Les lèvres mensongères font horreur à l'Éternel, tandis que ceux qui agissent avec fidélité lui sont agréables. Proverbes 12:22 «C'est ce qui sort de l'homme qui le rend impur. En effet, c'est de l’intérieur, c'est du cœur des hommes que sortent les mauvaises pensées, les adultères, l'immoralité sexuelle, les meurtres, les vols, la soif de posséder, les méchancetés, la fraude, la débauche, le regard envieux, la calomnie, l'orgueil, la folie. Toutes ces choses mauvaises sortent du dedans et rendent l'homme impur.» Marc 7:20-23 Un témoin fidèle ne ment pas, tandis qu’un faux témoin dit des mensonges. Proverbes 14:5 « Vous, vous avez pour père le diable et vous voulez accomplir les désirs de votre père. Il a été meurtrier dès le commencement et il ne s'est pas tenu dans la vérité parce qu'il n'y a pas de vérité en lui. Lorsqu'il profère le mensonge, il parle de son propre fond, car il est menteur et le père du mensonge. » Jean 8:44 Si les paroles distinguées ne conviennent pas à un fou, les paroles mensongères conviennent d’autant moins à un noble. Proverbes 17:7 « Écarte de ta bouche la fausseté, éloigne de tes lèvres les détours ! Proverbes 4:24 Craindre l'Éternel, c'est détester le mal. L'arrogance, l'orgueil, la voie du mal et la bouche perverse, voilà ce que je déteste. » Proverbes 8:13 « Pierre lui dit : «Ananias, pourquoi Satan a-t-il rempli ton cœur, au point que tu aies menti au Saint-Esprit et gardé une partie du prix du champ? […] Comment as-tu pu former dans ton cœur un projet pareil? Ce n'est pas à des hommes que tu as menti, mais à Dieu.»Actes 5:3-4Mais pour les lâches, les incrédules, les abominables, les meurtriers, les impudiques, les enchanteurs, les idolâtres, et tous les menteurs, leur part sera dans l'étang ardent de feu et de soufre, ce qui est la seconde mort.Apocalypse 21.8
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jeudi 21 novembre 2024

MÉTAPHYSIQUE ET MÉTAPOLITIQUE : EFFONDREMENT DE CIVILISATION OU RENOUVEAU ?



Le physicien Philippe Bobola (unitedusavoir.com)) et le politologue Pierre-Antoine Plaquevent (strategika.fr) travaillent tous deux dans un esprit similaire d'interdisciplinarité et d'unité organique des connaissances. Discerner, comprendre, relier. Leur présent échange vise à percevoir et expliciter les changements métapolitiques et métaphysiques à l'œuvre dans notre époque de transition systémique. Notre civilisation à bout de souffle est-elle parvenue au seuil de son effondrement ? Une renaissance métapolitique et spirituelle est-elle encore possible ?

 « Vous, en Europe, vous êtes dans une éclipse de l'intelligence. Vous allez souffrir. Le gouffre est profond. Vous êtes malades. Vous avez la maladie du vide. Le système occidental va vers son état ultime d'épuisement spirituel : le juridisme sans âme, l'humanisme rationaliste, l'abolition de la vie intérieure... Toutes vos élites ont perdu le sens des valeurs supérieures. Elles ont oublié que le premier droit de l'homme, c'est le droit de ne pas encombrer son âme avec des futilités… Cependant, le gouffre s'ouvrira à la lumière. De petites lucioles dans la nuit vacilleront au loin. Il y aura des hommes qui se lèveront, au nom de la vérité, de la nature, de la vie. Ils exerceront leurs enfants à penser différemment, à remettre l'esprit au-dessus de la matière. Ils briseront la spirale du déclin du courage. Ainsi viendra l'éclosion des consciences dressées. Aujourd'hui les dissidents sont à l'Est, ils vont passer à l'Ouest. » Alexandre Soljenitsyne

vendredi 22 mars 2019

Si l’on a raison d’un point de vue juridique, rien de plus n’est requis ?

Extrait d'un discours donné en 1978 par Alexandre Soljenitsyne aux diplômés de Harvard après avoir vécu en Occident pendant quatre ans, dont trois aux États-Unis.




[…] La société occidentale s’est dotée de l’organisation la mieux adaptée à ses objectifs, fondée, je dirais, sur la lettre de la loi. Les limites des droits de l’homme et de la justice sont déterminées par un système de lois ; ces limites sont très larges. Les Occidentaux ont acquis une grande compétence dans l’interprétation et la manipulation du droit. Tout conflit est résolu conformément à la lettre de la loi et est considérée comme la solution suprême. Si l’on a raison d’un point de vue juridique, rien de plus n’est requis. Personne n’osera mentionner qu’on ne peut pas toujours être entièrement géré par le droit, et appeler urgemment à la retenue, à la volonté de renoncer à de tels droits légaux, au sacrifice et au risque désintéressé. Cela semblerait simplement absurde. On ne voit presque jamais de retenue volontaire. Tout le monde fonctionne à l’extrême limite de ces cadres légaux.

J’ai passé toute ma vie sous un régime communiste et je vous dirai qu’une société sans échelle juridique objective est vraiment terrible. Mais une société sans autre échelle que la société légale n’est pas tout à fait digne de l’homme non plus. Une société qui repose sur la lettre de la loi, et n’atteint jamais le niveau le plus élevé, profite très peu des immenses possibilités humaines. La lettre de la loi est trop froide et formelle pour avoir une influence bénéfique sur la société. Chaque fois que le tissu de la vie est tissé de relations légalistes, il règne une atmosphère de médiocrité morale, paralysant les pulsions les plus nobles de l’homme. Et il sera tout simplement impossible de résister aux procès de ce siècle menaçant avec le seul soutien d’une structure légaliste. […]

Alexandre Soljenitsyne

dimanche 4 mai 2014

SUR LE SITE DE L'OLTR : l'incontournable et éclairante interview du regretté Alexandre Soljenitsyne



EXTRAIT :
« Spiegel : (...) En quoi l’Occident n’est-il pas capable de comprendre la Russie contemporaine ? 
Soljenitsyne : On peut citer plusieurs causes, mais celles qui m’intéressent le plus sont psychologiques, et plus précisément la divergence entre des espoirs illusoires, en Russie et en Occident, et la réalité. Lorsque je suis rentré en Russie en 1994, j’ai trouvé ici une quasi-déification du monde occidental et du système politique de ses différents pays. Il faut reconnaître qu’il n’y avait pas tant là une connaissance réelle et un choix délibéré qu’une répugnance naturelle pour le régime bolchevique et sa propagande anti-occidentale. Cette opinion a commencé à changer avec les cruels bombardements de l’OTAN sur la Serbie. Ceux-ci ont laissé une marque noire indélébile dans toutes les couches de la société russe. Cela s’est ensuite intensifié avec les manoeuvres de l’OTAN pour attirer dans sa sphère d’influence d’anciennes républiques soviétiques ; cela a été particulièrement sensible dans le cas de l’Ukraine, qui nous est si proche par des millions de liens familiaux. Ceux-ci peuvent être coupés en un instant par la nouvelle frontière d’un bloc militaire. Ainsi, la perception de l’Occident comme chevalier de la démocratie par excellence a été remplacée par la constatation désenchantée que la politique occidentale est avant tout pragmatique, en partie intéressée et cynique. Pour beaucoup en Russie cela fut une dure épreuve, la chute de leurs idéaux. 
Dans le même temps, l’Occident, fêtant la fin d’une éreintante guerre froide, et observant quinze ans d’anarchie sous Gorbatchev et sous Eltsine, s’habitua très vite à l’idée facile que désormais la Russie était presque un pays du Tiers-monde, et qu’elle le resterait toujours. Lorsque la Russie commença de nouveau à se renforcer économiquement et politiquement, la réaction de l’Occident – peut-être à cause de peurs encore présentes inconsciemment – fut la panique. 
Spiegel : L’Occident l’associa avec l’ancienne super-puissance, l’Union Soviétique. 
Soljenitsyne : A tort. Mais auparavant l’Occident s’était permis de vivre dans l’illusion (ou bien était-ce une astuce bien pratique ?) que la Russie était une jeune démocratie, alors qu’il n’y avait pas de démocratie du tout. Bien sûr, la Russie n’est pas encore un pays démocratique, elle commence seulement à construire la démocratie, et il n’y a rien de plus facile que de lui présenter une longue liste de négligences, de violations et d’erreurs. Mais dans la guerre qui a commencé le 11 septembre, la Russie n’a-t-elle pas tendu la main à l’Occident, clairement et sans ambiguïté ? Seul un défaut psychologique ou une imprévoyance désastreuse peuvent expliquer le refus irrationnel de l’Occident de serrer cette main. Les Etats-Unis, après avoir accepté notre importante aide en Afghanistan, se mirent tout de suite à avoir des exigences sans cesse nouvelles. Et les griefs de l’Europe envers la Russie sont ouvertement ancrés dans ses peurs énergétiques, qui ne sont en rien fondées. 
N’est-ce pas un trop grand luxe pour l’Occident de repousser ainsi la Russie, en particulier face aux nouvelles menaces ? Dans ma dernière interview en Occident, avant mon retour en Russie (en avril 1994, pour le journal Forbes), je disais : « Si on regarde loin vers l’avenir, on peut voir une époque au XXIème siècle durant laquelle les Etats-Unis et l’Europe auront extrêmement besoin de la Russie en tant qu’alliée. » (source)

mardi 26 février 2013

Carême, auto-limitation et écologie dans l'Orthodoxie




De la tradition ascétique du monachisme orthodoxe à l'auto-limitation prônée par Alexandre Soljenitsyne dans la cohérence de la pensée écologique chrétienne orthodoxe.En introduction au Grand Carême à venir par Jean-François Colosimo.

dimanche 10 août 2008

"Les écrivains et les artistes...peuvent vaincre le mensonge" Alexandre Isayevich Soljenitsyne


"Le simple acte de courage d'un homme simple est de refuser le mensonge (...) Les écrivains et les artistes peuvent faire davantage. ILS PEUVENT VAINCRE LE MENSONGE. Dans le combat contre le mensonge, l'art a toujours gagné et il gagnera toujours, ouvertement, inéluctablement, dans le monde entier." (Discours de Stockholm, 1974)