Les lèvres mensongères font horreur à l'Éternel, tandis que ceux qui agissent avec fidélité lui sont agréables. Proverbes 12:22 «C'est ce qui sort de l'homme qui le rend impur. En effet, c'est de l’intérieur, c'est du cœur des hommes que sortent les mauvaises pensées, les adultères, l'immoralité sexuelle, les meurtres, les vols, la soif de posséder, les méchancetés, la fraude, la débauche, le regard envieux, la calomnie, l'orgueil, la folie. Toutes ces choses mauvaises sortent du dedans et rendent l'homme impur.» Marc 7:20-23 Un témoin fidèle ne ment pas, tandis qu’un faux témoin dit des mensonges. Proverbes 14:5 « Vous, vous avez pour père le diable et vous voulez accomplir les désirs de votre père. Il a été meurtrier dès le commencement et il ne s'est pas tenu dans la vérité parce qu'il n'y a pas de vérité en lui. Lorsqu'il profère le mensonge, il parle de son propre fond, car il est menteur et le père du mensonge. » Jean 8:44 Si les paroles distinguées ne conviennent pas à un fou, les paroles mensongères conviennent d’autant moins à un noble. Proverbes 17:7 « Écarte de ta bouche la fausseté, éloigne de tes lèvres les détours ! Proverbes 4:24 Craindre l'Éternel, c'est détester le mal. L'arrogance, l'orgueil, la voie du mal et la bouche perverse, voilà ce que je déteste. » Proverbes 8:13 « Pierre lui dit : «Ananias, pourquoi Satan a-t-il rempli ton cœur, au point que tu aies menti au Saint-Esprit et gardé une partie du prix du champ? […] Comment as-tu pu former dans ton cœur un projet pareil? Ce n'est pas à des hommes que tu as menti, mais à Dieu.»Actes 5:3-4Mais pour les lâches, les incrédules, les abominables, les meurtriers, les impudiques, les enchanteurs, les idolâtres, et tous les menteurs, leur part sera dans l'étang ardent de feu et de soufre, ce qui est la seconde mort.Apocalypse 21.8
Affichage des articles dont le libellé est St Maxime le Confesseur. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est St Maxime le Confesseur. Afficher tous les articles

vendredi 17 novembre 2023

LE CORPS COMME ESPACE RITUEL par Père Maximos Constas

Sur la Mystagogie de saint Maxime le Confesseur

L’Église de Dieu est comme un être humain, ayant la nef pour corps, le sanctuaire pour âme et l’autel divin pour esprit. Ainsi, l’Église est l’image et la ressemblance d’un être humain créé selon l’image et la ressemblance de Dieu (Gen.1:27). A travers le corps de sa nef, l'église expose la philosophie morale ; à travers l'âme de son sanctuaire, l'Église explique spirituellement la contemplation naturelle ; et à travers l'esprit de son autel divin, elle entre dans la théologie mystique.



"Mystagogie" = initiation aux mystères
• Une nouvelle façon de voir
• Éléments formels de la liturgie + Pratiques établies d'ascèse et de spiritualité
• 1) Mouvement de la liturgie + Étapes du progrès spirituel
• 2) Structure de l'Église + Structure de la personne humaine
• Espace rituel de l'église = Espace intérieur du corps
• La liturgie visible dans l'église manifeste la liturgie invisible dans l'âme




dimanche 21 janvier 2018

DIEU RECONNAÎTRA LES SIENS …

…et les hommes iniques finissent également par reconnaître les élus de Dieu, certes avec quelque regrettable retard cependant…

L’histoire de l’Église regorge d’injustices et de scandales et la liste est longue certes…

Çà et là des laïcs chassent voire persécutent leur prêtre, ou bien des prêtres imposent leur scandaleuse conduite pécheresse à leurs fidèles… d’ambitieux comploteurs laïcs soutenus par leur hiérarque carriériste manigancent, font de faux témoignages et élaborent des dossiers iniques pour parvenir à chasser un évêque qui n’est tout simplement pas de leur goût… De faux prophètes, entraînent à leur perte de naïfs dévots aveuglés par de faux mérites… Des laïcs animés par le moindre appât du gain détournent à leur profit des biens de l’Église… Des prêtres confondant les biens de l’Église, obtenus par la générosité des fidèles avec leurs dons, s’arrogent le droit d’en disposer à leur guise et le dilapident selon leur fantaisie… Des hiérarques et des prêtres apostats imposent leurs fausses doctrines à leur troupeau et les menacent d’excommunication si elles ne se rangent pas docilement à leur hérésie… De faux starets tyrannisent voire torturent psychiquement leurs disciples en toute impunité, profitant du prestige de leur habit (qui ne fait pourtant pas forcément le moine) … Des illuminés nageant dans l’illusion spirituelle entraînent des naïfs dans la noyade spirituelle… etc.

Mais la vérité finit, tôt ou tard par se savoir et même l’histoire de l’Église inscrit régulièrement tout au long des siècles, dans ses synaxaires et ses calendriers de fêtes, une liste innombrable de saints martyrs, de saints confesseurs, de saints thaumaturges, qui ont eu à subir l’absence de discernement, la jalousie, l’injustice voire la persécution et la cruauté de leurs contemporains, prétendus « frères « ou « pères » mais leur patience, c’est à dire leur constance à supporter l’épreuve et la souffrance connues seulement de quelques pieux fidèles, a fini par être reconnue de tous, même de ces hiérarques plus gestionnaires, administrateurs ou diplomates que pasteurs spirituels, si bien que le peuple a pu plus tard, sans retenue, célébrer leur mémoire, leur écrire des acathistes, et solliciter par leurs bénéfiques prières leur aide auprès de Dieu…



St Maxime, parmi bien d'autres, a été de ceux-là, lui que renia, exclut et condamna l'immense majorité des hiérarques et gens de pouvoir dans tout un empire, à qui on a eu la cruauté ( qui n'eut rien à envier à celle des djihadistes…) de couper la langue et la main pour le réduire au silence.
Cependant cette barbarie a été vaine, car nous avons l'incommensurable bonheur d'avoir ,plusieurs siècles après son martyre, une considérable somme d'écrits inestimables qui, désormais reconnus par tous, font partie des fondements mêmes de la théologie  orthodoxe.

St Maxime Le Confesseur, à la foi indomptable et sans concessions,  prie Dieu pour nous !
Maxime Martinez

samedi 20 janvier 2018

FÊTE DE ST MAXIME LE CONFESSEUR


« Même les passions deviennent bonnes chez les zélés quand les détachant sagement des choses corporelles ils les dirigent vers l’acquisition des choses du ciel » (Qu.LXV,PG 90, 756B, LS 279)
Par les prières de Saint Maxime
Notre Seigneur et notre Dieu vous guide et vous garde tous, frères et sœurs orthodoxes !


ST MAXIME, mon saint patron, prie Dieu pour moi misérable pécheur


Troparul Sf. Maxim Marturisitorul (21 ianuarie)

Călăuzitorule al ortodoxiei, învățătorule al dreptei-credințe și al curației, luminătorule, al lumii - podoaba monahilor, cea de Dumnezeu insuflată, Maxime, înțelepte, cu învățăturile tale pe toți i-ai luminat, alăută duhovnicească, roagă-te lui Hristos Dumnezeu să se mântuiască sufletele noastre.

Tropaire de Saint Maxime Le Confesseur  

Berger de l'Orthodoxie, maître de la droite vénération de Dieu et de la tempérance, luminaire de l'univers, splendeur des moines, inspiré de Dieu, ô sage Maxime, 
lyre vibrant au souffle de l'Esprit qui par tes enseignements nous as tous illuminés, intercède auprès du Christ notre Dieu pour qu'Il sauve nos âmes.

Kondakion de Saint Maxime Le Confesseur

L'ami de la Trinité le grand Maxime qui enseigna clairement la divine foi pour glorifier le Christ en deux natures, deux volontés, deux énergies, vénérons-le comme il se doit, fidèles, par des cantiques en disant : Réjouis-toi très saint et très brillant héraut de la vraie Foi
.


Acathiste à St Maxime en roumain 

dimanche 6 août 2017

" Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j'ai mis toute mon affection : écoutez-le !


`
LA TRANSFIGURATION par ST MAXIME LE CONFESSEUR : 
« Ainsi quelques-uns des disciples du Christ, auxquels il arriva de monter et d'être élevés avec Lui sur la montagne de sa manifestation par la diligence de la vertu, Le voyant transfiguré et inaccessible par la lumière du visage, frappés de stupeur par la splendeur des vêtements, et Le sachant devenu plus auguste, par l'honneur d'avoir avec Lui de chaque côté Moïse et Élie, passèrent de la chair à l'esprit avant de déposer la vie de la chair, par l'altération des opérations sensibles qu'opéra en eux l'Esprit , arrachant les voiles des passions de leur faculté intellectuelle ; par lequel, ayant été purifiés dans les sens de l'âme et du corps, ils furent instruits des raisons spirituelles des mystères qui leur avaient été manifestés. Ils apprirent mystiquement que l'éclat tout heureux jaillissant en brillant du visage à la manière d'un rayon visible, est, comme triomphant de toute opération des yeux, le symbole de sa divinité au-dessus de l'intelligence, du sens, de l'essence et de la connaissance - cela, du fait qu'Il n'avait ni figure ni beauté - et à connaître le Logos devenu chair par sa beauté au-dessus des fils des hommes. Il dit aussi : « Il a été donc dit plus haut que par la splendeur, semblable à la lumière, du visage du Seigneur, les trois fois bienheureux apôtres ont été conduits mystiquement, d'une manière inexprimable et inconnaissable, vers la puissance et la gloire de Dieu, absolument insaisissable à tous les êtres ; et ils ont appris que la lumière qui parut à leurs sens est le symbole de ce qui est caché et invisible. Car de même qu'ici le rayon de lumière qui eut lieu triomphe de l'opération des yeux, leur demeurant insaisissable, de même là Dieu dépasse toute puissance et opération d'intelligence, ne laissant aucune trace, en étant pensé, dans celui qui tente de Le penser . »

Tu t'es transfiguré sur la montagne
ô Christ notre Dieu
montrant à tes disciples ta Gloire
autant qu'ils pouvaient l'assumer
Fais aussi briller sur nous les pécheurs 
ta Lumière éternelle
par les prières de la Déipare
Donateur de Lumière Gloire à Toi !


Troparul Schimbării la Faţă a Domnului nostru Iisus Hristos, glasul al 7-lea:
Schimbatu-Te-ai la Faţă în munte, Hristoase Dumnezeule, arătându-le ucenicilor Tăi slava Ta, pe cât li se putea. Străluceşte şi nouă, păcătoşilor, lumina Ta cea pururea fiitoare, pentru rugăciunile Născătoarei de Dumnezeu, Dătătorule de lumină, slavă Ţie.




jeudi 21 janvier 2016

ST MAXIME LE CONFESSEUR, prie Dieu pour nous !





Guide de l'orthodoxie, maître de piété et de sainteté
Luminaire de l'univers, ornement des pontifes
inspiré de Dieu, sage Maxime, 
par tes enseignements tu as illuminé de monde entier
ô Lyre de l'esprit
Prie le Christ notre Dieu de sauver nos âmes


















et également de J-C Larchet


Introductions aux œuvres de saint Maxime : 
  • Ambigua, Éditions de l’Ancre, Paris-Suresnes, 1994 ; Lettres, Cerf, Paris, 1998 ; 
  • Opuscules théologiques et polémiques, Cerf, Paris, 1998 ; 
  • Questions et difficultés, Cerf, Paris, 1999 ; Questions à Thalassios, Cerf, Paris, coll. "Sources chrétiennes", 2011.
  • Questions à Thalassios Volume 1, 2 et 3 introduction et notes par Jean-Claude Larchet, traduction par Françoise Vinel Cerf , Paris collection Sources chrétiennes  





samedi 7 mars 2015

Les vertus du corps et les vertus de l'âme selon St Maxime le Confesseur


Parmi les vertus, les unes sont du corps, les autres de l’âme. 
Les vertus du corps sont ainsi le jeûne, les veilles, le coucher à même la terre, le service des autres, le travail des mains pour n’être à charge à personne ou pour partager, etc. 
Les vertus de l'âme sont l’amour, la patience, la douceur, la tempérance, la prière, etc. 
Si donc, par quelque nécessité ou quelque état du corps, comme la maladie ou autre chose, il nous arrive de ne pas pouvoir mener à bien les vertus corporelles dont nous avons parlé, nous avons le pardon du Seigneur, qui connaît les causes. Mais si nous ne menons pas à bien les vertus de l’âme, nous n'aurons aucune justification, car elles ne sont pas soumises à la nécessité.
St Maxime le Confesseur
[Diagnostics sur l'Amour - Centurie II sur l'Amour 57]

lundi 8 décembre 2014

QU'EST-CE QUE L'ACÉDIE par le MOINE MOÏSE DE LA SAINTE MONTAGNE

LA SOLITUDE SUPRÊME DU CROYANT AUJOURD'HUI (suite)

Saint Père Moïse, prie Dieu pour nous !
Voici comment Saint Maxime le Confesseur, le grand théologien byzantin, parle de l’acédie :
"Toutes les puissances de l'âme sont réduites en esclavage par l'acédie, tandis que presque toutes les autres passions sont également et immédiatement entraînées par elle, parce que, de toutes les passions, l'acédie est la plus écrasante."

Saint Jean Climaque, qui connaît profondément jusqu’aux plus subtils mouvements de l'âme, décrit l’acédie aux moines, s’étant enquis de ce qu’elle était, avec sa manière abrupte caractéristique :
"L’acédie est la dépression de l'âme, la désorientation de l'esprit, la négligence de la pratique ascétique, la haine du monachisme, l'amour de la mondanité, l'irrévérence envers Dieu, l'oubli de la prière."

Évagre mentionne que cet état insupportable de l'âme dévaste sa victime, «qui ne sait pas quoi faire, car le temps ne passe pas et se demandant quand va venir le moment du repas  qui semble retardé."

Antiochus, qui a vécu au VIIe siècle, est encore plus expressif et précis dans sa définition de l’acédie: 
"Cette condition vous apporte l'anxiété,de l’aversion pour l'endroit où vous vivez, mais aussi pour vos frères et pour chaque activité. Il y a même une aversion pour l'Ecriture Sainte, accompagnée de bâillements et d’une somnolence constante. De plus, cette  affection vous mett dans un état de faim et de nervosité constants, en attente du prochain repas. et quand vous décidez de prendre un livre pour lire un peu, il vous tombe rapidement des mains et vous commencez à vous gratter et à regarder par les fenêtres. Puis vous essayez de reprendre un peu votre lecteure, et alors  vous comptez le nombre de pages et vous regardez les titres des chapitres. Enfin, vous abandonnez le livre et allez dormir, et dès que vous avez dormi un peu, vous trouvez qu'il est nécessaire de vous relever. Et toutes ces choses que vous faites c’est juste pour passer le temps. "

Saint Jean Damascène dit que cette lutte est très lourde et très difficile pour les moines.

Saint Théodore le Studite dit que la passion de l’acédie peut vous envoyer directement au fond de l'Hadès.

Dostoïevski, qui avait un esprit patristique, a offert une solution à ce problème quand il fait dire starets Zosime  que nous devons nous rendre responsables des péchés du monde entier :

"Cette compréhension de notre salut au travers des autres nous aide à réaliser que l'amour ne se limite pas à faire le bien, mais qu’il nous fait aussi assumer les angoisses et les souffrances des autres. Les moines prient tous les jours pour le salut du monde entier. Créés à l'image de Dieu, nous sommes tous siens nous sommes tous frères. La solitude est abolie en Dieu. nous sommes tous des "membres les uns des autres» selon saint Paul. Ainsi, nos péchés et nos vertus ont une incidence sur les autres, puisque, comme nous l'avons dit, nous sommes tous membres d'un seul corps. L’acédie fournit une raison pour une prière plus fervente, et les difficultés sont l'occasion de mûrir et de progresser spirituellement."

Permettez-moi de le répéter. La séparation du monde, décriée par certains comme une désertion, est en fait courageuse et nécessaire, c’est une résistance au nivellement généralisé de tout. L'homme trouve son authenticité, la beauté de son caractère unique, dans le silence sacré de l’hésychia, en tenant à l'écart de la foule. Sa souffrance dans la solitude prépare son retour à la société et aux proches, revitalisé et prêt pour les servir  de tout cœur.

Abba Alonios a dit un jour :
«Si un homme ne peut se résoudre à dire à son cœur que sont présents dans ce lieu, lui seul et Dieu il ne trouvera jamais la paix et le repos de l'âme."

Saint Jean Chrysostome a dit : "La quiétude dans la solitude n'est pas un professeur de vertu négligeable." Ailleurs, il a également dit :

«Peu importe où vous êtes, vous pouvez installer votre sanctuaire. Simplement ayez des intentions pures et ni le lieu, ni le temps ne seront un obstacle, même sans vous agenouiller, vous frapper la poitrine ou lever les bras au ciel. Tant que votre l'esprit est concentré avec ferveur vous êtes dans une totale  disposition pour la prière. Dieu n'est pas gêné par un quelconque endroit. Il demande seulement un esprit clair et fervent  et une âme désirant la sagesse. "

Saint Macaire d'Egypte, dans ses homélies spirituelles, est un peu plus chaleureux :

"Même si vous vous sentez affligés par la pauvreté des dons spirituels, ressentez simplement dans votre cœur la tristesse et la douleur d’être étranger à son Royaume, et comme un être blessé, suppliez le Seigneur de vous rendre aussi digne de la vraie vie."
Plus loin, il dit :
"Dieu et les anges pleurent sur ​​ceux qui ne sont pas comblés de la nourriture céleste."

Enfin, Saint Macaire fait cette observation importante et remarquable:

"Tout est très simple et facile pour ceux qui désirent être transfigurés spirituellement. Ils ont besoin seulement de lutter pour devenir amis de Dieu et lui plaire, et ils recevront l'expérience et la compréhension des dons célestes, une béatitude inexprimable, et une richesse divine véritablement merveilleuse. "

Étant inexpérimenté dans ces états spirituels plus profonds, je dois simplement travailler dans le désert bien-aimé à déraciner mes passions. Mais il me faut vous  parler des hommes que j'ai vus et entendus, qui vivent sur ​​les flancs de la montagne pacifique de la péninsule athonite sacrée, qui expérimentent les mystères de Dieu. Ce sont des moines charismatiques consumés par le Ciel, portant le Christ dans leur cœur et aimant Dieu, des dévôts de la quiétude, de la solitude, de tempétueux artisans du  silence, solitaires, mais sans solitude, qui, dans leur isolement, se souviennent de la solitude du monde entier. Tandis que certains dans le monde souffrent involontairement d'insomnie et d'autres passent leurs nuits sans amour dans des endroits étranges, les moines du mont Athos demeurent dans une veille volontaire, priant pour la santé, la miséricorde et le salut du monde entier.

Un livre étonnant par un ermite contemporain, qui a circulé récemment, décrit le célèbre ascète du Mont Athos, Hatzi-Georgis, comme un ami fidèle de l’hésychia dans les grottes du désert, un lutteur honorable et noble, un grand jeûneur qui a trouvé son repos dans les veilles, la prière et la solitude. Il n’est pas devenu sauvage et rude comme le désert qu’il habite. Au contraire, ce lieu l’a purifié et l’a embelli. Son révérend biographe écrit ce qui suit:

"Hatzi-Georgis avait beaucoup d'amour pour tous avec le souci de ne point faire le moindre mal à quiconque. Il a toujours été pacifique, tolérant et indulgent. Il avait un grand cœur et c'est pourquoi il avait de la place pour tout et tout le monde, quels qu’ils soient.   En un sens, il était devenu incorporel. Vivant la vie angélique sur la terre, il était devenu un ange et il s’élevait vers le ciel, car il ne s’attachait à rien ni passions spirituelles ni choses matérielles. Il s’était délesté de tout et, par conséquentil volait très haut ".

L’Ancien Gérasime, hésychaste de Katounakia, est resté dix-sept ans, comme l’a écrit  son compagnon d’ascèse, à l’instar du prophète Élie aux prises avec les démons et les éléments. Il est resté un pilier inébranlable de patience. Ses larmes coulaient en permanence. Il a terminé sa vie insouciante et tranquille dans la douceur de la vision constante du Christ.

Un autre hésychaste de Katounakia, P. Callinique, supportait la douleur, la fatigue et aimait la quiétude delà de toute mesure. Il baignait dans ses larmes et sa sueur. Les quarante-cinq dernières années de sa vie il les passa dans la solitude, priant sans cesse. Son visage avit atteint la grâce de briller comme celle de Moïse quand il descendit du mont Sinaï.

Le Père spirituel Ignace avait la particulière habitude de fermer les volets de sa cellule pour ne pas être interrompu par la lumière du lever du jour quand il faisait ses prières. Il avait l'habitude d’imporer ses visiteurs de cette manière: «Aimez Dieu qui vous a aimés » Il lui arrivait d'oublier de se laver, de se coiffer, de manger, mais son komboskini était toujours dans sa main et la prière toujours sur ses lèvres et dans l’intimité de son cœur. Quand il a perdu la vue, il est devenu encore plus brillant. Émanait de lui un indicible parfum de son vivant et il en fut de même aquand il se fut endormi dans le Seigneur.

Père Savvas,  prêtre et confesseur remarquable, du Skite de Sainte-Anne, puisait sa force dans la Divine Liturgie quotidienne qu’il  célébrait en larmes. Au cours de la liturgie, et lors de toutes ses veilles nocturnes, il consacrait des heures à la commémoration de milliers de noms.


Telle est la nature de la communauté du désert silencieux, priant, dans la sérénité, bénie. C'est la vie du désert. Si un moine ne possède pas une vie spirituelle intense et une vigilance constante, il tombera certainement dans une multitude de tentations. L’acédie l’emmènera dans un isolement stérile et, raillé par les anges et les démons, il deviendra le pire des pires, et la solitude du désert lui deviendra insupportable.
(version française par Maxime le minime de la source)

jeudi 2 mai 2013

Notre Seigneur Jésus Christ, vrai Dieu vrai homme par St Maxime le Confesseur

"Par ailleurs, comment le Verbe incarné lui-même a-t-il supporté volontairement, alors même qu'en tant qu'homme il ne le voulait pas naturellement et qu'il opérait conformément à la nature, la faim et la soif, la peine et la fatigue, le sommeil et tout le reste ? 


Car ce n'est pas seulement le Verbe qui a voulu naturellement ces choses et qui les a opérées, lui qui possède avec le Père et l'Esprit une nature suressentielle et infinie, même si par son pouvoir en tant que Dieu, il donnait à [sa] nature [humaine] loisir d'opérer ce qui lui est propre quand elle le voulait, comme le dit le divin didascale de Nysse, le grand Grégοire. En effet, si c'était seulement en tant que Dieu qu'il avait voulu cela, et s'il ne l'avait pas voulu aussi en tant qu'homme, ou bien la divinité était par nature corporelle, ou bien c'est en changeant sa propre essence qu'il s'est fait chair, en perdant sa propre nature divine, ou bien encore sa chair n'a pas du tout reçu une âme rationnelle mais se trouvait tout à fait dépourvue d'âme et de raison ; si au contraire [la chair du Christ] a eu une âme rationnelle, alors elle a possédé aussi une volonté : la volonté naturelle. Car tout ce qui est rationnel par nature, est aussi par nature tout à fait doué de volonté. Et si en tant qu'homme il avait une volonté naturelle, il a voulu pleinement, conformément à son essence, ces choses [faim, soif, etc.] que lui-même en tant que Dieu créateur avait naturellement introduites dans notre nature en la constituant. Car [le Christ] n'est pas venu altérer la nature que lui-même avait créée en tant que Dieu et Verbe ; mais il est venu déifier pleinement la nature qu'il s'est unie, avec tous ses attributs naturels, excepté le péché, la voulant pour lui-même en son unique hypostase, selon le dessein bienveillant du Père et la coopération de l'Esprit. Ainsi donc, étant Dieu par nature, il voulait ce qui est conforme à la nature divine qui est [aussi] celle de son Père,car il avait une volonté commune avec celui qui l'avait engendré; et par ailleurs, étant homme par nature, il voulait ce qui est conforme à la nature humaine."
St Maxime le Confesseur (Opuscule VII, 21)

mercredi 23 janvier 2013

21 Janvier Translation des reliques de St Maxime le Confesseur



 Un puissant géant spirituel, que rien ni personne n’a pu briser, dont l'image ne s’estompe pas à travers les âges, le vénérable Maxime le Confesseur est un indicateur fidèle, même jusqu'à maintenant, de la façon dont on peut suivre le Christ par cette voie par laquelle Saint Maxime a si fidèlement suivi le Seigneur.

 Saint Maxime est né à la fin du VIe siècle à Constantinople de parents nobles et a reçu une excellente éducation philosophique et théologique. Sous l'empereur Héraclius (610 ≠ 641), il a fait partie des conseillers impériaux. En voyant la propagation de l’infection de l'hérésie des Monothélites, dont l'Empereur lui-même avait été atteint, (les Monothélites rejetaient la volonté humaine en Jésus-Christ, et par là ils minimisaient l'importance de ses souffrances sur la Croix ; les Monothélites mal pensaient à tort que la nature humaine de Jésus-Christ avait été engloutie et anéantie par sa nature divine), il a quitté le palais impérial et rejoint les moines dans le monastère de Chrysopolis. Par la suite, le Vénérable Maxime en est devenu le supérieur.

 Théologien profond de son temps et un défenseur sans faille de l'Orthodoxie, Maxime a réussi avec compétence et succès à démontrer le caractère incorrect de l'hérésie monothélite, ce pour quoi il a été soumis à des persécutions de nombreuses fois de la part des ennemis de l'Eglise.

 L’argumentation du Vénérable Maxime en faveur de l'Orthodoxie était si puissante qu’après un débat public sur la foi avec Pyrrhus, le patriarche monothélite de Constantinople, de dernier a renoncé à l'hérésie en 645.

 Le vénérable Maxime fut envoyé en exil à plusieurs reprises et fut à chaque fois à nouveau rappelé à Constantinople. Les hérétiques alternant mises en garde et promesses passèrent ensuite aux menaces, et en vinrent aux outrages et coups.

 Une fois Saint Maxime fut rappelé à Constantinople, où les grands de l’Empire Troilus et Serge, à nouveau le soumirent à des interrogatoires. Ils commencèrent à accuser saint Maxime d’orgueil s’il estimait qu’il était le seul orthodoxe pouvant être sauvé et s’il considérait tous les autres comme des hérétiques allant à leur perte.

 À cela, le Saint répondit: «Quand tous les habitants de Babylone adoraient l'idole d'or, les trois saints jeunes gens ne vouèrent personne à la perdition. Ils ne se préoccupaient pas de ce que les autres faisaient, mais ils ont pris soin seulement d’eux-mêmes, afin de ne pas tomber loin de la vraie piété. Exactement de la même manière, Daniel aussi, quand il faut jeté dans la fosse, ne condamna aucun de ceux qui, dans suivant la loi de Darius, ne voulait pas prier Dieu, mais il conserva à l’esprit son devoir, et souhaita plutôt mourir que de pécher et d'être tourmenté par sa conscience de transgresser la loi de Dieu. A Dieu ne plaise que, moi aussi, je condamne qui que ce soit, ou que je dise que je suis seul à pouvoir être sauvé. Cependant, je préférerais mourir plutôt que d'avoir apostasié d’une quelconque manière la vraie foi, et endurer ensuite les tourments de ma conscience.

" Alors Troilus et Serge ont commencé à signaler à Saint Maxime que le monde chrétien en son entier avait déjà reconnu le patriarche de Constantinople monothélite comme légitime, que tous les patriarches orientaux et leurs locum tenentes étaient en communion avec lui, et que les représentants plénipotentiaires du pape romain serviraient avec le patriarche et communieraient avec lui. Ainsi, il était le seul dans le monde entier, à ne pas reconnaître le patriarche.

 Le Saint répondit: «Si même l'univers tout entier devait commencer à communier avec le patriarche, je ne communierai pas avec lui. Car je connais les écrits du saint Apôtre Paul selon lesquels le Saint-Esprit couvrirait d'anathèmes même les anges, s'ils devaient commencer à prêcher un autre Evangile, en y introduisant quelque nouveauté.»

 Le Vénérable Maxime est resté inébranlable dans ses convictions religieuses. Pour finir, ils lui ont coupé la main droite et la langue, de sorte qu'il ne puisse plus proclamer et défendre la vérité soit par la parole ou par la plume. Puis ils l'ont envoyé en prison à Lazov (une région de Mingrélie) dans le Caucase. C’est là que le vénérable Maxime mourut le 13 Août 662, connaissant à l'avance sa fin.

 Le Vénérable Maxime a écrit de nombreux ouvrages de théologie pour la défense de l'Orthodoxie. Particulièrement précieuses sont ses instructions sur la vie spirituelle et contemplative, dont certaines ont été incluses dans la "Philocalie" (un recueil d'instructions patristiques sur la prière et la vie ascétique). Dans ces instructions ascétiques, se révèlent toute la profondeur spirituelle et la clairvoyance de la pensée de saint Maxime. Nous lui devons en outre une explication de la liturgie d’une considérable signification théologique.

 L'exemple de la position courageuse du Vénérable Maxime montre comment un chrétien orthodoxe doit se comporter face à l'apostasie générale ≠ l’éloignement de la Vérité du Christ.
 Source ...

 Le tombeau de saint Maxime le Confesseur


 Selon une vieille tradition géorgienne, il est dit que le tombeau de saint Maxime le Confesseur a été préservé jusqu'à aujourd'hui sous l'autel d'une petite église dans Tsageri, en Géorgie. Le monastère de saint Maxime a été construit sur le site de l'ancien lieu de culte dédié à Saint Arsène. Pendant le régime communiste la tombe de saint Maxime a été abandonnée et le monastère détruit. Toutefois, la mémoire du saint est restée vive en Géorgie.



 Ceci a motivé l'évêque local, Etienne (Kalaijshvili) pour lancer une série de recherches archéologiques dans cette antique église. Les fouilles ont révélé à un premier niveau inférieur les restes humains de quatre hommes.

 L'un des squelettes a attiré une attention particulière, car il lui manquait la main droite et le crâne semblait être mutilé, ce qui pourrait s’être produit lors de l’extraction de la langue - une pratique assez répandue à Byzance. Par ailleurs, les anthropologues ont déterminé que le squelette appartient à un homme qui est mort à l'âge de 83 ans.



 La recherche anthropologique menée en Géorgie, en France, en Russie et en Grèce renforce l'hypothèse que les reliques découvertes au niveau supérieur pourraient appartenir à saint Maxime le Confesseur et à ses disciples (les moines Anastase et Anastase Apocrisiarh) et ceux découverts à un niveau inférieur à Saint Arsène (le fondateur du monastère).


La fête de La translation des reliques de Saint Maxime à Constantinople se trouvant dans des sources liturgiques (Synaxaire du mois d’ août), n'est pas mentionnée par des sources hagiographiques  la date de du 13 Août reste avec certitude le jour du repos de Saint . Ainsi, ces découvertes récentes ne se contredisent pas, mais plutôt complètent le tableau que nous avons aujourd'hui sur les derniers jours de saint Maxime le Confesseur.

 Le seul morceau de relique connue à ce jour, consiste en la sainte main droite coupée lors de son second procès (622) et récupérée plus tard par ses disciples. La main de Saint Maxime a été préservée pendant des siècles dans le monastère de Saint-Paul du Mont Athos.


Avec la bénédiction de l'évêque local, le monastère de St Maxime le Confesseur de Tsageri, est actuellement en restauration
( Version française par Maxime le minie de la source)

samedi 21 janvier 2012

St Maxime le Confesseur sur Internet


Tropaire, t. 8
Guide de l'orthodoxie, maître de piété et de sainteté, * luminaire de l'univers, ornement des moines inspiré de Dieu, * saint Maxime, tu nous as tous illuminés par tes enseignements, * toi qui fus comme une lyre vibrant au souffle de l'Esprit. * Intercède auprès du Christ notre Dieu pour qu'il sauve nos âmes.

Kondakion, t. 8
L'ami de la Trinité, Maxime le Grand * qui enseigna clairement la divine foi * pour glorifier le Christ en deux natures, deux volontés, deux énergies, * vénérons-le comme il se doit, * fidèles, par des cantiques en lui disant: * Réjouis-toi, prédicateur de la foi.


Maxime, mon très cher Saint Patron, prie le Christ notre Dieu pour moi qui ne suis que la plus minuscule des fourmis auprès de toi géant de la foi orthodoxe. Puissé-je être accompagné, guidé, éclairé, corrigé, soutenu et protégé par toi dans mon petit travail de témoignage sur Internet. Amin.

dimanche 13 novembre 2011

Colloque consacré à St Maxime le Confesseur


"Du 24 au 27 octobre s’est tenu en Géorgie le IVe colloque scientifique international dédié à saint Maxime le Confesseur.
[...] L’ouverture du colloque s’est faite le matin du 24 à la cathédrale de la Sainte-Trinité (Sameba) de Tbilissi, avec les discours successivement de S. E. Stéphane Kalaidjishvili, de S. E. Maxime Vasiljević, évêque du diocèse serbe de Californie, invité d’honneur, de Jean Claude Larchet, président du comité scientifique d’organisation du colloque, de S. E. Anania, métropolite de Manglisi et Tsalka, du père Vladimir Vorobiev, recteur de l’Université orthodoxe Saint-Tykhon de Moscou, et de Roin Metreveli, historien et académicien, recteur de l’Université de Tbilissi.
Cinq évêques, de nombreux membres du clergé et près de deux cents personnes assistaient à cette séance d'ouverture..."


mercredi 13 avril 2011

Saint Martin le Confesseur, pape de Rome,


Saint Martin le Confesseur, pape de Rome, était originaire de la région de Toscane en Italie. Il reçut une éducation raffinée et entra dans le clergé de l'Église romaine. Après la mort du pape Théodore I (642-649), Martin fut choisi pour lui succéder.
A cette époque la paix de l’Église était troublée par l'hérésie monothélite (la fausse doctrine selon laquelle dans le Christ il n'y a qu'une seule volonté à la fois divine et humaine). Les disputes sans fin des Monothélites avec les Orthodoxes eut lieu à tous les niveaux de la population. Même l'empereur Constant (641-668) et le patriarche Paul de Constantinople (641-654) excommunié pour hérésie par le Pape Théodore furent des adeptes de l'hérésie monothélite. L'empereur Constant II (641-668), en réaction contre cette intervention du pape et craignant qu'une rupture ouverte avec Rome n'aggravât la situation politique, devenue plus que jamais précaire à la suite de la conquête de l'Egypte par les Arabes, publia un Credo hérétique par édit (τυπος) en 648, et le rendit obligatoire pour toute la population avec interdiction de débattre davantage des deux natures et des deux volontés du Christ sous peine de châtiment sévère.
On commença alors à poursuivre et à persécuter les Orthodoxes, surtout les moines et les amis de Saint Maxime Le très saint confesseur de la vraie foi.
A l’annonce de ce Credo hérétique à Rome en l'an 649, St Martin, ferme soutien de l'Orthodoxie, inspiré par Saint Maxime le Confesseur venu lui rendre visite, convoqua le concile de Latran à Rome pour condamner l'hérésie monothélite.
Dans le même temps Saint-Martin envoya une lettre au patriarche Paul, le persuadant de revenir à la confession de la foi orthodoxe. L'empereur furieux ordonna au commandant militaire Olympius de traduire St Martin en justice. Mais Olympien craignait le clergé et le peuple de Rome, venu pour le Concile, et il envoya un soldat pour assassiner le saint Hiérarque. Lorsque l'assassin s’approcha de St Martin, il fut aveuglé. Olympius terrifié s'enfuit en Sicile, et fut bientôt tué dans une bataille.
En 654 l'empereur envoya un autre chef militaire, Théodore, à Rome. Il accusa St Martin d'être en correspondance secrète avec les ennemis de l'Empire, les Sarrasins, et de blasphémer envers la Très Sainte Mère de Dieu, et d’occuper le trône de pape de Rome de manière non canonique.
Malgré les preuves apportées par le clergé et les laïcs romains de l'innocence de Saint Martin, le commandant militaire Théodore avec un détachement de soldats s’empara de St Martin de nuit et l’emmena à Naxos, l'une des îles des Cyclades en mer Égée. St Martin passa une année entière sur cette île très peu peuplée, souffrant de privation et d'abus de la part des gardes. Puis ils envoyèrent le confesseur épuisé à Constantinople pour le procès.

Ils furent contraints de transporter le malade sur une civière, mais les juges sans pitié lui ordonnèrent de se lever pour répondre à leurs questions. Les soldats durent soutenir le saint affaibli par la maladie. De faux témoins s'avancèrent à la barre pour calomnier le saint, l'accusant de trahison dans ses relations avec les Sarrasins. Les juges partiaux ne prirent même pas la peine d'entendre la défense du Saint qui, dans la douleur, déclara : «Le Seigneur sait de quelle grande bonté vous feriez preuve en me faisant mourir rapidement."
Après ce procès, on fit sortir le saint en haillons devant une foule qui le conspuait en hurlant «Anathème sur le Pape Martin!" Mais ceux qui savaient bien qu’on infligeait injustement ces souffrances à ce saint Pape se retirèrent en larmes. Enfin, la sentence fut proclamée : St Martin devait être déchu de son rang et exécuté. Ils enchaînèrent le saint à moitié nu et le traînèrent en prison, où on l’enferma avec les voleurs qui furent plus miséricordieux envers le saint que les hérétiques.
Au milieu de tout cela l'empereur alla visiter le Patriarche Paul à l’agonie et lui fit part du procès de St Martin. Le hiérarque se détourna de l'empereur et lui dit: «Malheur à moi! Voilà une autre raison de mon jugement » et il demanda qu’on arrêtât les tourments de St Martin. L'empereur envoya un nouveau magistrat et d'autres personnes pour interroger le saint en prison. Le saint répondit: «Même si on m’estropiait, je n’aurais pas de relations avec l'Eglise de Constantinople tant qu'elle demeure dans ses fausses doctrines." Les tortionnaires furent étonnés de l'audace du confesseur, et ils commuèrent sa condamnation à mort en exil à Chersonèse en Crimée.

Le saint mourut, épuisé par la maladie, la faim et les privations le 16 Septembre 655. Il fut enterré en dehors de la ville dans l'église des Blachernes de la Toute Sainte Déipare, et plus tard les reliques du saint confesseur Martin furent transférées à Rome.
L'hérésie monothélite a été condamnée au sixième Concile Œcuménique en 680.
Quant à Saint Maxime, il fut arrêté, un peu avant Martin, avec son fidèle disciple Anastase et un autre Anastase, apocrisaire (légat) du pape et l’on sait comment le grand confesseur et martyre fut également emprisonné, persécuté, torturé et mutilé pour la défense de la vraie foi.


Tu as renforcé l’Église par la vraie doctrine, sage hiérarque Martin. Tu as proclamé les deux natures du Christ, et blâmé l'hérésie. Supplie le Seigneur de nous accorder sa grande miséricorde.

Kondakion - Ton 8

Grand Prêtre et maître des mystères, tu as fait couler des flots de sainte doctrine. Tu as défendu la vraie doctrine des deux natures et volontés de Christ. Intercède pour ceux qui t'implorent : "Réjouis-toi, bienheureux Père Martin"