Les lèvres mensongères font horreur à l'Éternel, tandis que ceux qui agissent avec fidélité lui sont agréables. Proverbes 12:22 «C'est ce qui sort de l'homme qui le rend impur. En effet, c'est de l’intérieur, c'est du cœur des hommes que sortent les mauvaises pensées, les adultères, l'immoralité sexuelle, les meurtres, les vols, la soif de posséder, les méchancetés, la fraude, la débauche, le regard envieux, la calomnie, l'orgueil, la folie. Toutes ces choses mauvaises sortent du dedans et rendent l'homme impur.» Marc 7:20-23 Un témoin fidèle ne ment pas, tandis qu’un faux témoin dit des mensonges. Proverbes 14:5 « Vous, vous avez pour père le diable et vous voulez accomplir les désirs de votre père. Il a été meurtrier dès le commencement et il ne s'est pas tenu dans la vérité parce qu'il n'y a pas de vérité en lui. Lorsqu'il profère le mensonge, il parle de son propre fond, car il est menteur et le père du mensonge. » Jean 8:44 Si les paroles distinguées ne conviennent pas à un fou, les paroles mensongères conviennent d’autant moins à un noble. Proverbes 17:7 « Écarte de ta bouche la fausseté, éloigne de tes lèvres les détours ! Proverbes 4:24 Craindre l'Éternel, c'est détester le mal. L'arrogance, l'orgueil, la voie du mal et la bouche perverse, voilà ce que je déteste. » Proverbes 8:13 « Pierre lui dit : «Ananias, pourquoi Satan a-t-il rempli ton cœur, au point que tu aies menti au Saint-Esprit et gardé une partie du prix du champ? […] Comment as-tu pu former dans ton cœur un projet pareil? Ce n'est pas à des hommes que tu as menti, mais à Dieu.»Actes 5:3-4Mais pour les lâches, les incrédules, les abominables, les meurtriers, les impudiques, les enchanteurs, les idolâtres, et tous les menteurs, leur part sera dans l'étang ardent de feu et de soufre, ce qui est la seconde mort.Apocalypse 21.8
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samedi 18 avril 2020

PROCLAMATION ORTHODOXE DE LA RÉSURRECTION




Demain à partir de 9h30 on pourra regarder sur France 2 la rediffusion l’émission Orthodoxie consacré à cette cérémonie.
 
Le feu sacré est descendu dans l'église du Saint-Sépulcre à Jérusalem, comme on a pu le voir sur le flux en direct sur la page Facebook du Patriarcat de Jérusalem.

 Sa Béatitude le Patriarche Theophilos III de Jérusalem est entré dans l'église un peu après 13 h 00 (6 h 00), et après s'être prosterné trois fois autour de la tombe du Seigneur, il est entré dans la tombe même à 13 h 45 (18 h 45).  UN M).

 La Sainte Lumière est descendue vers 13 h 50 (6 h 50, heure de l'Est), après seulement cinq minutes.

 Normalement, après la descente du Feu, le Patriarche passe le don sacré aux fidèles, bien que la cérémonie ait été célébrée sans paroissiens ni pèlerins cette année en raison de la pandémie de coronavirus.

 La descente du Feu a été précédée d'une cérémonie complexe : les portes du Sépulcre ont été scellées par un grand sceau de cire comme signe que son inspection était terminée, et que rien ne permettait au patriarche de Jérusalem d'allumer la lumière par quelque moyen ordinaire.

Peu avant l'arrivée du patriarche Théophile, le sceau a été retiré de la porte de l'édicule, et une grande lampada et trente-trois bougies ont été transportées dans la tombe.  Puis le patriarche est entré  et à commencé à attendre.  Les personnes présentes ont continuellement prié pour l'octroi du Feu jusqu'au moment de son apparition.

 Le feu sacré sera livré dans le monde entier à diverses églises orthodoxes locales. (source)

vendredi 4 novembre 2016

Pour la première fois la science appelée à valider le lieu du tombeau du Christ

Jérusalem : que recèle le tombeau du Christ ?

SOURCE : LE PARISIEN





Jérusalem, mercredi. A l’occasion des travaux de consolidation de
l’édicule, qui abrite la tombe du Christ, celle-ci a été ouverte par des
experts de l’université d’Athènes.

Un lit funéraire taillé dans le roc au cœur d'une ancienne carrière de pierre désaffectée. Il y a mille sept cents ans, l'empereur Constantin fait isoler cette tombe, vénérée depuis trois siècles par les descendants des apôtres qui y voient le tombeau de Jésus de Nazareth. L'empereur y édifie une église destinée à glorifier la mort et la résurrection du Christ. Deux millions de pèlerins poussent chaque année les portes de l'église du Saint-Sépulcre à Jérusalem. Et pour la première fois depuis deux siècles, la tombe de Jésus vient d'être ouverte, à la faveur de travaux de rénovation.
« Si l'on n'a pas la certitude à 100 % que ce soit son tombeau, c'est un endroit fondateur pour nous », confie Erwan, fervent catholique. Si elle suscite autant d'intérêt parmi les chrétiens, c'est que, selon le magazine « National Geographic », qui lui a consacré un article, la mise au jour du lit funéraire « va fournir aux chercheurs une occasion sans précédent d'étudier la surface d'origine de ce qui est considéré comme le site le plus sacré du christianisme ».


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Les différentes communautés chrétiennes ont mis leurs différends de côté

« Il n'y aura jamais de preuve scientifique de la résurrection de Jésus car cela appartient au registre de la foi, explique l'historien des religions Jean-François Colosimo. Mais peut-être que des analyses radiographiques et de datation permettront de savoir à quelle période précise cette pierre a été taillée et s'il s'agit vraisemblablement du lieu identifié comme étant celui où le corps du Christ a été posé après sa mort. »
VIDEO. Ils ouvrent le tombeau de Jésus-Christ pour la première fois depuis des siècles (National Geographic)



Ces travaux sont financés par les trois principales confessions (Grecs orthodoxes, franciscains et Arméniens) qui gèrent le Saint-Sépulcre. Au total, six communautés chrétiennes y cohabitent. « Ce qui donne lieu à de fréquentes querelles à l'intérieur à coups d'encensoir et de chandelier, explique Jean-François Colosimo. Le fait qu'ils aient mis de côté leurs différends pour autoriser cette restauration est en soi un petit miracle et un symbole fort. Dans cette période où l'on assiste à l'exode des chrétiens d'Orient, devenus la cible de Daech, ils ont pris conscience que la présence chrétienne à Jérusalem est devenue un enjeu majeur. »

EN IMAGES. Le tombeau de Jésus ouvert pour la première fois depuis des siècles







Les experts de l'université d'Athènes travaillent à la restauration de l'édicule qui surplombe le tombeau de Jesus, où son corps est censé avoir reposé pendant trois jours avant sa résurrection. Cette photo a été prise le 28 octobre. 
Une équipe de spécialistes de l'université d'Athènes travaille à restaurer et à renforcer l'édicule situé au-dessus de la tombe, où son corps est censé avoir reposé.  La plaque de marbre recouvrant la tombe a été déplacée durant trois jours dans le cadre de travaux de restauration menés dans cette église située dans la vieille ville. 


En juin dernier, des nonnes chrétiennes en pèlerinage sur le lieu saint avaient assisté au travail de restauration effectué sur l'extérieur du tombeau.
Les cierges des pèlerins chrétiens illuminent l'église du Saint Sépulcre durant la cérémonie du Feu sacré qui célèbre la résurrection du Christ dans la vieille ville de Jérusalem, ici photographiés en avril 2015. 


En juin dernier, l'équipe d'experts de l'université d'Athènes a débuté les travaux de restauration du tombeau de Jésus Christ.  


 Archive. En mai 2012,  des prêtres grecs orthodoxes en train de célébrer la messe devant le tombeau de Jésus.  
Mars 2016. Des prêtres chrétiens portent des feuilles de palmier durant le dimanche des rameaux. 
Des pèlerins font la queue pour visiter la tombe de Jésus, dont les travaux de restauration ont débuté, en mai 2016. 
Les experts grecs remettent en place la dalle de marbre qui recouvrait la tombe de Jésus. 

 Les experts grecs remettent en place la dalle de marbre qui recouvrait la tombe de Jésus.

 Une équipe de spécialistes de l'université d'Athènes travaille à restaurer et à renforcer l'édicule situé au-dessus de la tombe, où son corps est censé avoir reposé. La plaque de marbre recouvrant la tombe a été déplacée durant trois jours dans le cadre de travaux de restauration menés dans cette église située dans la vieille ville.

Un moine franciscain observe pour la première fois la tombe ouverte de Jésus, le 28 octobre. 
 Les cierges des pèlerins chrétiens illuminent l'église du Saint Sépulcre durant la cérémonie du Feu sacré qui célèbre la résurrection du Christ dans la vieille ville de Jérusalem, ici photographiés en avril 2015.

Cette photo montre la tombe supposée de Jésus après qu'elle a été ouverte pour la première fois depuis des siècles, dans le cadre du travail de conservation réalisé par une équipe d'experts grecs, le 28 Octobre 2016.

Les experts de l'Université technique nationale d'Athènes pour la préservation du patrimoine ont enlevé la dalle de marbre qui recouvrait la tombe d'origine, depuis la dernière restauration de l'édicule en 1810 par l'architecte grec Nikolaos Comnène.   

« Valider si c'est le bon endroit »

Installée depuis onze ans à Jérusalem, Marie-Armelle Beaulieu, rédactrice en chef de « Terre Sainte Magazine », a pu voir la tombe de Jésus.
Pourquoi en est-on venu à ouvrir le tombeau de Jésus ?
Marie-Armelle Beaulieu. Parce que l'édicule, la petite structure en marbre qui l'enserre, est très dégradé. Il avait subi en 1927 un tremblement de terre et les autorités britanniques avaient déjà, à l'époque, demandé aux Eglises de le restaurer. Aujourd'hui, à cause du taux d'humidité élevé dans le Saint-Sépulcre et des dégagements de gaz carbonique liés à l'afflux de visiteurs (NDLR : 2 millions chaque année), les experts craignaient que la pierre sur laquelle le corps du Christ a été posé ne s'effrite et c'est pourquoi il fallait ouvrir le tombeau pour vérifier son état.
Avez-vous pu le voir ?
J'ai eu cette chance, grâce à un moine grec orthodoxe qui m'a invitée. Voir ce rocher de ses yeux, c'est bouleversant. On est dans le lieu le plus sacré du monde chrétien, à l'endroit où Jésus a ressuscité et vaincu la mort. En termes de symbole, c'est comme un spationaute qui, après vingt ans d'attente, est enfin envoyé dans les étoiles.
Qu'est-ce que les archéologues espèrent trouver ?
Cette question est si cruciale et sensible que le patriarche orthodoxe, commanditaire de ces travaux, a déclaré en mai dernier que ce tombeau n'était pas un édifice archéologique et que ces pierres étaient plus que des pierres. Mais j'ai du mal à croire que l'on mobilise une trentaine de départements d'une université technique d'Athènes pour se contenter de consolider un bâtiment. En 324, quand l'évêque de Jérusalem a identifié ce tombeau comme étant celui de Jésus, aucun des témoins oculaires de l'époque n'a expliqué comment l'évêque était certain qu'il s'agissait bien du lit funéraire du Christ. Un scientifique britannique suppose qu'il y avait des graffitis dessus. Et au XVIe siècle, des religieux y auraient aperçu des morceaux de fresques. Cela fait 1 700 ans que les chrétiens viennent se recueillir sur cette tombe. Et c'est la première fois que la science, grâce aux techniques modernes, va peut-être pouvoir valider si c'est le bon endroit ou pas.
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samedi 12 juin 2010

Ce que l'Islam doit à Byzance...



Pour beaucoup de nos jours l’occident est redevable à l'islam d’avoir transmis entre autres la pensée grecque et le calcul. En effet, les mathématiques, la science, la médecine, la musique, la philosophie occidentales semblent devoir beaucoup à l’islam à qui l’on doit également le poivre, le papier et la guitare.

Mais peu nombreux sont ceux qui connaissent l'influence énorme que d'autres civilisations eurent sur l'islam. La Perse sassanide, par exemple, et surtout l'Empire Byzantin.

L'influence byzantine sur l'Islam était inévitable. Quand Mahomet mourut en 632 les armées arabes furent confrontées, au nord du désert à une superbe civilisation chrétienne sophistiquée, la moitié orientale de l'Empire romain, qui n'avait pas été soumise au déclin et à la chute de l’occident. Bien au contraire. Les Arabes savaient cela et ils ne cherchèrent pas seulement à vaincre, mais à imiter et à dépasser leurs conquêtes. Ils durent cependant apprendre d'abord. Non pas la guerre terrestre - Byzance avait du mal à faire face à leurs tactiques rapides et furieuses. La seule chose probablement que les Arabes ont adoptée a été la pratique byzantine de l'utilisation de la ruse pour gagner des batailles, en encourageant l'ennemi à déserter ou à changer de camp.
En ce qui concerne la guerre navale toutefois les Arabes étaient des débutants. Ils n'avaient ni flotte ni expérience, et ce furent les marins syriens qui fournirent les équipages et les savoir-faire. Ils apprirent néanmoins très vite et remportèrent des batailles sur mer, mais l'attaque de Constantinople en 678, fut défaite par une invention byzantine, le lance-flammes crachant le feu grégeois, une arme que les Arabes ont copiée mais jamais égalée.



Administrer même une partie de l’empire de quelqu'un d'autre nécessite de la pratique, il n'est donc pas surprenant que pour leurs débuts les envahisseurs musulmans se sont contentés de laisser les chrétiens continuer à administrer des pays comme la Syrie et l'Égypte.
Les premières pièces de monnaie musulmanes étaient des copies des pièces de monnaie byzantines ; on enleva cependant sur une face les bras de la Croix du Calvaire représentée, laissant un simple poteau sur un piédestal.


L’influence byzantine fut également particulièrement importante dans l'architecture musulmane primitive. Le premier grand bâtiment islamique fut le Dôme du Rocher  à Jérusalem, érigé, selon la tradition musulmane, sur le rocher où Abraham aurait préparé le sacrifice de son fils (cf. Gn 22) et l'endroit d'où Mahomet fut, dit-on, emporté au ciel par sa monture Al-Buraq afin de rencontrer Allah (cf. Coran, sourate 17) ; la roche porterait l'empreinte laissée par son pied. Sous la roche se trouve une grotte appelée ''le puits des âmes'' : celles-ci, selon la foi musulmane, s'y réunissent en attendant le Jugement dernier. Il a donc été inspiré par la Rotonde, sur le tombeau du Christ, partie de l’église de la Résurrection construite vers 325/326 sous l'empereur Constantin. C'est pourquoi les dimensions en sont presque identiques, ainsi que l'arcade circulaire centrale, les nefs, le dôme et ses ouvertures.


Le décor aussi en était byzantin: marbre et mosaïque richement décorée d'or. Un autre grand bâtiment du début de l’islam fut la mosquée voisine al-Aqsa. Là, le modèle fut la partie de l'Eglise du Saint-Sépulcre, construite sur le Golgotha lui-même, et la mosquée là aussi a incorporé des caractéristiques de l'architecture byzantine. Le Calife responsable sollicita également l'aide des byzantins, pour la Grande Mosquée de Damas et la Maison du Prophète à Médine, et l'empereur fut heureux de fournir des mosaïstes et des matériaux.

Grande Mosquée de Damas


Cette photo de Mosquée Al-Aqsa est fournie gracieusement par TripAdvisor

 Basilique de la Résurrection

Basilique de la Résurrection

Pour ce qui concerne l'art et l'architecture, il a fallu quelques siècles, mais les musulmans ont enfin réussi à unifier les techniques et les thèmes de leurs terres conquises en les refondant dans des formes qui respiraient l'esprit de l'Islam […] Cependant jusqu’au X°siècle même, on fit appel aux artistes byzantins, ainsi le Calife de Cordoue à l'époque demanda  à l'Empereur d'envoyer un mosaïste pour travailler sur la Grande Mosquée. L'homme est arrivé dûment équipé, avec des tonnes de cubes et a enseigné la technique de la mosaïque à un groupe de gens du pays. Qui plus est, il semble bien que les palais musulmans du sud de l'Espagne, comme l'Alhambra, descendirent en droite ligne du Grand Palais de Constantinople, qui n’existe plus, hélas. Au XIIe siècle, un bâtiment dans le style à stalactite Turque seldjoukide a été ajouté à ce même Grand Palais.

Sans doute le plus grand défi architectural pour l'Islam était d'égaler voire de surpasser le plus grand temple de la chrétienté – Sainte Sophie à Constantinople. Une fois que la ville fut conquise par les Turcs en 1453, c’est exactement ce que leurs architectes essayèrent de faire et ils atteignirent en effet la quasi-perfection avec la Mosquée Bleue, la Mosquée Sόleyman et d’autres. Comme Sainte Sophie ces glorieux bâtiments impériaux avaient une vaste coupole centrale appuyée par des demi-dômes, un imposant porche et une cour à arcades avec une fontaine pour les ablutions. Mais malgré toute la perfection des grandes mosquées d'Istanbul aucun de leurs dômes n’a jamais dépassé le dôme du prototype. Les tout premiers minarets à côté des mosquées ont été inspirés par les tours carrées des églises syriennes, et d'autres éléments chrétiens encore ont influencé l'Islam. Les niches de prière (en arabe : مِحْراب [miḥrāb], sanctuaire) face à La Mecque proviennent des niches de prière des premiers chrétiens orientées à l'est, qui ont également légué leurs salles de prière aux musulmans, les prosternations et le jeûne ainsi certainement que le chapelet de prière (komboskini). Les moines du désert avaient l’habitude de chanter des psaumes dans le milieu de la nuit, et c'est probablement ce qui a donné lieu à la psalmodie du Coran par les musulmans d'aujourd'hui. En fait, les musulmans ont été si impressionnés par l'ascétisme et les autres pratiques spirituelles des moines qu'en temps voulu, ils ont intégré bon nombre de ces caractéristiques dans le mysticisme soufi.



Par ailleurs dans le monde séculier, les tribunaux des califes de Damas et de Bagdad, ont hérité en grande partie de la splendeur byzantine leur goût pour les costumes de luxe, les vases d'or, les pierres précieuses magnifiques et autres signes luxueux ostentatoires.

On sait ce que l'Islam a transmis en partie de l’héritage grec classique à l'Ouest - Aristote, Platon, Euclide, Archimède, Hippocrate - mais il faut rappeler que l'Islam, l’a acquis en totalité de Byzance, qui pendant des siècles a soigneusement conservé le précieux héritage dans les bibliothèques d'Antioche en Syrie, de Césarée et de Gaza en Palestine, et d’Alexandrie en Egypte. En effet, les citoyens de Constantinople avaient l'habitude de citer Homère autant que nous citons aujourd'hui Shakespeare. Et, au IXe siècle le Calife de Bagdad a invité le byzantin Léon le Mathématicien (métropolite deThessalonique de 840 à 843) à lui rendre visite, parce que Léon était un expert renommé en science classique, en mathématiques et en astronomie.

Il faudrait également mentionner les racines byzantines de la musique arabe (proximité voire similitude des modes, de l'ornementation, du phrasé, des glissandi, de la flexion des notes...) car contrairement aux idées reçues, c'est tout de même la musique byzantine qui est la plus ancienne, c'est donc elle qui est première et qui a influencé la musique arabe et non l'inverse... (lire  les articles de Michaël Ibrahim, musicien orthodoxe arabe)


Ironie finale. Demandez à quiconque de citer le symbole de l'islam et l’on vous dira: «Le croissant ». Pourquoi le croissant ? Parce que quand les Turcs prirent Constantinople, ils décidèrent d'adopter le symbole de la ville, un croissant de lune, et de se l’approprier. Ainsi, lors de la conversion de Sainte-Sophie en mosquée, ils ont supprimé la croix chrétienne de la coupole et l'ont remplacée par leur nouvel emblème. L'ironie, c'est que bien avant l'époque du Christ, la ville avait choisi le croissant lunaire pour honorer la déesse lunaire Hécate, célébrée par les habitants pour avoir sauvé la ville contre les attaques de Philipe II de Macédoine en 340-339 av. JC. 



Constantin en 330 ap.JC a ajouté l’étoile de la Vierge Marie au drapeau. Byzance serait alors aussi la première nation ou empire attesté à utiliser la combinaison du croissant de lune et d’une étoile ensemble comme emblème.




(compilation de diverses sources traduites par Maxime le minime)