Les lèvres mensongères font horreur à l'Éternel, tandis que ceux qui agissent avec fidélité lui sont agréables. Proverbes 12:22 «C'est ce qui sort de l'homme qui le rend impur. En effet, c'est de l’intérieur, c'est du cœur des hommes que sortent les mauvaises pensées, les adultères, l'immoralité sexuelle, les meurtres, les vols, la soif de posséder, les méchancetés, la fraude, la débauche, le regard envieux, la calomnie, l'orgueil, la folie. Toutes ces choses mauvaises sortent du dedans et rendent l'homme impur.» Marc 7:20-23 Un témoin fidèle ne ment pas, tandis qu’un faux témoin dit des mensonges. Proverbes 14:5 « Vous, vous avez pour père le diable et vous voulez accomplir les désirs de votre père. Il a été meurtrier dès le commencement et il ne s'est pas tenu dans la vérité parce qu'il n'y a pas de vérité en lui. Lorsqu'il profère le mensonge, il parle de son propre fond, car il est menteur et le père du mensonge. » Jean 8:44 Si les paroles distinguées ne conviennent pas à un fou, les paroles mensongères conviennent d’autant moins à un noble. Proverbes 17:7 « Écarte de ta bouche la fausseté, éloigne de tes lèvres les détours ! Proverbes 4:24 Craindre l'Éternel, c'est détester le mal. L'arrogance, l'orgueil, la voie du mal et la bouche perverse, voilà ce que je déteste. » Proverbes 8:13 « Pierre lui dit : «Ananias, pourquoi Satan a-t-il rempli ton cœur, au point que tu aies menti au Saint-Esprit et gardé une partie du prix du champ? […] Comment as-tu pu former dans ton cœur un projet pareil? Ce n'est pas à des hommes que tu as menti, mais à Dieu.»Actes 5:3-4Mais pour les lâches, les incrédules, les abominables, les meurtriers, les impudiques, les enchanteurs, les idolâtres, et tous les menteurs, leur part sera dans l'étang ardent de feu et de soufre, ce qui est la seconde mort.Apocalypse 21.8
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mercredi 24 février 2016

Mgr ATHANASIOS de LIMASSOL Homélie sur les Signes des Temps





Que Dieu vous bénisse ! Bon après-midi !
Je voudrais tout d'abord rendre grâce à notre Dieu bienveillant et au saint Mégalomartyr Demetrios  de nous recevoir dans ce vénérable temple de sa Gloire et de son saint Nom. Je voudrais également  remercier son Éminence le Métropolite de Kaisariani, le pasteur de cette sainte métropole, pour sa bénédiction de ma présence ici parmi vous cet après-midi. Enfin je voudrais remercier les bons pères qui m'ont fait cette invitation lors de mon séjour ici à Athènes pour diverses autres tâches.

Comme vous le savez, mon discours concerne les signes des temps. mais évidemment cela n'est pas de ma compétence car je ne peux interpréter  les signes des temps. Alors si vous vous attendez à entendre parler de la Seconde Venue ou de l'Antichrist, il vaut mieux ne pas perdre votre temps. Je ne vais pas vous parler de cela ; je n'y connais rien. Dieu Lui-même nous a caché cela. 
Le titre de ma conférence semble pourtant correspondre à ce thème. Les gens ont toujours été habités par l'anxiété - et c'est une bonne préoccupation - à propos des signes des temps. Le Christ Lui-même nous a dit de nous en préoccuper, d'observer les signes des temps et de manifester un intérêt positif pour la direction que prennent les évènements afin de nous orienter nous-mêmes. Il n'est bon pour personne de rester indifférent et de rester à l'écart de cet intérêt et de cet effort positifs. Pour qu'une observation soit valable, il est nécessaire pour tous ceux qui veulent qu'elle soit en accord avec l'esprit dont nous a parlé notre Seigneur dans l'Évangile, l'esprit dont Il a parlé à ses disciples et à tous ceux qui s'intéressaient aux signes des temps.

Bien entendu, c'est de choses générales qu'Il leur a parlé à propos de ce qui devait précéder sa venue. Il a parlé de désordre, de guerres, de toutes sortes de tromperies, de quantités de personnes qui induiraient en erreur beaucoup d'autres; il a parlé de la diminution de l'amour de l'homme pour Dieu concurremment à l'augmentation des péchés. Il nous a dit que l'Évangile serait prêché à toute la création et que les forces de la nature, parmi bien d'autres choses, seraient ébranlées. Mais le Christ ne parlait pas de toutes ces choses pour que nous découvrions quand aurait lieu sa seconde Venue, Il a dit en effet à ses disciples qu'ils n'avaient  pas se préoccuper du moment où cela adviendrait."Cela ne dépend pas de vous" leur a-t-Il dit "Ce n'est pas à vous de connaître les temps et les dates. Cela ne vous concerne pas du tout. Le Père céleste le garde pour Lui." Il ne l'a révélé à personne, ni aux prophètes, ni aux saints, ni aux anges. Rien de ce qui existe ne saurait connaître à l'avance l'heure de sa venue.  Ce que nous tenons pour certain c'est que cela adviendra, nous savons que c'est une réalité qui sera actualisée. Nous voyons des choses qui nous rappellent les paroles du Christ et nous voyons des circonstances qui conduisent nos âmes à nous demander si ces choses pourraient correspondre à ce que Dieu a décrit. Cependant chaque jour qui passe est un pas de plus en avant. Le temps passe dans cette direction, il ne revient pas en arrière. Ainsi chaque jour nous rapproche du jour final. Même si cela ne se produit pas dans notre vie et que nous ne sommes pas témoins du Jour du Seigneur, ce n'est pas important, car nous parviendrons tous à la fin de notre course terrestre un jour. Nous quitterons ce monde et nous rencontrerons le Christ, ainsi nos coeurs et nos esprits doivent être prêts pour ce que nous demandons chaque jour à l'église : "une bonne défense devant le redoutable tribunal du Seigneur".

Que nous dit le Christ dans l' Évangile ? Il nous dit tout simplement ceci : "Veillez et priez pour ne pas entrer en tentation" Il nous donne cette consigne, il nous dit de veiller et de prier afin d'éviter d'être tenté et trompé. Il nous dit de faire attention aux faux prophètes, ceux qui nous diraient que le Christ vient maintenant, que le Christ est ici ou là, ou qu'Il va venir dans quelques années et à telle et telle date.  C'est à cela que vous saurez s'il s'agit de faux prophètes. Ce sont les caractéristiques de ceux qui sont là pour troubler le peuple de Dieu et présenter l'Église comme un lieu de gens stupides qui sont terrifiés et qui attendent dans l'horreur et la crainte ce fameux jour où Dieu apparaîtra. Pourtant ce qui caractérise avant tout la parole de Dieu c'est que la venue du Christ dans le monde est un joyeux évènement, un évènement qui est à désirer. Que dit le Credo de Nicée ? -"J'attends la résurrection des morts". J'attends, j'espère, j'anticipe le jour et l'instant, avec désir, avec joie et paix. Nous attendons le moment où les morts ressusciteront sans une once de terreur, ni de peur, ni de panique psychologique, sans la moindre émotion négative. En d'autres termes, ce moment final, quand le Christ viendra, ressuscitera les morts et règnera sur tous ceux qui l'ont aimé et cherché dans leurs vies. C'est pourquoi, ce qui caractérise en premier les derniers jours et l'attente de la venue du Seigneur  c'est que les enfants de l'Église sont dans une attente joyeuse. C'est un évènement joyeux et nous devons attendre Notre Seigneur dans la félicité, l'amour et la paix. Nous ne devrions pas être terrifiés par les évènements qui se produiront auparavant. Quand vous verrez cela, dit le Christ  fortifiez vous, prenez courage, il faut vaincre vos peurs et vos difficultés, tenez vous dans la fermeté, parce  que le Seigneur est à portée de main. Notre Seigneur vient et parce qu'Il vient, tout doit être mis de côté et il n'y aura rien  qui pourra  nuire ou faire pression sur votre existence. Ainsi la joie est un élément [ de cette attente].  

L'autre élément est une foi inébranlable en la victoire du Christ. Le diable ne prévaudra pas ni l'Antichrist, ni les évènements effrayants qui vont se dérouler au fil du temps. Nous ne devrions pas non plus nous inquiéter avec des émotions négatives  envers tout cela. Nous devrions plutôt nous enthousiasmer au sujet de la venue du Christ conquérant et vainqueur. Le Christ va vaincre toutes ces difficultés. Quel est alors notre devoir ?  Quelle doit être notre attitude ? - Lui demeurer fidèles. Lui rester fidèles, rester unis à l'Église. L'Église est notre refuge. Quand les rumeurs et les craintes de l'Antichrist  ont commencé à se répandre, à propos du nombre 666, à propos de ces cartes et de ces barres et toutes ces autres choses, j'étais sur la Sainte montagne, et il y avait presque de l'agitation parmi les moines… Alors j'ai interrogé les Anciens sur ce qui pouvait arriver, sur la réaction que nous devions avoir, et comment nous devions faire face à ce que nous attendions qui devait se passer d'un jour à l'autre. La réponse de ces Anciens a été : restez unis à Dieu, restez unis à l'Église. Si vous êtes dans l'Église, c'est comme si vous étiez dans l'Arche à l'époque du Déluge. Ils n'avaient peur de rien et rien ne leur est arrivé.  Ils ne furent pas perdus. Nul ne sera perdu qui appelle le Nom de Dieu  et demeure dans l'Arche de l'Église.

D'un autre côté, il y a ceux qui croient qu'ils ont trouvé eux-mêmes leur propre voie de salut et qui créent leur propre échappatoire  à ces évènements, des gens qui résistent à tout cela par leurs propres dispositions comme si tout ce qui est train d'arriver devait se produire en un seul jour. De cette façon ils excluent l'Église parce qu'ils croient qu'elle est compromise et qu'elle ne se maintiendra pas avec ces évènements. Comme si l'Église du Christ était une construction humaine et non l'oeuvre du Saint Esprit, comme si Dieu ne résidait pas dans l'Église ! Comment l'Église, qui est le pilier et la fondation de la vérité du Christ pourrait-elle se tromper ? Il est impossible, mes amis, pour l'Église d'être induite en erreur. C'est réellement impossible parce que le Christ nous a dit :  "Les portes de l'enfer ne prévaudront pas contre elle" et les portes de l'enfer ne sont pas seulement le moment donné mais également tous ces corps des impies, ces menaces et ces cris d'alarme, ce sont toutes ces choses qui menacent l'Église. Cela continuera jusqu'au dernier jour. C'est pourquoi l'Église est l'arche de notre salut. L'Église est l'incarnation de l'espérance du peuple si bien qu'il n'y a rien à craindre. Il n'y a rien d'autre que nous ayons à découvrir. Le lieu du salut est un fait établi. L'Église du Christ est ce qui deviendra le lieu et l'arche du  salut pour chaque personne qui demeure au dedans et la suit. Et l'Église n'est pas quelque chose de vague, d'insondable ou d'invisible. Nous sommes l'Église, nous constituons l'Église. Tout le peuple de Dieu, clercs et laïcs, sont le temple de Dieu, l'Église du Christ pour laquelle est mort le Christ,  partout où conduit l'Esprit Saint, comme Il l'a fait à travers les siècles.

 Ainsi nous devrions sérieusement être concernés par ces choses.  Nous devons être concernés, mais en sachant que nous devons faire attention à ne pas être induits en erreur, de ne pas être séparés de l'Église, de ne pas errer dans les labyrinthes de nos propres interprétations, en conservant en même temps la paix de Dieu dans nos coeurs. La paix que le Christ nous a donnée, la paix que l'on ne peut enlever des âmes de ceux qui invoquent le nom du Christ.  Et nous devrions savoir également que nos propres voies sont des rencontres personnelles avec Dieu nous conduisant jusqu'au jour de notre fin personnelle. 

Il y a quelques années il  est arrivé que j'étais quelque part ici en Grèce pendant qu'il y  avait  cette difficulté de ces fameuses cartes entre autres choses. Et il y avait une dame qui contredisait l'évêque qui essayait de prêcher la parole de Dieu.  Elle insistait pour dire que le temps de l'Antichrist était maintenant arrivé. L'évêque était en train d'essayer de lui faire comprendre que ce n'était pas leur affaire et que cela ne relevait pas de nos compétences depuis que le Christ nous avait  dit que Dieu avait déterminé cela à l'insu des peuples et des anges.  Mais la dame continuait d'insister pour dire que les choses étaient ainsi qu'elle le disait  et que nous devions, oh je ne sais plus, réagir d'une certaine manière  ou d'une autre et faire certaines choses. Le métropolite essayait toujours de faire valoir ses arguments mais la dame demeurait sur ses positions, non convaincue. J'ai alors été tenté de prendre la parole  et c'est ainsi que je lui ai dit "Excusez-moi Madame, puis-je vous demander votre âge ? " Vous savez combien il est inconvenant de demander son âge à une dame. Quoi qu'il en soit, elle ne me le dit pas, mais ces choses là sont plutôt visibles d'ordinaire. Je luis dis " Écoutez, vous devez avoir soixante-quinze, quatre-vingts ans n'est-ce pas ? Et c'est l'Antichrist qui vous inquiète ? Dans votre situation, n'avez-vous jamais eu l'idée que vous pourriez partir bientôt ? Combien pensez-vous avoir de temps à vivre encore ? Maintenant si vous aviez quinze ou vingt ans, je vous dirais que vous avez beaucoup de temps devant vous et que vous pourriez être concernée par la venue de l'Antichrist. Même si le misérable était sur le point de venir maintenant, vous n'auriez pas suffisamment de temps pour le voir  évoluer.  Tournez votre regard vers le Christ que vous rencontrerez  d'ici peu, vous êtes comme sur une piste, prête à décoller. À partir de maintenant à n'importe quel moment, la lumière verte peut s'allumer dans la tour de contrôle alors vous déploierez vos ailes  et vous prendrez votre envol. Et comment ferez-vous alors quand vous vous trouverez en face du Christ ? Avez-vous déjà pensé à cela ? Votre esprit vous dit, jour et nuit, quoi  faire au sujet de l'Antichrist, mais que ferez-vous avec le Christ ?  Si le Christ vous convoque maintenant devant Lui ?  Qui  peut dire combien de temps encore il lui a été alloué ? Aucun de nous. À n'importe  quel moment maintenant, nous sommes tous dans la salle d'attente des départs, prêts à décoller. Qui peut dire qu'il a encore des années devant lui ? Personne. Qu'est-ce qui nous empêche d'y aller ? Notre propre jour dernier. Notre jour dernier personnel. Ce jour dernier, cette dernière heure quand je partirai et me préparerai à rencontrer le Christ, alors je comprendrai ce que j'ai accompli durant ma vie. Là je verrai si je peux m'unir dans l'amour avec l'Esprit de Dieu, avec la grâce de Dieu  et la grâce incréée de l'amour divin. Si cela ne se produit pas, toute autre chose sera vaine pour moi, pas seulement vaine mais peut-être sera-ce cause de ma condamnation car j'aurais été intéressé par tout autre chose que mon propre salut. Certes,  peut-être Dieu sera-t-il miséricordieux envers toutes nos âmes de sorte que nous ne connaîtrons jamais l'amer instant de la séparation d'avec Dieu le Père. Et nous devons toujours garder à l'esprit que le Christ est venu pour nous sauver, pour nous donner son Amour, sa présence, sa douceur, sa joie " C'est ma paix que je vous
 donne" Sa propre paix. Cette paix que nul ne peut ravir à nos coeurs. Sa joie, qui n'est pas celle de ce monde qui ne dépend que de facteurs extérieurs. Elle demeure dans les coeurs des gens, les réjouit et les apaise.  Et vous savez, ceux d'entre nous qui vont à l'église et écoutent une homélie de temps en temps et qui veulent apporter Dieu dans nos vies, nous avons une énorme responsabilité ce qui concerne la façon dont les Chrétiens se présentent à l'extérieur…

Je  me rappelle qu'une fois je suis allé dans un lycée pour confesser quelques étudiants, là une étudiante en terminale m'a demandé si elle devenait devenir comme son professeur pour aller au Ciel. Et bien sûr je lui ai dit de ne pas devenir comme son professeur par ce que son professeur était dépressive. Elle parlait toute la journée de démons, d'enfer, de péchés, de passions. Toute la journée elle leur parlait de choses qui effraient l'âme de la personne. Elle ne parlait pas de la joie de Dieu,  de l'amour de Dieu, et pour cette raison, Dieu, à ses yeux était quelque chose plein de tristesse, sombre, quelque chose d'obscur, un nuage noir. Il n'était pas l'éclatant soleil de justice, comme nous l'entendons dans les hymnes à l'église, " Tu as fait resplendir ta lumière dans le monde, ô Christ"et "Toute Sainte Mère de Dieu, ta naissance a apporté la joie au monde entier" toutes les hymnes de l'Église sont remplies de la lumière de Dieu, de la joie de Dieu, de l' amour de Dieu et de l'espérance de la présence de Dieu. Rien de cette obscure tristesse, de cette dépression psychologique qui pèsent sur les gens, à cause des évènements, à cause de notre époque, et malheureusement, de temps à autre, à cause d'un sens erroné de la spiritualité que nous développons dans nos propres vies.
 C'est pourquoi nous avons une responsabilité, une énorme responsabilité, concernant d'abord la façon dont nous expérimentons le Christ  et dont nous partageons cette expérience avec d'autres personnes, avec nos enfants, nos collègues, nos conjoints et tous ceux qui sont autour de nous. Les gens demandent souvent comment ils doivent aider leurs enfants, leurs petits enfants, leurs conjoints, leurs collègues à se rapprocher de l'Église. Ne faites rien. Vous devez être réellement comme Dieu. Soyez à l'image et à la ressemblance de Dieu, votre Père, et sur votre visage , ils verront le Christ. "Et la Lumière brille dans les ténèbres, et les ténèbres ne l'ont pas vaincue" Ainsi si vous êtes une lumière comme le Christ,  "vous êtes la lumière du  monde"  et avant cela Il dit : "Je suis la lumière du monde" et que dit-il alors à ses disciples ? "Vous êtes la lumière du monde" et "Vous êtes la cité bâtie sur la montagne" Vous voyez ? Il nous donne sa place, et nos visages et nos vies, et notre travail et nos paroles reflètent cela. Quand nos sommes comme cela, pas besoin d'autres mots, ou d'autres préoccupations et quelque chose d'autre que nous devrions faire comme, par exemple, avoir la prétention d'attirer les autres à l'Église.

 Expérimentons  le Christ comme Il est, comme l'Église nous le donne. Cette joie de Dieu que le Christ nous a donnée, comme bénédiction, comme trophée de sa victoire sur la mort. Ainsi nous vénérons la croix du Seigneur et que disons-nous ?" Par la croix la joie est venue au monde entier". La source, la croix du Christ, joie octroyée au monde entier. Et à nouveau qu'est ce que nous disons ? "Salut à toi, croix, joie du monde entier". Un signe de joie, vraiment. La croix du Seigneur est la joie du monde ! Le Christ est l'espérance du monde, la joie du monde, l'amour du monde et la paix du monde. Ce sont les signes du Christ. Tous les autres facteurs comme le mal, le péché, la corruption de toute chose, le désordre dans la nature, la tourmente de la condition humaine, l'état des nations, tout cela n'est pas de Dieu. Ces choses sont une conséquence de nos péchés. Dieu ne collabore pas avec le péché. Dieu n'emploie pas le diable à son service ! Dieu ne veut aucune collaboration avec le mal, avec le diable, avec les oeuvres des ténèbres, ou les oeuvres de la Chute. Au contraire Dieu est, de et en Lui-même, une lumière pour ce monde, et Il illumine et sanctifie tout être humain qui vient au monde. C'est pourquoi, les signes du Christ sont des signes de paix, de douceur, et la lumière qui nous bénit et nous sanctifie tous. 
Quand les autres verront ces qualités du Christ en nous, alors ils diront "Regardez ce que le Christ a fait de cette personne !" Tout juste comme Saint jean Chrysostome le dit dans une excellente homélie : " Voulez-vous voir un miracle plus grand que celui de la fournaise de Babylone ? Venez et laissez-moi vous montrer un miracle plus merveilleux que tous les miracles !  Entrez dans l'Église et vous verrez comment il y entre un loup et  en sort un agneau,  comment c'est un corbeau qui y entre et c'est une colombe qui en resort, comment un corps pourrissant en décomposition y entre et en sort une personne belle, parfumée de la grâce du Saint Esprit"  c'est cela qu'est l'Église. Ce sont les signes du Christ. ce sont les signes de la présence du Seigneur et partout où ces signes se manifestent, les gens en sont informés.  Les gens  ne protègent pas seulement de telles personnes mais elles font de même avec les animaux et la nature elle-même. les animaux ne les dérangent pas, les bêtes sauvages ne les inquiètent pas et de cette manière, ces personnes réalisent qu'elles sont le peuple de Dieu. 

Ainsi nous qui voulons être proches de l'Église et être dans l'Église, nous avons la responsabilité d'expérimenter le Christ, tel qu'Il est authentiquement et en vérité, le Christ de l'Église, le Christ dont les saint ont fait l'expérience, le Christ que les saints expriment à travers leur christianisme. Voyez ce que dit St Séraphim "Christ est ressuscité, ma joie !"  à tous ceux qui venaient à lui parce que la vie des saints est résurrection, c'est une joyeuse tristesse, la croix n'est pas la tristesse. Elle donne la joie au monde. 

Laissez-moi finir maintenant.
Les signes des temps nous ont été donnés par l'amour du Christ non  pas pour nous terroriser ou nous endormir ni pour nous faire trembler à l'idée que la Seconde Venue pourrait arriver d'un moment à l'autre.

 Comme ce simplet qui refusait de dormir à minuit, ou avant minuit, ou aux environs de minuit parce qu'il croyait que la Seconde Venue se produirait à minuit puisqu'il est dit "au milieu de la nuit"…mais avec le changement d'heure, le pauvre homme ne savait plus s'il fallait attendre le Christ l'hiver ou l'été. C'était une personne simple et il vint me poser la question. Alors je lui ai dit :" Regarde, pour le meilleur ou pour le pire, agis seulement selon ton heure" 
Comme un jour l'Ancien Paissions disait à un homme simple qui conservait  l'Ancien Calendrier et ne voulait même pas concevoir l'idée d'un nouveau, et qui insistait, insistait, insistait en disant que c'était l'oeuvre des Francs Maçons et des Juifs, des Américains, des Noirs, des Blancs, des Jaunes pour détruire l'Orthodoxie. Il voyait ce qu'il voulait voir et l'Ancien essayait de lui expliquer les choses, pour le convaincre de rester dans l'Église et de ne pas s'en séparer. Mais il ne comprenait pas. Alors l'Ancien lui dit ; " Écoute-moi, puisque tu as confiance en moi, tu me vénères, tu m'aimes et tu me vois comme un prophète, je vais te dire le secret du nouveau calendrier". Père Païssios dit alors " J'ai attendu et attendu afin de te tester. Je n'allais pas te le dire tout suite. Maintenant que tu as passé tous les tests, je vais te  dire quel est ce secret Oui mais nous devons trouver une solution aussi bien. Le secret du Nouveau Calendrier, dit Père Païssios, est qu'il a été inventé  par un prêtre pour que les fidèles du Nouveau Calendrier puissent obtenir le Paradis treize jours plus tôt. Et puisqu'ils  l'obtiendront treize jours plus tôt, la Seconde Venue adviendra treize jours plus tôt pour eux." Vous voyez comme tout cela peut être ridicule quand les gens interprètent la parole de Dieu d'une façon infantile et ne parviennent pas à comprendre que la Parole de Dieu est pour notre salut. 

Le Christ ne déploie pas de méthodes de violence psychologique ou quelque autre méthode humaine qui violerait notre liberté. Au contraire, Il fait toutes choses dans la sagesse et l'amour afin de toucher nos coeurs de sorte que chaque personne puisse aimer Dieu librement et sans contrainte et que le Christ puisse devenir une attente pour eux, puisse devenir quelque chose que vous attendez avec amour et joie et que vous puissiez expérimenter chaque jour avec la Divine Liturgie.  Quand nous commençons la Divine Liturgie, nous bénissons le Règne du Père, du Fils et du Saint Esprit.  C'est la présence de Dieu chaque jour dans nos vies en nous-mêmes. C'est pourquoi, mes amis, puisse le Christ être l'attente de chacun de nous ! Et les signes du Christ sont les fruits du Saint Esprit :  amour, joie, paix, patience, bonté, foi, douceur, retenue, et toute la richesse non dite des dons de Dieu.  Toute autre chose n'est pas de Dieu et n'est pas la manifestation de notre Père Céleste. Cela ne manifeste pas l'expérience réelle de notre Église. Nous devons rester unis à la vigne. "Demeurez en moi et moi en vous" dit le Christ Demeurez unis à moi et moi avec vous et ne vous préoccupez pas de l'Antichrist. Nous ferons mieux de nous préoccuper de nous avec le Christ, qui est notre amour, qui est le but et le centre de notre amour et de nos vies.
 Par les prières du Saint Mégalomartyr Demetrios dont vous allez célébrer avec splendeur la fête ce jour entier et de tous les saints, que la grâce du Christ soit avec nous illumine et nous sanctifie et nous conduise  à son Amour.  Amen Merci

(version française par Maxime le minime)

mardi 28 avril 2015

Conversation avec le Métropolite Athanasios de Limasol à propos de son livre, Le cœur ouvert de l'Église [3/5]

ENDURANCE, PATIENCE, PERSÉVÉRANCE…

Dans votre livre, vous parlez aussi de Saint Arsène de Cappadoce, et et vous dîtes des paroles pénétrantes comme celle-ci : « Il a surmonté la tourmente des saints» Et, à propos de l'Ancien Joseph, vous parlez de la façon dont il a enduré pendant huit années une guerre démoniaque des plus cruelles. « Donnez du sang et recevez l'Esprit. » Que signifie «Donnez du sang » pour un chrétien contemporain ? Comment peut-il mettre cela en pratique ? 

 Quand Père Païssios est revenu d'Australie – il y était allé à l'invitation d'un archevêque australien – Je lui ai demandé quel genre de personnes vivait en Australie, comment ils luttaient pour leur salut, et s'ils aimaient Dieu.  

L’Ancien a répondu qu'il avait rencontré des gens formidables en Australie, car là-bas, les gens sont sauvés par la douleur, par l'humilité, la patience et la prière

 Je pense que cela se rapporte à toutes les personnes qui vivent dans le monde contemporain. 
La douleur est présente dans la vie de chaque personne, dans notre vie personnelle, dans la vie de notre famille, dans la vie de notre pays, dans le monde entier, dans toute la société.
Partout où vous regardez, partout il y a la douleur, la guerre, la mort, et des problèmes. Il suffit d'écouter un bulletin de nouvelles et votre cœur est déjà rempli de douleur. Maintenant, nous avons la capacité d'obtenir de l'information du monde entier. Et nous devons prier et faire preuve d’endurance dans toute cette situation. C’est le chemin qui nous conduira dans le Royaume des Cieux. Ce n’est pas pour rien que le Seigneur Jésus-Christ nous dit: « C’est par votre patience que vous sauverez vos vies» [Luc 21,19] Il ne nous dit pas que c’est par le jeûne ou la prière – Il dit que c’est grâce à la persévérance. L’endurance qui supporte est le fruit de la foi, et elle est nourrie par la prière. Et tout cela se passe dans l'Église. 

 « Personne ne peut nuire à Jean, sauf Jean lui-même » 

 Comme nous avons déjà commencé à parler de patience, je vais vous poser des questions sur la famille – un bon nombre de pages lui sont consacrées dans votre livre. Ici [en Russie], beaucoup de gens appartiennent à la génération de ceux qui vont à l’église pour la première fois, et ils n’ont pas l'expérience d'une famille chrétienne – mères, pères, grands-parents. Où peuvent-ils en apprendre davantage sur la compréhension chrétienne de la famille ? 

 La vie chrétienne n’est pas compliquée et pas difficile. La vie chrétienne est simple. Le Seigneur ne nous a pas enseigné des choses qui sont difficiles à mettre en pratique. Nous devons répondre aux commandements de Dieu avec simplicité, vivre avec les Mystères [sacrements] de l'Église, enseigner à nos enfants la Parole de Dieu et ne pas nous faire de souci, ne pas nous inquiéter à propos de quoi demain sera fait. 
Le Seigneur nous a dit qu’avant tout, nous devons chercher le Royaume de Dieu, et Il nous accordera tout le reste. Prenons les premiers chrétiens, ils n’avaient même pas un Évangile qu'ils pouvaient lire, car il n’avait pas encore été écrit. Mais le Christ était pour eux leur guide et leur maître. Nous les Chypriotes avons été réduits en esclavage pendant 800 ans environ – 400 sous les Francs et 400 sous les Turcs. Ils ne permettaient pas aux Grecs de bénéficier d’une éducation – tous les Grecs étaient sans instruction. Les prêtres avaient appris la Divine Liturgie par cœur. Ma grand-mère ne savait même pas comment écrire son nom. Néanmoins, au cours de ces 800 ans, les gens ont conservé la foi orthodoxe, et conservé leurs familles, parce qu'ils vivaient dans l'Église.

Et au cours de ces 70 années qu’est-ce qui a préservé la Russie ? C’est la Divine Liturgie qui a conservé la Russie et le monde entier.  Absolument. Et ce peu de levain fut suffisant pour l'ensemble de la Russie. [à suivre]
(version française par Maxime le minime de la source

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Notre langue française est riche en significations (et porte en elle encore une empreinte chrétienne indélébile) et il n'est pas inutile à la suite des saintes paroles de ce merveilleux guide des âmes (comme nous aimerions en avoir auprès de nous) qu'est le saint Métropolite Athanasios de Limasol de rappeler tout ce que signifie le verbe supporter 
Voici donc un extrait du Littré qui donne les différentes utilisations du mot

supporter
vt (su-por-té)
  1. Porter, en étant dessous. Un seul pilier supporte toute la voûte. La première [pièce de bois] qui pesait 188 livres, a supporté, pendant 46 minutes, une charge de 11 475 livres. [Buffon, Histoire naturelle générale et particulière]
  2. Fig. Souffrir, endurer. Ceux qui sont échappés du naufrage disent un éternel adieu à la mer ; et, comme disait un ancien, ils n'en peuvent même supporter la vue. [Bossuet, Oraisons funèbres]
  3. Avoir de la patience pour une personne ou une chose. Il y a de la charité à supporter les défauts de son prochain. Je suis un homme simple, dépourvu de science et plein de faiblesse comme les autres ; c'est beaucoup si vous me supportez. [Voltaire, Socr. I, 3]Absolument. Comment il faut supporter d'autrui. [Corneille, L'imitation de Jésus-Christ]Se faire supporter, obtenir d'être supporté. Lucile aime mieux user sa vie à se faire supporter de quelques grands, que d'être réduit à vivre familièrement avec ses égaux. [La Bruyère, IX.]
  4. Ne pas trouver trop mauvais. Il y a des situations d'esprit favorables à la lecture des ouvrages qui n'ont point d'ordre : quelquefois, par exemple, je lis Montaigne avec beaucoup de plaisir ; d'autres fois, j'avoue que je ne puis le supporter. [Condillac, Conn. hum. II, II, 4]
  5. Ne pas supporter, avec que et le subjonctif, s'irriter de ce que. Neptune, quoique favorable aux Phéniciens, ne pouvait supporter plus longtemps que Télémaque eût échappé à la tempête qui l'avait jeté contre les rochers de l'île de Calypso. [Fénelon, Télémaque]
  6. Fig. Être assez fort pour s'accommoder à. Après cela, faut-il s'étonner si Archestrate disait que la Grèce entière n'était pas assez puissante pour supporter deux Alcibiades ? [Fénelon, Dialogues des morts]
  7. Prendre le parti de, soutenir. Nous ne sommes pas gens à la supporter dans de mauvaises actions. [Molière, George Dandin]
  8. Résister à. Ce navire ne supporterait pas la mer. Les hommes, les animaux et les plantes peuvent supporter pendant quelque temps la rigueur de ce froid extrême, qui est de 60 degrés au-dessous de la congélation ; pourraient-ils également supporter une chaleur qui serait de 60 degrés au-dessus ?[Buffon, Théorie de la terre]
  9. Être assujetti à. Le gouvernement a voulu rester l'arbitre des frais de douane que les soieries et les cafés destinés pur l'État seraient obligés de supporter. [Raynal, Histoire philosophique et politiques des établissements et du commerce des Européens dans les deux Indes]
  10. Se supporter, v pron Se souffrir patiemment les uns les autres. Les hommes doivent se supporter les uns les autres.
  11. Avoir pour soi-même de l'indulgence. Comment nous pouvons-nous supporter nous-mêmes, en croyant de si grands mystères et les déshonorant tout ensemble par un mépris si outrageux ! [Bossuet, Panégyrique]
  12. Supporter quelque chose de quelqu'un, ne pas s'en irriter. C'est une patience qui ne se trouve qu'en un homme de bien de supporter si longtemps que... [Malherbe, Lexique, éd. L. Lalanne.]



mercredi 22 avril 2015

Conversation avec le Métropolite Athanasios de Limasol à propos de son livre, Le cœur ouvert de l'Église [2/5]

L'humour des Saints même après leur mort…

Dans votre livre, dans le passage consacré à St Porphyrios, vous citez cette anecdote : Une femme l'appelle au téléphone sur le mont Athos, après qu'il est déjà mort. Et elle entend cette réponse : « Ne m’appelez plus, je suis mort. » Pour quelle raison a-t-il fait cela alors qu’elle aurait pu l’apprendre par des moyens ordinaires? (Rires) Oui, quand elle a demandé, « Puis-je vous appeler à nouveau, Geronda?» Il lui a répondu : «Ce n’est pas la peine que vous me rappeliez ; je suis mort » (Rires). Et la même chose est arrivée à une religieuse à Chypre. Elle a entendu parler de cet événement, et, comme elle avait des liens très étroits avec Elder Porphyrios, cela a excité sa curiosté et elle a décidé de l'appeler au téléphone à son tour, se demandant s’il lui répondrait ou non. I Et il lui a répondu : « Ma chère, qu’êtes-vous en train de faire là ? Des expériences ? » Et il a raccroché le téléphone. 

P. Joseph de Vatopedi, P. Païsios et Mgr Athanasios jeune moine
Attendre les directives du Seigneur Lui-même pour agir…

St Païssios a été votre maître. Deux histoires. La première concerne St Païssios quand il était sur le Mont Sinaï, au monastère de Sainte Catherine. On y a envoyé un jour un imam car, comme c’est bien connu, il y a une mosquée sur le territoire du monastère de Sainte-Catherine. L’higoumène voulait protester, mais St Païssios dit : «Attendez, attendez, on va dire une prière tout de suite ... » Ils ont prié, l'imam est parti et n’a plus reparu dans les lieux jusqu’à ce jour. La deuxième histoire concerne le film « La dernière tentation du Christ » qui était sur le point de sortir sur les écrans des salles de cinéma Grèce. St Païssios a alors donné sa bénédiction pour combattre cette projection, pour protester. Où se situe la ligne de partage ici entre  : quand nous devrions essayer d'influencer ce qui se passe autour de nous par la prière, et quand nous devons exprimer notre position? 

 Des saints tels que l’Ancien Païssios ne se comportent pas dans la vie en suivant simplement une sorte de règle. Même dans les petites situations de la vie, avant d'entreprendre quoi que ce soit, ils ont d'abord prié, reçu une notification de Dieu, et se comportent en conséquence. St Païssios ne sortait jamais en public, mais dans ce cas il y est allé, afin de participer à cette manifestation avec l'ensemble de la population. Je suis sûr qu'il l’a fait après une prière, après avoir prié. Même lorsque quelque visiteur venait à lui, il allait prier d'abord, et ensuite seulement il allait lui ouvrir la porte : c’est dire que d'abord, il avait reçu notification de Dieu pour savoir s’il fallait ouvrir la porte à ce visiteur ou non. Une fois c’est moi même qui lui ai demandé: « Geronda, mais ils frappent à la porte. Nous devrions ouvrir ! » Et l'Ancien a répondu qu'il n’avait reçu aucune directive de Dieu pour ouvrir la porte à cette personne. C’est dire que même dans des choses aussi simples il attendait de recevoir l'avis de Dieu. Et ce d'autant plus, lorsque cela avait à voir avec des situations plus graves. Par conséquent, nous ne pouvons pas établir de règles sur la façon dont nous devrions nous comporter dans tel ou tel cas en nous conformant à une anecdote, parce que les saints dans chaque cas ont prié Dieu avant d'agir. Nous ne devons pas penser que si quelque protestation est organisée, nous devons par tous les moyens y participer, en suivant l’exemple de St Païssios parce qu’il lui est arrivé de participer lui-même à une manifestation En même temps, nous ne devons pas dire que nous n’irons pas, parce que St Païssios n’y est pas allé. Nous devons avoir du discernement et discerner la volonté de Dieu dans chaque cas particulier. [à suivre]
(version française par Maxime le minime de la source)

mercredi 14 janvier 2015

CANONISATION DE PÈRE PAÏSSIOS. ENFIN ! ET ENFIN UNE BONNE NOUVELLE !



En hommage à notre très grand Saint ce texte  de la préface du livre de St Paissios :



Nous qui avons connu l'Ancien Païssios, nous pouvons affirmer qu'il se place dans la lignée de Hadji Géorgis, non seulement au sens le plus large, c’est-à-dire comme moine athonite, mais encore au sens plus restreint de grand «lutteur», ascète et jeûneur. Il fut en effet un moine, qui, ayant atteint la mesure spirituelle de Hadji-Géorgis, préserva son typicon ascétique et le transmit jusqu’à nos jours.

Deux vies parallèles, qui présentent maintes similitudes. Tous deux partirent de leur pays natal dès leur jeunesse, tous deux quittèrent leurs parents pour l’amour du Christ tous deux «firent sortir» leur amour du cercle de leur petite famille et acquirent ainsi l’amour divin, si bien qu'ils considéraient tout homme comme leur frère. Ils devinrent enfants de la grande famille de Dieu et voyaient sur le visage de chaque homme l’Adam total - tout le genre humain. Ils n’avaient pas de projets propres. Aussi Dieu les fit-Il entrer dans Son divin Projet. Ayant compris la grande dignité de l'Habit Angélique et les délices de la véritable vie monastique, ils ne désirèrent pas d’autres dignités. Et alors qu’ils s’efforçaient de se cacher et de rester dans l’ombre, Dieu les révéla aux hommes.

Tous deux avaient reçu les dons de la Grâce de Dieu en abondance, en particulier, celui de réconciliation avec la nature et les bêtes sauvages - comme avant la Chute. L’un s’entendait avec les sangliers et les hébergeait; l’autre avec les vipères et les lézards. Chacun d’eux possédait de façon évidente le don de clairvoyance, qui fonctionnait comme une «télévision» spirituelle. Tous deux avaient aussi le don de guérison des malades. Et ils utilisaient ces dons, non pour se mettre en avant, mais pour affermir et consoler les hommes souffrants et désespérés en les aidant à trouver la voie du salut. 

Déja de leur vivant, leur renommée avait dépassé les limites de la Sainte Montagne et de la Grèce. De partout, les gens accouraient à eux pour leur profit spirituel. De l’aube jusqu'au soir, ils recueillaient la douleur de ceux qui souffrent et réchauffaient leur cœur par leur amour spirituel, semblable au soleil du printemps. C’est pourquoi à leur contact les cœurs des hommes s'ouvraient et devenaient aptes à recevoir la Miséricorde de Dieu. Ils usaient du retranchement de la volonté selon l’esprit des Pères, c’est-à-dire ils élaguaient les passions avec discernement et ne tranchaient pas sans discernement. Comme Ils étaient réellement saints, les hommes se soumettaient à eux par respect, et non par crainte. 

Tous deux se sacrifièrent à Dieu par l’ascèse pratiquée avec philotimo et servirent les hommes d'un amour désintéressé. Ils se reposaient rarement sur un lit. Le repos pour eux était la «station» dans leur stalle. Là, ils se réjouissaient des agrypnies et s’en nourrissaient spirituellement. «J’ai préféré la dernière place dans la maison de Dieu, plutôt que d’habiter sous les tentes des pécheurs» (Ps 83,11). Ils ne «voyaient» presque jamais leur cellule, car, la nuit, ils étaient à 1’église et 1e jour, c’étaient les hommes souffrants qui les «voyaient». Tous ceux qui vécurent auprès de Père Paissios pendant la dernière période de sa Vie, c’est-à-dire après son opération, peuvent certifier la véracité de cette parole. L’aumône était une autre de leurs caractéristiques. Le Përe Paissios, non seulement «jeûnait comme Hadji-Géorgis», mais encore «donnait comme Hadji-Géorgis». «Qu'est-ce que c’est qu’un cœur miséricordieux? C’est un cœur brûlant d’amour pour toute la création», dit saint Isaac le Syrien, dont l'Ancien faisait ses délices quotidiennes. Il avait hérité de Hadji-Géorgis cette règle de donner en bénédiction” les bénédictions qu’on lui donnait et de rester lui-même toujours plus pauvre que les pauvres. Il envoyait les sacs de provisions qu’on lui apportait à de vieux moines impotents et alités au Skite de Koutloumoussi ou à d‘autres Cellules” en disant: «À quoi cela me servira-t-il? Va-t-on ouvrir un supermarché? Je ne suis pas venu ici en vacances. Donnez-les ) à ce petit vieux qui en a besoin!»

Dans les dernières pages du livre, consacrées aux péripéties et épreuves de Hadji-Géorgis, le Vieillard Paissios s’efforce d’aider tout homme souffrant et ayant subi l’injustice à interpréter correctement les afflictions causées par les autres et à pouvoir s’en réjouir. Le dépassement des afflictions qu’il propose est parfaitement biblique et patristique. Ceux qui ont subi l'injustice, souligne-t- il, sont les enfants bien-aimés de Dieu et peuvent se réjouir et exulter auprès du Christ ayant subi l'injustice. Pourtant, son grand discernement et son amour s’efforcent non seulement d’approcber et d'aider ceux qui souffrent à interpréter les afflictions et épreuves des justes, mais aussi d’amener au repentir ceux qui nuisent aux autres et leur font du tort. Seule l'approche pastorale et si patristique d‘un cœur brûlé par l’amour peut ne pas décourager les injustes et les pécheurs et arranger toutes choses, afin que pas une seule âme faible ne se perde.

Maintenant, le corps de Père Paissios, usé par l'ascèse, repose, selon son désir, dans la cour du monastère de saint Jean le Tbéologien, près du village de Souroti, «dans la maison et les bras de son saint», saint Arsène de Cappadoce. Et son âme sanctifiée se réjouit et exulte «dans les parvis du Seigneur», «dans les demeures des anges», qu ’il avait désirés par toute sa Vie. La, il intercède auprès de Dieu pour nous. Il se trouve avec saint Arsène, avec l'Ancien Hadji-Géorgis et les autres Pères hagiorites, dont il imprima la vie, non seulement dans ses livres, mais aussi par sa vie. Il est difficile de discerner laquelle de ces deux empreintes est la plus exacte. Nous rencontrons rarement ressemblance et identification si admirables entre le biographe et son personnage. Le souci du Père Païssios que l’esprit de la Vie des moines du Mont Athos et plus généralement du monachisme soit gardé avec authenticité et fidélité ainsi que son amour pour tous les hommes — «la grande famille d’Adam», l’Église - accomplirent ce double miracle.

Sa simple sépulture, qui héberge son corps habité par la Grâce de Dieu, affermit les hommes dans leur combat, leurs souffrances et leurs épreuves, car elle fait «jaillir des miracles et est une source de guérison». Ses livres emplis de grâce et de sagesse patristique guident le lecteur de manière accessible à tous dans la voie de la vie spirituelle orthodoxe et I’aident à trouver le chemin du salut. Toute l'Orthodoxie est concernée et intéressée par le Père Paissios et par ses livres. […] Ces quelques lignes à la mémoire du Grand Ancien se veulent un humble témoignage de reconnaissance et de gratitude pour tout son amour et ses prières. 
Professeur Anestis KesséIopouIos
le 26 septembre 1995 fête de Saint Jean 1e Théologien
(extrait de la préface du livre 
   "Le vénérable Georges (Hadji-Géorgis) moine du Mont Athos 1809-1886)"
édition du monastère de St Jean Le Théologien, Souroti de Thessalonique Grèce

Très Saint Père Païssios prie Dieu pour nous !


mardi 30 septembre 2014

Notre dégénérescence, notre lâcheté, notre compromission, nous les présentons comme étant quelque chose de supérieur ! par l'Ancien Païssios

Saint Père Païssios, prie Dieu pour nous !

L’année 1988 avait provoqué des remous dans la Grèce entière en raison de la projection du film blasphématoire de Scorsese, La dernière tentation du Christ, basé sur l’oeuvre du même nom de N. Kazantzakis. Outre les réactions isolées de pieuses personnes en Grèce, l’Église prit l’initiative d’une protestation commune les 6 et 7 novembre de la même année. On sollicita aussi la participation de la Sainte Montagne. Mais un certain nombre de moines réagirent négativement. Ils considéraient qu’il n’était pas spirituel de se préoccuper de telles questions, disant que leur mépris pour le film ferait qu’il serait moins projeté. 
L ‘Ancien Païssios eut une réaction diamétralement opposée :
« Durant la période de l’iconoclasme, disait-il, dix chrétiens prirent avec fougue la défense de l’icône du Christ à la Porte d’or et furent martyrisés pour cela. Maintenant alors que la personne du Christ est blasphémée, nous ne devons pas être indifférents. Si nous vivions à cette époque, ceux qui sont dotés de « discernement et de connaissance » diraient alors aux dix martyrs: « Ainsi vous n’agissez pas spirituellement ; méprisez le soudard qui monte pour détruire l’icône, et quand la situation aura changé, nous mettrons à sa place une autre icône, qui sera en outre plus byzantine. Voilà ce qui est terrible ! Notre dégénérescence, notre lâcheté, notre compromission, nous les présentons comme étant quelque chose de supérieur ! »
Il considérait que protester contre ce film blasphématoire était une profession de foi, c’est pourquoi il s’empressa de participer au combat de l’Église. Outre ses propres incitations, il signa en compagnie d’autres Pères une déclaration adressée au Saint Monastère de Kotloumousiou, où il exprimait son désir de participer à la sortie des moines athonites à Thessalonique pour cette manifestation. Par sa position il contribua à ce que la Sainte Communauté décide officiellement la participation massive de lSainte Montagne. La présence du Protepistate, de la plupart des représentants, des higoumènes et de cent athonites déchaîna l’enthousiasme au sein de la foule. La présence de l’Ancien fit sensation.Pendant oute la durée de la manifestation, il se tint debout, malgré ses problèmes de santé. À la fin il risqua d’être broyé par les manifestations de piété de la foule. 
Même des moines et des moniales de monastères du monde y prirent part ainsi qu’une foule de laïcs. L’action unitaire et les prières de tous, y compris celles de l’Ancien provoquèrent des résultats positifs. L’État a interdit la projection du film blasphématoire. Ainsi fut conjurée « la dernière tentation ». Si seulement ce pouvait être la dernière.
(extrait de l'Ancien Païssios de la Sainte Montagne par le hiéromoine Isaac. ed. L'Âge d'homme collection  Grands spirituels orthodoxes du XX°siècle dirigée par J.C. Larchet)

samedi 12 février 2011

L'aide miraculeuse de Père Païssios à un plombier

"Je suis plombier de profession. Un jour de juillet 1997, j’avais terminé mon travail et je rassemblais mes outils pour les mettre dans la voiture. C’était déjà la fin du jour et je ne voyais pas très bien. Il y avait un câble avec deux crochets aux extrémités où l’on accroche habituellement les vêtements – là il n’y en avait plus. Je finissais de ramasser les outils, et c’est alors qu’en me relevant pour aller à la voiture j’ai heurté un des crochets, qu’il est rentré dans mon œil et je suis resté immobile, comme un poisson pris à l’hameçon.
J’ai alors hurlé à l’aide de toutes mes forces.
Le propriétaire de la maison est accouru, m’a vu et m’a dit d’enlever le crochet. Mais je lui ai dit que non car je ne voulais pas risquer de devenir aveugle. Je lui demandé d’aller chercher dans ma voiture une paire de pinces et mon couteau pour couper le câble et un manuel de secours pour me faire les premiers soins sur place.
J’étais désespéré et je pleurais parce que j’avais trois enfants à charge et je ne voulais pas qu’ils aient un père aveugle.
A ce moment est apparu devant moi un homme mince avec une robe noire. A la vue de cet homme avec une croix j’ai eu un frisson et j’ai senti sa main sur ma joue qui m’a poussé la tête vers le haut et qui a fait sortir le crochet de mon œil.
Quand est venu l’homme avec la pince nous sommes allés aux urgences. Pendant l’examen, j’ai raconté aux médecins ce qui s’était passé mais ils ne voulaient pas me croire. [...] ils m’ont donné une pommade et pendant trois ou quatre jours j’ai du garder une compresse de gaze sur mon œil.

Le jour suivant en entrant dans une boutique j’ai aperçu sur le mur la photo de l’homme qui m’était apparu. J’ai demandé à la dame qui tenait le magasin qui c’était. Elle m'a dit que c’était un moine très connu appelé Païssios. Je devais obtenir cette photo parce qu’elle avait une valeur inestimable pour moi. Je lui ai dit que je voulais l’acheter à tout prix. Elle m’a donné un livre écrit par le Père Païssios. Je l’ai lu le jour même et depuis je le garde dans ma voiture comme protection."
Ceci est le témoignage de Nicolas Xinaras de Paphos à Chypre
(version française de Maxime le minime

mercredi 10 novembre 2010

Une éducation orthodoxe ? Qu'est-ce qu'aimer vraiment ses enfants ?

Qu’est-ce qu’aimer vraiment ses enfants ?


Désormais de nos jours, la plupart des parents que nous sommes, voulant donner à leurs enfants confiance en eux-mêmes, pour les rendre forts dans leur vie d’adulte à venir et contribuer au développement de leur personnalité et à l’affirmation de leur singularité, dans un monde où la compétition fait rage, nous sommes continuellement en train d’encourager la moindre de leurs réalisations en les félicitant, en leur disant combien nous sommes fiers d’eux et en leur donnant toutes sortes de récompenses en ces occasions.


Ce n’est certes pas le genre de comportement parental qui était courant autrefois ni naguère. On considérait les phases de croissance de l’enfant du point de vue de leur aboutissement sans trop s’attarder sur les phases transitoires de leurs apprentissages et de leurs réalisations. On s’en réjouissait certainement mais on avait plutôt tendance à montrer à l’enfant que tous ses succès étaient normaux et n’avaient pas à être spécialement montés en épingle. En revanche, il est vrai, on insistait plutôt davantage sur les défauts, les corrections à apporter, les efforts à faire encore et les insuccès qu’il ne fallait pas renouveler.



Mais, peu à peu, de plus en plus, se sont répandues, par le biais de travaux, d’ouvrages de professionnels de l’enfance et d’articles de magazines en rendant plus ou moins fidèlement compte des idées concernant la reconnaissance, le respect de la personne de l’enfant et le nécessaire soutien des parents pour son développement. En tout état de cause notre époque préfère appuyer sur le « positif » que de s’attarder sur le « négatif ».
Quel comportement faut-il préférer ?
Quelle est l’attitude la plus chrétienne vis-à-vis de cela pour l’éducation des enfants ? Les parents majoritairement ne désirent que le bien de leurs enfants parce qu’ils les aiment.
Cela ne va pas de soi évidemment…


Comme nous, Orthodoxes, avons l’habitude de consulter ce qu’ont dit nos saints Pères et nos maîtres spirituels pour nous éclairer et nous guider sur tel ou tel sujet difficile de la vie quotidienne, nous citerons quelques unes de leurs paroles à propos des enfants.

Voici par exemple ce que dit Père Païssios :



« De nombreux parents, pensant qu'ils aiment profondément leurs enfants, finissent par les détruire sans s'en rendre compte. Par exemple, une mère qui aime trop sa fille, lui dit tout en la tenant dans ses bras: « J'ai le meilleur enfant du monde. » Ainsi, à partir d'un très jeune âge (quand un enfant est incapable de s'en rendre compte et de réagir contre cela), cette enfant acquiert un esprit hautain et croit qu'elle est une personne merveilleuse. Il s’ensuit qu’elle n'est pas capable de percevoir le manque de la présence de Dieu et de sa puissance bienveillante dans sa vie et, bien sûr, elle ne peut pas apprendre à faire appel à Lui. En conséquence, elle développe une confiance en soi, solide comme le marbre, qui, souvent, qui ne s’en va jamais, puisque, et le temps passant, il devient très difficile de s'en débarrasser. »


Voilà bien une sentence peu conforme à l’objectif de nombreux parents qui pourraient bien s’étonner voire s’indigner de tels propos à l’égard de leur progéniture chérie….
De tels propos paraissent bien difficiles à accepter. Il y a pourtant lieu ici de comprendre dans quel contexte l’Ancien Païssios, qui a entendu tellement de parents exprimer leurs difficultés à élever leurs enfants dit de telles paroles.

Le défi des parents qui aiment leur enfant est de l’aider à développer une bonne estime de soi qui inclut l'humilité, tout en leur enseignant que tout vient de Dieu. En vérité, nous sommes tous enfants de Dieu et tout ce que nous avons et pouvons faire vient de Lui. Il est important de se le rappeler de le remercier pour les dons qu'il nous donne et la capacité à les développer et à les appliquer. L’orgueil se développe lorsque nous pensons que nos réalisations viennent entièrement de nous ou que nous sommes intrinsèquement meilleurs que les autres.

Qu'en est-il de l’importance que nous donnons aux sports et à la compétition ? Une enquête récente a montré que ceux qui participent à des sports aussi importants que le baseball, le basket-ball ou le football, sont plus susceptibles de tricher à l'école. Ces activités qui mettent l'accent sur l’accomplissement personnel indépendant de Dieu peut conduire nos enfants loin de Dieu ce qui leur rend plus difficile plus tard dans la vie la nécessité de se repentir et de se rapprocher de Dieu.

Nous, les parents avons une énorme responsabilité. Nous devons d'abord développer l'humilité nous-mêmes.

L’Ancien Païssios dit aussi :
« Les parents doivent s'occuper de leur vie spirituelle, car mis à part eux-mêmes, ils sont aussi responsables de leurs enfants. Bien sûr, ils ont l'excuse d'avoir hérité leurs traits négatifs de leurs propres parents ; cependant ils n'ont aucune excuse de ne pas essayer de se débarrasser de ces mauvaises choses, une fois qu'ils prennent conscience de leur existence. »


Il y a lieu de travailler sans cesse sur notre propre relation à Dieu c’est sans doute le plus sûr moyen de devenir un meilleur parent.
Je me rappellerai toujours ce prêtre catholique sportif - sans me souvenir de son nom - qui apprenait aux enfants à plonger du haut d'une falaise, il disait "Avant on demandait beaucoup aux enfants et on en faisait des hommes, de nos jours on leur donne beaucoup et..."

Les enfants de nos jours ont-ils beaucoup de résistance à l'épreuve, à la frustration,  beaucoup de courage devant l'obstacle, beaucoup de ténacité devant ce qui est difficile, beaucoup de patience devant ce qui ne vient pas tout de suite ? Autrement  dit sont-ils bien armés pour faire face aux difficultés de leur vie présente d'enfant et d'adulte à venir. Rien n'est moins sûr...


Sans aucun doute le juste milieu, ou plutôt l'attitude juste se trouve-t-elle dans une vie en présence de Dieu. Les normes, de quelques sortes qu’elles soient, anciennes ou nouvelles, "has-been" ou à la mode, ne concernent pas l'Esprit Saint de Dieu qui seul nous permet de discerner ce qui est bon pour l'un mais qui ne l'est pas pour l'autre, ce qui fortifie l'un mais qui peut écraser l'autre, ce qui perd l'un mais peut sauver l'autre. Le véritable amour (pas seulement pour nos enfants mais également pour notre prochain) n'est-il pas celui qui se rapproche le plus de Dieu qui sait, dans son incommensurable miséricorde, mieux quiconque, ce qui est bon pour nous et pour notre salut.
Maxime le minime

vendredi 5 novembre 2010

Sur le blog de Claude : La sanctification du travail



Tout le monde devrait, par sa vie et ses prières, sanctifier son travail et devenir saint. En outre, s'il est employeur et qu'il a des responsabilités, il doit aider spirituellement ses employés.  S'il a un bon état intérieur, il sanctifie son travail... Lire la suite : ICI

mardi 5 octobre 2010

8 points pour notre croissance spirituelle par l'Ancien Païssios

Voici des conseils de l'Ancien Païssios sur la croissance spirituelle en réponse à une demande de bénédiction par un visiteur. Bien que ces paroles semblent parfois s'adresser plus particulièrement à un moine, nous pouvons tous en bénéficier : 

  1.  Vous devez prendre soin de la purification de votre âme et ceci quotidiennement.
  2.  Vous devez acquérir la justice divine et non pas la logique, car alors seulement la grâce de notre Christ viendra à vous.
  3.  Avant de faire quelque chose, pensez "Est-ce que le Christ veut que je le fasse ?" agissez ensuite en conséquence.
  4.  Vous devez vous-même parfaitement pratiquer l'obéissance, pour pouvoir parler à d'autres plus tard au sujet de la vertu d'obéissance.
  5.  Le «non» que vous dites aux gens doit être un «non», et le «oui» doit être un «oui». Ne faites pas semblant, mais dites ce que vous pensez, même si ça fait mal à l'autre personne, cependant dîtes-le avec bonté , et ne laissez pas l'autre sans quelques explications.
  6.  Vous devez avoir et maintenir cette dignité spirituelle : faire toujours attention à ce qui plaît à vos compagnons moines et non pas à ce que vous plaît.
  7.  Tous les jours, vous devriez lire un passage du Nouveau Testament pour la purification de votre âme.
  8.  Ne regardez pas ce que les autres font, ni n'examinez comment et pourquoi ils le font.Votre propre objectif est la purification de votre âme et la parfaite soumission de votre esprit à la grâce divine. Donc, privilégiez tout ce qui va dans le sens de votre objectif : prier, étudier, dire humblement la prière de Jésus, savoir que vous avez absolument besoin de la miséricorde de Dieu. En d'autres termes, faites attention à votre travail spirituel.