Sur le Monde (2007 !) : Petit rappel historique - l’Organisation des nationalistes ukrainiens

Vous pouvez toujours vous réjouir de l'avancée de l'armée ukrainienne contre ceux que vous voyez comme les suppôts de Poutine mais prenez connaissance de ces quelques "détails" historiques ; ce ne sera pas long et vous saurez peut-être qui vous soutenez…

Emblème de l'OUN

L’OUN, l’Allemagne nazie et le génocide   par Jean-Marie Chauvier, août 2007 

On connaît désormais mieux la guerre d’anéantissement menée contre l’URSS par l’Allemagne nazie et ses alliés en Europe de l’Est : nouvelles archives, relectures des anciennes, enquêtes de terrain affluent. Parmi les « tabous » levés figure le rôle joué par les nationalistes locaux, notamment baltes et ukrainiens, longtemps dissimulé par les Soviétiques, honteux de cette « collaboration », comme par ceux qui les réhabilitent désormais. Après la première guerre mondiale, l’Ukraine est partagée entre l’URSS (Centre et Est), la Pologne (Galicie et Volhynie), la Roumanie (Bucovine) et la Tchécoslovaquie (Ruthénie ou Ukraine subcarpathique). C’est en Galicie orientale, sous le régime polonais et contre lui, que se forment successivement l’Organisation militaire ukrainienne (UVo) en 1920, puis l’Organisation des nationalistes ukrainiens (OUN) en 1929. Leur fondateur, Evhen Konovaletz, compagnon de Simon Petlioura, prend contact avec Adolf Hitler dès 1922. Et leur idéologue Dmitri Dontsov professe un « nationalisme intégral ». Il oppose le caractère « européen » de l’Ukraine à celui, « asiatique », de la Russie. Le stratège nazi Alfred Rosenberg – et avec lui, dès 1933, l’Abwher, le renseignement militaire – soutient l’OUN. Cet Allemand de la Baltique promet l’autonomie aux nationalistes baltes, ukrainiens, géorgiens, musulmans du Caucase, etc., afin de démanteler l’URSS et d’isoler la Russie. Mais l’alliance entre Berlin et l’OUN sera tumultueuse. Konovaletz est tué en 1938 par un agent soviétique. Andriy Melnik lui succède à la tête de l’OUN, avec le soutien d’Andriy Cheptytskyi, métropolite de l’Eglise gréco-catholique (uniate), « leader spirituel » de la Galicie, passée en 1939 sous régime soviétique. Puis c’est le radical Stepan Bandera qui fait dissidence en 1940 : son OUN-b forme deux bataillons de la Wehrmacht, Nachtigall et Roland, pour prendre part à l’agression menée par l’Allemagne et ses alliés contre l’URSS, le 22 juin 1941. Immédiatement déferle une vague de pogroms. …
(suite de l'article réservée aux abonnés à l'offre d'archives du Monde)

                              Attention Clergé uniate (et non orthodoxe malgré les apparences)
                                                     vénérant "st"(?)Andriy   Cheptytskyi

                              Peu de chances qu'on ait fait lire au "bon pape" un dossier conforme
                              à la réalité  historique des uniates ukrainiens…

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