samedi 4 avril 2020

Requiem pour la France, ancien État-nation


«Cette « guerre du droit » qui émerge, tardivement, dans la conscience collective française n’aura pas lieu. En effet, depuis la décennie des années 1990, tout est, en France, mis en œuvre pour « anglo-saxonniser » le droit, c’est-à-dire pour faire disparaître tous les fondamentaux juridiques du droit continental traditionnel. Le Code civil, jusqu’alors qualifié de « droit commun » est, depuis cette époque, en voie de « modernisation » afin de le fusionner avec les principes commerçants, jusqu’alors et depuis l’avènement du Code de commerce de 1807, qualifiés de « dérogatoires ».
Ainsi, depuis les années 90, les « milieux autorisés » (universitaires, juridiques et politiques, tous metteurs en scènes des volontés économiques hégémoniques) sont partis en guerre contre le droit civil français afin de l’accommoder à la sauce anglo-américaine globaliste ; il s’agit, ni plus ni moins que de transformer les principes du droit civil en principes commercialistes. Il serait fastidieux d’énumérer toutes les « modifications-modernisations-simplifications » qui ont eu lieu depuis lors et qui concernent toutes les branches du droit (droit de la famille et des personnes, tant patrimonial que biologique, droit contractuel, droit des biens, droit des sociétés…), toutes ont pour point commun d’être motivées par la domination et l’accaparement des principaux propriétaires de capitaux. Plus précisément il s’agit, pour les dominants monétaro-économiques, de valider juridiquement – par le « droit » donc – leur accaparement définitif sur tous les biens tangibles alors que les valeurs financières immatérielles sont condamnées – par ceux-là mêmes qui les ont créées – à une très prochaine disparition.
La domination économique des principaux propriétaires de capitaux se transforme dès lors en domination juridique. Parmi la multitude d’application de ce phénomène, citons la transformation du « droit de propriété » en « droit de propriété économique », laquelle connaît actuellement un nouveau développement avec le projet de redéfinition du droit de propriété foncier. Nous pourrions également citer la mise en œuvre, en droit français des sociétés, de la théorie de l’Agence…
[…] sur ce qu’il faut entendre par « droit anglo-saxon », rappelons simplement que le prétendu « droit » d’origine anglaise n’est que la mise en forme règlementaire de la domination des puissants sur les faibles et qu’il n’a en conséquence rien – strictement rien – à voir avec le concept juridique de « droit » tel que traditionnellement compris en France.

La France était encore, jusqu’à il y a peu, la flamboyante porte-voix du droit continental, lequel est en retour sa raison d’être, rappelons par exemple :
  • que la Chine désigne la France par un idéogramme signifiant « pays de la loi », 法國
  • que le Code civil a été le plus grand succès français à l’exportation.
Or c’est précisément le droit continental, dont la France a été l’interprète accomplie, qui est à l’origine de la « civilisation européenne ». Le « droit » anglais, qui s’est, à partir de 1531, développé en toute autonomie, n’a été qu’une coquille formelle dépourvue de sens civilisationnel ; ce droit anglais n’a jamais eu pour objectif de porter et développer les principes d’intégrité et de justice mais au contraire de développer l’emprise des puissances, devenues financières, sur la Société, c’est-à-dire sur les populations. Le « droit anglais » est en lui-même, depuis le XVIème siècle, porteur du concept juridique « d’esclavagisme ».

La France n’existe, c’est-à-dire n’a de justification politique historique, que dans sa vocation à développer le « droit » au sens civilisationnel que ce terme comporte. Or, depuis l’avènement en France :
  • du parlementarisme dit représentatif (Révolution Française),
  • de la Banque centrale (1800),
  • du virage compradore de ses élites financières au début des années 1920,
  • de l’éviction par ses mêmes élites de De Gaulle (1969),
  • du virage compradore des « élites » politiques post-De Gaulle,

la France a d’elle-même consciencieusement renoncé à ses fondamentaux historiques, c’est-à-dire qu’elle a volontairement renoncé à exister. Il ne faut donc pas s’étonner aujourd’hui de la volonté, ferme et définitive, des différents « gouvernements » français de faire disparaître l’entité politique française, en tant qu’État-nation, en la scindant et en la fusionnant dans le magma – dont la vocation est ab initio fédéraliste et globaliste – appelé « Union Européenne ». Cette Union Européenne n’est rien d’autre qu’une imposture institutionnelle chargée de valider politiquement la domination irrémédiable des puissances d’argent sur les populations. Elle est le premier pas institutionnel vers le Gouvernement Mondial. D’autres pas institutionnels existent, comme celui vers la création d’une monnaie mondiale dématérialisée contrôlée par les banquiers et leurs affidés…»
Valérie Bugault
 Docteur en droit, 
ancienne avocate fiscaliste, 
analyste de géopolitique juridique et économique.
(Source)

jeudi 2 avril 2020

Bûcher d'hiver (Зимний костер) une œuvre méconnue de PROKOFIEV pour les enfants




LE BÛCHER D’HIVER - SERGUEÏ PROKOFIEV

mercredi 1 avril 2020

PARACLISIS à ST NICÉPHORE LE LÉPREUX



TOUS NOS REMERCIEMENTS À P. PANTELIS ET JEAN- LUC D'AVOIR TRADUIT CE TEXTE ET DE PERMETTRE DE L'OFFRIR À TOUS LES FIDÈLES. QUE ST NICÉPHORE LES PROTÈGE ET QUE DIEU LES BÉNISSE !

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mardi 31 mars 2020

Semaine de St Jean Climaque

sur le Blog orthodomonde.fr



Le quatrième dimanche du Grand Carême, l’Église Orthodoxe commémore saint Jean Climaque. Monseigneur Roman, évêque de Yakoutie et de Léna, nous parle de l’importance de ce saint pour l’Église, de l’actualité de son Echelle et de l’importance, pour les laïcs, de réfléchir à la vie monastique. 

 L’échelle des priorités 


Extrait 


[…] Sans aucun doute, ce sont justement la lucidité et le bon sens de saint Jean qui ont du l’aider à écrire son Echelle, l’un des plus hauts travaux ascétiques de l’histoire de l’église. L’Échelle n’est pas un simplement texte historique. L’Échelle est un guide destiné à l’action. Soit dit en passant, c’est le seul texte qui ne soit pas biblique ou liturgique et qui soit lu pendant les offices. Ce livre est utile à tous les croyants, et non pas seulement aux moines pour lesquels il a été écrit. Il n’a pas perdu en actualité, bien que la dernière traduction remonte à la deuxième moitié du XIXe siècle. Le lecteur contemporain trouvera sans doute le texte un peu lourd, mais il vaut la peine d’être lu ! Comme on le sait, l’«Échelle» est constituée de trente degrés d’ascension vers Dieu par le moyen de l’élimination des passions et l’acquisition des vertus. Etrangement, les premiers degrés ne traitent pas des principes fondamentaux de la morale humaine (ne pas mentir, ne pas voler, ne pas se vanter) ni des exigences ascétiques (contre la gourmandise ou l’excès de sommeil). Ils décrivent plutôt les étapes par lesquelles le moine se détache du monde : de la vie mondaine, des soucis de la vie, de la maison familiale («De l’exil»)... Si nous y réfléchissons, nous comprenons que l’œuvre de Jean Climaque, dès les premières lignes, propose à tout chrétien, et non pas seulement au moine, de mettre de l’ordre dans ses priorités. Se considérer comme faisant partie du monde éternel, et non pas comme le centre du monde, se concentrer sur sa vie intérieure et sa relation à Dieu : c’est la première chose qui arrive à un homme qui entend l’appel de Dieu. Le bienheureux Augustin a dit à ce sujet des paroles remarquables : « Si Dieu est à la première place le reste trouvera sa place de lui-même». Ainsi, le début du chemin spirituel, c’est de mettre Dieu à la première place. […] 


par Mgr Roman, 
Évêque de Yakoutie et de Léna

Pour lire l'intégralité de l'article : Source

PRIÈRE À NOTRE DAME, JOIE DE TOUS LES AFFLIGÉS



Ô Vierge très sainte, Mère du Seigneur des armées d’en Haut, Reine du Ciel et de la terre, toute puissante intercession de notre ville et de notre pays : reçois cette hymne de louange et de remerciement de nous, tes serviteurs indignes, et porte nos prières jusques au trône de Dieu, ton Fils, afin qu'Il puisse être miséricordieux envers notre injustice et étendre sa grâce à ceux qui honorent ton nom entre tous honorables et se prosternent devant ton icône miraculeuse avec foi et amour. Car nous ne sommes pas dignes qu’Il nous prenne en pitié. C'est pourquoi nous accourons vers toi comme vers notre intercession indubitable et prompte: écoute-nous qui te supplions. 

Couvre-nous de l’ombre de ta protection toute puissante, et demande de Dieu ton Fils, zèle et vigilance concernant les âmes de nos pasteurs, sagesse et force pour les autorités civiles, justice et équité pour les juges, connaissance et humilité pour ceux qui enseignent, amour et concorde entre les époux et les épouses, obéissance pour les enfants, patience pour les opprimés, crainte de Dieu pour les oppresseurs; force d'esprit pour les affligés; modération pour ceux qui sont joyeux, et pour nous tous, esprit de compréhension et de piété, esprit de miséricorde et de mansuétude, esprit de pureté et de justice. 

Oui, ô très sainte Dame, prends pitié de ton peuple affligé: rassemble les dispersés, guide vers le droit chemin ceux qui sont égarés, soutiens les vieillards, enseigne aux jeunes gens la sobriété, nourris les nourrissons, et abaisse tes yeux avec ton regard d’aide miséricordieuse sur nous tous. Relève-nous de l'abîme du péché et ouvre les yeux de nos cœurs à la vision du salut. Aie pitié de nous, ici et maintenant - à la fois dans le pays de notre séjour terrestre et au Redoutable Tribunal de ton Fils. Fais que nos pères et nos frères qui ont quitté cet vie dans la foi et la repentance demeurent dans la vie éternelle avec les anges et tous les saints, car toi, ô Vierge, tu es leur gloire dans le ciel et leur espérance sur la terre. Après Dieu, tu es notre espoir et le secours de tous ceux qui accourent vers toi avec foi. C’est pourquoi nous te prions, et comme à une aide toute-puissante, nous nous confions nous-mêmes, les uns les autres et toute notre vie, à toi Mère de Dieu, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.

lundi 30 mars 2020

Non, la France n’est pas en guerre !


Par Slobodan Despot − Le 22 mars 2020 − Source antipresse.net



…Enfin, pas celle qu’on lui promet. La France risque de se réveiller demain en comprenant qu’elle était elle-même la cible de la guerre proclamée par M. Macron. Mais il sera trop tard. Avec ou sans virus, elle devra vivre pieds et poings liés.


Le monde qui est entré dans le Coronavirus n’en sortira plus. Ce qui en sortira sera quelque chose de radicalement différent. Nous ne savons pas quelle sera la portée de ce virus sur le corps physique de l’humanité, mais nous voyons déjà son action sur son corps social. L’exemple français est très parlant.
La guerre… contre qui ?

Le 16 mars dernier, M. Macron a solennellement proclamé: «Nous sommes en guerre» et la nation entière lui a emboîté le pas, lui qu’elle détestait hier encore. Depuis les balcons où ils sont confinés, les Français comptent les entorses à la loi martiale et s’empressent de les dénoncer sur les réseaux sociaux voire plus haut. Ils sont si émoustillés par les harangues dont on les bombarde à longueur de journée qu’ils ne remarquent même pas le danger de cet entraînement.
Non, la France n’est pas en guerre. Pour sa sauvegarde en tant que peuple et en tant que démocratie, elle doit s’ôter cette idée de la tête. Elle est en situation de pandémie, une situation que les structures compétentes de l’Etat sont censées savoir affronter. Ce qui l’attaque n’est pas un adversaire humain, c’est une maladie. Lorsque la France était ravagée par la peste, on ne parlait pas de guerre, mais de fléau de Dieu. Lorsque la France entre concrètement en guerre contre quelqu’un, comme lorsqu’elle participa au bombardement de la Serbie ou de la Libye, le président ne va surtout pas dire au peuple qu’il est en guerre.

La guerre dont on parle aujourd’hui n’en est pas une… à moins qu’on ait oublié d’ajouter l’adjectif: guerre civile.

La transmissibilité de cette maladie est un levier de contrôle absolu de la population. S’il ne s’agissait que de notre vie, personne ne pourrait rien nous imposer. Mais par la contagion nous sommes liés par un réseau de responsabilités — et donc de culpabilités — enchaînées. En proclamant que le virus est l’ennemi, les citoyens sont tous des vecteurs potentiels de l’ennemi. Autrement dit, des collabos, et à ce titre potentiellement justiciables comme tels: avec rigueur et de manière expéditive. Par extension de la métaphore, la régulation de leurs conditions de vie et de travail peut dorénavant elle aussi être «militarisée». 1

C’est ainsi qu’avec la «déclaration de guerre» de M. Macron, le collimateur s’est subrepticement déplacé de la maladie vers ses vecteurs potentiels sans même qu’ils aient senti la pastille rouge du pointeur laser se poser sur leur front.
Pour en arriver là, il aura fallu les nouvelles dantesques de Chine, puis ce brusque saut de cavalier vers l’Iran et l’Italie à nos portes. L’Italie où la maladie se déchaîne… avant tout sur ceux qui, hélas, étaient d’emblée les plus exposés 2. Il aura fallu, dès le départ, une surenchère de dramatisation médiatique, souvent inconsciente. Par exemple, le simple fait de parler initialement du Coronavirus au lieu d’un coronavirus, membre d’une famille étudiée depuis les années 1960 et comprenant aussi bien le SARS de 2003 que des «types de coronavirus bénins», naturellement hébergés par l’homme.

En France, le jour où la guerre est officiellement déclarée (16 mars), le COVID_19 a officiellement fait 148 morts sur 6645 cas confirmés. C’est grave et préoccupant, mais on est loin, comme l’explique le Pr Didier Raoult, du pic de mortalité saisonnière associée aux infections virales de 2017 qui avait fait plus de 10 000 morts (et qui correspondrait, pour un même taux de mortalité déclaré de 2,2%, à quelque 500 000 contaminés).
Devoir de pessimisme, congé de la raison

«Certes», nous dit-on, «mais attendez de voir!» En effet, nous ne savons rien de ce qu’il arrivera demain. Les courbes de progression du virus peuvent frôler la verticale, il peut soudain muter et tuer 60% des contaminés comme le H5N1. Tout peut arriver — y compris un dégonflement de la menace comme ce fut le cas avec H1N1. Mais on a comme l’impression que personne n’a envie d’entendre les hypothèses intermédiaires. Seule l’option du pire a pignon sur rue, car l’incertitude en matière de santé publique ne profite qu’aux pessimistes. Ce devoir de pessimisme, c’est l’avantage stratégique d’une épidémie en termes de contrôle des masses. On n’en voudra à personne d’en avoir fait trop; on lynchera celui qui sera suspecté de n’en avoir pas fait assez.3

C’est une véritable crémaillère vers la dictature, un mur de confinement auquel chacun, depuis le simple pékin psychosé jusqu’au ministre qui ne peut «faire moins» que ne lui enjoignent les médias, ajoute de bon cœur sa petite brique — tout en se privant d’une part de raison et de libre arbitre.

Si l’État français se considérait réellement en guerre avec le virus, il réquisitionnerait des usines pour fabriquer des masques au lieu de bloquer celles qui peuvent en procurer rapidement 4. Il mettrait immédiatement à profit les résultats encourageants de la chloroquine 5 plutôt que de les noyer dans des débats cauteleux. Il desserrerait l’étau psychologique dévastateur que représente le confinement à domicile, mesure carcérale qui génère déjà des conflits graves et des effondrements psychologiques. La résistance morale de la population est un facteur clef de toutes les guerres, autant que les forces armées, et c’est ce facteur dont les mesures extrêmes sont en train de priver le pays.

L’état de guerre, c’est l’abolition de la vie parlementaire et des libertés, le gouvernement par décret-loi, le droit d’ingérence du pouvoir dans toutes les sphères de la vie privée et le monopole de l’État et de ses relais sur les fake news. C’est sans doute à quoi M. Macron rêvait de parvenir — et que le virus lui a offert sur un plateau. Reste à savoir combien de temps la peur, chez les Français, fera passer la pilule de l’oppression.

  1. Ainsi, la nuit du 20 au 21 mars, le Sénat a pris des mesures d’exception à vocation sanitaire impliquant des modifications du droit du travail qui seront non temporaires. En outre ces mesures permettront au parlement de légiférer sans contrôle pour sauver l’économie. 
  2. Voir les statistiques de l’Institut de santé publique italien du 17 mars. 
  3. On a beaucoup reproché à Roselyne Bachelot d’avoir accepté un très important stock de vaccins et de masques. Aujourd’hui les journalistes la réhabilitent en disant qu’on ne peut jamais en faire trop, justifiant ainsi les mesures les plus draconiennes! Forts de l’idée que l’épidémie progresse en France parce que M. Macron n’en n’aurait pas assez fait au début, les médias nous martèlent qu’il faut désormais accepter les mesures les plus contraignantes, même pour longtemps. 
  4. On apprend en dernière minute que LVMH va «se mobiliser» pour produire les masques dont la France a besoin. Quel Etat attend le geste de bonne volonté d’une multinationale pour se procurer un article d’importance vitale? 
  5. Essai clinique mené par le Pr Raoult sur 24 patients. «Au bout de six jours de traitement au Plaquénil (le nom commercial de la molécule, ndlr), 75% des porteurs ont une charge virale négative.» Les États-Unis et la Chine ont immédiatement compris l’intérêt de cette molécule. 

dimanche 29 mars 2020

PRIÈRE POUR LE PERSONNEL SOIGNANT qui lutte contre Coronavirus


Prière en français  venue d'Ukraine ( source) pour les membres du corps médical qui luttent avec abnégation et infatigablement contre la propagation de la contagion et sauvent les vies humaines ». La demande à introduire dans l’ecténie est la suivante :
« Maître Ami des hommes, tourne Ton regard sur l’exploit sacrificiel de nos médecins, envoie-leur une santé inébranlable, la force et la fermeté de l’esprit, la sagesse dans l’accomplissement de leurs labeurs pour le bien de notre peuple, et procède par eux à la guérison de Tes serviteurs souffrants, nous Te prions avec instance, écoute-nous promptement et aie pitié de nous ! »

NOSTALGIE DES OFFICES MONASTIQUES

vendredi 27 mars 2020

SI NOUS N'AVONS PAS PÂQUES DANS L'ÉGLISE…

   Sur la pandémie


Parole de réconfort par le starets Zacharie

(P. Zacharias, disciple du saint Starets Sophrony, du monastère patriarcal et stavropégique de Saint-Jean-Baptiste, Tolleshunt Knights de Maldon, Essex, Angleterre.)

  sur le site du monastère de Tikhon de Zadonsk 

« […] S'ils nous demandent d'arrêter nos offices religieux, abandonnons et bénissons simplement la Providence de Dieu. D'ailleurs, cela nous rappelle une vieille tradition que les Pères avaient en Palestine : au Grand Carême, le dimanche des laitages, après le pardon mutuel, ils partaient dans le désert pendant quarante jours sans liturgie; ils ne continuaient que le jeûne et la prière afin de se préparer et revenir le dimanche des Rameaux pour célébrer d'une manière pieuse la Passion et la Résurrection du Seigneur. 

Et ainsi, nos circonstances actuelles nous obligent à revivre ce qui existait jadis au sein de l'Église. C'est-à-dire qu'ils nous forcent à vivre une vie plus hésychaste, avec plus de prière, de sorte que soit compensé le manque de la Divine Liturgie et nous prépare à célébrer avec plus de désir et d'inspiration la Passion et la Résurrection du Seigneur Jésus. Ainsi, nous transformerons ce fléau en triomphe de l'hésychasme. 

En tout cas, tout ce que Dieu permet dans notre vie ressort de sa bonté pour le bien-être de l'homme, car Il ne veut jamais que sa créature soit blessée de quelque façon que ce soit. Certes, si nous sommes privés de la Divine Liturgie pendant une plus longue période de temps, nous pouvons le supporter. 
Que recevons-nous dans la liturgie ? Nous participons au Corps et au Sang de Christ, qui sont remplis de Sa grâce. C'est un grand honneur et un grand avantage pour nous, mais nous recevons également la grâce de Dieu de bien d'autres façons. Lorsque nous pratiquons la prière hésychaste, nous demeurons dans la Présence de Dieu avec l'esprit dans le cœur invoquant le Saint Nom du Christ. Le Nom Divin nous apporte la grâce du Christ car il est inséparable de sa personne et nous conduit dans sa présence. Cette Présence du Christ qui nous purifie, nous purifie de nos transgressions et de nos péchés, elle renouvelle et illumine notre cœur afin que l'image de Dieu notre Sauveur, le Christ, puisse s'y former.

 Si nous n'avons pas Pâques dans l'Église, souvenons-nous que tout contact avec le Christ est Pâques. Nous recevons la grâce dans la Divine Liturgie parce que le Seigneur Jésus y est présent, Il accomplit la Sainte Cène et Il est Celui qui est donné aux fidèles. Cependant, lorsque nous invoquons Son Nom, nous entrons dans la même Présence du Christ et recevons la même grâce. Par conséquent, si nous sommes privés de la liturgie, nous avons toujours son nom, nous ne sommes pas privés du Seigneur. De plus, nous avons aussi sa parole, en particulier son évangile. Si sa parole demeure continuellement dans notre cœur, si nous l'étudions et la prions, si elle devient notre langue avec laquelle nous parlons à Dieu comme il nous a parlé, alors nous aurons à nouveau la grâce du Seigneur. Car ses paroles sont des paroles de vie éternelle (Jean 6:68), et le même mystère est accompli, nous recevons sa grâce et nous sommes sanctifiés. De plus, chaque fois que nous montrons de la bonté à nos frères, le Seigneur l’agrée, il considère que nous l'avons fait en son nom et il nous récompense. Nous faisons preuve de bonté envers nos frères et le Seigneur nous récompense de sa grâce. C'est une autre façon dont nous pouvons vivre dans la Présence du Seigneur. 

Nous pouvons avoir la grâce du Seigneur par le jeûne, l'aumône et chaque bonne action. Ainsi, si nous sommes contraints d'éviter de nous rassembler dans l'Église, nous pouvons aussi être unis en esprit dans ces saintes vertus qui sont connues au sein du Corps du Christ, la sainte Église, et qui préservent l'unité des fidèles avec le Christ et avec les autres membres de son corps. Tout ce que nous faisons pour Dieu est une liturgie, car cela sert à notre salut. La liturgie est le grand événement de la vie de l'Église, où les fidèles ont la possibilité d'échanger leur petite vie avec la vie illimitée de Dieu. Cependant, la puissance de cet événement dépend de la préparation que nous effectuons avant, à travers toutes les choses que nous avons mentionnées, à travers la prière, les bonnes actions, le jeûne, l'amour du prochain, le repentir. 

 Par conséquent, mes chers frères, il n'est pas nécessaire de faire des déclarations héroïques contre le gouvernement pour les mesures prophylactiques qu'il prend pour le bien de tous. Nous ne devons pas non plus désespérer, mais seulement rechercher sagement les moyens de ne pas perdre notre communication vivante avec la Personne du Christ. Rien ne peut nous nuire, nous devons simplement être patients pendant un certain temps et Dieu verra notre patience, enlèvera chaque obstacle, chaque tentation et nous verrons à nouveau l'aube des jours joyeux, et nous célébrerons notre espoir et notre amour communs que nous avons en Jésus-Christ. » (version en français par Maxime Martinez de la source)