dimanche 27 juillet 2008

MEMOIRE du SAINT MARTYR PANTELEIMON (1) le 27 juillet

Tropaire de saint Pantaleïmon, t.3 : Grâce à la science que te donne ta sainteté, tu es capable de guérir gratuitement les âmes et les corps: chasse donc, Trésor de miséricorde, Pantaleïmon loin de nous les maladies, illustre martyr, et prie le Christ Dieu de nous accorder la grâce du salut.

Kondakion de saint Pantaleïmon, t.5 : Imitateur de la suprême Compassion, ayant reçu le pouvoir des guérisons, Athlète vainqueur et Témoin du Christ notre Dieu, par tes prières guéris nos spirituelles maladies. Écarte les pierres d’achoppement qu’en tout temps met l’Ennemi sous les pas de ceux qui ne cessent de chanter : Seigneur, accorde-nous ton salut !



Dans l'espace créé par la distance entre le 27 juillet du calendrier orthodoxe d'origine
et le 27 juillet du réformé
13 jours pour transmettre en 13 épisodes
LA SAINTE HISTOIRE DE ST PANTALEIMON :

1

Sous le règne de l'impie Maximien (305-311), ce cruel bourreau des chrétiens, alors que les ténèbres de l'impiété païenne recouvraient presque tout l'univers, que l'on déclenchait partout de grandes persécutions où une multitude de confesseurs allaient au martyre pour le très-saint Nom de Jésus-Christ, la ville de Nicomédie en Bithynie offrit au Christ les souffrances du saint et grand martyr Pantéléimon. Ce très glorieux martyr naquit à Nicomédie d'un père riche et célèbre du nom d'Eustorgios; ce dernier était païen et farouchement attaché à l'idolâtrie. En revanche, Euboulie, sa mère, avait été instruite dans la foi chrétienne par ses ancêtres et servait le Christ avec ferveur. C'est ainsi qu'unis par la chair, les époux étaient séparés par l'esprit: alors que le mari apportait des sacrifices aux faux dieux, l'épouse apportait ses louanges au seul vrai Dieu. L'enfant qui naquit reçut le nom de Pantoléon, c'est-à-dire «en tout semblable au lion », car on attendait de lui qu'il eût un courage semblable à celui de l'imposant animal. Ce n'est que plus tard qu'on donna à l'adolescent le nom de Pantéléimon, c'est-à-dire « le tout miséricordieux », car, sans rétribution, il offrait sans distinction à tous ceux qui l'approchaient, pour les malades la guérison, et des aumônes aux pauvres, qu'il comblait de bienfaits en puisant dans la fortune héritée de son père.

Dès sa plus tendre enfance, sa mère l'éduqua dans la piété chrétienne, lui enseignant la connaissance du seul vrai Dieu qui vit dans les cieux, notre Seigneur Jésus-Christ. Elle tenait à ce qu'il crût en Lui et Lui fût agréable par ses bonnes oeuvres, le détournant ainsi du polythéisme paien. L'enfant écoutait avec attention les instructions de sa mère et les assimilait autant que son jeune âge le lui permettait. Mais hélas ! Quelle perte cruelle dut subir l'adolescent, lorsque cette mère, bon guide de ses jeunes années, partit vers le Seigneur, avant qu'il n'eût atteint l'âge de raison d'un homme fait ! C'est ainsi que Pantoléon tomba facilement dans les erreurs paternelles, qui l'amenait sacrifier aux idoles, l'affermissant dans l'impiété païenne. Par la suite, devenu jeune homme, il fut placé dans une école de grammaire où il réussit avec succès tous les examens de philosophie païenne. Son père le confia ensuite à un médecin nommé Euphrosyne, pour qu'il apprit l'art de guérir dans une école de médecine. L'esprit du jeune homme était vif, il assimilait facilement ce qu'on lui enseignait, et il en vint bientôt à surpasser tous ses camarades et à égaler son maître. Il se distinguait de surcroît par sa tenue, son éloquence, sa beauté, et faisait une très forte impression sur tous. Même l'empereur Maximien, qui vivait à l'époque à Nicomédie, le connaissait. Mais c'était aussi le moment où les chrétiens étaient livrés au supplice. Maximien en brûla une fois vingt mille dans une église. Il fit également mettre à mort l'évêque Anthyme le jour de la nativité du Christ.
(la suite demain)

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