Les lèvres mensongères font horreur à l'Éternel, tandis que ceux qui agissent avec fidélité lui sont agréables. Proverbes 12:22 «C'est ce qui sort de l'homme qui le rend impur. En effet, c'est de l’intérieur, c'est du cœur des hommes que sortent les mauvaises pensées, les adultères, l'immoralité sexuelle, les meurtres, les vols, la soif de posséder, les méchancetés, la fraude, la débauche, le regard envieux, la calomnie, l'orgueil, la folie. Toutes ces choses mauvaises sortent du dedans et rendent l'homme impur.» Marc 7:20-23 Un témoin fidèle ne ment pas, tandis qu’un faux témoin dit des mensonges. Proverbes 14:5 « Vous, vous avez pour père le diable et vous voulez accomplir les désirs de votre père. Il a été meurtrier dès le commencement et il ne s'est pas tenu dans la vérité parce qu'il n'y a pas de vérité en lui. Lorsqu'il profère le mensonge, il parle de son propre fond, car il est menteur et le père du mensonge. » Jean 8:44 Si les paroles distinguées ne conviennent pas à un fou, les paroles mensongères conviennent d’autant moins à un noble. Proverbes 17:7 « Écarte de ta bouche la fausseté, éloigne de tes lèvres les détours ! Proverbes 4:24 Craindre l'Éternel, c'est détester le mal. L'arrogance, l'orgueil, la voie du mal et la bouche perverse, voilà ce que je déteste. » Proverbes 8:13 « Pierre lui dit : «Ananias, pourquoi Satan a-t-il rempli ton cœur, au point que tu aies menti au Saint-Esprit et gardé une partie du prix du champ? […] Comment as-tu pu former dans ton cœur un projet pareil? Ce n'est pas à des hommes que tu as menti, mais à Dieu.»Actes 5:3-4Mais pour les lâches, les incrédules, les abominables, les meurtriers, les impudiques, les enchanteurs, les idolâtres, et tous les menteurs, leur part sera dans l'étang ardent de feu et de soufre, ce qui est la seconde mort.Apocalypse 21.8
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jeudi 18 mars 2021

Comment un discours pervers a-t-il, en un an, établi son emprise sur le peuple français

La dictature sanitaire analysée sous un angle particulièrement éclairant, pertinent et utile…




par Catherine Avice*, psychanalyste

 texte publié sur France Soir le 18/03/2021 


Depuis les premières mesures sanitaires mises en place pour lutter contre l’épidémie de Covid19, la communication officielle du gouvernement est organisée par un discours pervers, qui s’est progressivement déployé en quatre étapes essentielles jusqu’à établir une véritable emprise sur une grande partie de la population. Quelles ont été ces étapes, avec quelles conséquences ? C’est ce que les lignes qui suivent vont chercher à éclairer.


Première étape : sadisme et culpabilisation pour frapper un grand coup

Il y a bientôt un an, le président de la République, afin de lutter contre un virus nouveau, a pris deux décisions inédites en proclamant un état d’urgence sanitaire et en confinant le pays tout entier. Du jamais vu ! Les dernières interdictions de circuler en métropole remontaient à la deuxième guerre mondiale, mais justement le Président nous annonça que nous étions en guerre contre le SARS- COV2 ! « Nous sommes en guerre » répéta-t-il sept fois dans son intervention télévisée. Intervention inaugurale d’une communication anxiogène, avec pour la première fois, l’usage fait d’une métaphore guerrière. Pour la première fois, car nous le verrons, il y en aura d’autres.

Drôle de guerre tout de même, menée par une armée qui voit ce que l’on pourrait appeler ses « forces spéciales », les médecins hospitaliers, urgentistes et réanimateurs surtout, directement confrontées à un envahisseur que l’Etat-Major laisse progresser sans lui opposer la moindre résistance de première ligne, puisque le « gros de la troupe », les médecins généralistes, habitués à combattre sur le terrain tous les ans, est priée de rester dans ses casernes l’arme au pied. Quant aux « stratèges » qui seraient à même de fournir le plan d’attaque le plus adapté, les chercheurs, les spécialistes, il s’avère que la solution utilisée par le meilleur d’entre eux, internationalement reconnu, et que le gros de la troupe pourrait facilement mettre en œuvre, partout en France et à moindre coût, est purement et simplement ignorée, aux profits d’armes expérimentales uniquement utilisables par les forces spéciales. Drôle de guerre vraiment.

Cette situation doublement inédite, confinement de toute la population et mise à l’écart des médecins généralistes, des médecins traitants, s’accompagne alors d’un rituel macabre et quotidien : tous les soirs, le directeur général de la santé, tout de noir vêtu, égrène le nombre de morts faits par la maladie.

Or, ce n’est pas au directeur général de la santé que bon nombre de Français font confiance, pas plus au ministre de la santé récemment nommé, et pas davantage au docte conseil scientifique, non, bon nombre de Français font confiance à un homme, un professeur, médecin, qui soigne, précocement, sans attendre que la maladie s’aggrave, qui avance des chiffres, des faits, un médecin doublé d’un chercheur dont la compétence est attestée par un CV impressionnant et une reconnaissance internationale. Ces Français-là font confiance à ce médecin parce qu’il soigne et qu’il est rassurant, quand l’homme en noir, avec la bénédiction du ministre, les angoisse voire les sur- angoisse. Mais tout le monde ne vit pas à Marseille…

D’un côté, cette communication faisait de tout un chacun une proie sans défense face à la maladie, puisqu’officiellement aucun traitement n’existait, et d’un autre elle insistait à longueur de journée sur son côté dangereux et létal, relayant inlassablement sur toutes les chaînes d’information grand public des images fortes et des témoignages anxiogènes ; cette communication, ainsi orchestrée, relevait ni plus ni moins du sadisme, donc d’une perversion. En psychanalyse, la perversion vise à abolir le « sujet » chez celui ou celle qui en est la victime. La personne humaine chez qui le « sujet » est ainsi aboli se trouve réduite à une position d’ « objet », et devient ainsi l’objet de la jouissance du pervers. Le processus même menant à une telle abolition du sujet, n’est pas moins source de jouissance pour le pervers qui assiste à la dégradation subjective de sa victime, laquelle finit par ne plus pouvoir faire autre chose que se plier aux exigences de son bourreau. C’est une destruction progressive. Un tel phénomène ne se cantonne pas à la relation duelle amoureuse où il est bien connu, il se rencontre également à l’échelle d’une population quelle qu’elle soit (entreprise, nation, …).

Il faut entendre ici « sujet » dans son acception psychanalytique ; le « sujet » est le « sujet du désir », le désir étant cette instance qui au fond de nous cherche la reconnaissance, quand le besoin, lui, cherche la satisfaction immédiate. La construction du sujet pour tout un chacun ne va pas de soi, elle n’est pas innée. Elle se forge dès les premières années de vie dans le cercle familial, se développe lors de l’apprentissage du lien social à l’école, s’affermit à partir de l’adolescence avec le développement de la sexualité. Un tel parcours, chacun le sait, n’est pas exempt d’embûches et tout traumatisme vécu pendant cette période de construction accompagne l’humain à l’âge adulte. Même enfoui, refoulé, il ne demande qu’à ressurgir dès qu’une nouvelle épreuve, traumatique elle aussi, se présentera qui fera écho à ces traumatismes de l’enfance et de la jeunesse. C’est ce que l’on appelle le retour du refoulé.

Nul ne pourra nier que cette crise et plus encore la gestion de cette crise, sont une épreuve traumatique pour la population française. Chacun de nous est donc sollicité dans sa capacité à faire face au trauma, au retour du refoulé car c’est le sujet, sujet de l’inconscient qui est, dans cette crise, gravement menacé d’effondrement pour ce qui concerne les adultes ou mis à mal dans sa construction pour les enfants et les adolescents ; depuis un an, la gestion même de la crise a largement ouvert la porte à l’angoisse, la dépression, voire une forme plus grave encore de décompensation comme le suicide, y compris chez les enfants.

Les différentes mesures sociales prises pour gérer la crise sanitaire nous ont en effet très largement privés depuis le 17 mars 2020 de ce qui en temps normal, permet à tout un chacun de se soutenir au quotidien en tant que sujet, à savoir: le travail surtout quand il répond à une vraie aspiration, et que tant de corps de métier se voient interdits d’exercer ; le lien social, extrêmement dégradé par toutes les mesures « sociales » prises, y compris le télétravail ; les liens familiaux évidemment, mis à mal de multiples façons; « le beau » enfin sous quelque forme qu’il se présente, et nous sommes privés de musées, de spectacles, de concert et même souvent de nature. En pleine tempête quand le bateau tangue, subsiste donc de ce qui peut nous soutenir la conscience et la prise en compte des assises plus profondes que chacun peut avoir en soi, en ayant repéré d’où il vient, quelles sont ses valeurs symboliques, quels sont ses points d’ancrage, ce qui fait qu’il (ou elle) n’est pas cet « homme sans gravité » que décrivait Charles Melman dans son livre éponyme, paru en 2002. Psychiatre et psychanalyste, il y soulignait déjà comment le rejet du « réel » au profit du « virtuel », la banalisation de la violence, la perte de légitimité des figures de l’autorité, la multiplication spectaculaire des états dépressifs, les difficultés d’une jeunesse sans perspective,… témoignaient d’une évolution radicale du comportement des individus et de la vie en société, ainsi que de l’émergence d’une nouvelle économie psychique au sein de laquelle l’homme du début du XXIème siècle, sans boussole et sans lest, moins citoyen que consommateur, « produit » d’une société libérale, se retrouvait ainsi être un « homme sans gravité », au sens de la gravitation, donc sans ancrage. Dès les mois de mars et avril 2020, il fallait justement être bien « ancré » pour résister à cette communication gouvernementale perverse. Ce n’était pourtant qu’un début, une première étape ; elle allait monter en puissance par la suite. Mais d’ores et déjà elle eut pour effet de scinder la population en deux : il y eut ceux qui devinrent instantanément la proie du discours gouvernemental et les autres, qui comptaient entre autres dans leurs rangs ceux qui dès le début avaient fait confiance au professeur marseillais. Un clivage naissant appelé à s’aggraver, car en parallèle se mirent en place des expressions nouvelles : il s’agissait d’adopter des « gestes barrières » et de pratiquer la « distanciation sociale » envers son prochain. Nous fûmes dès lors soumis à un discours particulièrement paranoïsant, dans lequel l’autre, le semblable, devenait un ennemi potentiel contre lequel il s’agissait d’élever des « barrières » et qu’il convenait de tenir à distance. Ceux qui n’ont pas pu alors repérer consciemment la nature paranoïsante de ce discours ne s’en sont pas défendus et y ont adhéré, se fragilisant ainsi un peu plus psychiquement ; d’autres heureusement ont pu y résister. Tels le héros de « Midnight Express » enfermé dans le quartier des fous, ils se sont séparés du groupe qui tournait toujours dans le même sens autour du poteau de leur prison, et ont tourné en sens inverse, afin de ne pas céder à cette paranoïa, cette folie collective, préservant ainsi leur subjectivité.

Cette perversion de la communication gouvernementale se confirma dès le printemps avec une culpabilisation quasiment systématique des Français : leur comportement jugé irresponsable allait mettre à bas tous les efforts faits pour eux par le gouvernement et les soignants. Ainsi le pire leur fut annoncé dès le « déconfinement » du mois de mai par un certain nombre d’épidémiologistes qui affichaient sur les plateaux de télévision des prédictions toutes plus affolantes les unes que les autres, lesquelles ne se réalisèrent pas. Ni le déconfinement, ni les ponts du mois de mai et ses courtes vacances, ni les rassemblements lors de la fête de la musique en juin, ne provoquèrent les « clusters » (le terme français « foyer » existe pourtant…) annoncés et encore moins la deuxième vague dont les médecins de plateaux télé ne cessaient de menacer les Français.

Deuxième étape : le non-sens devient la règle

Alors que les Français aspiraient à souffler, respirer, et reprendre une vie « normale » avec la fin de l’état d’urgence le 10 juillet 2020, un glissement s’opéra dans ce même mois de juillet : le nombre de morts n’étant plus assez important pour frapper les esprits, la communication officielle se fit autour du nombre de « cas », concept suffisamment flou pour permettre toutes les manipulations. On vit ainsi fleurir des schémas sur lesquels étaient reportées, sur une même échelle, la courbe des décès jusqu’au mois de juin et la courbe des cas à partir du mois de juillet. Un visuel trompeur qui ne pouvait qu’affoler la population ! Bien évidemment la courbe des cas fut très vite largement aussi élevée que celle des décès, voire plus, entretenant ainsi la peur au sein de cette population qui se « relâchait » selon la terminologie officielle. Bien que strictement proportionnelle alors au nombre de tests effectués, tests eux-mêmes sujets à caution puisqu’être positif ne signifiait pas forcément être malade, l’augmentation du nombre de « cas » fut prétexte à de nouvelles mesures liberticides et physiquement contraignantes, sans qu’aucune base scientifique n’en attestât réellement l’efficacité. Ces mesures furent prises d’une façon tout à fait étonnante par le président de la République lui- même. Le 14 juillet, celui-ci annonça que le port du masque serait obligatoire dans tous les lieux publics à partir du mois d’août. Mais du jour au lendemain, il décida sur un surprenant ton de caprice que cette mesure prendrait effet dès le 20 juillet ! Et ce ressenti de décision capricieuse fut accentué par le fait que désormais, si porter un masque était une infraction pour le commun des mortels au plus fort de l’épidémie, c’est ne pas le porter qui devenait une infraction à l’été, passible d’une amende de 135 euros ! Le non-sens devint ainsi la règle, une deuxième étape dans le déploiement du processus pervers fut ainsi franchie. La psychanalyse enseigne qu’un comportement perçu comme capricieux, qui émane d’une personne réelle ou d’une instance en position d’autorité, renvoie immanquablement à une figure très précise de l’inconscient, non seulement synonyme de « toute-puissance » mais de « toute-puissance imprévisible et incontrôlable » puisque capricieuse. C’est une figure de l’inconscient individuel extrêmement dangereuse et délétère, qui se met en place très tôt dans le psychisme, une figure qu’en psychanalyse on qualifie d’ « archaïque » pour rendre compte de la profondeur de son ancrage. De par sa construction et dès son plus jeune âge, tout humain a enregistré que cette figure disposait sur lui d’un droit de vie ou de mort. C’est en cela qu’elle est perçue comme particulièrement dangereuse. Ce n’est pas, ce ne doit pas être bien évidemment la figure inconsciente à laquelle renvoient les instances gouvernementales d’un pays et a fortiori le chef de l’Etat. Par le truchement du transfert, un Président de la République se doit de renvoyer à une autre figure très profonde elle aussi de l’inconscient humain, dont la fonction est justement de calmer cette figure archaïque, toute-puissante, incontrôlable et dangereuse, de la tenir à distance en mettant en place cadre et limites. Pourtant, en bafouant ainsi son dire du 14 juillet, jour symbolique s’il en est, le Président de la République cessa d’incarner cette figure symbolique, protectrice et rassurante, celle qui pose le cadre et les limites qui sont la condition d’un lien social apaisé, et adopta les traits de la figure archaïque capricieuse et particulièrement angoissante, ouvrant grand la porte à l’arbitraire.

Le deuxième confinement, présenté comme incontournable du fait de l’augmentation du nombre de cas, officiellement inopiné, alors que sa date même avait fuité depuis les grandes entreprises trois semaines auparavant, acheva de confronter les Français au non-sens et à l’arbitraire des décisions gouvernementales, avec la fermeture des salles de sport, de spectacle, des commerces dits « non essentiels », des bars et des restaurants, pointés du doigt comme étant les pires sources de contamination alors que les transports en commun bondés n’étaient pas considérés comme foyers potentiels ! De même, le couvre-feu est instauré, officiellement pour lutter contre l’épidémie : comble de l’absurde, depuis plusieurs mois, les magasins d’alimentation sont pris d’assaut soit juste avant 18h, soit le samedi par une foule qui est empêchée de faire ses achats en semaine. Des confinements ponctuels sont imposés le week-end dans certains départements, l’interdiction de profiter des plages en bord de mer est le reflet d’une doxa sanitaire qui va à l’encontre de la tradition médicale du soin des affections respiratoires. Tout ceci concourt à une perte de repères qui fait dire à beaucoup qu’ils ne savent plus où ils en sont, ni où le gouvernement les emmène ainsi. Beaucoup de Français sont perdus par ces mesures de plus en plus incohérentes, de facto psychotisantes, qui se succèdent et rétrécissent le champ de la vie et de la pensée. Pourtant peu de rébellion, les amendes, très souvent impitoyablement appliquées, sont dissuasives pour les moins fortunés et le masque- muselière, la masque- bâillon remplit sa fonction, il fait taire. Il a fait taire jusqu’aux parents qui sont devenus, malgré eux bien souvent, les courroies de transmission de la maltraitance perverse orchestrée en haut lieu. 

Troisième étape : mise à mal des liens familiaux, toi, parent, tu seras maltraitant !

La troisième étape dans le déploiement du processus pervers fut en effet franchie à l’automne, à la rentrée des vacances de la Toussaint, avec la décision abrupte et inique d’imposer le masque aux enfants dès l’âge de 6 ans. Pourtant, les études scientifiques menées de par le monde concluaient toutes de la même façon : les enfants ne sont pas transmetteurs et ne tombent pas malades. Qu’importe ! C’est à ceux-là mêmes qui sont censés protéger leurs enfants, les parents, qu’il fut réclamé alors de s’inscrire dans la maltraitance. Pour certains parents, qu’ils puissent être maltraitants envers leurs enfants est à ce point inconcevable que par déni, ils préfèrent soutenir que leurs enfants supportent très bien le masque ! Des professionnels de santé de plus en plus nombreux alertent sur les dégâts causés par le port du masque sur la santé physique et mentale des enfants : fatigue, maux de tête, développement de TOCs, phobie de l’école, retards d’apprentissage, dépression, voire suicides,…Liste longue, hélas non exhaustive. Pourtant cette décision n’a toujours pas été annulée et les enfants continuent d’être des victimes muettes. Comment jugeront-ils leurs parents, plus tard ?

Le discours culpabilisant a trouvé avec les fêtes de fin d’année un terrain propice à se déployer, et est devenu plus infantilisant que jamais; « Papi et Mamie » furent priés de manger leur part de bûche dans la cuisine, et les enfants, déjà éprouvés par ce port inique du masque, ont fait l’objet de publicités particulièrement abjectes, pourtant relayées par certains médecins, leur expliquant que pour que ne pas tuer Papi et Mamie ils ne devaient plus les approcher ni les embrasser !

Mais une fois de plus, et malgré les fêtes de fin d’année, l’hécatombe n’a pas été au rendez-vous. Le ton s’est alors durci, et la figure tutélaire de Churchill convoquée. Filant à nouveau la métaphore guerrière, « du sang, de la sueur et des larmes » furent « promis » début février 2021 à une population exténuée. Métaphore bien mal choisie pourtant ! Le 13 mai 1940, Churchill vient de prendre son poste de Premier Ministre quand il prononce son premier discours devant la Chambre des Communes ; il annonce là le programme de son gouvernement : « Je n’ai rien d’autre à offrir que du sang, de la peine (au sens de labeur), des larmes et de la sueur » dit-il à cette Chambre qui n’a cessé pendant des années de pousser au désarmement et de réduire le budget de l’armée, alors que lui, Churchill, se battait au contraire contre cette politique de désarmement qu’il savait désastreuse à terme face au réarmement de l’Allemagne nazie. Offrir, dit-il. Mais en 2021 en France, ce sont ceux- là mêmes qui ont poursuivi pendant l’épidémie le « désarmement » de l’hôpital, en continuant à fermer des lits, qui « promettent » comme s’ils menaçaient, « sang, sueur et larmes » !

Ce discours systématiquement anxiogène, culpabilisant, déstabilisant, et répétitif de surcroît, a des effets dévastateurs : tel patient me confiait que son petit-fils de cinq ans court spontanément vers lui dès qu’il le voit avant de s’arrêter tout net sans venir jusqu’à lui. Et pourtant, me disait ce patient, l’enfant évolue dans un milieu familial qui n’est pas des plus angoissés, mais l’école est là, devenue courroie de transmission de la peur. Il n’est pas rare non plus d’entendre dans la bouche des adultes : « mais pourquoi nous font-ils ça ? », ou bien « qu’est-ce qu’on a fait pour mériter ça ? », propos qui sont les effets de cette culpabilisation savamment entretenue. Les Français sont maltraités, mais seraient coupables de cette maltraitance. Pire, ce pourrait être du fait de leur comportement irresponsable que pourraient être prises des mesures qui les maltraiteraient encore plus. Ceci est typique du discours pervers, et entretient au sein de la population clivage et réactions désormais agressives.

Quatrième étape : avec l’arrivée des vaccins entre en jeu le chantage, et le clivage s’intensifie

Avec l’arrivée des premiers vaccins, ce clivage, amorcé au printemps 2020 et qui n’a cessé de s’aggraver depuis, a atteint des sommets inquiétants, d’autant que le chantage a renforcé la pression du discours pervers: la mise en place d’un « pass sanitaire », sésame d’entrée au restaurant ou dans une salle de spectacle est envisagée en haut lieu. Pas de pass, pas de loisirs. Pourtant ce concept fut qualifié de complotiste lors de la sortie, au mois de novembre, du documentaire Hold-Up, décrié et censuré dès sa sortie. Le chantage s’est exercé aussi envers les restaurateurs qui auraient eu l’audace de rouvrir leur restaurant au mois de février : suspension des aides d’état en cas d’ouverture, suppression pure et simple en cas de récidive. Le chantage touche maintenant le personnel soignant, menacé d’une obligation vaccinale. Les mêmes qui se sont dépensés sans compter au plus fort de l’épidémie en mars et avril 2020, qui étaient applaudis et fêtés, sont maintenant pointés du doigt comme vecteurs de l’épidémie. Et ils souffrent, pris en tenaille entre la pression qu’ils subissent venant des autorités, leur peur de servir de cobaye pour des essais cliniques non encore terminés, leur besoin de garder un travail dans lequel ils sont par ailleurs investis, le manque de reconnaissance dont ils font l’objet.

Vaccin ou pas vaccin ? Le clivage s’amplifie. Certains Français, très souvent ceux qui ont dès le début succombé à la peur et qui l’ont désormais chevillée au corps, sont convaincus par le discours gouvernemental qu’aucun traitement n’existe et que le vaccin est la seule solution pour se protéger du virus ; eux sont prêts à se faire vacciner au plus tôt, voire l’ont déjà fait. Certains le feront aussi, de guerre lasse, parce qu’ils ont retenu de ce discours que c’était la seule façon de sortir de la crise et qu’ils espèrent ainsi retrouver une vie normale, retourner au restaurant, voyager et sortir de nouveau. Cliniquement parlant, ce sont les plus fragiles; ils sont de plus en plus dans l’incapacité de soutenir quoi que ce soit de leur subjectivité, d’où le nombre croissant de troubles psychiques et de dépressions. Envisager que l’Etat, incarné par le Président de la République, puisse ne pas être bienveillant, mais délibérément malveillant, est pour eux strictement impensable, inacceptable. Ils ne peuvent même pas l’entendre ! En démocratie quel chef de l’Etat pourrait ne pas vouloir le bien de son peuple ? Au plan de l’inconscient, cela remet à ce point en cause la structure même de leur construction qu’ « ils n’en veulent rien savoir » comme l’aurait dit Jacques Lacan. Parce que cela signifierait que la figure bienveillante, rassurante et protectrice qui leur a permis de se construire enfant en tant que sujet, les aurait abandonnés et livrés sans défense à la figure archaïque, toute- puissante et capricieuse, qui a sur eux droit de vie et de mort. C’est une trahison. Il vaut mieux dans ce cas clore immédiatement tout débat, et disqualifier toute parole autre en la taxant de complotiste pour mieux l’étouffer.

D’autres Français en revanche, ne voient pas la nécessité de vacciner massivement une population pour une maladie dont les personnes qui en décèdent ont plus de 80 ans, sont presque toutes atteintes de comorbidités, voire de perte d’autonomie, avec des vaccins dont les phases de test ne sont pas terminées. Parmi eux se trouvent ceux qui, depuis le début de l’épidémie, pensent que des traitements existent. Ils se portent psychiquement plutôt mieux que les premiers, malgré les difficultés qu’eux aussi peuvent rencontrer, et en particulier l’ostracisme dont ils sont frappés et l’hostilité à leur égard. Leur conviction a été affermie au fil du temps car le panel des solutions thérapeutiques précoces s’est enrichi et les résultats de certains traitements sont tout à fait remarquables. Voilà un an maintenant qu’ils résistent, « quoiqu’il (leur) en coûte » ! Eux ont très vite transformé en colère leur frustration d’être, au plus fort de l’épidémie du printemps 2020, privés de ce qu’ils considéraient comme un traitement potentiel par décision du ministre. Cette colère leur a permis de maintenir vivante leur dimension subjective car ils ont refusé d’endosser une quelconque position d’objet ; le discours pervers n’a donc pas eu sur eux la prise escomptée, ni à l’époque, ni par la suite. Eux ont donc pu apporter une réponse, personnelle, au revirement capricieux du chef de l’Etat en juillet, ce qui leur a permis de donner un sens à ce non-sens, une réponse en tout cas, qui s’appuie à la fois sur du réel, des chiffres, et un symbolique fort, des valeurs fortes qui prennent racine aussi bien dans leur propre histoire que dans l’inconscient collectif. Ils ne sont pas « sans gravité » car solidement ancrés. Beaucoup d’ailleurs ont transcendé la colère initiale afin de se réunir et de se battre au sein d’associations ou de collectifs et ont affermi de ce fait leur position subjective.

Qu’il s’agisse de traitement, de masque, de mesure sociale, de vaccin, le discours pervers qui accompagne la gestion de la crise a induit un clivage parfois caricatural entre les « pro » et les « anti ». Ce clivage sévit au sein de la population, dans le milieu professionnel, entre générations, opposant les jeunes « insouciants » et les personnes âgés « qu’il faut protéger», il a séparé des amis, s’est infiltré au sein même des familles où il fait parfois des ravages.

Il est urgent que cela cesse ! 

Comment mettre fin à cela ? Comment faire, dans une telle situation de clivage, pour atteindre nos concitoyens sous emprise ? Tel le chat qui peut jouer avec la souris pendant des heures, le pervers ne lâche jamais spontanément sa proie. Il faut qu’il y soit contraint. C’est pourquoi je ne crois pas à un « mea culpa » spontané de nos gouvernants, qui s’il advenait néanmoins, ne serait qu’un lâcher-prise provisoire afin de mieux resserrer les tenailles ensuite. A un moment ou un autre devra nécessairement se présenter un contre-pouvoir, une opposition assez forte pour mettre fin à la dérive totalitaire dans laquelle se sont engagés nos gouvernants. En situation d’état d’urgence sanitaire répétée, ce contre-pouvoir ne peut plus être incarné par nos assemblées; les tribunaux administratifs, quand ils ont été sollicités, ont souvent soutenu les citoyens mais ont été désavoués illico par le Conseil d’Etat; dans leur grande majorité, les media ont depuis un an démontré leur soumission totale au pouvoir exécutif. Seules des manifestations de citoyens peuvent donc faire basculer la situation. Elles existent, se multiplient mêmes, et sont, pour l’instant, pacifiques et joyeuses. Pour le bien de tous, il est impératif qu’elles puissent le rester. Pour cela, l’attitude des forces de l’ordre, policiers et gendarmes entre autres, est à mon sens absolument décisive pour la suite. Si appel je devais lancer, en tant que psychanalyste et en tant que citoyenne, ce serait à eux que je m’adresserais. Eux qui sont aussi citoyens et parents sont souvent tiraillés entre leurs convictions profondes, leur devoir de réserve, et l’obéissance qu’ils doivent à leur autorité de tutelle. Mais se sont-ils vraiment engagés pour ce à quoi cette autorité les contraint aujourd’hui ? Est-ce leur vocation de faire évacuer les quais de la Seine à 17h30 un dimanche de beau temps ? Ou de verbaliser des automobilistes pris dans des embouteillages et empêchés de rentrer chez eux avant 18h ? Ou de signifier une fermeture administrative à un boulanger parce qu’il a servi une baguette de pain à 18h15 ? Je ne le crois pas. En apportant leur soutien à tous ceux qui se battent pour que cesse l’emprise, ils peuvent aujourd’hui incarner pour le peuple Français la figure de l’inconscient, protectrice et rassurante, évoquée plus haut ; ils peuvent, s’ils le décident, protéger les Français d’un gouvernement totalitaire, incarnation de la figure toute-puissante, incontrôlable et mortifère, qui les menace au plus profond d’eux-mêmes. 

Alors et alors seulement, nous pourrons tous ensemble, sortir de l’emprise, panser nos plaies et reconstruire.

*Catherine Avice est psychanalyste, membre de l'Association Lacanienne Internationale, et exerce en libéral depuis 15 ans. Elle est également ingénieur diplômée de Sup Telecom Paris, et a passé 25 ans en entreprise. Cet article est écrit en son nom propre. Elle déclare n'avoir aucun conflit d'intérêt.

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Comment un discours pervers a-t-il, en un an, établi son emprise sur le peuple français

La dictature sanitaire analysée sous un angle particulièrement éclairant, pertinent et utile…




par Catherine Avice*, psychanalyste

 texte publié sur France Soir le 18/03/2021 


Depuis les premières mesures sanitaires mises en place pour lutter contre l’épidémie de Covid19, la communication officielle du gouvernement est organisée par un discours pervers, qui s’est progressivement déployé en quatre étapes essentielles jusqu’à établir une véritable emprise sur une grande partie de la population. Quelles ont été ces étapes, avec quelles conséquences ? C’est ce que les lignes qui suivent vont chercher à éclairer.


Première étape : sadisme et culpabilisation pour frapper un grand coup

Il y a bientôt un an, le président de la République, afin de lutter contre un virus nouveau, a pris deux décisions inédites en proclamant un état d’urgence sanitaire et en confinant le pays tout entier. Du jamais vu ! Les dernières interdictions de circuler en métropole remontaient à la deuxième guerre mondiale, mais justement le Président nous annonça que nous étions en guerre contre le SARS- COV2 ! « Nous sommes en guerre » répéta-t-il sept fois dans son intervention télévisée. Intervention inaugurale d’une communication anxiogène, avec pour la première fois, l’usage fait d’une métaphore guerrière. Pour la première fois, car nous le verrons, il y en aura d’autres.

Drôle de guerre tout de même, menée par une armée qui voit ce que l’on pourrait appeler ses « forces spéciales », les médecins hospitaliers, urgentistes et réanimateurs surtout, directement confrontées à un envahisseur que l’Etat-Major laisse progresser sans lui opposer la moindre résistance de première ligne, puisque le « gros de la troupe », les médecins généralistes, habitués à combattre sur le terrain tous les ans, est priée de rester dans ses casernes l’arme au pied. Quant aux « stratèges » qui seraient à même de fournir le plan d’attaque le plus adapté, les chercheurs, les spécialistes, il s’avère que la solution utilisée par le meilleur d’entre eux, internationalement reconnu, et que le gros de la troupe pourrait facilement mettre en œuvre, partout en France et à moindre coût, est purement et simplement ignorée, aux profits d’armes expérimentales uniquement utilisables par les forces spéciales. Drôle de guerre vraiment.

Cette situation doublement inédite, confinement de toute la population et mise à l’écart des médecins généralistes, des médecins traitants, s’accompagne alors d’un rituel macabre et quotidien : tous les soirs, le directeur général de la santé, tout de noir vêtu, égrène le nombre de morts faits par la maladie.

Or, ce n’est pas au directeur général de la santé que bon nombre de Français font confiance, pas plus au ministre de la santé récemment nommé, et pas davantage au docte conseil scientifique, non, bon nombre de Français font confiance à un homme, un professeur, médecin, qui soigne, précocement, sans attendre que la maladie s’aggrave, qui avance des chiffres, des faits, un médecin doublé d’un chercheur dont la compétence est attestée par un CV impressionnant et une reconnaissance internationale. Ces Français-là font confiance à ce médecin parce qu’il soigne et qu’il est rassurant, quand l’homme en noir, avec la bénédiction du ministre, les angoisse voire les sur- angoisse. Mais tout le monde ne vit pas à Marseille…

D’un côté, cette communication faisait de tout un chacun une proie sans défense face à la maladie, puisqu’officiellement aucun traitement n’existait, et d’un autre elle insistait à longueur de journée sur son côté dangereux et létal, relayant inlassablement sur toutes les chaînes d’information grand public des images fortes et des témoignages anxiogènes ; cette communication, ainsi orchestrée, relevait ni plus ni moins du sadisme, donc d’une perversion. En psychanalyse, la perversion vise à abolir le « sujet » chez celui ou celle qui en est la victime. La personne humaine chez qui le « sujet » est ainsi aboli se trouve réduite à une position d’ « objet », et devient ainsi l’objet de la jouissance du pervers. Le processus même menant à une telle abolition du sujet, n’est pas moins source de jouissance pour le pervers qui assiste à la dégradation subjective de sa victime, laquelle finit par ne plus pouvoir faire autre chose que se plier aux exigences de son bourreau. C’est une destruction progressive. Un tel phénomène ne se cantonne pas à la relation duelle amoureuse où il est bien connu, il se rencontre également à l’échelle d’une population quelle qu’elle soit (entreprise, nation, …).

Il faut entendre ici « sujet » dans son acception psychanalytique ; le « sujet » est le « sujet du désir », le désir étant cette instance qui au fond de nous cherche la reconnaissance, quand le besoin, lui, cherche la satisfaction immédiate. La construction du sujet pour tout un chacun ne va pas de soi, elle n’est pas innée. Elle se forge dès les premières années de vie dans le cercle familial, se développe lors de l’apprentissage du lien social à l’école, s’affermit à partir de l’adolescence avec le développement de la sexualité. Un tel parcours, chacun le sait, n’est pas exempt d’embûches et tout traumatisme vécu pendant cette période de construction accompagne l’humain à l’âge adulte. Même enfoui, refoulé, il ne demande qu’à ressurgir dès qu’une nouvelle épreuve, traumatique elle aussi, se présentera qui fera écho à ces traumatismes de l’enfance et de la jeunesse. C’est ce que l’on appelle le retour du refoulé.

Nul ne pourra nier que cette crise et plus encore la gestion de cette crise, sont une épreuve traumatique pour la population française. Chacun de nous est donc sollicité dans sa capacité à faire face au trauma, au retour du refoulé car c’est le sujet, sujet de l’inconscient qui est, dans cette crise, gravement menacé d’effondrement pour ce qui concerne les adultes ou mis à mal dans sa construction pour les enfants et les adolescents ; depuis un an, la gestion même de la crise a largement ouvert la porte à l’angoisse, la dépression, voire une forme plus grave encore de décompensation comme le suicide, y compris chez les enfants.

Les différentes mesures sociales prises pour gérer la crise sanitaire nous ont en effet très largement privés depuis le 17 mars 2020 de ce qui en temps normal, permet à tout un chacun de se soutenir au quotidien en tant que sujet, à savoir: le travail surtout quand il répond à une vraie aspiration, et que tant de corps de métier se voient interdits d’exercer ; le lien social, extrêmement dégradé par toutes les mesures « sociales » prises, y compris le télétravail ; les liens familiaux évidemment, mis à mal de multiples façons; « le beau » enfin sous quelque forme qu’il se présente, et nous sommes privés de musées, de spectacles, de concert et même souvent de nature. En pleine tempête quand le bateau tangue, subsiste donc de ce qui peut nous soutenir la conscience et la prise en compte des assises plus profondes que chacun peut avoir en soi, en ayant repéré d’où il vient, quelles sont ses valeurs symboliques, quels sont ses points d’ancrage, ce qui fait qu’il (ou elle) n’est pas cet « homme sans gravité » que décrivait Charles Melman dans son livre éponyme, paru en 2002. Psychiatre et psychanalyste, il y soulignait déjà comment le rejet du « réel » au profit du « virtuel », la banalisation de la violence, la perte de légitimité des figures de l’autorité, la multiplication spectaculaire des états dépressifs, les difficultés d’une jeunesse sans perspective,… témoignaient d’une évolution radicale du comportement des individus et de la vie en société, ainsi que de l’émergence d’une nouvelle économie psychique au sein de laquelle l’homme du début du XXIème siècle, sans boussole et sans lest, moins citoyen que consommateur, « produit » d’une société libérale, se retrouvait ainsi être un « homme sans gravité », au sens de la gravitation, donc sans ancrage. Dès les mois de mars et avril 2020, il fallait justement être bien « ancré » pour résister à cette communication gouvernementale perverse. Ce n’était pourtant qu’un début, une première étape ; elle allait monter en puissance par la suite. Mais d’ores et déjà elle eut pour effet de scinder la population en deux : il y eut ceux qui devinrent instantanément la proie du discours gouvernemental et les autres, qui comptaient entre autres dans leurs rangs ceux qui dès le début avaient fait confiance au professeur marseillais. Un clivage naissant appelé à s’aggraver, car en parallèle se mirent en place des expressions nouvelles : il s’agissait d’adopter des « gestes barrières » et de pratiquer la « distanciation sociale » envers son prochain. Nous fûmes dès lors soumis à un discours particulièrement paranoïsant, dans lequel l’autre, le semblable, devenait un ennemi potentiel contre lequel il s’agissait d’élever des « barrières » et qu’il convenait de tenir à distance. Ceux qui n’ont pas pu alors repérer consciemment la nature paranoïsante de ce discours ne s’en sont pas défendus et y ont adhéré, se fragilisant ainsi un peu plus psychiquement ; d’autres heureusement ont pu y résister. Tels le héros de « Midnight Express » enfermé dans le quartier des fous, ils se sont séparés du groupe qui tournait toujours dans le même sens autour du poteau de leur prison, et ont tourné en sens inverse, afin de ne pas céder à cette paranoïa, cette folie collective, préservant ainsi leur subjectivité.

Cette perversion de la communication gouvernementale se confirma dès le printemps avec une culpabilisation quasiment systématique des Français : leur comportement jugé irresponsable allait mettre à bas tous les efforts faits pour eux par le gouvernement et les soignants. Ainsi le pire leur fut annoncé dès le « déconfinement » du mois de mai par un certain nombre d’épidémiologistes qui affichaient sur les plateaux de télévision des prédictions toutes plus affolantes les unes que les autres, lesquelles ne se réalisèrent pas. Ni le déconfinement, ni les ponts du mois de mai et ses courtes vacances, ni les rassemblements lors de la fête de la musique en juin, ne provoquèrent les « clusters » (le terme français « foyer » existe pourtant…) annoncés et encore moins la deuxième vague dont les médecins de plateaux télé ne cessaient de menacer les Français.

Deuxième étape : le non-sens devient la règle

Alors que les Français aspiraient à souffler, respirer, et reprendre une vie « normale » avec la fin de l’état d’urgence le 10 juillet 2020, un glissement s’opéra dans ce même mois de juillet : le nombre de morts n’étant plus assez important pour frapper les esprits, la communication officielle se fit autour du nombre de « cas », concept suffisamment flou pour permettre toutes les manipulations. On vit ainsi fleurir des schémas sur lesquels étaient reportées, sur une même échelle, la courbe des décès jusqu’au mois de juin et la courbe des cas à partir du mois de juillet. Un visuel trompeur qui ne pouvait qu’affoler la population ! Bien évidemment la courbe des cas fut très vite largement aussi élevée que celle des décès, voire plus, entretenant ainsi la peur au sein de cette population qui se « relâchait » selon la terminologie officielle. Bien que strictement proportionnelle alors au nombre de tests effectués, tests eux-mêmes sujets à caution puisqu’être positif ne signifiait pas forcément être malade, l’augmentation du nombre de « cas » fut prétexte à de nouvelles mesures liberticides et physiquement contraignantes, sans qu’aucune base scientifique n’en attestât réellement l’efficacité. Ces mesures furent prises d’une façon tout à fait étonnante par le président de la République lui- même. Le 14 juillet, celui-ci annonça que le port du masque serait obligatoire dans tous les lieux publics à partir du mois d’août. Mais du jour au lendemain, il décida sur un surprenant ton de caprice que cette mesure prendrait effet dès le 20 juillet ! Et ce ressenti de décision capricieuse fut accentué par le fait que désormais, si porter un masque était une infraction pour le commun des mortels au plus fort de l’épidémie, c’est ne pas le porter qui devenait une infraction à l’été, passible d’une amende de 135 euros ! Le non-sens devint ainsi la règle, une deuxième étape dans le déploiement du processus pervers fut ainsi franchie. La psychanalyse enseigne qu’un comportement perçu comme capricieux, qui émane d’une personne réelle ou d’une instance en position d’autorité, renvoie immanquablement à une figure très précise de l’inconscient, non seulement synonyme de « toute-puissance » mais de « toute-puissance imprévisible et incontrôlable » puisque capricieuse. C’est une figure de l’inconscient individuel extrêmement dangereuse et délétère, qui se met en place très tôt dans le psychisme, une figure qu’en psychanalyse on qualifie d’ « archaïque » pour rendre compte de la profondeur de son ancrage. De par sa construction et dès son plus jeune âge, tout humain a enregistré que cette figure disposait sur lui d’un droit de vie ou de mort. C’est en cela qu’elle est perçue comme particulièrement dangereuse. Ce n’est pas, ce ne doit pas être bien évidemment la figure inconsciente à laquelle renvoient les instances gouvernementales d’un pays et a fortiori le chef de l’Etat. Par le truchement du transfert, un Président de la République se doit de renvoyer à une autre figure très profonde elle aussi de l’inconscient humain, dont la fonction est justement de calmer cette figure archaïque, toute-puissante, incontrôlable et dangereuse, de la tenir à distance en mettant en place cadre et limites. Pourtant, en bafouant ainsi son dire du 14 juillet, jour symbolique s’il en est, le Président de la République cessa d’incarner cette figure symbolique, protectrice et rassurante, celle qui pose le cadre et les limites qui sont la condition d’un lien social apaisé, et adopta les traits de la figure archaïque capricieuse et particulièrement angoissante, ouvrant grand la porte à l’arbitraire.

Le deuxième confinement, présenté comme incontournable du fait de l’augmentation du nombre de cas, officiellement inopiné, alors que sa date même avait fuité depuis les grandes entreprises trois semaines auparavant, acheva de confronter les Français au non-sens et à l’arbitraire des décisions gouvernementales, avec la fermeture des salles de sport, de spectacle, des commerces dits « non essentiels », des bars et des restaurants, pointés du doigt comme étant les pires sources de contamination alors que les transports en commun bondés n’étaient pas considérés comme foyers potentiels ! De même, le couvre-feu est instauré, officiellement pour lutter contre l’épidémie : comble de l’absurde, depuis plusieurs mois, les magasins d’alimentation sont pris d’assaut soit juste avant 18h, soit le samedi par une foule qui est empêchée de faire ses achats en semaine. Des confinements ponctuels sont imposés le week-end dans certains départements, l’interdiction de profiter des plages en bord de mer est le reflet d’une doxa sanitaire qui va à l’encontre de la tradition médicale du soin des affections respiratoires. Tout ceci concourt à une perte de repères qui fait dire à beaucoup qu’ils ne savent plus où ils en sont, ni où le gouvernement les emmène ainsi. Beaucoup de Français sont perdus par ces mesures de plus en plus incohérentes, de facto psychotisantes, qui se succèdent et rétrécissent le champ de la vie et de la pensée. Pourtant peu de rébellion, les amendes, très souvent impitoyablement appliquées, sont dissuasives pour les moins fortunés et le masque- muselière, la masque- bâillon remplit sa fonction, il fait taire. Il a fait taire jusqu’aux parents qui sont devenus, malgré eux bien souvent, les courroies de transmission de la maltraitance perverse orchestrée en haut lieu. 

Troisième étape : mise à mal des liens familiaux, toi, parent, tu seras maltraitant !

La troisième étape dans le déploiement du processus pervers fut en effet franchie à l’automne, à la rentrée des vacances de la Toussaint, avec la décision abrupte et inique d’imposer le masque aux enfants dès l’âge de 6 ans. Pourtant, les études scientifiques menées de par le monde concluaient toutes de la même façon : les enfants ne sont pas transmetteurs et ne tombent pas malades. Qu’importe ! C’est à ceux-là mêmes qui sont censés protéger leurs enfants, les parents, qu’il fut réclamé alors de s’inscrire dans la maltraitance. Pour certains parents, qu’ils puissent être maltraitants envers leurs enfants est à ce point inconcevable que par déni, ils préfèrent soutenir que leurs enfants supportent très bien le masque ! Des professionnels de santé de plus en plus nombreux alertent sur les dégâts causés par le port du masque sur la santé physique et mentale des enfants : fatigue, maux de tête, développement de TOCs, phobie de l’école, retards d’apprentissage, dépression, voire suicides,…Liste longue, hélas non exhaustive. Pourtant cette décision n’a toujours pas été annulée et les enfants continuent d’être des victimes muettes. Comment jugeront-ils leurs parents, plus tard ?

Le discours culpabilisant a trouvé avec les fêtes de fin d’année un terrain propice à se déployer, et est devenu plus infantilisant que jamais; « Papi et Mamie » furent priés de manger leur part de bûche dans la cuisine, et les enfants, déjà éprouvés par ce port inique du masque, ont fait l’objet de publicités particulièrement abjectes, pourtant relayées par certains médecins, leur expliquant que pour que ne pas tuer Papi et Mamie ils ne devaient plus les approcher ni les embrasser !

Mais une fois de plus, et malgré les fêtes de fin d’année, l’hécatombe n’a pas été au rendez-vous. Le ton s’est alors durci, et la figure tutélaire de Churchill convoquée. Filant à nouveau la métaphore guerrière, « du sang, de la sueur et des larmes » furent « promis » début février 2021 à une population exténuée. Métaphore bien mal choisie pourtant ! Le 13 mai 1940, Churchill vient de prendre son poste de Premier Ministre quand il prononce son premier discours devant la Chambre des Communes ; il annonce là le programme de son gouvernement : « Je n’ai rien d’autre à offrir que du sang, de la peine (au sens de labeur), des larmes et de la sueur » dit-il à cette Chambre qui n’a cessé pendant des années de pousser au désarmement et de réduire le budget de l’armée, alors que lui, Churchill, se battait au contraire contre cette politique de désarmement qu’il savait désastreuse à terme face au réarmement de l’Allemagne nazie. Offrir, dit-il. Mais en 2021 en France, ce sont ceux- là mêmes qui ont poursuivi pendant l’épidémie le « désarmement » de l’hôpital, en continuant à fermer des lits, qui « promettent » comme s’ils menaçaient, « sang, sueur et larmes » !

Ce discours systématiquement anxiogène, culpabilisant, déstabilisant, et répétitif de surcroît, a des effets dévastateurs : tel patient me confiait que son petit-fils de cinq ans court spontanément vers lui dès qu’il le voit avant de s’arrêter tout net sans venir jusqu’à lui. Et pourtant, me disait ce patient, l’enfant évolue dans un milieu familial qui n’est pas des plus angoissés, mais l’école est là, devenue courroie de transmission de la peur. Il n’est pas rare non plus d’entendre dans la bouche des adultes : « mais pourquoi nous font-ils ça ? », ou bien « qu’est-ce qu’on a fait pour mériter ça ? », propos qui sont les effets de cette culpabilisation savamment entretenue. Les Français sont maltraités, mais seraient coupables de cette maltraitance. Pire, ce pourrait être du fait de leur comportement irresponsable que pourraient être prises des mesures qui les maltraiteraient encore plus. Ceci est typique du discours pervers, et entretient au sein de la population clivage et réactions désormais agressives.

Quatrième étape : avec l’arrivée des vaccins entre en jeu le chantage, et le clivage s’intensifie

Avec l’arrivée des premiers vaccins, ce clivage, amorcé au printemps 2020 et qui n’a cessé de s’aggraver depuis, a atteint des sommets inquiétants, d’autant que le chantage a renforcé la pression du discours pervers: la mise en place d’un « pass sanitaire », sésame d’entrée au restaurant ou dans une salle de spectacle est envisagée en haut lieu. Pas de pass, pas de loisirs. Pourtant ce concept fut qualifié de complotiste lors de la sortie, au mois de novembre, du documentaire Hold-Up, décrié et censuré dès sa sortie. Le chantage s’est exercé aussi envers les restaurateurs qui auraient eu l’audace de rouvrir leur restaurant au mois de février : suspension des aides d’état en cas d’ouverture, suppression pure et simple en cas de récidive. Le chantage touche maintenant le personnel soignant, menacé d’une obligation vaccinale. Les mêmes qui se sont dépensés sans compter au plus fort de l’épidémie en mars et avril 2020, qui étaient applaudis et fêtés, sont maintenant pointés du doigt comme vecteurs de l’épidémie. Et ils souffrent, pris en tenaille entre la pression qu’ils subissent venant des autorités, leur peur de servir de cobaye pour des essais cliniques non encore terminés, leur besoin de garder un travail dans lequel ils sont par ailleurs investis, le manque de reconnaissance dont ils font l’objet.

Vaccin ou pas vaccin ? Le clivage s’amplifie. Certains Français, très souvent ceux qui ont dès le début succombé à la peur et qui l’ont désormais chevillée au corps, sont convaincus par le discours gouvernemental qu’aucun traitement n’existe et que le vaccin est la seule solution pour se protéger du virus ; eux sont prêts à se faire vacciner au plus tôt, voire l’ont déjà fait. Certains le feront aussi, de guerre lasse, parce qu’ils ont retenu de ce discours que c’était la seule façon de sortir de la crise et qu’ils espèrent ainsi retrouver une vie normale, retourner au restaurant, voyager et sortir de nouveau. Cliniquement parlant, ce sont les plus fragiles; ils sont de plus en plus dans l’incapacité de soutenir quoi que ce soit de leur subjectivité, d’où le nombre croissant de troubles psychiques et de dépressions. Envisager que l’Etat, incarné par le Président de la République, puisse ne pas être bienveillant, mais délibérément malveillant, est pour eux strictement impensable, inacceptable. Ils ne peuvent même pas l’entendre ! En démocratie quel chef de l’Etat pourrait ne pas vouloir le bien de son peuple ? Au plan de l’inconscient, cela remet à ce point en cause la structure même de leur construction qu’ « ils n’en veulent rien savoir » comme l’aurait dit Jacques Lacan. Parce que cela signifierait que la figure bienveillante, rassurante et protectrice qui leur a permis de se construire enfant en tant que sujet, les aurait abandonnés et livrés sans défense à la figure archaïque, toute- puissante et capricieuse, qui a sur eux droit de vie et de mort. C’est une trahison. Il vaut mieux dans ce cas clore immédiatement tout débat, et disqualifier toute parole autre en la taxant de complotiste pour mieux l’étouffer.

D’autres Français en revanche, ne voient pas la nécessité de vacciner massivement une population pour une maladie dont les personnes qui en décèdent ont plus de 80 ans, sont presque toutes atteintes de comorbidités, voire de perte d’autonomie, avec des vaccins dont les phases de test ne sont pas terminées. Parmi eux se trouvent ceux qui, depuis le début de l’épidémie, pensent que des traitements existent. Ils se portent psychiquement plutôt mieux que les premiers, malgré les difficultés qu’eux aussi peuvent rencontrer, et en particulier l’ostracisme dont ils sont frappés et l’hostilité à leur égard. Leur conviction a été affermie au fil du temps car le panel des solutions thérapeutiques précoces s’est enrichi et les résultats de certains traitements sont tout à fait remarquables. Voilà un an maintenant qu’ils résistent, « quoiqu’il (leur) en coûte » ! Eux ont très vite transformé en colère leur frustration d’être, au plus fort de l’épidémie du printemps 2020, privés de ce qu’ils considéraient comme un traitement potentiel par décision du ministre. Cette colère leur a permis de maintenir vivante leur dimension subjective car ils ont refusé d’endosser une quelconque position d’objet ; le discours pervers n’a donc pas eu sur eux la prise escomptée, ni à l’époque, ni par la suite. Eux ont donc pu apporter une réponse, personnelle, au revirement capricieux du chef de l’Etat en juillet, ce qui leur a permis de donner un sens à ce non-sens, une réponse en tout cas, qui s’appuie à la fois sur du réel, des chiffres, et un symbolique fort, des valeurs fortes qui prennent racine aussi bien dans leur propre histoire que dans l’inconscient collectif. Ils ne sont pas « sans gravité » car solidement ancrés. Beaucoup d’ailleurs ont transcendé la colère initiale afin de se réunir et de se battre au sein d’associations ou de collectifs et ont affermi de ce fait leur position subjective.

Qu’il s’agisse de traitement, de masque, de mesure sociale, de vaccin, le discours pervers qui accompagne la gestion de la crise a induit un clivage parfois caricatural entre les « pro » et les « anti ». Ce clivage sévit au sein de la population, dans le milieu professionnel, entre générations, opposant les jeunes « insouciants » et les personnes âgés « qu’il faut protéger», il a séparé des amis, s’est infiltré au sein même des familles où il fait parfois des ravages.

Il est urgent que cela cesse ! 

Comment mettre fin à cela ? Comment faire, dans une telle situation de clivage, pour atteindre nos concitoyens sous emprise ? Tel le chat qui peut jouer avec la souris pendant des heures, le pervers ne lâche jamais spontanément sa proie. Il faut qu’il y soit contraint. C’est pourquoi je ne crois pas à un « mea culpa » spontané de nos gouvernants, qui s’il advenait néanmoins, ne serait qu’un lâcher-prise provisoire afin de mieux resserrer les tenailles ensuite. A un moment ou un autre devra nécessairement se présenter un contre-pouvoir, une opposition assez forte pour mettre fin à la dérive totalitaire dans laquelle se sont engagés nos gouvernants. En situation d’état d’urgence sanitaire répétée, ce contre-pouvoir ne peut plus être incarné par nos assemblées; les tribunaux administratifs, quand ils ont été sollicités, ont souvent soutenu les citoyens mais ont été désavoués illico par le Conseil d’Etat; dans leur grande majorité, les media ont depuis un an démontré leur soumission totale au pouvoir exécutif. Seules des manifestations de citoyens peuvent donc faire basculer la situation. Elles existent, se multiplient mêmes, et sont, pour l’instant, pacifiques et joyeuses. Pour le bien de tous, il est impératif qu’elles puissent le rester. Pour cela, l’attitude des forces de l’ordre, policiers et gendarmes entre autres, est à mon sens absolument décisive pour la suite. Si appel je devais lancer, en tant que psychanalyste et en tant que citoyenne, ce serait à eux que je m’adresserais. Eux qui sont aussi citoyens et parents sont souvent tiraillés entre leurs convictions profondes, leur devoir de réserve, et l’obéissance qu’ils doivent à leur autorité de tutelle. Mais se sont-ils vraiment engagés pour ce à quoi cette autorité les contraint aujourd’hui ? Est-ce leur vocation de faire évacuer les quais de la Seine à 17h30 un dimanche de beau temps ? Ou de verbaliser des automobilistes pris dans des embouteillages et empêchés de rentrer chez eux avant 18h ? Ou de signifier une fermeture administrative à un boulanger parce qu’il a servi une baguette de pain à 18h15 ? Je ne le crois pas. En apportant leur soutien à tous ceux qui se battent pour que cesse l’emprise, ils peuvent aujourd’hui incarner pour le peuple Français la figure de l’inconscient, protectrice et rassurante, évoquée plus haut ; ils peuvent, s’ils le décident, protéger les Français d’un gouvernement totalitaire, incarnation de la figure toute-puissante, incontrôlable et mortifère, qui les menace au plus profond d’eux-mêmes. 

Alors et alors seulement, nous pourrons tous ensemble, sortir de l’emprise, panser nos plaies et reconstruire.

*Catherine Avice est psychanalyste, membre de l'Association Lacanienne Internationale, et exerce en libéral depuis 15 ans. Elle est également ingénieur diplômée de Sup Telecom Paris, et a passé 25 ans en entreprise. Cet article est écrit en son nom propre. Elle déclare n'avoir aucun conflit d'intérêt.

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ndb : les expressions en gras ou soulignées sont du blogueur

mardi 3 novembre 2020

TECHNIQUES D'HYPNOSE, CHIFFRES IRRÉALISTES, TOTALE ET GROSSIÈRE MANIPULATION…

 Depuis le 30 octobre, la France est à nouveau confinée. Face à un Président de la République qui s’est voulu pédagogue, Louis Fouché, médecin anesthésie-réanimation au CHU de Marseille et membre actif du collectif «Réinfo Covid», dénonce «une manipulation» et «une politique sanitaire actuelle injuste, inadaptée et disproportionnée».

samedi 12 septembre 2020

LE GOUVERNEMENT MONDIAL EN MARCHE Interview Marsden-Bugault



Questions de Rachel Marsden (RM), réponses de Valérie Bugault (VB)

RM : Est-ce que l’OMS est un arbitre neutre dans cette crise sanitaire ? Que sait-on de cette boîte noire qu’est l’OMS ?

VB : Concernant l’OMS, il y a beaucoup de choses à dire, toutes les informations convergent vers une parodie d’organisation internationale en réalité aux mains d’entités et d’intérêts strictement privés et non publics comme la forme de cette organisation internationale le laisse croire. De l’aveu même de l’OMS : ces dernières années, plus du trois-quart des contributions viennent de partenaires volontaires : « Le budget programme de l’OMS est financé au moyen d’une combinaison de contributions fixées et de contributions volontaires. Les contributions volontaires proviennent des États Membres – en supplément de leur contribution fixée – ou de divers partenaires. Ces dernières années, les contributions volontaires ont représenté plus des trois quarts du financement de l’Organisation. » ; ARTE nous présente de manière claire qui finance l’OMS : où l’on apprend que l’OMS est financée à 79% par des fonds américains et par les lobbies pharmaceutiques


1.
Note du Saker Francophone :
L'interview, faite et programmée, a finalement été déprogrammée par Sputnik cette semaine, ce dernier média jugeant que certaines références n'étaient pas recoupées par de grands médias.

Depuis que le président Trump a décidé, fort justement, de suspendre le financement de l’OMS, cet organisme est donc officiellement devenu une entité qualifiée de publique mais qui est au seul service des intérêts privés qui la financent, la Fondation Bill Gates et le conglomérat des grands laboratoires pharmaceutiques :
« L’enquête d’Arte en 2017 interrogeait : comment est-il possible pour l’OMS deprendre une décision transparente et autonome quand un groupe pharmaceutique lui aurait donné pour 30 milliards de dollars de médicaments ? Arte signalait également que la Fondation Bill et Melinda Gates a versé plus de 2 milliards de dollars à l’OMS depuis la fin des années 90. Or, l’un des principaux objectifs de la Fondation Gates était, à l’époque, de fournir le plus de vaccins possibles à travers le monde. En 1999, Bill Gates a versé 750 millions de dollars pour initier GAVI, une alliance entre le public et le privé, afin de vacciner les enfants des pays en développement, à laquelle participent l’OMS, UNICEF, la Fondation Gates, et l’industrie pharmaceutique.
GAVI, à l’instar de l’OMS, prétendent bien entendu être des structures transparentes opérant sans directive des industriels. Cependant, l’enquête d’Arte démontrait que des employés – dont un haut dirigeant – de l’OMS figurent sur la liste de la Fondation Gates. Et cela malgré les déclarations de conflits d’intérêts que doivent remplir les employés de l’organisation à un certain niveau hiérarchique. Selon l’enquête d’Arte datant de 2017, la Fondation Gates serait en réalité directement impliquée dans la prise de décision del ’OMS. Comment en serait-il autrement aujourd’hui ? «
Écoutons enfin William Enghdal sur la fondation Gates ici et là :
« La Fondation Gates et les entités connexes telles que la CEPI constituent les plus grands bailleurs de fonds de l’entité public-privé connue sous le nom d’OMS, et son directeur actuel, Tedros Adhanom, le premier Directeur de l’OMS de l’histoire à ne pas être médecin, a travaillé pendant des années sur le VIH avec laFondation Gates lorsque qu’il était Ministre du gouvernement en Éthiopie, et nous voyons qu’il n’y a pratiquement aucune région où sévit la pandémie actuelle de coronavirus qui ne porte pas les empreintes de l’omniprésent Gates… »
RM : Est-ce que les politiques ont raison ou pas de suivre les conseils sur le confinement/déconfi-nement qui sortent de l’OMS et qui sont relayés par les « experts de santé » qui ont la main mise sur cette crise dans chacun de nos pays ?

VB : La réponse à cette question découle de la réponse ci-dessus. L’OMS étant officiellement maintenant un organisme à vocation exclusivement privée, elle n’a aucune légitimité à édicter des recommandations qui s’imposeront à tous les gouvernements de la planète.

En réalité, les gouvernements qui décident de suivre aveuglément les recommandations de l’OMS montrent de façon évidente qu’ils sont eux-mêmes des ersatz d’État aux mains d’intérêts privés. De cette façon il devient facile de voir quel gouvernement est au service d’intérêts privés et quel gouvernement résiste ou tente de résister aux injonctions des multinationales ! De ce point de vue, il est nécessaire de signaler que le président Trump est devenu, à l’occasion de cette crise du coronavirus, un résistant à l’ordre mondial privé dévoyé auquel est soumis l’OMS.

RM : Trump accuse l’OMS d’avoir caché la vérité sur la gravité de la crise sanitaire lors de ses débuts à Wuhan. Est-ce juste ou pas ?

VB : Pour répondre à cette question il faut commencer par rappeler deux ou trois faits.

Premièrement, ce virus, responsable de la Covid-19, était un phénomène nouveau et la Chine, première victime désignée, a évidemment été surprise par cette nouvelle maladie, dont elle ignorait tout et en particulier la potentielle gravité. Dans le contexte de l’ignorance, aucun gouvernement sensé au monde n’aurait été crier au loup et affoler toute sa population en pariant sur un épisode de peste noire, que de facto ce virus n’est d’ailleurs pas.

Le gouvernement chinois a, tout au contraire, rapidement pris des mesures techniques pour tenter de déchiffrer le génome de ce nouveau virus, qu’il a immédiatement rendu public. Ensuite, il a pris des mesures politiques extrêmement énergiques – peut-être trop (?) – en confinant l’intégralité de la population du Wuhan puis ailleurs, avec les énormes risques psycho-sociaux que cette mesure impliquait ! En faisant cela, le gouvernement chinois a peut-être eu davantage à cœur la protection des autres pays, en évitant ainsi la propagation du virus, que le confort de sa propre population locale. Il est un peu fort, de la part des gouvernements occidentaux, d’aller le leur reprocher !

 Il faut ajouter que le gouvernement chinois a, depuis lors et à plusieurs reprises, expliqué que le virus ne venait pas de Chine et a impliqué une fuite des laboratoires américains dans sa diffusion ainsi que des GI’s américains dans sa propagation. Aux dernières nouvelles, l’ambassadeur de Chine en Russie a expliqué que le séquençage du virus montre de façon indiscutable que sa paternité ne se situe pas en Chine mais aux USA et que c’est précisément la fuite de ce virus qui avait justifié la fermeture, par le gouvernement américain, du laboratoire de Fort Detrick à l’été 2019. De fait, plusieurs cas de grippes atypiques ont été décelés aux USA avant d’apparaître sur le territoire de Wuhan. Certains de ces cas avaient été mis sur le mauvais compte de l’industrie du vapotage par le puissant lobby du tabac. De plus, d’après plusieurs études concernant l’épidémie, le territoire américain est le seul à connaître toutes les formes du virus en question, ce qui, de facto, le désigne comme étant la source du virus incriminé 2.

Le gouvernement chinois a également dénoncé le rôle des GI’s dans la propagation du virus àl’occa- sion des jeux mondiaux militaires qui ont eu lieu au Wuhan à la fin du mois d’octobre 2019. Tout ré- cemment, les chinois viennent d’expliquer que le séquençage du virus en question ne laisse aucun doute sur le fait que ce dernier ne provient pas de Chine.

Une fois que l’on a mentionné cela, on ne sait pas pour autant si le président Trump était ou non effectivement informé de ce qui se passait réellement sur le territoire américain et plus précisément du caractère volontaire ou fortuit des fuites bactériologiques en provenance des laboratoires bactériologiques américains prétendument sécurisés. Comme je l’ai déjà expliqué, cette fuite peut avoir été organisée par certains membres du laboratoire tandis que la plupart de leurs confrères ignoraient tout. Les choses ne sont pas simples… 
Aussi, il est possible de considérer qu’en impliquant la responsabilité du gouvernement chinois, Trump a – très maladroitement – cherché à leur transmettre le message selon lequel il n’était pas personnellement impliqué dans ces malversations et que le gouvernement chinois devait peut-être, lui aussi, investiguer sur la présence d’éventuels traîtres en leur sein. Ce n’est qu’une hypothèse, mais celle-ci me semble devoir être considérée. Car il faut toujours conserver à l’esprit que tous les gouvernements et toutes les institutions du monde comportent une composante patriote et une composante au service du globalisme. La distinction entre globalistes et patriotes, relativement aisée à voir en Russie, existe également aux USA, en Iran, et dans tous les pays du monde, même dans les pays européens vassaux, à l’exception sans doute de l’actuelle Syrie que la guerre a, de facto, purgée de sa composante compradore.

RM : Trump a retiré tout soutien financier à l’OMS en attendant des informations sur le comportement de celle-ci lors de cette crise. Il a dit que l’épidémie aurait pu être contenue àsa source si l’organisation avait répondu correctement dès le début. Ce financement représente 22% du financement de l’OMS (contre 12% provenant de la Chine). Réactions ?

VB : Je n’ai pas personnellement suivi de très près ce que Trump a dit et surtout ce qu’il a eu comme information en provenance de l’OMS. Il est possible que, la Chine ayant transmis les informations concernant le séquençage du virus, l’OMS ait tardé à diffuser cette information à tous les pays. Mais je ne peux pas être sûre que les choses se sont passées ainsi.

Quoiqu’il en soit, Trump n’a pas retiré le financement américain officiel de l’OMS sans de bonnes raisons. L’une de ces raisons est la guerre impitoyable qui sévit sur le territoire américain entre patriotes et globalistes. Il faut se rappeler que l’OMS est de longue date influencée par des décideurs qui sont des entités privées.

Dans ce contexte – et contrairement à ce que j’avais cru dans un premier temps – en manifestant aussi clairement le désaccord de l’État américain à participer et à suivre l’OMS qui, de facto, émanent d’intérêts strictement privés le président Trump, se place – peut-être temporairement ? – dans le camp patriotique.

RM : Est-ce que l’OMS sert de bouc-émissaire pour les erreurs des pays ?

VB : En aucune façon, l’OMS est, tout au contraire, un puissant révélateur quant à l’affiliation des gouvernements aux directives globalistes émanant, pour ce qui concerne leur version sanitaire, de cette institution internationale.

En réalité, comme je l’ai déjà indiqué à plusieurs reprises, l’OMS n’est que la version sanitaire du gouvernement mondial dont les gestionnaires se trouvent dans les instances financières internationales. Malheureusement, la France comme la plupart des pays occidentaux, se situe dans la pire des catégories, celle de l’asservissement général et définitif de tous les corps constitués aux puissances financières mondialistes.

RM : Comment jugez-vous le comportement de la Chine en début de crise vis-à-vis de l’OMS ?

VB : A ma connaissance, la Chine a identifié, c’est-à-dire séquencé, le virus qui causait ces maladiespul- monaires atypiques (apparues fin novembre) dès le 8 janvier 2020. Dès l’identification du dit virus, le SARS-Cov-2, qui provoque la maladie dite Covid-19, la Chine a immédiatement communiqué tous ses résultats à l’OMS et pris d’énergiques mesures de confinement de sa population géographiquement la plus exposée. En conséquence, je vois mal ce qui peut être reproché à la Chine en matière de capacité technique de réaction et de transmission mondiale des informations.

En revanche, en raison d’un faisceau concordant d’indices, je me pose de plus en plus de questions sur l’administration de la province du Hubei, dans laquelle se situe Wuhan, que je suspecte d’être sous administration globaliste – c’est-à-dire de n’être pas sous le réel contrôle du gouvernement chinois central.

En effet, beaucoup d’entités globalistes ont leur siège à Wuhan qui est aussi à la pointe de toutes les nouvelles technologies de l’information (5 G) impliquées dans la diminution de l’immunité naturelle et donc, par voie de conséquence, dans l’augmentation artificielle de la propagation des maladies virales. Par ailleurs, le laboratoire controversé P4 de Wuhan et qui a été incriminé – peut-être à tort d’ailleurs – dans la fuite du virus se trouve être, pour sa partie française, sous le contrôle exclusif de personnalités acquises à la cause globaliste, telles qu’Yves Levy ancien directeur de l’Inserm et mari d’Agnès Buzyn. D’après certaines sources, il semble également que le laboratoire Mérieux, impliqué dans les développements de ce laboratoire P4, a subi un changement d’orientation dans le sens « financiariste » et « globaliste » après que Charles Mérieux en ait cédé la direction à son fils Alain ; nous en sommes aujourd’hui à Alexandre, fils d’Alain…

RM : Que faut-il savoir d’autre par rapport à l’OMS et dont on ne parle peut-être pas dans les médias ?

VB : Rappelons que la pandémie était bien prévue par certains :
  • Dès l’automne 2019 où une simulation (appelée Event 201) a eu lieu sous l’égide du Centre John Hopkins pour la sécurité sanitaire, du Forum économique mondial et de la Fondation Bill et MelindaGates 3 ; 
  • De plus longue date par Attali 4.
Un vaccin anticoronavirus, qui utilise la technique des ARN messagers, donc une technologie génétique dont on ignore tous des effets secondaires, pourtant prévisibles, est d’ores et déjà en préparation sous l’égide :
  • Des sociétés allemandes « Curvac » – détenue par Dietmar Hopp (fondateur de SAP) et de Bill Gates – et « Biontech » – détenue par les frères Strüngmann – et
  • De la société américaine « Moderna therapeutics » – dans laquelle Bill Gates a investi dès 2016.
Ajoutons que « Moderna Therapeutics » travaille depuis 2016 sur un vaccin à vocation génétique pour lutter contre le coronavirus dont personne n’avait encore entendu parler. En janvier 2016, cette société a signé avec la fondation Gates un accord cadre de projet de financement de la recherche basée sur l’ARN messager ; la fondation Gates avait alors investi 20 millions de dollars pour soutenir le projet. Aujourd’hui cotée en Bourse, Gates détient une participation majoritaire dans « Moderna Therapeutics ».

Du côté des médias :
  • 2020 prévue pour être une année très spéciale par The Economist ;
  • Tandis que The Economist de 2019 montrait un pangolin – source originelle présumée du coronavirus.
Il faut, par ailleurs, insister sur les énormes moyens financiers de la Fondation Gates sans oublier de rappeler que Bill Gates était un proche d’Epstein, et, à ce titre très impliqué dans les réseaux globalistes mafieux :
« Regina Rabinovich gère un portefeuille supérieur à 1 milliard de dollars desubventions liées aux travaux sur les maladies infectieuses à la Fondation Bill&Melinda Gates. »
De l’autre côté du tableau, il faut aussi expliquer que des personnalités américaines de premier plan – en particulier Robert Kennedy junior, Roger Stone ou Candace Owen – mènent une campagne très active de dénonciation des méfaits de la Fondation Bill et Melinda Gates. Ils dénoncent inlassablement les dégâts mondiaux que leurs vaccins ont d’ores et déjà causés. Ils exposent, en particulier, le rôle du Dr. Fauci dans la création d’une souche mutante hautement infectieuse du coronavirus 5.

Enfin rappelons le lapsus fait par Mike Pompeo qui a évoqué, à propos du Covid-19, un «exercice en temps réel ».

RM : Le titre de votre livre fait référence aux raisons cachées du désordre mondial. Quesont, d’après vous, les raisons cachées de cette crise sanitaire ?

VB : Les raisons cachées de cette crise sanitaires sont toutes entières comprises dans ce que j’expose dans mes ouvrages : le fait que l’ordre politique national et international a, subrepticement mais très efficacement, subi, au cours du XXème siècle, une mutation. De politique, le contrôle de l’édiction des règles qui s’imposent à tous est devenu économique. L’organisation du monde n’est plus une organisation politique mais une organisation aux mains des puissances d’argent, mues par des intérêts privés de caste, qui ont pris le contrôle du phénomène politique en prenant le contrôle, premièrement des monnaies, et deuxièmement des économies. Nous avons assisté aussi médusés qu’impuissants à une subversion du concept politique qui s’est traduit par une prise de contrôle anonyme de quelques individus sur la vie de la plus grande majorité. Cette subversion n’a pu se produire que parce que les puissances d’argent à la manœuvre ont eu soin d’organiser minutieusement et consciencieusement leur anonymat tant au niveau économique qu’au niveau politique ; cachés derrière des hommes de paille et des entités juridiques opaques, ils ont pu, en toute impunité politique, juridique et pénale prendre le contrôle de la plus grande partie des richesses produites sur cette terre. Cette situation est inédite dans l’histoire par son ampleur et par le niveau de dissimulation qui a été mis en œuvre.

Pour plus de détails, je renvoie vos auditeurs à la lecture de mes quatre ouvrages :

RM : Qu’est-ce qui vous frappe le plus par rapport à cette crise sanitaire ?

VB : Plusieurs choses sont frappantes dans cette histoire. D’abord, l’homogénéité du confinement, qui est la réponse politique des différents pays à cette crise gérée par l’OMS.

Il faut toutefois garder à l’esprit que cette homogénéité apparente du confinement peut cacher unegrande hétérogénéité de causes. En particulier, certains pays peuvent pratiquer le confinement de leur population par crainte d’une actuelle ou future guerre bactériologique qui se cacherait derrière l’apparence du Covid-19. Quelques indices me font penser cela, et en particulier un article selon lequel les équipes militaires russes – appelées en renfort, dans le plus grand silence médiatique occidental, par la Lega italienne et par le maire de Bergamo – ont fait état d’une guerre bactériologique menée sur le territoire italien sous couvert de Covid-19.

Cette découverte sur le territoire italien aurait immédiatement déclenché une alerte à la guerre bactériologique à Moscou. Il n’est pas impossible que cette perspective d’une guerre bactériologique de grande ampleur soit derrière certaines décisions russes ou chinoises de confinement des populations. En revanche, il est, à mon avis tout à fait exclu qu’une telle motivation soit la source des décisions de confinement en France et dans la plupart des pays occidentaux et affiliés.

Et j’en arrive ici à la deuxième chose qui me frappe le plus dans cette crise sanitaire, et vous me per- mettrez ici de parler plus expressément du cas français. Depuis le début de cette « crise sanitaire », et au-delà des nombreux atermoiements du gouvernement concernant la gestion technique, pratique et matérielle, un seul élément parait tout à fait suivi avec une parfaite cohérence : l’acharnement des corps constitués étatiques à interdire l’accès aux soins des français. Pêle-mêle, nous avons : la classification de la chloroquine comme substance vénéneuse alors qu’elle était en vente libre depuis plus de quarante ans, l’acharnement médiatique et professionnel de l’Inserm, ainsi que de différents médecins et de membres de l’Institut Pasteur contre le traitement associant hydroxychloroquine et azithromycine préconisé par le Professeur Didier Raoult – traitement recommandé par nombres de ses collègues dans le monde entier. Nous avons également une offensive de l’ordre des médecins contre des médecins de ville ayant guéri leurs patients atteints de covid-19 au moyen d’une association d’antibiotiques anciens et connus :

  • BFM TV, très hostile au professeur Raoult a beaucoup d’actionnaires communs avec le laboratoire Gilead ;
  • Le Dr. Sabine Paliard-Franco (Isère) et le Dr. Jean-Jacques Erbstein (Moselle) soignent, comme d’autres de leurs confrères, de façon empirique leur patients atteints de Covid-19 et les guérissent à 100 % avec une association d’antibiotiques Rocéphine IM ou SC et macrolide auxquels sont ajoutés, en cas d’essoufflement et de toux rebelle, une association de broncho dilatateurs et de corticoïde inhalé avec un antihistaminique.
  • Pour être complets, il faut ajouter que le traitement curatif du Pr. Raoult a des détracteurs à l’Inserm et à l’Institut Pasteur dont certains membres – comme Simon Cauchemez – travaillent main dans la main avec Neil Ferguson, inventeur en chef du confinement obligatoire, de l’Imperial College de Londres, relayé par l’OMS ; l’Institut Pasteur travaillant à un prochain vaccin de la rougeole modifié avec un essai sur l’homme dès cet été !
  • Il faut aussi faire mention de l’incroyable information en provenance d’un biologiste anonyme selon laquelle les dégâts du Covid-19 seraient en réalité liés à l’existence d’une bactérie très connue appelée Prevotella ; le coronavirus responsable du Covid-19 se cacherait dans cette bactérie en l’encapsulant, raison pour laquelle un traitement par antibiotique a toutes les chances d’éradiquer le Covid 19 6.
Il faut ajouter les décisions de confinement prise par le président de la République sur initiative de son conseil scientifique, dont la plupart des membres, soit ne sont pas de véritables médecins, soit sont en conflit d’intérêt avec les laboratoires pharmaceutiques privés, telle que Karine Lacombe.

Il faut encore ajouter le Conseil d’État qui a tout fait pour refuser les demandes de libéralisation de la vente de chloroquine… Ce qui, une fois de plus, nous oblige à établir un parallèle avec le président Trump qui a exigé les soins par chloroquine ainsi que le gouvernement italien qui a fait livrer gratuit ment de la chloroquine et de l’azithromycine aux pharmacies italiennes.

Dans ce contexte, il ne faut pas s’étonner du peu d’empressement, pour ne pas dire du refus clair et net, de Macron de se joindre à une enquête sur l’OMS. Cette demande, initiée par le premierministre aus- tralien Scott Morrisson, a été adressée aux présidents français, américain ainsi qu’à la Chancelière allemande 7. Nous ignorons, à ce jour, les retours des dirigeants américain et allemand à cette demande …

RM : Qu’est-ce que cette crise dévoile par rapport à notre monde ?

VB : La réponse à cette question découle de la précédente. Étant donné la ferme volonté politique de ne pas soigner les gens atteints de Covid-19, et dans le contexte où les services de santé se trouvent – depuis leur sabotage consciencieusement et politiquement organisé – dans une situation d’extrême dénuement, nous allons collectivement nous voir imposer un confinement total ou partiel de très longue durée, lequel nous est d’ailleurs d’ores et déjà annoncé par les médias de masse, ce qui immanquablement fait penser à une opération de guerre psychologique contre les populations.

Or, confiner des gens bien-portants pendant une longue durée a pour conséquence mécanique l’anéantissement des économies locales qui ne fonctionneront plus. La conséquence mécanique de cette faillite économique sera, fatalement, une réinitialisation monétaire. Et justement, c’est ce que désire le plus au monde la petite caste des globalistes aux ordres des banquiers internationaux qui siègent à la City of London.

J’ajoute que cette réinitialisation est non seulement préparée de longue date, avec les DTS – les Droits de tirage spéciaux du FMI – mais qu’il était également inéluctable, crise sanitaire mondiale ou pas. Cette crise du « coronavirus » ne fait, tout au plus, qu’accélérer le processus de réinitialisation monétaire qui aurait, de toute façon eu lieu. Toutefois, en accélérant le processus de destruction créatrice monétaire, cette crise sanitaire permet également de servir de bouc émissaire en laissant dans l’ombre – anonymes donc – les véritables initiateurs de cette réinitialisation, qui sont à chercher parmi les financiers qui contrôlent la City of London.

Ainsi, la volonté de ne pas soigner les gens dévoile, officialise, le fait que la plupart des gouvernements du monde obéissent à un agenda globaliste jusqu’ici caché. Cette crise met en lumière le fait que les États actuels ne sont pas des États au sens politiques du terme mais qu’ils sont en réalité des coquilles vides au service de l’intérêt particulier des banquiers globalistes.

RM : Comment est-ce que cette crise changera notre monde ?

VB : Cette « crise sanitaire » va changer le monde car elle nous met face à un danger inouï de perte de liberté et de sécurité collective. Ainsi, nous sommes collectivement, qu’on le veuille ou non, placés devant un dilemme auquel chacun devra répondre en son âme et conscience, en tenant compte des effets non seulement pour soi mais aussi et surtout pour les générations qui nous suivent : accepterons-nous la mise en esclavage collective qui nous est présentée sous des prétextes fallacieux ? Cette mise en esclavage, qui nous est proposée comme une réponse à la peur intime de la mort que chacun porte en soi, sera, dans les faits et en réalité, la disparition de tout avenir pour l’espèce humaine, en ce qu’elle suppose une irréductible et intime liberté de choix.

Il faut ici rappeler quelques éléments factuels :

1. Sur recommandations de l’ONU on vide les prisons des prisonniers de droit commun… Pour immédiatement les remplir de gens ne respectant pas le confinement 8.

2. L’OMS veut venir vous arrêter chez vous si vous avez la grippe : un officiel de l’OMS dit que « we may have to enter homes and remove family members ». Autrement dit, sur recommandation de l’OMS, dûment relayée par la Reine d’Angleterre, il faut aller chercher les gens, en particulier les enfants, chez eux et les séparer de leurs proches pour leur éviter la contagion au virus covid-19 !

3. Cette « crise sanitaire » va être utilisée pour organiser une vaste opération mondiale de suivi numérique des individus, Snowden prévient que les gouvernements utilisent la pandémie pour bâtir une architecture de surveillance globale oppressive ;

Une « identité numérique » va bientôt remplacer l’identité physique. C’est du moins ce que prédit le Forum ID2020 (où Bill Gates est partie prenante), principal promoteur de l’identité numérique :
« L’application des règlements européens (eIDAS, RGPD), l’émergence de nouvelles technologies (reconnaissance faciale, intelligence artificielle, objets connectés, tracabilité des données) et la multiplication des usages (santé, banque, transport, éducation, économie, collaboration, professions juridiques, administration en ligne) mettent l’identité au cœur des activités économiques. Pour discuter et débattre de ces nouveaux sujets, l’ID Forum propose une journée dédiée à l’identité numérique sous tous ses aspects. Un lieu d’échange et de rencontre où s’entrecroisent les connaissances et les expertises. ».
Les travaux de Lucien Cerise mettent en lumière que l’Alliance « ID2020 et ses partenaires lancent un programme pour fournir une identification numérique avec des vaccins » :
« Le programme visant à tirer parti de la vaccination comme une opportunité d’établir une identité numérique a été dévoilé par ID2020 en partenariat avec le programme d’accès à l’information (a2i) du gouvernement du Bangladesh, la direction générale des services de santé et Gavi, selon l’annonce. (…) L’identité numérique est un enregistrement informatisé d’une personne, stocké dans un registre. Il est utilisé, dans ce cas, pour savoir qui a reçu la vaccination. »
Pour en revenir à l’Europe, Thierry Breton a très probablement été nommé à son poste à la Commission européenne afin de mettre en œuvre ce projet d’identité numérique au niveau de l’Union Européenne.

Concernant le suivi de la réponse numérique mondiale à COVID-19 :
« Les entreprises technologiques, les gouvernements et les agences internationales ont tous annoncé des mesures pour aider à contenir la propagation du virus COVID-19. Certaines de ces mesures imposent de sévères restrictions aux libertés des personnes, notamment à leur vie privée et à d’autres droits de l’homme. Des niveaux sans précédent de surveillance, d’exploitation desdonnées et de désinformation sont testés à travers le monde. »
Il se trouve que les trois entreprises à l’origine de la proposition de création d’un «système national de surveillance du coronavirus» – une initiative menée par Jared Kushner, gendre du président Trump – entretiennent des liens étroits avec Google, des sociétés de capital-risque liée sau renseignement ainsi qu’avec l’une des simulations de « pandémie » sinistrement prédictives de l’année dernière.

Apple et Google se sont alliées pour le traçage numérique. Pendant qu’un « carnet de santé sous-cuta- né » est déjà en test au Kenya et au Malawi.

Selon Lucien Cerise, la notion d’identité numérique, mise en avant par le programme ID2020 de Bill Gates, remonte en France au moins à 2004 (9) Pierre Gattaz, le Guide suprême du Medef et son «Petit Livre Bleu » :
« Pour tous ceux qui ont un jour entendu parler du « Livre bleu du Gixel », l’homme n’est pas un inconnu. Ce document fut rendu public en juillet 2004 par une dizaine d’organisations patronales un peu obscures, dont le GIXEL. Gattaz était à l’époque — il l’est encore — numéro un du groupe Radiall, une boîte fondée par son papa en 1952 et qui fournit aujourd’hui connecteurs et composants pour toutes les industries (surtout la défense, les télécoms et l’aéronautique). »
Lucien Cerise a clairement identifié la problématique de la façon suivante :
« Comment imposer l’identité numérique dans l’opinion publique ? Selon le livre Bleu du GIXEL (voir en particulier les pages 4-5 et 35, mais tout est à lire. ») : «L’usage de plus en plus fréquent de l’identité numérique nécessite la mise en place par les États d’infrastructures destinées aux citoyens et aux autorités publiques comprenant des cartes à puces, des terminaux portables, des bornes publiques, des équipements de réseau et d’informatique. Le passage de l’identité physique àl ’identité numérique s’impose de plus en plus dans tous les milieux à cause du développement des TIC et en particulier de l’Internet. (…) La sécurité est très souvent vécue dans nos sociétés démocratiques comme une atteinte aux libertés individuelles. Il faut donc faire accepter par la population les technologies utilisées et parmi celles-ci la biométrie, la vidéosurveillance et les contrôles. Plusieurs méthodes devront être développées par les pouvoirs publics et les industriels pour faire accepter la biométrie. Elles devront être accompagnées d’un effort de convivialité par une reconnaissance de la personne et par l’apport de fonctionnalités attrayantes : Éducation dès l’école maternelle, les enfants utilisent cette technologie pour rentrer dans l’école, en sortir, déjeuner à la cantine, et les parents ou leurs représentants s’identifieront pour aller chercher les enfants. Introduction dans des biens de consommation, de confort ou des jeux : téléphone portable, ordinateur, voiture, domotique, jeux vidéo. Développer les services «cardless » à la banque, au supermarché, dans les transports, pour l’accès Internet… La même approche ne peut pas être prise pour faire accepter les technologies de surveillance et de contrôle, il faudra probablement recourir à la persuasion et à la réglementation en démontrant l’apport de ces technologies à la sérénité des populations et en minimisant la gêne occasionnée. Là encore, l’électronique et l’informatique peuvent contribuer largement à cette tâche. »
Quittons les travaux de Monsieur Cerise pour nous intéresser aux modalités de cette nouvelle «identité numérique » qui nous est annoncée : la mise en œuvre pratique, pour l’avenir immédiat, de l’identité numérique se trouve dans un brevet déposé le 20 juin 2019 par l’entreprise Microsoft. Ce brevet, déposé le 20 juin 2019, a pour objet d’utiliser l’activité du corps humain dans un processus de « minage » d’un système de crypto-monnaie ! Il s’agit, dans ce système de crypto-monnaie couplée avec le dispositif de l’utilisateur, de vérifier si les données d’activité corporelle satisfont une ou plusieurs conditions définies par le système de crypto-monnaie, afin de s’assurer que les données d’activité corporelles de l’utilisateur sont vérifiées ! ON NE PEUT EXPRIMER PLUS CLAIREMENT LA DÉFINITION MÊME DE L’ESCLAVAGISME NOUVELLE NORME ! Pour plus de détails, les lecteurs et auditeurs pourront avantageusement se référer au document suivant émanant d’Alex Simon, vice-président du programme management de la division Identité de Microsoft, qui concerne l’identité numérique future.

SOURCE : Transcription de l'interview du 23 avril 2020 pour l’émission « Le désordre mondial » de Rachel Marsden pour Sputnik (parution prévue après le 28 avril 2020 sur Youtube et sur Sputnik)
Valérie Bugault est Docteur en droit, ancienne avocate fiscaliste, analyste de géopolitique juridique et économique.

Notes :

1.https://www.arte.tv/fr/videos/061650-000-A/l-oms-dans-les-griffes-des-lobbyistes ; https://www.medias-presse.info/coronavirus-bill-gates-intrigue-contre-lhydroxychloroquine/119667
2. http://www.leparisien.fr/international/coronavirus-la-chine-accuse-les-etats-unis-d-etre-a-l-origine-de-la-pandemie-24-03-2020-8286891.php ; https://www.msn.com/fr-fr/actualite/monde/pourquoi-la-chine-accuse-t-elle-les-etats-unis-davoir-importé-le-virus/ar-BB11xL8M ↩

3. http://www.centerforhealthsecurity.org/event201 ; https://trustmyscience.com/pandemie-fictive-coronavirus-simulee-octobre-2019-a-tue-65-millions-personnes

4. https://solidariteetprogres.fr/actualites-001/attali-une-petite-pandemie.html ; https://www.medias-presse.in- fo/quand-attali-preconisait-une-police-mondiale-et-un-veritable-gouvernement-mondial-pour-faire-face-a- une-pandemie/118731

5. https://www-fort–russ-com.cdn.ampproject.org/c/s/www.fort-russ.com/amp/2020/04/breaking-kennedy-ex-poses-dr-faucis-role-in-creating-highly-infectious-mutant-strain-of-coronavirus/ ;https://www.washingtonexa- miner.com/news/roger-stone-accuses-bill-gates-of-using-pandemic-to-push-mandatory-vaccinations-and-mi- crochipping-people ; https://www.lexpress.fr/actualite/sciences/candace-owens-la-star-conservatrice-qui-ac- cuse-bill-gates-d-empoisonner-des-enfants_2124134.html

6. https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/covid-19-et-si-l-orage-de-223037 ; voir également la vidéo suivante de Silvano Trotta https://www.youtube.com/watch?v=NuFcjQbQLwM ↩

7. https://fr.sputniknews.com/international/202004221043626121-la-france-va-t-elle-se-joindre-a-lenquete-inter- nationale-contre-loms-la-reponse-de-macron ; https://www.lefigaro.fr/pour-emmanuel-macron-le-moment-n- est-pas-venu-d-enqueter-sur-l-oms-20200422

8. https://www.francebleu.fr/infos/sante-sciences/coronavirus-envoyer-des-gens-en-prison-pour-ne-pas-avoir- respecte-le-confinement-c-est-n-importe-1585680594 ; https://www.medias-presse.info/coronavirus-lex-mi- nistre-des-finances-britannique-gordon-brown-plaide-pour-un-gouvernement-mondial/119631

9. Voir le petit livre bleu du GIXEL (=Groupement des Industries de l’interconnexion des composants et des sous-ensembles électroniques) ↩