mercredi 23 janvier 2013

21 Janvier Translation des reliques de St Maxime le Confesseur



 Un puissant géant spirituel, que rien ni personne n’a pu briser, dont l'image ne s’estompe pas à travers les âges, le vénérable Maxime le Confesseur est un indicateur fidèle, même jusqu'à maintenant, de la façon dont on peut suivre le Christ par cette voie par laquelle Saint Maxime a si fidèlement suivi le Seigneur.

 Saint Maxime est né à la fin du VIe siècle à Constantinople de parents nobles et a reçu une excellente éducation philosophique et théologique. Sous l'empereur Héraclius (610 ≠ 641), il a fait partie des conseillers impériaux. En voyant la propagation de l’infection de l'hérésie des Monothélites, dont l'Empereur lui-même avait été atteint, (les Monothélites rejetaient la volonté humaine en Jésus-Christ, et par là ils minimisaient l'importance de ses souffrances sur la Croix ; les Monothélites mal pensaient à tort que la nature humaine de Jésus-Christ avait été engloutie et anéantie par sa nature divine), il a quitté le palais impérial et rejoint les moines dans le monastère de Chrysopolis. Par la suite, le Vénérable Maxime en est devenu le supérieur.

 Théologien profond de son temps et un défenseur sans faille de l'Orthodoxie, Maxime a réussi avec compétence et succès à démontrer le caractère incorrect de l'hérésie monothélite, ce pour quoi il a été soumis à des persécutions de nombreuses fois de la part des ennemis de l'Eglise.

 L’argumentation du Vénérable Maxime en faveur de l'Orthodoxie était si puissante qu’après un débat public sur la foi avec Pyrrhus, le patriarche monothélite de Constantinople, de dernier a renoncé à l'hérésie en 645.

 Le vénérable Maxime fut envoyé en exil à plusieurs reprises et fut à chaque fois à nouveau rappelé à Constantinople. Les hérétiques alternant mises en garde et promesses passèrent ensuite aux menaces, et en vinrent aux outrages et coups.

 Une fois Saint Maxime fut rappelé à Constantinople, où les grands de l’Empire Troilus et Serge, à nouveau le soumirent à des interrogatoires. Ils commencèrent à accuser saint Maxime d’orgueil s’il estimait qu’il était le seul orthodoxe pouvant être sauvé et s’il considérait tous les autres comme des hérétiques allant à leur perte.

 À cela, le Saint répondit: «Quand tous les habitants de Babylone adoraient l'idole d'or, les trois saints jeunes gens ne vouèrent personne à la perdition. Ils ne se préoccupaient pas de ce que les autres faisaient, mais ils ont pris soin seulement d’eux-mêmes, afin de ne pas tomber loin de la vraie piété. Exactement de la même manière, Daniel aussi, quand il faut jeté dans la fosse, ne condamna aucun de ceux qui, dans suivant la loi de Darius, ne voulait pas prier Dieu, mais il conserva à l’esprit son devoir, et souhaita plutôt mourir que de pécher et d'être tourmenté par sa conscience de transgresser la loi de Dieu. A Dieu ne plaise que, moi aussi, je condamne qui que ce soit, ou que je dise que je suis seul à pouvoir être sauvé. Cependant, je préférerais mourir plutôt que d'avoir apostasié d’une quelconque manière la vraie foi, et endurer ensuite les tourments de ma conscience.

" Alors Troilus et Serge ont commencé à signaler à Saint Maxime que le monde chrétien en son entier avait déjà reconnu le patriarche de Constantinople monothélite comme légitime, que tous les patriarches orientaux et leurs locum tenentes étaient en communion avec lui, et que les représentants plénipotentiaires du pape romain serviraient avec le patriarche et communieraient avec lui. Ainsi, il était le seul dans le monde entier, à ne pas reconnaître le patriarche.

 Le Saint répondit: «Si même l'univers tout entier devait commencer à communier avec le patriarche, je ne communierai pas avec lui. Car je connais les écrits du saint Apôtre Paul selon lesquels le Saint-Esprit couvrirait d'anathèmes même les anges, s'ils devaient commencer à prêcher un autre Evangile, en y introduisant quelque nouveauté.»

 Le Vénérable Maxime est resté inébranlable dans ses convictions religieuses. Pour finir, ils lui ont coupé la main droite et la langue, de sorte qu'il ne puisse plus proclamer et défendre la vérité soit par la parole ou par la plume. Puis ils l'ont envoyé en prison à Lazov (une région de Mingrélie) dans le Caucase. C’est là que le vénérable Maxime mourut le 13 Août 662, connaissant à l'avance sa fin.

 Le Vénérable Maxime a écrit de nombreux ouvrages de théologie pour la défense de l'Orthodoxie. Particulièrement précieuses sont ses instructions sur la vie spirituelle et contemplative, dont certaines ont été incluses dans la "Philocalie" (un recueil d'instructions patristiques sur la prière et la vie ascétique). Dans ces instructions ascétiques, se révèlent toute la profondeur spirituelle et la clairvoyance de la pensée de saint Maxime. Nous lui devons en outre une explication de la liturgie d’une considérable signification théologique.

 L'exemple de la position courageuse du Vénérable Maxime montre comment un chrétien orthodoxe doit se comporter face à l'apostasie générale ≠ l’éloignement de la Vérité du Christ.
 Source ...

 Le tombeau de saint Maxime le Confesseur


 Selon une vieille tradition géorgienne, il est dit que le tombeau de saint Maxime le Confesseur a été préservé jusqu'à aujourd'hui sous l'autel d'une petite église dans Tsageri, en Géorgie. Le monastère de saint Maxime a été construit sur le site de l'ancien lieu de culte dédié à Saint Arsène. Pendant le régime communiste la tombe de saint Maxime a été abandonnée et le monastère détruit. Toutefois, la mémoire du saint est restée vive en Géorgie.



 Ceci a motivé l'évêque local, Etienne (Kalaijshvili) pour lancer une série de recherches archéologiques dans cette antique église. Les fouilles ont révélé à un premier niveau inférieur les restes humains de quatre hommes.

 L'un des squelettes a attiré une attention particulière, car il lui manquait la main droite et le crâne semblait être mutilé, ce qui pourrait s’être produit lors de l’extraction de la langue - une pratique assez répandue à Byzance. Par ailleurs, les anthropologues ont déterminé que le squelette appartient à un homme qui est mort à l'âge de 83 ans.



 La recherche anthropologique menée en Géorgie, en France, en Russie et en Grèce renforce l'hypothèse que les reliques découvertes au niveau supérieur pourraient appartenir à saint Maxime le Confesseur et à ses disciples (les moines Anastase et Anastase Apocrisiarh) et ceux découverts à un niveau inférieur à Saint Arsène (le fondateur du monastère).


La fête de La translation des reliques de Saint Maxime à Constantinople se trouvant dans des sources liturgiques (Synaxaire du mois d’ août), n'est pas mentionnée par des sources hagiographiques  la date de du 13 Août reste avec certitude le jour du repos de Saint . Ainsi, ces découvertes récentes ne se contredisent pas, mais plutôt complètent le tableau que nous avons aujourd'hui sur les derniers jours de saint Maxime le Confesseur.

 Le seul morceau de relique connue à ce jour, consiste en la sainte main droite coupée lors de son second procès (622) et récupérée plus tard par ses disciples. La main de Saint Maxime a été préservée pendant des siècles dans le monastère de Saint-Paul du Mont Athos.


Avec la bénédiction de l'évêque local, le monastère de St Maxime le Confesseur de Tsageri, est actuellement en restauration
( Version française par Maxime le minie de la source)

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