Les lèvres mensongères font horreur à l'Éternel, tandis que ceux qui agissent avec fidélité lui sont agréables. Proverbes 12:22 «C'est ce qui sort de l'homme qui le rend impur. En effet, c'est de l’intérieur, c'est du cœur des hommes que sortent les mauvaises pensées, les adultères, l'immoralité sexuelle, les meurtres, les vols, la soif de posséder, les méchancetés, la fraude, la débauche, le regard envieux, la calomnie, l'orgueil, la folie. Toutes ces choses mauvaises sortent du dedans et rendent l'homme impur.» Marc 7:20-23 Un témoin fidèle ne ment pas, tandis qu’un faux témoin dit des mensonges. Proverbes 14:5 « Vous, vous avez pour père le diable et vous voulez accomplir les désirs de votre père. Il a été meurtrier dès le commencement et il ne s'est pas tenu dans la vérité parce qu'il n'y a pas de vérité en lui. Lorsqu'il profère le mensonge, il parle de son propre fond, car il est menteur et le père du mensonge. » Jean 8:44 Si les paroles distinguées ne conviennent pas à un fou, les paroles mensongères conviennent d’autant moins à un noble. Proverbes 17:7 « Écarte de ta bouche la fausseté, éloigne de tes lèvres les détours ! Proverbes 4:24 Craindre l'Éternel, c'est détester le mal. L'arrogance, l'orgueil, la voie du mal et la bouche perverse, voilà ce que je déteste. » Proverbes 8:13 « Pierre lui dit : «Ananias, pourquoi Satan a-t-il rempli ton cœur, au point que tu aies menti au Saint-Esprit et gardé une partie du prix du champ? […] Comment as-tu pu former dans ton cœur un projet pareil? Ce n'est pas à des hommes que tu as menti, mais à Dieu.»Actes 5:3-4Mais pour les lâches, les incrédules, les abominables, les meurtriers, les impudiques, les enchanteurs, les idolâtres, et tous les menteurs, leur part sera dans l'étang ardent de feu et de soufre, ce qui est la seconde mort.Apocalypse 21.8
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jeudi 19 janvier 2017

DÉMOCRATIE ? De quoi parle-t-on au juste ?


Extrait

Extrait de la préface de la première édition de Pierre Magnard


Il est malaisé de présenter l'auteur d'un premier livre, lorsque celui dont la jeunesse laissait augurer un simple coup d'essai nous donne un coup de maître. On attendait certes de l'ancien étudiant de Sorbonne une étude critique de son objet d'investigation, la démocratie ; c'est à un réquisitoire en bonne et due forme, parfaitement instruit et argumenté, que l'on a affaire. Toute l'histoire de la pensée politique moderne et contemporaine est citée à comparaître et ses témoignages sont enregistrés avec la plus grande rigueur. Passionné, passionnant, l'ouvrage, convainquant par lui-même n'a nul besoin qu'on abonde en son sens, qu'on le complète ou qu'on le rectifie, on risquerait de lui ôter de sa force. Il reste au présentateur, sinon de jouer la défense, du moins de se poser en tiers pour tenter de percer le mystère de cette farouche âpreté.

Il y a en effet de l'amour trahi dans cette pugnacité, comme si l'adversaire incarnait, retourné en son contraire, quelque chose qui aurait tenu profondément à coeur à notre auteur, comme une image de la mère patrie jetée à terre, humiliée, abîmée, malmenée, violentée par des enfants dénaturés. Fastueux manteau jeté sur une réalité qu'elle voudrait faire valoir quand elle la dissimule, la démocratie n'est-elle pas devenue l'agent d'une volonté de mystification ? A quoi sert-elle aujourd'hui d'alibi dans un Moyen-Orient que ravage la guerre ou dans une Afrique noire en proie à la subversion ? Emballage factice d'impérialismes économiques, comme aussi d'ambitions ou de cupidités sordides, la démocratie est trop souvent le cache-misère de la médiocrité des politiques et la couverture d'intérêts particuliers dissimulés sous un universalisme emprunté. Loin de donner un visage à la réalité nationale, l'invocation de la démocratie constituerait une confiscation des forces vives de la nation appelées à s'engager dans des chemins douteux. La démystification ne peut en être que souhaitable.

   Présentation de l'éditeur (2e édition revue et augmentée) 

La démocratie est aujourd'hui une valeur sacrée, une véritable religion. Dans un ouvrage passionné, passionnant [...] où toute l'histoire de la pensée politique moderne et contemporaine est citée à comparaître " (P. Magnard), Maxence Hecquard revisite les fondements et la genèse de cette religion séculière. L'antique ordre du monde s'est écroulé. La mort de Dieu, définitive depuis Darwin, fait place à un Etat de droit fondé sur une.. vérité scientifique : le progrès. Oui contesterait un tel régime ? La cohérence remarquable du système apparaît ainsi à l'énoncé de la métaphysique sous-jacente : celle d'un univers en évolution peint par Condorcet et Teilhard de Chardin, mais véritablement pensé par Kant, Hegel et Darwin. La démocratie est le moment politique de ce progrès. Hasard et liberté, droit et morale, intérêt et bien commun forment désormais autant de couples indissolubles. Le lien social devient essentiellement économique..
VIDEO :
Maxence Hecquard, auteur de l'ouvrage sur Les Fondements philosophiques de la démocratie moderne a donné une conférence au Cercle de l'Aréopage, en présence de son préfacier le Professeur Pierre Magnard.



La démocratie, cette vache sacrée de la modernité (à propos de la première édition source)

Maxence Hecquard a publié en mai dernier un ouvrage imposant dans lequel il revisite les fondements et la genèse de la démocratie moderne, cette nouvelle religion séculière, ce dogme intouchable, cette "valeur de la République", selon l'expression consacrée. Dans Les Fondements philosophiques de la démocratie moderne, il montre la métaphysique de ce régime en évolution perpétuelle, né des Lumières, pensé notamment par Kant, Hegel et Darwin. Même les représentants de l'Eglise ont fini par adopter la terminologie propre à la démocratie, en en faisant presque un principe non négociable du bien commun. Alors que, le plus souvent, la démocratie moderne écrase le principe de subsidiarité sous un totalitarisme soft. Cet idéal est une utopie, mais une utopie plaisante, à la fois pour les dirigeants mais aussi pour les électeurs qui aiment se plier au jeu :
288.88888888889_450_188"Le vice du régime est contradiction essentielle : faire gouverner un peuple incapable de le faire. Pour que la démocratie fonctionne, il faut que quelque tribun mente au peuple en lui déclarant exécuter ses volontés quand il ne suit que la sienne."
Toute ressemblance avec l'actualité n'est pas fortuite. Et ce théâtre électoral se poursuit alors que l'échec de la démocratie est patent : 
"[D]eux siècles après la grande révolution, le monde n'est toujours pas en paix. Deux guerres mondiales ont eu lieu au XXe siècle en son nom [...]. A l'orée du troisième millénaire force est de constater que la démocratie progresse toujours mieux par les avions bombardiers que par les urnes. Des coalitions occidentales (souvent emmenées par les Etats-Unis...) déstabilisent, voire attaquent, nombre de régimes d'orient ou du sud au prétexte d'"insuffisance démocratique", celle-ci étant certifiée par des autorités "morales" autoproclamées.
Régression culturelle et guerres multiples : la Terre promise par les Lumières semble encore loin...
D'où vient ce paradoxe ? Comment expliquer qu'un régime qui ne vise que la cohabitation tranquille et l'épanouissement des hommes engendre tant de conflits ?
La question est celle du passage. Comment le despotisme pour instaurer la république . Comment briser la dictature pour gagner la liberté ? Comment sortir de l'obscurité ? La réponse des Lumières et unanime : par la violence".
Ainsi fonctionne l'idéologie démocrate : au nom des lendemains qui chantent, tout est possible aujourd'hui. Rousseau, Kant, Hegel sont unanimes là-dessus : la violence et la terreur sont une étape inévitable de la liberté.
Et dans le concert politico-médiatique, il n'est pas possible de s'exprimer sereinement si l'on n'a pas professé son adhésion à la démocratie, laquelle se fait totalitaire :
"Claude Polin explique que le totalitarisme se définit comme l'unicité d'un parti qui se maintient par une police de la pensée : "Une société est totalitaire oosqu'elle tend à se donner en tant que telle, c'est-à-dire en tant que totalité de se membres, pour supérieure à n'importe laquelle de ses parties, sur laquelle le tout entend du même coup exercer un pouvoir total, en lui déniant tout droit à se poser en face de lui comme un être à part entière." Force est de reconnaître que la démocratie répond à cette définition : elle ne souffre pas la contradiction. La démocratie est idéologique et totalitaire car ses valeurs sont exclusives et parce qu'elle prône une métaphysique incompatible avec toute autre vision du monde."

 par Michel Janva

vendredi 31 octobre 2014

La gauche et les pauvres... Quel mépris !



La récompense du mérite et l'accession à la propriété, ce n'est pas pour les pauvres. Voilà, en creux, le message du gouvernement cette semaine.

À l'Assemblée nationale, mardi 28 septembre, Geneviève Fioraso, secrétaire d'État chargée de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, répond à une question du député UMP Alain Chrétien sur les bourses au mérite, qui gratifient de 1 800 euros supplémentaires les étudiants ayant obtenu mention très bien au bac et qu'elle a supprimées au coeur de l'été, mais que le Conseil d'État a ordonné de rétablir en urgence.
La secrétaire d'État s'entête : pas question de rétablir durablement ces bourses au mérite. Pourquoi ? "C'est dès le CP que se décide l'avenir scolaire d'un enfant." Soit, mais ceux qui, malgré tout, ont réussi ne méritent-ils pas de poursuivre de brillantes études en étant déchargés, en partie, du besoin de travailler en même temps ? Pas question. L'excellence au bac ne sera plus un critère. Madame Fioraso préfère allouer 1 000 euros par mois à une nouvelle catégorie improbable, "les étudiants les plus modestes de la classe moyenne", et ce, quels que soient leur niveau et leurs résultats. C'est la préférence pour le saupoudrage et le mépris de l'excellence. Sur les 458 millions d'euros d'aide aux étudiants pour cette année scolaire, un effort sans précédent, se félicite-t-elle, le gouvernement trouve donc inepte d'en dépenser 15 pour récompenser et soutenir les nouveaux bacheliers qui ont su se distinguer !

Ni instruits ni propriétaires... et en autocar !
Bercy s'est occupé des plus modestes aussi en supprimant l'aide au logement pour accéder à la propriété. Son montant annuel moyen est le même que les bourses au mérite : 1 800 euros en moyenne, qui permettent de faire l'appoint pour rembourser un prêt immobilier. Trente mille foyers par an en bénéficiaient, ils n'auront qu'à rester locataires. Quelle idée, aussi, de vouloir devenir propriétaire, comme la majorité des ministres, de leurs conseillers, de leurs amis !
Et pas la peine non plus d'avoir une voiture quand on a peu d'argent. Un autre ministre, Emmanuel Macron, a trouvé la solution : la réforme des autocars qui "pourrait bénéficier aux pauvres, qui voyageront plus facilement". Cela donne une idée - terrifiante - de la manière dont certains membres du gouvernement considèrent ceux de leurs concitoyens qui, à l'évidence, vivent très loin de leur univers microcosmique. Par Sophie Coignard  31/10/14 | 06:23

mardi 4 décembre 2012

Peut-on être chrétien et antiétatiste en France aujourd'hui ?

« La question pourrait surprendre un catholique, habitué à une défense traditionnelle de l'État par le magistère de l’Église. Mais les temps changent. Et le contexte actuel de la sociale-démocratie oligarchique, oblige à repenser les choses. Il est temps que les catholiques et les chrétiens en général, comprennent que soutenir l'État aujourd'hui signifie alimenter le processus même qui les détruit.
A une époque, l'État était peut-être la réponse au chaos généré par les guerres et les prédations. Mais surtout, gouverner était une activité privée et l'État était la propriété d'une dynastie, qui exerçait la responsabilité à long terme de faire fructifier son royaume. Le roi devait laisser à son successeur un royaume prospère et paisible, dans une logique patrimoniale.
Ce qu'on peut notamment regretter, c'est qu'à cette époque l'État employait souvent son pouvoir pour imposer la foi et la morale, détenues en commun par une communauté majoritaire. Or dans nos sociétés mondialisées, le pluralisme religieux est irréversible et il n'y a plus aucune justification d'un tel autoritarisme. Mais le problème c'est que l'État social laïque est devenu lui-même paternaliste et autoritaire, sous des apparences de légitimité démocratique. En réalité, le régime oligarchique de la sociale-démocratie ne supporte aucun véritable pluralisme idéologique, et ne parlons même pas des libertés économiques » LIRE LA SUITE ICI 
(extrait d'un article  sur le site Contrepoints
 de  Damien Theillier
professeur de philosophie et président de l'Institut Coppet)

Un précurseur Antonio Rosmini


Bienheureux Antonio Rosmini,l’antitotalitaire (1797-1855)

Ses œuvres "Les cinq plaies de la sainte Eglise" et "La constitution civile selon la justice sociale"  ont été mises à l’Index des livres interdits. 
Attaqué par les jésuites mais réconforté par les visites de ses amis, dont l’écrivain Alessandro Manzoni, l’abbé Rosmini passe les dernières années de sa vie à Stresa, à la tête des deux congrégations qu’il a fondées, à écrire son œuvre la plus aboutie, “Théosophie”. 
Jugé une première fois par le Vatican en 1854, condamné par Léon XIII, il est acquitté. Il meurt à Stresa le 1er juillet 1855. En 1887, l'Église condamne 40 propositions extraites de ses œuvres, condamnation qui a été levée en 2001.
Benoît XVI a autorisé la Congrégation pour les Causes des Saints à promulguer le 26 juin 2006 le décret de sa béatification qui a eu lieu le 18 novembre 2007