mardi 24 janvier 2023

Crimes de guerre, crime contre l'humanité, génocide… en Ukraine comme ailleurs et toutes les époques




1 — Un « CRIME DE GUERRE», selon la définition actuelle du droit international (article 8 du statut de Rome), est la violation de l’un des deux principes de base du droit de la guerre. Ces deux principes sont :

– La distinction entre combattants et non-combattants (parmi lesquels comptent les blessés et les prisonniers).
– Le combat loyal : porter ouvertement les armes ; porter un signe distinctif ; usage d’armes loyales...

2 — Un « CRIME CONTRE L'HUMANITÉ », selon la définition actuelle du droit international, est « l’un quelconque des actes ci-après lorsqu’il est commis dans le cadre d’une attaque généralisée ou systématique lancée contre toute population civile et en connaissance de cette attaque :

a) Meurtre ;
b) Extermination ;
c) Réduction en esclavage ;
d) Déportation ou transfert forcé de population ;
e) Emprisonnement ou autre forme de privation grave de liberté physique en violation des dispositions fondamentales du droit international ; 
f) Torture ;
g) Viol, esclavage sexuel, prostitution forcée, grossesse forcée, stérilisation forcée ou toute autre forme de violence sexuelle de gravité comparable ;
h) Persécution de tout groupe ou de toute collectivité identifiable pour des motifs d’ordre politique, racial, national, ethnique, culturel, religieux ou sexiste ;
i) Disparitions forcées de personnes ;
j) Crime d’apartheid ;
k) Autres actes inhumains de caractère analogue causant intentionnellement de grandessouffrances ou des atteintes graves à l’intégrité physique ou à la santé physique ou mentale ». (Article 7 du Statut de Rome).


« GÉNOCIDE »
définition donnée par la Convention des Nations Unies de 1948, qui fait désormais autorité dans le droit international :
L’un quelconque des actes ci-après, commis dans l’intention de détruire, ou tout ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux, comme tel :

a) Meurtre de membres du groupe.
b) Atteinte grave à l’intégrité physique ou mentale de membres du groupe.
c) Soumission intentionnelle du groupe à des conditions d’existence devant entraîner sa destruction physique totale ou partielle.
d) Mesures visant à entraver les naissances au sein d’un groupe.
e) Transfert forcé d’enfants du groupe à un autre groupe.

vendredi 13 janvier 2023

LE PROJET D'EXTERMINATION, en Ukraine, une habitude invétérée, pourtant occultée voire soutenue par les "Européens" ?

 

Après tout ce qui était juif, 

tout ce qui touche de près ou de loin à la Russie…




HONTE À TOUS CEUX "QUI NE SAVAIENT PAS " 
ou plutôt qui n'ont pas voulu savoir et qui soutiennent, avec rage et même haine fanatique,  un régime qui persiste, en retournant à ses vomissures, à célébrer la gloire de son passé nazi  !
Errare humanum est, perseverare diabolicum !

vendredi 16 décembre 2022

Pourquoi la renommée est-elle un fléau ? par TERTULLIEN

 


Fama, malum, qua non aliud velocius ullum (Virgile, Énéide IV,174)

 

«La nature de la renommée est connue de tous. Ce mot est d'un des vôtres : « La renommée est le plus rapide de tous les fléaux. » Pourquoi la renommée est-elle un fléau ? Parce qu'elle est rapide, parce qu'elle révèle tout, ou bien parce qu'elle est le plus souvent menteuse ? Même quand elle rapporte quelque chose de vrai, elle n'est pas exempte du reproche de mensonge, parce qu'elle retranche de la vérité, qu'elle y ajoute, qu'elle la dénature.  Bien plus, sa condition est telle qu'elle ne continue à exister que si elle ment et elle n'existe aussi longtemps qu'elle ne prouve pas ce qu'elle dit. En effet, dès l'instant qu'elle a prouvé, elle cesse d'exister et, remplissant pour ainsi dire l'office de messagère, elle transmet un fait : dès lors, c'est un fait qu'on tient, c'est un fait qu'on rapporte. Et personne ne dit plus, par exemple : « On dit que cela s'est passé à Rome », ni « Le bruit court qu'un tel a tiré au sort une province » ; mais bien : « Un tel a tiré au sort une province » et : « Cela s'est passé à Rome. » La renommée, nom de l'incertain, ne peut exister là où est le certain. Est-ce que par hasard on pourrait en croire la renommée, si l'on n'est irréfléchi ? Non, car le sage ne croit pas à l'incertain. Chacun peut s'en rendre compte : quelle que soit l'étendue de sa diffusion, quelle que soit son assurance, c'est nécessairement d'un seul auteur qu'un jour elle est partie. Après, elle se glisse de bouche en bouche, d'oreille en oreille, comme par autant de canaux, et le vice inhérent à cette humble semence rend si obscures les rumeurs qui circulent ensuite que personne ne se demande si la première bouche n'a pas semé le mensonge, chose qui arrive souvent grâce au génie inventif de la haine ou par le soupçon téméraire, ou encore à cause de cette volupté du mensonge qui n'est pas une chose si extraordinaire, mais innée à beaucoup. Heureusement que le temps dévoile tout ; vos proverbes et vos maximes m'en sont témoins, et c'est une disposition de la divine nature qui a voulu que rien ne reste longtemps caché pas même ce que la renommée n’a pas divulgué.»

TERTULLIEN

(155-220)

APOLOGÉTIQUE



 

CHRÉTIENS EN DÉBAT AVEC L'ISLAM VIIe-XXIe siècle - Albocicade

Dès ses origines au VIIe siècle, l'islam s'est répandu dans tout le Moyen-Orient. Ainsi, dès cette période, des chrétiens arabes et syriaques furent en contacts d'abord sporadiques, puis fréquents avec des tenants de la nouvelle religion, avant de se trouver dans la situation de citoyens minoritaires dans un pays où les vainqueurs du jour s'imposaient tant au niveau culturel, social et politique que religieux. Que fallait-il faire ? Résister ou s'adapter ? Et s'il fallait s'adapter, jusqu'à quel point ? Ce fut le rôle des évêques, des prêtres et des moines que d'écrire pour réconforter leurs frères chrétiens et les encourager à persévérer dans la foi des Apôtres au Christ ressuscité. Il fallait par ailleurs apprendre à connaître cette nouvelle religion – et en particulier son Livre – pour montrer ce qui en elle était compatible avec l'Evangile, et ce qui en elle y était opposé. Ce sont plus de vingt-cinq de ces auteurs chrétiens qui sont convoqués ici, soit pour un éclairage ponctuel, soit pour un texte plus long.



mardi 13 décembre 2022

BIFURCATION




 

   


Bon.
Cette fois, ça y est, j'arrête "
Journal d'un chrétien orthodoxe ordinaire". Il est temps. Je me sens trop coincé et souvent inutile depuis trop longtemps.

J'ignore même qui me lit. Orthodoxes ? Catholiques ? Musulmans ? Agnostiques ? Autres ?
Avant j'avais installé une appli de stats. Je l'ai utilisée pendant un certain temps et puis j'ai arrêté. Étrangement elles ne correspondaient pas aux stats de Blogger... Quant aux stats de Blogger elles ne correspondent pas aux stats de Google... le comble ! Bon je ne suis pas statisticien et je peux concevoir que le paramétrage est chaque fois différent donc... Mais tout cela me fatigue. Je m'étais inscrit aux référencement de 
Christianisme Orthodoxe sur Internet par fidélité à mon pote Andreï Kourovsky - chaque fois que je pense à lui les larmes me montent aux yeux et je demande au Seigneur de se souvenir de lui dans son Royaume. Il me manque toujours. Et je me suis fatigué de regarder pour voir si j'étais bien référencé. Je m'en fous maintenant. Je ne regarde plus.

J'ai des lecteurs auxquels je tiens — ce sont des frères orthodoxes (théologiens, clercs, prêtres, moines ou laïcs renommés) avec lesquels je corresponds quelquefois, ou plus souvent c'est selon les périodes... En fait je tiens plus aux relations — même espacées, même lointaines — qu'à la lecture de mes textes. Ils me consolent, me soutiennent, me conseillent et tout cela est précieux pour moi ; mais malgré leur fidèle et récurrent soutien, la lassitude a fini par reprendre le dessus.

On me dit que les "Scripta manent" à vie sur Internet et que c'est toujours ça, et que semer de bonnes graines ne doit pas s'attendre à des résultats prévisibles. Qu'est-ce qu'un blog par rapport à un livre ? — Pas grand chose... Cependant il n'est pas sûr en l'occurrence que de bonnes et rares paroles bien inspirées à quelques personnes bien ciblées ne soient pas plus "productives" que les écrits fussent-ils gravés dans le marbre (lol) du numérique...

Je suis fatigué de vouloir témoigner de l'Orthodoxie sur Internet en français. Il est toujours préférable de témoigner par sa vie n'est-ce pas, et mon comportement dans la vraie vie est loin d'être exemplaire ; aussi me voyant lucidement, je confie rarement que je suis orthodoxe tellement j'ai honte de l'exemple que je peux offrir, piégé que je suis par le malin et moi-même de par mes propres passions, dans un monde d'athées, d'hétérodoxes, d'hérétiques, ou tout simplement d'indifférents, d'ignorants et de satisfaits, voire fiers de l'être sans aucune intention de remettre en question leurs opinions convenues, fondées la plupart du temps sur des apparences médiatiques et des informations sans aucune fiabilité?

Orthodoxes francophones, combien sommes-nous ? Quand je descends de chez moi dans la rue, je suis dans une sorte de sidération soudaine chaque fois que je pronostique qu'il n'y a pas le moindre orthodoxe dans les coins tout autour, à part moi. Tiens à ce propos c'est drôle, à un moment de ma vie j'habitais Limours et nous étions, ma famille et moi, les seuls orthodoxes de toute la ville ! Eh bien quand nous avons déménagé vous savez qui est venu s'installer à Limours : la Métropole Orthodoxe Roumaine d'Europe Occidentale et Méridionale ! Pas moins ! On est donc prié de m'appeler Max le Précurseur chers frères et sœurs... J

J'ai tenu ce(s) blog(s) par souci de témoignage oui, et c'est devenu une sorte de militantisme — j'ai aussi été une sorte de militant dans ma jeunesse mais pour tout autre chose que pour l'Orthodoxie... ça m'a lassé, ça m'a "saoulé" comme disent les jeunes — et voilà que j'ai remis ça ! Non j'en ai assez. Dieu reconnaîtra les siens !

La conversion est une grâce. Vous savez ce que c'est qu'une grâce ? C'est un don gracieux, c'est à dire donné gratuitement. Vous ne le méritez pas. La foi ça vous tombe dessus, vous ne le méritez pas. Vous êtes certainement dans la disposition qu'il faut pour la recevoir et vous ne le savez même pas, ça ne vous effleure même pas l'esprit. C'est juste un cadeau du Ciel... au fait, à propos de cadeau, non ce n'est pas tellement "un cadeau". Je veux dire cela vous met en face de vous-même, en face de Dieu et des autres et vous pouvez difficilement vous en débarrasser, et vous n'êtes jamais très satisfait de ce que vous montrez. Ceux qui disent j'ai perdu la foi, c'est qu'ils ne l'ont jamais vraiment eue. Ils ont cru l'avoir. Simple croyance. Ne pas confondre foi et croyance. Parce que des croyants, croyez-moi, il y en a beaucoup et surtout parmi ceux qui n'ont pas la foi. Ils croient en toutes sortes de choses sans la moindre compétence ni connaissance réelle pour en parler : croyances à propos des sciences, à propos des informations, à propos d'économie, de politique, d'amour même... ce qui est drôle c'est qu'ils se gaussent généralement de ceux qu'on appelle les croyants religieux et qui ont même quelquefois la foi. Bon appétit !

Bref ce ne sont pas quelques citations, quelques phrases ou paroles qui vont convertir qui que ce soit.

Qu'est-ce qu'il reste à faire ? À produire de la véritable information pour ceux qui sont mal informés, désinformés, déformés ou mal formés du bulbe ? À lutter avec des mots contre tous ceux qui mentent, qui déforment la réalité, qui déforment ou caricaturent la foi chrétienne authentique, conservée par l'Église orthodoxe depuis les tout premiers siècles, en faisant croire (encore des croyances) des faussetés, des inventions, des contre-vérités historiques, bref des mensonges ? C'est ce que j'ai essayé de faire avec mes petits moyens pendant des années.

J'ai d'abord voulu à la fois témoigner de ma foi, témoigner de la merveilleuse beauté de l'Orthodoxie et la partager avec le plus grand nombre, en faire connaître les richesses spirituelles pour apporter mon petit caillou à l'édification de l'Église. Et puis j'ai eu cinq enfants et je ne voulais surtout pas qu'ils soient submergés, dégoûtés, scandalisés, empoisonnés, intoxiqués par cette abominable caricature qu'offre le Christianisme occidental dans tous les médias, qui est désormais pour longtemps dans toutes les têtes, les écrits et les bouches de ceux qui s'acharnent à le défigurer, par erreur à l'intérieur ou par malignité à l'extérieur. J'ai donc voulu participer à sa défense contre toutes les malveillances, toutes les calomnies, toutes les caricatures et les déformations externes et internes — car le malin n'épargne personne. D'autres se sont lassés avant moi de cette lutte.

Et puis maintenant j'ai fait le tour de ce que je pouvais apporter réellement par rapport à tous mes "collègues" orthodoxes blogueurs les meilleurs, je fais maintenant le constat que bien des productions sur le Net font— bien mieux que je ne saurais le faire — tout ce qui me paraît important de faire connaître, historiquement, théologiquement, spirituellement. Ils ont en effet de meilleures sources et plus nombreuses, et dans des langues que je ne maîtrise pas. 

Du coup je me suis aperçu qu'insensiblement je me suis spécialisé dans l'indignation et la dénonciation de qui est à l'œuvre maligne dans la propagation du mensonge, de l'injustice dans tous les domaines de la vie mondaine et bien que cela soit en rapport évident avec ce qui est ennemi de la foi cela m'a fait retomber dans le militantisme. Et j'ai assez donné.

Je vais tout de même continuer de bloguer mais "ailleurs" d'une autre façon — j'espère de tout cœur y parvenir et ne pas reproduire sans m'en rendre compte ce que j'ai déjà fait. Merci de tout cœur pour votre fidélité, votre indulgence, votre patience. Chers frères et sœurs orthodoxes je compte bien sur votre prière afin de ne pas errer sur des chemins de perdition.

Maxime le minime



vendredi 9 décembre 2022

Pétition demandant la fin de la persécution des chrétiens en Ukraine

source

Cliquez ici pour accéder directement à la pétition.

L'Église orthodoxe ukrainienne, dirigée par Son Éminence le métropolite Onuphre, est une Église orthodoxe canonique autonome sur le territoire de l'Ukraine. Son Eminence est un Ukrainien né dans le pays, tout comme la grande majorité de ses collègues hiérarques, membres du clergé, moines et paroissiens de l'UOC. L'UOC est l'Église orthodoxe canonique d'Ukraine à laquelle 70 % de tous les Ukrainiens appartenaient avant la guerre.

L'UOC, depuis le coup d'État de 2014 à Kiev, fait face à une persécution sévère et croissante. Cela comprend la saisie forcée de paroisses, la violence physique contre le clergé et les paroissiens, l'arrestation de membres du clergé, la profanation d'icônes et d'églises, le ciblage intentionnel d'attaques militaires, etc. Deux lois ont été proposées depuis 2016 qui interdiraient purement et simplement l'Église orthodoxe ukrainienne dans tout le pays. Grâce à Dieu, aucune d'entre elles n'a encore été promulguée.


Récemment, la situation en Ukraine s'est encore aggravée. Le gouvernement ukrainien a organisé des perquisitions dans des monastères, des églises et des administrations diocésaines qui ont abouti à des allégations de dépôt de preuves « pro-russes ». Le service de sécurité ukrainien a ouvert des poursuites contre des hiérarques et des membres du clergé sur la base d'accusations forgées de toutes pièces. Les administrations locales continuent de déclarer l'interdiction de l'Église orthodoxe ukrainienne canonique. Pire que tout, le président Zelensky a publié un décret le 1er décembre ordonnant :

  1. Le Conseil de sécurité nationale et de défense demande au gouvernement de soumettre un projet de loi au Parlement dans les deux mois qui interdirait les organisations religieuses « affiliées à des centres d'influence de la Fédération de Russie ».
  2. Le Service d'État pour l'ethnopoiltique et la liberté de conscience doit examiner dans un délai de deux mois les statuts de l'Église orthodoxe ukrainienne pour tout «lien ecclésiastique canonique avec le patriarcat de Moscou et, si nécessaire, prendre les mesures prévues par la loi».
  3. Vérifier dans un délai de deux mois la légalité de la présence de l'Église orthodoxe ukrainienne à la laure des grottes de Kiev, qui appartient à l'État ukrainien.
  4. Tous les organes de sécurité nationale doivent intensifier leurs mesures "pour identifier et contrer les activités subversives des services spéciaux russes dans l'environnement religieux de l'Ukraine". Des sanctions personnelles seront appliquées si nécessaire.
  5. Le Service d'État pour l'ethnopolitique et la liberté de conscience doit être réformé et placé sous l'autorité directe du Cabinet des ministres ukrainien « pour vraiment protéger les droits et les intérêts légitimes des Ukrainiens et de l'État ».

Le président Zelensky a ordonné ces actions, malgré le fait qu'Elena Bogdan, chef du Service d'État pour l'ethnopolitique de l'Ukraine, ait confirmé que les statuts de l'UOC adoptés au Conseil en mai 2022 ne montrent aucun lien avec l'Église orthodoxe russe . De plus, «l'Église orthodoxe d'Ukraine» n'a pas besoin de la Laure des grottes de Kiev, car elle ne compte que 50 moines dans tout Kiev.

Le gouvernement ukrainien est entièrement soutenu par les fonds des contribuables occidentaux, principalement américains. Sans les armes, les mercenaires, l'argent et le soutien logistique de l'OTAN, le gouvernement ukrainien ne serait pas en mesure de poursuivre son effort de guerre ou de persécuter l'Église orthodoxe ukrainienne. Indépendamment de ce que chacun d'entre nous pense de cette guerre, notre implication nous rend au moins indirectement responsables de la persécution chrétienne

Voir la pétition ci-dessous appelant à l'Assemblée des évêques orthodoxes canoniques des États-Unis d'Amérique, à toutes les juridictions orthodoxes occidentales, à tous les ministères et établissements d'enseignement supérieur chrétiens orthodoxes officiels, à toutes les organisations de défense des droits de l'homme, à l'Église catholique romaine, tous les autres organismes chrétiens de bonne volonté et toutes les autres organisations concernées à rédiger immédiatement des déclarations dénonçant la persécution de l'Église orthodoxe ukrainienne et exigeant sa cessation immédiate.

Les chrétiens d'Occident doivent parler d'une seule voix – la persécution d'une Église orthodoxe canonique est inacceptable et ne peut être tolérée.

Les signatures recueillies, après la clôture de la pétition le 15/01/2023, seront transmises à l'Assemblée des évêques et à chaque juridiction canonique aux États-Unis, au Canada et en Europe occidentale. Les totaux par juridiction et par pays seront envoyés aux médias laïques, aux organisations de défense des droits de l'homme, aux médias catholiques romains et publiés sur les réseaux sociaux.

C'est l'occasion pour vous de défendre d'autres chrétiens orthodoxes. S'il vous plaît, ne laissez pas nos frères chrétiens souffrir en silence.

Traduction du formulaire de la pétition 


Texte de la pétition


L'Église orthodoxe ukrainienne est l'Église canonique d'Ukraine dirigée par le métropolite Onuphre. Avant la guerre, environ 70% de la population de l'Ukraine appartenait à l'UOC. Les Ukrainiens ont massivement soutenu leur Église, bien qu'ils aient été soumis à des persécutions à motivation politique pendant de nombreuses années. Les violations des droits de l'homme dirigées contre les chrétiens orthodoxes en Ukraine comprennent : la saisie/fermeture forcée de paroisses, des arrestations illégales, des violences physiques, des fouilles abusives de lieux saints, des profanations d'objets saints, le ciblage intentionnel de paroisses et de lieux saints pour des attaques militaires, et actes d'intimidation physique. Récemment, les gouvernements locaux ont même interdit à l'Église ukrainienne d'opérer dans leurs régions. Le président Zelensky d'Ukraine a menacé d'étendre cette interdiction à l'ensemble du pays.

Nous, chrétiens orthodoxes soussignés et chrétiens alliés de bonne conscience, notons trois choses. Premièrement, la situation en Ukraine est une persécution chrétienne injustifiée qui viole toutes les normes mondiales. Deuxièmement, le gouvernement ukrainien dépend entièrement du soutien financier et militaire occidental pour son existence continue. Par conséquent, les chrétiens d'Occident ont la responsabilité substantielle de parler au nom des victimes ukrainiennes de la persécution. Troisièmement, les protestations des organisations officielles comptent plus pour ceux qui sont au pouvoir que les rassemblements de citoyens. Par conséquent, nous, signataires de cette pétition, appelons l'Assemblée des évêques orthodoxes canoniques des États-Unis d'Amérique, toutes les juridictions orthodoxes occidentales, tous les ministères et établissements d'enseignement supérieur chrétiens orthodoxes officiels, toutes les organisations de défense des droits de l'homme, l'Église catholique romaine, tous les autres organismes chrétiens de bonne volonté et toutes les autres organisations concernées à rédiger immédiatement des déclarations dénonçant la persécution de l'Église orthodoxe ukrainienne et exigeant sa cessation immédiate.

lundi 5 décembre 2022

QUAND VIENDRA LE ROYAUME DE DIEU ?

LUC 17 


20 Les pharisiens demandèrent à Jésus quand viendrait le royaume de Dieu. Il leur répondit: Le royaume de Dieu ne vient pas de manière à frapper les regards.
21 On ne dira point: Il est ici, ou: Il est là. Car voici, le royaume de Dieu est au milieu de vous.
22 Et il dit aux disciples: Des jours viendront où vous désirerez voir l'un des jours du Fils de l'homme, et vous ne le verrez point.
23 On vous dira: Il est ici, il est là. N'y allez pas, ne courez pas après
24 Car, comme l'éclair resplendit et brille d'une extrémité du ciel à l'autre, ainsi sera le Fils de l'homme en son jour
25 Mais il faut auparavant qu'il souffre beaucoup, et qu'il soit rejeté par cette génération
26 Ce qui arriva du temps de Noé arrivera de même aux jours du Fils de l'homme.
27 Les hommes mangeaient, buvaient, se mariaient et mariaient leurs enfants, jusqu'au jour où Noé entra dans l'arche; le déluge vint, et les fit tous périr
28 Ce qui arriva du temps de Lot arrivera pareillement. Les hommes mangeaient, buvaient, achetaient, vendaient, plantaient, bâtissaient;
29 mais le jour où Lot sortit de Sodome, une pluie de feu et de souffre tomba du ciel, et les fit tous périr.
30 Il en sera de même le jour où le Fils de l'homme paraîtra.
31 En ce jour-là, que celui qui sera sur le toit, et qui aura ses effets dans la maison, ne descende pas pour les prendre; et que celui qui sera dans les champs ne retourne pas non plus en arrière.
32 Souvenez-vous de la femme de Lot.
33 Celui qui cherchera à sauver sa vie la perdra, et celui qui la perdra la retrouvera.
34 Je vous le dis, en cette nuit-là, de deux personnes qui seront dans un même lit, l'une sera prise et l'autre laissée;
35 de deux femmes qui moudront ensemble, l'une sera prise et l'autre laissée
36 De deux hommes qui seront dans un champ, l'un sera pris et l'autre laissé.
37 Les disciples lui dirent: Où sera-ce, Seigneur? Et il répondit: Où sera le corps, là s'assembleront les aigles.

mardi 29 novembre 2022

Précisions sur LES BÉATITUDES par St Maxime Le Confesseur


 "Il y a dans les monde beaucoup de pauvres en esprit, mais non comme il faudrait. Il y a beaucoup d'affligés mais pas parce qu'ils n'ont plus d'argent ou qu'ils ont perdu leurs enfants. Il y a beaucoup de doux mais pour s'adonner aux passions impures. Il y a beaucoup d'affamés et d'assoiffés mais pour prendre ce qu'ont les autres et profiter injustement.Il y a beaucoup de compatissants mais pour satisfaire le corps et les choses du corps. Il y a beaucoup de cœurs purs mais par vanité. Il y a beaucoup de pacifiques mais parce qu'ils soumettent l'esprit à la chair. Il y a beaucoup de persécutés mais parce qu'ils se livrent au désordre. Beaucoup enfin sont outragés mais par les péchés infâmes. Seuls sont bienheureux ceux qui font et endurent tout cela pour le Christ. Pourquoi ? Parce que le Royaume des Cieux est à eux, qu'ils verront Dieu, etc.(Jean 14,11). Ce n'est donc pas parce qu'il font et endurent tout cela qu'ils sont bienheureux — car ceux dont parlions le font aussi — mais parce qu'ils le font et l'endurent pour le Christ." (46)

En tout ce que nous faisons, comme il a été souvent dit, Dieu recherche quel est notre but : si nous agissons pour Lui ou quelque chose d'autre. Si donc nous voulons faire le bien, ayons pour but, non de plaire aux hommes, mais d'aller à Dieu. Ainsi, les yeux toujours tournés vers Lui, faisons tout pour Lui, afin que, endurant la peine, nous ne perdions pas la récompense. (48)

Saint Maxime le Confesseur 

Centurie III sur l'Amour 


 


dimanche 27 novembre 2022

UN PEUPLE NÉ CHRÉTIEN, LES ROUMAINS

"C’est pour cela qu’aujourd’hui l’Église Orthodoxe Roumaine est l’une des plus vivantes de toute l’Orthodoxie…"



Aperçu général sur l'histoire de l’Église Roumaine
 (extrait de La Déification de l’homme d’après la pensée du Père Dumitru Staniloaë)
 par Mgr JOACHIM GIOSANU




Extrait 
 "Après la descente du Saint Esprit et la fondation de l’Église chrétienne, les apôtres du Christ commencèrent, et leurs disciples continuèrent, l'œuvre de propagation de la lumière de l’Évangile (Mt 28,19). Selon certains témoignages historiques — parmi lesquels une relation due au premier historien ecclésiastique, Eusèbe de Césarée en Palestine (†340) — de même que selon la tradition locale, sur le territoire de la Dobroudja actuelle, qui à l'époque relevait de la province romaine de Mésie, prêcha l'un des apôtres du Christ, à savoir Saint André. À la même période, Saint Paul et quelques-uns de ses disciples déployèrent leur activité dans la péninsule des Balkans (Rm 15,19; Tt 3,12; II Tm 4,10). À partir de la Dobroudja et de ses territoires sud-danubiens voisins, l'en- seignement chrétien a pu être sporadiquement diffusé aussi dans la plus grande partie du territoire carpato-danubien. 

 Suite à la conquête de la Dacie de Décébal, en 106, par l'armée romaine de Trajan, la plus grande partie du territoire de l'ancien État dace fut transformée en province romaine. Selon l'historien de l'époque Eutrope, des troupes importantes, ainsi qu'un nombre considérable de colons „ex toto orbe romano” furent amenés dans la nouvelle province, surtout des provinces romaines sud-danubiennes et du Proche Orient, c'est-à-dire des territoires romanisés et convertis au christianisme depuis quelque temps déjà. La colonisation devait contribuer au renforcement de la domination romaine dans la terre nouvellement conquise. En effet, le caractère organisé et massif de la colonisation fit que la population dace autochtone subit puissamment l'influence romaine. En relativement peu de temps, les daces se romanisèrent en s'appropriant la culture, les us et les coutumes, certaines croyances religieuses et la langue des conqué- rants. Durant la domination romaine en Dacie (106-271), la religion chrétienne gagna de nouveaux adeptes grâce au contact direct de la population autochtone avec les porteurs de la nouvelle croyance: colons, militaires, marchands, dont un bon nombre était venu du sud du Danube ou du Proche-Orient où avaient prêché les apôtres Paul, Pierre ou d'autres encore, ainsi que leurs disciples. Chez les Roumains, on ne saurait donc parler d'une christianisation du peuple à telle ou telle date, d'une conversion en masse, sur l'ordre des dirigeants politiques, ou bien consécutive à l'activité de quelques missionnaires officiels, comme il en fut chez certains autres peuples: le peuple roumain est né chrétien. 

 Après l'évacuation de l'administration et des légions romaines de Dacie (271-275), des conditions favorables pour la diffusion du christianisme dans l'espace carpato-danubien furent créées. Le fait que la partie méridionale de la Roumanie actuelle connut de nouveau la domination de l'Empire Romain y contribua lui aussi. En effet, les liaisons permanentes entre les habitants parlant la même langue sur les deux rives du Danube participèrent amplement à la diffusion de l'enseignement chrétien. Cette assertion est confirmée par les nombreuses pièces d'archéologie paléo- chrétienne découvertes jusqu'à présent dans les territoires ayant appar- tenu à l'ancienne province de la Dacie Trajane.


 Un puissant argument en faveur de l'ancienneté du christianisme chez les Roumains nous est fourni par les nombreux mots à sens religieux appartenant au fond lexical essentiel de la langue roumaine et d'origine latine (Dumnezeu # Dieu (Dominus Deus), creştin# chrétien, biserică # église (cf. franç. basilique), roagăciune # prière (cf. franç. rogations), sărbătoare # fête, păresimi # quadragésime, duminica # dimanche, Crăciun # Noël (cf. franç. crèche), altar # autel, Rusalii # Pentecôte, cruce # croix, a boteza # baptiser, a cumineca # communier, păcat # péché, preot # prêtre, etc.). Ainsi, par exemple, quatre-vingt-dix pour cent des mots de Notre Père sont d'origine latine, ce qui signifie que cette prière était déjà connue dès l'époque de la domination romaine en Dacie. Il en est de même du Symbole de Nicée-Constantinople. On peut donc conclure que le processus de romanisation était indissolublement lié à celui de christianisation de la population autochtone et des colons romains. De nombreux martyrs et quelques figures de prestige universel (Saint Jean Cassien, env. 360-435 et Denys le Petit, env. 460-545) té- moignent de la présence sur ces territoires d'une forte tradition chrétienne. 

 Il nous faut également retenir le fait que l’Église protoroumaine — avec ses éparchies — ne s’est jamais trouvée sous la juridiction de Rome, à l'encontre de ce qu'ont affirmé, et affirment encore à tort aujourd'hui, certains historiens. Comme on le sait, au cours des trois premiers siècles, chaque Église locale avait son propre évêque, était pleinement „autocéphale”, ne relevant d’aucun autre hiérarque. Tel fut le cas, par exemple, de Tomis (Constantsa). La nouvelle organisation administrative du territoire dans l’Empire Romain sous Dioclétien (297) entraîna des conséquences pour l’organisation de l’Église. L’Empire fut alors divisé en quatre préfectures (Orient, Illyricum, Italia, Gallia), placées sous l’autorité des préfets, chaque préfecture étant divisée en diocèses, 12 au total, à la tête desquels se trouvaient des vicaires (ou exarques), et chaque diocèse était subdivisé en provinces (ou éparchies) au nombre de 101. L’empereur Constantin le Grand inaugura, en l’an 330, la nouvelle capitale appelée, selon son propre nom, Constantinople. À cette occasion, le nombre des diocèses passa à 14 et celui des provinces à 117. L’Empire Romain, dirigé parfois par deux empereurs, dont l’un siégeait en Occident (à Rome) et l’autre en Orient (à Constantinople ou Sirmium), était cependant considéré comme un État unitaire. Ce n’est qu’en 395, après la mort de Théodose le Grand, que l’Empire fut effectivement partagé en Empire d’Orient, ayant pour capitale Constantinople, d'où devait se développer l’Empire Byzantin, et en Empire d’Occident, la capitale étant Rome ou Ravenne, et qui sera conquis en 476 par les Hérules. De la sorte, les provinces dites de la „romanité danubienne” entrèrent dans la composition de l’Empire d’Orient. Cette division administrative et territoriale de l’État ne manqua pas d’influencer l’organisation ecclésiastique. En effet, les Églises locales s'orientèrent, sous ce rapport, d’après l’organisation politique. Les évêques des provinces se groupèrent autour de l’évêque se trouvant dans la capitale du diocèse, et qui devint, de cette façon, métropolite.

 Une fois créée la nouvelle capitale, Constantinople, il fallut que le dirigeant ecclésiastique de l’endroit reçût lui aussi un titre correspondant. C’est pourquoi, par le troisième canon du Concile œcuménique de 381, on accorda à l’évêque de Constantinople le primat d’honneur dans l’Orient. Une bonne partie des provinces de l’Empire d’Orient entra ainsi sous la juridiction du titulaire du siège de Constantinople. Un décret de l’em- pereur Théodose II (421) établit par écrit le fait que toutes les provinces de la préfecture d’Illyricum (faisant partie de l’Empire d’Orient) passaient sous la dépendance de Constantinople, ce qui sera confirmé par le Code Théodosien de l’an 438. 

 Le quatrième Concile œcuménique reconnut officiellement la dignité de patriarche dans l’Église et établit en même temps l’ordre canonique. Par le canon 28 du même concile, le siège de Constantinople obtenait la juridiction sur le Pont, l’Asie, la Thrace et „les provinces danubiennes”. C’est ainsi que l’Église du peuple roumain fut placée sous la juridiction du Patriarcat de Constantinople. L’Église roumaine, avec ses fidèles - qui sont pourtant d’origine latine - a toujours été attachée par les liens canoniques, d’organisation et de culte, au Patriarcat de Constantinople, autant avant qu’après 1054, l’année du schisme. C'est ainsi que les Roumains sont restés jusqu’à ce jour, dans le monde entier, le seul peuple d’origine latine mais de rite orthodoxe. Autrement dit, le peuple roumain ne relève de Rome que par son origine et par sa langue, alors que du point de vue de la foi, il a toujours été relié uniquement au sud-est européen, ce qu’on appellera l’Orthodoxie. 

 Vers l’an 600, l’entière organisation ecclésiastique du Bas-Danube s’était écroulée sous la pression des tribus avaro-slaves. L’établissement des Slaves dans la péninsule des Balkans rendit beaucoup plus difficiles les liaisons des Daco-Romains du nord du Danube avec les populations romanisées du sud du fleuve. Cependant, comme le processus de romanisation et de christianisation était achevé, les paléo-Roumains ont pu assimiler d’autres groupes de peuples avec lesquels ils ont dû coexister. Ils réussirent également à imposer aux peuples migrateurs arrivés dans leurs parages la foi chrétienne - en tant que forme supé- rieure de manifestation spirituelle - en en faisant un facteur de culture et de civilisation. Les Slaves ont en revanche pu imposer leur langue dans le culte de l’Église roumaine et il en fut ainsi du Xe au XVIIe siècle. 

 Les informations concernant la vie ecclésiale des proto-Roumains après le VIIe siècle sont plutôt lacunaires, mais plusieurs découvertes archéologiques attestent une intense vie chrétienne. Il n’est pas dépourvu d’intérêt de mentionner le fait que l’Église Orthodoxe du territoire carpato-danubien, à partir notamment du XIVe siècle, devient l’une des plus importantes Églises des Balkans. Pendant la première moitié du XIVe siècle on assiste au processus d’unification étatique des formations politiques existant dans ces territoires. Ainsi apparaissent à l’est des Carpates la Moldavie, au sud la Valachie et au nord-ouest la Transylvanie.

 Peu de temps après, les princes régnants de Valachie et de Moldavie demandèrent au Patriarcat œcuménique de Constantinople la reconnais- sance officielle ou canonique des deux sièges métropolitains roumains qui allaient en dépendre. En 1359, le Patriarcat reconnut officiellement la Métropole de Valachie, dont le siège était à Arges, et son titulaire, Hyacinthe, jusque-là métropolite à Vicina. En 1517, le siège métropolitain fut trans- féré à T=rgoviste, puis en 1688 à Bucarest, où il se trouve encore à pré- sent. En Moldavie, la reconnaissance canonique de la Métropole — avec siège à Suceava — se heurta à des difficultés soulevées par le Patriarcat de Constantinople qui voulait y imposer un hiérarque grec, alors que le pays voulait un roumain. C’est seulement en 1401 que Iosif Musat fut reconnu métropolite pour toute la Moldavie. 

 À partir de là, pour les Églises indépendantes des deux pays roumains, commence une période fructueuse à tous les points de vue. Des métropolites-théologiens comme Maxime Brancovici (1505-1508), Macaire (1512-1521), Eftimie (1594-1602), Antim Ivireanul (1708-1716), etc. en Valachie, et Théoctiste Ier (1453-1477), Grigorie Rosca (1546- 1551), Gheorghe Movila (1588-1591 et 1595-1605), Atanasie Crimca (1608-1617 et 1619-1629), Varlaam (1632-1653), Dosoftei (1671-1674), sous le pastorat desquels „les forêts des Carpates fourmillaient d'ermites” en Moldavie, pour n'en citer que quelques-uns, ont développé une intense activité théologique et ecclésiastique de résonance exceptionnelle. 

 Quant à la Transylvanie, on dispose de témoignages sûrs concernant l’existence d’évêques ou métropolites orthodoxes roumains depuis le dernier quart du XIVe siècle, bien que cette province soit tombée sous la domination des Hongrois ou des Turcs; le siège métropolitain se trouvait à Alba-Iulia. C’est là qu'exercèrent leur ministère les métropolites Ghenadie Ier (1579-1585), protecteur du diacre-typographe Coresi de Brasov, Ioan de Prislop (1585-1605), Ilie Iorest (1640-1643), Simion Stefan (1643-1656) et Sava Brancovici (1656-1680). 

 Lorsque la Transylvanie (principauté „autonome” sous suzeraineté ottomane de 1541 à 1688) passa sous la domination des Habsbourg (1688-1918), une partie infime du clergé et des fidèles roumains cédèrent aux pressions et aux promesses trompeuses et acceptèrent „l’union” avec l’Église de Rome (1698-1701). On parvint de la sorte à une scission dans l’Église roumaine, bien que purement formelle car à part la reconnais- sance du primat papal, la doctrine en son intégralité, le culte et l’organi- sation de la nouvelle Église uniate restèrent les mêmes qu’auparavant. L’Orthodoxie ancestrale menacée trouva pour sa défense une série de moines, de prêtres et de fidèles, parmi lesquels le hiéromoine Visarion Saraï (1744) qui finit ses jours dans la prison de Kufstein en Autriche; le hiéromoine Sofroni de Cioara, chef d’une révolte paysanne des années 1759-1761 ; le paysan Nicolae Oprea de Saliste (département de Sibiu), qui se rendit trois fois à Vienne pour y porter les plaintes au sujet des roumains orthodoxes morts à Kufstein; les prêtres Moïse M\cinic et Ioan de Gales disparus eux aussi dans cette prison ; le hiéromoine Nicodim, l’archiprêtre Nicolae Pop et le prêtre Ioan d’Aciliu qui allèrent à Saint- Petersbourg demander à l’impératrice Elisabeth Petrovna la protection de la Russie pour les orthodoxes roumains persécutés pour leur foi. La plupart d’entre eux ont été canonisés par le Synode roumain en 1955. En 1701, la Cour de Vienne supprima l’ancien siège métropolitain tran- sylvain d’Alba-Iulia. À sa place fut créé un évêché uniate dépendant de l’archevêque magyar catholique d’Esztergom. Ce n’est qu'en 1810 que les roumains obtinrent le droit de se choisir un évêque d’origine roumaine, ce qui fut fait en la personne de Vasile Moga (1811-1845), qui établit son siège à Sibiu, où il se trouve encore à ce jour. 

 Outre tous ces hiérarques que nous venons de mentionner, d’autres ecclésiastiques (prêtres et moines) ont joué un rôle important dans la vie spirituelle, culturelle et sociale du peuple roumain. On connaît des écoles organisées par eux sur tout le territoire roumain. Les monastères ont eux aussi joué un rôle important dans la culture roumaine. C’est toujours auprès des monastères, dans lesquels existait une vie hésychaste im- portante, que prirent naissance les premières écoles théologiques. 

 L’Église Orthodoxe Roumaine a, tout au long du Moyen +ge, soutenu d’autres Églises chrétiennes, surtout celles tombées sous la domination ottomane. Elle leur vint en aide par l’impression de livres dans les langues grecque, arabe et géorgienne, et spécialement par les nombreux secours matériels accordés aux églises, aux écoles et aux établissements d’assistance sociale des Balkans et du Proche-Orient. À partir de la se- conde moitié du XVIe siècle, les documents de l’époque nous fournissent des informations de valeur sur les contributions versées par la Valachie et la Moldavie, ainsi que par l’Église roumaine, afin de soutenir les vingt grands monastères et une multitude d’ermitages du mont Athos. De nou- velles églises furent élevées avec l’aide roumaine, complétée encore par des donations en argent, en manuscrits, livres, icônes, vêtements sacer- dotaux et objets cultuels, dont un bon nombre se trouve encore dans les bibliothèques et les musées de l’Athos.

 Les Pays Roumains ont également soutenu quelques établissements ecclésiastiques de Serbie, Bulgarie et Grèce qui étaient sous domination turque. Les aides et les dons roumains jouèrent un rôle positif dans l’histoire, car en protégeant les Églises nationales des pays qui subissaient la domination politique étrangère, ils offraient un appui à la lutte même que ces peuples menaient pour la culture et l’indépendance nationales. 

 Au cours du XIXe siècle une pléiade d’évêques et d’autres person- nalités ecclésiastiques inscrivirent leurs noms au rang des grands érudits du peuple roumain: Chesarie de Buzău (évêque entre 1825-1846), Filotei de Buzău (évêque entre 1850-1859), Saint Calinic de Cernica (évêque de Râmnic 1850-1868), Melchisedec Stefanescu (évêque de Roman 1864- 1879) ont marqué la vie hésychaste et théologique de l’Église roumaine. L’Église orthodoxe de Transylvanie eut à sa tête à cette époque le grand hiérarque Andrei Shaguna (1864-1873). Il réussit à restaurer en 1864 l’ancienne métropole de Transylvanie, dont le siège sera désormais à Sibiu. Il organisa la nouvelle métropole sur la base du fameux Statut organique, qui allait guider l’Église de Transylvanie jusqu’en 1918. Le 25 février 1925 toutes les Églises roumaines des trois provinces se constituèrent en patriarcat, et le métropolite de Valachie Miron Cristea devint le premier patriarche de Roumanie (1925-1939). Parmi les hiérarques de cette période, il faut évoquer le métropolite Nicolae Bălan (1920-1955) qui joua un grand rôle dans l’organisation unitaire de l’Église roumaine, l’œcuménisme chrétien et l’organisation de l’enseignement théologique. C’est lui qui fut le mentor du Père Staniloaë. Ensuite, Irineu Mihălcescu (1939-1947) en Moldavie et les Patriarches Nicodim Munteanu (1939-1948), ainsi que Justinian Marina (1948-1977) sont de grands noms de l’Église Roumaine. Pendant la période sombre du communisme, l’Église Orthodoxe Roumaine fut arrêtée dans son déve- loppement. Mais, grâce à certains grands théologiens, prêtres, fidèles, connus ou inconnus, moines et moniales de tous les monastères roumains qui subirent les persécutions, malgré toutes les difficultés, la lumière de la spiritualité s’est maintenue allumée. C’est pour cela qu’aujourd’hui l’Église Orthodoxe Roumaine est l’une des plus vivantes de toute l’Orthodoxie.

 Ainsi s'explique que l’Église du peuple roumain a vu se constituer tout au long de son histoire bimillénaire une tradition et une spiritualité très riches. De nombreuses personnalités, notamment religieuses, ont contribué à la sauvegarde de la foi orthodoxe à chaque époque de l'histoire et leurs noms sont inscrits, non seulement dans le livre d'or de leur peuple, mais aussi dans ceux d'autres nations. Dès le début de l'histoire de la Roumanie jusqu'à nos jours, des théologiens, clercs ou laïcs, appartenant à un peuple né chrétien, ont marqué et marquent encore la théologie universelle. ."

vendredi 25 novembre 2022

"Si tu traverses les eaux, je serai avec toi" (Isaïe 43,2)





Parfois le rideau de la pluie est si épais et si dense que le soleil semble avoir été irrémédiablement perdu pour nous… La pluie est si froide, tellement meurtrissante, elle est si forte qu'elle nous paraît impénétrable. Elle est si dure que nous pensons devoir renoncer à tout, tout bonheur, toute liberté, toute lumière, tout réconfort, tout amour.

Ce rideau de pluie est un rideau de fer, un rideau d'acier gris, qui nous sépare radicalement de tout espoir.

Pourtant il arrive inéluctablement un moment où le soleil réapparaît, suffisamment fort pour réduire cette cette grille de métal froid et sombre, qui nous enfermait dans le malheur, en vapeur impalpable et invisible, en vapeur inconsistante, faisant disparaître d'un coup cette désolation qui nous glaçait jusqu'aux os et nous rendant la liberté de notre regard, de nos mouvements, de notre pensée à nouveau sans limites…le soleil règne enfin. Alors à nouveau l'espoir et la vie renaissent et, la tête dans la lumière, nous ne gardons que quelques traces de boue sur nos pieds qui se remettent en mouvement. Nous avançons ainsi, l'espérance et la confiance revenues, la paix retrouvée en nos cœurs. 


mardi 22 novembre 2022

LE TEMPS DE L'ACCOMPLISSEMENT DES PROPHÉTIES EST VENU

Dans une récente interview, qui sera bientôt publiée ailleurs, le père Andrew a exprimé son point de vue sur la situation en Ukraine, qui a mis le monde entier et l'ensemble de l'Église orthodoxe en crise. (Source)

 Q : Qu'est-ce qui a provoqué la crise en Ukraine, qui a tellement affecté les relations inter-orthodoxes et conduit à un énorme schisme historique ? 

 R : Tout d'abord, nous devons savoir que depuis la chute de l'URSS en décembre 1991, l'élite américaine (avec tous ses sous-fifres) a eu pour principaux objectifs premièrement la destruction du monde islamique et deuxièmement la destruction de l'Orthodoxie russe. Église, qui est le ciment du monde russophone et le centre numérique de l'Orthodoxie. L'élite américaine a échoué dans la première tâche, bien qu'elle ait semé le chaos et la mort dans tout le Moyen-Orient et en Afrique du Nord. Dans la deuxième tâche, elle échoue également, bien qu'elle ait de nouveau créé le chaos et la mort, rendant menaçante une guerre nucléaire. C'est le satanisme. Cela ne fait aucun doute. Seul Satan aime le sang et la mort. Cela m'est devenu évident lorsque l'ancien ambassadeur des États-Unis à Kiev, John Herbst, a infiltré le quatrième concile de l'Église orthodoxe russe hors de Russie à San Francisco en 2006. Son commentaire à l'époque à un futur évêque ukrainien schismatique était que, compte tenu de la décision du ROCOR pour l'unité avec Moscou, ils (c'est-à-dire l'establishment américain via la CIA) devraient désormais infiltrer toutes les Églises orthodoxes locales et en particulier l'Église orthodoxe russe de l'intérieur. C'est exactement ce qu'ils ont fait. Ainsi, ils ont créé le scandale de la persécution des fidèles de l'intérieur de l'Église, en utilisant ses agents corrompus à l'intérieur de l'Église. "Remettez les clés de votre église afin que nous puissions la fermer", c'est le chant américain, que ce soit par l'intermédiaire de ses agents en Occident ou de ses agents en Ukraine. Il y a exactement la même tentative d'intimidation des pieux et de manipulation des naïfs partout. Ainsi, la technique a clairement la même origine. En Ukraine, tout prêtre qui perd son église perd également son emploi et éventuellement son logement, une fois que les clés de son église lui ont été volées. Ici, ce n'est pas si mal parce que la plupart des prêtres ne dépendent pas de l'église pour leur revenu ou leur maison. Cependant, le troupeau sera encore dispersé, le travail de décennies de construction de l'Église détruit et le peuple scandalisé par la persécution venant d'en haut. C'est ainsi que les gens, les "petits" de l'Évangile, perdent la foi. Dans notre propre cas, nous avons été sauvés par l'amitié personnelle entre le patriarche Kyrill et le patriarche Daniel, nous avons donc pu rester libres et ouverts, ce que les gens reconnaissent et affluent vers nous, malgré la jalousie et les calomnies des autres. Les gens refusent d'être intimidés par la CIA. Contrairement à la redoutable police secrète de l'Ukraine totalitaire, les « autorités » hésitent à kidnapper et à torturer ici. En Ukraine, la CIA a jusqu'à présent réussi à fermer 2 000 églises de l'Église orthodoxe ukrainienne sur 12 000, mais des milliers d'autres le seront dans les mois à venir. Le Métropolite Onuphre est un confesseur héroïque et peut encore être martyrisé par les Américains par l'intermédiaire de leurs mandataires. Nous sommes avec lui à 100%. Nous n'avons pas peur d'eux ! Nous avons déjà vu leur espèce et les avons vus auparavant. 

 Q : Quand la guerre en Ukraine a-t-elle commencé ?

 R : En 2014, le centenaire de la Première Guerre mondiale. Comme je l'ai déjà écrit à maintes reprises, il s'agit d'un processus générationnel : 1914, 1939 (la Seconde Guerre), 1964 (l'effondrement moral, entraînant 100 millions d'avortements, l'éclatement massif des familles et la perversion ouverte sans repentir), 1989 (la chute du mur de Berlin, suivi de la première invasion de l'Irak et de l'effondrement soviétique) et 2014. C'était la première année de la troisième guerre mondiale, dont le covid n'était qu'une phase qui a tué près de sept millions de personnes, une guerre qui devrait durer dix années en tout. C'est aussi longtemps que la Première Guerre mondiale et la Seconde Guerre mondiale additionnées. Ainsi, nous avons vu une crise mondiale tous les vingt-cinq ans. Q : Vous avez récemment aidé un prêtre réfugié ukrainien à essayer de fonder une nouvelle église à Londres. Comment ça c'est passé? R : Avec la bénédiction de notre propre Métropolite Joseph et de la haute hiérarchie de Kiev, qui savent tout sur la façon dont nous avons été persécutés et comment nous avons été reçus dans l'Église roumaine (le Métropolite Joseph y est bien connu et respecté et les a rencontrés), nous avons reçu un prêtre d'Ukraine qui est resté trois semaines avec nous. Cependant, l'establishment britannique a dit à notre prêtre en termes clairs que tant qu'il serait avec le Métropolite Onuphre, il ne serait pas toléré dans ce pays. Il ne pouvait en aucun cas obtenir un local ou quoi que ce soit. Les USA ne le permettront pas. Cependant, on lui a dit que s'il avait été dans l'église schismatique CIA/Dumenko ou dans l'église gréco-catholique (Uniate), il aurait immédiatement reçu tout ce dont il avait toujours rêvé. 

 Q : Pourquoi est-il venu vous voir au Patriarcat de Roumanie et ne s'est-il pas adressé à l'Église russe ? 

 R : La peine du régime de Kiev pour « collaboration » (= concélébration avec l'Église russe) est de cinq ans d'emprisonnement. Aujourd'hui, la situation en Europe de l'Est se détériore rapidement. En Ukraine, vous pouvez être emprisonné pour possession de livres russes. Dans les pays baltes, c'est la même chose. Le couvent de Pjukhtitsy en Estonie a reçu l'ordre de rejoindre le pion américain de Constantinople. Honte éternelle au gouvernement estonien. En Lettonie, les médecins peuvent désormais légalement refuser de traiter les Russes qui ne parlent pas le letton. Des gens vont mourir. Tel est le racisme autorisé par l'UE. Je soupçonne fortement que la Russie sera cette décennie tentée de prendre le contrôle de la Moldavie désespérément pauvre, puis des États baltes mourants, afin d'y libérer leurs minorités persécutées. 

 Q : Quel espoir voyez-vous pour l'Église russe dans cette crise ? 

 R : Mon espoir personnel est le Métropolite Hilarion (Alfeev) de Budapest. Je le connais personnellement. De diplomate libéral, il s'est développé et a mûri au cours des dernières années à travers ses souffrances, et c’est maintenant un héros enchaîné. Il s'est toujours ouvertement opposé à la guerre en Ukraine. Il voit clairement la différence entre l'Église et l'État. Il parle plusieurs langues, assez bien le grec, le français et un excellent anglais. Il est pour l'autocéphalie de l'Église orthodoxe ukrainienne. Même si ce ne sera que temporaire, ce sera encore nécessaire pour un temps. Une fois que la province sud-ouest de Transcarpatie, comme l'appelle Kiev, sera devenue une partie de la Hongrie, comme elle le fera, il y aura un besoin pour une Église orthodoxe hongroise autocéphale. Cela pourrait être une position possible pour le Métropolite Hilarion. Mais il pourrait faire plus. Il pourrait assumer la responsabilité du diocèse de Sourozh et des paroisses de Moscou en Amérique du Nord. Dans ce pays, il a pu restaurer ici l'Église russe déchue, qui est maintenant dans un état désastreux. Il pourrait enfin créer cette Église russe unie tant attendue à partir des trois juridictions russes en guerre ici, dont l'une est autorisée à refuser d'être en communion avec l'une des autres ! Il pourrait reprendre l'exarchat d'Europe occidentale désormais moribond du patriarcat de Moscou et le faire revivre, en collaboration avec d'autres juridictions. Ou tout simplement, il pourrait devenir le prochain patriarche de Moscou. 

 Q : Est-ce la fin du monde ? L’Apocalypse ? 

 R : Nous sommes à une époque pré-apocalyptique. La guerre contre l'Ukraine, la Biélorussie et la Russie se terminera, sous condition, le 5 mai 2024. Dans dix-huit mois exactement. Ce ne sont pas mes paroles, mais les paroles des prophètes et des saints anciens. S'il y a repentance (toutes les prophéties dépendent de la repentance), alors il y aura une grande purification de l'Église et de l'État. Tous les pervers et les carriéristes soucieux d'argent seront chassés, comme les changeurs du Temple, car c'est exactement ce qu'ils sont. Celui qui persévérera jusqu'à la fin sera sauvé. N'aie pas peur, petit troupeau. Toute cette période est un temps d'épreuve. 

 Q : Vous semblez optimiste ? 

 R : A plus long terme, bien sûr, je suis optimiste, mais pas à court terme. Il y a beaucoup de souffrances à traverser dans les mois et l'année à venir. C'est pourquoi le Seigneur a été miséricordieux envers la reine Elizabeth II et l'a prise - afin qu'elle ne voie pas ces horreurs. Le commandant du commandement stratégique américain en charge de la triade nucléaire américaine, l'amiral Charles Richard, vient de dire que « la crise ukrainienne ne fait que se réchauffer. La grande arrive, et il ne faudra pas longtemps avant que nous soyons testés d'une manière que nous n'avons pas été testés depuis longtemps ». Les États-Unis envoient des armes nucléaires dans leur base en Espagne. Selon le ministre des Affaires étrangères de l'UE, Borrell, l'UE à elle seule a dépensé 22 milliards d'euros pour l'Ukraine en 2022, sans compter l'aide militaire directe des membres individuels de l'UE. L'Ukraine aura besoin de milliards de dollars juste pour rester à flot dans les prochains mois et probablement de plus de 100 milliards de dollars pour rester à flot en 2023. Sans parler de l'afflux potentiel de réfugiés d'Ukraine vers l'Europe, mettant le feu aux poudres du mécontentement interne existant dans ces pays. Par exemple, ici des refuges ukrainiens ont été parrainés pendant six mois, lorsqu'ils ont commencé à venir ici en mars dernier. Maintenant que cette période est terminée, beaucoup sont jetés dans la rue, où ils vivent comme des mendiants et des clochards. Les conseils locaux ne veulent pas et ne peuvent pas les aider. Eux aussi sont en faillite. C'est maintenant le temps de l'accomplissement des prophéties. Les saints ont prédit il y a longtemps qu'à la fin il y aura de nombreuses églises et que les coupoles dorées brilleront, mais vous ne pourrez pas y entrer. C'est exactement la situation en Ukraine aujourd'hui, où les églises sont fermées à clé et vides. Comme saint Séraphin de Sarov l'a prophétisé, il y aura à la fin des évêques encore pires que ceux du temps de l'empereur Théodose le Jeune (401-450). Ici commence notre longue, longue marche vers la liberté. Nous vivons la fin de ce vieux monde Occidentalocentrique et voyons le retour au monde multicentrique originel. Mais comme le disait saint Alexandre Nevsky : « Dieu n'est pas dans la force, mais dans la vérité ».

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