroqué, mais qu'il le mérite, les sacrements qu'il célèbre sont considérés comme valides - même s'il ose pécher pour les célébrer en étant suspendu (mais pas encore défroqué !). Pour cela, il y a le "défroquage" canonique, qui met une limite définitive aux rites d'une telle personne. Par conséquent, le patriarche Bartholomée, sans parler des hiérarques et des clercs qui servent avec lui, n'est pas dépourvu de Grâce dans les sacrements qu'il célèbre, même en servant avec le laïc Serge Doumenko (Epiphane). Bien qu'il commette de graves péchés, et qu'il soit, sans aucun doute, soumis au tribunal ecclésiastique. Mais ce n'est pas encore arrivé.

Par conséquent, la rupture de la communion eucharistique avec le patriarcat de Constantinople dans son ensemble et avec un certain nombre de hiérarques de l'Église grecque est pour nous une mesure disciplinaire, comme une quarantaine qui nous protège, afin de ne pas être jugés par les canons et préservés du danger d'être défroqués. Cette rupture ne parle pas d'une absence de Grâce dans les sacrements des hiérarques grecs. Tant qu'ils pécheront mais ne seront pas condamnés par un concile, ils ne seront pas défroqués, et les sacrements qu'ils célébreront, y compris les ordinations, seront reconnus comme légaux dans l'histoire. C'est-à-dire, c'est ainsi qu'ils sont maintenant pour nous, contrairement aux "sacrements" de l'église orthodoxe ukrainienne schismatique, par exemple, où le fil de la succession apostolique est rompu. […] 

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