Les lèvres mensongères font horreur à l'Éternel, tandis que ceux qui agissent avec fidélité lui sont agréables. Proverbes 12:22 «C'est ce qui sort de l'homme qui le rend impur. En effet, c'est de l’intérieur, c'est du cœur des hommes que sortent les mauvaises pensées, les adultères, l'immoralité sexuelle, les meurtres, les vols, la soif de posséder, les méchancetés, la fraude, la débauche, le regard envieux, la calomnie, l'orgueil, la folie. Toutes ces choses mauvaises sortent du dedans et rendent l'homme impur.» Marc 7:20-23 Un témoin fidèle ne ment pas, tandis qu’un faux témoin dit des mensonges. Proverbes 14:5 « Vous, vous avez pour père le diable et vous voulez accomplir les désirs de votre père. Il a été meurtrier dès le commencement et il ne s'est pas tenu dans la vérité parce qu'il n'y a pas de vérité en lui. Lorsqu'il profère le mensonge, il parle de son propre fond, car il est menteur et le père du mensonge. » Jean 8:44 Si les paroles distinguées ne conviennent pas à un fou, les paroles mensongères conviennent d’autant moins à un noble. Proverbes 17:7 « Écarte de ta bouche la fausseté, éloigne de tes lèvres les détours ! Proverbes 4:24 Craindre l'Éternel, c'est détester le mal. L'arrogance, l'orgueil, la voie du mal et la bouche perverse, voilà ce que je déteste. » Proverbes 8:13 « Pierre lui dit : «Ananias, pourquoi Satan a-t-il rempli ton cœur, au point que tu aies menti au Saint-Esprit et gardé une partie du prix du champ? […] Comment as-tu pu former dans ton cœur un projet pareil? Ce n'est pas à des hommes que tu as menti, mais à Dieu.»Actes 5:3-4Mais pour les lâches, les incrédules, les abominables, les meurtriers, les impudiques, les enchanteurs, les idolâtres, et tous les menteurs, leur part sera dans l'étang ardent de feu et de soufre, ce qui est la seconde mort.Apocalypse 21.8
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mardi 2 mai 2017

Document rare : Saint Païssios chantant "Christos anesti" et " Axion estin"…



Saint Païssios et le chant byzantin

"Voyez-vous le renouveau de la musique byzantine? Même de jeunes enfants apprennent la musique byzantine. Jadis, on trouvait difficilement quelqu'un qui la sache. Aujourd’hui, en revanche, certains enfants l’ont si bien apprise que les aînés en deviennent complexés! Quelles douces modulations du larynx possède notre musique byzantine! Les morceaux purement byzantins. enparticulier, ont des modulations douces et harmonieuses. Les unes sont légères comme le chant du rossignol, les autres ressemblent à des vaguelettes qui se brisent sur le rivage, et elles donnent une certaine majesté à la psalmodie. Toutes rendent et soulignent les pensées  divines que véhiculent les hymnes.

Mais il est rare d’entendre ces modulations harmonieuses. La plupart des chantres psalmodient d‘unc façon pauvre et sèche. Ils tronquent les modulations, laissent des trous, des vides. Le pire est qu’ils psalmodient sans accentuer les mots. Je m’interroge: les textes de leurs livres ne portent-ils pas d’accent tonique ? Sont-ils comme la grammaire actuelle, qui a supprimé les accents et les esprits ? Ils psalmodient de façon bien plate. Tout est au même niveau, comme si un bulldozer était passé par là pour niveler ! On les entend répéter Pa, Ni, Zo, Pa, Ni, Zo, et c’est tout ce qu’ils savent faire. 

D’autres, au contraire, accentuent les mots sans mettre d’âme à leur chant et, au lieu de psalmodier, ils ne font que crier. D’autres encore accentuent avec force tous les mots et psalmodient toutes les phrases sans faire de différences martelant les syllabes comme s’ils plantaient des clous avec un marteau! C’est la triste réalité : la plupart des psalmodies sont ou bien dénuées d’accentuation ou bien dures comme des coups de marteau! 
Elles ne stimulent pas intérieurement, ne transforment pas. Dire que la pure musique byzantine est si harmonieuse! Elle apaise et adoucit l’âme. La vraie psalmodie est le débordement de l’état spirituel intérieur. Elle est une divine allégresse! Le Christ comble le cœur d’allégresse et l’homme prie Dieu d’un cœur exultant d’allégresse. 

Quand le chantre participe avec tout son être à sa psalmodie, il en est transformé, au bon sens du terme, et tous ceux qui 1’écoutent en sont transformés. 

Il y a quelques années, un chantre éminent vint au Mont Athos où il se ridiculisa. Les pères psalmodiaient selon la vraie tradition byzantine, accomplissant les modulations qui ont disparu des partitions actuelles. Ils invitèrent ce chantre à psalmodier avec eux dans le chœur, mais lui ne faisait aucune modulation, car il les ignorait. Les pères athonites eux, savaient les exécuter par tradition. Ce chantre et certains autres se posèrent ensuite des questions. Une salutaire inquiétude s’empara d’eux: ils consultèrent alors les manuscrits, s’exercèrent, écoutèrent de vieux chantres qui psalmodiaient selon la tradition, et ils retrouvèrent les modulations héritées des anciens."
St Païssios 
in "Avec Amour et douleur pour le monde contemporain "
Le monde reviendra à la tradition
édité par le monastère St Jean le Théologien Souroti Thessalonique

jeudi 20 novembre 2014

Monastère Sainte Elisabeth de Minsk : Itinéraire d'une vocation monastique.




Russe sous-titré français. Minsk, Biélorussie.
Histoire de la chef de choeur à qui l'on doit quelques cd magnifiques.


Musique : "Heruvimskaja pesn. Znamenityj raspev" de Minskij Svjato-Elisavetskij pravoslavnyj hor (Google PlayiTunes)


mardi 26 juin 2012

À voir : Le Journal des arts orthodoxes. Magnifique projet !




Le Journal des arts orthodoxes est une revue en ligne fondée par Andrew Gould fondateur des Studios byzantins du Nouveau Monde qui rassemble plusieurs des meilleurs artistes liturgiques orthodoxes, iconographes, musiciens, théologiens des États-Unis, du Canada et du Royaume-Uni. Contributeurs : Christabel Anderson, Fr. Stéphane Bigham, John Michael Boyer, Andrew Gould, Aidan Hart, Hierodeacon Herman, Nicholas Kotar, Macrina Lewis, Mary Lowell, Vladimir Morosan, Scott Patrick O’Rourke, Jonathan Pageau, Fr. Rade Radan, Benedict Sheehan.



Un beau, très intéressant et réjouissant texte d'introduction de Jonathan Pageau au site du Journal des Arts Orthodoxes, qui nourrit l'espérance d'une nouvelle Renaissance :

La Renaissance des Arts


« Nous vous souhaitons la bienvenue au Journal des Arts orthodoxes. Nous espérons que cet espace sera un hommage à un savoir-faire et une mise en forme qui révèle le Royaume de Dieu autour de nous. Nous espérons que ce sera un catalyseur pour la redécouverte et l'épanouissement des meilleurs exemples orthodoxes de tous les arts. Mais avant de commencer, nous devons admettre que «l'art» est une notion changeante, qui mérite un peu d'attention au départ. L’art en est venu à invoquer toutes sortes d'images mentales et à un débat sans fin de ce qu'il est ou n'est pas. Par le fait, la vision Romantique de l'art prévaut encore dans la perception populaire. L'art est considéré comme une expression émotionnelle et individuelle. Nous identifions souvent l'artiste à cette personne instable qui crée à partir d’une passion chaotique, comme un Van Gogh. L'art a également acquis des proportions idolâtres en devenant « une fin en soi ». La personne la plus cultivée croira sans broncher que l'art doit être fait «pour l'amour des arts», comme si l'art était l'Infini ou le Bien lui-même. Nous voudrions parcourir brièvement la notion d'art, sa genèse et le développement et la façon dont il peut se rapporter à l'Eglise. Nous reviendrons sur son incarnation moderne à la fin de notre texte. 

 L'origine du mot «art» est le mot latin se rapportant à une forme de connaissance appliquée, une compétence, un métier. Il s’agit de fabrication. De la même manière, son équivalent grec tekhnè ou technè, ( τέχνη) a des racines semblables. Technè est une forme de connaissance de principes qui est orientée vers le faire. Dans le monde antique, l'art et l'artisanat (ou les techniques) n'étaient pas séparés de la façon dont ils le sont maintenant, mais plutôt la technè était une notion plus globale qui était attribuée à toute forme de connaissance appliquée. En tant que tel, elle a été souvent opposée à épistémè, qui est «pure» connaissance. À certains égards, elle était méprisée par les philosophes comme une forme inférieure d'imitation, une sorte de « matière morte ». 

 Tout comme pour les Grecs de l'Antiquité, il y a dans la tradition biblique une suspicion similaire à l’égard de l’art (voire même de la fabrication de l’image). On ne doit pas ignorer que les "artisanats" ont été inventés par les fils de Caïn - la construction de villes, la manipulation d'instruments de musique, la métallurgie et l'art en général. Ceci provient d’encore plus loin dans les traditions extra-bibliques, comme dans les traditions Enochiennes où les anges déchus sont dits enseigner aux hommes toutes sortes de métiers, en particulier la nécromancie et toute l'ornementation du corps. La Technè en tant que sorte de modification de la nature est ainsi assimilée à la perversion de la nature. Son développement est considéré comme une accélération de la chute et ainsi la technè tient la mort par la main. Dans la tradition Enochienne, on pourrait même dire que la technè a eu sa part dans le déclenchement du déluge!

 Il ne faut pas oublier également que la construction du Temple de Salomon est très étroitement liée à des notions venant de l’étranger, avec toutes les connotations négatives que cela peut avoir dans la Bible. Le grand artisan qui a construit les objets liturgiques dans le premier temple était à moitié hébreu, car son père était originaire de Tyr. Tous les matériaux et de nombreux ouvriers de la construction du Temple étaient envoyés par Hiram, roi de Tyr. Le texte montre abondamment que tout le travail pour le temple a été accompli par des étrangers esclaves en Israël. En outre, collée au milieu des descriptions de tous les objets que Salomon a faits pour lui-même, se trouve l'histoire de la reine de Saba, suivie par la lamentation à propos de la façon dont Salomon épousa des femmes étrangères. Dans le texte de 1 Rois, il y a une allusion très forte à ce que nous sommes censés comprendre, parce que cet homme, ce splendide artisan demi-israélite de Tyr est appelé un " grand artisan ". Le mot utilisé pour artisan est le même que celui utilisé pour décrire Tubal-Caïn, le descendant de Caïn qui a inventé la métallurgie (et qui selon la tradition a tué Caïn). C’est le seul autre endroit dans la Bible où ce mot apparaît de cette manière. Et ainsi il y a un mystère, le mystère de la mort elle-même. 

 Le mystère est grand en effet. Car qui est cet intrus, cet étranger qui construit le temple de Dieu? Colossiens 1, ce beau texte que nous allons revoir à plusieurs reprises pour trouver la source de la réalité sacramentelle de l'Église nous donne la réponse. C'est nous. Car Saint Paul nous dit que: «...[21] Et vous, qui étiez autrefois étrangers et ennemis par vos pensées et par vos mauvaises œuvres, il vous a maintenant réconciliés par sa mort dans le corps de sa chair, [22] pour vous faire paraître devant lui saints, irrépréhensibles et sans reproche.» Pour le chrétien, la mort elle-même a été changée dans la réconciliation avec les étrangers et les ennemis, à la fois dans un sens spirituel et littéral. 

 Et qu'est alors le rôle de la technè? 

 Martin Heidegger commente sur Aristote et Platon : 
 « Qui construit une maison ou un bateau, qui façonne une coupe sacrificielle dévoile la chose à pro-duire suivant les perspectives des quatre modalités du "faire-venir". Ce dévoilement rassemble au préalable l'apparence extérieure et la matière du bateau ou de la maison, dans la perspective de la chose achevée et complètement vue, et il arrête à partir de là les modalités de la fabrication. Ainsi le point décisif, dans la tekhnè, ne réside aucunement dans l'action de faire et de manier, pas davantage dans l'utilisation de moyens, mais dans le dévoilement dont nous parlons. C'est comme dévoilement, non comme fabrication, que la tekhnè est une pro-duction. »[1] 

 Dans un sens similaire, les arts, comme nous les comprenons en tant qu’enracinés dans et comprenant fermement toutes les connotations négatives des anciens Grecs et des Hébreux, sont transformés par la mort du Christ ne sont plus des « modifications de la nature », ni l'infection par l'étranger » ni une «pâle imitation». Au lieu de cela les arts peuvent être un révélateur du Royaume, l’actualisation du sacré - l'exemple visible, audible et tactile de la façon dont la création peut devenir mystérique (sacramentelle). 

 Revenons maintenant à la notion d'art dans le sens moderne du terme, nous pouvons discerner dans la séparation radicale entre l'art et la technique quelque chose de semblable aux aspects néfastes de la technè observés par les anciens. D'une part les Beaux-Arts sont devenus le lieu de la volonté et des passions individuelles ainsi que celui d'un langage obscur détaché de toute utilisation. L'art contemporain est allé si loin dans cette direction, que même les utilisations les plus superficielles de l'art, comme sa qualité décorative ou son pourvoir de provoquer une expérience esthétique sont souvent mises de côté. Peut-être la seule chose qui reste à l'utilité des Beaux-Arts est sa capacité à créer du prestige. D'autre part, la technique est devenue, dans la direction quasiment opposée à l'art, pure utilité, sans aucun sens à révéler. La technique n’est concernée que par l'efficacité, la rapidité et sa fabrication marchande de masse. En effet, est-ce que l'inventeur qui crée une meilleure micro puce se demande ce dont il est le révélateur, est-ce qu’il se demande même si son invention sera utilisée pour faire un jeu vidéo de meilleure qualité ou un meilleur missile? Même ce qui pourrait se trouver quelque part entre les deux, quelque part en un juste milieu entre les excès des Beaux-Arts et le mercantilisme de la technique, ce que nous pourrions appeler «design» a également été complètement englouti à la fois par l’excès et le mercantilisme. En effet le design moderne n'est pas plus un art de révéler que ses homologues, mais il a pour seul projet de susciter le désir à travers le produit et la publicité.

Et c’est pourquoi nous devons nous arrêter, ceux d'entre nous qui prient. Entourés par ce tourbillon de passions désordonnées, nous devons nous demander: quel est donc l'art, la technè appropriée pour le Royaume de Dieu? Prenant toute la vie liturgique de l'Église comme notre domaine, et regardant la Vérité de l'incarnation de Dieu, nous devons nous poser chaque fois que nous sommes "rassemblons la matière" autour de nous, comment nous pouvons travailler à la gloire de Dieu et à notre propre participation à cette gloire.

C'est la voie que le Journal des Arts Orthodoxes se propose d'examiner, d’expliquer, et d'exposer, se réjouissant des meilleurs exemples de l'art liturgique orthodoxe. Nous allons voir rapidement que la forme, l'ornement et la matière ne peuvent être arbitraire, mais plutôt que tout a une portée symbolique et théologique dans la fabrication des choses saintes. » (Version française par Maxime le minime de The Recovery of the Arts June 4, 2012 By Jonathan Pageau) [1] Martin Heidegger, «La question de la technique»

mercredi 8 février 2012

Chanter à l’Église...

Chœur byzantin serbe  Direction: Igor Zirojevic
 L’œuvre du chantre
1. Le chantre est un clerc situé au premier degré de la hiérarchie ecclésiastique. Il accomplit un travail liturgique, une œuvre sacrée, et ceci n'est pas comparable à une profession exercée dans le monde.
2. Par son chant, le chantre représente les fidèles et il tient de ce fait, parmi eux, une place particulière dans l'église. Mis à part ses dons (sa voix mélodieuse, sa connaissance musicale et son style personnel), le chantre doit être aussi un homme de prière et de foi. Le but de la psalmodie ne consiste pas à faire éprouver aux fidèles une jouissance esthétique mais avant tout à les élever spirituellement.
3. Le chantre est le dépositaire de la musique ecclésiastique qu'il transmet de génération en génération. Un tel héritage de nos pères constitue la grandeur de l’Église orthodoxe, il appartient aussi a la tradition sacrée de l’Église. La succession des chantres au pupitre sacre se fait de génération en génération.
 LIRE LA SUITE > ICI

samedi 7 mars 2009

Triomphe de l'Orthodoxie


Pour le Dimanche du Triomphe de l'Orthodoxie que l'on n'ose plus appeler que "Dimanche de l'Orthodoxie" pour - "politiquement correct" oblige - ne pas blesser nos frères chrétiens, faussant par là-même le sens de cette Fête primordiale (au sens du début du Grand Carême mais également comme fondement de la foi chrétienne orthodoxe) St Cosmas Le mélode représente bien la cohérence de tous les éléments de ce grandiose capteur solaire de la Lumière Divine qu'est la Tradition orthodoxe. Tout est lié et indissociable : hymnographie, théologie, iconographie, prière, ascèse, vie spirituelle. Il n'y pas de séparation. Il y a Unité et cohérence.

Né à Damas, Cosmas le Mélode, le Moine, de Jérusalem, ou encore de Maï ouma, devait appartenir à une famille pauvre. Il fut adopté, encore jeune, par le père de Jean Damascène, alors haut fonctionnaire chrétien du calife arabe de Damas, et fut élevé avec Jean par un asekretis (fonctionnaire impérial), captif originaire de Constantinople, précepteur et hymnographe. Vers 726, il entre, avec Jean, à Saint-Sabbas, près de Jérusalem, un monastère de grand rayonnement regroupant des moines grecs, syriens, arméniens et coptes. Il est ordonné évêque de Maïouma, petite ville proche de Gaza, vers 734. Défenseur des icônes au temps du premier iconoclasme, dédicataire de la Source de la connaissance de Jean Damascène, Cosmas est, avec ce dernier et André de Crète, à la base de la renaissance hymnographique des VIle et VIlle siècles, qui vit paraître le nouveau genre du canon. Mort à Maïouma, il fut rapidement canonisé (fêté d'abord le 15 janvier, puis le 14 octobre).

Pour l'Eglise orthodoxe point n'est besoin malgré ce que penchent à croire quelques grands hiérarques qui tendraient à devenir de grands hérésiarques à force de confondre, comme à Rome, César et Dieu, point n'est besoin d'emprunter à droite et à gauche pour colmater les brèches et remplir les manques, point besoin de ratisser large pour remplir des églises de plus en plus désespérément vides.

"Rome, l'unique objet de mon ressentiment !" ???

Il pourrait tout de même s'agir de ressentiment... non pas en tant que règlement de compte personnel mais en tant que la dite Eglise "catholique" romaine a non seulement la prétention de représenter mais également est, effectivement, de manière consensuelle, l'image échangeable et reçue médiatiquement, aux yeux du monde entier, de ce qu'est l'Eglise, de ce que sont les Chrétiens et le Christianisme...
Et l'on peut avoir légitimement du mal à accepter que Rome, qui prend autant qu'elle le peut le devant de la scène chaque fois qu'il est possible, partout et par tous les moyens, et depuis des siècles, représente aux yeux du monde le Christ et ses disciples...

Mais il s'agit plus que d'image... On pourrait se moquer de ce que pensent les éternels malveillants qui ne se nourrissent, eux, pour le coup, que de ressentiment bien épais et tenace. Pour ces derniers il n'est d'image, de parole, de geste, de pensée, d'action se réclamant du Christianisme qui ne soit systématiquement combustible pour leur bûcher inquisitorial. Il en sera toujours ainsi. Pas de problème majeur (quoique...)

Mais il y a plus grave. Et il s'agit ici de propagation et de témoignage de la foi, de la vérité, de la véritable foi chrétienne.
Et là, la responsabilité est bien plus grande devant les hommes et... devant Dieu.

Pour y revenir, comment peut-on appliquer le précepte évangélique donné par le Christ Lui-même :
"Rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu." (Matthieu XXII-21) quand on est un véritable état avec tous ses appareils, organisations, fonctionnements, financements, stratégies etc. ? Comment est-ce Dieu possible ?

Quelle que soit l'importance visible d'un certain type de résultats, de réalisations - notamment caritatives - recevables positivement par le monde, il y aura forcément un moment où quelque chose sera biaisé, tordu, détourné de l'essentiel et irrecevable et ce qui sera renforcé n'appartiendra pas à Dieu mais à un prince de ce monde, le pape de Rome et finalement au prince de ce monde.
Parce que ça convient à tout le monde (ou presque...) d'avoir un Représentant, un Interlocuteur Valable, un Responsable, une Référence en personne, un Maître à penser, une Star de la société du spectacle, bref une idole, et pour l'autre côté de la pièce inévitablement, une tête de turc.
Le monde entier veut un pape, un chef, une tête, et le monde entier transforme en pape tout ce qui représente "valablement" quelque chose. Il y a un pape pour tout

Comment nos deux vénérables Patriarches de Moscou comme de Constantinople ne le perçoivent-ils pas ? Et s'ils le perçoivent pourquoi persistent-ils dans l'erreur à vouloir se placer en concurrence entre eux et avec celui qu'ils considèrent comme leur modèle et homologue sans en avoir encore les moyens ? Tout ce qu'ils peuvent gagner (mais tant pis pour eux) - et nous faire perdre (mais ça, ça nous regarde et c'est grave) - c'est d'être assimilé à ce qu'il y a de pire chez le Souverain Pontife...

Quelque chose ne va pas :
Rien ne va plus à Rome et ça ne date pas de la communion retrouvée avec Mr Willamson qui comme son ex-nouveau chef (?) mélange Dieu et César.
Réintégrer les "Intégristes" c'est de la récup' de temps de crise, pas plus ni moins. On ratisse large, tous azimuts et on cherche à s'approprier tout ce qui semble pouvoir l'être pour boucher les fuites (et ça ne date pas d'aujourd'hui...) : après les syndicats ouvriers, le yoga, le zen, les charismatiques, et les emprunts des icônes, des chants, des textes théologiques, des prières, des offices entiers de l'Orthodoxie en citant à peine ses sources, ou en faisant comme si cela avait appartenu à tous de tout temps (la fameuse référence à l'Eglise indivise), ou en omettant carrément.
Tiens voilà encore une drôle d'application de la Parole du Christ
" Tout ce qui est à toi est à moi" (Luc 15)

Mais tout de même ce précepte du Seigneur :"Rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu.", quand est-ce qu'on l'applique ?
Je suis sûr que tout s'éclaircira quand ce sera mis en œuvre.




dimanche 8 février 2009

Excellente nouvelle ! Traduction en français de textes liturgiques adaptés aux mélodies byzantines aux Editions Saints Anargyres

Grande nouvelle !
Gloire à Dieu !

Voici un message des plus réjouissants !
Quel bonheur de constater comment se développe le chant sacré liturgique aussi en français et pas seulement en anglais... Tout arrive ! Plus il y aura de productions de tous côtés (et en tout pays francophone) plus notre Seigneur et Notre Dieu sera glorifié dans notre langue et mieux se développera notre chère Orthodoxie dans nos pays ! Bravo pour ce travail et merci !

Les Editions Saints Anargyres sont heureuses de présenter aux fidèles orthodoxes francophones une oeuvre magistrale de traduction de textes liturgiques adaptés aux mélodies byzantines. La mise au point de ces ouvrages, fruits de plusieurs années de travail a été entamée dans le souci de faire partager aux fidèles francophones les richesses des textes liturgiques grecs.

Allez sur le site et vous pourrez de surcroît écouter des échantillons des enregistrements sur CD qui ont été faits de toute l'hymnographie dont nous, fidèles orthodoxes francophones, avons tant besoin à l'église comme à la maison . Voilà un beau travail de plus qui vient s'ajouter à celui déjà fait ici et là (voir la rubrique "Apprendre le chant byzantin" dans la colonne de gauche du site " Chants sacrés orthodoxes"

VIVE L'ORTHODOXIE BELGE !

mercredi 17 septembre 2008

Esthétique orthodoxe selon Christos Yannaras [texte 4]


« La liturgie de l'Eucharistie a sa propre esthétique, laquelle vient de l'ontologie méme de la vérité et de la morale de l'Eglise. Elle n'a aucun rapport avec l'esthétique conventionnelle des analogies harmoniques, des catégories du beau et du laid, du symétrique et du dissymétrique, ni non plus avec les recherches individuelles arbitraires de l'effet du suggestif. Le but de l'art ecclésial orthodoxe n 'est pas de plaire aux sens ou à l'intelligence, mais de révéler aux sens et à l'intelligence la vérité et la raison intérieure des choses, la dimension personnelle de la matière, sa possibilité de manifester l'énergie personnelle du Dieu Verbe, d'incarner Celui qui n'a pas de chair et de contenir Celui que rien ne peut contenir. Toutes les formes de l'art liturgique - l'architecture, la peinture, la décoration, la poésie, la dramaturgie, la musique - mènent à l'abandon de la jouissance esthétique et de l'exaltation sentimentale individuelles. Un tel art porte le fidèle à la purification des sens - purification signifie ici transfiguration des possibilités individuelles en possibilités personnelles - il le conduit au dépassement amoureux et à la communion personnelle. C'est là le signe distinctif et spécifique du culte orthodoxe: il demeure un baptême dans la vérité, une immersion réelle dans les éléments du monde et une émergence réelle de la vraie vie : non pas une simple aspersion de hautes pensées et d'exhortations morales ».

Christos Yannaras, La liberté de la morale, Genève, Labor et Fides, 1982, pp. 84-8

dimanche 31 août 2008

CHANT ORTHODOXE

BONNE ANNEE LITURGIQUE !

Voilà, j'ai décidé de faire un nouveau blog sur le Chant orthodoxe :
http://chants-orthodoxes.blogspot.com/

Cela pourrait paraître un peu ambitieux mais il s'agit surtout de célébrer la beauté et la profondeur sacrée de la musique liturgique orthodoxe et d'en partager l'amour plus que d'en faire une présentation savante.

C'est un blog d'ailleurs qui reste ouvert à tous et à toutes les contributions si désir il y a.

Je commencerai d'abord par les origines, c'est à dire le chant le plus influent, c'est à dire ce qu'on appelle le chant byzantin qui s'est répandu sur tous les continents mais il y aura place également pour le chant russe. Le peuple russe si créatif et si profondément orthodoxe jusqu'aux vagues successives d'"occidentalisation" a su rapidement "russifier" ce chant des origines et il a à son tour influencé beaucoup des cultures slaves environnantes.

En Occident on trouve ces deux influences et l'on s'applique à former dans les monastères et dans les paroisses des chœurs qui chantent dans l'un ou l'autre style. Des stages, des lieux de formation se développent dans toute la France, des transcriptions de toutes les musiques se font... aussi bien en Europe qu'en Amérique et malgré les tâtonnements et les difficultés l'enthousiasme et l'énergie et les efforts ne font pas défaut. Tout cela mérite d'être connu et encouragé.
A bientôt et bonne écoute !