jeudi 19 septembre 2019

Comment aider nos frères humains par St PORPHYRE



« Quand nous voyons nos frères humains ne pas aimer Dieu, cela nous afflige. L’affliction ne nous mène à rien. Non plus que les recommandations. En faire n’est pas davantage la méthode juste. Il y a un secret : si nous le comprenons, nous pourrons aider. Ce secret n’est autre que notre prière, notre dévotion à Dieu, de manière à ce qu’opère sa grâce. C’est nous, par notre amour, par notre ardeur à aimer Dieu, qui attirerons la grâce, de sorte qu’elle recouvre de ses flots les autres, ceux qui sont nos prochains, qu’elle les réveille, qu’elle les fasse aspirer à l’Amour divin. Disons plutôt : Dieu enverra son amour qui les réveillera tous. Ce que nous, nous ne pouvons pas, c’est sa grâce qui le fera. Par nos prières, nous ferons que tous soient dignes de l’amour de Dieu. »

dimanche 15 septembre 2019

Le culte de Mammon est un culte d’État

Par Dmitry Orlov – Le 7 juin 2016 – Source Club Orlov

PILE JE GAGNE, FACE VOUS PERDEZ

Société pour poser des questions stupides. 
Excusez-moi, c’est ici la Société pour poser des questions stupides? 
Posez la bonne question et vous devenez membre automatiquement


J’ai récemment écrit au sujet de la progression des taux d’intérêt de positifs à nuls (depuis 2008) et, enfin l’apparition des taux d’intérêt négatifs. Et je posais à mes lecteurs une simple question : comment les taux d’intérêt négatifs peuvent faire sauter le système financier? Apparemment, aucun d’entre vous ne connaissait la réponse. Maintenant, je dois avouer pour commencer que je ne connaissais pas la réponse non plus, ce qui était la raison pour laquelle je posais la question, et mes premières tentatives pour la trouver ont été un peu hésitantes. Mais maintenant, après y avoir réfléchi, je crois avoir trouvé la réponse, et c’est...

Mais d’abord, revenons un peu en arrière pour répondre à plusieurs questions préliminaires:

  1. Pourquoi les taux d’intérêt zéro sont-ils devenus nécessaires?
  2. Pourquoi les taux d’intérêt négatifs sont-il maintenant nécessaires? 
  3. Et pourquoi les taux d’intérêt négatifs sont-ils vraiment une excellente idée? 

Si vous ignorez certaines conséquences imprévues au point 3 (ce qui est ce le cas de tout le monde tout le temps, en fait, il ne faut pas vous en soucier pour l’instant).

1. Les taux d’intérêt sont descendus à zéro parce que la croissance économique est tombée à zéro. Si vous vous demandez maintenant pourquoi c’est arrivé, il vous suffit de googler Halte à la croissance en cliquant sur ce lien. (Un avis public au sujet de la fin prévue de la croissance a été exposé au bureau de planification global il y a quatre décennies. Ce n’est pas la faute de quelqu’un d’autre si les gens de cette planète ne s’intéressent pas aux affaires mondiales. Je veux dire : sérieusement...)

Les taux de croissance et les taux d’intérêt sont liés : un taux d’intérêt positif est à peine plus qu’un pari que l’avenir sera plus grand et plus prospère, ce qui permet aux gens de payer leurs dettes avec intérêt. Ce point est évident : si votre revenu augmente, il devient plus facile de rembourser vos dettes; s’il stagne, cela devient plus difficile; s’il se rétrécit, cela devient finalement impossible.

Oui, vous pouvez pinailler et couper les cheveux en quatre, et prétendre qu’il y a encore une certaine croissance. Mais dans les pays développés, la plus grande partie de cette croissance n’a été que manigances financières, alimentées par une explosion de la dette, et la plupart des avantages de ce bout de croissance est tombée dans la poche des plus riches, le 1%. De fait, elle n’a à peu près rien apporté aux autres. Cette croissance a-t-elle aidé à soutenir une classe moyenne nombreuse, stable et prospère ? Non, elle ne l’a pas fait.

En fait, les salaires aux États-Unis, qui étaient autrefois la plus grande économie du monde, stagnent depuis des générations. En réponse, la Réserve fédérale a réduit continuellement les taux d’intérêt, jusqu’à ce qu’ils atteignent zéro en 2008. Et ils y sont restés depuis. Mais maintenant, il se trouve que ce n’est pas assez. Si la Réserve fédérale veut garder la partie en cours, elle doit faire plus, parce que...


2. Une fois que vous êtes confronté à une économie en décroissance continue, maintenir les taux d’intérêt à zéro ne suffit pas à prévenir l’effondrement financier. Les taux d’intérêt doivent descendre en terrain négatif.

Voici seulement quelques exemples particulièrement frappants.

L’Australie a amassé une énorme pile de dette, de plus de 120% du PIB, et la plus grande partie est une dette hypothécaire due à la surévaluation des biens immobiliers. Maintenant que l’économie de l’Australie, qui a été tirée par les exportations de matières premières vers la Chine, est en stagnation, une grande partie de cette dette est transformée en prêts à intérêts seulement, parce que les Australiens n’ont plus l’argent pour rembourser le principal du prêt. Mais que se passe-t-il s’ils ne peuvent même plus assurer le paiement des intérêts ? La solution évidente est de refinancer leurs prêts hypothécaires avec un intérêt à 0 % ; problème résolu! Bien sûr, comme les conditions se détériorent davantage, les Australiens vont finir par être incapables de payer les taxes et les services publics. Les taux d’intérêt négatifs arrivent à la rescousse! Refinançons à nouveau à taux d’intérêt négatif. Cela implique que maintenant les banques vont les payer pour vivre dans leurs maisons hors de prix.

Un autre exemple : les compagnies d’énergie (pétrole et gaz) aux États-Unis ont accumulé un fantastique tas de dette. Tout cet argent a été aspiré dans le développement de ressources marginales et très coûteuses, telles que les pétroles de schiste et l’offshore profond. Depuis lors, les prix de l’énergie ont chuté, ce qui rend tous ces investissements non rentables et réduit considérablement les recettes. En conséquence, les sociétés d’énergie aux États-Unis sont à quelques mois de devoir dépenser la totalité de leur chiffre d’affaires en paiements d’intérêts. La solution, bien sûr, est de leur permettre de rouler leur dette avec les taux à 0 %, et si vous voulez qu’ils recommencent les forages (leur production diminue d’environ 10 % en rythme annualisé), alors s’il vous plaît, mettons en place les taux d’intérêt négatifs.

3. Vous commencez à voir comment cela fonctionne? Alors qu’auparavant il fallait faire attention en s’endettant et avoir un plan pour gérer le remboursement, avec des taux d’intérêt négatifs, vous n’avez plus à vous en inquiéter. Si votre dette vous rapporte, alors plus de dette est toujours mieux que moins de dettes. Cela n’a plus d’importance que l’économie se contracte en permanence, parce que maintenant vous pouvez être payé, rien que pour vous tourner les pouces!

Mais y a-t-il des conséquences imprévues aux taux d’intérêt négatifs ? Les conséquences involontaires sont difficiles à imaginer, et la plupart des gens se font mal à la tête rien qu’en essayant. Comment peut-il en résulter qu’une énergie nucléaire propre et abondante finira par polluer la planète entière avec des radionucléides à vie longue, que les taux de cancer monteront jusqu’au ciel ? Comment se peut-il que de merveilleuses semences génétiquement modifiées vont nous rendre malades et infertiles en quelques générations ? Et comment se peut-il que l’ingénieuse technologie de l’informatique mobile ait transformé nos enfants en zombies, qui sont constamment collés à leur smartphone comme des somnambules de la vie? Il est difficile de penser à tout cela sans prendre quelques pilules du bonheur; et comment se peut-il que la prise de ces pilules du bonheur... Vous voyez l’idée.

La conséquence inattendue des taux d’intérêt négatifs est qu’ils détruisent l’argent. C’est vrai dans un sens tout à fait trivial : si vous déposez x dollars à –p % par an, un an plus tard, vous n’aurez que x*(1–p) dollars parce x*p dollars auront été détruits. (Dans le cas où vous préférez compter sur vos doigts et vos orteils, si vous déposez 10 $ à –10 % par an, alors un an plus tard, vous aurez seulement 9 $ parce que 1 $ a été détruit.) Mais ce que je veux dire est quelque chose d’un peu plus profond : les taux d’intérêt négatifs érodent le concept même de l’argent.

Pour en comprendre la raison, nous devons poser une question un peu plus fondamentale : qu’est-ce que l’argent ? Je pense que l’argent est le culte du dieu Mammon. Regardez les symboles suivants:
€ $ ¥ £
Est-ce qu’ils ne ressemblent pas à des symboles religieux? En fait, voilà ce qu’ils sont : ils sont les symboles de la foi dans l’argent. Ils sont également des unités sans dimension, d’un genre particulier. Il y a quelques unités assez adimensionnelles en mathématiques et en sciences, telles que π, e, %, ppm, mais elles sont toutes des ratios reliant des quantités physiques entre elles. Elles sont adimensionnelles, parce que les unités s’annulent. Par exemple, π est le rapport entre la circonférence et le diamètre d’un cercle; une longueur sur une longueur ne donne rien. Mais les quantités monétaires ne se rapportent pas directement à une grandeur physique. On peut dire que certains nombres d’unités monétaires (appelons-les boules) sont équivalentes à un certain nombre de navets, mais que, voyez-vous, ce n’est qu’une question de foi. Si le producteur de navets se révèle être incroyant, il sera dans son droit de dire : «Je ne vais pas prendre vos fichues boules !» Ou, s’il est un producteur de navets poli : «Votre argent n’est pas accepté ici, Monsieur !»

Bien sûr, si notre producteur de navets devait le faire, il aurait quelques problèmes parce que, voyez-vous, le culte de Mammon est un culte d’État. Vous n’avez pas le choix d’être croyant ou non, parce que c’est seulement en adorant Mammon que vous pouvez gagner de l’argent pour payer vos impôts, et si vous ne payez pas vos impôts vous allez en prison. Et vous ne pouvez pas produire de l’argent par vous même, parce que ce droit est réservé aux grands prêtres de Mammon, les banquiers. Fabriquer votre propre argent fait de vous un hérétique, et vous subirez l’équivalent moderne du bûcher, qui équivaut à une amende de 250 000 $ et une peine d’emprisonnement de 20 ans.

Mais cela va au-delà, parce que l’État insiste sur le fait que presque tout ce qui existe doit être évalué en unités de son argent. Et la façon dont tout doit être évalué est au centre d’un processus de légitimation mystique qui est le cœur du culte de l’argent : la main invisible de Mammon se fait apparente dans le marché libre, qui est le temple virtuel de Mammon. La main invisible fixe le prix de tout comme une révélation mystique et, comme toute révélation, elle est au-delà de la critique. C’est un rituel de rédemption, dans lequel les gens agissent avec leurs plus vils instincts antisociaux, la cupidité et la peur, grâce à l’intervention divine de Mammon, pour servir le bien commun. On soupçonne également le marché libre d’avoir toutes sortes de propriétés miraculeuses, et comme avec tous les miracles, c’est une question de fumée, de miroirs et d’incrédulité. Par exemple, le marché libre est réputé être efficace. Mais il fixe le prix des navets, et le résultat est que 40 % de la nourriture aux États- Unis finit par être gaspillée. Ce n’est certainement pas efficace.

Ce genre d’inefficacité peut être tolérée lorsque les ressources sont abondantes. Si jeter 40 % des navets provoquait une pénurie de ces légumes, les producteurs de navets pourraient en faire pousser plus et les vendre à des prix que les consommateurs peuvent encore se permettre de payer. Mais lorsque les ressources ne sont plus abondantes, cette astuce ne fonctionne plus, et vous vous retrouvez avec quelque chose qui s’appelle une défaillance du marché. L’état actuel de l’industrie mondiale de pétrole en est un bon exemple : soit le prix est si élevé que les consommateurs marginaux ne peuvent plus se le permettre (comme ce fut le cas jusqu’à tout récemment), soit le prix est si bas que les producteurs marginaux ne peuvent pas rembourser leurs frais (comme c’est le cas actuellement).

Donc un combat de destruction de l’offre suit un épisode de destruction de la demande, puis le motif se répète. Tout le monde perd, et de plus, c’est terriblement inefficace. Il serait beaucoup plus efficace de mandater un planificateur central pour calculer le prix optimal du pétrole une fois par mois. Ensuite, tous les producteurs marginaux auraient à sauter par la fenêtre, tous les consommateurs marginaux à s’ouvrir les poignets, et les conditions d’équilibre prévaudraient. Comme l’approvisionnement en pétrole diminue (il s’épuise d’environ 5 % par an), un certain nombre supplémentaire de producteurs et de consommateurs devraient se sacrifier pour le bien, et ainsi de suite jusqu’à ce que le dernier baril soit produit et brûlé, laissant ces producteurs et ces consommateurs nageant encore dans les mares de leur propre sang.

Comme les ressources naturelles diminuent, notre foi dans le culte de Mammon est mise à rude épreuve. Mais quelles sont les alternatives ? Eh bien, il y a un culte antique encore plus ancien, qui est basé sur l’idolâtrie : le culte des métaux précieux. L’or a certaines utilisations industrielles et esthétiques, mais il est surtout utile pour créer un veau d’or pour que vous l’adoriez (ou, si vous êtes l’ancien président ukrainien Viktor Ianoukovitch, des toilette en or). Les économistes nous disent que l’or est une relique barbare, et ils ont raison, mais qu’est-ce qu’il faudra faire quand il y aura une Götterdämmerung (un crépuscule des dieux) ? La nature a horreur du vide, et dans une Götterdämmerung, d’anciennes divinités païennes peuvent parfois émerger et demander des vierges sacrificielles, comme l’empoisonnement d’écosystèmes fluviaux entiers pour l’exploitation minière de l’or à l’aide de mercure, ou le gaspillage de quantités prodigieuses de combustibles fossiles dans l’industrie minière, le broyage et le tamisage de millions de tonnes de roche pour n’obtenir que trois parties par million d’or.

Les taux d’intérêt négatifs sont la Götterdämmerung de Mammon. Le culte de l’argent est renforcé par l’idée que sa divinité énorme et toute-puissante sera encore plus grande et toute-puissante demain; si le contraire est démontrable, alors la foi des gens en elle commencera à faiblir et à se faner. Les taux d’intérêt négatifs sont comme un bain d’eau glacée pour Mammon, provoquant l’effacement de sa divinité un peu plus à chaque plongeon. Les gens voient cela, et pensent : «Je ne veux pas adorer ses boules qui rétrécissent.» Puis ils passent à autre chose et dépensent leurs propres boules pour tout ce qu’ils peuvent trouver: des terres en jachère, des maisons vides, des veaux d’or, des boîtes de boutons en laiton... Ils ne se soucient pas d’investir leurs boules dans des navets pour les cultiver, parce que pour ce qui est de l’utilisation des navets, tout ce que vous pouvez faire avec eux, c’est de les vendre pour encore plus de boules qui rétrécissent.

Les taux d’intérêt négatifs sont une excellente idée et peut-être la seule façon de garder en vie le jeu financier un peu plus longtemps, mais, compte tenu de ces conséquences imprévues, ils sont aussi une idée terrible. Les banquiers le savent. Ils veulent préserver le statut de leur culte, et parlent sans cesse de hausser les taux d’intérêt. Mais ils ne l’ont pas encore fait, parce qu’ils savent aussi qu’une seule petite augmentation se traduirait par des milliards de dollars de pertes, ce qui déclencherait des défaillances généralisées d’entreprises et ouvrirait la voie à la plus grande Grande Dépression jamais traversée. Ce n’est pas un problème à résoudre pour eux ; c’est un piège.

Ils vont retarder l’échéance, prier et faire des déclarations chargées avec des mots clés prévus pour plaire aux algorithmes de trading à haute fréquence conçus pour faire léviter artificiellement le marché libre avec des injections judicieusement chronométrées d’argent gratuit. Mais à la fin, tout ce qu’ils pourront faire, c’est avoir l’air courageux, attendre un moment d’inattention et... courir vers la sortie!

Et votre travail consiste à sortir avant eux.

Dmitry Orlov
in Les cinq stades de l'effondrement  
Le livre de Dmitry Orlov est l’un des ouvrages fondateurs de cette nouvelle « discipline »
 que l’on nomme aujourd’hui : « collapsologie »
 c’est à-dire l’étude de l’effondrement des sociétés ou des civilisations.


(Traduit par Hervé, vérifé par Wayan, relu par Nadine pour le Saker Francophone)

lettre ouverte du clergé grec sur la "question ukrainienne"

Sur le Blog de Claude

Le 11 septembre 2019, 179 représentants du clergé, des moines et des laïcs de l'Eglise orthodoxe grecque ont publié une lettre ouverte sur la "question ukrainienne" à l’adresse de l'archevêque Jérôme d'Athènes et des hiérarques, rapporte vimaorthodoxias.gr.


  extrait
"L'abus de l'institution sacrée de l'autocéphalie qui, au lieu de servir l'unité et la stabilité des saintes Églises de notre Seigneur Jésus-Christ, cherche à faire sauter la véritable unité de notre Église orthodoxe, en en faisant la risée de ses ennemis, nous croyons, ne peut être acceptée par le Concile des évêques de l'Église grecque. Pourquoi, en effet, l'Église grecque devrait-elle être la première à assumer une telle responsabilité en s'opposant à la conscience ecclésiastique de toutes les Églises locales afin de satisfaire le choix faux et infructueux de Phanar ? Pourquoi l'Église grecque devrait-elle embarrasser l'âme de millions d'Ukrainiens orthodoxes qui, par la privation et la persécution, luttent pour rester fidèles à leur tradition religieuse ? Pourquoi, en fin de compte, devrait-elle confondre les âmes de millions de croyants de toutes les Églises orthodoxes locales, qui attachent une grande valeur à l'Église grecque dans leur esprit et la considèrent comme un phare ? Nous croyons qu'elle ne rendra pas de bons services ni à elle-même, ni au Siège oecuménique, ni à l'Orthodoxie oecuménique."
LIRE L'INTÉGRALITÉ ICI 

samedi 14 septembre 2019

La décision de Mgr Jean : "Il faut, je le pense humblement, reconnaître que nous nous sommes fourvoyés"

Sur orthodoxie.com

Lettre, déclaration et décision de Mgr l'archevêque Jean (Renneteau) pour l'Archevêché des églises orthodoxes russes en Europe occidentale.




« J’ai décidé ce jour de me mettre, ainsi que notre Archevêché, sous l’obédience canonique proposée par le Patriarcat de Moscou »



mercredi 11 septembre 2019

La « Rue Daru » touche à sa fin par Père Andrew Phillips

SOURCE
September 9, 2019
in ORTHODOX ENGLAND Events



"Lors de la réunion de son Assemblée Générale, qui s’est tenue à Paris samedi dernier, dans une église catholique – ce qui est typique pour elle –, les délégués des paroisses et des communautés du petit archidiocèse de la rue Daru ont voté à 58% pour revenir à l’Église Orthodoxe Russe et à 42% contre. Il semble donc par conséquent que chacune des communautés, dont la plupart sont minuscules, rejoindra l’Église orthodoxe de son choix, à condition bien sûr qu'une quelconque Église locale le souhaite. (La plupart des Églises locales ne veulent pas engager un clergé sans formation ni des individus qui ont la réputation d'être des fauteurs de troubles, qui n'ont même pas leurs propres temples et qui malgré tout se croient au centre de l'univers – bien qu'ils soient en réalité un groupe minuscule de marginaux !)

Les Moldaves qui ont pris le contrôle de plusieurs paroisses à Paris jusque-là pratiquement vides, y compris l'église de la rue Daru même, vont naturellement revenir à l'Église Orthodoxe Russe, de même que ceux qui se considèrent toujours comme appartenant entièrement à la tradition russe, à l'instar des trois premiers hiérarques de la rue Daru, dont le dernier est décédé en 1981. Ceux qui sont en Belgique peuvent implorer l’Église Roumaine de les prendre, bien que l’Église roumaine répugne plutôt à le faire. Certains, en Angleterre, regardent avec espoir du côté d’Antioche, mais de la même façon, il n’est pas certain qu’elle les voudra. D'autres sont déjà partis pour l'Église Bulgare (en Scandinavie) ou pour l'Église Hors de Russie (en Italie). Certaines communautés seront simplement absorbées par les diocèses grecs modernistes locaux et donc disparaîtront.

L'archevêque français malade, Jean, 77 ans, le tout dernier évêque du groupe anti-monastique et anti-épiscopal de la rue Daru, était si contrarié lors de la réunion de ne pas avoir obtenu la majorité des deux tiers dont il avait besoin pour prendre le groupe dans son ensemble pour un retour global dans l'Église Orthodoxe Russe, qu'il a menacé de se retirer. C’est la fin ignominieuse d’un groupe formé par des aristocrates rebelles et des intellectuels protestantisants, qui, laïcisés à l'extrême, ont toujours été enclins à l’individualisme, à des rébellions « à la Française », des disputes, des dissensions, des calomnies et des menaces. À Paris il y a quarante ans on parlait à leur sujet d’un « panier de crabes ». En effet, l’ancien archevêque Job, un Ukrainien schismatique, ne pouvait se rendre à l’église de la rue Daru que protégé contre toute attaque physique par cinq gardes du corps de forte carrure qui s'y tenaient plantés pendant les offices et escortaient les protestataires dehors.

Pendant ce temps, à l'Église grecque à Paris hier, des schismatiques ukrainiens concélébraient avec le métropolite grec Emmanuel de douteuse réputation. On dit que le plan grec est de reprendre l'église historique de la rue Daru et de la remettre aux schismatiques. Tout le débat de la rue Daru a été caractérisé par les fantasmes de prêtres qui ne savent pas célébrer les offices et de laïcs sans église mais très politisés qui n'ont aucune idée de ce qu'est l'Église, comment elle fonctionne et de ce qu’il faut pour faire un évêque – trois autres évêques. Maintenant, il semble que les paroisses et les communautés de la rue Daru qui ne veulent pas rester dans le Patriarcat de Constantinople schismatique seront réintégrées dans l'Église Orthodoxe Russe individuellement, et non en tant que groupe. Quant à savoir si une autre Église Locale voudra des autres, ce n'est pas évident.

Il y a plus de douze ans, la majeure partie de l'émigration russe, l'Église Hors de Russie et son synode des évêques, représentant environ 80% de l'émigration, est revenue dans l'Église orthodoxe russe. Ils avaient compris que l'Église en Russie était alors totalement libre de l'État russe. Il est clair que le fragment émigré de la rue Daru, qui s'était séparé de l'Église hors de Russie sous la pression politique des années 1920, aurait dû faire de même. Toute cette agonie a duré trop longtemps. Ce fragment a refusé d’y revenir et son archevêque Gabriel, un converti de la veille, s’est montré comme un russophobe acharné, ordonnant de manière non canonique des hommes à la prêtrise sans les avoir préalablement formés et recevant toutes sortes de dissidents et d’étranges individus venus d’ailleurs. Et voilà le résultat."
(version française par Maxime le minime)

vendredi 6 septembre 2019

Sur la prière par l'Archimandrite Aimilianos de Simonopetra

Paroles sur la prière de l'Archim. Aimilianos de Simonopetra (enregistrement et transcription en 1990). La Prière - "un droit humain de chercher et de trouver Dieu",  vivre Dieu "et une découverte du mode selon lequel elle vient" dites pour la télévision allemande au monastère d'Ormylia en 1990


— Qu'est-ce que la prière?

La prière est une expérience réelle de la présence de Dieu. Elle est aussi l’assurance de la communion avec Dieu, à Qui l'homme parle et qui découvre ce qui est au plus profond de son cœur. Et il perçoit la présence de Dieu et, en même temps, son propre travail, sans que cette communion divine ne crée de confusion entre les deux personnes. Chacun de ces êtres, l'humain et le divin, reste dans ses limites, mais c'est l'homme qui monte vers Dieu, tandis que Dieu se penche sur l'homme. L'homme se donne à Dieu par la prière et Dieu se donne à l'homme. Et de cela résulte de cette chose merveilleuse, d'avoir un Dieu et un homme en même temps.

— Pourquoi les moines prient-ils ?

Les moines prient, bien sûr, parce que c’est [d’abord] un travail naturel qui jaillit du cœur de tous les peuples et de toute la nature humaine. Il n'y a pas d'homme qui ne ressente pas ce besoin de prière, et ce besoin est aussi un privilège, un droit humain de chercher et de trouver Dieu. Par conséquent, comme nous le comprenons, tous les gens prient, pas seulement les moines. Les gens ont pour exemple la communauté monastique et les moines ont pour exemple le monde des anges. Et, par conséquent, les moines constituent, comme on dit, la communauté angélique.

La vie monastique a été découverte à des hommes saints, qui avaient un haut degré de prière. C'est pourquoi ces moines qui prient - au fond c'est clair - ne cherchent pas à satisfaire certains besoins. Il n'y a rien de spécifique qui les amène à se donner à Dieu ou à être en relation avec Lui. Ils ne sont poussés par aucun intérêt personnel. Ils ne pensent jamais de cette façon. Au contraire! Les saints prient en tant qu'êtres qui comprennent parfaitement qu'ils s’élèvent, non pas physiquement, mais réellement, jusqu’à Dieu. Par conséquent, tous les moines prient. Leur but est très élevé, c'est la communion-même et la participation-même de Dieu dans leur vie. Par voie de conséquence, il s’agit de la déification, comme on dit habituellement.

C'est pourquoi les moines prient jour et nuit, car c'est là leur œuvre. Et, en fait, ils parviennent à se rapprocher de la communion avec Dieu. Lorsque nous parlons de «communion», cela signifie que nous découvrons notre relation et notre identité avec l'Église. Et l'Église monte vers Dieu, comme descendit autrefois du Ciel le Christ, par Sa venue. Toute l’Église - tout le monde, pas seulement les moines – réussit par la prière, comme nous le comprenons maintenant, à ne se nourrir et à vivre avec cette seule communion, par cette action, par cette prière, qui maintient l’homme dans la Divinité et dans laquelle Dieu est incorporé par l'homme.

— Pour quelles choses et pour quelles personnes les moines prient-ils?

Eh bien, si les moines ne prient pas pour eux-mêmes et pour leurs intérêts, pour leurs besoins – qu'ils essaient continuellement de réduire au minimum, pour ne pas avoir de problèmes eux-mêmes , il est naturel pour les moines de prier pour le monde entier, pour l’Église entière – puissance et œuvre existentielle qui perdurera jusqu’aux siècles des siècles. Et dans cette Église, il y a des pécheurs, il y a aussi des saints et des justes, et aussi des anges – c’est ce qui signifie « de tous et de chacun ». Tout ce que Dieu a créé;  « tous et chacun » qu'Il porte en son sein. Et tout cela, qui est l'œuvre du Seigneur, est également repris par les moines en participant à l'économie de Dieu. Et ils embrassent tous et chacun, comme je l'ai dit, les incluant, dans leur propre prière. En d'autres termes, c'est leur œuvre.

— Qu’est-ce que la prière de Jésus?

Maintenant, nous entrons plus dans l'espace intérieur. La prière de Jésus est l’essence de toutes les prières existantes dans notre Église, c’est la prière la plus concise, la plus authentique et la plus efficace que l’homme puisse faire. Et, surtout si nous comprenons bien cela, cette prière est la plus directe, la plus appropriée et la plus accessible, et pas seulement pour les moines. Et c’est aussi une grande importance, parce que les laïcs et les moines prient également avec la même prière, parce que c'est cela qui nous rend immédiatement capables d’acquérir Dieu, comme des yeux qui se remplissent de lumière. En d'autres termes, comme il n'y a pas deux systèmes de vie spirituelle, les moines, qui ont pour exemple le ciel, et le monde qui, comme je l'ai dit, a pour exemple la communauté monastique, prient également avec cette prière.

La prière est donc un bien unique et exclusif de l'Église. La prière est une conséquence qui émerge des profondeurs de l'existence monastique et, bien entendu, de l'homme qui désire et attend Dieu. C'est une expérience des Pères de l'Église et un fruit acquis par les personnes qui maintiennent une vie purifiée et évangélique. La prière est donc une mémoire vivante et une invocation du Nom de Dieu.

C'est court et c'est la répétition de ces mots: "Seigneur Jésus Christ, aie pitié de moi!" À travers cette invocation et cette répétition, que nous arrive-t-il? Nous obtenons un dynamisme spirituel qui ne vient pas de nous, mais de Dieu Lui-même. Le nom du Seigneur, que nous répétons, n’est pas quelque chose de fortuit, mais il est complet, il comprend la divinité, il embrasse le Christ Lui-même, qui vient immédiatement en communion avec nos cœurs. Ainsi, la répétition que nous faisons des mots de la prière a une signification, non pas parce que cette invocation à elle seule peut procurer quelque chose, mais parce que cette invocation nous aide à nous forger une habitude, et que l’invocation du Christ devienne permanente en nous-mêmes, de sorte que ce qui nous entoure et ce qui est dans notre cœur sont remplis de Dieu. Cette répétition n’est donc pas une formule magique qui peut porter ses fruits par elle-même. La répétition n'est qu'un renforcement, une fixation et un ensemencement du Nom du Christ et donc du Christ Lui-même dans notre vie quotidienne. Ce n'est pas un travail mécanique, ce n'est pas une opinion subjective de l'homme, ce n'est pas une action qui crée une image humaine illusoire, ce n'est pas un exercice psychosomatique  au sujet duquel l'on pourrait penser qu’il nous ferait accéder à une connaissance gnostique ou syncrétique, ou que cela aurait des résultats spirituels, ou que par cette formule, l'homme pourrait tendre vers l’infini ou vers un dieu sans visage. La répétition crée en l'homme le pouvoir d'invoquer Dieu sans cesse, et par conséquent, la participation de l'homme lui procure un état de bonheur et de joie spirituelle et d'autres charismes. Et puis, quand l'homme atteint ce stade primaire, il comprend qu’elle sert de médiation entre sa personne et le Dieu Personnel, le Saint-Esprit! Et à partir de ce moment-là elle élève l'homme à Dieu.

 — Pourquoi les moines prient-ils avec la prière de Jésus toujours et partout?-

Eh bien, c’est, je dirais, la seule prière qui, de toute évidence, crée les conditions préalables pour que nous puissions tous les jours et, de manière palpable et en même-temps, facilement, trouver et se réjouir de Dieu. Celui qui est invisible par cette prière est vu dans notre vie. Ainsi, à travers cette prière, les moines acquièrent partout et toujours le sentiment indéfectible de la présence de Dieu et un dialogue intérieur si profond qu'il atteint les profondeurs de la "mer" Divine. C'est pourquoi, de cette sorte de prière, que les moines ont découvert dans l'expérience de l'Église depuis le commencement, ils peuvent ainsi remplir la journée et créer de nuit un flambeau qui diffuse une lumière céleste dans l'univers tout-entier, qui est compris dans Son poing par Dieu Lui-même. Ainsi, par cette rencontre de l'homme avec Dieu, les moines parviennent à se sanctifier non seulement eux-mêmes, mais aussi leur espace et le monde entier.

— Quel est le but de la prière de Jésus?

Le but de la prière n'est ni sa méthode, ni les mots, ni le lieu, ni l’Hésychia, ni rien de ce que cette prière implique. On peut dire que le but de la prière est ce qui est mis en œuvre dans l'homme par Dieu; que c’est ce que Dieu fait en nous Dieu. Ce qui s’y fait est une expérience vivante. Mais ce n'est pas seulement l’expérience vivante de Dieu! C'est aussi la découverte de la façon dont Il vient, de la manière dont la venue de Dieu est réalisée - le Dieu personnel dans la personnalité de l'homme. Et bien sûr qu’Il vient dans la lumière! Et puis, l’homme  ressent et comprend encore, à la fin de son ascension, l’union qu’il réalise. Et, avec cette union, vient la purification, le progrès spirituel, la croissance de l’enfançon qui est né dans l'homme. Et, de plus, l'Esprit offre à l'homme un état divin permanent à partir duquel il avance vers l'illumination, vers un éclat, vers un épanouissement à différents niveaux que Dieu accorde et ouvre à l'homme.

Le but de la prière, pourrait-on dire en un mot, est un parfait mystère! Mystère du Dieu invisible, maintenant ressenti et de la personne vue, que Dieu acquiert. Ce mystère nous a été révélé par les Pères de l'Église. Nous savons aussi toujours, par expérience, comment le recevoir, non par le biais de compréhensions et de méditations, mais de la manière par laquelle Dieu pénètre dans l’être humain et le transforme entièrement. Et ainsi progressivement il devient une personne qui peut goûter, comprendre et embrasser ce mystère.

Maintenant que nous parlons du but de la prière, nous devons noter quelque chose. Il y a aussi quelques étapes plus hautes auxquelles accède l'homme quand il continue la prière de Jésus. Mais, ces étapes, nous les omettrons pour le moment, car nous ne pouvons pas parler de quelque chose dont seule la personne [concernée] a la connaissance, et qui seule peut la dévoiler à une autre personne. C'est donc une ascension échelonnée. C'est une communion toujours ascendante et complète, immuable, c'est-à-dire que ni l'un ni l'autre ne change. Il y a une vision spirituelle et une communion invisible. Cette personne vit cette grandeur, elle vit le divin dans un bonheur et une joie inexprimables. Et sur ce chemin, elle court sans obstacle et sans pouvoir le dire aux autres. Elle-même l'a embrassé, elle l'a porté. Et, par conséquent, cette promotion de l'homme, qui monte jusqu'aux plus hautes étapes de la prière qui se déroule au fond du cœur, ces étapes que nous ne pouvons pas interpréter, cher M. Verner, devant un écran de télévision. C'est quelque chose que la raison ne permet pas. À partir de là, permettons à Dieu de rechercher les personnes qui souhaitent, qui luttent et qui parviennent, avec l’aide de Dieu, à accéder à ces hauteurs.

— La prière de Jésus change-t-elle la vie de l'homme?

Si elle change la vie de l’homme? Pour quelle raison les moines font -ils cette prière? D'après ce que j'ai dit jusqu'à présent, du fait des questions provocatrices que vous nous avez posées, on arrive naturellement à la conclusion que la prière change la vie de l'homme. Cela change l'homme et lui rend la première beauté dont Dieu l’a doté au Ciel. Et, bien sûr, il l'élève encore plus haut et lui donne beaucoup plus de compréhension, de ressenti et de spiritualité, et le rend de plus en plus porteur de grâce à mesure que le temps passe. Et, non seulement cela le ramène à la beauté paradisiaque qu'il avait autrefois, mais cela le ramène également à la pleine liberté dans laquelle Jésus-Christ nous a affranchis. Ainsi, Dieu modèle-t-Il de telles personnes! Et cela se fait de notre temps, avec toutes les catégories de personnes, laïcs et moines. Et cela rend les gens capables, en empruntant  cette voie de prière qu’ils accomplissent, de glorifier Dieu et – c’est important – de pouvoir ouvrir la voie de l’Éternité à leurs semblables.

— Merci beaucoup Geronda !
 Et je me réjouis de ce dialogue que nous avons mené aujourd'hui!

Traduction du grec en roumain : Elena Dinu,
Transcription, correction et édition: orthodoxe roumain en France
Traduction en français par Maxime Martinez revue par P. Mihaï

vendredi 30 août 2019

DANGER ET PRIÈRE INCESSANTE par St PAÏSSIOS

Geronda comment pouvons-nous ressentir la prière comme une nécessité ?

- Avoir fait la guerre vous aiderait à comprendre ! Quand nous étions militaires, pendant la guerre, nous étions en contact permanent, et le «Toujours à l'écoute » avec le Centre nous rassurait. Lorsque nous communiquions toutes les deux heures, on restait vigilant par rapport au danger. Lorsque nous ne communiquions que deux fois par jour, le matin et le soir, on se sentait en insécurité. La même chose se produit avec la prière. Plus on prie, 
plus on se sent en confiance spirituellement. La sécurité est dans la prière.
Si nous sommes en contact permanent et le «Toujours à l'écoute » avec Dieu, nous seommes prêts à affronter tous les maux. 

Une fois à l'intérieur d'un bus il y avait un moine qui était en train de prier les yeux fermés ; les autres passagers pensaient qu'il dormait. Soudain, un camion venant en direction opposée a heurté une colonne de PPC et les véhicules qui roulaient dans les deux sens sont entrés en collision les uns avec les autres et ont subi de grands dommages. Mais le bus a été retrouvé à quelques mètres de la route, comme si une main invisible l'avait déplacé et aucun des passagers n'a été blessé. La prière du moine avait sauvé le bus et ses passagers.

- Geronda, les laïcs demandent souvent comment s'habituer à prier.

Dans les temps anciens,  ceux qui avaient commencé le monachisme et avaient eu du mal à s'exercer et à pratiquer s'installaient sur des falaises abruptes, dans des grottes, dans des tombeaux païens ou dans des habitations de démons. Il y avait beaucoup de dangers dans ces lieux - ils risquaient de chuter, les démons marmonnaient, etc. - et leur peur les poussait à crier : «Mon Christ, ma Toute Sainte.» C’est ainsi que la bonne habitude d’une prière incessante a persisté.

Aujourd'hui, avec les sorties nocturnes, la drogue, etc., beaucoup de ceux qui conduisent ne se contrôlent pas. c'est ainsi que quelqu'un qui va au travail ne sait pas s'il va rentrer chez lui vivant ou s'il ne se retrouvera pas infirme dans un hôpital. Cela ne l'oblige-t-il pas à dire constamment: « Mon Christ, ma Toute Sainte !» ? Si les laïcs profitaient des dangers auxquels ils étaient confrontés, ils dépasseraient les moines en prière et éviteraient les dangers.

Quelqu'un est venu un jour à notre  Kalyve très angoissé parce que, par inattention, il a heurté un petit enfant avec sa voiture. « Je suis coupable », a-t-il dit. J'ai demandé: « Est-ce que tu priais à ce moment-là ? ». « Non, » a-t-il répondu. « Alors tu es moins coupable d'avoir   heurté l'enfant que de ne pas avoir prié.» Et je lui ai fait part d'un autre accident dont j'avais le souvenir : j'ai rencontré un employé qui s'était élevé à de grandes vertus. Ainsi disait-il la prière non seulement au travail mais aussi sur la route, et partout. La prière se générait d'elle-même chez lui et des larmes de louange et de joie coulaient souvent de ses yeux au point qu'au bureau où il travaillait, ses papiers se mouillaient de ses larmes. Il pensa donc à quitter son emploi avec une pension réduite, et il est venu à la Kalyve pour me demander ce qu'il fallait faire. « Ne pars pas, lui ai-je dit, et quand tes collègues te demanderont la cause de tes pleurs, tu leur répondras : « Je pense à la bénédiction de mon défunt père.» Un jour, pendant qu'il conduisait, un enfant a soudain sauté devant son véhicule et l'enfant a été projeté en l'air, mais il n'a pas eu la moindre blessure. Dieu l'a protégé, parce qu'à ce moment, l'homme était en prière.

Version française par Maxime le minime 
de la source

jeudi 29 août 2019

Comment le postulant à la Papauté des Uniates s'approche pour poignarder l'Orthodoxie au cœur et prendre le pouvoir…

Nul besoin d'avoir été prophète pour prévoir et alarmer de la  suite des méfaits d'un vieillard sénile manipulé par un gouvernement corrompu à la solde de ce qu'il y a de pire aux États Unis d'Amérique dans le genre domination mégalomaniaque et diabolique du monde  entier — pour devenir Pape universel des Uniates (catholiques de rite byzantin). Je l'ai fait il y a déjà quelque temps, en plusieurs occasions mais j'étais suffisamment pessimiste pour ne plus m'en occuper avec la conviction que "Dieu reconnaitra les siens". Cependant comme le postulant à la Papauté d'Orient s'approche désormais du cœur de ce qui jusqu'à présent demeurait le conservatoire de l'Orthodoxie et qu'il s'apprête à y semer directement le feu de la division avec des menaces, je me joins à la lettre ouverte du Métropolite Ukrainien Luc (Kovalenko) de Zaporojié [Eglise canonique] dont Elena Konstantinova a fait le rapport et que Claude a traduit dans son précieux Blog 
M.M:

Elena Konstantinova : Le Métropolite Luc publie une lettre ouverte aux moines de l'Athos


En vue de la future visite du patriarche Bartholomée à l’Athos, le Métropolite Luc (Kovalenko) de Zaporojié [Eglise canonique] a adressé une lettre ouverte aux moines de la Sainte Montagne.

Le hiérarque de l'Eglise orthodoxe ukrainienne, le Métropolite Luc (Kovalenko) de Zaporojié et Melitopol a publié dans son télégramme une lettre ouverte à tous les moines du Mont Athos.

La lettre de Son Éminence est adressée aux frères athonites à l'occasion d'une visite future à l’Athos du chef du patriarcat de Constantinople, le patriarche Bartholomée.

Le hiérarque a souligné que "aujourd'hui Dieu nous assiste en nous envoyant des épreuves dans lesquelles nous devons montrer la force invincible de notre foi et l'observance inébranlable des saints canons de notre Mère l'Église.

Le Métropolite Luc rappela aux moines d'Athos que "le soi-disant "patriarche" Bartholomée souillait son cœur et ses mains par la trahison de Dieu et la violation de Ses Saints Commandements. Grâce à l'action de cette personne, notre sainte Église orthodoxe ukrainienne est couverte de sang et de larmes. Les prêtres et les paroissiens sont battus, les églises sont saisies, nous sommes diffamés et calomniés par les médias."

Tout cela, selon Vladyka, donne aux chrétiens orthodoxes "l'occasion de montrer leur loyauté à Son Logos et de suivre Sa Volonté".

C'est pourquoi le métropolite a demandé aux moines "d'être pleinement solidaires avec nous dans cette fidélité au Christ et aux canons de l'Eglise orthodoxe... d'être fermes dans nos croyances, de ne succomber à aucune persuasion trompeuse et de ne pas craindre les menaces, car Dieu est avec nous" !

De plus, le Métropolite Luc a souligné que "ceux qui sont prêts à suivre l'appel d'un "loup en habits de brebis" de la soi-disant "obéissance", je déclare avec toute la responsabilité de mes paroles à Dieu et à Sa Sainte Eglise œcuménique et apostolique - tu trahis le Christ de cette façon !

Il écrit que "ni un père ni un bon berger, mais seulement un voleur et un brigand exhorteront quiconque à reconnaître les groupes nationalistes séparatistes comme une église canonique. Il ne s'agit pas d'être porteur de « l'image de douceur », mais d'un successeur spirituel et héritier de l'œuvre de Nestorius, de Serge Ier et d'autres hérésiarques - Jean XI Vekkos, Mélèce IV Metaxakis et Athénagore Spira - qui furent ministres de l'Ennemi du genre humain comme l'actuel patriarche de Constantinople. Le méchant M. Bartholomée a déjà perdu le droit d'être appelé non seulement patriarche, mais aussi orthodoxe."

Son Eminence a exprimé son regret parce que certains moines "sont prêts à reconnaître les actions de cette personne en acceptant les dissidents impénitents dans le corps de l'Eglise comme licites, seulement pour se donner l'opportunité de continuer leur vie monastique sur la Sainte Montagne."

Il appelle les moines à penser : "Cela vaut-il la peine pour trente pièces d'argent de trahir leur foi et leurs croyances ?" N'est-ce pas la peur, la lâcheté et la trahison qui se cachent dans le mot "obéissance" ? Vos prières et vos exploits achetés à un tel prix plairont-ils à Dieu ?"

Le Métropolite Luc rappelle aux moines que "le prix de cette trahison équivaut à réserver une place au Jugement dernier auprès de Judas et des bourreaux qui ont crucifié notre Seigneur. 

Notre Église paie déjà cette trahison par le sang et la douleur. Voulez-vous être condamnés avec nos bourreaux ? Ou peut-être vaut-il mieux " si nous sommes enfants, alors nous sommes héritiers - héritiers de Dieu et cohéritiers avec le Christ, si nous partageons Ses souffrances afin de partager aussi Sa gloire " (Romains 8:17).

Il s'adresse aussi à ceux qui ont décidé " que si le patriarche Bartholomée vient avec des schismatiques d'Ukraine, alors il y sera reçu, mais les schismatiques ne le seront pas " et leur demande de réfléchir sur " qui est le plus coupable : l'enfant ou la mère qui lui a donné naissance et l'a élevé ainsi ?

Son Eminence est sûr que « M. Archondonis » [id est le « patriarche Bartholomée»] est un homme que le Diable a frappé d'une terrible maladie - l'orgueil - et qui en a fait son arme. Sa tâche est de diviser l'Église, de semer l'inimitié, de faire des ravages, de détruire ceux qui ne sont pas fermes dans la foi, de secouer les sceptiques, de causer de l'embarras dans les esprits et de susciter la tentation. Du patriarche il se transforme en apôtre de Satan et son loyal sujet ! ”

A la fin de la lettre, le Métropolite Luc exhorte les moines "à conserver la foi et à se tenir loin des idoles (1 Jean 5:21)" et leur demande leurs saintes prières.

Plus tôt, l'Union des Journalistes Orthodoxes a écrit que le but principal du voyage du chef du Phanar au Mont Athos s'appelle "admonition" des monastères dissidents et des moines qui ne veulent pas reconnaître « l'église orthodoxe ukrainienne autocéphale » [schismatique] et voir des schismatiques sur la Sainte Montagne.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après

mercredi 28 août 2019

La tradition d'Elche de la représentation de la Dormition


Depuis 5 siècles jusqu’à aujourd’hui, un Mystère est présenté chaque année dans l’église catholique de la ville d’Elche, au sud de l’Espagne, dont les scènes et les textes ressemblent à une icône orientale animée de la Dormition.





lundi 26 août 2019

Femme à la fenêtre… par Carl Vilhem Holsøe




 Carl Vilhem Holsøe (1863-1935) peintre danois. Carl Holsoe, membre important de l'École danoise de peinture de la seconde moitié du XIXe siècle et du début du XXe siècle, jouissait d'une grande estime parmi ses collègues et les collectionneurs. Holsoe s'entraîna de 1882 à 1884 à l'Académie royale de Copenhague auprès de Vilhelm Hammershoi, un très proche ami et mentor. Holsoe poursuivit ses études à la Artists 'School Study Study de Peder Severin Kroyer. Holsoe, Hammershoi et Peder Ilsted (1861-1933) partagèrent un intérêt accru pour l'étude de la lumière et de l'ombre et de leurs effets sur les surfaces et les objets d'un intérieur. Ensemble, les artistes ont ensuite formé l’école danoise de peinture intérieure. À partir de 1888, Holsoe reçoit plusieurs subventions de l'Académie et peut exposer son travail au Danemark et à l'étranger. En 1889, Holsoe reçut une mention honorable lors d'une exposition à l'Exposition Universelle de Paris. Deux ans plus tard, l'artiste se voit décerner une médaille à Munich, où il expose régulièrement jusqu'en 1918. Échappant à la sentimentalité des intérieurs du Golden Age, Holsoe et ses contemporains insufflent à ce genre traditionnel un caractère sacré et intemporel. En peignant des personnages solitaires, généralement des femmes, aux identités cachées, les peintures de Holsoe évoquent la nature terrifiante de l'introspection et de l'absorption de soi. Son travail, influencé par les intérieurs des XVIIe siècle des maîtres néerlandais Vermeer, de Hooch et de Ter Borch, explore le contenu émotionnel inhérent à l’intérieur du foyer.