Les lèvres mensongères font horreur à l'Éternel, tandis que ceux qui agissent avec fidélité lui sont agréables. Proverbes 12:22 «C'est ce qui sort de l'homme qui le rend impur. En effet, c'est de l’intérieur, c'est du cœur des hommes que sortent les mauvaises pensées, les adultères, l'immoralité sexuelle, les meurtres, les vols, la soif de posséder, les méchancetés, la fraude, la débauche, le regard envieux, la calomnie, l'orgueil, la folie. Toutes ces choses mauvaises sortent du dedans et rendent l'homme impur.» Marc 7:20-23 Un témoin fidèle ne ment pas, tandis qu’un faux témoin dit des mensonges. Proverbes 14:5 « Vous, vous avez pour père le diable et vous voulez accomplir les désirs de votre père. Il a été meurtrier dès le commencement et il ne s'est pas tenu dans la vérité parce qu'il n'y a pas de vérité en lui. Lorsqu'il profère le mensonge, il parle de son propre fond, car il est menteur et le père du mensonge. » Jean 8:44 Si les paroles distinguées ne conviennent pas à un fou, les paroles mensongères conviennent d’autant moins à un noble. Proverbes 17:7 « Écarte de ta bouche la fausseté, éloigne de tes lèvres les détours ! Proverbes 4:24 Craindre l'Éternel, c'est détester le mal. L'arrogance, l'orgueil, la voie du mal et la bouche perverse, voilà ce que je déteste. » Proverbes 8:13 « Pierre lui dit : «Ananias, pourquoi Satan a-t-il rempli ton cœur, au point que tu aies menti au Saint-Esprit et gardé une partie du prix du champ? […] Comment as-tu pu former dans ton cœur un projet pareil? Ce n'est pas à des hommes que tu as menti, mais à Dieu.»Actes 5:3-4Mais pour les lâches, les incrédules, les abominables, les meurtriers, les impudiques, les enchanteurs, les idolâtres, et tous les menteurs, leur part sera dans l'étang ardent de feu et de soufre, ce qui est la seconde mort.Apocalypse 21.8
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jeudi 17 octobre 2019

Dialogue courtois entre un avocat et un imam…

Un avocat célèbre a récemment eu une conversation qu'il veut bien raconter-  à qui veut l'entendre (ce n'est pas tout le monde) - avec un représentant de la religion musulmane (ça ne manque pas) qui devrait en intéresser plus d'un :


Le mois dernier, je participais au stage annuel de remise à niveau, nécessaire au renouvellement de mon habilitation de sécurité dans les prisons. Il y avait dans le cursus une présentation par quatre intervenants représentant respectivement les religions Catholique, Protestante, Juive et Musulmane, expliquant les fondements de leurs doctrines respectives. C'est avec un intérêt tout particulier que j'attendais l'exposé de l'imam. La prestation de ce dernier fut remarquable, assortie d'une projection vidéo. À l'issue des présentations, vint le temps des questions/réponses, et lorsque ce fut mon tour, je demandai : 
« Je vous prie de me corriger si je me trompe, mais j'ai cru comprendre que la majorité des imams et autorités religieuses ont décrété le Jihad (guerre sainte), à l'encontre des infidèles du monde entier, et qu'en tuant un infidèle (ce qui est une obligation faite à tous les musulmans), ceux-ci sont assurés d'aller au paradis. Dans ce cas, pourriez-vous me donner la définition de ce qu'est un infidèle ? » 
Sans rien objecter à mon interprétation, et sans la moindre hésitation, l'imam répondit :  « un non musulman » 
Je rétorquais : « Alors permettez-moi de m'assurer que j'ai bien compris : L'ensemble des adorateurs d‘Allah doivent obéir au commandement de tuer quiconque n'appartient pas à votre religion, afin de gagner leur place au paradis, n'est-ce pas ? » 
Son visage qui affichait jusqu'alors une expression pleine d'assurance et d'autorité se transforma soudain en celui d'un garnement surpris la main dans le pot de confiture.
« C'est exact» rétorqua-t-il dans un murmure.  
Je repris : « Eh bien, j'ai beaucoup de mal à essayer de m'imaginer le Pape Benoît XVI exhortant tous les Catholiques à massacrer vos coreligionnaires ou le Pasteur Stanley en faisant autant pour garantir aux Protestants une place au paradis. L'imam se retrouva sans voix !
Je poursuivis : «J'ai également des difficultés à me considérer comme votre ami, lorsque vous-même et vos confrères incitez vos fidèles à m'égorger! » Juste une autre question :
« Choisirez- vous de suivre Allah qui vous ordonne de me tuer afin d'obtenir le paradis, ou le Christ qui m'incite à vous aimer afin que j 'accède, moi aussi, au paradis, parce qu'il veut que j'y sois en votre compagnie ? »
On aurait pu entendre une mouche voler, tandis que l'imam demeurait silencieux. Inutile de préciser que les organisateurs et promoteurs du séminaire de formation à la diversification n'ont pas particulièrement apprécié cette façon de traiter le ministre du culte Islamique et d'exposer quelques vérités à propos des dogmes de cette religion. 
Au cours des trente années à venir, il y aura suffisamment d'électeurs musulmans en notre pays pour installer un gouvernement de leur choix, avec l'application de la Sharia en guise de loi…

samedi 12 janvier 2013

La vie rêvée des Chrétiens au paradis perdu andalou...

On ne répétera jamais assez à quel point cette société idéale de l'Andalousie médiévale dont on nous rebat tant les oreilles, où auraient déjà régné les Lumières avant l'heure et une si enviable tolérance universelle, donc un prétendu modèle pour nos sociétés contemporaines, n'est qu'un mythe d'autant plus dangereux qu'il est constamment relayé sous forme de matraquage par toutes sortes d'instances politiques, religieuses et médiatiques au point que c'est devenu une sorte de dogme indubitable. Il faut faire savoir que la vie des dhimmi, chrétiens et juifs, était majoritairement pour le moins difficile si bien qu'il s'en est suivi une résistance  réelle dont on ne parle jamais, comme si le peuple avait subi avec délices cet asservissement. Il est plus que temps aujourd'hui, quand des groupes djihadistes du Maghreb comme du Moyen-Orient prêchent la reconquête de ce qu'ils considèrent comme leur appartenant de droit, de connaître la réalité des faits et de ce que nous promettent ces fanatiques nostalgiques de leur pouvoir totalitaire oppressif passé, et qu'ils cherchent, déjà sur place,  en Europe, à imposer...




 Le drame des chrétiens mozarabes

"Dès la conquête, Juifs et Chrétiens ont été soumis à la dhimma, un impôt spécial assorti de mesures vexatoires et de brutalités ce qui entretint les ferments de résistance.

 En réalité, les libertés dont peuvent jouir les Chrétiens demeurent très limitées. Les dhimmi doivent respecter très scrupuleusement le pacte conclu avec les vainqueurs. 

Si l'un d'entre eux ne s'acquitte pas du tribut, il peut être réduit en esclavage ou puni de mort. Le pouvoir musulman peut décréter en ce domaine la responsabilité collective de ses sujets chrétiens et supprimer les privilèges accordés à toute la communauté en cas de défaillance de l'un de ses membres.
Les Chrétiens doivent également se garder de toute action pouvant être interprétée comme une provocation par les Musulmans. Ils doivent dissimuler les croix, faire en sorte que, dans les campagnes, les Musulmans ne puissent voir les porcs qu'ils élèvent, car cela est considéré comme une injure faite au Prophète. Quand des troubles éclatent, les communautés chrétiennes en font souvent les frais, comme ce fut le cas lors de la révolte de la garnison arabe de Séville en 891. 
La sécurité des musta'rib (ceux «qui vivent comme les Arabes») est ainsi, parfois, un vain mot. Les dhimmi se voient interdire le port d'une arme; ils ne peuvent monter à cheval et doivent se contenter de mulets ou d'ânes sous peine du fouet et de la prison. Diverses obligations vestimentaires doivent permettre de distinguer les Croyants des «protégés». Ceux-ci doivent s'effacer quand ils croisent dans la rue un fidèle de Mahomet. Leurs maisons doivent être moins hautes que celles de leurs voisins musulmans, ils doivent l'hospitalité à tout Croyant qui la demande et le paiement de la capitation les contraint à se prêter à des rituels humiliants, les dhimmi devant se prosterner devant le percepteur, qui leur assène parfois un soufflet avant de les repousser violemment.
 Les Chrétiens ont conservé la plupart de leurs églises, mais il leur est interdit d'en construire de nouvelles. Le son des cloches est tout juste toléré, à condition d'être le plus discret possible. Les cortèges de funérailles doivent être silencieux, les croix sont confinées à l'intérieur des églises et des maisons privées. Les processions et les cierges sont interdits quant aux cimetières des fidèles des diverses religions, ils doivent être rigoureusement séparés.
Tout Musulman abjurant sa religion pour se convertir à celle du Christ est condamné à mort. La même peine est appliquée à tout Chrétien mettant en cause les croyances transmises par le Coran et la Sunna.


Les discriminations judiciaires font que, pour un crime identique, Musulmans et dhimmi encourent des peines différentes et les indemnités dues aux familles varient du simple au double, voire au triple, selon la confession de la victime et du coupable.  
Les autorités musulmanes respectent généralement les conditions fixées lors de la conclusion du pacte de soumission des dhimmi car elles ont intérêt à ménager une population procurant une ressource fiscale précieuse mais, à l'inverse, le peuple des «vrais Croyants», soumis à l'influence des prédicateurs malékites locaux, se montre beaucoup plus hostile, et les muwalladun, les nouveaux convertis, sont parfois les plus intransigeants vis-à-vis de leurs anciens coreligionnaires.

Les discriminations et vexations subies quotidiennement vont contribuer au développement d'une volonté de résistance. Celle-ci est d'abord spirituelle et s'exprime à travers le recours au martyre. Le moine Perfectus, qui a dénoncé Mahomet comme un imposteur, est ainsi exécuté mais la mort rapide de celui contre qui il a lancé une malédiction, contribue à entretenir un climat d'exaltation religieuse qui explique, au milieu du IXe  siècle, l'épisode des «martyrs de Cordoue ». Le mouvement qui pousse alors de nombreux Chrétiens au martyre dure ainsi pendant près d'une dizaine d'années, jusqu’à l'exécution de Saint Euloge, égorgé en 859.



La résistance n'est pas seulement spirituelle et l'histoire d'AI-Andalus est ponctuée de nombreuses révoltes. Outre celles des Berbères, de certains clans arabes associés à la conquête ou des muwalladun  fraichement convertis, il faut compter aussi avec celles des Mozarabes. Tolède se soulève ainsi en 852 et peut bénéficier pendant trois quarts de siècle d'une large autonomie. Mérida entre également à plusieurs reprises en rébellion au cours du IXesiècle. La dissidence la mieux connue et la plus importante par son ampleur et sa durée est celle d'Omar ibn Hafsun, qui persiste de 879 à 927. Le chef rebelle installe une base inexpugnable à Bobastro, véritable nid d'aigle de la Serrania de Rondo et lance à partir de là de multiples raids jusqu'à Séville, Cordoue, Grenade et Jaén, en regroupant sous son autorité muwaladun mécontents et Mozarabes. Lui-même converti, il se rallie au christianisme en 898 et, après sa mort, son fils poursuit pendant plusieurs années la résistance. La révolte armée demeure cependant le plus souvent vouée à l'échec et c'est le choix de l'exil que font certains. Ils partent vers la marche d'Espagne, la future Catalogne, établie par les Carolingiens au début du IXe siècle, ou vers le nord-ouest de la péninsule, vers le réduit asturien où se développe un petit royaume appelé à constituer l'un des premiers noyaux de la reconquête à venir. En 872, des réfugiés fondent ainsi le monastère de Sahagùn qui sera bientôt l'un des grands centres de rayonnement ibérique.
Au fil du temps, l'arrivée de ces Mozarabes dans les royaumes chrétiens du nord contribue au développement d'un idéal de lutte contre l'Islam, perçu comme la Bête qui orne les Commentaires que le moine Beatus de Liébana fait alors de l'Apocalypse  de Saint-Jean. Le pouvoir musulman veille également à l'éloignement des populations insoumises et quelques indices laissent supposer l'existence de déportations massives vers l'Afrique du Nord, un procédé généralisé par les Almoravides au cours du XIIe siècle.

Les spécialistes ne sont pas pleinement d'accord à propos de l'évolution respective des communautés chrétienne et musulmane, mais il semble admis que l'équilibre qui s'était maintenu, quant au volume de la population, en faveur des Mozarabes jusqu'au début du Xe siècle se trouve inversé à la fin de celui-ci. En 1126 cependant, les Mozarabes de Grenade se révolteront contre les nouveaux maîtres almoravides de l'Espagne musulmane et appelleront à leur secours le roi d'Aragon, mais celui-ci ne remporte qu'une victoire sans lendemain et ne peut s'emparer de la ville. Les rebelles sont alors contraints de se replier avec Alphonse le Batailleur jusqu'à la vallée de l'Èbre où ils vont contribuer au peuplement chrétien d'une région restée très longtemps musulmane et où les Mudejares devenus les Morisques demeureront nombreux jusqu’au début du XVIIe siècle" (extrait d'un article de Jean Kappel) 

jeudi 8 novembre 2012

Anba Tawadros II rejette l’idée d’une religion d’Etat

Sur le Blog Copte :

Le nouveau patriarche copte d’Egypte Anba Tawadros II a affirmé qu’il rejetterait la future Constitution si celle-ci imposait une religion d’Etat dans ce pays majoritairement musulman, a rapporté mardi la presse égyptienne.
Anba Tawadros II, dont la communauté est de plus en plus inquiète face au pouvoir islamiste, a par ailleurs appelé les chrétiens à ne pas quitter le pays, soulignant qu’ils coexistent depuis des siècles avec les musulmans. « Une Constitution qui suggère l’imposition d’une religion d’Etat en Egypte est absolument rejetée », a-t-il dit à des journalistes lundi, au lendemain de sa désignation comme patriarche, a rapporté le quotidien indépendant Al-Watan.
La rédaction de la future Constitution égyptienne, sur laquelle la commission constituante devrait se prononcer dimanche, est à l’origine de fortes tensions.
Les fondamentalistes musulmans réclament qu’elle fasse des « préceptes de la charia » le fondement de la législation, une perspective vivement rejetée par les milieux libéraux et laïques.
La Constitution en vigueur sous Hosni Moubarak, suspendue l’an dernier après sa chute, se limitait à se référer aux « principes » de la loi islamique comme « source principale » de la législation, une formulation plus souple considérée comme un moindre mal par certains libéraux. (source)


mardi 23 octobre 2012

Du mythe d'Al Andalus


Quelle cohabitation avec quelle tolérance ?
La colonisation française a duré 132 ans, l'occupation musulmane en Espagne a duré 781ans.
Dans le premier cas on ne cesse de rabâcher les méfaits de la présence française et de glorifier la juste lutte du peuple "algérien" pour son indépendance, cependant que de l'autre on ne cesse de vanter les mérites de la domination musulmane sur l'Espagne et de considérer la 'Reconquista' comme illégitime... La 'Reconquista' n'aurait donc pas été la juste lutte d'un peuple dominé pour retrouver sa liberté et son identité et le droit d’un peuple à disposer de lui-même ?

Le peuple espagnol aurait tiré plus de bénéfices  que d'inconvénients à subir la loi islamique ? Quel est ce mythe ? Par qui est-il entretenu ? Quels intérêts sert-il ?
Lisez l'interview de Serafín Fanjul, l'un des plus prestigieux arabistes espagnols. Ancien directeur du Centre culturel hispanique du Caire, professeur de littérature arabe à l’Université autonome de Madrid, membre de l’Académie Royale d’Histoire depuis 2011 et qui a consacré sa vie à l’étude de l’Islam comme phénomène religieux, sociologique, économique et politique.

Deux poids, deux mesures. 

De la part de musulmans nostalgiques de leur empire perdu, on peut comprendre tout à fait un discours valorisant la domination passée...  sauf que la "civilisation" musulmane contemporaine ne peut en rien prétendre apporter au monde occidental ni de nouvelles connaissances scientifiques, techniques ou philosophiques, ni le raffinement oriental (réservé aux princes tout de même) du mode de vie d'une certaine époque, ni la moindre créativité artistique...  Ce n'est pas l'édification de mosquées visibles par tous, de plus en plus grades et nombreuses en Europe, l'installation et la prolifération volontaristes (semble-t-il) de population dans les grandes métropoles jusque dans les campagnes les plus reculées, le port ostentatoire de vêtements associés à la culture islamique,  l'imposition croissante de coutumes alimentaires religieuses et d'une division sexuelle de la société tout cela dans un esprit revanchard stratégique évident qui peut redorer un blason perdu il y a longtemps...  Mais ceci peut expliquer cela.

Du côté européen c'est  incompréhensible...

On ne peut comprendre cette cécité volontaire sur le passé qui veut justifier et légitimer la force guerrière pour soumettre et dominer un peuple, lui imposer ses valeurs et son mode d'organisation sociale, ses mœurs.
 De la même façon il est absolument sidérant que des femmes européennes valorisent d'une quelconque manière une religion et un mode de vie qui ne visent qu'à les assujettir à un homme, faute de quoi n'appartenant à personne elles appartiennent à tous et chaque homme peut en faire ce que bon lui semble car c'est ainsi que c'est dans les têtes et dans la réalité ! Car c'est cela la fonction du voile de tout temps - (malgré tous les détournements possibles de la part des femmes) :  le marquage public d'une clôture, l'emballage d'un objet, pour en signaler, en l'enfermant dans un vêtement hermétique, la propriété exclusive. Le voile par conséquent signale publiquement celle qui appartient déjà à un homme, en lui opposant implicitement celle qui n'étant pas voilée, et s'offrant ainsi aux yeux désirants de tous les mâles, peut être légitimement considérée comme s'offrant à tous donc comme une prostituée disponible en puissance.

L'influence de cette mentalité exogène est déjà notable dans le métissage dont on nous vante tant les mérites : dans la façon grossière voire ordurière, dont les jeunes gens mâles pensent pouvoir désormais s'adresser aux jeunes filles qu'ils croisent dans les rues des villes. Dans les bagarres entre filles et garçons dans les établissements scolaires où les garçons n'hésitent plus à frapper  avec leurs poings voire leurs pieds les filles que les reliquats de notre culture médiévale courtoise incitaient plutôt à protéger naguère.

De quelle cohabitation peut-on rêver ? Selon quel équilibre ? De quelle mutuelle et réciproque tolérance parle-t-on ?

Dans les pays majoritairement musulmans, la condition du chrétien est de plus en plus "problématique" et les persécutions croissantes qui semblent encore plus violentes depuis la pseudo démocratisation de ces pays ne laissent guère d'autre alternative que celle du martyre ou de l'exil. En fait tout le monde (?) voit bien désormais que les mouvements d'"opposition" et de "libération" du "printemps arabe" tant vantés par l'occident, sont pour la plupart monopolisés par des mouvements islamistes violents et sectaires qui ont enfin trouvé le moyen de s’"exprimer" en effet - et surtout par les armes -  c'est à dire d'opprimer librement les plus faibles jusqu'à leur élimination physique avec la volonté même d'éradiquer leur mémoire de leur propre  terre natale depuis des siècles pourtant...


Eu égard à la réalité de cette mythique tolérance, que vaut la diplomatie de nos hiérarques orthodoxes, suivant encore une fois l'exemple papal, quand ils offrent des Corans de valeur aux représentants officiels de l'Islam dans leur pays - descendants de leurs persécuteurs - alors que par ailleurs ils convoquent la police qui intervient sans ménagement contre des zélotes parfaitement orthodoxes au demeurant, irritants certes par leur entêtement à ne pas vouloir commémorer leur supérieur hiérarchique lors de leurs offices mais cantonnés dans une péninsule lointaine  qui, pour être sacrée, reste largement en dehors de l'actualité...?
Est-ce que l'école de théologie de Halki est réouverte ?
Est-ce que cela empêche les projets de transformation d'église multiséculaires en mosquées ?


L'on n'a guère vu que cela mettait un frein définitif aux persécutions des Chrétiens au Moyen Orient ni en Turquie ni ailleurs. Cela semble aussi vain que le refuge que les uniates pensaient trouver  jadis auprès de la Papauté...
D'autre part à quoi sert-il que les Arabes chrétiens aient participé de toutes leurs forces activement à la libération de leur pays du joug étranger ? 
A quoi sert-il qu'ils aient travaillé de toute leur intelligence pour servir au développement de  leur pays bien aimé ?
A quoi cela sert-il qu'ils aient sincèrement et avec conviction défendu et magnifié la culture arabe dont ils se se sentent entièrement partie prenante tout en se revendiquant légitimement chrétiens. (c'est à dire d'une foi plus ancienne que l'islam) ?

Mais cela ne rebute pas les touristes qui continuent d'affluer pour visiter l’Égypte des pyramides (tellement mystérieuse et fascinante cette Egypte, n'est-ce pas ?) ; les recherches archéologiques font de nouvelles découvertes tous les ans pour l'intérêt de tous les amateurs du monde entier, les romans historiques à thème pharaonique prolifèrent  et se vendent comme des petits pains...  mais les Coptes, qui sont les vivants descendants de cette culture antique, sont toujours persécutés... et très peu d'occidentaux s'intéressent à leur situation de plus en plus difficile. Certes ils ne pratiquent plus la religion des pharaons mais ils ont dans leur héritage ethnique, linguistique et artistique beaucoup à transmettre spirituellement au monde entier. Ils ne sont pas que des trieurs de décharges publiques...

L'Apartheid à leur égard n'est dénoncé par personne. Pas de boycott comme naguère vis à vis de l'Afrique du sud. Le mépris, les insultes, les persécutions, les conversions forcées, les viols, les massacres qui font partie de la routine et qui s'exacerbent quand les conditions socio-politiques se dégradent dans n'importe quel sens, suscitent moins d'indignation que l'enfermement pour deux ans de deux militantes athées après un happening "musical" dans une cathédrale....


Laissez un peu tomber la plongée et les pyramides !

jeudi 16 septembre 2010

La guerre sainte du point de vue byzantin [4]

La véritable guerre sainte, invisible = le combat spirituel
ο πνευματικός πόλεμος 



"L'attitude byzantine envers la guerre peut être mieux comprise dans le contexte de la manière dans laquelle ils voyaient le monde et la vie en général. Ce monde et la vie qu'elle portait étaient fragiles et éphémères. La seule réalité permanente se trouvait dans un autre monde, le Royaume des cieux. L'empire sur la terre était un simple reflet de celui des cieux, et l'empereur était appelé à imiter le Seigneur du Ciel. En dessous de Dieu, il se devait d'assurer le bien-être de ses sujets et de les protéger contre tous les dangers, à l'intérieur et l'extérieur. L'Église avait un rôle différent. Jésus avait dit à ses disciples qu'il pourrait faire appel à des légions d’anges pour se sauver de la mort17 mais Il ne le fit pas, et son Église ne doit pas plus le faire.


 Contrairement à sa sœur latine, l'Église byzantine laissait l'appel aux armes et la l’engagement de la guerre, même contre les hérétiques les plus pernicieux et destructeurs et les infidèles au gouvernement impérial. Mais elle prenait la tête d’un autre genre de lutte, celui pour les âmes des fidèles, une lutte non contre les ennemis de l'homme, mais contre les puissances cosmiques et les forces supra humaines du mal18. Pour les chrétiens byzantins il s'agissait d'une forme de guerre qui pourrait être appelé sainte, même si je n'ai pas trouvé l'utilisation explicite de ce terme. Le concept du chrétien impliqué dans un combat contre les forces du mal remonte, bien sûr, à Saint Paul, si ce n'est avant19.


Bien que chaque chrétien  se dût de résister aux assauts du diable, les moines étaient les troupes de première ligne dans la guerre contre les légions de Satan. Nuit et jour, selon Grégoire de Nazianzos, le moine doit lutter dans le combat spirituel (pneumatikos polemos) 20.


St Jean Chrysostome dit à son auditoire que la guerre contre les démons est difficile et sans fin21.
Le combat spirituel est un thème récurrent dans les vies de saints22. Des démons sous des formes variées, des hyènes aux dragons, y attaquent sauvagement les saints parmi lesquels on compte Théodore d'Edesse, Gregoire de Dekapolis, Joseph le psalmiste, Jean Psychaites, Isidore, l’abbesse Sarah, et de nombreux autres23. Histoire après histoire on raconte  leurs luttes incessantes contre les forces du péché et des ténèbres.
Les démons, pour leur part, prennent la guerre au sérieux. Ils apparaissent en ordre de bataille, en phalanges de cavalerie et d'infanterie qui font volte-face en formation. Les récits les montrent portant des cuirasses de fer et munis d’arcs, de flèches et d'autres missiles24. Ils commencent leur progression contre Saint Ioannikios en bon ordre, faisant un vacarme épouvantable ; ils sont organisés en ordre de bataille, poussent  leur cri de guerre, et tirent un flux régulier de flèches sur lui. Tout cela le Saint le repousse par le signe de la croix. Sous le commandement de leur stratège, Satan, les démons se sont déployés eux-mêmes avec  leurs phalanges en une véritable ligne de bataille (parataxe), tout comme font  les forces armées de l'empereur25. Comme le prescrivent les manuels militaires, ils feignent la retraite, crient des insultes de loin, se regroupent, et reviennent à l’attaque. Le saint les repousse avec une croix en bois faite sur place, mais l'effort le laisse épuisé. Un moine du Skite entend une sonnerie de trompette de guerre signalant que les démons se préparent à l'attaquer et le forcer à quitter sa prière26.


Pour faire face à de tels adversaires, le moine doit se faire soldat. Syméon rappelle à ses moines qu'ils ont été appelés à combattre contre des ennemis invisibles. Ils ont répondu à l’appel et pris leur place dans les rangs des soldats du Christ27. Les moines n'ont pas attendu d'être attaqués ; ils ne sont pas contentés de garder le fort, mais ils ont porté la guerre dans le territoire du diable et l’ont combattu sur son propre terrain, dans le désert et dans d'autres endroits sauvages, abandonnés. Beaucoup se sont installés dans le désert où vivaient les démons28. Daniel le Stylite apprend que les démons se cachent dans une vieille église. Il s’y rend immédiatement pour se battre avec eux « comme un  brave soldat s’arme pour la bataille contre une armée de barbares » tenant l'invincible arme de la croix29." (à suivre)


(Version française de Maxime le minime)
d'après Defenders of the Christian People: Holy War in Byzantium
By George T. Dennis 
un extrait de Les croisades du point de vue de Byzance et du monde musulman
édité par Angeliki E. Laiou et Mottahedeh Parviz Roy
publié par Dumbarton Oaks Research Library and Collection
Washington, D.C.



lundi 13 septembre 2010

Les croisades du point de vue de Byzance et du monde musulman [1]

Les défenseurs du peuple chrétien : Guerre sainte à Byzance [1]







"Pour la plupart des gens civilisés, le terme de guerre sainte est une contradiction dans les termes. Quel motif religieux pourrait bien transformer la destruction et le massacre de milliers d’ êtres humains en un acte saint et méritoire ? Mais, comme nous le savons, la religion a trop souvent servi de prétexte à la violence. Avant d'aller plus loin, toutefois, nous devrions nous accorder sur une définition de la guerre sainte. Trois critères, je crois, sont essentiels. Une guerre sainte a été déclarée par une autorité religieuse compétente, les exemples évidents étant du côté chrétien un pape ou un calife du côté musulman. L'objectif doit être religieux ; à nouveau, deux exemples évidents sont la protection ou le rétablissement de sanctuaires ou de la conversion forcée ou l'assujettissement d'autrui à votre religion. Il pourrait, bien sûr, y avoir d'autres objectifs. Enfin, on promet à ceux qui participent à la guerre sainte une récompense spirituelle, comme la remise de leurs péchés ou l'assurance d'une place au paradis1.
Dans le monde autour de la Méditerranée, deux formes de guerre sainte ont émergé. En premier, le Jihād Musulman. On a beaucoup écrit à ce sujet, et je tiens seulement à souligner ses caractéristiques marquantes2 Le Jihād est pour la communauté musulmane un devoir religieux de propager l'Islam, en employant la contrainte sous toutes ses formes selon les besoins, jusqu'à ce que le monde entier professe l'islam ou soit soumis à ses lois. À certains moments, surtout quand le calife, ou toute autre autorité religieuse, le proclame, cette obligation prend la forme d'un conflit armé. Ceux qui meurent dans la lutte sont acclamés comme martyrs et on pense qu'ils vont tout droit au paradis. On peut trouver des traces de la doctrine du Jihād dès les premiers jours de l'Islam, mais peut-être pas directement à Mahomet lui-même. Le Jihād n’est pas devenu l'un des cinq piliers de l'Islam, mais il a été maintenu en vigueur par la prédication et l'attrait de l'idéal du martyre et du paradis et les récompenses les plus tangibles du butin et du pillage. En substance, il était agressif et inclina à la conquête. Bien sûr, toutes les guerres menées par les puissances musulmanes, y compris celles contre les non-croyants, n’ont été des guerres saintes. Beaucoup ont été simplement tribales, ethniques, nationales, voire des conflits dont les racines provenaient souvent de l'époque préislamique.

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En Europe occidentale, l'idée d'une guerre sainte se développa plus tard et pour des raisons différentes.
Tant de choses ont été écrites à ce sujet qu'il n'y a pas besoin d'entrer dans les détails3 D'abord, nous devons nous rappeler que ce que nous appelons une croisade, en particulier durant le premier siècle, fut un pèlerinage, et ceux qui y ont pris part étaient des pèlerins, c'était un saint voyage (iter, passagium), pas une guerre sainte. Elle était considérée essentiellement comme défensive, c'est-à- dire que des escortes armées étaient chargées de protéger les pèlerins en route pour les lieux saints de la chrétienté et devaient récupérer ou défendre les lieux saints en Palestine. Ce caractère défensif faisait la différence avec le Jihād, de même que le fait qu'il ne préconisait pas l'imposition par la force du christianisme aux autres. Dans les siècles suivants, il est vrai, et pour certains participants, il prit un caractère plus belliqueux. Il suffit de rappeler les croisades dite des Albigeois ou celle qui a saccagé Constantinople en 1204. Pourtant, l'idée d'utiliser la force pour convertir l'infidèle était, à quelques exceptions près, étrangère au christianisme, de l'Est et de l'Ouest. Mais les Croisades ont été proclamées par la plus haute autorité religieuse à l’Ouest, le pape, elles ont été dirigées dans un but religieux, la protection des chrétiens en Orient et la récupération et la défense des lieux saints, et ceux qui ont pris part ont eu la promesse de récompenses religieuses, en particulier la rémission des péchés.




Pour les Byzantins, il faut le dire dès le départ, les idées et les formes de la guerre sainte, Jihād ou  croisade, étaient odieuses4. Ils rejetaient absolument l’un comme l’autre. Premièrement, le Jihād. Ils ne le comprenaient pas. Ce qui motivait les armées de l'Islam, ainsi que les Byzantins l'ont vu, a été l'espoir du butin et un amour barbare des combats. Selon Léon VI, « Les Sarrasins ne partaient pas en campagne avec un sens du service et de la discipline militaires, mais plutôt par amour du gain et de la licence ou, plus exactement, dans le but de piller au nom de leur foi. » 5. Léon les rejette comme des « barbares et infidèles » uniquement préoccupés  de pillages6. L’immense majorité d'entre eux venaient de Syrie et de Palestine, « inconscients des dangers de la guerre, avec nulle autre intention que de piller » 7. Les auteurs byzantins, du septième au quatorzième siècle, répètent ces accusations, car ils professent leur répugnance absolue pour la doctrine du Jihād. Dans leurs polémiques contre l'islam ils critiquent avec véhémence le Jihād comme à peine plus qu’une licence pour le meurtre  injustifié et un prétexte pour piller8. Les Byzantins, en revanche, s’il leur arrivait  de se livrer au massacre et au pillage, ne les justifiaient jamais au nom de la religion.
En ce qui concerne les croisades, il suffit d'écouter Anna Comnène, qui abhorrait la fois le mouvement et beaucoup de ses participants9.  Cependant, certains Byzantins firent bon accueil aux Occidentaux au début. Ils étaient, après tout, d’autres chrétiens, bien que peut-être quelque peu approximatifs dans leurs enseignements et leurs pratiques. L'Empereur Alexis les a traités d’une manière civile presque cordiale, mais il a toujours été nerveux au sujet de ce qu'ils pourraient faire, et il leur a fourni une assistance militaire à travers l'Asie Mineure. Mais, en général, les Byzantins ne semblaient jamais à comprendre pourquoi tous ces chevaliers occidentaux et leurs partisans  marchaient à travers leurs terres. La restitution de Jérusalem à la domination chrétienne était peut-être un objectif louable, mais ça valait-il un tel effort, aussi immense, rempli de tant de périls et d’incertitudes et réalisé avec une telle brutalité ? Constantinople, après tout, était la Nouvelle Jérusalem, la vraie ville sainte. Les Byzantins, toujours pratiques, étaient bien plus intéressés par la possession d'Antioche en raison de sa position stratégique importante que de mettre la main sur Jérusalem avec toute sa valeur sentimentale. Le pèlerinage, ils comprenaient, et la guerre, ils comprenaient, mais la conjonction des deux, ils ne comprenaient pas. Ils ont été tout à fait consternés par la prédication de Saint Bernard et son appel à l'extermination de l'infidèle (delenda penitus), ainsi que son affirmation selon laquelle tuer un ennemi du Christ n'était pas un homicide, mais malecide10.



Et qu'auraient-ils pensé de la règle qu'il rédigea pour les Templiers, des moines qui portaient des armes meurtrières dans la bataille?11 Les Byzantins en vinrent bientôt à croire que les guerriers de l’ouest n’avaient rien de moins à l'esprit que la conquête de l'empire, et les événements de 1204 ont prouvé qu'ils avaient raison. Finalement, ils en sont venus à détester les Latins autant, voire plus, que les musulmans. Si jamais les Latins rapportaient leurs expéditions à la «guerre sainte », ce terme, c’est clair, n'aurait pas été apprécié par les Byzantins."(à suivre)
(Version française de Maxime le minime)
d'après Defenders of the Christian People: Holy War in Byzantium
By George T. Dennis 
un extrait de Les croisades du point de vue de Byzance et du monde musulman
édité par Angeliki E. Laiou et Mottahedeh Parviz Roy
publié par Dumbarton Oaks Research Library and Collection
Washington, D.C.
NB : une page de notes paraîtra ultérieurement de façon séparée.