Les lèvres mensongères font horreur à l'Éternel, tandis que ceux qui agissent avec fidélité lui sont agréables. Proverbes 12:22 «C'est ce qui sort de l'homme qui le rend impur. En effet, c'est de l’intérieur, c'est du cœur des hommes que sortent les mauvaises pensées, les adultères, l'immoralité sexuelle, les meurtres, les vols, la soif de posséder, les méchancetés, la fraude, la débauche, le regard envieux, la calomnie, l'orgueil, la folie. Toutes ces choses mauvaises sortent du dedans et rendent l'homme impur.» Marc 7:20-23 Un témoin fidèle ne ment pas, tandis qu’un faux témoin dit des mensonges. Proverbes 14:5 « Vous, vous avez pour père le diable et vous voulez accomplir les désirs de votre père. Il a été meurtrier dès le commencement et il ne s'est pas tenu dans la vérité parce qu'il n'y a pas de vérité en lui. Lorsqu'il profère le mensonge, il parle de son propre fond, car il est menteur et le père du mensonge. » Jean 8:44 Si les paroles distinguées ne conviennent pas à un fou, les paroles mensongères conviennent d’autant moins à un noble. Proverbes 17:7 « Écarte de ta bouche la fausseté, éloigne de tes lèvres les détours ! Proverbes 4:24 Craindre l'Éternel, c'est détester le mal. L'arrogance, l'orgueil, la voie du mal et la bouche perverse, voilà ce que je déteste. » Proverbes 8:13 « Pierre lui dit : «Ananias, pourquoi Satan a-t-il rempli ton cœur, au point que tu aies menti au Saint-Esprit et gardé une partie du prix du champ? […] Comment as-tu pu former dans ton cœur un projet pareil? Ce n'est pas à des hommes que tu as menti, mais à Dieu.»Actes 5:3-4Mais pour les lâches, les incrédules, les abominables, les meurtriers, les impudiques, les enchanteurs, les idolâtres, et tous les menteurs, leur part sera dans l'étang ardent de feu et de soufre, ce qui est la seconde mort.Apocalypse 21.8
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jeudi 16 janvier 2025

INTERPRÉTATION ORTHODOXE DE L'APOCALYPSE [28] (suite)

L'exemple des vierges sages


      L’expérience de la Russie depuis 1917 illustre à l’échelle microcosmique ce que les derniers jours apporteront au monde entier. "Nous pouvons clairement voir, a écrit le moine Zacharie Liebmann, que depuis le retrait de "celui qui restreint", la puissance de Satan n'est plus retenue. Nous sommes les témoins horrifiés du déchaînement du mal qui s’est produit depuis 1917 dans tous les aspects de la vie. Le monde se précipite pour embrasser et introniser l’Antéchrist d’une manière qui n’était pas possible auparavant. Au lieu de la manifestation visible de la Sainte Église catholique et apostolique sur terre, nous voyons des « juridictions » en guerre se devançant les unes les autres en termes de mondanité…de l'âme de l'Église à travers le « sergianisme » et le mouvement œcuménique.

«Dans le monde d'aujourd'hui, les exemples d'impiété abondent.

- les armes nucléaires, les expériences génétiques dangereuses, la pollution, les guerres, les famines et de terribles nouvelles maladies. Dans le domaine de la morale, des excès éhontés sont commis. Des millions d'enfants à naître sont massacrés chaque année. La perversité est devenue un choix accepté. La consommation de drogues tue les jeunes qui écoutent de la musique dite aux connotations sataniques. Et on pourrait continuer. »

    L’expérience de la Sainte Russie est peut-être unique, puisqu’elle était une culture chrétienne orthodoxe avant la révolution bolchevique. Une plus grande manifestation du mal était donc nécessaire pour surmonter plusieurs siècles de dévotion. Malheureusement, dans la majeure partie du monde, une telle profondeur chrétienne n’existe pas. Les méthodes dures employées par le communisme ne sont pas nécessaires dans les sociétés spirituellement tièdes d’aujourd’hui. Le matérialisme débridé et la débauche seront très utiles. L’Antéchrist dispose de nombreux outils pour lier l’humanité – « tout ce qui vous fait du bien » étant le plus efficace.

    «Nous vivons les derniers temps a enseigné St Séraphim Rose. L'Antéchrist est proche, et que s'est-il passé en Russie et dans d'autres pays, c'est l'expérience normale de notre époque. Ici, en Occident, nous vivons dans un paradis pour les fous qui peut et sera probablement bientôt perdu. Commençons à nous préparer, non pas en stockant de la nourriture ou en faisant des choses extérieures comme certains le font déjà en Amérique, mais avec la  préparation intérieure des chrétiens orthodoxes. »

Mais face à de tels signes et témoignages, les chrétiens ne devraient ni désespérer ni craindre. Le Seigneur a promis de ne jamais abandonner les siens et de les préserver dans tous les moments difficiles. Armés de la certitude que les derniers jours ont commencé et que tout ce qui a été prophétisé s'accomplira bientôt, les chrétiens peuvent se préparer à suivre l'exhortation du Seigneur de veiller et de prier, « afin que vous soyez jugés dignes d'échapper à toutes ces choses qui arriveront (Luc 21 :36). «Ne vous endormez pas, priez en tout temps ; ainsi vous aurez la force de surmonter tout ce qui doit arriver et vous pourrez vous présenter debout devant le Fils de l’homme.»


lundi 23 juillet 2018

jeudi 22 septembre 2016

La RUSSIE, ARCHE de NOÉ dans laquelle la civilisation chrétienne trouvera son salut




Interview de Père BASILE PASQUIET
sur le site

LA RUSSIE VUE PAR LES YEUX DE THOMAS

Mercredi 21 Septembre 2016

Il y a vingt-deux ans, ayant acheté un billet sans retour, le père Basile, moine du monastère gréco-catholique saint Jean-Baptiste de Jérusalem, est arrivé de France en Russie, trouvant en elle sa deuxième patrie et l'Orthodoxie. En décembre 2009, après presque 14 ans de service dans les églises d’Alatyr, il devient le supérieur du monastère de la Sainte Trinité à Tcheboksary. 

Père Basile, quelles sont pour vous les pires difficultés d’un pasteur dans la direction d’une communauté monastique ?
Je dirais que le pasteur doit être lui-même un croyant. Pas un religieux mais un croyant. La première image du pasteur est Abraham. C’est un chef de famille, il est responsable de dizaines d’hommes et du bétail, ce sont d’énormes caravanes qu’il faut conduire dans des régions dangereuses, des lieux inconnus, et dans le désert en plus. Et il était justement croyant. Il croyait dans la parole de Dieu. On lui avait dit d’aller et il allait. Et le pasteur doit être comme Abraham : ne pas avoir peur et conduire son peuple à Dieu. Le plus difficile et le plus important, c’est d’être soi-même ce flambeau. Même si tu n’as pas d’expérience, si tu es vraiment croyant… Le Seigneur est à tes côtés. Si on l’appelle, Il vient. Nous allons vers Lui, il vient à nous. Et si nous nous éloignons de Lui, ne le regardons pas… eh bien nous sommes libres. Tu ne veux pas aller dans la lumière, marche dans les ténèbres. Et s’il n’y a pas de lumière, s’il n’y a pas de phare devant nous, on peut se perdre et c’est dangereux. Un prêtre doit être pareil à un phare. J’ai grandi près de la mer. Il y avait des phares. Nous aimions, le soir, écouter la mer, qui est comme un être vivant. Et ces phares… Ils nous montrent où aller. Et le prêtre doit être pareil. Et même, chaque croyant doit être un phare, car nous sommes entourés de beaucoup d’incroyants, ou de gens qui en réalité ne savent rien. Eh bien, Pâques. Qu’est-ce que c’est pour nous, Pâques ? Les œufs, la bénédiction des koulitchs et c’est tout. Seulement des rituels. Et Noël, l’étoile et tous ses rituels. Ils sont peu nombreux à connaître l’essentiel de l’affaire. Il faut prendre un rameau de saule pour le dimanche des Rameaux et le garder toute l’année, mais quel en est le sens ? Garder un rameau, et se comporter comme un traître? Si l’on demande : sais-tu qui est le Christ, recevoir la réponse de Pierre : « Je ne connais pas cet homme… » Nous sommes en principe croyants, en principe baptisés, nous nous nommons croyants, et quand vient le moment de montrer que nous le sommes, nous refusons. Il y a beaucoup de situations dans la vie où il faut dire : je suis chrétien. On vous convie à une manifestation, par exemple, et au même moment, il y a l’office à l’église. Le croyant ira plutôt par faiblesse à la manifestation mondaine, autrement, on pourrait le punir. Il craint plus la punition humaine que celle de Dieu. En de tels moments, le chrétien doit se révolter et dire « non ». Il faut prendre exemple sur les apôtres et les premiers martyrs, qu’on obligeait aussi à s’incliner devant les idoles et le gouvernement, et ils disaient « non, nous avons un autre Dieu ». Et ils persuadaient leurs persécuteurs. Par exemple notre métropolite (Barnabé), combien de fois n’a-t-il pas convaincu ses persécuteurs par la fermeté de sa foi : « Non, je n’irai pas, j’irai à l’église ». Et on le respectait en voyant qu’il était croyant. Et si l’on nous menace et nous obéissons et allons où l’on nous le dit, alors cela veut dire qu’on nous a traités comme un troupeau, du bétail et non des êtres raisonnables. Parfois, par paresse ou tristesse, il nous est plus facile de trouver quelqu’un qui le fera à notre place. Par exemple, on commande une action de grâce. On commande et on va plus loin. Cela n’est pas bien. Je considère que si quelqu’un lit l’action de grâce lui-même, avec foi, c’est peut-être plus efficace que si le lit pour lui quelque prêtre. Ici, il faut le faire soi-même, soi-même… Etre croyant, prier, se repentir. Qu’est-ce que le repentir ? C’est le retour à une vie juste, à une juste façon de vivre, à une purification. Quand nous vivons dans la boue, notre âme est sale. Il faut se purifier, parfois il faut se donner beaucoup de mal. Si on reste longtemps sans laver le linge, il faut ensuite frotter plus fort. Il faut parfois utiliser les grands moyens, parfois il faut faire bouillir. Battre avec des battoirs, comme autrefois. Dans la vie spirituelle, c’est pareil: si on veut obtenir quelque chose, il faut se donner du mal. Le début du succès, c’est le désir. Mais s’il n’y a pas d’exigence, on ne peut pas se forcer.

On construit maintenant chez nous beaucoup d’églises, on restaure ce qui a été détruit à la période soviétique. A votre avis, est-ce un témoignage suffisant d’une renaissance de la tradition spirituelle ?
Oui, je considère que c’est une renaissance. Il y a un bon signe : ces trois dernières années, pour le 9 mai, a lieu le défilé du Régiment Immortel. C’est une si bonne idée ! Que Dieu sauve celui qui l’a eue ! Que de gens cela a-t-il émus ! Et pas seulement en Russie, mais cela a lieu même à Paris, et les Russes ne sont pas les seuls à y avoir participé. Je considère que de tels moments sont décisifs. Ils peuvent changer le destin d’un peuple. En voyant de telles choses en Russie, j’ai compris que nous étions sur la bonne voie, sur celle de la renaissance. Les gens le font de leur propre volonté, personne ne les paie. Ils commencent à s’informer sur leurs parents : où ils ont péri, où ils ont combattu. En France, on ne se souvient pas si bien du destin de nos ancêtres. Quand j’étais jeune, j’allais aussi à la flamme Immortelle du 8 mai. Il y a encore là bas le jour de commémoration des victimes de la première guerre mondiale, en septembre. Il y avait des marches, des parades, nous y allions, mais le caractère de toutes ces manifestations était plutôt triste, sans joie. Nous voyions des vétérans, mais la jeunesse et les enfants n’allaient pas leur offrir des fleurs. Ils ne leur disaient pas : « Merci, grand-père ! Tu nous a donné la vie et la liberté ! » Et en Russie, j’ai été choqué, au bon sens du terme, par ces fêtes de mai. Je ne pense pas que ce soient là les restes des obligations soviétiques. C’est une bonne tradition familiale. Je soutiens entièrement ce mouvement.

Vous avez plus ou moins dit qu’en France peu de gens allaient à l’église, que la majorité n’était catholique que de nom. Et chez nous ?

En France et dans les pays d’Europe, en général, les gouvernements occupent en partie une position antireligieuse anticatholique. Cela a commencé avec la révolution française et cela s’est poursuivi au XX° siècle, quand on a fermé à nouveau les monastères et les écoles religieuses. Les églises sont devenues la propriété de l’état. Et maintenant, c’est la même chose. Pourtant, l’Europe, comme la Russie, a été formée par les valeurs chrétiennes. Si l’on se souvient de l’histoire, ce sont justement les moines qui travaillaient dans les écoles religieuses, justement eux qui ont créé la culture. Et maintenant, ils renient tout cela et veulent le détruire… Mais en Russie, cela n’est pas comme ça. Elle m’apparaît comme l’arche de Noé dans laquelle la civilisation chrétienne sera sauvée. Mais dans l’ensemble, le catholicisme, c’est un accident de l’histoire de l’Eglise. Un accident, la voiture est sortie de la route et s’est écrasée. Mais une voiture doit rester sur la route, il faut l’y remettre. Je suis chrétien de naissance, baptisé au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit. C’est vrai, j’appartenais à l’Eglise catholique, mais cette Eglise fut autrefois orthodoxe, avant le schisme. Je dirais que je suis maintenant revenu à mes racines. Ce n’est pas quelque chose de nouveau chez moi, ce retour aux sources. Je suis comme ces gens qui étudient qui étaient leurs ancêtres. Et oui, j’ai envie de vivre comme vivaient mes ancêtres. Et non seulement pour moi, je n’ai pas seulement reçu l’orthodoxie et terminé, j’ai envie que les autres aussi se mettent à retourner à leurs racines.

Peut-on parler d’une consolidation des positions orthodoxes en France ?
Oui, on construit maintenant, près de la tour Eiffel, une église orthodoxe, avec cinq coupoles dorées. Ce sera comme un phare que l’on pourra regarder. On répare des églises à Nice et à Paris, au sud et au nord. C’est le gouvernement russe qui le fait.

Votre première formation professionnelle est liée à l’agriculture. Ces connaissances vous ont-elles servi ici, en Russie ?

Eh bien un peu, quand je vivais au village. En France, autrefois, j’ai travaillé parfois quatorze heures d’affilée sur un tracteur au moment des moissons. En Israël aussi… Et ici, il m’est arrivé un cas intéressant dans le district de Nikoulino Poretski. La maison où nous vivions se trouvait non loin de l’église et de la poste et à côté, près de la route, se trouvait la maison de la mère Anna qui avait trois chèvres blanches. Je vois qu’elles ont du mal à marcher : les sabots longs, le poil terne. Visiblement, elles mangent mal, elles sortent sans joie. Je demande : « Mère Anna, as-tu des ciseaux ou un sécateur ? Permets-moi de t’aider. » Elle a accepté, bien qu’elle eût des doutes au début, comment sais-tu ce qu’il faut faire. J’ai coupé les sabots de toutes les chèvres et elles ont commencé à danser de joie. La mère Anna a vu cela et m’a appelé un thaumaturge. Eh bien oui, un miracle, c’est quand il y a de l’étonnement et de la joie. Ensuite, la nouvelle s’est répandue dans le village et je suis devenu « thaumaturge ».

J’ai appris dernièrement que notre fameux monastère de Valaam s’était lancé dans la fabrication de fromages. N’avez-vous pas pensé à mettre en œuvre votre expérience de fromager ? Peut-être pas pour que le monastère en produise, mais en coopération avec quelqu’un…

Je m’occupais de cela en Israël, oui. J’ai même formé quelqu’un qui en fait depuis vingt ans. Mais ici, cela ne s’est pas trouvé. Ici, il faut s’occuper d’autre chose. Pas faire de fromage mais restaurer la foi. Maintenant, ce n’est pas au centre de mes projets mais peut-être, qui sait…

Père Basile, qu’est-ce qui vous console, dans la vie ? qu’est-ce qui vous procure de la joie ?

Quand les gens viennent à Dieu. Quand quelqu’un change sa vie pécheresse. Quand on amène les enfants au baptême. On sait alors en effet, que l’enfant ne sera pas abandonné, que les parents transmettront leur foi. Quand le bien triomphe. Voici, dans notre monastère, dans le bâtiment du séminaire orthodoxe épiscopal, nous avons l’école du dimanche « le flambeau ». Les enfants y sont gentils, et chaque année il en vient davantage. Et pas seulement des enfants, mais des adultes. Je surveille cela et vois qu’il y a là de bons éducateurs. Nous sommes en relation et échangeons des conseils. Il faut aussi éduquer les enfants, leur rappeler pourquoi ils sont venus au monde. J’explique comment on m’a élevé : dans la sévérité et le bien. Parce que si on n’est pas sévère, on ne souhaite pas le bien. Comme on dit dans la Bible, celui qui aime le plus ses enfants est celui qui les châtie le plus. Mais la punition doit précisément corriger, il faut expliquer la nature du danger. Mais pas seulement dire que ce n’est pas bien, mais aussi punir. Peut-être symboliquement mais il le faut.

Vous considérez comme votre parrain le père Tikhon Chevkounov, connu entre autres pour son livre « le père Raphaël et autres saints de tous les jours » (éd. des Syrtes). N’avez-vous pas pensé à écrire sur votre expérience spirituelle ?

Eh bien, je ne sais pas écrire, et en outre, je considère que pour moi, c’est trop tôt. Je viens juste de commencer à vivre, quand ma barbe s’est mise à blanchir un peu. Avant, c’était l’enfance, la préparation. Pour l’instant, nous en sommes encore au labour.

Vous ressentez-vous comme un pont original entre deux cultures ?

Eh bien maintenant, j’ai poussé des racines dans la terre tchouvache. Ici, la terre est bonne, les racines poussent vite. Je ne suis pas retourné sur ma terre natale depuis déjà cinq ans et à voir ce qui se passe en France, je comprends que je suis parti à temps. Je n’aurais probablement pas supporté et serais devenu fou. Et je ne veux pas y retourner. Ma vie est ici. Je sais qui regarder et à qui m’égaler. Voici notre monseigneur… A chaque office il dit une homélie. Elles sont simples, mais elles vont directement au cœur. Parfois elles sont sévères parce qu’il nous réprimande, il réprimande les prêtres, mais cela nous pousse à faire quelque chose…Il est particulièrement nécessaire aux jeunes générations, parce qu’il a vécu une très longue vie et on voit qu’il est croyant, qu’il y a en lui une foi vivante. Je considère que tout homme doit être comme monseigneur, alors le destin du monde changera pour le mieux.
Interview par Svetlana Fokina
Traduction Laurence Guillon de la SOURCE

mercredi 17 août 2016

POUR L'AMOUR DE LA RUSSIE


Le statut d'un intellectuel russe dans Facebook:
             Vassily Bourandassov:


"Les gens à qui il échoit de vivre dans une époque de transition ressemblent beaucoup à des oiseaux privés de nid.
On nous a tous chassés de nos maisons dans le froid glacial, et laissés à la merci du destin. Et nous avons peur des changements, il y en a eu trop.
Nous avons besoin d’une maison. Solide, chaude et à nous.
Là où les changements sont rares et les traditions, consacrées par la mémoire de nombreuses générations, sont saines et simples.
Chaque génération est capable de survivre à une révolution. Une fois, parce que toute révolution est une fracture de la colonne vertébrale.
Nous en avons subi eux, un changement de système et la fin de l’empire. Et nous avons derrière nous deux guerres mondiales, la révolution, la guerre civile, les répressions, les famines, les répressions, des régimes brisés, la destruction de classes entières.
En tant que nation, nous nous sommes surpassés, car nous avons survécu.
Peu l’auraient pu, mais nous avons survécu.
Le Seigneur fait quelque chose pour la Russie, nous sommes moins une leçon pour le monde qu’un ferment de quelque chose de très important pour son avenir.
Aucun peuple du XX° siècle n’a souffert autant que le peuple russe.
Et il me semble que maintenant, quand rien n’est encore terminé, quand nous nous tenons encore dans ce froid, le plus important, c’est notre sentiment de compassion les uns pour les autres.
Nous sommes tous dans la même situation.
Et nous mourrons gelés, si notre sentiment bien  compréhensible d’irritation, d’inquiétude, de colère, de désarroi triomphe de notre sentiment de compassion pour ceux qui sont à nos côtés.
Essayons de ne pas geler à mort.
C’est peut-être cela qu’attend de nous le Christ.
Car il est ici. Il est toujours là où est la douleur et la peur.
C’est la douleur du peuple, la douleur de l’enfantement.
A sa suite viendra la joie.
Dieu ne châtie pas ceux qui n’ont pas d’espoir.
(Un beau texte transmis par une âme ardente comme Dieu les aime car Il vomit les tièdes : Laurence Guillon)

dimanche 18 octobre 2015

Par les prières de ses saints Pères, Dieu sauve la Russie !


Saints hiérarques thaumaturges Pierre, Alexis, Jonas Philippe et Hermogène, métropolites et protecteurs célestes de la ville de Moscou, intercédez par vos prières pour la Russie.
Nous honorons votre sainte mémoire.
Priez pour nous tous orthodoxes le Christ notre Dieu.

mercredi 9 septembre 2015

Imaginez une procession d'une telle ampleur à Paris pour St Denis…

Moscou, le 6 Septembre 2015 

Procession du Kremlin au monastère Vysokopetrovsky 

pour le 700e anniversaire du début du service de Saint Pierre, premier métropolite de Moscou 
 







Oui, oui, je l'ai déjà assez entendu : il ne faut pas se fier aux apparences, les Russes ne sont pas encore complètement ni profondément rechristianisés… Ils le sont suffisamment pour descendre dans la rue en grand nombre… Il n'empêche, vous imaginez  une procession d'une telle ampleur à Paris pour St Denis par exemple, premier évêque de Paris ? Hein ? Je n'ai pas bien entendu…