ou du mépris inénarrable pour le peuple…
DE L'ÉLITEde l'élite…
Vous avez dit élite ???
[…] Le mot « élection » est pris, ici, dans son sens étymologique de « choix ». Tout évêque est « élu », d’une manière ou d’une autre. Aux origines, le Christ avait choisi lui-même ses douze apôtres. Dans la suite, les apôtres ont « élu » leurs principaux collaborateurs, comme Marc et Silas compagnons de Pierre, comme Luc, Timothée ou Tite compagnons de Paul.
Les apôtres, et leurs adjoints, ont désigné les premiers prêtres et les premiers évêques des communautés, comme on le voit faire dans les Actes, comme on l’entend recommandé dans les épîtres pastorales de saint Paul.Saint Clément de Rome dans son épître aux Corinthiens confirmait cette manière de faire : « Les apôtres ont reçu pour nous la Bonne Nouvelle par le Seigneur Jésus-Christ […] Ils prêchaient dans les campagnes et dans les villes et ils en établissaient les prémices, ils les éprouvaient par l’Esprit, afin d’en faire les épiscopes et les diacres des futurs croyants. » (42,1.4). Les premiers témoignages d’élection de responsables d’Eglise, avec l’intervention du suffrage du peuple, apparaissent également dès les Actes des Apôtres, avec l’élection de l’apôtre Mathias en remplacement de Judas (cf. Ac 1,15-26) et l’institution des sept diacres (cf. Ac 6,1-6). On observe que l’assemblée électorale se tenait à l’instigation des apôtres, mais c’était bien le peuple qui présentait ses candidats. Il semble qu’aux premiers temps du christianisme, les évêques, y compris celui de Rome, étaient élus par le moyen du suffrage populaire. Saint Hippolyte prescrivait dans sa Tradition apostolique : « Qu’on ordonne comme évêque celui qui a été choisi par tout le peuple [electus ab omni populo] » (2). Et ce choix était réputé comme étant celui de Dieu le Père même. « Accorde, Père qui connais les cœurs, à ton serviteur que tu as choisi pour l’épiscopat… » (Id. 3, Prière du sacre de l’évêque). En somme on respectait l’adage : Vox populi, vox Dei. Toutefois, si l’on examine les sources avec acribie, on s’aperçoit qu’en réalité les évêques étaient choisis plutôt par le consensus entre toutes les parties prenantes : le peuple certes, mais aussi les prêtres de l’endroit, et les évêques des Eglises d’alentour, venus assister l’Eglise veuve de son berger. Saint Clément de Rome parlait de « ceux qui ont été établis par eux [les apôtres], ou ensuite par d’autres hommes éminents, avec l’approbation de toute l’Eglise. » (Ep. aux Cor., 44,3). Il semble que ces « hommes éminents » fussent les délégués des apôtres, et qu’ils élisaient « ensuite » (après la mort des apôtres) « avec l’approbation de tous », c’est-à-dire après l’intervention du suffrage populaire. Dans la Tradition apostolique de saint Hippolyte (telle que reconstituée par Don Botte, cf. Sources chrétiennes N° 11 bis) on lit : « Lorsqu’on aura prononcé son nom [celui de l’élu] et qu’il aura été agréé [par qui ?], le peuple se rassemblera avec le presbyterium et les évêques qui sont présents, le jour du dimanche » (2). La participation des prêtres et des évêques, à l’élection, ne semble pas purement passive. Il paraît bien que c’est le peuple qui prononce le nom, et que ce sont les évêques (des environs) qui agréent. On rencontre la même ambiguïté dans les Constitutions apostoliques, texte d’allure canonique publié à Antioche vers 380. « Si la paroisse est petite et qu’on n’y trouve pas d’homme sage et de bonne réputation pour l’instituer évêque, mais qu’il ait là un homme jeune, dont l’entourage témoigne qu’il est digne de l’épiscopat et qui montre en son jeune âge la mansuétude et la modération d’un vieillard, qu’on vérifie si tous lui rendent ce témoignage et qu’on l’institue en paix. » (II, 1,3). Ici encore, il semble bien que le processus efficace était le consensus. Mais on ne nous dit pas qui menait l’enquête, sans doute les évêques de la province qui allaient être chargés d’ordonner le nouveau promu. […] Mais de plus en plus, et cela de très bonne heure, les pouvoirs politiques s’immiscèrent dans le processus électoral. […]
« Spiegel : (...) En quoi l’Occident n’est-il pas capable de comprendre la Russie contemporaine ?Soljenitsyne : On peut citer plusieurs causes, mais celles qui m’intéressent le plus sont psychologiques, et plus précisément la divergence entre des espoirs illusoires, en Russie et en Occident, et la réalité. Lorsque je suis rentré en Russie en 1994, j’ai trouvé ici une quasi-déification du monde occidental et du système politique de ses différents pays. Il faut reconnaître qu’il n’y avait pas tant là une connaissance réelle et un choix délibéré qu’une répugnance naturelle pour le régime bolchevique et sa propagande anti-occidentale. Cette opinion a commencé à changer avec les cruels bombardements de l’OTAN sur la Serbie. Ceux-ci ont laissé une marque noire indélébile dans toutes les couches de la société russe. Cela s’est ensuite intensifié avec les manoeuvres de l’OTAN pour attirer dans sa sphère d’influence d’anciennes républiques soviétiques ; cela a été particulièrement sensible dans le cas de l’Ukraine, qui nous est si proche par des millions de liens familiaux. Ceux-ci peuvent être coupés en un instant par la nouvelle frontière d’un bloc militaire. Ainsi, la perception de l’Occident comme chevalier de la démocratie par excellence a été remplacée par la constatation désenchantée que la politique occidentale est avant tout pragmatique, en partie intéressée et cynique. Pour beaucoup en Russie cela fut une dure épreuve, la chute de leurs idéaux.Dans le même temps, l’Occident, fêtant la fin d’une éreintante guerre froide, et observant quinze ans d’anarchie sous Gorbatchev et sous Eltsine, s’habitua très vite à l’idée facile que désormais la Russie était presque un pays du Tiers-monde, et qu’elle le resterait toujours. Lorsque la Russie commença de nouveau à se renforcer économiquement et politiquement, la réaction de l’Occident – peut-être à cause de peurs encore présentes inconsciemment – fut la panique.Spiegel : L’Occident l’associa avec l’ancienne super-puissance, l’Union Soviétique.Soljenitsyne : A tort. Mais auparavant l’Occident s’était permis de vivre dans l’illusion (ou bien était-ce une astuce bien pratique ?) que la Russie était une jeune démocratie, alors qu’il n’y avait pas de démocratie du tout. Bien sûr, la Russie n’est pas encore un pays démocratique, elle commence seulement à construire la démocratie, et il n’y a rien de plus facile que de lui présenter une longue liste de négligences, de violations et d’erreurs. Mais dans la guerre qui a commencé le 11 septembre, la Russie n’a-t-elle pas tendu la main à l’Occident, clairement et sans ambiguïté ? Seul un défaut psychologique ou une imprévoyance désastreuse peuvent expliquer le refus irrationnel de l’Occident de serrer cette main. Les Etats-Unis, après avoir accepté notre importante aide en Afghanistan, se mirent tout de suite à avoir des exigences sans cesse nouvelles. Et les griefs de l’Europe envers la Russie sont ouvertement ancrés dans ses peurs énergétiques, qui ne sont en rien fondées.N’est-ce pas un trop grand luxe pour l’Occident de repousser ainsi la Russie, en particulier face aux nouvelles menaces ? Dans ma dernière interview en Occident, avant mon retour en Russie (en avril 1994, pour le journal Forbes), je disais : « Si on regarde loin vers l’avenir, on peut voir une époque au XXIème siècle durant laquelle les Etats-Unis et l’Europe auront extrêmement besoin de la Russie en tant qu’alliée. » (source)
"Environ 7 000 mariages ont été célébrés entre des personnes de même sexe sur un total de 238 000 unions en France en 2013, a annoncé mardi l'Institut national de la statistique (Insee). Parmi les couples mariés à la suite de la loi du 17 mai 2013 ouvrant le mariage et l'adoption aux couples homosexuels, trois sur cinq sont des couples d'hommes, précise l'Insee.
Au sein des couples de même sexe, les hommes se sont mariés à 50 ans en moyenne et les femmes à 43 ans, contre respectivement 37 et 34 ans pour les mariés de sexe différent. "Les mariés de même sexe de 2013 sont ainsi plus âgés que ceux de sexe différent, mais cette différence est sans doute pour partie liée au fait qu'il s'agit de la première année d'ouverture du mariage aux conjoints de même sexe", peut-on lire dans la dernière publication de l'Insee consacrée aux mariages."
Lire la suite de l'article du Point iciEn fait on ne voit pas pourquoi les homosexuels, au bout d'un moment , accorderaient davantage de valeur au mariage que les hétéros, les divorces ont d'ailleurs commencé semble-t-il...
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Le caricaturiste a fait preuve à mon avis de beaucoup d'imagination quand il a affublé le premier ministre de tels haillons |
"Voyons d'abord la retraite de Jean-Marc Ayrault : (...)
d'abord, 2 000 euros par mois comme ancien maire de Saint-Herblain, puis de Nantes ; 2 000 euros de plus comme ancien président du district de l'agglomération nantaise, puis de la communauté urbaine ; et 1 800 euros encore au titre de l'Éducation nationale, puisque Jean-Marc Ayrault est toujours officiellement "professeur d'allemand depuis 1973", selon sa dernière biographie officielle. Une carrière de professeur pour le moins fictive, mais prise en compte par l'administration si son fonctionnaire a continué à "cotiser", même s'il n'exerce plus, et même si les cotisations en question sont plus ou moins fictives et plutôt plus que moins. Mais passons ! C'est un autre débat.
Nous en sommes à 5 800 euros par mois auxquels il faut ajouter une retraite de conseiller général que nous allons oublier (impossible d'avoir des informations), mais surtout une pension "plein pot" d'ancien député, de 6 650 euros par mois, à quoi s'ajoutent 2 500 euros environ en tant qu'ancien président de groupe à l'Assemblée nationale. Soit un total de 14 950, arrondi à 15 000, soit 180 000 euros par an. Tout cela, bien entendu, sans compter sa retraite d'ex-Premier ministre, impossible à prévoir aujourd'hui... Arrivé à ce stade et dans l'hypothèse où Jean-Marc Ayrault, qui aura 64 ans le 25 janvier, bénéficierait de sa retraite pendant une vingtaine d'années, Charles Gave se pose la question de savoir de quelle fortune devrait disposer un indépendant non salarié et non fonctionnaire pour s'offrir pendant vingt ans une retraite identique de l'ordre de 180 000 euros par an, laquelle est, de plus, garantie par l'État français.(source L'exorbitante retraite d'Ayrault !"