Les lèvres mensongères font horreur à l'Éternel, tandis que ceux qui agissent avec fidélité lui sont agréables. Proverbes 12:22 «C'est ce qui sort de l'homme qui le rend impur. En effet, c'est de l’intérieur, c'est du cœur des hommes que sortent les mauvaises pensées, les adultères, l'immoralité sexuelle, les meurtres, les vols, la soif de posséder, les méchancetés, la fraude, la débauche, le regard envieux, la calomnie, l'orgueil, la folie. Toutes ces choses mauvaises sortent du dedans et rendent l'homme impur.» Marc 7:20-23 Un témoin fidèle ne ment pas, tandis qu’un faux témoin dit des mensonges. Proverbes 14:5 « Vous, vous avez pour père le diable et vous voulez accomplir les désirs de votre père. Il a été meurtrier dès le commencement et il ne s'est pas tenu dans la vérité parce qu'il n'y a pas de vérité en lui. Lorsqu'il profère le mensonge, il parle de son propre fond, car il est menteur et le père du mensonge. » Jean 8:44 Si les paroles distinguées ne conviennent pas à un fou, les paroles mensongères conviennent d’autant moins à un noble. Proverbes 17:7 « Écarte de ta bouche la fausseté, éloigne de tes lèvres les détours ! Proverbes 4:24 Craindre l'Éternel, c'est détester le mal. L'arrogance, l'orgueil, la voie du mal et la bouche perverse, voilà ce que je déteste. » Proverbes 8:13 « Pierre lui dit : «Ananias, pourquoi Satan a-t-il rempli ton cœur, au point que tu aies menti au Saint-Esprit et gardé une partie du prix du champ? […] Comment as-tu pu former dans ton cœur un projet pareil? Ce n'est pas à des hommes que tu as menti, mais à Dieu.»Actes 5:3-4Mais pour les lâches, les incrédules, les abominables, les meurtriers, les impudiques, les enchanteurs, les idolâtres, et tous les menteurs, leur part sera dans l'étang ardent de feu et de soufre, ce qui est la seconde mort.Apocalypse 21.8

jeudi 20 novembre 2014

"Vous êtes trois, nous sommes trois, ayez pitié de nous !" la prière des 3 vieillards

Il y a tout bientôt 6 ans, en 2008, j'avais publié ce texte de Tolstoï d'où est tiré ce film bienvenu, Vous êtes trois, nous sommes trois ! Film orthodoxe, le voici à nouveau. Il m'est cher à cause d'Oтец Илиа que j'aimais tant. Le Seigneur se souvienne de son humble serviteur prêtre Élie dans son Royaume. Puissiez-vous prendre plaisir à le lire ou le relire…


Père Élie [Oтец Илиа ] de Bienheureuse et éternelle Mémoire adorait cette histoire de Tolstoï qu'il trouvait drôle, elle me plaît beaucoup également et je la trouve pleine de divine sagesse même si l'on sait que l'auteur de ces "Histoires populaires de la Volga" d'où est tiré ce récit avait pris des distances "certaines" avec l'Église Orthodoxe pour développer ses propres mythes, illusions et utopies dont il aurait été bien inspiré de les soumettre pareillement à sa critique en l'alimentant avec le même humour voire la même insolence parfois.
J'en ai trouvé par bonheur la traduction sur WikiSource (Mille mercis au traducteur et à celui qui a mis en ligne le texte !) et je ne résiste pas à l'envie de vous la faire partager... cliquez sur "lire la suite" à la fin du texte du message pour savoir la fin savoureuse et édifiante de cette histoire.

« L’archevêque d’Arkhangelsk avait pris place sur un bateau qui faisait voile de cette ville au monastère de Solovki. Parmi les passagers se trouvaient aussi des pèlerins et de ceux que l’on nomme « saints ». Le vent soufflait en poupe, le temps était beau, il n’y avait ni roulis ni tangage. Les pèlerins, les uns couchés ou mangeant, les autres assis par tas, devisaient entre eux. L’archevêque sortit de sa cabine et se mit à marcher d’un bout à l’autre du pont. Arrivé à la proue, il vit un groupe qui s’y était rassemblé. De la main, un petit paysan désignait quelque chose au large et parlait tandis que les autres l’écoutaient. L’archevêque s’arrêta, regarda dans la direction indiquée par le petit paysan : rien de visible que la mer rutilant sous le soleil. L’archevêque s’approcha pour mieux écouter. Le petit paysan l’ayant aperçu ôta son bonnet et se tut. Les autres de même, à la vue de l’archevêque, se découvrirent et s’inclinèrent avec respect. – Ne vous gênez pas, mes amis, dit le prélat. Je suis venu, moi aussi, écouter ce que tu dis, brave homme. – Le petit pêcheur nous parlait des vieillards, dit un marchand qui s’était enhardi. – De quels vieillards s’agit-il ? demanda l’archevêque, et il vint près du bastingage s’asseoir sur une caisse. Raconte-moi donc cela, je t’écoute. Que montrais-tu ? – Là-bas, cet îlot qui pointe, dit le paysan en indiquant devant lui à bâbord. Il y a là-bas, dans cette île, des vieillards qui vivent pour le salut de leur âme. – Où donc y a-t-il une île ? demanda l’archevêque. – Tenez, veuillez regarder en suivant ma main. Voyez ce petit nuage, eh bien ! un peu à gauche au-dessous, il y a comme une bande étroite. L’archevêque regarda. L’eau miroitait au soleil. Faute d’habitude il n’apercevait rien. – Je ne la vois pas, dit-il. Et quels sont donc les vieillards qui vivent dans cette île ? – Des hommes de Dieu, répondit le paysan. Il y a longtemps que j’entends parler d’eux, mais je n’avais jamais eu l’occasion de les voir. Or, l’an dernier, je les ai vus. Et le pêcheur raconta comment, parti pour la pêche l’année précédente, une tempête l’avait jeté sur cet îlot qui lui était inconnu. Au matin, comme il explorait les lieux, il tomba sur une petite hutte au seuil de laquelle il vit un vieillard, et d’où ensuite deux autres sortirent. Ils lui donnèrent à manger, firent sécher ses vêtements et l’aidèrent à réparer son bateau. – Comment sont-ils d’aspect ? s’enquit l’archevêque. – L’un est petit, légèrement voûté, très vieux. Il porte une soutane vétuste et doit être plus que centenaire. La blancheur de sa barbe tourne au vert ; cependant il sourit toujours et il est pur comme un ange des cieux. L’autre, un peu plus grand, est vieux aussi et porte un caftan tout déguenillé. Sa barbe chenue s’étale, jaunâtre, mais l’homme est fort : il a retourné mon bateau comme un simple baquet avant que j’eusse le temps de lui donner un coup de main. Lui aussi a l’air radieux. Le troisième est très grand, sa barbe lui descend jusqu’aux genoux comme un fleuve de neige. Il est tout nu, sauf une natte en guise de ceinture. – Ont-ils causé avec toi ? demanda l’archevêque. – Ils besognaient en silence et se parlaient fort peu. Il leur suffit d’un regard pour qu’ils se comprennent. J’ai demandé au plus vieux s’ils vivaient là depuis longtemps. Il se renfrogna, murmura quelque chose, comme si décidément il était fâché. Mais aussitôt le petit vieux le saisit par la main, sourit, et le grand se tut. Rien qu’une parole de douceur et un sourire. Tandis que le paysan parlait ainsi, le navire s’était rapproché des îles. – Voici qu’on l’aperçoit tout à fait maintenant, dit le marchand. Veuillez la regarder, Éminence, ajouta-t-il avec un geste. L’archevêque regarda et il vit en effet une bande noire : c’était un îlot. L’archevêque regarda, puis il passa de l’avant du navire à l’arrière pour questionner le pilote. – Quel est donc cet îlot qu’on aperçoit là-bas ? – Il n’a pas de nom. Il y en a un grand nombre par ici. – Est-il vrai que trois vieillards y vivent pour le salut de leur âme ? – On le dit, Éminence. Mais je n’en sais rien. Des pêcheurs, à ce qu’on prétend, les auraient vus. Mais ce sont peut-être des racontars. – Je voudrais m’arrêter un peu dans cet îlot, voir ces vieillards, dit le prélat. Comment faire ? – Impossible au navire d’accoster, répondit le pilote. On le pourrait en canot ; mais il faut demander l’autorisation au commandant. On alla chercher le commandant. – Je voudrais voir ces vieillards, dit l’archevêque. Ne pourrait-on me conduire là-bas ? Le commandant eut une réponse évasive : – Pour ce qui est de pouvoir le faire, on peut le faire ; mais nous perdrons beaucoup de temps, et j’ose déclarer à Votre Éminence qu’il ne vaut vraiment pas la peine de les voir. J’ai entendu dire que ces vieillards étaient stupides. Ils ne comprennent rien et sont muets comme des carpes. – Je désire les voir, insista le prélat. Je paierai pour la peine : qu’on m’y conduise. Il n’y avait rien à faire. En conséquence, des ordres furent donnés aux matelots et l’on changea la disposition des voiles. Le pilote ayant tourné le gouvernail, le navire mit le cap sur l’île. On apporta une chaise à l’avant pour le prélat qui s’assit et regarda. Pendant ce temps, les pèlerins, qui s’étaient aussi rassemblés à l’avant, tenaient les yeux fixés vers l’île. Ceux dont les regards étaient le plus perçants voyaient déjà les pierres de l’île et montraient une petite hutte. Il y en eut même qui distinguaient les trois vieillards. Le commandant prit sa longue-vue, la braqua dans la direction, puis la passant à l’archevêque : – C’est exact, dit-il, voyez sur le rivage, à droite du gros rocher, il y a trois hommes debout. À son tour, l’archevêque regarda par la lunette après l’avoir mise au point. En effet, trois hommes étaient debout sur le rivage : l’un grand, l’autre moindre et le troisième de très petite taille. Ils se tenaient par la main. Le commandant s’approcha de l’archevêque : – C’est ici, Éminence, que nous devons stopper. Si vraiment vous y tenez, vous prendrez place dans un canot pendant que nous resterons à l’ancre. Aussitôt on dénoua les filins, jeta l’ancre, largua les voiles. Puis on retira le canot et on le mit à la mer. Des rameurs y sautèrent ; l’archevêque descendit par l’échelle. Quand il fut assis sur le banc du canot, les rameurs donnèrent une poussée sur leurs avirons et s’éloignèrent dans la direction de l’île. Arrivés à la distance d’un jet de pierre, ils virent apparaître les trois vieillards : un grand tout nu, ceint d’une natte ; un de taille moyenne au caftan déchiré et un petit, voûté, couvert d’une vieille soutane. Tous trois se tenaient par la main. Les rameurs s’arrêtèrent pour amarrer l’embarcation. L’archevêque descendit. Les vieillards firent un salut profond. L’archevêque les bénit, et eux le saluèrent encore plus bas. Puis l’archevêque leur adressa la parole : – J’ai entendu dire que vous étiez ici, vieillards du bon Dieu, afin de sauver votre âme en priant Notre Seigneur pour les péchés des hommes. Et j’y suis par la grâce de Dieu, moi indigne serviteur du Christ, appelé pour paître ses ouailles. Aussi ai-je voulu vous voir, hommes de Dieu, pour vous enseigner, si je le puis. Les vieillards sourirent en silence et se regardèrent. – Dites-moi comment vous faites votre salut et servez Dieu ? demanda le prélat. Le second des vieillards poussa un soupir et regarda le grand, puis le petit ; le grand se renfrogna et regarda le plus vieux. Quant à ce dernier, il dit avec un sourire : – Nous ignorons, serviteur de Dieu, comment on sert Dieu. Nous ne servons que nous-mêmes en pourvoyant à notre subsistance. – Comment faites-vous donc pour prier Dieu ? Et le petit vieux dit : – Nous prions en disant : « Vous êtes trois, nous sommes trois, ayez pitié de nous. » Et à peine eut-il prononcé ces mots, que les trois vieillards levèrent les yeux vers le ciel et reprirent en chœur : – Vous êtes trois, nous sommes trois, ayez pitié de nous. L’archevêque sourit et demanda : – Vous avez sans doute entendu parler de la sainte Trinité, mais vous ne priez pas comme il faut. Je vous aime beaucoup, vieillards du bon Dieu, je vois que vous voulez Lui être agréables, mais vous ne savez pas comment Le servir. Ce n’est pas ainsi qu’il faut prier. Écoutez-moi, je vais vous instruire. Ce n’est pas d’après moi-même que je vous enseignerai, mais d’après l’Ecriture sainte qui nous apprend comment Dieu a voulu qu’on Le prie. Et le prélat se mit à apprendre aux vieillards comment Dieu s’était révélé aux hommes : il leur parla de Dieu le Père, de Dieu le Fils et du Saint-Esprit… et il disait : – Dieu le Fils est descendu sur la terre pour sauver les hommes et leur enseigner à tous comment Le prier. Écoutez et répétez ensuite mes paroles. Et l’archevêque dit : – Notre Père. L’un des vieillards répéta : – Notre Père. Le second et le troisième à tour de rôle : – Notre Père. –… Qui êtes aux cieux. –… Qui êtes aux cieux… Mais le second des vieillards s’embrouilla dans les mots et ne prononça pas comme il fallait ; le vieillard nu ne parvenait pas non plus à bien articuler : les poils de sa moustache lui obstruaient les lèvres ; quant au petit vieux, un bredouillement inintelligible sortait de sa bouche édentée. L’archevêque répéta encore ; les vieillards répétèrent après lui. Ensuite le prélat s’assit sur une pierre et les vieillards, debout autour de lui, regardaient sa bouche et s’efforçaient de l’imiter pendant qu’il leur parlait. Toute la journée, jusqu’au soir, l’archevêque poursuivit sa tâche ; dix fois, vingt et cent fois il répétait le même mot, que les vieillards reprenaient ensuite. Quand ils s’embrouillaient, il les corrigeait en les obligeant à tout recommencer. L’archevêque ne quitta pas les vieillards qu’il ne leur eût enseigné tout le Pater. Ils étaient parvenus à le réciter d’eux-mêmes. Ce fut le second vieillard qui le comprit le plus vite et le redit tout d’une traite. Le prélat lui ordonna de le répéter plusieurs fois de suite jusqu’à ce que les autres eussent appris à le réciter. Le crépuscule tombait déjà et la lune montait de la mer quand l’archevêque se leva pour rejoindre le navire. Il prit congé des vieillards qui tous trois se prosternèrent devant lui. Le prélat les releva et, après avoir embrassé chacun d’eux, il les engagea à prier ainsi qu’il le leur avait enseigné. Puis il prit place dans l’embarcation et s’éloigna du rivage. Et tandis que l’archevêque revenait vers le navire, il entendit les trois vieillards réciter tout haut le Pater. Quand il accosta, on n’entendait plus leur voix, mais on les voyait encore au clair de lune, tous trois debout sur le même point du rivage, le plus petit au milieu, le grand à droite et le moyen à gauche. Une fois à bord, l’archevêque se dirigea vers l’avant, on leva l’ancre et le vent ayant gonflé les voiles poussa le navire qui reprit sa route. L’archevêque avait gagné la poupe et ne cessait de regarder l’îlot. Les vieillards étaient encore visibles, mais ils s’effacèrent bientôt, et l’on ne vit plus que l’îlot. Puis l’îlot s’évanouit de même, et il n’y eut plus que la mer qui scintillait au clair de lune. Les pèlerins s’étaient couchés pour dormir, et tout reposait sur le pont. Mais l’archevêque n’avait pas sommeil. Il se tenait seul à la poupe, regardant là-bas la mer où l’îlot avait disparu, et se rappelant les trois bons vieillards. Il songeait à leur joie quand ils eurent appris la prière. Et il remercia Dieu de l’avoir conduit là pour enseigner à ces vieillards les divines paroles. Assis sur le pont, l’archevêque songe en regardant la mer du côté où l’îlot a disparu. Soudain une lueur papillote à ses yeux : quelque chose comme une lumière qui vacille çà et là au gré des flots. Cela brille tout à coup et blanchoie sur le sillage lumineux de la lune. Est-ce un oiseau, une mouette, ou bien une voile qui pose cette tache de blancheur ? Le prélat cligne des yeux pour mieux voir : « C’est un bateau, se dit-il : sa voile nous suit. Il ne tardera certes pas à nous rejoindre. Tout à l’heure il était encore fort loin, maintenant on le distingue tout à fait. Et ce bateau n’a rien d’un bateau, la voile ne ressemble pas à une voile. Mais quelque chose court après nous et cherche à nous rattraper. » L’archevêque ne parvient pas à distinguer ce que c’est. Un bateau ? Non, et ce n’est pas un oiseau non plus. Un poisson ? Pas davantage. On dirait un homme ; mais il serait bien grand, et comment croire qu’un homme puisse marcher sur la mer ? L’archevêque se leva de son siège et alla trouver le pilote : – Regarde, qu’est-ce donc, frère ? Qu’y a-t-il là-bas ? demande l’archevêque. Mais déjà il voit que ce sont les trois vieillards. Ils marchent sur la mer, tout blancs, leurs barbes blanches resplendissent, et ils se rapprochent du navire qui a l’air d’être immobilisé. Le pilote regarde autour de lui, terrifié ; il quitte le gouvernail et crie tout haut : – Seigneur ! Les vieillards qui nous suivent en courant sur la mer comme sur la terre ferme ! Les pèlerins, qui avaient entendu, se levèrent et vinrent précipitamment sur le pont. Tous voyaient les vieillards accourir en se tenant par la main ; les deux du bout faisaient signe au navire de s’arrêter. Tous trois couraient sur l’eau comme sur la terre ferme, sans que leurs pieds parussent remuer. On n’eut pas le temps de stopper, que déjà ils étaient à hauteur du navire. Ils avancèrent tout près du bord, levèrent la tête et dirent d’une seule voix : – Serviteur de Dieu, nous avons oublié ton enseignement ! Tant que nous avons redit les mots, nous nous en sommes souvenus ; mais une heure après que nous eûmes cessé de les redire, un mot a sauté de notre mémoire. Nous avons tout oublié, tout s’est perdu. Nous ne nous rappelons rien de rien. Enseigne-nous de nouveau. L’archevêque fit un signe de croix, se pencha vers les vieillards et dit : – Votre prière a monté jusqu’à Dieu, saints vieillards. Ce n’est pas à moi de vous enseigner. Priez pour nous, pauvres pécheurs ! Et l’archevêque se prosterna devant les vieillards. Et les vieillards qui s’étaient arrêtés se détournèrent et reprirent leur chemin sur les eaux. Et jusqu’à l’aube il y eut une lueur sur la mer, du côté où les vieillards avaient disparu.

Monastère Sainte Elisabeth de Minsk : Itinéraire d'une vocation monastique.




Russe sous-titré français. Minsk, Biélorussie.
Histoire de la chef de choeur à qui l'on doit quelques cd magnifiques.


Musique : "Heruvimskaja pesn. Znamenityj raspev" de Minskij Svjato-Elisavetskij pravoslavnyj hor (Google PlayiTunes)


mercredi 19 novembre 2014

Pervomaïsk. Région de Lougansk. le 16 novembre 2014… témoignage de Macha.

La maison de Macha a été frappée ce matin
 par un obus. 


VOIR VIDÉO

"Et le roi leur répondra: 
Je vous le dis en vérité, toutes les fois
 que vous avez fait ces choses
 à l'un de ces plus petits de mes frères,
 c'est à moi que vous les avez faites."
Matthieu 25:40


lundi 17 novembre 2014

La Communauté du désert et la solitude des villes [7] par Le moine Moïse de la Sainte Montagne

LA SOLITUDE SUPRÊME DU CROYANT D'AUJOURD'HUI


La solitude de chacun est particulière. La solitude de l'individu déséquilibré est sans doute dangereuse. La solitude du malade est source d’angoisse. Celle de celui qui a accumulé des richesses malhonnêtement est accompagnée d’amertume et de dégoût. Mais la solitude particulière qui est celle du croyant est une solitude de tous les instants, sans remède et suprême, c’est la solitude de la voie du salut.

La solitude est fréquemment associée à une fin de journée, un deuil, un exil. Et chacun de nous a affaire à une situation qui est la sienne et il fait du mieux qu’il peut. Mais, combien de temps allons-nous continuer à tourner en rond, en examinant la question de l'extérieur sans jamais entrer dans le vif du sujet ? Nous tenant devant l’éternelle énigme de l’existence, quand allons-nous – nous les fils et filles de Dieu par grâce et par participation, créés à son image et à sa ressemblance, nous les enfants de lumière – quand allons-nous oser rejeter les idées et discussions du monde et, nous tenant devant Dieu, face à face, prendre la décision de changer fondamentalement nos vies?

Nos mouvements restent incertains. Nous parlons de Dieu, mais Dieu reste quelqu'un que nous ne connaissons pas vraiment. Nous désirons être avec Dieu, nous avançons vers Lui, mais à la dernière minute, nous trouvons un moyen, de fuir et de Lui échapper.

Nous nous aimons trop nous-mêmes, au-delà de toute mesure. Nous sommes peu disposés à devenir théophore. Nous avons peur de Dieu, et nous essayons de le tromper – même si en fait nous nous trompons nous-mêmes – avec des excuses qui semblent être convaincantes. Nous avons appris à aimer nos supercheries au point de ne plus en avoir honte. Cependant Dieu ne se fatigue jamais de nous rechercher discrètement, nous rappelant sa présence dans nos souffrances et nos joies, nos erreurs et nos victoires.

Il est nécessaire pour les croyants de reprendre le chemin du Seigneur. Laissons les foules et leurs cris excités; ne vous laissez pas attirer par leurs discours ni inciter à les suivre de sorte qu’ils nous influencent. La voie du Seigneur est étroite, ardue, exigeante.

Solitaire, mais aussi salutaire, comme Il nous l'a annoncé Lui-même. Le croyant doit enfin s’attacher avec amour à ce qui est essentiel pour son existence personnelle, mettant de côté résolument et irrévocablement le secondaire et superflu.

Le message du livre de la Révélation (Apocalypse) est vraiment impressionnant. Les croyants tièdes seront vomis de la bouche de Dieu (Apoc. 3 ;15-16) Le terme utilisé est sans équivoque pour exprimer à quel point Dieu ne se satisfait pas de ceux qui sont indécis et ambigus, qui ne sont ni chauds ni froids.

Être en compagnie de Dieu est à la fois une joie pour Dieu et la plus merveilleuse béatitude de libération pour l'homme. Mais la réconciliation avec Dieu ne peut être séparée de la réconciliation avec nous-mêmes et avec nos frères et sœurs. Celles-ci vont toujours de pair - l'ami de Dieu est un ami de lui-même et des autres.

Les relations qui en résultent ne laissent pas de place à la vanité ou à l'isolement. L'amour de Dieu ne doit jamais dégénérer en pharisaïsme, pas plus que l’amour du prochain en devoir stérile. L’ouverture dans les trois directions – vers soi, vers Dieu et vers le prochain – est réalisée de façon symétrique, équilibrée, dans la connaissance, la liberté et l'amour.

Le grand maître du désert du quatrième siècle, Abba Isaïe, nous rappelle que «l'amour pathologique de soi et d 'autrui est un obstacle à notre relation avec Dieu. » 

Cicéron disait «À grande ville, grande solitude! » Cette solitude produit l'ennui, le manque d’appétit, l'amertume, le pessimisme, la constante préoccupation de l'avenir et l’inaction dans le présent, l'insatisfaction, le désir de fuir, la lâcheté. C’est ce que l’on appelle dans la littérature ascétique l’acédie et qui en tourmente beaucoup, sans merci, et qui comprend la négligence monastique. à suivre
(version française par Maxime le minime de la source

dimanche 16 novembre 2014

VOL MH17 MALAYSIA AIRLINES : LE MENSONGE DE LA VERSION OFFICIELLE ENFIN RÉVÉLÉ

PROGAGANDE / CONTREPROPAGANDE
par exemple :

LA VERSION OFFICIELLE S'EFFONDRE
Une image d'un satellite espion de l'Ouest montre un avion de chasse ukrainien tirant sur le BOEING du VOL MH17 MALAYSIA AIRLINES


La photo qui pourrait montrer l'implication d'un avion ukrainien dans la destruction de l'avion MH17 de la compagnie aérienne Malaysia Airlines, a été prise par un satellite espion de l'Ouest et a été divulguée aux services russes qui l'ont rendue publique sur la première chaîne de télévision.

La photo sensationnelle a été prise dans les dernières secondes du vol Malaysia Airlines au-dessus de l'Ukraine. À la veille d'une importante réunion de dirigeants mondiaux du G20 en Australie, l'objet de l'enquête de la mort des passagers du vol MH17 vient bien à propos. Et cette nouvelle preuve, qui coïncide avec les rapports présentés par le ministère de la Défense de la Russie, l'Union russe des ingénieurs et de nombreux chercheurs indépendants, pourrait être la preuve ultime.









Comme nous l’avions publié en son heure (les experts Allemands et de l'OSCE font l'hypothèse que le vol MH17 aurait pu être attaqué par un chasseur militaire ukrainien [article en espagnol sur le site http://www.elespiadigital.com] ), en Août dernier, l'Union russe des ingénieurs a publié son rapport sur les causes possibles de l'accident qui a été diffusé largement dans les médias alternatifs et sur Internet. Les experts ont procédé à une analyse détaillée de toutes les informations disponibles à partir de toutes les sources, ont fait des calculs techniques et développé leur hypothèse sur les causes de la chute vol MH17. (cliquez sur le lien pour voir le rapport) La conclusion des experts: il n'y a qu'une seule version techniquement possible, la destruction de l’avion de la Malaysia Airlines par des missiles air-air et des canons d’un autre avion.







L'attention est attirée sur un point du rapport : l'absence de toute preuve crédible de lancement de missiles "air-sol". 

Les «Buck» sont en effet caractérisés par le fait qu’ils s’accompagnent d'un nuage de feu, et d’un rugissement assourdissant audible dans un rayon de 10 km, et les traînées sont clairement visibles dans le ciel pendant 10 minutes après le lancement. En bref, il est peu probable qu'un «Buck» lancé à partir de la terre ait été la cause de la tragédie du Boeing 777 vu la présence de dizaines d'observateurs professionnels de tous bords et de milliers de citoyens qui n’ont vu ni enregistré quoi que ce soit de semblable.

Et si des avions ont été vus, ce n’est certainement pas des avions russes. Les arguments de ces experts ont été traduits en anglais et en allemand. Ce fut quand ils ont commencé "à recevoir de grandes quantités d'information, parmi lesquelles il y avait des documents graphiques, des calculs d'ingénierie, et en fin de compte, ce que nous avons maintenant ici," - a déclaré le premier vice-président de l'Union russe des ingénieurs Ivan Andrievsky. "Je suis totalement d'accord avec les résultats de l'analyse des causes de la destruction du Boeing, dit l'homme qui se présente comme un diplômé du MIT, avec vingt ans d'expérience dans l'avionique, George Bilt : Le Boeing " a été abattu par des avions de combat qui étaient à sa poursuite. En un premier temps, ils ont tiré sur l'équipage, puis la cabine a été détruite par des missiles "air-air", ensuite le moteur droit et l'aile droite ont été frappés par des missiles guidés par la chaleur " 



L'image montre clairement la prise de vue d'une chasse à partir de la gauche, juste au-dessus du poste de pilotage. Le terrain, la météo, la taille de l'avion dans l'image est parfaitement compatible avec les circonstances de l'accident. "Nous avons vu une photo prise pas de haut par satellite. Et généralement, ces photos servent à l'espionnage aérien en vue de contrôler un territoire. Selon les coordonnées indiquées dans l'image, nous pouvons supposer que la photo a été prise à partir d'une télévision américaine ou britannique. Nous avons effectué une analyse détaillée de l'image et il n'y a aucun signe de falsification " a déclaré le premier vice-président de l'Union russe des ingénieurs Ivan Andrievsky.


L'homme qui a envoyé la photo où l'on peut voir ce MiG-29 tirer sur le Boeing de passagers civils, quel qu'il soit, était à l'évidence un professionnel. Et il a eu accès à de telles informations. Enfin! Une preuve accablante contre la propagande officielle. Il y a beaucoup plus de raisons de croire que le gouvernement de Kiev a commis un crime en détruisant l'avion délibérément et cyniquement. Et ceux qui ont délibérément et cyniquement dissimulé ces compléments d'information sont sans aucun doute complices de ce massacre. (source)

COMMENTAIRE : Quand l'aveuglement le dispute à la stupidité…

Il est aisé de faire le lien et on peut se rendre compte de la parfaite cohérence entre les tirs ciblés à distance sur les populations civiles ukrainiennes de l'Est à terre et la destruction en vol du Boeing de passagers civils. C'est le même mépris des populations civiles, femmes et enfants, le même cynisme, la même duplicité, la même hypocrisie, le même mépris de la vie. Ce sont bien les mêmes qui pilonnent des écoles, des stades, des hôpitaux, des églises.…

Alors oui ! en effet ! Les "Européistes" de l'Ouest plaignant ces pauvres manifestants démocrates de la place Maïdan (en s'aveuglant soigneusement sur les groupes néo-nazis qui sont au plus violent des combats de rue à l'époque) menacés paraît-il par la dictature [ex mais toujours] soviétique selon eux, oui il faut vite intégrer ces Ukrainiens dans l'Union européenne des droits de l'homme, de la démocratie, de la paix perpétuelle, de la liberté et de la prospérité. On les veut avec nous au plus tôt les pauvres ! 

Faut-il rappeler nos Classiques :

"Bazile : La calomnie, Monsieur
Vous ne savez guère ce que vous dédaignez ; j’ai vu les plus honnêtes gens prêts d’en être accablés. Croyez qu’il n’y a pas de plate méchanceté, pas d’horreurs, pas de conte absurde, qu’on ne fasse adopter aux oisifs d’une grande ville, en s’y prenant bien : et nous avons ici des gens d’une adresse ! ... D’abord un bruit léger, rasant le sol comme hirondelle avant l’orage, pianissimo murmure et file, et sème en courant le trait empoisonné. Telle bouche le recueille, et piano, piano vous le glisse en l’oreille adroitement. Le mal est fait, il germe, il rampe, il chemine, et rinforzando de bouche en bouche il va le diable ; puis tout à coup, on ne sais comment, vous voyez calomnie se dresser, siffler, s’enfler, grandir à vue d’œil ; elle s’élance, étend son vol, tourbillonne, enveloppe, arrache, entraîne, éclate et tonne, et devient, grâce au Ciel, un cri général, un crescendo public, un chorus universel de haine et de proscription. Qui diable y résisterait ?" (Beaumarchais   « Le barbier de Séville, II-8 »)

jeudi 13 novembre 2014

Où commence la richesse et où est la justice sociale ?

SUR LE SITE

Lefigaro.fr  Vox Societe

Allocations familiales : le témoignage choc d'une mère de quatre enfants

Crédits photo : Jean-Christophe MARMARA/Le Figaro
FIGAROVOX/HUMEUR - Une mère de quatre enfants, concernée par la modulation des allocations familiales, raconte son quotidien et ses difficultés à boucler les fins de mois.



J'ai beaucoup de chance. J'ai un super job, je vais être franche et parler cash, je gagne environ 4000 euros net (prime et 13e mois compris), je bosse à temps plein, et beaucoup, j'ai 4 enfants. Mon mari, il est enseignant chercheur, il gagne environ 3000 euros net. J'ai un peu honte, je ne veux pas me plaindre, pour moi, tout baigne. Et la misère, je travaille dessus tous les jours, je la voie, je la pleure. Mais dès juillet prochain, mes 460 euros d'allocations seront divisés par 2.
Mon grand-père m'a appris à bien gérer mon budget, je ne suis jamais dans le rouge, je fais des choix et avec 4 enfants, il faut en faire.
Mais depuis quelques jours, je dors mal. Pourtant, Laurence Rossignol1 nous dit sur RMC vendredi dernier que pour des gens comme moi, 460 euros d'allocations pour 4 enfants, «ça ne compte pas». Et Erwan Binet2 ajoute que pour des gens comme moi, ces allocs servent à partir faire des voyages au bout du monde alors que certains n'ont pas de quoi manger (LCP).
Dons j'ai repris mes comptes, parce que je me suis dit, pourquoi moi, qui suis donc riche, je n'arrive pas à partir au bout du monde avec mes allocs et j'attends mes 460 euros avec impatience chaque mois?
Bon, d'abord, c'est simple, il faut se loger à 6 en région parisienne. J'ai donc emprunté beaucoup d'argent pour les 25 prochaines années, je rembourse chaque mois 2700 euros pour 100m² en très proche banlieue parisienne. Je sais, j'aurais pu acheter un appartement plus loin de Paris, moins sympa, c'est vrai. Mais plus loin, ça veut dire plus de baby-sitter et voir moins mes enfants. Et puis, j'avais fait mes calculs, nous ne sommes pas dépensiers, je pouvais mettre environ 500 euros de côté chaque mois avec cet emprunt; alors on s'est lancé, il faut prendre des risques dans la vie me suis-je dit.
A cela s'ajoute les frais de garde des enfants: 360 euros de crèche (j'ai la chance d'avoir eu une place!), 400 euros de baby-sitter (après déduction d'impôt) et 180 euros de cantine.
Les repas, pour 6: 1000 euros par mois ; on essaye de manger des légumes, c'est le ministère de la santé qui le dit.
Ajoutons les charges du syndic de l'immeuble: 130 euros (beaucoup plus quand il faut faire des travaux dans cette vieille bâtisse), 2 téléphones portables et une box: 90 euros, une mutuelle 50 euros, l'assurance de la voiture 40 euros, l'assurance habitation 55 euros. Comme je travaille à temps plein avec 4 enfants, je prends une femme de ménage 2h par semaine (mon mari n'a pas la même vision que moi du ménage, ça m'économise donc un divorce): 100 euros par mois (plus les charges, moins la déduction fiscale), comptons les activités de mes enfants: 60 euros par mois.
L'impôt sur le revenu: 200 euros (grâce aux déductions des frais de garde d'enfants) et 120 euros d'impôts locaux (taxe foncière et taxe d'habitation).
Passons aux vêtements (pour 6). C'est affreux, les enfants changent chaque année de pointure donc par an, j'achète 4 paires de baskets, 4 paires de chaussures en cuir (sur Leboncoin ….) et puis 4 paires de sandales quand même car l'été, il fait chaud. Ca fait 12 paires de chaussures par an. On n'a pas parlé des manteaux d'hiver (x4), des pyjamas chaud (x4) et léger (x4), un bon pull chaud (x4), un pull léger, des pantalons qui craquent et des chaussettes perdues….
Bon disons, par mois, en vêtement, en faisant les soldes, 100 euros pour 4 enfants.
Un cadeau de noël par an et un cadeau d'anniversaire (x4)? Le coiffeur x6 (j'ai longtemps coupé les cheveux de mes garçons mais après une erreur de rabot, ils vont chez le coiffeur: 10 euros pour les garçons), les transports x6, le train ou l'essence et le péage pour aller chez leurs grands-parents chaque vacances car je travaille: 200 euros.
Par chance, on ne fume pas. Par chance, nos parents ont des maisons à la campagne, et on a décidé de s'inscrire sur un site d'échange d'appartement l'an prochain, quand notre appart sera fini. Car par obligation, on a acheté un appartement avec tout à refaire, c'était moins cher donc on fait régulièrement des travaux, quelques litres de peinture, une fenêtre qui empêche mes enfants de geler l'hiver dans leur chambre. 200 euros par mois en ce moment. Ajoutons l'électricité et le gaz: 150 euros.
J'entrerai dans le détail, je vous dirais que mon mari donne ses cours dans le sud et paye donc lui-même ses billets de train chaque semaine: 300 euros.
Bon, si mes calculs sont exacts, nous sommes autour de 6500 euros de dépenses environ, ajoutons que je touche 460 euros d'alloc ; mais vous remarquerez que je ne me suis pas achetée de vêtement et mon mari non plus, une sortie, un musée (6 entrées)? Ou passe le reste de l'argent? je ne sais pas, ce mois-ci, c'est l'ordinateur familial qui a rendu l'âme, le mois prochain, il faudra changer les pneus de notre voiture, ensuite il y a Noël et en janvier, mon mari part 15 jours donner des cours à l'étranger, j'aurai beaucoup de baby-sitter à payer. Tout cela fait qu'au plus, nous mettons 500 euros de côté par mois, et souvent moins. C'est beaucoup mais c'est peu pour des riches qui ne vont pas au restaurant, et qui ne voyagent pas!
Bref, comme je suis une bonne gestionnaire, que je n'ai jamais été dans le rouge, et que ce mois-ci, j'ai mis 200 euros de côté (rentrée oblige, même si mes enfants sont dans le public, n'en déplaise à M. Binet!), je me suis réveillée cette nuit, en me disant que l'an prochain, avec 230 euros d'allocs en moins, je devrais piocher dans mes économies. Mon grand-père disait toujours qu'il fallait être fier de payer beaucoup d'impôt. Il disait aussi que bien gérer quand on a une grande famille, c'est capital. Devais-je emprunter en prévoyant la hausse des impôts et la baisse des allocs? Le gouvernement avait promis que les hausses d'impôt, c'était fini, je ne pouvais pas savoir que l'an prochain, il me retirerait 2760 euros sur un an, quasiment un mois de salaire de mon mari.
Bien sûr, je n'aurais pas fait moins d'enfant si je l'avais su, mais je n'aurais pas acheté cet appartement peut-être. Bien sûr, je veux donner plus à ceux qui ont moins mais j'espère pouvoir payer plus tard les études de mes 4 enfants. Et faire des projets?
Le gouvernement change les règles au beau milieu du jeu, nous avons des emprunts, à la mesure de ce que nous gagnons. Alors, je ne veux pas faire pleurer dans les chaumières, je veux bien payer s'il le faut mais je ne veux plus jamais entendre que je me moque de perdre la moitié de mes allocs, c'est une insulte à toutes les familles nombreuses comme la mienne, qui sont, elles, de bonnes gestionnaires.

Liens:

  • 1 http://plus.lefigaro.fr/tag/laurence-rossignol
  • 2 http://plus.lefigaro.fr/tag/erwan-binet
  • 3 http://www.lefigaro.fr/vox/economie/2014/10/23/31007-20141023ARTFIG00157-allocations-familiales-plafonner-les-prestations-oui-mais-les-cotisations-aussi.php
  • 4 http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2014/10/17/01016-20141017ARTFIG00400-avec-la-modulation-des-allocations-familiales-nous-allons-perdre-6000-euros-par-an.php
  • 5 http://www.lefigaro.fr/vox/economie/2014/10/09/31007-20141009ARTFIG00236-et-si-on-soumettait-les-allocations-familiales-a-l-impot-sur-le-revenu.php
  • 6 http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2014/09/27/20002-20140927ARTFIG00101-conge-parental-comment-cela-se-passe-ailleurs-en-europe.php

mercredi 12 novembre 2014

CROYEZ-VOUS QU'IL S'AGISSE DE DÉGÂTS COLLATÉRAUX ? NON ! CE SONT DES CIBLES !




Armez-vous de courage et regardez cette vidéo
Voilà sur qui l'armée nationale ukrainienne, avec ses mercenaires et ses groupes néonazis
 envoie ses obus et ses missiles :
de dangereux militaires russes impérialistes croyez-vous ?
 Non ! De pauvres civils ukrainiens sans défense !

Bien souvent je me dis que l'homme est l'homme et qu'il y aura toujours de fidèles serviteurs du malin qui se réjouissent avec leur maître de la laideur, du mensonge, de l'esclavage, de la misère, du malheur et de la mort qu'ils propagent avec une joie perverse… et je veux arrêter d'en parler, je n'ai plus envie de partager ces terribles nouvelles. Je veux seulement parler des belles choses de l'Orthodoxie. Alors j'ai envie de cesser de communiquer là-dessus, d'autant que je touche si peu de personnes… et mon témoignage est si faible… mais je ne peux me résoudre à me retirer et à être complice du mal qui prospère. On ne peut voir le mal extérieur qui prospère autour de nous sans le dénoncer pas plus qu'il y a lieu d'éviter le mal qui prospère en nous. 
Je déteste autant le mal qui se répand en moi que le mal que je vois autour de moi.

 Voilà cette vidéo, c'est terrible, horrible, cela vous donne envie de hurler, de vous battre… mais il n'y a que la prière et nos corps, ces incroyables merveilles de la création de Dieu, déchiquetés par ces infâmes bourreaux, ne sont pourtant que des habits éphémères car notre Seigneur miséricordieux prend toutes ces âmes innocentes entre ses mains pour les remplir de la joie calme et de l'amour infini de son Royaume Céleste, laissant aux bourreaux la sombre joie qui les mène droit en enfer - il n'y a pas à en douter et ce n'est ni une consolation, ni une vengeance, c'est seulement ce qui les attend car c'est déjà le monde auquel ils adhèrent et qui leur colle à la peau où qu'il aillent, quoi qu'il fassent. Ils croient détruire des âmes qu'ils haïssent mais ils n'abîment et détruisent que les corps qui les habillent pour un temps. 



Pour information :
Les ombudsmans internationaux ont confirmé les crimes de guerre de Kiev


par La Voix de la Russie
 Human RightsWatch a confirmé que les localités du Donbass étaient pilonnées pendant le cessez-le-feu depuis les territoires contrôlés par les structures fortes ukrainiennes. Les ombudsmans ont présenté le rapport approprié le 12 novembre 2014 à Genève.

lundi 10 novembre 2014

L'ULTIME ET VITALE RÉSISTANCE CHRÉTIENNE par Le moine Moïse de la Sainte Montagne

La Communauté du désert et la solitude des villes  [5] 
 par Le moine Moïse de la Sainte Montagne

Moine Moïse l'Athonite (1952-2014) prie Dieu pour nous !

Dans cette solitude sacrée l’homme se trouve face à face avec sa pauvreté existentielle et la peur de la mort qu'elle provoque. Pourtant, même ici, il y a danger qu'il puisse choisir la procrastination comme solution et, pour un temps calmer son état de panique. Il peut reprendre sa course avec ses allées et venues sans fin, augmenter ses activités sociales et chercher à varier ses divertissements : un programme d’occupation maximale. D'autres personnes, d'autres choses, du travail et des implications tous azimuts peuvent servir de couverture à son appauvrissement spirituel – pour un temps. Et il peut continuer à errer sans but, poussé par les circonstances, tourmenté, papillonnant d’une chose à une autre, luttant, étant déchiré – et finalement anéanti.

Une vie de travail sans la libération de la communion avec Dieu est de l'esclavage. La lutte excessive pour la richesse est une maladie incurable source de souffrances. La peur de l’avenir peut stimuler la cupidité, l'avarice, la thésaurisation et Dieu peut être facilement oublié.

Voici ce que dit Abba Markos sur comment l'homme peut éviter l'esclavage d’un travail sans discernement et à la place devenir un libre serviteur de Dieu : « Celui qui se débarrasse du soin anxiogène pour les choses éphémères et est libéré de tout ce que cela nécessite, mettra toute sa confiance en Dieu et dans les bonnes choses éternelles. Le Seigneur n'a pas interdit les nécessaires soins quotidiens pour notre bien-être physique, mais Il a indiqué que l'homme ne devait se sentir concerné que pour chaque jour [auquel suffit sa peine]. Limiter nos besoins et nos soucis de ce qui est absolument nécessaire est tout à fait possible par la prière et la maîtrise de soi, mais les éliminer est tout à fait impossible. »

Dans les judicieuses remarques d’Abba Markos qui suivent, permettez-moi d'attirer votre attention sur un point subtil qui s’applique à de nombreux fidèles. « Les tâches nécessaires que nous sommes obligés d’accomplir, nous devons bien sûr les accepter et les assumer, mais nous devons lâcher ces autres activités sans but et préférer plutôt passer notre temps dans la prière, en particulier lorsque ces activités nous conduisent à la cupidité et au luxe de l’argent et de la richesse. En effet, plus on pourra, avec l'aide de Dieu, limiter, ces activités mondaines, plus on pourra préserver son esprit de ces errances anxieuses. Si à nouveau quelqu'un, de peu de foi ou ayant quelque autre faiblesse, ne peut pas faire cela, alors, au moins, qu'il comprenne bien la vérité et qu’il essaye, autant qu'il peut, de se blâmer de demeurer dans cette faiblesse et dans cet état immature. Car il est beaucoup mieux d'avoir à rendre compte à Dieu de ses omissions que de sa faute et de son orgueil

Un drame se joue dans l'homme, dans lequel il cherche,  à l’extérieur, continuellement et intensément, la paix et la connaissance Mais quand il revient à lui-même, il se rend compte qu’une véritable hospitalité existe dans un endroit inattendu. C’est en effet précisément en lui-même qu’il découvre et expérimente la particularité de cette personnalité. C’est ici que se trouve la divine solitude libératrice, fondée sur la connaissance de sa personnalité.  C’est ici, dans la quiétude mystique, qu'il mesure, décide, et prend ses responsabilités.

La réalisation de l'expérience mystique de ce que nous sommes, de ce que nous devrions chercher, et de ce que nous pouvons faire, implique un effort pénible qui, néanmoins, est crucial. C’est en nous que nous nous arrachons à la solitude de l’ego et où nous trouvons le chemin de la lumière et de la joie de la communion.

Une grande partie du monde est gouvernée par des sophismes, la sagesse a été mise à l'écart, et la décence a été perdue. Mensonges et trahison abondent, le révisionnisme a contrefait l'histoire, l'Évangile est mal interprété, les manuels scolaires sont des outils politiques au service de l'idéologie de ceux qui sont au pouvoir. Il y a une tendance à imiter les idéologies occidentales erronées, y compris le piétisme sentimental et le néo-christianisme social indolore. La vie de l’Église et ses traditions sacrées et vivifiantes sont ignorées. 

Le seul refuge est pour chacun d’entre nous, de mettre en place notre propre sanctuaire où nous le pouvons. À un monde qui considère la tromperie comme de l'intelligence et l'honneur comme de la faiblesse, il faut oser dire «Ne me touchez pas! »

Nous devons choisir de rester seuls, volontairement et en assumant la responsabilité même si cette solitude nécessite un grand courage dans une société qui cherche agressivement nos applaudissements et nous pousse à nous y amalgamer. La lassitude de ces vanités, l’amertume, le mouvement constant et les joies sans joie qui ont rempli nos vies nous aident à venir à la réalisation que c’est la meilleure résistance à la désorientation générale.

En rétablissant notre monde intérieur, nous augmentons notre résistance, et dans le temps devenons invincibles aux attaques organisées du mal. En plaçant toute notre vie aux pieds de Dieu et dans la recherche de la vie authentique qu’Il veut que nous vivions, nous commençons à avoir un avant-goût de l’immortalité, où nous ne sommes jamais seuls, mais en compagnie du Christ et de ses saints. Toute solitude est dissipée par l'autosuffisance intérieure.

Et cela peut vous aider de savoir qu’ils sont nombreux, sans que vous les voyiez, ceux qui vous aident par leurs prières. Ce sont les moines, totalement consacrés à Dieu, qui veillent sans cesse. Même si vous ne les avez pas rencontrés, ils prient pour vous, leurs bras levés, leurs genoux et leurs articulations couverts de cal de par leurs prosternations.  à suivre
(version française par Maxime le minime de la source)

dimanche 9 novembre 2014

JOUR DU SOUVENIR BRITANNIQUE, si 2015 est une année de paix…



La SYRIE avant… يا رب ارحم


 CHRÉTIENS en SYRIE, comme en IRAK, en EGYPTE…

Ma'lulah


« Notre souffrance est un prélude à ce que vous-mêmes, chrétiens européens et occidentaux, souffrirez dans un futur proche », a crié l’archevêque à ses frères chrétiens d’Occident. « S’il-vous-plaît, il faut que vous compreniez. Vos principes libéraux et démocratiques n’ont aucune valeur ici. Vous devez reconsidérer la réalité du Moyen-Orient, car vous accueillez un nombre croissant de musulmans. Vous aussi, vous êtes en danger. Il vous faut prendre des décisions courageuses et dures, y compris en allant à l’encontre de vos principes. Vous croyez que tous les êtres humains sont égaux, mais ce n’est pas une chose certaine. L’Islam ne dit pas que tous les êtres humains sont égaux. Vos valeurs ne sont pas leurs valeurs. Si vous ne comprenez pas cela rapidement, vous tomberez victimes d’un ennemi que vous aurez accueilli dans votre maison. »
Mgr Amel Shimoun Nona, archevêque de Mossoul

Ma'lulah

Ma'lulah

Saydnaya

Saydnaya

Saydnaya

Saydnaya

Saydnaya

ALEP
ALEP
ALEP

ALEP


DAMAS



Fresque du jugement dernier dans une église arménienne d'Alep
"Quant aux chrétiens d’Irak, leur calvaire a commencé dès la destruction de ce pays en 2003, à la suite de la croisade « démocratique » qui a été menée par les deux criminels de guerres, George W.Bush et Tony Blair. En 2003, il y avait en Irak 1 million 650 000 chrétiens, qui vivaient paisiblement dans un Etat lui aussi laïc, comptant parmi ses dirigeants politiques un certain Tarek Aziz. Aujourd’hui, il n’y a plus en Irak que 300 000 personnes, que la horde islamo-fasciste est en train d’exterminer avec la complicité de certains pays musulmans et l’indifférence d’un Occident qui a cessé d’être chrétien depuis un bon siècle ! " Lilia Ben Rejeb

vendredi 7 novembre 2014

La Communauté du désert et la solitude des villes [4] par Le moine Moïse de la Sainte Montagne

LA SOLITUDE DIVINE DE L'HOMME EN COMMUNION AVEC DIEU
Moine Moïse l'Athonite (1952-2014) prie Dieu pour nous !

L'homme en communion avec Dieu sait comment rendre sa voix plus fervente et se réjouir en demeurant à la seconde place. Il sait comment se montrer un ami, même avec l'étranger et se contenter avec peu.
En outre, il sait mener ses efforts diligents jusqu’à la fatigue et comment laver avec des larmes ceux qui sont cupides et prodigues. Et il sait comment faire ces choses sans s’en plaindre ni ressentir d’insatisfaction, même s’il est abandonné  de ses parents, amis, collègues.

Loin des foules tumultueuses et de la confusion de l’arène publique, dans l'intimité de votre chambre, choisissez librement et sans contrainte. Il peut sembler que vous n’apportez rien aux autres et que vous êtes centrés sur vous-même, particulièrement quand d'autres disent qu'ils ont besoin de vous, car ils souffrent d’une douloureuse solitude.
Cette solitude que vous avez choisie pour vous-même est une tâche ardue, qui exige beaucoup de force, de persévérance, d’héroïsme. C’est une entreprise longue et qui n’a pas de fin. Et parfois, cela peut être la préparation d'un retour vers ceux que vous avez écartés de votre vie, même si cela ne devrait jamais être le but de votre engagement ascétique.

Tous les saints de Notre Église, les missionnaires les plus fervents et les plus actifs, le Seigneur Lui-même lors de sa vie terrestre, ont connu le mystère de la solitude divine. Rappelez-vous ces grandes personnalités, les prophètes de l'Ancien Testament : Moïse, Elie, Esaïe et St Jean Le Précurseur.
En retournant à notre siècle, nous  trouvons qu'il est tragiquement marqué par la solitude, le désespoir, le pessimisme. Malgré ses efforts pour obtenir le contraire, le monde est en conflit avec tout le monde et avec tout - pays, gouvernements, races, collègues, parents, amis, enfants, livres, cours, travaux. Et étant en conflit avec lui-même il est également en conflit avec Dieu, à qui il ne parle jamais, ne dit jamais rien.

La solitude la plus douloureuse est d'être à côté de votre conjoint et d’être cependant incapable de communiquer vos sentiments intimes, alors même que des messages externes sont transmis instantanément d'un hémisphère à l'autre. Cette douloureuse solitude est celle des couples mariés qui conservent leurs secrets sans les partager pendant des années. C’est cette même douloureuse solitude quand le dialogue est inexistant  entre les enfants et les parents, entre les enfants et les enseignants, entre les enfants et le clergé. Il n’est pas de solitude plus cruelle pour une famille que de rester assis ensemble pendant des heures devant la télévision sans échanger le moindre mot. Nous vivons dans une époque difficile. La solitude est à un niveau jamais atteint. L'homme est perdu. Dieu est  silencieux.

Dans cette solitude, dans cette désolation des villes,   dans cette absence apparente de Dieu, l'homme est appelé à rassembler ses pensées, à retrouver sa raison, à mettre de côté ses nombreuses préoccupations mondaines et à se retirer dans son lieu de prière – dans le mutisme et dans la nudité de l’enfant - afin que Dieu puisse lui parler, le vêtir, et lui fasse don de la maturité spirituelle. Alors sa solitude deviendra la solitude divine de la libération et il parviendra à atteindre un sentiment de plénitude. Seule une telle solitude radicale conduit à une compréhension et une expérience de Dieu fondamentale, détruisant chaque hésitation, doute et tourment. (à suivre) (version française par Maxime le minime de la source)