Les lèvres mensongères font horreur à l'Éternel, tandis que ceux qui agissent avec fidélité lui sont agréables. Proverbes 12:22 «C'est ce qui sort de l'homme qui le rend impur. En effet, c'est de l’intérieur, c'est du cœur des hommes que sortent les mauvaises pensées, les adultères, l'immoralité sexuelle, les meurtres, les vols, la soif de posséder, les méchancetés, la fraude, la débauche, le regard envieux, la calomnie, l'orgueil, la folie. Toutes ces choses mauvaises sortent du dedans et rendent l'homme impur.» Marc 7:20-23 Un témoin fidèle ne ment pas, tandis qu’un faux témoin dit des mensonges. Proverbes 14:5 « Vous, vous avez pour père le diable et vous voulez accomplir les désirs de votre père. Il a été meurtrier dès le commencement et il ne s'est pas tenu dans la vérité parce qu'il n'y a pas de vérité en lui. Lorsqu'il profère le mensonge, il parle de son propre fond, car il est menteur et le père du mensonge. » Jean 8:44 Si les paroles distinguées ne conviennent pas à un fou, les paroles mensongères conviennent d’autant moins à un noble. Proverbes 17:7 « Écarte de ta bouche la fausseté, éloigne de tes lèvres les détours ! Proverbes 4:24 Craindre l'Éternel, c'est détester le mal. L'arrogance, l'orgueil, la voie du mal et la bouche perverse, voilà ce que je déteste. » Proverbes 8:13 « Pierre lui dit : «Ananias, pourquoi Satan a-t-il rempli ton cœur, au point que tu aies menti au Saint-Esprit et gardé une partie du prix du champ? […] Comment as-tu pu former dans ton cœur un projet pareil? Ce n'est pas à des hommes que tu as menti, mais à Dieu.»Actes 5:3-4Mais pour les lâches, les incrédules, les abominables, les meurtriers, les impudiques, les enchanteurs, les idolâtres, et tous les menteurs, leur part sera dans l'étang ardent de feu et de soufre, ce qui est la seconde mort.Apocalypse 21.8

mercredi 9 septembre 2015

Imaginez une procession d'une telle ampleur à Paris pour St Denis…

Moscou, le 6 Septembre 2015 

Procession du Kremlin au monastère Vysokopetrovsky 

pour le 700e anniversaire du début du service de Saint Pierre, premier métropolite de Moscou 
 







Oui, oui, je l'ai déjà assez entendu : il ne faut pas se fier aux apparences, les Russes ne sont pas encore complètement ni profondément rechristianisés… Ils le sont suffisamment pour descendre dans la rue en grand nombre… Il n'empêche, vous imaginez  une procession d'une telle ampleur à Paris pour St Denis par exemple, premier évêque de Paris ? Hein ? Je n'ai pas bien entendu…

« Saint Gabriel, Fol-en-Christ de Géorgie », L’Âge d’Homme par Jean Claude Larchet


Jean-Claude Larchet, « Saint Gabriel, Fol-en-Christ de Géorgie », L’Âge d’Homme, Lausanne, 2015, 132 p. (collection « Grands spirituels orthodoxes du XXe siècle »).
Saint Gabriel Ourguébadzé (1929-1995) a été canonisé en 2012 par l’Église de Géorgie dans une catégorie de saints qui est très spéciale mais qui a toujours été représentée dans l’Église orthodoxe au moins depuis le IIIe siècle et jusqu’à nos jours : celle des fols-en-Christ (ou fous-pour-le Christ), appelés en grec saloi et en russe jurodivyj.
Ceux-ci sont devenus rares depuis plusieurs siècles en Grèce et dans les pays hellénophones. En revanche, ils ont été nombreux en Russie entre le XVIe et le XIXe siècles; il y en avait encore un certain nombre dans les deux premières décennies du XXe siècle, mais ils ont été durement traités par l’État communiste qui les a éliminés de la vie sociale en les internant dans des hôpitaux psychiatriques.
Saint Gabriel est sans aucun doute l’un des derniers fols-en-Christ connus dans tout le monde orthodoxe. Il est décédé il y a seulement vingt ans, a été canonisé par l’Église de Géorgie moins de vingt ans après sa dormition, et beaucoup de ses enfants spirituels, et de ceux dont il a réorienté la vie, ou qu’il a marqués par ses paroles, ses actes ou ses miracles sont aujourd’hui parmi nous et peuvent témoi­gner de manière vivante de sa vie, de sa personnalité et de ses cha­rismes.
Saint Gabriel est une figure originale de la spiritualité orthodoxe contemporaine non seulement en tant que fol-en-Christ, mais encore parce qu’il fut dans le même temps un confesseur de la foi, un martyr des persécutions communistes, et un authentique starets, doué des charismes de clairvoyance et de prophétie qu’il a mis au service de ce qui, dans la vie spirituelle, outre l’humilité, lui parais­sait essentiel : l’amour du prochain. Un amour qui chez lui se mani­feste souvent par des moyens détournés, qui parfois brusque les gens pour les réveiller de leur torpeur et provoquer en eux un élec­trochoc spirituel, mais qui est toujours authentique et profond, et n’a d’autre but que d’aider chaque personne à se réorienter vers Dieu et à se rapprocher de Lui. Les nombreux miracles accomplis par saint Gabriel avant et après sa mort témoignent abondamment qu’il fut un porteur de l’Esprit et un dispensateur généreux de la grâce divine.
Ce livre expose en détail la vie tourmentée de ce nouveau saint. Il montre en quoi il s’apparente, par les diverses caractéristiques de son comportement, aux fols-en-Christ orthodoxes du passé, avant de présenter sa personnalité exceptionnelle à travers des apophtegmes aussi savoureux qu’édifiants qui rappellent ceux des Pères du désert. Il récapitule enfin son enseignement spirituel dispensé en des formules brèves mais pleines de sagesse et de force salvatrice
Saint Gabriel n’a pas laissé d’écrit et ses homélies n’ont pas été enregistrées. Mais le témoignage de sa vie tout entière, les apoph­tegmes que nous ont légués les témoins de celle-ci, et les paroles qu’ont recueillies ceux qui l’ont approché, constituent des enseigne­ments forts pour la vie spirituelle, dont tous les lecteurs de ce livre pourront tirer profit.
Cet ouvrage est publié avec la bénédiction de Sa Sainteté et Béatitude Élie II, catholicos-patriarche de Géorgie.

Source: Éditeur

mardi 8 septembre 2015

NAZISME ET CATHOLICISME : rétablir la vérité.

Toute l'Église catholique n'a pas suivi les églises ukrainienne, slovaque ou croate… pendant la 2ème GM. Il faut le dire et le rappeler !
Quelles que soient les dérives ecclésiologiques et théologiques qu'en tant qu'Orthodoxes, et en tant que chrétien culturel seulement, on puisse reprocher à l'Église catholique, et qui ont donné pour résultats la situation lamentable dans laquelle se trouve aujourd'hui l'Europe chrétienne, il faut rendre justice à tous ces hommes martyrisés pour leur foi par les nazis.
De nos jours  cela ne semble pas suffire - même ajouté aux massacres des chrétiens d'Orient et d'Asie - aux nouveaux inquisiteurs anti-chrétiens collabos qui enquêtent, fouillent et dénoncent, sans discernement souvent, et la plupart du temps avec le plus parfait parti pris, et la plus grande mauvaise foi, aveuglés par leur rage, tout ce qui reste de chrétien sur cette terre d'Europe, spirituellement dévastée. C'est de cela qu'ils vivent, ils sont grassement payés pour médire, calomnier, désinformer, mentir sans le moindre état d'âme sur ceux qui leur paraissent seulement tenir un tant soit peu fermement à leur foi chrétienne. Ainsi en est-il pour Guillaume Zeller nouveau rédacteur en chef de la chaîne d'information i-Télé, rebaptisée CNews - lire l'article de Pauline de Préval sur site Atlantico


De 1938 à 1945, 2 720 prêtres, religieux et séminaristes sont déportés dans le camp de concentration de Dachau, près de Munich. Regroupés dans des « blocks » spécifiques qui conserveront pour l'histoire le nom de « baraques des prêtres », 1 034 d'entre eux y laisseront la vie. Polonais, Belges, Allemands, Français, Italiens, Tchèques, Yougoslaves : derrière les barbelés de Dachau, l'« universalité de l'Église » est palpable. Ces hommes qui, dans une Europe encore christianisée, jouissaient d'un statut respectable, parfois éminent, se retrouvent projetés dans une détresse absolue. La faim, le froid, les maladies, le travail harassant, les coups des SS et des kapos, les expériences médicales ou les transports d'invalides ont raison de ces hommes de tous les âges. Quelques-uns sombreront dans le désespoir et s'effondreront, d'autres la grande majorité d'entre eux ne fléchiront pas, peut-être soutenus par leur foi. Partageant le sort commun des déportés, les prêtres de Dachau s'efforcent de maintenir intacte leur vie spirituelle et sacerdotale. Une chapelle, la seule autorisée dans tout le système concentrationnaire, leur apporte un secours considérable. Cette expérience unique dans l'histoire de l'Église éclaire d'un jour nouveau les rapports entre le nazisme et le christianisme. Près de 70 ans après sa libération, le camp de concentration de Dachau demeure le plus grand cimetière de prêtres catholiques du monde.



Voici la première étude exhaustive sur l'attitude de l'Eglise catholique face à la persécution des Juifs de France entre 1940 et 1944. Une recherche fondée sur l'exploitation de documents inédits: fonds de congrégations religieuses, correspondances privées, archives épiscopales, dont les notes intimes du 
cardinal Suhard, archevêque de Paris sous l'Occupation... 
Sylvie Bernay montre que l'Eglise, contrairement à une idée reçue, se montre très réservée face à l'application des premières mesures antijuives. Son rejet des persécutions éclate au grand jour lors des rafles de l'été 1942, marqué par la protestation des évêques contre un régime de plus en plus compromis dans la mise en oeuvre de la "Solution finale". Les documents découverts révèlent que les protestations des évêques de la zone libre ont été concertées avec le Vatican. 
Sylvie Bernay décrit pour la première fois les moyens employés par le Saint-Siège et l'épiscopat français pour empêcher la reprise des grandes rafles à l'automne 1942 et protéger les persécutés. Une typologie des sauvetages montre aussi comment se sont formés sept "diocèses refuges" en zone 
sud, autour du cardinal Gerlier et des évêques qui encouragent le placement des personnes dans les congrégations religieuses. Une somme magistrale qui invite à repenser le rôle de l'Eglise 
sous l'Occupation.

lundi 7 septembre 2015

Le colonel communiste et la nonne orthodoxe

Rencontre à Jérusalem



(Photo Yoram)



Le jour de la victoire sur les nazis,  un défilé des vétérans a eu lieu à Jérusalem.

Ces anciens combattants ont immigré de Russie en Israël pendant les années 90.
Il y a quelque chose de drôle dans ces vieux généraux dont les poitrines sont surchargées de médailles.

Pourtant, la vérité doit être dite : sans eux, je ne sais pas où nous en serions maintenant ... (source)

dimanche 6 septembre 2015

Commémoration du miracle de l’Archange Michel à Colosse



Ô chef des puissances célestes, Michel, nous te prions sans cesse, indignes que nous sommes : 
par tes prières couvre-nous de l'ombre des ailes de ta gloire immatérielle pour nous sauvegarder, 
nous qui nous prosternons devant toi avec ferveur et te clamons : 
délivre-nous de tout danger, toi qui es le chef des puissances d'en haut.

 


Archange de Dieu, Michel, serviteur de la gloire divine, prince des anges et guide des hommes, demande à Dieu ce qui nous est utile et la grande miséricorde, car tu es le chef des incorporels.



Le miracle du saint Archistratège Michel à Colossos. En Phrygie, non loin de la ville de Hiérapolis, dans un endroit appelé Cheretopos, il y a une église en l'honneur du saint Archange Michel, construite sur une source miraculeuse.

Cette église a été construite par un habitant de la ville de Laodicée en reconnaissance à Dieu pour la guérison de sa fille muette. Le saint commandant en chef des armées célestes Michel est apparu à cet homme dans un rêve et lui a révélé que sa fille muette recouvrerait la parole après avoir bu de l'eau de la source. Et il en fut ainsi. La jeune fille fut guérie et commença à parler. Après ce miracle, le père et sa fille et toute sa famille furent baptisés. En signe de gratitude fervente, le père a construit l'église en l'honneur du saint Archange Michael. Non seulement des chrétiens commencèrent à venir à la source pour leur guérison, mais aussi des païens. Il en advint que beaucoup de païens se détournèrent de leurs idoles et se convertirent à la foi dans le Christ.

À cette église du saint Archistratège Michel  un homme pieux du nom de Archippe servit pendant  soixante ans au titre de dépositaire de l'église. Par sa prédication et par l'exemple de sa vie sainte, il a amené beaucoup de païens à la foi en Christ. Avec la malice générale de l'époque envers les chrétiens, et en particulier contre Archippe, les païens firent le projet de détruire l'église afin d'empêcher les gens de venir dans ce lieu saint de guérison, et en même temps de tuer Archippe.

À cette fin, ils ont fait confluer des rivières Lykokaperos et Kufos et ont dirigé leurs flux combinés contre l'église. St Archippe pria alors avec ferveur le saint Archistratège Michel pour conjurer le danger. Grâce à sa prière l'Archange Michel apparut au temple, et d'un coup de sa lance a ouvert une large brèche dans un rocher de sorte que les torrents d'eau y soient détournés. Le temple est ainsi resté indemne. En voyant un si impressionnant miracle, les païens ont fui dans la terreur. Archippe et les chrétiens se sont alors rassemblés à l'église pour glorifier Dieu et ont rendu grâce au saint Archange Michael pour son aide. L'endroit où les rivières se sont engouffrées a reçu le nom de "Chonae», qui signifie «plongeante».

Le monastère Chudov ("du Miracle») à Moscou est est consacré à cette fête.


vendredi 4 septembre 2015

"CASSE-NOISETTE", une merveilleuse collaboration franco-germano-russe


Casse-noisette (en russe : Щелкунчик ; Chtchelkountchik) est un ballet-féerie de Piotr Ilitch Tchaïkovski, en deux actes, soit trois tableaux et 15 scènes, présenté pour la première fois le 18 décembre 1892 au Théâtre Mariinsky de Saint-Pétersbourg sous la direction de Riccardo Drigo et chorégraphié par Lev Ivanov.

Le livret d'Ivan Vsevolojski et Marius Petipa s'inspire de la version d'Alexandre Dumas d'un conte d'Ernst Theodor Amadeus Hoffmann : Nußknacker und Mäusekönig (Casse-noisette et le Roi des souris). La musique, confiée à Tchaïkovski et composée de février 1891 à mars 1892, est certainement une des musiques de ballet les plus populaires aujourd'hui et une des œuvres de Tchaïkovski les plus appréciées. « Je ne croyais pas moi-même au succès de ce ballet », dit-il à la fin de la représentation.

Casse-noisette est devenu, depuis sa création en décembre 1892, un véritable symbole musical. Le soir de Noël, Clara reçoit de son oncle un casse-noisette. Pendant la nuit, une merveilleuse féerie commence : dans le salon, les jouets s'animent et le casse-noisette se transforme en prince…
Genèse
Après quelques discussions en novembre et décembre 1890, Vsevolojski demanda en février 1891 à Tchaïkovski la composition de cette œuvre en tant que première partie d'un gala en deux actes dont la première partie serait l'opéra Yolande et la deuxième, le ballet Casse-noisette. Ce ballet en deux actes devait présenter la chorégraphie de Marius Petipa, le maître de Ballet impérial, mais finalement, elle fut créée par son assistant Ivanov, à cause des problèmes de santé de Petipa.

Tchaïkovski était moins satisfait de la partition du Casse-noisette que de celle de la Belle au bois dormant. Il avait accepté la commission d'Ivan Vsevolojski avec réticence. D'après Modeste Tchaïkovski, son frère Piotr avait toujours eu beaucoup d'estime pour le conte d'Hoffmann, et c'est ce qui l'aurait poussé à composer la musique, bien que le scénario très édulcoré ne lui ait pas plu du tout.

Tchaïkovski composa la musique fin février, fin juin et début juillet 1891, à Frolovskoye, Rouen, et à Maïdanovo où il fit également l'orchestration entre janvier et mars 1892. La partition fut terminée début avril. (source wikipedia)

jeudi 3 septembre 2015

VERS PALMYRE… message d'un prêtre orthodoxe aux Européens

D’une correspondance récente - Août   2015



 Sur les évènements actuels

Q: À l'heure actuelle on se préoccupe beaucoup des événements financiers en Chine. Que signifient-ils?

R: Je ne peux pas le dire, je ne suis pas un économiste, mais il me semble qu'il y a deux choses à dire qui sont sans aucun doute évidentes pour beaucoup. Tout d'abord, il est significatif qu'en raison de   de la tourmente boursière en Chine, le monde occidental est en train de paniquer. Cela marque un tournant, car cela montre que l'économie chinoise est aujourd'hui la plus importante dans le monde. C’était impensable il y a seulement cinq ans, et encore moins il y a vingt-cinq ans. Deuxièmement, et en raison de cela, je pense qu'il y a derrière cette crise une manipulation artificielle pour empêcher la Chine de devenir encore plus importante et pour protéger le dollar américain en tant que monnaie de réserve et de cette manière comme mécanisme mondial de contrôle. Pour les pouvoirs en place, la Chine ne doit pas être autorisée à devenir indépendante de leur contrôle mondial. Cette spéculation est artificielle. Je ne peux m’empêcher de me demander si la récente explosion massive et mortelle dans la ville chinoise de Tianjin n’est pas en rapport également avec cela. Est-ce que cela ne pourrait pas être du sabotage? Je ne sais pas.

Q: Qu'est-ce qui se passe en Ukraine en ce moment ?

R: Il est très difficile de savoir ce qui se passe là-bas. Il y a beaucoup de rumeurs. Je ne prétends pas en avoir la compréhension tellement les rapports sont de sources variées et contradictoires. Je préférerais de beaucoup citer ce qu'une personne bien informée a dit à propos de la raison de la crise et de la guerre civile en Ukraine - et aussi en Chine. Ainsi, dans une interview à « The Saker», Paul Craig Roberts a expliqué cela et aussi la haine générale envers la Russie au sein de l'élite dirigeante à Washington:

«Pendant que les États-Unis étaient focalisés  sur ses guerres au Moyen-Orient, Poutine a restauré la Russie et bloqué l'invasion planifiée par Washington de la Syrie et le bombardement de l'Iran. Le "premier objectif" de la doctrine des néo-conservateurs a été battu en brèche. La Russie a dû être mise en ligne. Voilà l'origine de l’offensive de Washington sur la Russie. Les médias américains et européens dépendants et captifs répercutent simplement "la menace russe" pour le public, qui est insouciant et autrement mal informé.

Ce qui gêne dans la culture russe c’est aussi  la morale chrétienne, le respect du droit et de l'humanité,  la diplomatie à la place de la coercition, les mœurs sociales traditionnelles - mais tout cela est  en second plan. La Russie est détestée parce que la Russie (et la Chine) est un révélateur de la volonté de pouvoir unilatéral de Washington.

Je pense que c’ est clair à propos de l'Ukraine, sans parler du Moyen-Orient, bien qu’il y ait une logique dans la soif obsessionnelle et impitoyable de puissance mondiale de Washington, elle est moralement insensée. Nous avons déjà vu les débuts de cette folie morale après la Seconde Guerre mondiale, d'abord dans la guerre de Corée et puis dans la guerre du Vietnam, mais depuis la chute de l'Union soviétique, c’est devenu flagrant. Qui peut oublier la première guerre du Golfe, une provocation créée artificiellement, où des milliers de soldats américains ont été affectés par le «syndrome de la guerre du Golfe», empoisonnés par leur propre camp.

Sur la Russie Blanche

Q: Est-ce que le Mouvement russe blanc d'aujourd'hui a un sens, presque cent ans après son commencement ?

R: Les mots « Mouvement russe blanc » ont un sens! C’est un peu comme l’expression «L'Église catholique». Vous pouvez trouver des catholiques de toutes sortes, dont beaucoup sont très loin de l'Orthodoxie et certains qui en sont très proches tandis  qu’un grand nombre est entre les deux.

Donc, de la même manière, tout d'abord, vous devez définir «Le Mouvement Blanc ». Le « Mouvement Blanc » était très varié. Malheureusement, seulement environ 10% de ceux qui ont fui l'Union soviétique pour sauver leur vie  ont continué à vivre dans l'Église et ont soutenu le tsar. La majorité n’était pas concernée par la vie de l'Église et d’ailleurs ne l’était même pas lorsqu'elle était encore en Russie. Ils étaient tout simplement anti-bolchéviques pour des raisons politiques. Cela ne signifie pas la même chose qu’orthodoxes. Cela a été clairement souligné par Saint Jean de Shanghai dans son rapport au deuxième Concile de la Diaspora de 1938. Ces «Russes blancs» ont été rapidement assimilés à la société occidentale, car ils n’étaient nullement intéressés par l'Orthodoxie russe, la source de leur identité. Un exemple anglais en est le fameux laïciste et ancien vice-Premier ministre, Nick Clegg, dont la grand-mère était « Russe blanc », mais il y en a beaucoup d'autres.

Pourtant, d'autres prétendus «Russes blancs» ont choisi le schisme, laissant complètement l'Église russe pour rejoindre le Patriarcat de Constantinople. Ces aristocrates et intellectuels modernistes du schisme parisien ont soutenu  le rénovationisme, à la fois façon pseudo-protestant primitif et pseudo-spirituel sophistiqué, qui a été inspiré par les pérennialistes comme René Guénon, Frithjof Schuon avec leurs concepts hindous et musulmans. Le premier groupe était et est purement laïciste, mais le deuxième groupe l’était et l’est également   par le biais de son impureté spirituelle qui flattait et flatte l'immense vanité narcissique de ces intellectuels.

Par conséquent, si nous voulons parler de véritable « Mouvement Blanc » aujourd'hui, nous ne pouvons que faire référence à l'Église russe hors frontière d'aujourd'hui, l’ERHF. Cependant, puisque l'Église en Russie est devenue libre, ceux qui y sont incorporés partagent des vues identiques avec nous. Ainsi les vrais « Russes blancs» sont tous ceux qui suivent l'Église et soutiennent le « Tsar blanc », indépendamment du fait que nous vivons à l'intérieur de la Russie ou à l'extérieur.

Q: Qu'est-ce que vous entendez par «ceux qui « y sont incorporés»?

R: L'Église en Russie est énorme et vous pouvez rencontrer toutes sortes de points de vue individuels, partagés par ceux qui sont à différents stades de leur incorporation à l’Église, qui ne sont pas encore totalement unis à l’Église (tserkovnost), à la compréhension de l’Église et la vie de l’Église, et qui appartiennent à la majorité. Par exemple, en Russie il y a de petits groupes connus comme les «kochetkovtsy », qui sont modernistes et œcuménistes , mais à l'autre extrême, il y a ceux qu’on appelle les « Orthodoxes  Staliniens » et qui en fait sont des nationalistes qui imaginent que Staline a soutenu l'Église ! Il y a des extrêmes de toutes sortes sur les franges de la vie ecclésiale. Puis il y a ceux qui sont corrompus, qui exploitent l’Église pour s’enrichir, on trouve quelques membres du clergé parmi eux. De toute évidence, ces petits groupes pas vraiment agrégés au troupeau ne font pas partie du courant dominant de l’Église. L’ERHF n'a rien à voir avec eux, mais plutôt avec le courant dominant à l'intérieur de la Russie.

La crise en Europe

Q: Que doit-on faire de la crise actuelle provoquée par la migration en Europe, alors que des centaines de milliers de réfugiés viennent ici du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord?

R: Comme c’est intéressant de noter que puisque le mot «immigration» est devenu discrédité dans l’Establishment, ils l’ont remplacé par le mot «migration»! Il en est de même en France. L'élite a changé le vocabulaire dans l'espoir que les gens  soient assez stupides pour ne pas comprendre ce qui se passe. Novlangue!

Je dirais ceci de la tragédie, dans laquelle des centaines de personnes meurent, généralement par noyade, chaque semaine.

Chacune de nos actions a une conséquence inévitable, il y a toujours un prix à payer. Par exemple, pourquoi la Première Guerre mondiale s’est abattue sur la Belgique? Parce que la Belgique devait payer pour le génocide qu'elle avait permis à son roi de mener à bien dans le Congo belge, où il a abattu entre cinq et dix millions de personnes et mutilé des millions d'autres, selon des estimations prudentes même. Et pourquoi Hitler a perpétré son génocide de 50 millions de personnes en Europe précisément? Parce que l'Europe devait payer pour les génocides racistes qu'elle avait menées dans ses colonies dans les Amériques, en Asie, en Asie du sud et en Afrique. Ce que Hitler a fait aux Slaves, aux Juifs et à d'autres en Europe,  fut semblable à ce que la Grande-Bretagne, la France, l’Allemagne, la Belgique, l’Italie, l’Espagne et le Portugal avaient déjà fait en dehors de l'Europe. Selon un commentaire cynique, si les Juifs avaient été noirs, les États-Unis auraient été aux côtés de Hitler. La Première et la Seconde Guerre « mondiales » (= européennes) ont tout simplement été un retour des crimes de l'Europe en Europe.

Aujourd'hui, ironie du sort, la sécularisation européenne, l'esprit anti-chrétien responsable de l'exploitation par l'Europe de ses empires coloniaux, est entrain de mener directement à l'immigration de masse, c’est à dire à l'islamisation de l’Europe. L'Europe est en train de devenir l’«Eurabie». Aujourd'hui, l'Europe doit payer le prix pour avoir inventé les frontières insensées de pays comme la Libye, la Syrie et l'Irak. Elle doit payer le prix pour avoir envahi, ou soutenu l'invasion de la Yougoslavie, et y avoir créé le chaos actuel (par où les immigrés entrent dans l'UE), l'Irak, l'Afghanistan et la Libye, et de ne pas avoir bougé ni faire quoi que ce soit lors des massacres de chrétiens dans ces pays ainsi que dans la Syrie, le Nigeria, l'Erythrée et la Turquie. Cette vague d'immigration (que les gouvernements occidentaux dissimulent désormais sous le nom de «migration») est la conséquence de l'ingérence de l'Europe dans d'autres pays, ou bien son indifférence tandis qu'ils brûlaient.

L’Allemagne paie un prix particulièrement élevé. Pourquoi? Parce qu'elle a introduit l’Europe de l'Est dans l'UE en vue d'exploiter ces pays et l'Allemagne a joué le rôle principal dans la destruction de la Yougoslavie. Ces immigrants ne s’arrêtent pas en Macédoine ou en Serbie ou en Hongrie ou en Slovaquie (qui dit qu'elle accepte uniquement les chrétiens), ils se dirigent vers l'Allemagne d'abord.

A: Alors, l'Europe est en crise. Qu'y a-t-il à faire?

R: L'Europe est en crise depuis 1914, surtout depuis 1918, lorsque les membres de la famille royale de Russie ont été abattus. Ne pas oublier que la maison royale russe était européenne. Le Tsar Nicolas II de Russie était dans l'esprit, dans son âme, par son origine raciale, appartenait presque entièrement à l'Europe occidentale, comme la Tsarine. Le Tsar Nicolas était un homme immensément cultivé, avec deux degrés, qui parlait cinq langues, dont le danois de sa mère. Tuer la Maison Royale Russe était un suicide pour l'Europe, c’est la raison pour laquelle l'ordre de son massacre ne vint pas de la Russie ou de l'Europe, mais  de New York. Tant que les nations européennes ne réaliseront pas cela et n’affirmeront pas leur souveraineté, elles seront   toujours des colonies américaines et des vassaux. L'Europe doit se repentir.

Aujourd'hui, près de 100 ans après ces événements, l'Europe se trouve entre laïcisme et islamisme. Par conséquent, la lutte actuelle concerne l'âme même de l'Europe. Je crains que l'Europe ne disparaisse, ne soit perdue, qu’il soit trop tard, car il semble n’y avoir aucun repentir. Le combat européen  est un combat entre l'obscurité et la lumière, entre l'identité spirituelle de l'Europe et son néant spirituel, pour sa survie même. Les peuples de l'Europe peuvent-ils survivre contre la vénalité sans scrupules de leurs élites, leurs Establishments? Je suis de plus en plus pessimiste.
Ceux qui sont spirituellement conscients en Europe semblent faire voile vers la Russie sur l'épave du Titanic européenn, fuyant la Mer Morte de Sodome.

Q: Faites-vous allusion à l'establishment britannique, quand vous parlez de la «vénalité de leurs élites »?

A: Nous savons maintenant, comme on l'a longtemps suspecté que l'establishment britannique, comme la Rome antique, est corrompu par la pédophilie, mais les autres Establishments occidentaux ne sont en général pas mieux. Je le sais de l’Establishment français meurtrier en particulier.

Q: Donc, est-ce que les membres t pleinement intégrés à l'Eglise orthodoxe russe, ceux  que vous appelleriez peut-être «la vraie Russie Blanche», ont un message pour l'Europe dans sa crise spirituelle présente?

R: La Mission orthodoxe russe vis à vis de l'Europe est de sauver le meilleur de la vieille Europe, ce qui est compatible avec la foi orthodoxe et l'Église, compatible avec la Sainte Russie. Cela signifie que notre mission est de ressusciter la Sainte Europe – les Saints de l'Europe. Ce sont les saints de l'Europe, le meilleur de la vieille Europe, qui parlent à la Sainte Russie car nos idéaux sont les mêmes.

L'Occident est tombé dans l'hédonisme et l'hédonisme est devenu la bestialité; l'Occident est tombé dans le culte du confort et le confort est devenu  la fin de la culture, la ruine morale. Les deux premières Rome, Rome et Istanbul, ne peuvent être d’aucune aide dans ces circonstances, parce qu'elles ne sont que des reliques, quoique très importantes et historiques. Elles ont toutes deux été nationalisées, l'une par la vieille mentalité païenne romaine, l'autre par l'hellénisme. Seule une nouvelle Rome avec un État fort et une Foi forte et un esprit multinational  peut résister. Ainsi, notre mission est de donner à l'Europe les commandements de la Sainte Russie afin de la sauver.

Q: Quels sont ces commandements?

R : Ces commandements sont de garder:

1. L’Orthodoxie, sans compromis en tant que le meilleur de la Sainte Russie, ce que nous pouvons appeler la vraie Russie Blanche, indépendamment du fait qu'elle soit à l'intérieur ou à l'extérieur de la Russie.

2. La souveraineté, l'identité spirituelle souveraine de chaque peuple européen et sa langue.

3. Le Peuple, le respect de chaque peuple et de la culture de l'Europe en leur montrant que nous ne vivons pas seulement de pain.

Si l'Occident ignore ces commandements et n’offre aucune résistance spirituelle, son avenir est Palmyre.

  le 30 Août, 2015 Père Andrew.
(version française par Maxime le minime de la source)


mercredi 2 septembre 2015

La tenue dans l'église conformément à la Tradition catholique

Règles intemporelles au sujet de la tenue

SOURCE - Dominicains d'Avrillé - 18 août 2015

Saint Paul veut que les femmes autant que les hommes soient revêtus d’habits bienséants, se parant avec pudeur et sobriété. ( l Tm 2, 9-10)

Saint Augustin : Ne cherchez pas à plaire par vos habits mais par vos mœurs.

Saint Thomas d’Aquin : La modestie dans la mise veut qu’on se contente du nécessaire et qu’on ne s’attache point à la recherche et à l’extraordinaire. Point de vanité, de luxe, ni de recherche dans les habits ; qu’on sache bien qu’ils sont plutôt un signe d’ignominie qu’une marque d’honneur.

Aux ornements du corps, préférons ceux de l’âme. (Traité de l’éducation des princes, livre 5, ch. 17)

Notre Dame de Fatima à Jacinthe en 1917 : L’Église n’a pas de modes ; Notre-Seigneur ne change pas. Les péchés qui conduisent le plus d’âmes en enfer sont les péchés de la chair. Viendront des modes qui offenseront beaucoup Notre-Seigneur.

Que demande l’Église?

Des règles qui ne pourront jamais changer, même aujourd’hui, et qui sont la dernière limite qu’elle peut concéder, que l’on soit dans la rue, à la maison ou dans une église…

On ne peut pas considérer comme étant décent :

1 – Un vêtement dont le décolleté dépasse la largeur de deux doigts au-dessous de la naissance du cou.
2 – Un vêtement dont les manches ne descendent pas au moins jusqu’au coude.
3 – Un vêtement qui descende à peine au-dessous des genoux.

Directives du Saint-Siège (Lettre du 23 août 1928)

Illustration contemporaine :

Le Padre Pio se mettait en colère quand il voyait des femmes en tenues indécentes. Si cela arrivait dans l’église, il les faisait mettre dehors immédiatement.
Il exigeait que tous, tant les hommes que les femmes, se couvrent les bras à l’église, avec des manches longues, et que les messieurs et jeunes gens portent des pantalons. (Karl Wagner, Padre Pio, 1999, p 14)
Le Padre Pio avait les minijupes en horreur. Il exigeait que la jupe de ses pénitentes descende jusqu’à 20 cm en dessous des genoux, sinon il ne les confessait pas. En mai 1966, il refusa de recevoir une princesse célèbre qui ne voulait pas appliquer ces règles vestimentaires.
Un jour, une dame de Florence, portait la minijupe chez elle, à la maison, mais avait mis une jupe longue pour se rendre à San Giovanni et se confesser au Padre Pio. Celui-ci la chassa immédiatement en lui disant :
Est-ce que les étoffes sont trop chères pour que vous ne puissiez pas vous habiller comme il faut ? La dame, étonnée, lui répondit :
Mais, mon Père, ma jupe dépasse les genoux ! En effet, dit le Padre Pio, mais vous trichez : chez vous, à la maison, vous portez la minijupe et ici vous vous donnez des airs de femmes décentes. Allez-vous en et revenez quand vous aurez allongé vos jupes ! (Fr Ami Décorte F. C., Padre Pio, Bierbeek, 1976, p 138.)

En résumé, sont à bannir : les vêtements moulants, transparents, fendus au-dessus des genoux, et tous ceux qui ne tiennent pas compte des exigences citées plus haut.

Au sujet du voile



D’après l’enseignement des Apôtres, de saint Paul (I Cor. II, IO-I6) et de la Tradition, les femmes doivent avoir la tête couverte avant d’entrer dans une église. (Code de Droit canon, 1262, §2)

Saint Charles Borromée : Que les femmes, quels que soient leur état, leur rang et leur condition, sous peine de se voir interdire l’entrée de l’église, y viennent la tête voilée ... L’étoffe, dont elles doivent se voiler la tête à l’église, ne doit pas être légère mais épaisse, il faut qu’elle cache entièrement les cheveux …

Saint Paul : La femme doit, à cause des anges, avoir sur la tête un signe de sujétion … Si quelqu’un se plaît à contester, nous n’avons pas cette habitude, non plus que les Églises de Dieu. (I Cor. 11, 10-16)

Illustration : Saint Vincent Ferrier o.p. (+ I4I9) fit de nombreux miracles à Gênes, mais rapporte le Génois Taccheti : il y opéra le plus grand prodige qu’il ait peut-être jamais eu, ce fut de déraciner pour toujours l’abus régnant parmi les femmes d’aller à l’église la tête découverte.

Tertullien veut, que par le voile, la femme : revête une armure de pudeur, creuse autour d’elle un fossé de retenue, s’enferme derrière un mur qui ne laisse passer ni ses regards ni ceux des autres…

Au sujet des pantalons

Il est écrit dans la Sainte Écriture que la femme ne doit pas porter d’habit d’homme (Deutéronome, 22, 5), a fortiori dans le Lieu saint.

Le cardinal Siri, archevêque de Gênes, adressait à tout son diocèse et à son clergé un grave avertissement, le 12 juin 1960 :
L’aspect moral de cet usage (le pantalon) ne peut que Nous inquiéter (…). Deux choses sont nécessaires à la modestie d’un vêtement : qu’il couvre le corps et qu’il en dissimule les formes. Un pantalon couvre le corps de façon moins insuffisante que la plupart des jupes de notre époque c’est un fait certain, mais qui ne suffit pas à l’innocenter.Car, par nature, le pantalon moule le corps, bien plus que ne le fait une jupe. Le port du pantalon par une femme est donc immodeste en raison de son étroitesse (. . . ) sans pour autant l’exagérer ni le considérer comme l’aspect le plus grave.

En effet, c’est un autre aspect du port du pantalon par les femmes qui Nous semble le plus grave. En voici trois éléments :I – L’habit masculin employé par une femme altère la mentalité féminine, (. . .) la tenue vestimentaire a une très forte influence sur le comportement et sur l’état d’esprit, le changement du vêtement modifiera gestes et attitudes, la mentalité intérieure s’alignera sur la tenue extérieure (…).2 – Il tend à vicier les rapports entre hommes et femmes.3 – Une tenue masculine porte atteinte à la dignité d’une mère aux yeux de ses enfants. (…) L’enfant ignore la définition de l’attentat à la pudeur, de la frivolité ou de l’infidélité ; mais il possède un sixième sens instinctif qui lui fait deviner toutes ces choses, qui l’en fait souffrir et qui laisse son âme profondément blessée (…).

Force est de constater qu’à long terme le port du pantalon par les femmes dégrade l’ordre humain. (…) Il existe des limites qu’on peut se croire autorisé à franchir, mais on y trouvera la mort. (…)Le résultat des violations de la loi naturelle n’est pas un nouvel équilibre humain, mais bien le désordre, l’instabilité si nocive, l’effrayante stérilité des âmes, et l’accroissement ahurissant du nombre d’épaves humaines exclues de toute vie sociale et sombrant dans le dégoût, la tristesse, l’abandon.

mardi 1 septembre 2015

BIENTÔT LA FRANCE NE SERA PLUS LA FRANCE , NI L'EUROPE L'EUROPE

Voilà ce que nous étions naguère et que nous ne serons plus…
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La Grèce vend ses plages, nous le Château de Versailles...


Après la vente d'un pavillon Mansard, certes éloigné du château, voici que le PS a décidé de vendre cette fois UNE AILE ENTIERE du Château de Versailles. Si, si ce n'est pas une blague, mais bien l'un de mes délires avec Laurent qui vient de se réaliser à nouveau. L'information a été sortie en douceur, le 16 août, évidemment, quand il n'y a personne. Surveillez toujours les dates, elles vous disent bien des choses cachées.
"L’établissement public du monument historique a lancé un appel d’offres pour transformer en hôtel tout une aile inoccupée depuis 2008. L’accès à l’hôtel se fera de l’extérieur du parc du château, mais certaines chambres donneront sur l’Orangerie. Une concession accordée pour 60 ans ... L’investissement est évalué à plus de 10 millions d’euros", Lire ici Le Figaro.
Bon il y a pire comme délire, si on prend celui de l'Echo Touristique: "Le groupe hôtelier de luxe hongkongais Mandarin Oriental a obtenu la concession de l'aile Est du Palais de l'Elysée qui sera transformée, d'ici 2018, en boutique-hôtel 5* ... La nécessité de réduire la dette publique et donc de trouver des sources de revenus, y compris en se séparant de quelques fleurons du patrimoine bâti de la Nation, fait aujourd'hui consensus", lire ici.
Notre lecteur Mr Gautier nous dit: "La France est détricotée, mais en splendeur... Entre l'hôtel dans le Château de Versailles, et cette chapelle à vendre sur le Bon Coin, c'est quoi la suite? Notre Dame de Paris? Le Louvre? Chambord ?" Voici le lien sur FR3.
Et encore, celle-ci a de la chance, car les autres sont détruites, comme l'a vu Mr Mace qui ajoute "Que Dieu nous pardonne": "Quand la France détruit ses églises [vidéo]: 10.000 édifices catholiques seraient menacés de destruction en France... Depuis 2000, une trentaine d’églises auraient déjà été détruites. Récemment, les églises de Gesté dans le Maine et Loire, celle, monumentale d’Abbeville en Picardie ont été démolies à la pelleteuse. Les maires concernés ont justifié ", voir ici le lien.
Revue de Presse par Pierre Jovanovic ©  www.jovanovic.com 2008-2015




samedi 29 août 2015

Les nouveaux maitres du Monde… juste un petit rappel.




Interviewé dans le cadre du documentaire "Goldman Sachs, les nouveaux maîtres du monde", Chris Hedges en vient à décrire le système capitaliste et le système "démocratique" en ces termes : "Nous ne vivons pas en démocratie, mais dans ce que le philosophe Sheldon Wolin appelle un système de totalitarisme inversé. C'est-à-dire que plutôt que de s'organiser autour d'un chef démagogue ou charismatique, cela s'exprime dans l'anonymat de l' "Etat-entreprise". Nous sommes détruits financièrement, moralement, politiquement par des institutions, et la reine de toute c'est Goldman Sachs. Ils ne connaissent pas de limite. Ils transforment tout en marchandise qu'ils exploitent jusqu'à son épuisement ou sa faillite. C'est pourquoi la crise de l'environnement est intimement liée à la crise économique. La mort de l'empire américain n'est peut-être pas une tragédie. C'est peut-être une bonne chose. C'est juste la manière dont nous mourrons qui fait peur, parce que nous nous débattons comme un animal blessé. Les empires tyranniques finissent toujours par imploser..."

vendredi 28 août 2015

15 AOÛT (+ 13)


Ni le tombeau, ni la mort n'ont pu retenir la Mère de Dieu, infatigable dans ses intercessions, espérance inébranlable dans sa protection ; elle qui est Mère de la Vie, l'a transférée à la vie, Celui qui demeura dans son sein toujours vierge.

NOSTALGIE…

церковь Покрова на Нерли

mardi 25 août 2015

Sur le site RELIGIOSCOPE : une analyse particulièrement pertinente de l'"état islamique"



par Olivier Moos docteur en histoire contemporaine de l’Université de Fribourg et de l’École des Hautes Études en Sciences Sociales, chercheur à l’Institut Religioscope. 

Cette analyse présente une approche critique et non exhaustive des principaux éléments composant l’ADN de ce qu’il est convenu d’appeler l’«État islamique», une organisation politico-religieuse qui a conquis un vaste territoire à cheval entre la Syrie et l’Irak. Également connu sous son appellation précédente d’«État islamique d’Irak et du Levant» (EIIL) ou encore Daech, un acronyme arabe à connotation péjorative, le phénomène est au centre de débats quant à son identité, ses pratiques et ses objectifs, controverses alimentées par son caractère récent, spectaculaire et encore insuffisamment documenté.

L’État islamique (EI) désigne une organisation centralisée de type révolutionnaire, en phase d’étatisation, et contrôlant un large territoire à cheval entre l’Est de la Syrie et l’Ouest de l’Irak. Il présente à la fois des ressemblances avec des mouvements salafistes-jihadistes concurrents, milieu dont il est issu, et des utopies politiques extérieures au champ islamique. Ces voisinages théoriques et pratiques en font un objet à la fois familier et singulier: d’un côté, l’État islamique évolue bien dans le champ des militances sunnites fondamentalistes contemporaines et suit une trajectoire en écho à celles d’autres mouvements insurrectionnels dans le monde; de l’autre, ses efforts d’étatisation, profitant d’un environnement révolutionnaire et transitionnel particulièrement conducteur, connaissent un rare succès: un pragmatique caliphate building au service d’un grand récit millénariste qui séduit un nombre conséquent d’individus.

La structure de ce proto-État a été influencée par la rencontre, dans le creuset insurrectionnel irakien, entre le militantisme salafiste-jihadiste de type al-Qaïda et des cercles baathistes. L’ADN de l’État islamique est un mélange éminemment moderne de motifs révolutionnaires, de revanchisme baathiste, et de violentes pratiques purificatrices encouragées par une idéologie apocalyptique. Outre le fait que le phénomène est encore en cours de déchiffrement et donc ouvert à un certain degré de spéculation, c’est cet assemblage même qui favorise la diversité des angles d’analyse et produit un effet de nouveauté qui ne se justifie que partiellement.

L'étude d'Olivier Moos constitue le N° 13 des Cahiers de l'Institut Religioscope. Veuillez cliquer ici pour télécharger le texte intégral (40 pages) au format PDF (1,9 Mo): www.religion.info/pdf/2015_08_Moos_EI.pdf.



Table des matières de l'article
  • Introduction 
  • L’État islamique en contexte 
  • Entre le quotidien et l'utopie : bâtir un État en Jihadie
  • Un État révolutionnaire
  • Salafisme-jihadisme 
  • Néo-wahhabisme
  • De l’idée à la Kalachnikov
  • Millénarisme 
  • Violence sacrificielle et iconoclasme
  • Conclusion 

lundi 24 août 2015

LET'S GO ! QU'ON SE LE DISE…


Le plaidoyer des trois Américains du Thalys contre « la passivité »

Monsieur le Président, est-ce de médailles dont nous avons le plus besoin ?



 […] Simple instinct de survie ou réflexe de soldat entraîné au combat ? Un peu des deux, ont admis les jeunes hommes. […] 

"Je ne me considère pas comme un héros (...) Je me suis dit : "OK, je vais probablement mourir donc autant y aller"


 […] « La leçon qu’on doit retenir c’est que dans un moment de crise comme ça (…) se cacher ou rester assis là où on est ne va rien donner. Lors d’un attentat terroriste comme celui-là, il faut faire quelque chose, s’il vous plaît. » 


Je ne pense pas inutile de reprendre l'article que j'avais déjà fait paraître… en voici donc un extrait :

N’est-il pas venu (depuis longtemps d’ailleurs pour les plus lucides et les plus critiques…) le temps de s’occuper de nous-mêmes sans attendre la moindre sollicitude, le moindre soutien, la moindre compréhension de tous ceux qui se sont hissés à tous les niveaux jusqu’au seuil de leur incompétence ( selon le fameux « principe de Peter ») pour satisfaire, sans scrupule, leur appétit de vaine gloire, leur cupidité, leur soif de jouir de privilèges (dont on nous a fait croire qu’ils avaient été définitivement abolis) le plus tôt possible, sans le moindre souci réel d’un avenir désormais plus qu’incertain, qu’ils maquillent pour conserver leur place le plus longtemps possible (même s’ils savent que ce n’est pas pour longtemps, c’est pour eux toujours ça de pris) et qu’ils aggravent inconsidérément, sans le moindre souci d’un peuple dont ils ne connaissent rien de la vie.

Certains s’occuperont d’eux-mêmes en quittant le pays avant (car ils le peuvent – parce  que sans attache, ou bien suffisamment à l’aise financièrement, ou bien avec déjà de nouvelles perspectives professionnelles). Mais le peuple, lui, que fera-t-il pour prendre soin des siens – hommes, femmes, enfants et vieilles personnes ?
Eh bien il aura intérêt à se préparer au pire, s’équiper, s'informerse former, s’entrainer et se positionner dans tout domaine pour s’organiserrésister et survivre. Chacun – selon  ses compétences, ses dispositions, son tempérament, sa situation, sa localisation, le groupe social auquel il est attaché – trouvera  ce qui lui convient. Il sera nécessaire de communiquer et de nouer des liens forts de solidarité entre tous. 

Avoir une foi forte sera plus que nécessaire. Celui qui n’en a pas fera bien de s’y mettre… en comptant en un premier temps que l’appétit vient en mangeant et en fréquentant ceux qui pourront l’aider à l’alimenter et la conforter. De toute façon la nature a horreur du vide, tout le monde peut le constater et quand les églises se vident les minarets poussent, et pour ceux qui ont eu une mauvaise expérience de l'Église et qui ne veulent plus entendre parler de rien de religieux, il ne faut pas dire que c'est du pareil au même parce que même si les préceptes chrétiens les ont empêché de jouir comme ils le voulaient, ils peuvent constater facilement que ce qui les attend est bien pire.

 Action et prière. Là où nous sommes et dès maintenant : 

  • Prier sans cesse dans l'action, 
  • agir pour nos frères et pour Dieu, 
  • transformer toute action en prière, 
  • orienter tout ce que nous faisons vers Dieu, 
  • prendre toute action pour prétexte à la prière, 
  • profiter de toute action pour s'en servir de support à notre prière
  •  et être certain qu'avec la prière DIEU EST AVEC NOUS. 

Mourir en martyr, si Dieu veut,  est une chose envisageable pour nous sans problème, voire avec gloire pour les plus ardents, mais l’empire chrétien d’orient a bien montré également qu’il n’était pas du tout interdit, en premier lieu, de se défendre quand c’était nécessaire. Fidèle en cela à l’empire romain plus antique : Si vis pacem para bellum. Rien à voir avec le militantisme, encore moins avec le djihad.
Foi et courage, vigilance et sagacité, discrétion et ténacité, solidarité et fraternité. « Aide-toi et le Ciel t’aidera » énonce le dicton. C’est bien là où nous en sommes.