Les lèvres mensongères font horreur à l'Éternel, tandis que ceux qui agissent avec fidélité lui sont agréables. Proverbes 12:22 «C'est ce qui sort de l'homme qui le rend impur. En effet, c'est de l’intérieur, c'est du cœur des hommes que sortent les mauvaises pensées, les adultères, l'immoralité sexuelle, les meurtres, les vols, la soif de posséder, les méchancetés, la fraude, la débauche, le regard envieux, la calomnie, l'orgueil, la folie. Toutes ces choses mauvaises sortent du dedans et rendent l'homme impur.» Marc 7:20-23 Un témoin fidèle ne ment pas, tandis qu’un faux témoin dit des mensonges. Proverbes 14:5 « Vous, vous avez pour père le diable et vous voulez accomplir les désirs de votre père. Il a été meurtrier dès le commencement et il ne s'est pas tenu dans la vérité parce qu'il n'y a pas de vérité en lui. Lorsqu'il profère le mensonge, il parle de son propre fond, car il est menteur et le père du mensonge. » Jean 8:44 Si les paroles distinguées ne conviennent pas à un fou, les paroles mensongères conviennent d’autant moins à un noble. Proverbes 17:7 « Écarte de ta bouche la fausseté, éloigne de tes lèvres les détours ! Proverbes 4:24 Craindre l'Éternel, c'est détester le mal. L'arrogance, l'orgueil, la voie du mal et la bouche perverse, voilà ce que je déteste. » Proverbes 8:13 « Pierre lui dit : «Ananias, pourquoi Satan a-t-il rempli ton cœur, au point que tu aies menti au Saint-Esprit et gardé une partie du prix du champ? […] Comment as-tu pu former dans ton cœur un projet pareil? Ce n'est pas à des hommes que tu as menti, mais à Dieu.»Actes 5:3-4Mais pour les lâches, les incrédules, les abominables, les meurtriers, les impudiques, les enchanteurs, les idolâtres, et tous les menteurs, leur part sera dans l'étang ardent de feu et de soufre, ce qui est la seconde mort.Apocalypse 21.8
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mardi 8 octobre 2019

Geronda MOÏSE L'ATHONITE: l'Orthodoxie est vérité, liberté et amour

 Beaucoup de gens pensent que l’Église est identique à une église, c’est-à-dire une paroisse. Ils croient que l’Église est une organisation, un groupe, une œuvre de bienfaisance, une bonne idéologie, qui possède une grande richesse et d’innombrables biens.

Nombreux sont ceux qui croient que l’Église est une énorme organisation financière, une start up,  une entreprise, un business qui réussit, qui attire les ignorants et les faibles. D'autres pensent que l'Église est un lieu privilégié de réseautage, un lieu où vous pouvez trouver des amis, trouver un emploi, satisfaire rapidement vos exigences métaphysiques et régler vos affaires avec votre conscience afin de ne pas avoir de problèmes avec elle.

En fait, l'Église est une étreinte maternelle, le Corps du Christ Vivant, l'assemblée du peuple de Dieu dans la chambre haute. L’Église orthodoxe n’est pas une théologie difficile pour quelques élus; Elle est plus qu'une philosophie élégante, une doctrine éthique aride, un moralisme cruel et inhumain, plein de restrictions et d'interdictions. L'Orthodoxie est la vérité, la liberté, l'amour, la rédemption, le plaisir, le salut et la joie. Nous parlons habituellement de choses que fait l’Église, pas de sa véritable essence.
  
L'Église a été établie par Dieu sur la fondation du sang du Christ et des martyrs. Elle a une base solide et ne craint aucun choc, aucun vent contraire, aucun ennemi, guerre ou persécution. L’Ancien Tikhon, du mont Athos, a déclaré que le Saint-Esprit était l'Intendant de l'Église et qu'il constituait l'ensemble de l'édifice de l'Église. Le Saint-Esprit est constamment vigilant; Il enseigne la vérité correctement; Il inspire, garde, cultive et conforte les fidèles, clergé et laïcs., tous ensemble. La prière humble et zélée des croyants relie la terre au ciel et empêche de devenir déçu, déprimé, effrayé ou démoralisé.

« L'enseignement de l'Église découle du silence, de la prière, de la préparation, du travail, de la lecture, de la douleur et d'un amour abondant envers ceux qui ont chuté et ceux qui souffrent. »

La prière n'est pas quelque chose que vous faites individuellement ou en privé. Pas du tout cela. Une personne qui prie est unie au Christ et à tous les membres de l'Église. Cela l'aide à éviter la solitude avec l’ennui et la frustration qui l’accompagnent. On peut le voir plus clairement lors de la Divine Liturgie par une participation consciente à la vie sacramentelle de l'Église. L’enseignement de l’Église n’est pas une présentation d’idées et de mots qui sonnent bien. Ce n'est pas du verbalisme. Cela ne consiste pas à chasser les démons ni à frapper les impies et les infidèles. L'enseignement de l'Église découle du silence, de la prière, de la préparation, du labeur, de la lecture, de la douleur et de l'amour abondant envers ceux qui sont tombés et ceux qui souffrent.

En suivant fidèlement l'Orthodoxie, il ne faut haïr personne. L’amour chrétien est toujours empreint d’altruisme et de sacrifice de soi, et n’est en aucun cas lié à des sourires fourbes, à une courtoisie calculée, à des concessions intolérables, à des étreintes superficielles, à de fausses flatteries et à une pseudo-politesse. L'amour chrétien va de pair avec la vérité.

L'esprit d'église authentique réside dans une personne qui aime infiniment Dieu et son prochain. Le reste n'est que mots pieux. Il est temps que nous voyions l'essence de l'Église afin de reconnaître sa grâce libératrice, de plonger au plus profond de son mystère inexprimé et de rencontrer le Christ.



version française de la traduction de: http://dysha.info/public/duh/5442-pravoslavie-eto-istina-svoboda-i-lyubov-pravoslaviefm.html

samedi 13 décembre 2014

LA LIBERTÉ PARADOXALE DU CHRÉTIEN par le moine Moïse de la Sainte Monrtagne


Saint Père Moïse, prie Dieu pour nous !

Les villes deviennent de plus en plus désolées et elles vont continuer dans cette tendance, tandis que les déserts deviendront habités et refleuriront. Nul impénitent ne pourra faire obstacle à la repentance de la volonté, à la prière des fidèles, à la supplication des pauvres. Personne ne peut empêcher une personne libre de s’imposer à elle-même la réclusion, et l’exil volontaire pour vivre le mystère du Dieu vivant. Ce miracle s’expérimente dans le martyre et dans l'humilité, dans le mode de vie orthodoxe qui s'épanouit toujours dans la quiétude, dans le silence, dans l’attente. 

Nous sommes appelés à vivre la transcendance du Christianisme, qui n'est pas tant la suppression du mal que l'honorable acceptation de soi et des autres, dans une une vie trouvant la richesse dans la pauvreté, la santé dans la maladie, la bénédiction dans la tribulation, la puissance dans la faiblesse, la joie dans la patience, la victoire dans la défaite, l'honneur dans le déshonneur, la liberté dans l'isolement, la majesté dans la douceur, la résistance à la mort, l'incarnation de Dieu, la déification de l'homme. 
Et nous devrions attendre toutes ces réalités spirituelles, non de l'autorité des dirigeants de ce monde, mais de l'autorité que nous pouvons exercer sur nous-mêmes, et dans la création de foyers spirituels sains et lumineux qui sont ceux que nous appelons paroisse, famille, cellule, atelier, bureau, auditorium, chambre.

De cette façon, même si la désolation et la solitude des villes continuent d'exister, elles ne pénétreront pas dans nos cœurs. De cette façon, le monde peut être changé, pas de l'extérieur mais de l'intérieur et d’au-dessus.
Inutile de donner tellement d’importance au missionnaire en Afrique ou à l'inventeur. Grande est la petite personne qui s’abstient de la folie, de l'injustice, de la persécution, et qui s’abstient d’attrister son voisin et sa propre vie. 
Selon Abba Isaac, la personne qui reconnaît et surmonte ses passions est supérieure à la personne qui ressuscite les morts.
Tous ceux qui cherchent à se sauver de l'anxiété pathologique, de la douleur et de la tristesse, du vide et de la solitude sont invités à un rendez-vous avec eux-mêmes et avec Dieu. Et quand vous trouverez le salut, rappelez-vous l'humble personne qui a offert ces pensées.         Geronda Moïse l'Athonite
(version française par Maxime le minime de la source)

lundi 17 novembre 2014

La Communauté du désert et la solitude des villes [7] par Le moine Moïse de la Sainte Montagne

LA SOLITUDE SUPRÊME DU CROYANT D'AUJOURD'HUI


La solitude de chacun est particulière. La solitude de l'individu déséquilibré est sans doute dangereuse. La solitude du malade est source d’angoisse. Celle de celui qui a accumulé des richesses malhonnêtement est accompagnée d’amertume et de dégoût. Mais la solitude particulière qui est celle du croyant est une solitude de tous les instants, sans remède et suprême, c’est la solitude de la voie du salut.

La solitude est fréquemment associée à une fin de journée, un deuil, un exil. Et chacun de nous a affaire à une situation qui est la sienne et il fait du mieux qu’il peut. Mais, combien de temps allons-nous continuer à tourner en rond, en examinant la question de l'extérieur sans jamais entrer dans le vif du sujet ? Nous tenant devant l’éternelle énigme de l’existence, quand allons-nous – nous les fils et filles de Dieu par grâce et par participation, créés à son image et à sa ressemblance, nous les enfants de lumière – quand allons-nous oser rejeter les idées et discussions du monde et, nous tenant devant Dieu, face à face, prendre la décision de changer fondamentalement nos vies?

Nos mouvements restent incertains. Nous parlons de Dieu, mais Dieu reste quelqu'un que nous ne connaissons pas vraiment. Nous désirons être avec Dieu, nous avançons vers Lui, mais à la dernière minute, nous trouvons un moyen, de fuir et de Lui échapper.

Nous nous aimons trop nous-mêmes, au-delà de toute mesure. Nous sommes peu disposés à devenir théophore. Nous avons peur de Dieu, et nous essayons de le tromper – même si en fait nous nous trompons nous-mêmes – avec des excuses qui semblent être convaincantes. Nous avons appris à aimer nos supercheries au point de ne plus en avoir honte. Cependant Dieu ne se fatigue jamais de nous rechercher discrètement, nous rappelant sa présence dans nos souffrances et nos joies, nos erreurs et nos victoires.

Il est nécessaire pour les croyants de reprendre le chemin du Seigneur. Laissons les foules et leurs cris excités; ne vous laissez pas attirer par leurs discours ni inciter à les suivre de sorte qu’ils nous influencent. La voie du Seigneur est étroite, ardue, exigeante.

Solitaire, mais aussi salutaire, comme Il nous l'a annoncé Lui-même. Le croyant doit enfin s’attacher avec amour à ce qui est essentiel pour son existence personnelle, mettant de côté résolument et irrévocablement le secondaire et superflu.

Le message du livre de la Révélation (Apocalypse) est vraiment impressionnant. Les croyants tièdes seront vomis de la bouche de Dieu (Apoc. 3 ;15-16) Le terme utilisé est sans équivoque pour exprimer à quel point Dieu ne se satisfait pas de ceux qui sont indécis et ambigus, qui ne sont ni chauds ni froids.

Être en compagnie de Dieu est à la fois une joie pour Dieu et la plus merveilleuse béatitude de libération pour l'homme. Mais la réconciliation avec Dieu ne peut être séparée de la réconciliation avec nous-mêmes et avec nos frères et sœurs. Celles-ci vont toujours de pair - l'ami de Dieu est un ami de lui-même et des autres.

Les relations qui en résultent ne laissent pas de place à la vanité ou à l'isolement. L'amour de Dieu ne doit jamais dégénérer en pharisaïsme, pas plus que l’amour du prochain en devoir stérile. L’ouverture dans les trois directions – vers soi, vers Dieu et vers le prochain – est réalisée de façon symétrique, équilibrée, dans la connaissance, la liberté et l'amour.

Le grand maître du désert du quatrième siècle, Abba Isaïe, nous rappelle que «l'amour pathologique de soi et d 'autrui est un obstacle à notre relation avec Dieu. » 

Cicéron disait «À grande ville, grande solitude! » Cette solitude produit l'ennui, le manque d’appétit, l'amertume, le pessimisme, la constante préoccupation de l'avenir et l’inaction dans le présent, l'insatisfaction, le désir de fuir, la lâcheté. C’est ce que l’on appelle dans la littérature ascétique l’acédie et qui en tourmente beaucoup, sans merci, et qui comprend la négligence monastique. à suivre
(version française par Maxime le minime de la source

lundi 10 novembre 2014

L'ULTIME ET VITALE RÉSISTANCE CHRÉTIENNE par Le moine Moïse de la Sainte Montagne

La Communauté du désert et la solitude des villes  [5] 
 par Le moine Moïse de la Sainte Montagne

Moine Moïse l'Athonite (1952-2014) prie Dieu pour nous !

Dans cette solitude sacrée l’homme se trouve face à face avec sa pauvreté existentielle et la peur de la mort qu'elle provoque. Pourtant, même ici, il y a danger qu'il puisse choisir la procrastination comme solution et, pour un temps calmer son état de panique. Il peut reprendre sa course avec ses allées et venues sans fin, augmenter ses activités sociales et chercher à varier ses divertissements : un programme d’occupation maximale. D'autres personnes, d'autres choses, du travail et des implications tous azimuts peuvent servir de couverture à son appauvrissement spirituel – pour un temps. Et il peut continuer à errer sans but, poussé par les circonstances, tourmenté, papillonnant d’une chose à une autre, luttant, étant déchiré – et finalement anéanti.

Une vie de travail sans la libération de la communion avec Dieu est de l'esclavage. La lutte excessive pour la richesse est une maladie incurable source de souffrances. La peur de l’avenir peut stimuler la cupidité, l'avarice, la thésaurisation et Dieu peut être facilement oublié.

Voici ce que dit Abba Markos sur comment l'homme peut éviter l'esclavage d’un travail sans discernement et à la place devenir un libre serviteur de Dieu : « Celui qui se débarrasse du soin anxiogène pour les choses éphémères et est libéré de tout ce que cela nécessite, mettra toute sa confiance en Dieu et dans les bonnes choses éternelles. Le Seigneur n'a pas interdit les nécessaires soins quotidiens pour notre bien-être physique, mais Il a indiqué que l'homme ne devait se sentir concerné que pour chaque jour [auquel suffit sa peine]. Limiter nos besoins et nos soucis de ce qui est absolument nécessaire est tout à fait possible par la prière et la maîtrise de soi, mais les éliminer est tout à fait impossible. »

Dans les judicieuses remarques d’Abba Markos qui suivent, permettez-moi d'attirer votre attention sur un point subtil qui s’applique à de nombreux fidèles. « Les tâches nécessaires que nous sommes obligés d’accomplir, nous devons bien sûr les accepter et les assumer, mais nous devons lâcher ces autres activités sans but et préférer plutôt passer notre temps dans la prière, en particulier lorsque ces activités nous conduisent à la cupidité et au luxe de l’argent et de la richesse. En effet, plus on pourra, avec l'aide de Dieu, limiter, ces activités mondaines, plus on pourra préserver son esprit de ces errances anxieuses. Si à nouveau quelqu'un, de peu de foi ou ayant quelque autre faiblesse, ne peut pas faire cela, alors, au moins, qu'il comprenne bien la vérité et qu’il essaye, autant qu'il peut, de se blâmer de demeurer dans cette faiblesse et dans cet état immature. Car il est beaucoup mieux d'avoir à rendre compte à Dieu de ses omissions que de sa faute et de son orgueil

Un drame se joue dans l'homme, dans lequel il cherche,  à l’extérieur, continuellement et intensément, la paix et la connaissance Mais quand il revient à lui-même, il se rend compte qu’une véritable hospitalité existe dans un endroit inattendu. C’est en effet précisément en lui-même qu’il découvre et expérimente la particularité de cette personnalité. C’est ici que se trouve la divine solitude libératrice, fondée sur la connaissance de sa personnalité.  C’est ici, dans la quiétude mystique, qu'il mesure, décide, et prend ses responsabilités.

La réalisation de l'expérience mystique de ce que nous sommes, de ce que nous devrions chercher, et de ce que nous pouvons faire, implique un effort pénible qui, néanmoins, est crucial. C’est en nous que nous nous arrachons à la solitude de l’ego et où nous trouvons le chemin de la lumière et de la joie de la communion.

Une grande partie du monde est gouvernée par des sophismes, la sagesse a été mise à l'écart, et la décence a été perdue. Mensonges et trahison abondent, le révisionnisme a contrefait l'histoire, l'Évangile est mal interprété, les manuels scolaires sont des outils politiques au service de l'idéologie de ceux qui sont au pouvoir. Il y a une tendance à imiter les idéologies occidentales erronées, y compris le piétisme sentimental et le néo-christianisme social indolore. La vie de l’Église et ses traditions sacrées et vivifiantes sont ignorées. 

Le seul refuge est pour chacun d’entre nous, de mettre en place notre propre sanctuaire où nous le pouvons. À un monde qui considère la tromperie comme de l'intelligence et l'honneur comme de la faiblesse, il faut oser dire «Ne me touchez pas! »

Nous devons choisir de rester seuls, volontairement et en assumant la responsabilité même si cette solitude nécessite un grand courage dans une société qui cherche agressivement nos applaudissements et nous pousse à nous y amalgamer. La lassitude de ces vanités, l’amertume, le mouvement constant et les joies sans joie qui ont rempli nos vies nous aident à venir à la réalisation que c’est la meilleure résistance à la désorientation générale.

En rétablissant notre monde intérieur, nous augmentons notre résistance, et dans le temps devenons invincibles aux attaques organisées du mal. En plaçant toute notre vie aux pieds de Dieu et dans la recherche de la vie authentique qu’Il veut que nous vivions, nous commençons à avoir un avant-goût de l’immortalité, où nous ne sommes jamais seuls, mais en compagnie du Christ et de ses saints. Toute solitude est dissipée par l'autosuffisance intérieure.

Et cela peut vous aider de savoir qu’ils sont nombreux, sans que vous les voyiez, ceux qui vous aident par leurs prières. Ce sont les moines, totalement consacrés à Dieu, qui veillent sans cesse. Même si vous ne les avez pas rencontrés, ils prient pour vous, leurs bras levés, leurs genoux et leurs articulations couverts de cal de par leurs prosternations.  à suivre
(version française par Maxime le minime de la source)

vendredi 7 novembre 2014

La Communauté du désert et la solitude des villes [4] par Le moine Moïse de la Sainte Montagne

LA SOLITUDE DIVINE DE L'HOMME EN COMMUNION AVEC DIEU
Moine Moïse l'Athonite (1952-2014) prie Dieu pour nous !

L'homme en communion avec Dieu sait comment rendre sa voix plus fervente et se réjouir en demeurant à la seconde place. Il sait comment se montrer un ami, même avec l'étranger et se contenter avec peu.
En outre, il sait mener ses efforts diligents jusqu’à la fatigue et comment laver avec des larmes ceux qui sont cupides et prodigues. Et il sait comment faire ces choses sans s’en plaindre ni ressentir d’insatisfaction, même s’il est abandonné  de ses parents, amis, collègues.

Loin des foules tumultueuses et de la confusion de l’arène publique, dans l'intimité de votre chambre, choisissez librement et sans contrainte. Il peut sembler que vous n’apportez rien aux autres et que vous êtes centrés sur vous-même, particulièrement quand d'autres disent qu'ils ont besoin de vous, car ils souffrent d’une douloureuse solitude.
Cette solitude que vous avez choisie pour vous-même est une tâche ardue, qui exige beaucoup de force, de persévérance, d’héroïsme. C’est une entreprise longue et qui n’a pas de fin. Et parfois, cela peut être la préparation d'un retour vers ceux que vous avez écartés de votre vie, même si cela ne devrait jamais être le but de votre engagement ascétique.

Tous les saints de Notre Église, les missionnaires les plus fervents et les plus actifs, le Seigneur Lui-même lors de sa vie terrestre, ont connu le mystère de la solitude divine. Rappelez-vous ces grandes personnalités, les prophètes de l'Ancien Testament : Moïse, Elie, Esaïe et St Jean Le Précurseur.
En retournant à notre siècle, nous  trouvons qu'il est tragiquement marqué par la solitude, le désespoir, le pessimisme. Malgré ses efforts pour obtenir le contraire, le monde est en conflit avec tout le monde et avec tout - pays, gouvernements, races, collègues, parents, amis, enfants, livres, cours, travaux. Et étant en conflit avec lui-même il est également en conflit avec Dieu, à qui il ne parle jamais, ne dit jamais rien.

La solitude la plus douloureuse est d'être à côté de votre conjoint et d’être cependant incapable de communiquer vos sentiments intimes, alors même que des messages externes sont transmis instantanément d'un hémisphère à l'autre. Cette douloureuse solitude est celle des couples mariés qui conservent leurs secrets sans les partager pendant des années. C’est cette même douloureuse solitude quand le dialogue est inexistant  entre les enfants et les parents, entre les enfants et les enseignants, entre les enfants et le clergé. Il n’est pas de solitude plus cruelle pour une famille que de rester assis ensemble pendant des heures devant la télévision sans échanger le moindre mot. Nous vivons dans une époque difficile. La solitude est à un niveau jamais atteint. L'homme est perdu. Dieu est  silencieux.

Dans cette solitude, dans cette désolation des villes,   dans cette absence apparente de Dieu, l'homme est appelé à rassembler ses pensées, à retrouver sa raison, à mettre de côté ses nombreuses préoccupations mondaines et à se retirer dans son lieu de prière – dans le mutisme et dans la nudité de l’enfant - afin que Dieu puisse lui parler, le vêtir, et lui fasse don de la maturité spirituelle. Alors sa solitude deviendra la solitude divine de la libération et il parviendra à atteindre un sentiment de plénitude. Seule une telle solitude radicale conduit à une compréhension et une expérience de Dieu fondamentale, détruisant chaque hésitation, doute et tourment. (à suivre) (version française par Maxime le minime de la source)

dimanche 26 octobre 2014

La Communauté du désert et la solitude des villes [3] par Le moine Moïse de la Sainte Montagne

LA SOLITUDE NATURELLE : UN SANCTUAIRE DE LA CONNAISSANCE 
- DE SOI ET DE DIEU 

Moine Moïse l'Athonite (1952-2014) prie Dieu pour nous !

Il est un autre type de solitude – la solitude naturelle – qui n'est pas pathologique, mais créative, vivifiante, pleine de grâce. Elle est illustrée par la séparation naturelle du monde qu'instaurent les moines. Il s'agit d'une sorte de solitude à laquelle nous devrions tous consacrer beaucoup de temps. Nous devons être capables de nous retirer des foules bruyantes qui sont si superficielles, sources de tant de distraction, et si contre-productives – dans un repli qui procure santé, beauté et bien. Il est important que nous apprenions à nous fermer à la communication constante avec la foule, qui ne nous permet pas d'être seuls avec nous-mêmes et, par conséquent, ne nous rend pas capables d'être avec Celui qui est toujours en attente, le Logos incarné de Dieu. Nous devons prendre le temps de trouver la voie pour cet autre genre de communication sacrée que permet la solitude naturelle. Et nous devons nous consacrer à cette connaissance soigneusement, avec un programme ordonné, discipliné. 

 S'il vous plaît gardez à l'esprit que nous ne parlons pas de ceux qui cherchent à échapper aux préoccupations mondaines afin de se reposer, pour voir de beaux couchers de soleil, contempler le ciel étoilé. Ces activités ne sont pas spirituelles. Nous ne parlons pas non plus de ceux qui cherchent à méditer en utilisant des techniques d'origines douteuses pour obtenir des résultats douteux. Et nous ne discutons pas plus de ceux qui consacrent des moments fugaces à de superficielles rêveries et qui prétendent se repentir quand ils sont pris par quelques émotions sentimentales au souvenir des bêtises de leur jeunesse. Et nous ne parlons certainement pas de ceux qui sont pleins de bonnes intentions mais qui ont la naïveté de croire que la vie spirituelle de l’hesychia, la quiétude sacrée, consiste en promenades au bord de la mer avec un komboschoini (chapelet) à la main. Enfin, nous ne parlons pas des touristes spirituels qui visitent les lieux saints et conversent hardiment avec les personnes saintes, mais qui ne renient pas leur ego ni ne sacrifient leur volonté. De telles activités ne sont que de superficielles tentatives d'évasion de la vie, au travers d’une profonde rêverie et d’une capricieuse imagination. 

Ce dont nous parlons, c’est de l’hesychia, de la quiétude sacrée – réalisée avec un effort ascétique - qui nous libère de la solitude du monde, même si nous nous trouvons nous-mêmes dans une ville bruyante ou une famille en désordre. Nous parlons de la persévérance et de la patience qui nous aident à sonder les racines les plus profondes de notre existence et à comprendre ses limites, et qui dissipent les ténèbres qui nous épuisent et nous découragent. 

 Nous devons apprendre à prier. Nous avons besoin de veilles, de vigiles - une vigilance constante dans une posture immobile et dans le calme. 

 Quand je suis près de Dieu qu’ai-je à craindre? Il m'a guidé à l'endroit où je peux être guidé par Lui. Sans attente vis à vis des amis et des connaissances – amèrement désabusé par les arts, les technologies, les idéologies – ayant perdu tout intérêt pour le bavardage en société et les codes sociaux vides de sens – j’approche le privilège du désespoir. Je deviens conscient que, dans ma nudité, Dieu Lui-même est là pour me revêtir d’une authentique espérance. Et dans ce miracle la Toute Sainte et tous les saints sont présents pour apporter leur soutien. 

 Dans cette solitude naturelle – cette solitude divine – je trouve l’assistance. Les masques d'acteur que j'avais ressenti la nécessité de porter – ou qui m’avaient été imposés – ont été mis au rebut. J’étais dans un triste état. Chaque soir, j'avais besoin d'aller à une autre réunion, de faire partie d’un autre groupe, car je devais être intégré quelque part. je changeais constamment de masque. Maintenant, cependant, en me repliant sur moi, je commence à vivre, à prendre conscience que je suis un enfant de Dieu, pour dévoiler mon identité unique et irremplaçable, mon visage, ma personne. Je commence à observer les activités des passions. Je peux voir mes forces et mes limites. Je suis racheté des erreurs, des fantasmes, des excès, et de l'apathie et de l’indolence. 

 Une ferme détermination permet de guider nos pas vers ce sanctuaire solitaire de la connaissance de soi et de Dieu. Dans ce sanctuaire de la solitude, la solitude qui avait été crainte devient délice. Car la personne qui est avec Dieu ne peut jamais être seule,  car elle est en dialogue avec elle-même et avec Dieu. Ici, nous nous trouvons nous-mêmes avec moins d'individualisme, et un plus grand amour pour les autres. Nous trouvons des larmes pour la douleur et la souffrance de nos frères et sœurs, et la force de redoubler d'efforts pour les aider. Car la voix qui émerge des profondeurs de la personne solitaire traverse les nuages et atteint le Dieu Un et Trine, qui écoute toujours et répond toujours.
(version française par Maxime le minime de la source)

vendredi 10 octobre 2014

LE MAL selon le MOINE MOÏSE L'ATHONITE


En général il semble que, de nos jours, ce soit le mal qui prévale en ce monde. Certains croient que Dieu en est la cause. Ils croient en un Dieu avec des passions humaines - Ils le conçoivent comme un fléau, un punisseur, un vengeur. Pourquoi permet-Il cela ? Pourquoi laisse-t-Il faire cela ? Pourquoi ne supprime-t-Il pas cela, étant donné l'affliction dans laquelle sont plongées ses créatures ? Comme on le sait, l'homme est complètement libre de choisir entre le mal et le bien. Ainsi si l'homme choisit le mal, Dieu n'en est pas responsable. Nous ne pouvons pas reprocher à Dieu de nous avoir faits entièrement libres.

Nous sommes appelés à ne pas faire le mal, à le haïr et à le supporter des autres. Les épreuves dans la vie d'un homme ne résultent pas d'un Dieu mauvais, mais d'un excellent maître qui essaye de nous assister par des moyens qui nous soient bénéfiques et nous corrigent, même à travers différents malheurs. Celui qui croit que Dieu est l'unique responsable du mal est gravement dans l'erreur. Le sage Basile le Grand divise le mal en mal naturel et mal physique. Le vrai mal, dit-il, est l'injustice, l'envie et les autres passions pécheresses. Le mal est aussi ce qui cause en nous la détresse, l'anxiété, la tromperie, la maladie, la mort des proches.  La responsabilité du péché en incombe bien à nous et pas à Dieu. Les épreuves, les souffrances, et les problèmes de la vie existent pour nous extirper de nos perceptions, nous rendre plus matures et nous aider à grandir.

Seul, l'homme vit dans le péché durant des années et s'affaiblit, s'épuise et n'a aucune résistance vis à vis du mal ; il n'a aucune énergie pour le faire le bien. Pourtant une marge demeure toujours pour la conversion. La mauvaise habitude de la séduction de l'orgueil ne lui permet pas d'être conduit vers le non-mal. Le mal d'ailleurs, selon les Pères de l'Église, n'a pas de substance.  Le mal est pour eux une absence de bien. La vie non naturelle crée des maladies de toutes sortes, pour lesquelles le Dieu de toute bonté ne peut être blâmé. Le mal n'intervient dans la vie humaine que par le fait de l'éloignement de Dieu qui est la source de tout  bien. Le libre arbitre est un don de Dieu qui ne veut pas d'esclaves. Dieu n'aime pas du tout que la vie soit dominée par la souffrance à laquelle Il préfère la liberté de la vertu. Ce sont les hommes qui déterminent et privilégient  pour eux-mêmes les maux de leur vie. Le démons haïssent Dieu et demeurent en permanence dans leur haine. Ils sont hostiles aux hommes et recherchent les moyens de les asservir dans leurs oeuvres impies et ténébreuses. L'homme est appelé à se préparer  au combat contre les machinations du mal démoniaque. Pour chaque humain qui chute il y a une synergie avec la malice des démons, mais l'homme est responsable de lui-même, c'est lui qui se permet à lui-même de dériver.

Le péché est un mal grave et la vertu est un grand bien. Les Chrétiens doivent craindre de pécher, parce que le péché les prive de la paix et de la vraie joie. Ne rejetez pas les épreuves permises par Dieu, parce qu'elles peuvent devenir le commencement de votre guérison, de votre repentance et de votre salut. Et la mort la plus horrible selon la théologie orthodoxe n'est pas une punition de Dieu pour l'homme, mais son éloignement de Dieu.  La mort spirituelle est bien pire que la mort biologique qui advient quand la communion entre l'homme et Dieu est rompue.

La haine aveugle de certaines personnes les rend responsables de leurs propres péchés. Malheureusement c'est le mal qui prévaut tout au long de leur vie. Cela ne veut pas dire qu'ils sont des vainqueurs. Beaucoup empêtrés dans le péché sont tourmentés et souffrent énormément, jusqu'à ce qu'ils finissent par le détester. Quelquefois un bien vient d'un mal. Le Mal provoque de l'anxiété, de la peur, de l'inquiétude. Le Bien procure le calme, la joie, le réconfort. Un petit nombre vit souvent dans la plénitude de la vérité et de la liberté. Le mal détruit, salit, décolore, appauvrit. Le Bien ressuscite, illumine, enrichit et fortifie. Bénis sont ceux qui font le Bien. (source - Version française de la traduction anglaise par Maxime le minime)

mardi 7 octobre 2014

La Communauté du désert et la solitude des villes [1] par Le moine Moïse de la Sainte Montagne

Moine Moïse l'Athonite (1952-2014) prie Dieu pour nous !



Vers la fin du XVIIIème siècle, Saint Cosmas d'Étolie prédit qu'un jour viendrait où une personne aurait à voyager pendant des jours pour répondre à une autre personne afin de pouvoir l’embrasser comme un frère. Nous vivons à une époque où cela se fait déjà. L'homme contemporain, dans sa solitude, éprouve de l’anxiété, de l’angoisse et de la souffrance de façon pathologique. Il est tourmenté et il s’en suit qu’il en tourmente d’autres à son tour.
Pourquoi? Cet essai tente de répondre à la solitude et à la désolation que l’on rencontre dans les villes en y apportant le parfum de communauté que l’on trouve dans le désert.

LA SOLITUDE CONTEMPORAINE

La solitude est l'absence de communication et de relation - l'incapacité à développer et à conserver des liens avec les autres. La culture contemporaine et les structures sociales, les mass médias sont le reflet des idéologies dominantes, même les jeux pour enfants, conduisent à l'aliénation sociale, l'aliénation politique et l’isolement personnel. La personne commence, très tôt, à être possédée par un sentiment écrasant d’inadéquation, à perdre le sens et le but de la vie, à vivre sans principes ni discipline, à être constamment soupçonneux et dans le doute.

Seul et dans un sentiment d'insécurité, d'anxiété et de chaos, l'homme moderne – et en particulier la jeunesse contemporaine – tente de construire des ponts, de hisser des drapeaux, de crier des slogans. Mais sans un guide – ou avec de mauvais guides – il est assez rapidement désabusé et devient dur et agressif, il devient le jouet des exploiteurs politiques et des agitateurs avides de pouvoir.

Le désir de liberté devient la mort amère de sa liberté.

Les jeunes qui auparavant avaient déclaré qu'ils ne feraient jamais la moindre compromission avec qui que ce soit, sont maintenant eux même compromis. Ils se réfugient dans des manifestations et des sit-ins, devenant des rebelles en s’efforçant d’alléger le poids de leur solitude, ne réalisant pas qu'ils sont eux-mêmes en train de s’enferrer dans un asservissement encore plus insupportable.

Il est particulièrement regrettable que tout cela se passe là où on l'attendrait le moins – même avec des jeunes de bonne éducation, d’une intelligence, d’une énergie et d’un talent exceptionnels. Insatisfait par la prospérité matérielle et déçus par l'hypocrisie de leurs aînés, ces jeunes se battent pour une vie plus simple, pour la qualité de leur vie, pour une meilleure façon de vivre – mais malheureusement, ils ne réussissent pas à faire leurs premiers pas de façon correcte

L'art moderne est un bon exemple de l’aliénation spirituelle que nous voyons. Au lieu de faire de la lumière et d’ouvrir les fenêtres – en direction des autres et du ciel – il a plutôt tendance à nous enfermer et à nous enfoncer, toujours plus profondément, dans l'obscurité et les ténèbres.

L'homme isolé ne tarde pas à commencer à se parler à lui-même, à des êtres imaginaires, aux ombres qui l’environnent, et aux morts. A présent, il est gravement malade. La mélancolie, les phobies, la suspicion et la méfiance ont fait de lui un psychopathe. Pour être plus précis on peut caractériser notre époque comme le siècle de la psychiatre. Selon les statistiques de l'Organisation mondiale de la santé pour l'année 1985, il y a plus de 400 millions de personnes dans le monde qui souffrent de dépression profonde, avec environ 400 000 suicides chaque année. et ces statistiques ne concernent que les pays développés.

Dans son isolement l’homme est sans cesse tourmenté par l'égoïsme et l'orgueil qui sont les parents naturels de la solitude. [à suivre] (version française par Maxime le minime de la source)

lundi 26 mai 2014

Moine Moïse l'Athonite : «L'Europe se suicide »

Voilà un article qui est paru le 12/12/2012, l'avertissement du moine est sévère mais peut-être le  "certain nombre" de "ceux que l'on ne peut acheter" (comme dit le saint père) est en train d'augmenter... on peut peut-être l'espérer si l'on en juge aux résultats des dernières élections européennes... 


"Le Moine Moïse du Mont Athos est un ascète de la Sainte Montagne depuis trente-cinq ans. Il est hagiographe (iconographe), poète, critique et écrivain. Il a publié 52 livres et écrit plus de 1000 articles. Ses œuvres ont été traduites et publiées dans de nombreux pays à travers le monde. Il est secrétaire principal de la Sainte Communauté de la Sainte Montagne. Pendant vingt-cinq ans, il a été doyen de l'ermitage de saint Jean Chrysostome et de l'ermitage du saint mégalomartyr Panteleimon attaché au monastère Koutloumousiou. 

Nous publions quelques extraits d'un article de P. Moïse, dans lesquels il analyse la situation actuelle en Europe et en Grèce. 

" La Grèce est depuis longtemps dans un état de réanimation. La langue grecque est assassinée chaque jour. Partout règne l'obscurité de la désintégration et un nihilisme national sombre et violent. Le désir de gagner de l'argent rapidement et facilement en a conduit beaucoup à faire des erreurs tragiques. L'impatience et le manque de sérieux nous coûtent cher. La soif de richesse s'est emparée des Européens à l'extrême. L'Europe contemporaine est totalement déchristianisée
Le Vatican récolte les fruits de ses déformations des enseignements chrétiens. Les cas les plus horribles de viols d'enfants se sont produits. Les occidentaux sont partis de l'affirmation que « Dieu est mort » pour se tourner désespérément vers des gourous orientaux, espérant trouver au moins un semblant de vie spirituelle. Quelques 2.000 branches du protestantisme sont en concurrence pour un seul troupeau. La déchristianisation de l'Europe s'est produite désormais sur ​​une très grande échelle et conduira à des conséquences encore plus catastrophiques.

L'Europe a oublié le Christ et est entrain d'embrasser l'islam On dirait qu'elle veut se suicider. Des mosquées s'élèvent à la place des églises. Nous ne sommes pas contre les autres religions, mais nous voulons défendre l'Orthodoxie. Voudraient-ils maintenant nous enlever même ce dernier droit ? 

Nous sommes attentifs à la résistance de ceux que l'on ne peut acheter. Il y en a un certain nombre. Il est temps de cesser de se taire. Notre pays a besoin de régénération spirituelle. "
(Version française par Maxime le minime de la source : http://www.agioritikovima.gr)

mercredi 30 novembre 2011

"Cette crise est notre juge" par le moine Moïse de la Sainte Montagne de l'Athos

Extrait d'une interview de Père Moïse de la Sainte Montagne par Emilios Poligenis directeur de Romfea.gr

"E.P. : Au cours des derniers mois, la Grèce passe par des moments difficiles à cause de la crise financière, si bien que le peuple manque parfois même du nécessaire. Vers où nous dirigeons-nous ? Y a-t-il un espoir ?

P.M. : Il est vrai qu'il y a une grave crise financière en cours et que certains de nos frères passent un moment difficile. Mais il faut remarquer que le mode de vie des Grecs de ces dernières années montre de sérieuses failles. La seule optique du grec moderne a été de savoir comment faire de l'argent, se rassasier, dépenser, abuser et avoir du bon temps. Il adore l'argent, l'hédonisme, l'amour de soi et l'ambition. Jeunes comme vieux, rendent un culte à l'argent, au corps et à l'ambition. Leur seul objectif est de savoir comment se faire plaisir, bien vivre et s'occuper d’eux-mêmes exclusivement. Le confort apporte l'ennui. L'Occident nous avertit que nous nous épuisons à force de repos. Les seules choses qui valent quelque chose pour le grec moderne sont l'argent, les immeubles, les terrains et les voitures. Le matérialisme a gagné. La frugalité est considérée comme de la misère, la simplicité comme de la bêtise, la pauvreté comme une malédiction, la maîtrise de soi comme une folie. La fourberie est considérée comme de l'intelligence, le mensonge comme de la sagesse, l'adultère comme de la vitalité, l'honnêteté comme de la frivolité. Cette crise est notre juge. La crise n'est pas seulement financière, mais surtout spirituelle. En tout cas, nous ne devons jamais perdre courage, perdre notre espoir, devenir paresseux et/ou nous asseoir en déplorant nos malheurs. Faisons ce que nous pouvons et très probablement quelque chose de plus agréable sortira des épreuves. Nous pouvons à un moment donné avoir le sentiment que nous ne sommes pas venus sur cette terre pour acheter une nouvelle voiture de luxe, que cela ne vaut pas le coup de vivre pour quelque chose comme cela, ni que Dieu nous a mis sur cette terre seulement à cette fin..." 
(Version française par Maxime le minime de la source)