Traduction de l'anglais au français de la vidéo de Vasileia : https://www.youtube.com/watch?v=fz-9f...
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vendredi 2 avril 2021
Mgr Athanasios de Limassol - La plus grande des vertus, LE DISCERNEMENT ou comment éviter de paver l'enfer de bonnes intentions
Traduction de l'anglais au français de la vidéo de Vasileia : https://www.youtube.com/watch?v=fz-9f...
vendredi 23 mars 2018
Les 8 voies de la tentation par l'Ancien Cleopa
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Starets Cleopa (Ilie) (1912-1998) du monastère de Sihastria en Roumanie |
"Les Saints Pères disent (c'est ainsi que P. Cleopa a commencé à nous exposer avec concision son expérience spirituelle, héritée des saints Pères et vécue personnellement par lui, comme chacun de ses mots le confirme) que sur le chemin du salut on est tenté par le diable de huit côtés : de face, de derrière, de gauche, de droite, d'en haut, d'en bas, de l'intérieur et de l'extérieur.
1. On est tenté par derrière quand on se souvient continuellement des péchés et des mauvaises actions que l'on a commis dans le passé, en les rappelant de nouveau dans son esprit, en les ressassant, en s’y absorbant, en désespérant à cause d'eux et en les contemplant sensuellement. Un tel souvenir de la façon dont nous avons péché dans le passé est une tentation démoniaque
2. On est normalement tenté en face par la peur qui nous envahit à la pensée de ce que l'avenir réserve : de ce qui va nous arriver ou de ce qui va arriver au monde; de combien du temps qu’il nous reste à vivre ; de savoir si nous aurons toujours quelque chose à manger; de savoir s'il y aura une guerre ou tout autre événement grave et effrayant à venir; et, en général, en faisant toutes sortes de suppositions, de prédictions, de prophéties et de tout ce qui provoque la peur de l'avenir en nous.
3. On est tenté par le diable de la gauche à travers l'appel à commettre des péchés évidents et à se comporter et à agir d'une manière que l'on sait pourtant être le péché et le mal, mais que les gens font néanmoins. Cette tentation est un appel direct au péché ouvertement et consciemment.
4. Il y a deux manières par lesquelles le diable tente de la droite. La première est celle où l’on s’investit dans des activités qui sont bonnes et l'on accomplit de bonnes actions mais avec une intention et un objectif mauvais ou malveillant. Par exemple si l'on agit bien, ou qu’on fait du bien, motivé par une vaine gloire, pour recevoir des éloges, acquérir une position, se faire une réputation, ou obtenir quelque bénéfice pour soi-même - il s'ensuit qu'on fait tout ce bien par vanité, avarice et cupidité. L'accomplissement de bonnes actions à des fins mauvaises fait qu'elles deviennent pécheresses et vaines. Les Saints Pères assimilent une telle manière de faire de bonnes actions (telles que le jeûne et l'aumône) à celle d’un corps sans âme, dans la mesure où l’acte accompli qui devrait viser l’âme, n’a pour objectif que le corps. Par conséquent, l'accomplissement de bonnes actions dans un but impie est essentiellement une tentation venant de la droite, c'est-à-dire venant sous le travestissement du bien. La deuxième tentation démoniaque de la droite vient à travers diverses apparitions et visions, quand on reçoit des visions du diable sous la forme de Dieu ou d'un ange de Dieu. Les Saints Pères désignent cette confiance en ces spectres venant du diable, ou cette réception de tels phénomènes démoniaques, sous le terme de "séduction diabolique" ou "illusion spirituelle" [прелесть].
5. En outre, le diable exerce sa tentation sur quelqu'un d'en bas quand la personne est capable d'accomplir de bonnes actions ou de s’exercer à de saintes vertus, mais qu’elle est trop paresseuse pour le faire ; ou quand elle sait qu’elle devrait faire plus d'efforts et d’exercices dans les combats ascétiques (dans les vertus et les bonnes actions), et est capable de le faire, mais ne le fait pas par paresse ou parce qu'elle cherche des excuses à sa paresse. Elle rejette donc spirituellement ces vertus en faisant beaucoup moins qu'elle ne pourrait le faire.
6. Les tentations d'en haut (L'Ancien Cleopa, pour mieux nous expliquer cela, a démontré de ses mains la direction d'où est venue une tentation ou une autre, il a ensuite brièvement répété la direction de la tentation qu'il venait de décrire) viennent de deux manières. La première est celle où l'on se charge de luttes ascétiques qui dépassent nos capacités, et où l’on agit en force ainsi sans prudence. Cela arrive, par exemple, quand on est malade mais qu’on s’impose malgré tout un jeûne qui est au-dessus de nos forces ; ou de façon générale quand on s’engage dans toute lutte ascétique qui est au-delà de nos capacités spirituelles et physiques. Une telle obstination manque d'humilité et est déraisonnablement présomptueuse.
Une autre tentation d'en haut est quand on s'efforce d'apprendre les mystères de l'Écriture Sainte (et des mystères de Dieu en général), sans rapport avec sa réelle maturité spirituelle. C'est-à-dire, quand on veut pénétrer les mystères de Dieu dans les Saintes Écritures (ou dans les saints, le monde et la vie en général) pour expliquer et enseigner par la suite ces mystères aux autres quand on n'est pas spirituellement assez mûr pour le faire. Les Saints Pères disent qu'une telle personne veut broyer un os avec des dents de lait. Saint Grégoire de Nysse parle de cela dans son œuvre, La Vie de Moïse. Il dit que c'est pour cette raison que Dieu a ordonné aux Israélites, qui étaient imparfaits, de ne manger de la viande (qui est comme du lait pour les dents) que de l'agneau pascal – et, de plus, avec des herbes amères – et de ne pas broyer les os en morceaux ni les manger, mais plutôt de les brûler dans le feu (Exode 12: 8, 10, 46). Cela signifie que nous aussi, nous ne devrions interpréter que les mystères de la Sainte Écriture (et de notre foi en Dieu en général) qui correspondent à notre maturité spirituelle et les manger avec des herbes amères, c'est-à-dire avec tout ce que la vie nous apporte (de souffrance, de chagrin); nous ne devrions pas mordre dans les mystères de la Sainte Écriture, de la connaissance divine et de la Providence de Dieu, qui sont comme autant d'os trop durs pour nos dents de lait ; ils ne sont destinés qu'au feu, c'est-à-dire qu'ils deviennent clairs seulement dans une maturité spirituelle suffisante et dans les âmes expérimentées qui ont été éprouvées par le feu divin rempli de grâce.
7. On est tenté de l'intérieur par ce qu'on a dans le cœur et par ce qui vient du cœur. Le Seigneur Jésus-Christ a clairement déclaré que c'est de l'intérieur, du cœur, que les pensées, les désirs et les passions pécheresses et impures procèdent (Matthieu 15:19) et induisent quelqu’un en tentation. Les tentations viennent non seulement du diable, mais aussi de l’homme, de ses mauvaises intentions et de ses potentialités, de ses convoitises, de ses mauvais désirs et de l'amour du péché intérieur qui procèdent d'un cœur impur.
8. Enfin, la huitième porte de la tentation démoniaque est ouverte de l'extérieur, à travers les choses extérieures et les occasions, c'est-à-dire à travers tout ce qui vient de l'extérieur par les sens, qui sont les fenêtres de l'âme. Ces choses extérieures ne sont pas mauvaises en elles-mêmes, mais par elles les sentiments peuvent être tentés et induits au mal et au péché.
Voilà donc les huit moyens par lesquels chacun est tenté, que l'on soit dans le monde ou dans la solitude.
(Après avoir énuméré tous les huit moyens par lesquels on est tenté, l’Ancien Cleopa les a brièvement répétés et a ensuite ajouté les moyens de combattre chacune de ces tentations.)
Contre chacune de ces tentations - de derrière, de face, de gauche, de droite, d'en haut, d'en bas, de l'intérieur et de l'extérieur - il faut se battre par la vigilance (l'Ancien a utilisé précisément ce mot slave [трезвение]), c'est-à-dire l'attention, le soin et la réserve de l'âme et du corps ; la réserve et la vigilance de l'esprit ; la sobriété et le discernement; l’attention à ses pensées et à ses actions; ou, en un mot : le jugement. D'autre part, au moyen d'une prière constante qui invoque le nom du Seigneur Jésus-Christ, c'est-à-dire par une prière incessante. (Ici, le Père Petronius a ajouté en grec: " Προσοχή και προσευχή " - c'est-à-dire, comme l'ont dit les saints Pères, "par l'attention et la prière.")
En d'autres termes, a ajouté l'Ancien, les Saints Pères ont dit que la lutte contre toutes les tentations et les passions consiste à protéger l'esprit, l'âme et le corps de la tentation - c'est notre combat ascétique, de notre côté qui est humain ; du côté Divin, il faut continuellement et dans la prière demander l'aide du Seigneur Jésus-Christ Tout-Miséricordieux – et c'est cette prière incessante et fondamentale des hésychastes qu’on appelle la prière de Jésus: "Seigneur Jésus-Christ, aie pitié de moi, pécheur!"
(version française de la source par Maxime le minime)
vendredi 23 mai 2014
LES BONNES ACTIONS de l'AMOUR
Il y a les compilations de ratages, de chutes, d'accidents, qui sont censés nous faire mourir de rire à coup sûr (en ne réveillant pas en nous les meilleurs sentiments) et puis il y a cette compilation qui nous vient de Russie et qui nous montre comment on peut ne pas se contenter de filmer les malheurs des autres pour s'en rire, mais tout au contraire avoir de l'empathie pour les éprouvés et leur venir en aide dès que possible... tout simplement, chaque jour de notre vie ordinaire apporter un peu d'amour. L'Amour tient encore tout partout en tous lieux, en toute circonstance, et par sa seule existence L'Amour de Dieu dont nous sommes héritiers sauvera le monde malgré ceux qui, par leur indifférence, leur malveillance, leurs turpitudes, leur cruauté, leur ignominie et leur égoïsme accélèrent (peut-être plus vite que jamais) la venue de la fin tous ces temps-ci...
Regardez :
jeudi 30 mai 2013
L'abjecte charité ?
Voilà un mot qui n'est plus politiquement correct.
Malgré cela, par ailleurs, je pose la question :
Tout de même, qu'est-ce qui est le pire ?
Ce qui est rare est cher dit-on,
la chanson dit aussi "Je t'aime encore plus quand tu n'es pas là..."
Quand on traduit le mot de l'Apôtre Ἡ ἀγάπη en latin par Caritas puis du latin en français par Charité, il ne s'agit pas d'aumône bien sûr, il s'agit bien plutôt de l'Amour qui s'origine en Dieu Lui-même, et c'est de cet amour divin infini que prône St Paul comme modèle et dont il cerne les caractéristiques et qu'il vaudrait mieux substituer au mot galvaudé de charité.
Depuis
que l'antichristianisme militant a voulu éradiquer le Christianisme de
la société comme de la culture et se substituer à toutes les
institutions qu'avait – la première – inventées l’Église au service du
prochain – et ceci depuis la plus haute antiquité chrétienne romaine orientale d'abord, puis occidentale – en en supprimant
toute référence au divin, le mot même de charité est devenu
coupable, abject, et synonyme d'hypocrisie, de domination et de mépris,
contribuant de façon ignoble à maintenir le peuple dans une dépendance,
une aliénation et un assujettissement condamnables...
Comme
si l'Assistance laïque désormais généralisée, anticipant – voire inventant et
programmant – le moindre besoin présupposé du citoyen, sans discernement
ni prise en compte de ses besoins réels exprimés, allant jusqu’à une
prise en charge quasi obligatoire de tous les domaines de la vie des
personnes, les privant de toute décision personnelle et leur laissant de
moins en moins d'autonomie et de libre-arbitre, n'était pas une forme
de domination tout ce qu'il y a de plus totalitaire ! Un système
coercitif mou et prégnant, condamnant le peuple à un réflexe de demande de prise en
charge pour tout, lui ôtant toute initiative de puiser dans ses propres
ressources, et l'affaiblissant chaque jour davantage, en lui faisant
croire qu'il aura toujours besoin de la "société", en lui instillant de
façon perverse l'illusion qu'il a avant tout des droits à être assisté !
Comme si cette assistance n'était pas une forme d'asservissement...
De
quel pouvoir abusivement dominateur le peuple s'est-il libéré ? De
quelle idéologie aliénante s'est-il débarrassé en bannissant la
"charité" ?
Il faudrait alors rappeler la signification complète et originelle du mot charité. Car de même que le mot Philanthropie [φιλανθρωπία ] qui est d'abord l'Amour de Dieu pour les hommes a subi une réduction de sens en désignant dans le langage commun les bonnes œuvres que font les hommes pour leurs semblables, le mot caritas latin ne désigne plus l'Amour inconditionnel et sans mesure de Dieu, mais dans sa traduction française quelque chose d'équivalent aux bonnes œuvres également. De nos jours le mot charité a tendance à ne s'employer que dans l'expression "faire la charité" autrement dit faire l'aumône presque uniquement. Finalement l'infinie miséricorde divine, également contenue dans la caritas est devenue simple pitié humaine et la condescendance s'est teintée de mépris aux yeux des antichrétiens. Dans les deux cas on a confondu les fruits avec l'arbre de l'Amour. Ceci dit l'enseignement du Catholicisme
n'est pas totalement étranger à cette substitution : trop insistant
sur le moralisme, sur le juridisme et réduisant de plus en plus (sauf
dans ses mouvements mystiques) la foi chrétienne à des interdits, des
jugement moraux, un système de dettes, de rachats, de bonnes actions,
réduisant l'Agapè [Ἡ ἀγάπη] à ses réalisations caritatives, insistant dans le même mouvement davantage sur l'humanité du Christ que sur sa divinité, sur sa passion plus que
sa résurrection.
![]() |
du Dictionnaire Gaffiot |
Malgré cela, par ailleurs, je pose la question :
Tout de même, qu'est-ce qui est le pire ?
-
Est-ce la charité des bonnes bourgeoises faisant l'aumône ou se
dévouant dans de bonnes œuvres pour avoir bonne conscience d'avoir fait
de bonnes actions – ce qui finalement les rendait tout de même un peu
meilleures, un peu moins égoïstes et qui faisait plutôt du bien aux
personnes aidées sans pour cela qu'elles en ressentent du mépris et avec
l'avantage de connaître la personne qui leur donnait ; en percevant
l'effort que faisait cette dernière, ce qui n'était pas sans donner une
perspective optimiste sur la nature humaine.
- En quoi
les assistantes sociales, débordées, impuissantes trop souvent, rejetées
– combien de fois – par les assistés eux-mêmes sont-elles mieux perçues
et donc préférables par les assistés qui ne perçoivent bien souvent
plus celles qui leur obtiennent telle ou telle aide que comme des employées
obligées (elles sont payées pour ça non ?) de leur obtenir ce que les
assistés "ont le droit" d'obtenir ( et plus vite que ça !). Croit-on que
les employés divers des services sociaux, excédés, font moins souvent
la morale que les bourgeoises bien intentionnées d'antan ?
La charité du latin caritas de carus a un sens bien plus profond que celui qu'a fini par lui donner l'église romaine et sa suite sécularisée...
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du Dictionnaire étymologique du latin Paul Regnaud |
la chanson dit aussi "Je t'aime encore plus quand tu n'es pas là..."
Quand on traduit le mot de l'Apôtre Ἡ ἀγάπη en latin par Caritas puis du latin en français par Charité, il ne s'agit pas d'aumône bien sûr, il s'agit bien plutôt de l'Amour qui s'origine en Dieu Lui-même, et c'est de cet amour divin infini que prône St Paul comme modèle et dont il cerne les caractéristiques et qu'il vaudrait mieux substituer au mot galvaudé de charité.
Si linguis hominum loquar, et angelorum, caritatem autem non habeam...
Ἐὰν ταῖς γλώσσαις τῶν ἀνθρώπων λαλῶ καὶ τῶν ἀγγέλων, ἀγάπην δὲ μὴ ἔχω...
1 Corinthiens 13
13.1
Quand je parlerais les langues des hommes et des anges, si je n'ai
pas la charité, je suis un airain qui résonne, ou une cymbale qui
retentit.
13.2
Et quand j'aurais le don de prophétie, la science de tous les
mystères et toute la connaissance, quand j'aurais même toute la foi
jusqu'à transporter des montagnes, si je n'ai pas la charité, je ne suis
rien.
13.3
Et quand je distribuerais tous mes biens pour la nourriture des
pauvres, quand je livrerais même mon corps pour être brûlé, si je n'ai
pas la charité, cela ne me sert de rien.
13.4
La charité est patiente, elle est pleine de bonté; la charité n'est
point envieuse; la charité ne se vante point, elle ne s'enfle point
d'orgueil,
13.5
elle ne fait rien de malhonnête, elle ne cherche point son intérêt,
elle ne s'irrite point, elle ne soupçonne point le mal,
13.6
elle ne se réjouit point de l'injustice, mais elle se réjouit de la
vérité;
13.7
elle excuse tout, elle croit tout, elle espère tout, elle supporte
tout.
13.8
La charité ne périt jamais. Les prophéties prendront fin, les
langues cesseront, la connaissance disparaîtra.
13.9
Car nous connaissons en partie, et nous prophétisons en partie,
13.10
mais quand ce qui est parfait sera venu, ce qui est partiel
disparaîtra.
13.11
Lorsque j'étais enfant, je parlais comme un enfant, je pensais comme
un enfant, je raisonnais comme un enfant; lorsque je suis devenu homme,
j'ai fait disparaître ce qui était de l'enfant.
13.12
Aujourd'hui nous voyons au moyen d'un miroir, d'une manière obscure,
mais alors nous verrons face à face; aujourd'hui je connais en partie,
mais alors je connaîtrai comme j'ai été connu.
13.13
Maintenant donc ces trois choses demeurent: la foi, l'espérance, la
charité; mais la plus grande de ces choses, c'est la charité.
Maxime le minime
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