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Schismatiques ukrainiens, la réalité : "Patriarcat de Kiev", Église orthodoxe "autocéphale ukrainienne", Église gréco-catholique d'Ukraine et consorts …

" Ces hommes-là sont de faux apôtres , des ouvriers trompeurs, déguisés en apôtres du Christ. Et cela n'est pas étonnant, ...

mardi 23 octobre 2018

Tuer ou ne pas tuer : le dilemme moral ignoré par les robots tueurs


sur le site theconversation.com

par Eric Martel

 

Dépourvus de conscience, les robots tueurs pourraient, demain, ne pas être jugés 
pour leurs actes. Shutterstock

« Si des humains peuvent parfois se montrer inhumains, pourquoi des non-humains ne pourraient-ils pas se faire plus humains qu’eux, c’est-à-dire mieux se conformer aux principes normatifs définissant le fait de se conduire “humainement” ? » (Grégoire Chamayou)

Les robots létaux autonomes suscitent une forte inquiétude auprès du grand public. Cette dernière est alimentée par des mouvements qui militent pour l’interdiction de tels systèmes d’armements. Récemment, le Future of Life Institute a ainsi diffusé un petit film, très inquiétant, où l’on voit des mini drones équipés de systèmes de reconnaissance faciale se poser sur des têtes humaines afin d’y faire exploser leur charge creuse. Heureusement, il ne s’agit là que d’une fiction.


Le robot tueur est par essence beaucoup plus qu’une arme, puisqu’il est apte à choisir et décider de lui même de tirer sur une cible ennemie. Étant dépourvus de conscience, les robots tueurs ne peuvent être tenus pour responsables de leurs actes. Ils ne peuvent donc être jugés, ils doivent répondre à d’autres modes de régulation. L’autonomie des robots tueurs permet non seulement de transformer la conduite des opérations militaires, mais également le paradigme même de la guerre. Les conséquences sociales, voire morales de l’usage des robots tueurs sont donc loin d’être négligeables.


Ces questions doivent être mises en perspective dans le cadre d’un processus global d’automatisation de la guerre. Nous allons nous intéresser ici à un aspect crucial de l’arrivée des robots létaux autonomes : leur capacité à décider de leur propre chef de tirer et donc tuer des combattants ennemis.

La guerre : une activité très humaine


La guerre est essentiellement une activité régie par des règles et des conventions humaines résultant de normes culturelles et religieuses. Mais elle a également sa propre logique qui défie les conventions. Pour le grand théoricien militaire Clausewitz, elle est « un acte de violence […] qui théoriquement n’a pas de limite ». Ce que les propos d’Eisenhower tendraient à confirmer :

« En ayant recours à la force, on ne savait pas où on allait […] Plus on s’enfonçait profondément dans le conflit, moins il y avait de limites […] sauf celles de la force elle-même. »

Pour résumer, l’on pourrait affirmer comme le général Sherman durant la Guerre de Sécession, avant de faire évacuer puis brûler la ville d’Atlanta, que « la guerre est l’enfer ».

Néanmoins, ces tendances sont contenues, et de façon paradoxale, par les militaires eux-mêmes qui, selon le philosophe Michael Walzer, sont désireux de distinguer « la tâche à laquelle ils consacrent leur vie d’une boucherie pure et simple » par le respect des conventions de la guerre.

Les conventions de la guerre


Les conventions de Genève couvrent deux aspects : le jus ad bellum, droit de déclencher et faire la guerre, et le jus in bello, droit dans la guerre, qui nous concerne particulièrement.

Ce dernier part d’un axiome fondateur : la distinction entre les combattants et les civils. Les premiers ont le droit de tuer en vertu du fait qu’ils peuvent eux-mêmes être tués ; les seconds doivent en être préservés. De cette distinction fondamentale découle quatre grands principes :
  • humanité ;
  • nécessité militaire 
  • proportionnalité ;
  • discrimination.
Deux principes nous intéressent particulièrement. Le premier, le principe de proportionnalité prescrit que s’il est admissible que des civils soient tués afin de détruire des objectifs ennemis d’importance, cela doit être fait dans une juste mesure.

Selon le journaliste Andrew Cockburn, l’armée américaine considérerait aujourd’hui en Afghanistan qu’un ratio de 30 civils tués pour chaque chef taliban abattu serait acceptable.

Le second, le principe de discrimination stipule qu’il faut veiller à clairement différencier les civils des combattants militaires.


Le respect de ces deux principes dépend fortement de l’intensité du conflit en cours. Ainsi au Vietnam, les commandants, déstabilisés par un ennemi fuyant, ordonnaient systématiquement le bombardement des villages d’où quelques coups de feu étaient tirés.

L’opposition aux robots tueurs


Elle se joue principalement sur les deux critères vus précédemment. En ce qui concerne le facteur de discrimination, l’on ne peut nier qu’il représente un point faible de ces machines : comment différencier, en effet, un soldat qui se rend d’un soldat en armes, ou d’un soldat blessé ?

Si, actuellement, les techniques de reconnaissance de forme sont aptes à distinguer des uniformes, elles font néanmoins, comme l’affirme le roboticien Noel Sharkey, des confusions grossières. Par contre, il est très difficile pour un robot d’identifier un soldat blessé, voire un soldat déposant les armes.
À cela s’ajoute le critère de proportionnalité : une machine peut-elle décider d’elle-même combien de civils pourraient être tués afin de détruire sa cible ?

Pour renforcer ces deux grands arguments, les opposants aux robots tueurs posent un principe d’humanité. Ils partent du principe que les humains ne sont pas rationnels puisqu’ils ont des émotions et se fient à leur intuition. Dans leur majorité, ils manifestent une certaine répulsion à l’idée de tuer leur prochain. C’est ainsi que des études effectuées après la Seconde Guerre mondiale ont montré qu’en moyenne seuls 18,75 % des soldats américains placés en situation d’engagement avaient usé de leur arme.


Cette très vive opposition embarrasse les militaires et explique leurs hésitations quant à l’usage de ces armes. Mais nombreux sont ceux qui, au sein de l’institution, pensent que des puissances comme la Chine ou la Russie n’auront certainement pas ces appréhensions morales et n’hésiteront pas à développer à l’avenir ce type d’armements.
L’arrivée des robots tueurs serait donc inéluctable et mériterait d’être anticipée.

Qui est responsable ?


En vertu de ce principe Ronald C. Arkin, un roboticien, propose de concevoir des machines agissant de façon plus éthique que ces sujets imparfaits que sont les combattants humains. Il considère que « confrontés à l’horreur du champ de bataille », les soldats voient leur capacité de jugement brouillée par les émotions et le stress du combat. Ils auraient donc tendance à commettre des atrocités. Les robots létaux autonomes seraient donc la solution permettant de garantir le respect des lois de la guerre.

Pour Grégoire Chamayou, le problème se situe à un autre niveau. Jusqu’à présent l’arme qui est une chose et le combattant qui est une personne, donc juridiquement responsable, ont toujours été séparés. Le robot létal autonome est lui un ensemble dans lequel l’arme et le combattant sont confondus : agent et instruments sont liés écartant toute possibilité de responsabilité juridique. Comment juger une machine ? Il voit ainsi une chose qui se met à faire usage d’elle-même.

La possibilité d’accorder le droit de tuer à des machines ne serait pas sans conséquence. Si l’on prend en compte qu’à la guerre, le droit de tuer est habituellement réservé aux combattants en vertu du fait qu’ils peuvent eux-mêmes être tués, considérer qu’ils peuvent être éliminés par une machine « équivaudrait à mettre l’homicide sur le même plan que la destruction d’une pure chose matérielle ».

Cette question n’est pas que militaire. Elle aura forcément des répercussions dans l’usage d’autres systèmes automatiques tels que les voitures autonomes. On le voit déjà avec les répercussions d’accidents mortels ayant impliqué ce type de véhicules : qui est responsable ?

L’auteur a publié le 18 octobre « Robots tueurs. La guerre déshumanisée, les robots et drones autonomes visent zéro mort ».



Dernières courtes questions simples avant l'irréparable…

La terrible action  de ce Patriarche dit "œcuménique" n'est-elle pas diabolique ?
 Le Diable (en latin : diabolus, du grec διάβολος / diábolos, issu du verbe διαβάλλω / diabállô, signifiant « celui qui divise » ou « qui désunit » ou encore « qui détruit ») est un nom propre général personnifiant l'esprit du mal (aussi appelé Lucifer ou Satan dans la Bible).


Par tout ce qu’il entreprend pour imposer à l’Orthodoxie depuis des années – et de plus en plus – ses innovations, son relativisme et son papisme cet homme ne fissure-il pas l’Unité, la spécificité et la foi des fidèles ? Comment appeler autrement que diabolique cette division qu’il favorise en enfonçant le clou dans la chair du peuple ukrainien aggravant inéluctablement la déchirure entre Ukrainiens nationalistes et Ukrainiens russophones, entre Orthodoxes slaves et Orthodoxes d’origine hellénique, entre Orthodoxes pour et Orthodoxes contre… ? Quelle paix, quelle unité prétend-il apporter au monde ? N’est-ce pas raviver les tensions, favoriser les dissensions, approfondir les fossés. 

Quel besoin a cet homme de vouloir avant tout remettre de l’ordre  pour faire preuve d’autorité et montrer qu’il est le chef ?
Cette façon d’exercer l’autorité n’attise-t-elle pas les rébellions au lieu d’unir les peuples ?

N’y a-t-il pas là, encore une fois, confusion entre autorité et pouvoir…

Et que devient la foi orthodoxe dans tout cela ? 

Qui osera maintenant encore traiter les moines zélotes d’Esphigmenou d’intégristes, de sectaires, de schismatiques, de fanatiques, eux qui voyant bien depuis longtemps évoluer vers l’abîme ce qu’il faut bien appeler avant tout la « politique » désastreuse du Patriarcat ont refusé de le commémorer et pour cela se sont fait naguère non seulement anathématiser, mais brutaliser par la police grecque en armes, sollicitée par le « pasteur » des brebis de la Sainte Montagne pour se faire obéir. Un évêque qui envoie la police frapper ses moines pour les soumettre et les obliger à prier pour lui (que vaut une prière obtenue par la soumission?),  peut-on encore lui clamer « Axios » ?

Est-ce encore servir Dieu que de fissurer non seulement l’unité de l’Église – en prétendant œuvrer à son unité – mais  encore la foi même des fidèles, en introduisant le doute dans leur esprit et le trouble dans leur cœur, en les poussant à la fois de par le monde au phylétisme, au relativisme confessionnel, à l’abandon progressif de la Tradition et pour finir à l’indifférentisme qui confine à la disparition de l’Orthodoxie ?



lundi 22 octobre 2018

Le mythe du sauveur américain : Essai sur une imposture historique

L' essai polémique Le Mythe du Sauveur Américain, remet totalement en cause une idée bien ancrée dans la mémoire collective : celle selon laquelle c’est l’armée américaine qui a conduit les Alliés à la Victoire en 1918. En réalité, il n’en est rien ! Cet essai montre que les Américains n'ont pas eu le temps de "monter en puissance"…
Cela change notre regard sur 14-18. (source)

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L’ouvrage de Dominique Lormier est très intéressant car il pointe bien l’apport réel des armées américaines dans les combats de la fin de la Première Guerre mondiale. Il fait cela dans le cadre de quatre chapitres intitulés : Mars-avril 1918 : l’armée britannique est sauvée à deux reprises par l’allié français sans l’aide américaine, mai-juillet 1918 : l’armée française remporte quasiment seule la Seconde bataille de la Marne, les combats limités de l’armée américaine, l’armée française à son zénith et les dernières offensives alliés sur le front occidental, L’apport capital et méconnu de l’armée italienne. Il était nécessaire en effet de rappeler ces mots du maréchal Hindenburg : « Beaucoup plus que l’engagement de quelques divisions américaines sur le front occidental, ce fut la défaite de notre allié austro-hongrois contre l’Italie qui nous poussa à conclure aussi rapidement un armistice avec les Alliés. La perte de 61 divisions austro-hongroises était pour nous un désastre irrémédiable ». Toutefois l’auteur passe un peu vite sur l’apport français pour redresser le front sur la Piave après la débâcle de Caporetto… (source)




samedi 20 octobre 2018

PÈRE BARSANUPHE prie Dieu pour nous !


MÉMOIRE ÉTERNELLE !

Extrait du récit de ma conversion cela fait trente ans aujourd'hui…

Quand je suis revenu du monastère St Antoine du Père Placide, j'ai évidemment recherché tout autour de moi tout ce qui pouvait porter le nom d'orthodoxe, lieux et personnes, et la documentaliste de l'établissement où je travaillais alors, avec qui j’avais sympathisé à la suite d’une conversation sur les anges (sic !), ancienne prof de Russe, catholique traditionnaliste mariée à un Russe orthodoxe, m'a fait découvrir tout près de mon lieu de travail (Merveilles de la Grâce encore une fois !) le Skit du St Esprit au Mesnil Saint-Denis où je pouvais même me rendre à pied. J'y fis donc la connaissance de Père Barsanuphe, moine d’origine française à l’allure plus russe que les Russes et fervent défenseur à l’époque du slavon. Père Barsanuphe m’a aidé à distinguer les différences théologiques entre Catholicisme et Orthodoxie, sa catéchèse m’a été d’autant plus précieuse que je pouvais aller le voir souvent. Il m’a initié à l’iconographie et j’ai bien sûr pu admirer la petite chapelle dont Père Grégoire Krug, - dont la tombe est derrière le sanctuaire - , a peint les fresques. Je me sentais au cœur du mystère dans cette merveilleuse sorte de grotte de Bethléem et peu à peu je me pénétrais de l’esprit et de l’âme de l’Orthodoxie. Je voudrais rendre hommage à Père Barsanuphe, on en parle peu dans les medias orthodoxes officiels, mais je sais combien je lui dois. Je me mis à aller au skit chaque fois que je pouvais et je m’introduisais, avec une certaine audace, même en l’absence du moine et donc sans son autorisation, dans le parc du skit et devant la porte de la chapelle je récitais mon psautier ou mon tchotki acquis au monastère St Antoine. Tous les vendredis je prenais mes tranches de pain complet apportées de la maison pour mon repas de jeûne de midi et j’allai prier avant de reprendre le travail… jusqu’au jour où Père Barsanuphe, sorti à ma grande surprise de son ermitage, s’est mis presque en colère et m’a demandé ce que j’attendais pour devenir orthodoxe, me faisant remarquer que depuis le temps que je venais avec mon chapelet faire des métanies devant la porte d’un sanctuaire orthodoxe cela avait quelque chose d’un peu incohérent… Cela a réveillé mon esprit et m'a décidé à franchir le pas car il ne m’a pas semblé que l’on pouvait être chrétien sans être orthodoxe. Aussi la question du Père Barsanuphe n’est pas restée sans réponse. Je suis donc retourné un jour en famille au monastère St Antoine et nous sommes devenus Orthodoxes. Pendant tout un temps ensuite je suis allé à la liturgie que célébrait Père Barsanuphe tous les mercredi matin et ce fut une période merveilleuse. Père Barsanuphe obligeait de se confesser avant d’assister à la Liturgie et je trouvais cela bien pratique pour limiter les occasions de pécher, jamais je n’ai remis en question cette pratique, au contraire j’aimais cette exigence. De la même façon les célébrations en slavon ne me posaient aucun problème, car j’avais aimé de la même façon le tibétain, le sino-japonais et le latin dans les différents offices des étapes de mon cheminement spirituel. J’ai toujours su qu’en entrant dans un sanctuaire ce n’était plus le moment de faire travailler le mental et que bien au contraire l’étude, la réflexion, l’analyse, la traduction devaient se faire avant ou après mais pas pendant les offices. J’ai adoré ces liturgies et je considère comme une grâce d’avoir pu y participer. Après la liturgie, nous nous rendions sur la tombe de père Grégoire, l’iconographe, pour y célébrer une pannychide et cela a été pour moi la révélation de l’émotion profonde que j’éprouve à prier pour les défunts. Plus tard dans ma paroisse je ne me suis jamais fait prier pour aller chanter des pannychides sur les tombes. Je me rappellerai toujours deux simples phrases de Père Barsanuphe : « Un Orthodoxe se tient droit ! » (consigne très parlante pour un ex bouddhiste zen) phrase qui m’a accompagné depuis, toute ma vie, à travers toutes les épreuves, et m'a aidé à me relever dans la certitude de la Résurrection et l’autre « Tenez-vous toujours en présence de Dieu !» ce que j'essaye bien sûr de faire encore aujourd'hui, bien des années après, accrochant mon regard sur les icônes quand défaille mon âme désorientée. Gloire à Toi ô Notre Dieu ! Gloire à Toi !
MÉMOIRE ÉTERNELLE
Que le Seigneur se souvienne dans son Royaume
 de son serviteur Barsanuphe 

Plusieurs milliers mourront par ce schisme qui vient si l'on ne repent pas et qu'on n'arrête pas cette folie


Contre l’ingérence du Département d’État américain dans les affaires de l’Église orthodoxe en Ukraine 

Par le métropolite Jonas (source)



Ancien primat de l’Église orthodoxe en Amérique, américain de naissance, le métropolite Jonas est actuellement retraité et membre de l’Église orthodoxe russe hors-frontières. Il a publié en date du 12 octobre 2018 l’article suivant, au sujet de l’autocéphalie de l’Église orthodoxe en Ukraine et de l’ingérence du Département d’État américain dans ce problème.

« Une fois encore, les États-Unis et leur politique créent le chaos, préparent le meurtre de gens innocents et perturbent une ancienne institution. Mais cette fois, c’est une ingérence directe dans les affaires non pas simplement d’un État-nation, l’Ukraine, mais d’une institution religieuse, l’Église orthodoxe. Et cela se répercute non pas seulement au niveau local, mais international. L’octroi de l’autocéphalie à une institution schismatique ukrainienne, le soi-disant Patriarcat de Kiev, n’est pas en premier lieu une affaire ecclésiastique, mais politique. Au niveau ecclésiastique, la politique états-unienne s’ingère à différents niveaux. Ce n’est pas, bien entendu, une ingérence pour les droits de l’homme, la liberté religieuse, celle des institutions religieuses - qui dirigent leurs propres vies sans intervention gouvernementale - ou pour le principe américain fondamental de la séparation de l’Église et de l’État. C’est plutôt une opération contraire à ces principes américains fondamentaux, et une tentative de contraindre le peuple fidèle d’Ukraine à se joindre à une Église d’État unifiée, à soutenir un gouvernement impopulaire mis en place, appuyé et maintenu par les États-Unis, ainsi que de nommer avant tout le clergé et la hiérarchie, en particulier le patriarche, de cette institution [i.e. la nouvelle Église autocéphale, ndt]. Indubitablement, celle-ci soutiendra le gouvernement dans ses efforts de nationaliser les 12.000 Églises appartenant à l’Église ukrainienne canonique et son peuple fidèle, de confisquer les bâtiments et les biens, dont les anciens saints monastères et les monuments nationaux. Le peuple ukrainien - de pieux chrétiens orthodoxes - luttera contre la confiscation de ses églises, tout comme il a lutté contre la confiscation soviétique de ses églises par les communistes dans les années 1920. Et maintenant comme alors, ces gens donneront leurs vies pour la protection de leurs lieux saints contre la profanation de ceux-ci par de faux frères. Tout comme ils ont combattu héroïquement les Nazis pendant la seconde guerre mondiale, puis les communistes après que les Nazis en furent expulsés, ils rejetteront le faux patriarche Denisenko et lutteront contre un gouvernement qu’ils savent ne se soucier en rien d’eux et de leurs intérêts, pas plus que de leur liberté et de leur liberté religieuse. Ils rejetteront cela tout comme ils ont rejeté « l’Église vivante » moderniste dans les années 1920. Des milliers de personnes mourront en protestant contre la politique américaine, transformée en une action violente par le gouvernement ukrainien. C’est un terrible péché pour la direction ukrainienne et leurs maîtres américains. En outre, non contents de manipuler les mafieux ecclésiastiques et politiques d’Ukraine ainsi qu’un État défaillant à la recherche du pouvoir et manquant de la légitimité de son peuple, le Département d’État et d’autres agences se sont infiltrés dans le Patriarcat de Constantinople. Directement ou par leurs mandataires, ils ont manipulé le vénérable patriarche œcuménique, au moyen de sa plus grande faiblesse : la position précaire du Patriarcat en Turquie, sur le plan politique et financier. Ils pourraient élargir sa juridiction et lui assurer sa stabilité financière en injectant des millions de dollars. Ils usent et abusent d’un vieil homme qui essaye de toutes ses forces de préserver une ancienne institution. Ils l’ont compromis, lui-même et l’institution du Patriarcat œcuménique, et ce faisant, ils troublent non seulement l’Ukraine et sa paix précaire, mais encouragent un schisme qui déchirera le monde orthodoxe, une communauté plus grande que celle des États-Unis. C’est un geste amer et cynique, profondément pervers. Leur justification est qu’ils veulent limiter l’influence de la Russie. Les néo-conservateurs et autres qui contrôlent la politique états-unienne sont possédés par une Russophobie paranoïaque, héritée de la première guerre froide, et une nouvelle haine des valeurs chrétiennes adoptées par la Russie renaissante. Malgré les ouvertures de la Russie pour une plus grande coopération et une détente, et l’apparente volonté du président Trump de se faire des amis avec la Russie, nous restons les otages des phobies des bureaucrates du Département d’État et du Pentagone. Ne faut-il pas mentionner que la Russie a un PIB inférieur à celui du Texas et un budget miliaire inférieur à un dixième de celui des États-Unis ? Mais les États-Unis s’efforcent de frapper les Russes là où se trouve ce qui est le plus cher pour eux : leur foi, leur Église, leur christianisme. L’Église orthodoxe ukrainienne canonique, sous le métropolite Onuphre, est une Église jouissant de la plus grande autonomie, rattachée à l’Église orthodoxe russe. C’est le diocèse qui a enfanté l’Église russe, et il y a un lien millénaire entre la métropole de Kiev et le reste de l’Église russe. Pendant des années, la métropole de Kiev a été autonome, ce qui signifie que leur lien principal avec Moscou consiste en la commémoration du patriarche de Moscou pendant les offices. Pour le reste, ils dirigent eux-mêmes leur propre vie. Le patriarche de Moscou a bien moins d’autorité sur l’Église en Ukraine que n’en a le pape sur les catholiques-romains en Amérique (il y a un parallèle étroit entre les attitudes anticatholiques américaines profondément enracinées et les craintes à l’égard du Patriarcat de Moscou). Il y a en outre des liens personnels étroits, et un nombre considérable d’Ukrainiens célèbrent dans les paroisses et les diocèses de toute la Russie. Les liens sont organiques, et l’Église canonique d’Ukraine ne souhaite pas, ni n’a demandé, l’autocéphalie. Ainsi, le Département d’État et les agences états-uniennes soutiennent un charlatan en disgrâce et légitimement défroqué, « bien habillé », et qui lui-même, pour ses propres ambitions, manipule le pathétique Porochenko. Ils ont même tenté d’exercer un chantage sur le vénérable patriarche en raison de malversations financières ayant eu lieu dans l’archevêché grec d’Amérique. De son côté, pour se justifier [quant à l’octroi de l’autocéphalie à l’Ukraine], le patriarche [de Constantinople] invoque une interprétation de sa propre juridiction qui est rejetée par le reste des Églises orthodoxes. Les autres treize Églises orthodoxes, à l’exception d’une ou deux qui sont restées silencieuses, condamnent ce geste du Patriarcat œcuménique. Ils n’acceptent ni son affirmation selon laquelle il dispose pratiquement d’une juridiction universelle, ni l’autorité qu’il aurait d’agir unilatéralement, particulièrement sur des questions qui exigent le consensus de toutes les Églises, telles que l’octroi de l’autocéphalie. Tandis que les patriarches ne peuvent contrôler ce qui se passe au niveau politique en Ukraine, il se pourrait qu’ils se réunissent et tentent de destituer le patriarche Bartholomée pour avoir enfreint les canons universels. Le plus grand espoir que l’on peut avoir est que le Patriarcat œcuménique se repentira et mettra fin à cette folie. Mais il est peut être trop tard. En même temps, si le Patriarcat va jusqu’à accorder l’autocéphalie, les « babouchki », les grand-mères, mourront en Ukraine en essayant de défendre leurs églises bien-aimées contre les néo-nazis ukrainiens. Quant au Patriarcat (…), il perdra toute prétention à la primauté, à la sauvegarde de sa mémoire historique et, ce faisant, toute influence. Tôt ou tard, Porochenko sera chassé et Denisenko, qui a plus de 90 ans, mourra. Le schisme s’effondrera, indépendamment de son statut. L’Ukraine continuera à sombrer dans le chaos politique, social et ecclésial, avec ou sans une Église autocéphale. Personne, ni les États-Unis ni la Russie, souhaitera ou sera capable d’intervenir pour sauver ce pays. Il devra finalement sortir de ses cendres. Il rejoindra ainsi l’Irak, la Libye, la Syrie et les autres pays détruits par les interventions états-uniennes. Quoi qu’il en soit, l’Orthodoxie survivra, de préférence avec un Patriarcat œcuménique intact, mais même sans lui. D’autres Églises se sont déjà ralliées autour du Patriarche de Moscou pour défendre et maintenir l’ordre canonique ; et autour du métropolite Onuphre de Kiev, victime d’une profonde injustice, laissant entrevoir le Christ souffrant au milieu de la persécution. Ainsi, grâce à la politique états-unienne, Moscou émergera fortement comme le leader moral du monde orthodoxe. Mais vous, le Département d’État, vous aurez sur vos mains et vos têtes le sang des petites grand-mères et des vieillards ukrainiens. Et vous aurez à répondre de vos décisions et actions devant Dieu. Mais vous en souciez-vous ? »
Source

mercredi 17 octobre 2018

Du FASCISME RÉEL en ITALIE par Pier Paolo Pasolini


"Je prédis l'époque où le nouveau pouvoir utilisera vos paroles libertaires pour créer un nouveau pouvoir homologué, pour créer une nouvelle inquisition, pour créer un nouveau conformisme. Et ses clercs seront clercs de gauche. ”

Pier Paolo Pasolini



« Je suis pro­fondé­ment con­va­incu que le vrai fas­cisme est ce que les soci­o­logues ont trop gen­ti­ment nommé “la société de con­som­ma­tion”, déf­i­ni­tion qui paraît inof­fen­sive et pure­ment indica­tive. Il n’en est rien. Si l’on observe bien la réal­ité, et surtout si l’on sait lire dans les objets, le paysage, l’urbanisme et surtout les hommes, on voit que les résul­tats de cette insou­ciante société de con­som­ma­tion sont eux-mêmes les résul­tats d’une dic­tature, d’un fas­cisme pur et sim­ple. Dans le film de Nal­dini, on voit que les jeunes étaient encadrés et en uni­forme… Mais il y a une dif­férence: en ce temps là, les jeunes, à peine enlevaient-ils leurs uni­formes et reprenaient-ils la route vers leurs pays et leurs champs, qu’ils rede­ve­naient les Ital­iens de cinquante ou de cent ans aupar­a­vant, comme avant le fascisme.

Le fas­cisme avait en réal­ité fait d’eux des guig­nols, des servi­teurs, peut-être en par­tie con­va­in­cus, mais il ne les avait pas vrai­ment atteints dans le fond de l’âme, dans leur façon d’être. En revanche, le nou­veau fas­cisme, la société de con­som­ma­tion, a pro­fondé­ment trans­formé les jeunes; elle les a touchés dans ce qu’ils ont d’intime, elle leur a donné d’autres sen­ti­ments, d’autres façons de penser, de vivre, d’autres mod­èles cul­turels. Il ne s’agit plus, comme à l’époque mus­solin­i­enne, d’un enrég­i­mente­ment super­fi­ciel, scéno­graphique, mais d’un enrég­i­mente­ment réel, qui a volé et changé leur âme. Ce qui sig­ni­fie, en défini­tive, que cette ” civil­i­sa­tion de con­som­ma­tion ” est une civil­i­sa­tion dic­ta­to­ri­ale. En somme, si le mot de “fas­cisme” sig­ni­fie vio­lence du pou­voir, la “société de con­som­ma­tion” a bien réal­isé le fascisme. […]

Pour moi, la véri­ta­ble intolérance est celle de la société de con­som­ma­tion, de la per­mis­siv­ité con­cédée d’en haut, qui est la vraie, la pire, la plus sournoise, la plus froide et impi­toy­able forme d’intolérance. Parce que c’est une intolérance masquée de tolérance. Parce qu’elle n’est pas vraie. Parce qu’elle est révo­ca­ble chaque fois que le pou­voir en sent le besoin. Parce que c’est le vrai fas­cisme d’où découle l’antifascisme : inutile, hyp­ocrite, et, au fond, appré­cié par le régime. »

Pier Paolo Pasolini, 

Ecrits cor­saires, 1974.

Une INCOMMENSURABLE IRRESPONSABILITÉ qui n'apportera aucun bon fruit


Un véritable enfer sur terre prévisible, 
pavé par les "bonnes intentions " (?)
 du Patriarche de Constantinople



à lire absolument


[…] En ce qui concerne les immixtions, je voudrais dire, qu’elles ne sont pas seulement le fait du pouvoir ukrainien. Il est clair que celles-ci sont dirigées contre la Russie et en fait contre l’Orthodoxie. Elles ont pu diviser tout le monde dans ces contrées. Seule l’Église orthodoxe est restée une. Maintenant, ces forces, ces forces démoniaques de ce monde, s’appliquent à diviser aussi l’Église orthodoxe. Pour ce faire, elles ont réussi à utiliser l’ancienne Église de Constantinople, afin qu’elle applique le droit qui lui appartenait du temps de l’empire. Dans la bataille pour l’Ukraine, c’est-à-dire pour saper le fondement de la Russie, la main de l’Amérique est visible. On parle de l’immixtion de la Russie, mais comment peut-elle s’immiscer, alors qu’elle est née là ? La Rus de Kiev est née là, et s’est développée sans interruption pendant 1030 années. Le fait que les États occidentaux, l’Union européenne et, avant tout l’Amérique, attisent et soutiennent les guerres fratricides, comme ils l’ont fait chez nous au Kosovo, démontre que ce qui se produit en Ukraine est le deuxième acte de la tragédie du Kosovo : ils ont fait d’un groupe de malfaiteurs et de criminels, qui font honte au digne peuple albanais, les dirigeants du Kosovo et ont reconnu le soi-disant Kosovo indépendant, tandis que l’Église orthodoxe de Dieu, notre culture séculaire et le peuple serbe en sont expulsés. Ce qu’ont commencé les communistes a été poursuivi par le bloc de l’OTAN par ses bombardements de la Serbie et du Monténégro. Ce qui a commencé en Russie avec l’arrivée au pouvoir des bolcheviques et l’assassinat de la famille impériale donne maintenant de tels fruits amers. Je regrette que le patriarche de Constantinople n’ait pas compris à quel point ces problèmes sont profonds et sérieux. Il est parti d’une bonne intention : réunifier, mais la voie choisie n’est pas celle de la réunification, mais seulement de l’aggravation des difficultés qui se sont emparées de l’Ukraine, de la même façon que la création dans l’Église orthodoxe d’un schisme profond qui, indubitablement, n’apportera aucun bon fruit, si de telles tentatives sont poursuivies. Et non seulement chez les Russes et les Ukrainiens, mais chez nous aussi. En effet, ce Denisenko est le seul à avoir reconnu notre Miraš Dedeić [chef de la pseudo-Église du Monténégro, ndt] que le Patriarcat de Constantinople a destitué de la prêtrise et anathématisé. Nous avons communiqué à ce sujet avec le patriarche de Constantinople, mais il n’a pas répondu jusqu’à présent. Bien sûr, il ne reconnaît pas Dedeić. Mais par cet acte, en recevant celui [Denisenko] qui soutient tous les schismes dans les autres endroits comme structures canoniques, il renforce contre sa volonté les schismes qui minent l’unité de l’Église orthodoxe. Et ce sur le fondement de l’ethno-phylétisme condamné antérieurement par l’Église. Même le Concile de Crète (il est dommage que le Patriarcat de Moscou n’y ait pas participé, mais malgré cela, ses décisions restent en vigueur) a confirmé les décisions du concile de 1872 condamnant l’ethno-phylétisme comme une hérésie et comme un venin qui détruit l’unité de l’Église. Constantinople a confirmé et signé cette décision du grand concile et c’est maintenant précisément sur la base de l’ethno-phylétisme – ukrainien à caractère séculier – et sur la base des demandes de personnes formées sous l’influence du bolchevisme, et encore des admirateurs de Bandera, des fascistes ukrainiens et anciens nazis – qu’il crée une Église. Cela est-il normal ? Non. Sans parler du fait que Denisenko prétendait, en tant que métropolite d’Ukraine, au poste de patriarche de Moscou et, lorsqu’il ne fut pas élu, s’est déclaré lui-même patriarche. Telle est sa folie. Comment déclarer normal tout cela, sans accord de l’Église-mère ? Or, l’Église-mère de l’Ukraine n’est pas le Patriarcat de Constantinople, mais depuis plus de 300 ans, lPatriarcat de Moscou.[…]

samedi 13 octobre 2018

PRIÈRE POUR LA PAIX ET L'UNITÉ EN UKRAINE

Baptême de la Rus'

Seigneur Jésus Christ notre Dieu, pose un regard miséricordieux sur l’affliction et le cri de douleur extrême de Tes enfants qui demeurent sur la terre ukrainienne. Délivre ton peuple de la guerre civile, fais cesser le sang qui coule et fais reculer les malheurs qui se dressent contre lui. Donne un refuge aux sans-abri, nourris ceux qui ont faim, réconforte ceux qui pleurent et réunis ceux qui sont divisés. N’abandonne pas le troupeau qui t’appartient, affligé par la faute de sa propre famille, mais plutôt, dans ta bienveillance, favorise la réconciliation sans tarder. Adoucis les cœurs des sans miséricorde et accorde leur la conversion afin qu’ils Te connaissent. Accorde la paix à ton Église et à ses enfants, afin que nous puissions Te glorifier d'un seul cœur et d'une seule bouche, Toi, notre Seigneur et Sauveur, aux siècles des siècles. Amen.
(trad. de la source par Maxime le minime)

mercredi 10 octobre 2018

Moïse l'Athonite: "Le scandale" de la non-unité de la sainte Montagne de l'Athos [1]


Le moine Moïse (Αιωνία η μνήμη !) avait accordé une interview à Emilios Poligenis de l’agence de presse ecclésiastique «Romfea.gr» au sujet de questions relatives à la Sainte Montagne, au professeur Christos Giannaras, à l’affaire de Vatopedi et de l’higoumène Efrem, à la crise financière et au Patriarche ayant célébré une liturgie au monastère de la Panagia de Soumela.

EP: Père Moïse, c’est un grand plaisir d’être avec vous aujourd’hui, dans le jardin de notre Toute Sainte gardé par Dieu. Vous êtes moine depuis plus de 35 ans ; s’il vous plait parlez-nous de la Sainte Montagne de l’Athos d’hier et d’aujourd’hui.

Geronda Moïse : Cher M. Poligenis, je suis moi aussi ravi de faire votre connaissance et de vous recevoir en tant que visiteur de notre humble cellule. J’apprécie votre amour sincère pour l’Église et l’impartialité de l’agence de presse ”Romfea.gr”, que vous dirigez avec succès depuis trois ans. Le Saint Mont Athos est véritablement gardé par Dieu, protégé par la Mère de Dieu; c'est un incubateur de saints et le jardin parfumé de Notre Dame en plus d'être parcouru par des saints. Ce mois-ci, nous scandons avec ferveur la Paraklisis tous les jours en son nom et nous attendons avec ferveur la Fête si solennelle de sa dormition et de son ascension au ciel.
Notre-Dame est la femme la plus aimée de tous les moines de la Montagne sacrée. Nous avons soixante icônes produisant des miracles, les Katholica, les Kyriaka, les chapelles, Protaton, la ceinture sacrée de la Vierge Marie. Toutes parlent d'elle dans un endroit inaccessible aux femmes.
Cela fait 36 ​​ans que j'ai franchi la porte du saint monastère de Simonopetra et  25 ans que je réside dans la cellule de Saint Jean Chrysostome au Saint Skite de St Panteleimon de Koutloumousi. Ces 36 années se sont écoulées pour moi comme 36 jours ! Je ne pense pas vraiment que l’ Athos ait changé du tout pendant ce temps. L'ordre monastique se poursuit depuis plus de mille ans. Ceci est crucial pour la vie des moines, qui consacrent plusieurs heures par jour à la Divine Liturgie. La prière est leur travail principal et cela parfume leur vie.

Le fait que certaines routes ont été construites et que certaines voitures apparaissent, cela n’a qu’une importance mineure. Mais d'un autre côté, il faut être très attentif au respect du lieu et de l'environnement. Certains anciens passages ont été détruits et ce fut un erreur.

Les progrès techniques doivent être utilisés correctement et avec mesure. Je ne pense pas que remplacer la lampe à huile par une lampe électrique supprime la tradition. Certaines personnes ne viennent à la Montagne Sainte qu'une seule fois dans leur vie, ayant une idée romantique à ce sujet et pensent que c'est un musée pétrifié sans vie, sans mouvement et sans évolution. Ils deviennent des critiques sévères et ils ne font que critiquer et ne sont pas avares de prescriptions. Cependant, s'ils doivent se déplacer, ils exigent un véhicule décent, ils sont dérangés par la poussière et ils demandent à être logés confortablement, comme s'ils séjournaient dans un hôtel. Je crois que si la Montagne Sainte a été modifiée, ce n’est que de l'extérieur et non de l'intérieur. D’importants travaux de restauration ont été entrepris au cours des dernières années et ont été indispensables au maintien du legs millénaire de la vie monastique, fondé sur des règles antiques et sacrées préservant la constitution monastique, une vie de dévotion et de quiétude.

EP  : Peut-on encore trouver sur la Sainte Montagne des personnes de la stature spirituelle des Anciens Païssios, Porphyrios, Joseph et autres?

Moine Moïse : J'ai reçu un appel téléphonique un soir d'une certaine femme. «Père Moïse, m’a-t-elle dit, maintenant que Geronda Païssios est décédé, qui le remplacera ?», J'ai répondu : «C'est votre père spirituel.
— Est-ce-que vous le connaissez?"
— Non
— Alors pourquoi dîtes-vous ça?
— Écoutez, madame, la sainteté n'est pas transférable, mais réalisable. Si la personne ne lutte pas avec patience, la sainteté ne peut être transmise.
— Je vous remercie. »

Elle n'a probablement pas aimé ma réponse. Les gens d’aujourd’hui cherchent en permanence des solutions rapides et faciles. Le «fast food» de la vie laïque a été transposé à la vie spirituelle. Même les dévots ne veulent pas patienter et encore moins s'épuiser. Ils veulent des solutions immédiates à leurs problèmes. C’est pourquoi ils recherchent des Anciens  pour résoudre leurs problèmes immédiatement. Ils ne veulent pas persévérer dans la prière, s'humilier pour faire preuve de patience.

S'ils ne peuvent pas trouver de tels Anciens, ils les créent. La pire chose à faire est de croire que vous êtes un saint. Le plus gros problème aujourd'hui est la sainteté factice. Que le Seigneur nous sauve de ces faux saints ! Sur la Sainte Montagne, il y a un dicton qui dit: «Il est facile de se leurrer. La chose difficile est d'être sauvé de l'illusion ».

Le bienheureux et vertueux Geronda Païssios disait: « Celui qui croit être en bonne santé est le pire de tous car il n'ira jamais chez le médecin.» 
à suivre…


Πατερ Μωυσε, πρέσβευε Χριστώ τω Θεώ, σωθήναι τας ψυχας ήμών

mardi 9 octobre 2018

Fête de 200 saints orthodoxes d'Espagne et du Portugal

Fête de plus de 200 saints orthodoxes d'Espagne et du Portugal

 célébrée pour la première fois
Saragosse, le 9 octobre 2018

Photo: www.obispadoortodoxo.es

La glorification des anciens saints de la péninsule ibérique a été célébrée dimanche par les hiérarques orthodoxes en Espagne.

Photo: www.obispadoortodoxo.es 
La fête a été célébrée dans l'église orthodoxe roumaine de la Dormition de la Mère de Dieu à Saragosse, capitale de la région d'Aragon, au nord-est de l'Espagne. La liturgie était dirigée par Son Eminence le métropolite Joseph d'Europe occidentale et de la Méditerranée (Eglise orthodoxe roumaine) et concélébrée par Monseigneur Nestor de Korsun (Église orthodoxe russe), et l'évêque Timothée d'Espagne et du Portugal (Eglise orthodoxe roumaine), et Le clergé du diocèse local de l'église roumaine, rapporte le site du diocèse orthodoxe roumain d'Espagne et du Portugal.

Photo: www.obispadoortodoxo.es
Plus de 200 anciens saints d'Espagne et du Portugal ont ainsi été officiellement ajoutés au calendrier liturgique de l'Église orthodoxe. Ils seront célébrés chaque année le dimanche précédant le 12 octobre, jour de la commémoration de Notre-Dame du Pilier - nom donné à l'apparition de la Theotokos à l'apôtre Jacques le Majeur alors qu'il priait près des rives de l'Èbre à Caesaraugusta (Saragosse de nos jours), Hispanie, en 40 ap.

Photo: www.obispadoortodoxo.es

L’initiative d’ajouter une telle fête a été prise par l’Assemblée des Hiérarques orthodoxes d’Espagne et du Portugal, qui s’est réunie à Madrid en avril. Son Eminence le métropolite Polycarpe d'Espagne et du Portugal (Patriarcat œcuménique), Bp. Nestor et Bp. Timothée.

Photo: www.obispadoortodoxo.es
Au cours de la session de l’assemblée, les hiérarques ont approuvé le menologion, des saints qui ont brillé dans la péninsule ibérique avant le schisme occidental, compilée par l’archiprêtre Andrei Kordochkin. En conséquence, les hiérarques ont décidé de demander aux primats de leurs églises locales d'établir une date pour une vénération panorthodoxe de l'ensemble des saints ibériques, et le dimanche précédant la fête de la Theotokos.

Photo: www.obispadoortodoxo.es 

Cette journée a fa marqué le 15e anniversaire de l'établissement de l'église de la Dormition à Saragosse.

À la suite de la Divine Liturgie, les fidèles ont tous eu l’occasion de vénérer une icône et des reliques de saint Vincent d’Espagne, martyrisé à Saragosse au début du IVe siècle lors des persécutions de Dioclétien.