Les lèvres mensongères font horreur à l'Éternel, tandis que ceux qui agissent avec fidélité lui sont agréables. Proverbes 12:22 «C'est ce qui sort de l'homme qui le rend impur. En effet, c'est de l’intérieur, c'est du cœur des hommes que sortent les mauvaises pensées, les adultères, l'immoralité sexuelle, les meurtres, les vols, la soif de posséder, les méchancetés, la fraude, la débauche, le regard envieux, la calomnie, l'orgueil, la folie. Toutes ces choses mauvaises sortent du dedans et rendent l'homme impur.» Marc 7:20-23 Un témoin fidèle ne ment pas, tandis qu’un faux témoin dit des mensonges. Proverbes 14:5 « Vous, vous avez pour père le diable et vous voulez accomplir les désirs de votre père. Il a été meurtrier dès le commencement et il ne s'est pas tenu dans la vérité parce qu'il n'y a pas de vérité en lui. Lorsqu'il profère le mensonge, il parle de son propre fond, car il est menteur et le père du mensonge. » Jean 8:44 Si les paroles distinguées ne conviennent pas à un fou, les paroles mensongères conviennent d’autant moins à un noble. Proverbes 17:7 « Écarte de ta bouche la fausseté, éloigne de tes lèvres les détours ! Proverbes 4:24 Craindre l'Éternel, c'est détester le mal. L'arrogance, l'orgueil, la voie du mal et la bouche perverse, voilà ce que je déteste. » Proverbes 8:13 « Pierre lui dit : «Ananias, pourquoi Satan a-t-il rempli ton cœur, au point que tu aies menti au Saint-Esprit et gardé une partie du prix du champ? […] Comment as-tu pu former dans ton cœur un projet pareil? Ce n'est pas à des hommes que tu as menti, mais à Dieu.»Actes 5:3-4Mais pour les lâches, les incrédules, les abominables, les meurtriers, les impudiques, les enchanteurs, les idolâtres, et tous les menteurs, leur part sera dans l'étang ardent de feu et de soufre, ce qui est la seconde mort.Apocalypse 21.8
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mercredi 6 août 2025

"TENEZ BON : CEIGNEZ VOS REINS DE VÉRITÉ ET REVÊTEZ LA CUIRASSE DE LA JUSTICE " (Ephésiens 6:10-20)


La Parole Vivante de Saint Luc de Crimée

Saint Luc de CriméeSaint Luc de CriméeLa vérité a une propriété particulière : elle ne doit jamais être mélangée à une petite quantité de mensonges, sinon une mauvaise partie empoisonnera instantanément le tout, et alors la vérité cessera d'être la vérité.

En ces temps difficiles, cette pensée apparemment simple s’avère en réalité moins évidente : la Sainte Écriture dit que même beaucoup d’élus seront trompés.

Nous entendons la lecture de l'Évangile à l'église, parfois nous le lisons à la maison, mais notre esprit effleure à peine la surface des mots. Qui sont ces élus, et quand seront-ils trompés là-bas ? En attendant, ce qui est prescrit est si proche qu'on peut le toucher du doigt.

Commençons par nous-mêmes : nous nous considérons comme chrétiens et allons même à l’église, mais sommes-nous vraiment du Christ ? N’y a-t-il pas quelque chose d’autre dans notre christianisme, quelque chose de si pratique et de si coûteux ? Veliar est un magnifique démon trompeur, un fournisseur de réconfort séduisant et apaisant – le principal acteur de l’équipe du diable.

Mais qu'y a-t-il de commun entre un mendiant, le Christ aux pieds nus, et ce démon en habit de passe-droit, parfumé d'un parfum de luxe ? Car quel rapport y a-t-il entre la justice et l'iniquité ? Quelle communion y a-t-il entre la lumière et les ténèbres ? Quel accord y a-t-il entre Christ et Bélial ? Ou quelle part a le croyant avec l'incroyant ? (2 Corinthiens 6:14-15)

Il n'y a qu'une seule vérité au monde : la vérité de Dieu. Et même si l'on voudrait la décomposer en dizaines de petites « vérités » locales pour satisfaire ses désirs du moment, elle demeure l'unique – pour toujours. Christ est le même hier, aujourd'hui et éternellement (Hébreux 13:8).

C'est ce dont parle saint Luc de Crimée dans son discours .

Nous devons tous nous revêtir de la vérité de Dieu, afin qu'il n'y ait pas de confusion parmi nous, et tenir tête aux esprits du mal dans les lieux célestes. Car si nous voulons nous vaincre les uns les autres, le diable nous vaincra tous.

Écoutez la voix du saint.

Cet enregistrement est très ancien – il date de 1956 – et, bien sûr, il n'est pas de la meilleure qualité. La bande est abîmée par endroits, ce qui rend difficile la lecture immédiate de tous les mots. C'est pourquoi une transcription est jointe à l'enregistrement. Il est préférable, tout en lisant le texte, d'écouter la voix puissante et vivante du grand saint, qui nous appelle tous à la vigilance, à prier les uns pour les autres et à vaincre le maléfique Veliar.

Nous exprimons notre gratitude à l'église Saint-Luc de Crimée du doyenné de l'hôpital de Kiev et à son recteur, qui ont pris la peine de publier cet enregistrement unique sur leur site Web .

Anastasia Rakhlina

***

Discours de l'archevêque Luc , prononcé le 12 août 1956 
dans l'église d'Alushta après la liturgie

La vie de tous ces bienheureux qui ont aimé notre Seigneur Jésus-Christ de tout leur cœur et qui le suivent avec constance sur le chemin étroit et épineux qui commence par les portes étroites – la vie de ces bienheureux est pleine de luttes . De quelle lutte s'agit-il ? Non pas une lutte contre la chair et le sang, mais une lutte bien plus difficile : contre les esprits du mal dans les lieux célestes. Heureux sont-ils, car ils traverseront cette lutte difficile, incessante.

Pour les démons, pour le diable lui-même, il est extrêmement avantageux qu’on ne croie pas en eux, qu’on ne pense jamais à eux. 

[La lutte] contre les esprits du mal dans les lieux célestes est une lutte bien plus difficile. Heureux ceux qui la mènent ! Et avec quelles larmes verserons-nous pour ceux qui ne croient pas… qui ne veulent rien savoir de cette lutte, des esprits du mal dans les lieux célestes, qui se moquent de notre foi en des esprits impurs ? Avec quelles larmes verserons-nous pour eux ? Et oui, bien sûr, pour les démons, pour le diable lui-même, il est très avantageux qu'on ne croie pas en eux, qu'on ne pense jamais à eux, qu'on ne sente jamais leur proximité, car un ennemi caché et inconnu est bien plus dangereux qu'un ennemi visible.

Écoutez ce que dit le saint Apôtre Paul à propos de ces esprits du mal dans les lieux célestes et de la lutte contre eux :

« Nous n’avons pas à lutter contre la chair et le sang, mais contre les dominations, contre les autorités, contre les princes de ce monde de ténèbres, contre les esprits méchants dans les lieux célestes » [1] .

Oh, comme cette maudite armée de démons est immense ! Oh, comme leur foule noire est incommensurable ! – s’efforçant sans relâche, sans relâche, jour et nuit, de nous séduire, nous tous qui croyons au nom de Dieu, sur le chemin de l’incrédulité, de nous séduire sur le chemin du mal et de la méchanceté !

Dans un démoniaque gadaréen, il y avait toute une légion de démons !

Cette armée est dite démoniaque, elle est appelée du nom terrible des ennemis du Christ, des ennemis de Dieu. Et ces ennemis de Dieu, innombrables, ont pour unique objectif, jour et nuit, de nous détruire, de nous pousser sur le chemin du mal, de l'incrédulité, de la méchanceté.

Saint Luc de CriméeSaint Luc de CriméeComme dans l'armée des innombrables anges bons et saints, il y a neuf rangs : il y a des rangs supérieurs - principautés, puissances, trônes, forces, dominations ; il y a des rangs inférieurs - archanges et anges ; ainsi dans toute l'armée des esprits du mal dans les lieux célestes, il y a aussi de tels rangs supérieurs et inférieurs, il y a aussi des principautés et des puissances, dont parle saint Paul.

Ces rangs supérieurs mènent une lutte contre les serviteurs les plus constants et les plus fidèles du Christ – contre les saints, contre les justes. Et leur tâche est difficile, extrêmement difficile, car au nom du Christ, les saints et les justes repoussent toutes leurs attaques.

Il existe aussi des démons de force moyenne qui luttent constamment contre nous, contre les chrétiens imparfaits et faibles. Le combat contre eux est très dur, très difficile, car l'esprit de ces anges de Satan surpasse infiniment notre esprit humain. Ils ne dorment ni ne mangent, et consacrent toute leur vie à l'œuvre maléfique de destruction et à la séduction des gens de bien.

Il y a aussi des démons mineurs dont la tâche n'est pas difficile, car ils ne s'occupent qu'à pousser toujours plus loin dans les ténèbres ces malheureux qui ont aimé les ténèbres plus que la lumière, le mensonge plus que la vérité.

Comment pouvons-nous, nous qui sommes assaillis par un tel malheur, comment pouvons-nous, nous qui sommes encerclés de toutes parts par une armée démoniaque, la combattre ? Où trouver la force de la combattre ? La réponse nous a été donnée par saint Paul. Écoutez-le encore :

« Mes frères, fortifiez-vous dans le Seigneur, et par sa force toute-puissante. Revêtez-vous de toutes les armes de Dieu, afin de pouvoir tenir ferme contre les ruses du diable. » [2 ]

Ce n’est pas par notre propre force, ni par notre propre intelligence, ni par notre propre diligence et notre propre désir de victoire que nous pouvons combattre et vaincre cette maudite armée noire et obscure, mais seulement par la puissance de Dieu, seulement par son aide, et nous-mêmes sommes impuissants.

Et pour que nous comprenions bien cela, saint Paul compare notre combat avec une armée de forces désincarnées, avec cette lutte, avec la situation dans laquelle se trouvaient les anciens guerriers.

Seule la vérité divine peut nous permettre de vaincre toutes les contrevérités de l'armée démoniaque damnée. Seule la vérité ! 

Il dit que nous devons nous ceindre les reins de vérité, tout comme les guerriers d'autrefois se couvraient les reins au combat contre leurs ennemis, tout comme quiconque entreprend un long voyage, un voyage difficile et dangereux, se couvrait les reins de cuir. Ils se ceignaient de ceintures de cuir. Mais nous n'avons pas besoin de ceintures de cuir, nous avons besoin d'une ceinture complètement différente : se ceindre les reins de vérité, de la vérité divine, car seule la vérité nous permettra de vaincre toute la fausseté de l'armée démoniaque damnée. Seule la vérité ! Car la seule arme de l'armée démoniaque contre nous est le mensonge, qui constitue sa véritable essence, son essence spirituelle. Ce n'est que lorsque nos reins seront ceints de la sainte vérité de Dieu, ce n'est que lorsque nous nous souviendrons constamment de ne pas nous reposer, de ne pas nous arrêter, de ne pas traîner en chemin, ce n'est que lorsque nos reins seront toujours et partout solidement ceints de la vérité du Christ, que nous vaincrons, vaincrons les damnés, vaincrons les ennemis de Dieu et nos ennemis. Et le saint apôtre ajoute que nous devons particulièrement nous en souvenir en un jour mauvais, en un jour où le mal, sous toutes ses formes, se multiplie et se multiplie autour de nous.

De plus, le saint apôtre dit que nous devons nous revêtir d'une armure, tout comme les guerriers d'autrefois se revêtaient d'armures de métal, de fer et de cuivre, et de cottes de mailles pour se protéger des blessures. De même, nous devons nous revêtir d'une armure, mais d'une armure différente, complètement différente. Car aucune armure de cuivre ou de fer n'est redoutable pour les esprits du mal dans les lieux célestes ; ils peuvent facilement nous blesser, enfermés dans une telle armure. Nous avons besoin d'une autre armure : l'armure de la vérité. Nous avons besoin que nos corps soient revêtus de la sainte et pure vérité de Dieu, et non d'une cotte de mailles de métal. Et nous ne pouvons acquérir cette vérité que par l'observance inlassable des commandements du Christ et par la prière incessante. Et ce n'est que par ce travail incessant pour Dieu que nous recevrons l'armure de la vérité.

Et l'apôtre poursuit en disant que les pieds des guerriers mortels étaient protégés par une armure de métal. Avons-nous besoin de cette armure ? Avons-nous besoin de fer pour protéger nos pieds des ruses de l'ennemi ? Non, non, nous n'en avons absolument pas besoin ! Car si nos pieds sont toujours dirigés vers le chemin de la paix, si nous utilisons toute notre rapidité pour prêcher la paix partout, si nous méritons que la parole bénie du grand apôtre Paul s'applique à nos pieds : « Qu'ils sont beaux les pieds de ceux qui annoncent la paix, qui apportent la bonne nouvelle ! » [3] – et si nos pieds sont si beaux, et s'ils se hâtent toujours vers là où notre aide est nécessaire, pour les malheureux, les malades, les infirmes, les personnes sans défense, si nous nous précipitons toujours vers les conseils des justes et nous éloignons de ceux des méchants, alors nous n'aurons besoin d'aucune armure de métal, alors nos pieds seront protégés par la puissance de Dieu et aucun mal ne les atteindra.

Et l'apôtre poursuit : « Prenez le bouclier de la foi, avec lequel vous pourrez éteindre toutes les flèches enflammées du Malin. Un bouclier de cuivre, un grand et lourd bouclier, était la principale protection du guerrier antique. Mais avons-nous besoin d'un tel bouclier ? Nous protégera-t-il des flèches de nos ennemis et des ennemis de Dieu, ardents comme le feu de l'enfer ? Bien sûr que non, bien sûr, un bouclier de cuivre ne leur est rien ! Nous avons un autre bouclier, infiniment plus puissant : le bouclier de la foi, notre foi, la foi en notre Seigneur Jésus-Christ. Car si nous croyons en lui de tout notre cœur, si nous accomplissons ses commandements avec constance, alors il sera toujours avec nous et nous serons ses amis selon sa sainte parole, et la foi en lui nous protégera infiniment plus que n'importe quel lourd bouclier de cuivre. »

Seigneur, Seigneur ! De quelle autre protection avons-nous besoin si Tu demeures avec nous, en nous, dans nos esprits et nos cœurs ?! 

Et plus loin, le saint apôtre dit que nous devrions nous couvrir la tête de casques, comme les anciens guerriers. Quels casques ? Certainement pas de cuivre, car ils ne sont rien contre la puissance de l'ennemi. Pas de cuivre, pas de cuivre, je vous le dis, mais avec des casques complètement différents. Quels casques ? Avec des casques de foi profonde en notre Seigneur Jésus-Christ, d'amour profond pour Lui, car Lui-même nous a dit de ses lèvres très pures : « Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi en lui » [4] . Seigneur, Seigneur ! De quelle autre protection avons-nous besoin si Tu demeures avec nous, en nous, dans nos esprits et nos cœurs, si Tu protèges la corruption de nos esprits et de nos cœurs par Ta présence constante en nous, dans nos esprits et nos cœurs, de quelle autre protection avons-nous besoin… eh bien, bien sûr… bien sûr, d'une sagesse exhaustive.

Et si nous sommes ainsi protégés, il ne nous reste plus qu'à saisir l'épée à double tranchant. Comme les anciens guerriers l'ont fait. Écoutez maintenant ce que dit saint Paul à propos de cette épée à double tranchant :

« La parole de Dieu est vivante et efficace, plus tranchante qu’une épée quelconque à deux tranchants, pénétrante jusqu’à partager âme et esprit, jointures et moelles ; elle juge les sentiments et les intentions du cœur » [5] .

Voilà donc l'épée dont nous avons besoin ! L'épée de la Parole de Dieu, devant laquelle tremblent tous les démons et le diable lui-même, car par la Parole de Dieu, tous les damnés sont vaincus. Si nous manions toujours cette arme sainte et puissante – l'arme de la Parole de Dieu –, alors plus aucun ennemi ne nous effraie. Car ils ont tous été vaincus depuis longtemps par la crucifixion du Christ, car la tête du serpent antique, le diable, a été effacée par le pied de la terrible Croix du Golgotha .

Rappelez-vous, rappelez-vous tous, mes frères et sœurs, que nous ne pouvons pas lutter contre les esprits du mal dans les lieux célestes par nos propres forces, rappelez-vous que nous devons placer tous nos espoirs uniquement dans l'aide de notre Seigneur et Dieu Jésus-Christ, qui avec le pied de sa terrible Croix a écrasé la tête du serpent antique. Amen.

vendredi 16 décembre 2022

Pourquoi la renommée est-elle un fléau ? par TERTULLIEN

 


Fama, malum, qua non aliud velocius ullum (Virgile, Énéide IV,174)

 

«La nature de la renommée est connue de tous. Ce mot est d'un des vôtres : « La renommée est le plus rapide de tous les fléaux. » Pourquoi la renommée est-elle un fléau ? Parce qu'elle est rapide, parce qu'elle révèle tout, ou bien parce qu'elle est le plus souvent menteuse ? Même quand elle rapporte quelque chose de vrai, elle n'est pas exempte du reproche de mensonge, parce qu'elle retranche de la vérité, qu'elle y ajoute, qu'elle la dénature.  Bien plus, sa condition est telle qu'elle ne continue à exister que si elle ment et elle n'existe aussi longtemps qu'elle ne prouve pas ce qu'elle dit. En effet, dès l'instant qu'elle a prouvé, elle cesse d'exister et, remplissant pour ainsi dire l'office de messagère, elle transmet un fait : dès lors, c'est un fait qu'on tient, c'est un fait qu'on rapporte. Et personne ne dit plus, par exemple : « On dit que cela s'est passé à Rome », ni « Le bruit court qu'un tel a tiré au sort une province » ; mais bien : « Un tel a tiré au sort une province » et : « Cela s'est passé à Rome. » La renommée, nom de l'incertain, ne peut exister là où est le certain. Est-ce que par hasard on pourrait en croire la renommée, si l'on n'est irréfléchi ? Non, car le sage ne croit pas à l'incertain. Chacun peut s'en rendre compte : quelle que soit l'étendue de sa diffusion, quelle que soit son assurance, c'est nécessairement d'un seul auteur qu'un jour elle est partie. Après, elle se glisse de bouche en bouche, d'oreille en oreille, comme par autant de canaux, et le vice inhérent à cette humble semence rend si obscures les rumeurs qui circulent ensuite que personne ne se demande si la première bouche n'a pas semé le mensonge, chose qui arrive souvent grâce au génie inventif de la haine ou par le soupçon téméraire, ou encore à cause de cette volupté du mensonge qui n'est pas une chose si extraordinaire, mais innée à beaucoup. Heureusement que le temps dévoile tout ; vos proverbes et vos maximes m'en sont témoins, et c'est une disposition de la divine nature qui a voulu que rien ne reste longtemps caché pas même ce que la renommée n’a pas divulgué.»

TERTULLIEN

(155-220)

APOLOGÉTIQUE



 

Pourquoi la renommée est-elle un fléau ? par TERTULLIEN

 


Fama, malum, qua non aliud velocius ullum (Virgile, Énéide IV,174)

 

«La nature de la renommée est connue de tous. Ce mot est d'un des vôtres : « La renommée est le plus rapide de tous les fléaux. » Pourquoi la renommée est-elle un fléau ? Parce qu'elle est rapide, parce qu'elle révèle tout, ou bien parce qu'elle est le plus souvent menteuse ? Même quand elle rapporte quelque chose de vrai, elle n'est pas exempte du reproche de mensonge, parce qu'elle retranche de la vérité, qu'elle y ajoute, qu'elle la dénature.  Bien plus, sa condition est telle qu'elle ne continue à exister que si elle ment et elle n'existe aussi longtemps qu'elle ne prouve pas ce qu'elle dit. En effet, dès l'instant qu'elle a prouvé, elle cesse d'exister et, remplissant pour ainsi dire l'office de messagère, elle transmet un fait : dès lors, c'est un fait qu'on tient, c'est un fait qu'on rapporte. Et personne ne dit plus, par exemple : « On dit que cela s'est passé à Rome », ni « Le bruit court qu'un tel a tiré au sort une province » ; mais bien : « Un tel a tiré au sort une province » et : « Cela s'est passé à Rome. » La renommée, nom de l'incertain, ne peut exister là où est le certain. Est-ce que par hasard on pourrait en croire la renommée, si l'on n'est irréfléchi ? Non, car le sage ne croit pas à l'incertain. Chacun peut s'en rendre compte : quelle que soit l'étendue de sa diffusion, quelle que soit son assurance, c'est nécessairement d'un seul auteur qu'un jour elle est partie. Après, elle se glisse de bouche en bouche, d'oreille en oreille, comme par autant de canaux, et le vice inhérent à cette humble semence rend si obscures les rumeurs qui circulent ensuite que personne ne se demande si la première bouche n'a pas semé le mensonge, chose qui arrive souvent grâce au génie inventif de la haine ou par le soupçon téméraire, ou encore à cause de cette volupté du mensonge qui n'est pas une chose si extraordinaire, mais innée à beaucoup. Heureusement que le temps dévoile tout ; vos proverbes et vos maximes m'en sont témoins, et c'est une disposition de la divine nature qui a voulu que rien ne reste longtemps caché pas même ce que la renommée n’a pas divulgué.»

TERTULLIEN

(155-220)

APOLOGÉTIQUE



 

vendredi 14 octobre 2022

"Leur gosier est un sépulcre ouvert ; Ils se servent de leurs langues pour tromper ; Ils ont sous leurs lèvres un venin d'aspic…" Romains 3:10-14

 sur le site : https://h16free.com/



Vous reprendrez bien un peu de duplicité ?

L’actualité internationale a ceci d’intéressant qu’elle met chaque jour en lumière de façon plus crue l’utilisation de doubles standards éhontés dans la bouche des politiciens et des médias de connivence.

Or, si jusqu’à présent il était entendu que la plupart des politiciens mentent, on pouvait encore jusqu’à quelques années croire à l’effort de certains médias de donner la parole à tous les bords de l’échiquier politique ou, au moins, à un panel sinon représentatif mais au moins varié d’opinions dont certaines dissonantes du discours politique officiel ou de celui de la majorité.

Ce n’est plus le cas : non seulement, les discours alternatifs n’ont plus cours dans les médias mais en plus en sont-ils chassés et poursuivis avec application. S’il y a encore cinq ou six ans, les médias pouvaient se contenter de passer sous silence certaines positions ou opinions qui ne leur plaisaient pas, il est maintenant attendu de ces mêmes médias qu’ils emploient toute la puissance de leur frappe informationnelle pour classifier cette opposition dans la case des tabous et d’en poursuivre les auteurs (par quolibets ou voie de justice au besoin). Il n’est plus seulement nécessaire de bien faire comprendre ce qui est autorisé ou non dans le discours public, il devient indispensable de s’assurer que ceux qui osent les paroles interdites seront correctement et impitoyablement pourchassés, bannis ou ostracisés.

Le quatrième pouvoir, jadis destiné à remettre en cause la parole publique et la voix officielle des gouvernements, met maintenant sa puissance au service de ces gouvernements pour écrabouiller aussi complètement que possible toute dissidence.

Cependant, l’opposition, même ainsi rendue muette puis pourchassée, n’en existe pas moins et elle cherche donc à s’exprimer malgré tout, par tous les moyens possibles. Ceci aboutit à des situations ubuesques (et souvent cocasses) où politiciens et médias adoubés de l’accord officiel se retrouvent à devoir expliquer leurs doubles standards devenu impossible à camoufler. Ainsi, les mensonges d’hier, ressortis maintenant à l’identique, deviennent si évidents, si grossiers que ceux qui les sortaient à l’époque sans trembler des genoux doivent maintenant patauger dans des circonvolutions rhétoriques pour s’expliquer (sans plus vraiment y parvenir), et il suffira de piocher dans l’actualité récente pour illustrer le phénomène qui ne cesse de gagner en importance.

Ainsi, l’immigration incontrôlée devient maintenant difficile à justifier alors qu’on accumule les faits divers désagréables impliquant justement les effets directs et indirects de l’absence de tout contrôle de cette immigration. Récemment, l’hypocrisie des bobos de gauche américains a éclaté au grand jour lorsque des gouverneurs de Floride et du Texas ont fait envoyer quelques dizaines d’immigrants illégaux dans les villes dont les maires s’étaient crânement déclarés ultra-favorables à ces populations…

Ainsi, on observe exactement le même type de comportements hypocrites lorsqu’on évoque la transition écologique, toujours perçue comme nécessaire et alléchante jusqu’au moment où l’éolienne et les panneaux photovoltaïques devront s’implanter à 50 mètres de chez soiou sur l’horizon qu’on appréciait pourtant lorsqu’il était dégagé…

Petit-à-petit, le citoyen se rend compte que ceux qui professent sans arrêt la « sobriété énergétique » dont on nous tympanise les oreilles à longueur d’émission sont aussi ceux qui s’en mettent le plus à l’abri : Bill Gates et ses multiples jets privés, Al Gore et sa maison gigantesque, le Roi Charles qui ne s’épargne aucun déplacement aux factures carbone roboratives pour ne citer que les plus emblématiques ; plus proche de nous en France, les ministres et autres clowns républicains qui se déplacent rarement à vélo et jamais sans une solide escorte (le peuple pourrait ne pas s’économiser d’un affront quelconque, hein), jusqu’à ces journalistes ou ces starlettes qui prétendent lutter contre le réchauffement climatique depuis leurs yachts ou leurs jets et à coups de slogans faciles. Bref, ce sont systématiquement ceux qui se gargarisent d’économies et de « modestie » énergétique qui en font, de loin, la plus mauvaise démonstration, col roulé compris.

Cela va en réalité (beaucoup) plus loin puisqu’on découvre maintenant les mêmes brochettes de vedettes de pacotille prétendre s’enfiler des insectes en snacks goûtus comme autant de petits soldats du discours officiel qu’il va bien falloir se passer de viande et remplacer nos steaks par des vers de farine, alors même qu’ils seront effectivement les derniers à abandonner la bonne chère au profit de la croustillance douteuse d’une chitine difficile à digérer. De la même façon, c’étaient les mêmes vedettes parfaitement hypocrites qui soulignaient l’importance du « Restez Chez Vous » et qu’on retrouvait agglutinées dans les dîners de la bonne société, alors même que les confinements les interdisaient très officiellement. 

L’hypocrisie de ces individus n’a plus de limite, mais alors qu’elle n’était encore qu’évoquée, elle devient aussi visible que dénonçable, partout, tout le temps : à mesure que chacun d’entre nous aura pu voir disparaître les voix dissidentes des plateaux télé et des réseaux sociaux, à mesure qu’on a pu voir se concentrer journalistes et médias de révérence sur les mêmes têtes de vainqueurs pendant les précédentes crises, chacun voit à présent se fissurer la belle assurance de ces aigrefins à mesure que les faits leur donnent tort. 

Ainsi est-il maintenant visible que les Fact Checkers ne vérifient qu’un seul côté des discours et que lorsqu’ils s’aventurent à « fact-checker » (enfin et rarement) les niaiseries ou les mensonges des politiciens en odeur de sainteté avec le pouvoir, c’est pour mieux leur donner raison, souvent d’une façon si gluante et obséquieuse qu’elle en devient gênante pour le lecteur. La plupart des gens raisonnables savent maintenant que les articulets de ces officines de fact-checking, du reste généralement payées par les pouvoirs en place, ne sont qu’une propagande grossière presqu’entièrement basée sur la lecture partielle d’une titraille étudiée pour pousser une certaine réalité, tant il est vrai (malheureusement) que les lecteurs ne vont que rarement au-delà du titre ou des deux premiers paragraphes… 

Oui, le double standard et l’hypocrisie règnent en maître dans les médias, dans la bouche des politiciens, des « journalistes », des starlettes et de ces « scientifiques » qui prétendent détenir une vérité si solide que toute discussion à son sujet est immédiatement interdite, bannie et entravée de toutes les façons possibles.

Mais à ce « deux poids, deux mesures » et cette hypocrisie permanente répondent maintenant les faits et la réalité qui, malgré les exhortations des uns et des autres à les oublier, refusent de plier. Petit-à-petit, il devient impossible d’endiguer les commentaires acides de plus en plus nombreux de ceux qui, restés sur le côté, observent le décalage croissant entre la « science » et la réalité, entre le comportement prêché et le comportement réel.

Ceux qui ânonnaient les sermons officiels ont longtemps été plus nombreux que ceux qui les refusaient. C’est en train de changer, lentement certes, mais sûrement et notamment parce que l’hypocrisie devient plus visible. Il importe maintenant qu’elle soit montrée à chaque fois que cela est possible.

"Leur gosier est un sépulcre ouvert ; Ils se servent de leurs langues pour tromper ; Ils ont sous leurs lèvres un venin d'aspic…" Romains 3:10-14

 sur le site : https://h16free.com/



Vous reprendrez bien un peu de duplicité ?

L’actualité internationale a ceci d’intéressant qu’elle met chaque jour en lumière de façon plus crue l’utilisation de doubles standards éhontés dans la bouche des politiciens et des médias de connivence.

Or, si jusqu’à présent il était entendu que la plupart des politiciens mentent, on pouvait encore jusqu’à quelques années croire à l’effort de certains médias de donner la parole à tous les bords de l’échiquier politique ou, au moins, à un panel sinon représentatif mais au moins varié d’opinions dont certaines dissonantes du discours politique officiel ou de celui de la majorité.

Ce n’est plus le cas : non seulement, les discours alternatifs n’ont plus cours dans les médias mais en plus en sont-ils chassés et poursuivis avec application. S’il y a encore cinq ou six ans, les médias pouvaient se contenter de passer sous silence certaines positions ou opinions qui ne leur plaisaient pas, il est maintenant attendu de ces mêmes médias qu’ils emploient toute la puissance de leur frappe informationnelle pour classifier cette opposition dans la case des tabous et d’en poursuivre les auteurs (par quolibets ou voie de justice au besoin). Il n’est plus seulement nécessaire de bien faire comprendre ce qui est autorisé ou non dans le discours public, il devient indispensable de s’assurer que ceux qui osent les paroles interdites seront correctement et impitoyablement pourchassés, bannis ou ostracisés.

Le quatrième pouvoir, jadis destiné à remettre en cause la parole publique et la voix officielle des gouvernements, met maintenant sa puissance au service de ces gouvernements pour écrabouiller aussi complètement que possible toute dissidence.

Cependant, l’opposition, même ainsi rendue muette puis pourchassée, n’en existe pas moins et elle cherche donc à s’exprimer malgré tout, par tous les moyens possibles. Ceci aboutit à des situations ubuesques (et souvent cocasses) où politiciens et médias adoubés de l’accord officiel se retrouvent à devoir expliquer leurs doubles standards devenu impossible à camoufler. Ainsi, les mensonges d’hier, ressortis maintenant à l’identique, deviennent si évidents, si grossiers que ceux qui les sortaient à l’époque sans trembler des genoux doivent maintenant patauger dans des circonvolutions rhétoriques pour s’expliquer (sans plus vraiment y parvenir), et il suffira de piocher dans l’actualité récente pour illustrer le phénomène qui ne cesse de gagner en importance.

Ainsi, l’immigration incontrôlée devient maintenant difficile à justifier alors qu’on accumule les faits divers désagréables impliquant justement les effets directs et indirects de l’absence de tout contrôle de cette immigration. Récemment, l’hypocrisie des bobos de gauche américains a éclaté au grand jour lorsque des gouverneurs de Floride et du Texas ont fait envoyer quelques dizaines d’immigrants illégaux dans les villes dont les maires s’étaient crânement déclarés ultra-favorables à ces populations…

Ainsi, on observe exactement le même type de comportements hypocrites lorsqu’on évoque la transition écologique, toujours perçue comme nécessaire et alléchante jusqu’au moment où l’éolienne et les panneaux photovoltaïques devront s’implanter à 50 mètres de chez soiou sur l’horizon qu’on appréciait pourtant lorsqu’il était dégagé…

Petit-à-petit, le citoyen se rend compte que ceux qui professent sans arrêt la « sobriété énergétique » dont on nous tympanise les oreilles à longueur d’émission sont aussi ceux qui s’en mettent le plus à l’abri : Bill Gates et ses multiples jets privés, Al Gore et sa maison gigantesque, le Roi Charles qui ne s’épargne aucun déplacement aux factures carbone roboratives pour ne citer que les plus emblématiques ; plus proche de nous en France, les ministres et autres clowns républicains qui se déplacent rarement à vélo et jamais sans une solide escorte (le peuple pourrait ne pas s’économiser d’un affront quelconque, hein), jusqu’à ces journalistes ou ces starlettes qui prétendent lutter contre le réchauffement climatique depuis leurs yachts ou leurs jets et à coups de slogans faciles. Bref, ce sont systématiquement ceux qui se gargarisent d’économies et de « modestie » énergétique qui en font, de loin, la plus mauvaise démonstration, col roulé compris.

Cela va en réalité (beaucoup) plus loin puisqu’on découvre maintenant les mêmes brochettes de vedettes de pacotille prétendre s’enfiler des insectes en snacks goûtus comme autant de petits soldats du discours officiel qu’il va bien falloir se passer de viande et remplacer nos steaks par des vers de farine, alors même qu’ils seront effectivement les derniers à abandonner la bonne chère au profit de la croustillance douteuse d’une chitine difficile à digérer. De la même façon, c’étaient les mêmes vedettes parfaitement hypocrites qui soulignaient l’importance du « Restez Chez Vous » et qu’on retrouvait agglutinées dans les dîners de la bonne société, alors même que les confinements les interdisaient très officiellement. 

L’hypocrisie de ces individus n’a plus de limite, mais alors qu’elle n’était encore qu’évoquée, elle devient aussi visible que dénonçable, partout, tout le temps : à mesure que chacun d’entre nous aura pu voir disparaître les voix dissidentes des plateaux télé et des réseaux sociaux, à mesure qu’on a pu voir se concentrer journalistes et médias de révérence sur les mêmes têtes de vainqueurs pendant les précédentes crises, chacun voit à présent se fissurer la belle assurance de ces aigrefins à mesure que les faits leur donnent tort. 

Ainsi est-il maintenant visible que les Fact Checkers ne vérifient qu’un seul côté des discours et que lorsqu’ils s’aventurent à « fact-checker » (enfin et rarement) les niaiseries ou les mensonges des politiciens en odeur de sainteté avec le pouvoir, c’est pour mieux leur donner raison, souvent d’une façon si gluante et obséquieuse qu’elle en devient gênante pour le lecteur. La plupart des gens raisonnables savent maintenant que les articulets de ces officines de fact-checking, du reste généralement payées par les pouvoirs en place, ne sont qu’une propagande grossière presqu’entièrement basée sur la lecture partielle d’une titraille étudiée pour pousser une certaine réalité, tant il est vrai (malheureusement) que les lecteurs ne vont que rarement au-delà du titre ou des deux premiers paragraphes… 

Oui, le double standard et l’hypocrisie règnent en maître dans les médias, dans la bouche des politiciens, des « journalistes », des starlettes et de ces « scientifiques » qui prétendent détenir une vérité si solide que toute discussion à son sujet est immédiatement interdite, bannie et entravée de toutes les façons possibles.

Mais à ce « deux poids, deux mesures » et cette hypocrisie permanente répondent maintenant les faits et la réalité qui, malgré les exhortations des uns et des autres à les oublier, refusent de plier. Petit-à-petit, il devient impossible d’endiguer les commentaires acides de plus en plus nombreux de ceux qui, restés sur le côté, observent le décalage croissant entre la « science » et la réalité, entre le comportement prêché et le comportement réel.

Ceux qui ânonnaient les sermons officiels ont longtemps été plus nombreux que ceux qui les refusaient. C’est en train de changer, lentement certes, mais sûrement et notamment parce que l’hypocrisie devient plus visible. Il importe maintenant qu’elle soit montrée à chaque fois que cela est possible.