Vénéré dans toute l'Europe et le monde entier le 11 nov. un peu partout mais en Grèce et en Roumanie, le 12 nov. en Russie, le 12 octobre. Saint Martin est, avec l'Archange Michel (lui protecteur principal de la Roumanie), le patron principal de la France, pays où 485 localités portent son nom, ainsi que le patron secondaire de la Hongrie, et que sa fête selon le calendrier julien révisé coïncide pour le moment avec un jour qui est férié en France, au Canada, au Royaume-Uni et aux Etats-Unis. (voir d'autres images de St Martin de tous les pays ICI)
mercredi 11 novembre 2015
mardi 10 novembre 2015
Al-hijra, ou la doctrine islamique de l'immigration
Un terroriste tunisien parmi les migrants secourus en mer par les Italiens
sur le site tunisien webdo
Une des raisons pour lesquelles l’Europe se montre frileuse à accueillir les réfugiés, c’est la peur que des terroristes se cachent parmi eux pour commettre des attentats sur leur territoire.
C’est malheureusement un Tunisien qui vient de prouver que leurs craintes sont fondées
Le 4 octobre dernier, la marine italienne porte secours à une embarcation en provenance de Libye. À son bord deux cent personnes. À eur arrivée à Lampedusa, selon les procédures d’usage, les nouveaux arrivants demandent asile à l’Italie. L’un deux déclare s’appeler Mohamed be Sar et
être persécuté dans son pays parce que c’est un opposant politique. Malheureusement pour lui, ses empreintes digitales le trahissent. Son vrai nom est Mehdi Ben Nasr. Il est tunisien et a été arrêté en Italie en 2007 et condamné à 7 ans de prison parce qu’il planifiait des attaques terroristes. Après avoir effectué sa peine, il a été expulsé. Cela ne l’a apparemment pas découragé puisque quelques mois après, il retente la traversée à partir de la Libye. Il a à nouveau été expulsé et remis aux mains des autorités tunisiennes. Selon The Independent, les autorités italiennes considèrent Ben Nasr comme l’un des plus dangereux terroristes ayant opéré en Italie. Il serait un expert en explosifs et ferait partie du circuit de recrutement des djihadistes pour la Syrie, l’Irak et l’Afghanistan. S.B (source)
jeudi 5 novembre 2015
SUR LE BLOG DE CLAUDE : Du Luthéranisme à l'Orthodoxie en passant par le Catholicisme
L'ITINÉRAIRE D'UN ANCIEN PROTESTANT DEVENU PRÊTRE CATHOLIQUE
JUSQU'À SON RETOUR À L'ORTHODOXIE
Ne manquez pas de lire sur le Blog de Claude l'Entretien de Georges Maximo avec le prêtre orthodoxe Thomas Dietz, ancien prêtre catholique en 4 parties
extrait :
[…] même de nos jours, il y a une forte tendance chez les orthodoxes en Russie de croire que, fondamentalement, il n'y a pas beaucoup de différence entre Orthodoxie et le catholicisme romain. Ce n'est pas vrai. La différence entre l'Orthodoxie et le catholicisme est beaucoup plus grande que la différence entre le protestantisme et le catholicisme. La conversion du catholicisme à l'Orthodoxie est beaucoup plus difficile. Pourquoi? Parce que dogmatiquement il y a un écart énorme. Ce qui m'a aidé, c'était que jaimais vraiment l'ecclésiologie, l'étude de la théologie de l'Église. Là, l'influence de l'ERHF fut très importante. Dans l'ERHF ils enseignent que l'Eglise catholique n'est pas une église sœur, mais une église de branche qui a rompu avec l'Orthodoxie. Elle était orthodoxe à un certain point, mais ensuite, elle a cessé d'être orthodoxe, car ils ont introduit un enseignement qui ne peut être accepté par l'Orthodoxie, et en tant que telle, elle est considérée comme hérétique pour nous. Mais nous avons une forte tendance à tout niveler et faire que tout ait l'air semblable!Quand nous lisons les œuvres des saints pères, nous voyons qu'il n'en est pas du tout ainsi. Par exemple, saint Justin [Popovitch] dit clairement que nous avons des canons qui interdisent la prière commune avec les hérétiques et nous n'acceptons pas les catholiques. C'est logique. Imaginez ce qui arriverait si l'Eglise bulgare mettait en avant une thèse sur sa primauté et sa suprématie absolue dans l'Église. Que penserions-nous à ce sujet? Naturellement, nous penserions que c'est le début de l'hérésie. Avec les catholiques, cette hérésie a pris racine et est devenue une partie intégrante de leur système de croyance. Aujourd'hui, les catholiques sont encore moins enclins à céder qu'il y a 50 ou 100 ans. Ils tiennent leur propre terrain. Le Concile Vatican II n'a rien changé à cet égard. Malgré leur œcuménisme déclaré, les catholiques insistent fermement sur leurs points de vue.[…]
mercredi 4 novembre 2015
Sur le Blog "L'Orthodoxie et le monde" : Exégèse des pères de l’Église sur la fameuse "pierre" fondement de l'Église
Sur quelle pierre le Christ a-t-il fondé Son Eglise, ou exégèse des pères de l’Eglise sur Matthieu 16:18
En vérité, je te le dis : Tu es Pierre,
et sur cette pierre je bâtirai mon Église,
et les portes de l'enfer ne l'emporteront pas sur elle.
(Matthieu 16:18)
L'orthodoxe résidant dans l'Occident post-chrétien [1] est souvent amené à débattre avec les catholiques de la question du pape et du rôle de l'apôtre Pierre dans l'Église. Les catholiques ont généralement le réflexe de citer Mt 16, 18, verset sur lequel s'appuyerait la théorie de la primauté pontificale. Mais l'Évangile parle-t-il vraiment d'une place particulière et d'un rôle particulier de l'apôtre Pierre au sein du collège apostolique dans un sens « papiste » ? La tradition exégétique patristique donne une réponse claire à ces questions.
Mt 16, 18 est un texte essentiel, exprimant l'intangibilité de l'Église, son invincibilité face aux puissances du mal, mettant en évidence la solidité de ses fondements. Une interprétation correcte de ce verset évangélique est particulièrement importante à l'heure où le témoignage orthodoxe se fait urgent dans l'Occident chrétien qui souffre cruellement de la sécularisation de la foi et de l'oubli des valeurs évangéliques.
Cependant, une certaine interprétation des paroles du Christ dans ce passage d'Évangile crée une base favorable au développement d'une opinion doctrinale particulière – la théorie de la primauté du pape – qui constitue en même temps un sérieux obstacle à l'unité des chrétiens[2].
L'objectif de cet exposé est de clarifier la position patristique sur le passage de l'Évangile selon saint Mathieu au chapitre 16, verset 18 et d'en examiner les différentes interprétations confessionnelles, leurs sources et leurs conséquences.
La principale divergence d'interprétation de ce texte évangélique, qui favorisa l'éclatement et l'isolement des communautés chrétiennes hors de l'unité conciliaire de l'Église vient d'une différence de compréhension de ses fondations, de la nature de cette « pierre » inébranlable sur laquelle elle repose et du rôle de l'apôtre Pierre, Simon-Pierre, parmi les apôtres et dans l'Église en particulier. Jésus Christ adresse ces paroles à l'apôtre, l'appelant Pierre (en grec, Πετρος, nom masculin) au moment où Pierre prononce une ferme confession de sa foi en la divinité de Jésus Christ (Mt 16, 13-16)[3], véritable fondement, pierre (en grec πετρα, nom féminin) de la foi sur laquelle le Christ asseoit son Église. Saint Augustin, qui écrivait en latin, mentionnait déjà la paronomase en Mt 16, 18, insistant sur la distinction entre l'apôtre Simon-Petros dans les Évangiles et la pierre-petra sur laquelle le Christ fonde son Église. Malgré tout, le catholicisme propose une interprétation singulière de Mt 16, 18 pour justifier le pouvoir extraordinaire (autrefois absolu) des papes de Rome, attribuant à l'apôtre Pierre un rôle fondateur unique dans l'Église ainsi qu'une autorité et un pouvoir exceptionnels transmis d'une façon ou d'une autre aux papes de Rome. Le pape Étienne, dès l'époque des persécutions de l'empereur Dèce, se nomme « évêque des évêques », exprimant l'opinion particulière qui pointait déjà à Rome.
Dans le même temps, ce pape s'efforce d'excommunier en masse ses confrères dans l'épiscopat, recevant finalement cette semonce de leur part : « Tu crois pouvoir les excommunier tous de toi, mais tu n'as fait que t'excommunier toi-même de tous ». Au Ve siècle, le pape Innocent déclare « qu'on ne peut rien décider sans en référer à la chaire romaine, dans les affaires de la foi en particulier, tous les évêques doivent s'adresser à l'apôtre Pierre », c'est-à-dire à l'évêque de Rome. Au VIIe siècle, le pape Agathon affirme à son tour que l'évêque de Rome n'a jamais péché et ne pouvait pécher[4]. À quel point ces idées du papisme naissant sont-elles fondées sur les Saintes Écritures ? Les Pères de l'Église « indivise » partageaient-ils cette vision des choses dans leur interprétation de Mt 16, 18 ?
Eusèbe de Césarée (†340), père de l'histoire ecclésiastique, mentionnant ce verset dans ses commentaires sur les psaumes, estime que le Christ est lui-même le fondement de l'Église (Η πετρα δε ην ο Χριστος)[5], suivant les textes des épîtres apostoliques (I Cor 10, 14 et I Cor 3, 11). Après le Sauveur, toujours suivant l'apôtre Paul (Eph 2, 20), on peut également considérer comme fondations de l'Église, la prédication des prophètes et des apôtres (ειτα μετ′ αυτον θεμελιοι της Εκκλησιας προφητικοι και αποστολικοι λογοι), ayant « Jésus Christ lui-même pour pierre angulaire ». La valeur de cette affirmation tient à ce que malgré l'ambiguïté doctrinale et le manque de fermeté dogmatique dont fit preuve Eusèbe de Césarée au Premier concile œcuménique, il définit clairement Jésus Christ et la foi en Sa Divinité comme fondations de l'Église, exprimant sans doute l'opinion de l'Église paléochrétienne.
Saint Hilaire de Poitiers (†367), surnommé « l'Athanase de l'Occident » pour avoir activement défendu l'Orthodoxie contre l'arianisme en Gaule, appelle pierre sur laquelle est bâtie l'Église la confession du bienheureux Simon (super hanc igitur confessionis petram Ecclesiae aedificatio est)[6]. Le fondement intangible (immobile fundamentum) est donc la pierre de la confession de foi bienheureuse de Pierre (una haec felix fidei petra Petri ore confessa)[7].
Saint Grégoire de Nysse (†394), l'un des trois grands « cappadociens », ne s'attarde pas à louer Simon, un simple pécheur, mais glorifie sa foi ferme (αλλα προς την εκεινου πιστιν την στερεαν), qui est le fondement de toute l'Église[8].
Saint Ambroise de Milan (†397), l'un des grands docteurs de l'Église latine, qui convertit saint Augustin au christianisme et influença l'empereur Théodose le Grand, estime que la foi est le fondement de l'Église (Fides ergo est Ecclesiæ fundamentum), car il n'est pas dit de la chair de Pierre, mais de la foi que les portes de la mort ne l'emporteront pas sur elle (non enim de carne Petri, sed de fide dictum est, quia portæ mortis ei non prævalebunt)[9]. Saint Ambroise appelle ensuite le Christ rocher, suivant la pensée de l'apôtre Paul développée dans la lettre aux Corinthiens (I Cor 10, 4) et invite chaque chrétien à s'efforcer de devenir pierre à son tour. Le chrétien ne doit pas chercher la pierre en dehors, mais au-dedans de lui. Cette pierre, c'est sa foi, et la foi est le fondement de l'Église[10]. Cette interprétation allégorique de type ascétique ne permet pas non plus de faire de l'apôtre Pierre le fondement de l'Église. La fameuse maxime de saint Ambroise « Là où est Pierre, là est l'Église » (Ubi Petrus, ibi Ecclesia)[11] doit être comprise du point de vue ecclésiologique patristique, suivant lequel l'épiscopat est pleinement incarné dans chaque évêque, qui possède en plénitude le don pétrinien de fonder l'Église. Nous reviendrons en détail sur ce point.
Saint Épiphane de Chypre (†403), infatigable pourfendeur d'hérésies, relie, lui, d'une certaine façon l'apôtre Pierre à sa foi. D'une part, l'apôtre Pierre est le premier parmi les apôtres (τον πρωτον των αποστολων), la pierre solide (την πετραν την στερεαν) sur laquelle est fondée l'Église (εφ′ ην η Εκκλησια του Θεου ωκοδομηται)[12]. D'autre part, « Saint Pierre, qui préside parmi les apôtres (κορυφαιοτατος των αποστολων), est devenu pour nous en vérité cette pierre solide (στερεα πετρα) affirmant la foi du Seigneur, pierre sur laquelle est bâtie l'Église »[13]. Saint Épiphane cite ensuite Mt 16, 18 et explique ainsi l'exclamation du Seigneur après la confession de Pierre : « Sur cette pierre de la foi inébranlable, je bâtirai mon Église » (Επι τη πετρα ταυτη της ασφαλης πιστεως οικοδομησω μου την Εκκλησιαν) [14]. Pour saint Épiphane, la meilleure expression de la tradition apostolique est le Symbole de foi proclamé par les Pères du Concile de Nicée, et non la personne de l'apôtre Pierre : « Cette foi nous a été transmise par les saints apôtres et (confirmée) dans l'Église en la ville sainte (εν Εκκλησια τη αγια πολει) d'un seul cœur par tous ceux qui étaient alors les saints évêques, au nombre de plus de trois cent dix »[15].
Pour saint Jean Chrysostome (†407), l'auteur de la Liturgie toujours célébrée dans toutes les églises orthodoxes, la pierre sur laquelle est fondée l'Église est la confession (τη πιστει της ομολογιας) de la Divinité de Jésus Christ par l'apôtre Pierre. Lorsque Pierre le reconnaît comme Christ Fils de Dieu, Jésus appelle Pierre fils de Yonas, introduisant un parallèle pour montrer qu'il est le vrai Fils de Dieu, de sa propre substance, avant de parler de la fondation de l'Église sur cette confession (επι της ομολογιας) de Sa divinité[16]. Le recours à une interprétation allégorique de ce texte évangélique pour exprimer le principe théologique de la consubstantialité du Père et du Fils ne laisse aucune place à une quelconque interprétation « littérale » présentant l'apôtre Pierre comme l'unique fondement de l'Église, pas plus qu'aux prétentions des papes.
Saint Jérôme (†419), traducteur latin des Saintes Écritures et auteur de la Vulgate, estime que la pierre est le fondement de l'Église (Super hanc petram Dominus fundavit Ecclesiam), l'apôtre Pierre ayant reçu son nom de cette pierre (ab hac petra apostolus Petrus sortitus est nomen). Le fondement unique posé par l'architecte apostolique (I Cor 3) est notre Seigneur Jésus Christ lui-même (Fundamentum quod Apostolus architectus posuit, ICor.III, unus/unum est Dominus noster Jesus Christus) et sur ce fondement stable et ferme le Christ a bâti l'Église (Super hoc fundamentum stabile et firmum ... aedificatur Christi Ecclesia)[17]. L'attitude respectueuse de saint Jérôme envers le pape Damase n'a pas de base doctrinale, puisqu'il ne parle nulle part d'un éventuel et unique centre spirituel romain.
Saint Augustin (†430), fondateur de la théologie occidentale chrétienne, qui inspira les conciles de Carthage contre la centralisation romaine[18], affirme que l'Église est fondée sur la pierre de laquelle l'apôtre Pierre reçut son nom (fundata est super petram, unde Petrus nomen accepit), de la même façon que le mot chrétien vient du nom « Christ » (christianus a Chisto vocatur). Cette pierre, c'est le Christ lui-même, l'Église est bâtie sur le Christ (Petra enim erat Christus, ICor.X,4; ...fundatur in Christo, ICor.III,11)[19]. « Tous ils ont bu à la même source, qui était spirituelle, car ils buvaient à un rocher qui les accompagnait, et ce rocher, c'était déjà le Christ » (I Cor 10, 4) ; « Les fondations, personne ne peut en poser d'autres que celles qui existent déjà : ces fondations, c'est le Christ » (I Cor 3, 11). Dans d'autres textes, saint Augustin affirme que la pierre est la confession de foi de Pierre, l'Église étant fondée par le Christ non sur un homme, mais sur cette confession de foi[20]. L'apôtre Pierre personnifiait l'Église lorsqu'il confessait la divinité de Jésus Christ, bien que, suivant saint Augustin, les clés du Royaume des cieux n'aient pas été remises à un seul homme, mais à l'unité de l'Église (homo unus, sed unitas ecclesiae)[21]. Suivant le professeur Bolotov, Augustin ne voit en l'apôtre Pierre ni la tête, ni le chef de l'Église, bien qu'il concentre les privilèges de l'Église. Saint Augustin ne pense cependant pas que la position élevée de l'apôtre Pierre puisse se transmettre[22].
Après une longue confession de la foi de l'Église au III° Concile œcuménique d'Éphèse, Acace de Mélitène (†ок.438) conclut que l'Église est fermement assise sur cette foi qui est la nôtre (αυτη ημων η πιστις· επι τουτω τω θεμελιω ωκοδομηθη η Εκκλησια)[23]. Si le hiérarque ne donne pas la référence de ce qui renvoie à l'évidence à notre citation évangélique, c'est sans doute parce qu'il était communément admis que la foi apostolique ferme et intangible était le fondement de l'Église.
Pour saint Cyrille d'Alexandrie (†444), célèbre exégète et polémiste égyptien, défenseur de l'Orthodoxie contre le nestorianisme, qui cite ce texte de l'Évangile, la pierre, c'est la foi inébranlable du disciple (πετραν, οιμαι, λεγων το ακραδαντονεις πιστιν του μαθητου)[24], dont le nom ne signifie rien d'autre que cette foi inébranlable et ferme sur laquelle repose l'Église du Christ (την ακατασειστον και εδραιοτατην του μαθητου πιστιν) [25].
L'évêque Paul d'Emèse (†444), qui contribua à la réconciliation des chaires d'Alexandrie et d'Antioche après le III Concile œcuménique, reproduit la confession du coryphée des apôtres d'après les récits des disciples de saint Pierre (ο κορυφιος των αποστολων ... το στομα των μαθητων)[26] : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant » et sur cette foi, sur cette pierre (επι ταυτη τη πιστει ... επι ταυτης της πετρας)[27] est fondée l'Église de Dieu. Malgré toutes ses capacités diplomatiques, l'évêque Paul formule ici une définition doctrinale sans équivoque, exprimée dans ses sermons prononcés en présence de saint Cyrille d'Alexandrie.
Saint Théodoret de Cyr (†457), l'un des meilleurs représentants de l'école de théologie d'Antioche, attire l'attention sur la déclaration du grand Pierre confessant la divinité de Jésus Christ et la confirmation de ces paroles de Pierre par le Christ, proclamant la fondation de l'Église sur cette pierre. C'est pourquoi le sage apôtre Paul, le plus grand bâtisseur d'églises, ne propose pas d'autres fondations : « Les fondations, personne ne peut en poser d'autres que celles qui existent déjà : ces fondations, c'est Jésus Christ » (I Co 3, 11). Aussi le saint écrivain Théodoret estime que le Christ est le fondement de l'Église (cf Epistola 146, ad Joanneum œconomum) [28].
Suivant Basile de Séleucie (†458), le Christ appelle la confession de foi « pierre » (ταυτην την ομολογιαν Πετραν καλεσας ο Χριστος) et donne le nom de Pierre à celui qui confesse, signifiant que ce nom est le plus convenable à celui qui, le premier, confessa la foi (Πετρον ονομαςει τον πρωτως ταυτην ομολογησαντα · γνωρισμα της ομολογιας την προσηγοριαν δωρουμενος). C'est la véritable pierre de la piété, le fondement du salut, le rempart de la foi, les fondations de la vérité : « Car personne ne peut poser d'autres fondations que celles qui existent déjà, Jésus Christ » (Αυτη γαρ αληθως της ευσεβειας η πετρα, αυτη της σωτηριας η κρηπις, τουτο της πιστεως το τειχος, ουτος ο της αληθειας θεμελιος · Θεμελιον γαρ αλλον ουδεις δυναται θειναι παρα τον κειμενον, ος εστιν Ιησους Χριστος) [29].
Saint Léon le Grand (†461), célèbre pape de Rome ayant suscité l'admiration des contemporains par sa force de caractère, sa pureté morale et son dévouement à l'Église, emploie dans ses sermons le mot « pierre » en faisant visiblement allusion au texte évangélique, mais sous l'influence des idées du patriotisme romain, il lui donne une autre connotation, cherchant de nouvelles bases à la romanitas et à l'affirmation de la puissance de Rome après qu'elle ait perdu son statut de capitale impériale. Suivant le protopresbytre Jean Meyendorff, saint Léon croyait tout naturellement à une mission providentielle de l'Empire romain dans la direction de l'unité des chrétiens[30]. C'est pourquoi, malgré la chute de l'empire, le transfert de la capitale à Constantinople et les raids des barbares, le centre de l'unité éternelle des chrétiens devait demeurer indéfectiblement comme une « pierre », incarné dans la pastorale universelle de « l'héritier » de saint Pierre à Rome : « Par cette sainte chaire du bienheureux Pierre, tu (Rome) as reçu dans l'adoration de Dieu un plus grand pouvoir qu'au moyen de la domination temporelle » (per sacram beati Petri sedem caput orbis effecta, latius præsideres religione divina quam dominatione terrena)[31]. Les épreuves que traversa la ville éternelle durant son histoire n'ont fait que permettre le développement du dessein divin : que Rome soit reconnue comme la chaire inébranlable du vicaire de saint Pierre : « Les dispositions de la Vérité en personne demeurent, c'est pourquoi le bienheureux Pierre, en conservant la puissance de la pierre qu'il avait reçue, n'abandonne pas la direction de l'Église qui lui avait été confiée » (Manet ergo dispositio veritatis, et beatus Petrus in accepta fortitudine petræ perseverans, suscepta Ecclesiæ gubernacula non reliquit)[32]. Cette approche fondamentalement différente dans la compréhension et dans l'application pratique du texte évangélique examiné, en particulier celle du terme « pierre », était inhabituelle. Elle se démarquait de la tradition patristique exégétique, ce qui invite à regarder l'interprétation de saint Léon le Grand comme un théologoumène.
Les catholiques sont naturellement heureux de découvrir le respect avec lequel l'héritage patristique traite l'apôtre Pierre. La notion de « chaire de Pierre » («cathedra Petri»), introduite par le grand théologien latin Cyprien de Carthage (†258), leur est chère. Les principales œuvres de ce père sont consacrées à une réflexion sur l'unité de l'Église, les schismes et la question du reniement. Ses travaux n'apportent cependant aucune justification au papisme : pour saint Cyprien, l'unité de l'épiscopat, que représente l'apôtre Pierre, est également incarnée dans chacune de ses parties, chaque évêque la détenant en plénitude (Episcopatus unus est, cujus a singulis in solidum pars tenetur)[33]. Un niveau supplémentaire, s'élevant au-dessus de l'épiscopat sous la forme d'un « évêque des évêques » siégeant sur la chaire romaine n'a donc pas lieu d'être.
C'est pourquoi, si historiquement parlant le siège apostolique romain était l'une des cathedra Petri, Pierre ayant auparavant dirigé l'Église d'Antioche, d'un point de vue ecclésiologique, poursuivant la pensée de saint Cyprien, tout siège épiscopal est le siège de Pierre. C'est l'opinion qu'exprime saint Maxime le Confesseur (†662), reprenant l'ecclésiologie admise dans l'Église paléochrétienne. Saint Maxime, également l'un des plus grand thélogiens et philosophes byzantins, vécut longtemps à Rome. Saint Maxime termine ses Opuscules théologiques et polémiques par un éloge de l'archevêque Arcadius de Chypre qui « est à la tête, suivant l'ordre hiérarchique, de notre foi orthodoxe irréprochable » (τω ιεραρχινω προκαθημενω της αμωμητου ημων και ορθοδοξου πιστεως)[34] et vers lequel les regards convergent comme « vers la source de notre salut après Celui qui l'est par nature et le Premier (le Christ) » (προς αυτον ως αρχηγον της σωτηριας, μετα τον φυσει και πρωτον, αποσκοπουντες)[35]. Comme l'écrit Jean-Claude Larchet [36], si l'on tient compte de la place qu'occupa par la suite le pape de Rome dans l'Occident chrétien, il paraît impensable qu'un tel éloge ait été adressé à quiconque d'autre que le pape. Mais cet éloge n'est pas adressé au pape Honorius, auquel Maxime venait de consacrer une longue réflexion, mais à un évêque qui n'était pas même le Primat d'un patriarcat. Plus loin, invitant les moines de Cillari en Sardaigne à se rendre à Rome pour prévenir l'Église romaine d'un nouvel assaut de l'hérésie monothéliste, saint Maxime les prie de dépasser rapidement ces désordres « auprès des hommes de la Rome antique, pieux et fermes comme la pierre » (ad senioris Romae pios et firmos, ut petram, viros) [37]. Ici, l'auteur de la lettre n'envisage pas seulement le pape et n'attribue de droits exceptionnels ni à sa personne, ni à sa charge, mais estime que l'Église est également représentée par l'ensemble du clergé et du peuple. Les évènements qui suivirent montrèrent que face à un pape hésitant, le peuple de Dieu se trouva mieux ancré que lui dans sa foi. Cette importance du peuple de Dieu en dogmatique caractérise l'Église ancienne ; elle est présente jusqu'à aujourd'hui dans l'Église orthodoxe. L'expression « pieux et fermes comme la pierre », allusion évidente à Mt 16, 18, montre que le mot « pierre » n'est pas appliqué uniquement à la personne de l'apôtre Pierre, ni d'autant moins au pape de Rome en tant que successeur : elle désigne tous ceux qui confessent la foi orthodoxe.
Particulièrement intéressante est l'opinion du pape Grégoire le Grand (†604), qui ne doutait pas de la primauté spirituelle de son église à son époque et défendait l'autorité du siège romain sans pour autant se représenter une hiérarchie strictement présidée par l'évêque de Rome. L'humble pape repoussa à de nombreuses reprises l'appellation pompeuse de « pape œcuménique »[38] que lui proposait le patriarche Euloge d'Alexandrie (superbæ appellationis verbum universalem, me papam dicentes)[39]. « Je vous prie de ne pas recourir, conversant avec moi, à semblable mot, car je sais qui je suis et qui vous êtes. Par le rang, vous êtes mon frère ; quant à l'autorité morale, vous m'êtes un père » (Loco enim mihi fratres estis, moribus patres)[40]. Saint Grégoire n'avait nullement une vision « vaticane » de la haute dignité de pape. Dans sa lettre à l'empereur Maurice, il le convainc du danger d'utiliser un « vocable aussi stupide et aussi altier » (stulto ас superbo vocabulo)[41]. Si dans l'Église quelqu'un s'orne de ce titre, occupant ainsi une position suprême et se faisant le juge de tous, l'Église sera ruinée si celui qui se sera dénommé « universel » tombe. Comme l'écrit à ce sujet le théologien catholique Johannes Modesto « cet argument du pape Grégoire le Grand, frappant d'un point de vue œcuménique, jette une lumière intéressante sur le développement ultérieur dans le sens du dogme de l'infaillibilité et de la primauté juridictionnelle du pape »[42]. Tout commentaire à la déclaration de cet honorable docteur en théologie est superflu. Le pape Grégoire termine sa lettre par une affirmation sans équivoque : « Je suis convaincu de ce que toute personne se dénommant grand-prêtre universel, ou désireux de s'affirmer comme tel, dépasse l'antichrist par l'orgueil (Ego autem fidenter dico quia quisquis se universalem sacerdotem, vel vocari desiderat, in elatione sua Antichristum præcurrit...) [43].
Terminons cet examen des commentaires des Pères issus de la tradition de l'Église indivise du premier millénaire par le dernier des grands Pères, saint Jean Damascène († vers 780). Saint Jean, systématisateur de la patristique grecque, parle du zèle ardent de l'apôtre Pierre inspiré par l'Esprit Saint lorsqu'il confessa le Christ, Fils du Dieu vivant. C'est selon lui cette théologie (θεολογια) qui est la foi ferme et inébranlable sur laquelle, comme sur un roc, est fondée l'Église (αυτη η πιστις η ακλινης και ακλονητος, εφ ην ως η Εκκλησια εστηρικται)[44]. Le séjour du saint dans un califat le mettait a priori à l'abri de l'influence des innovations douteuses et des doctrines non traditionnelles, ce qui rend son témoignage particulièrement important.
Arrivés à la fin de notre exposé sur l'interprétation de Mt 16, 18, nous pouvons conclure que :
1. L'apôtre Pierre (Πετρος - Petros) et la pierre (πετρα - petra) sur laquelle le Christ a fondé son Église sont deux phénomènes différents.
2. Les fondations de l'Église, suivant l'avis unanime des Pères (non romains) sont le Christ lui-même et/ou la foi en Sa divinité, confessée pour la première fois clairement et fermement par l'apôtre Pierre, ce qui suscita l'exclamation du Christ examinée ici.
3. Les Saintes Écritures et leur interprétation par les Pères de l'Église du premier millénaire n'offrent aucune base à la théorie de la primauté du pape[45]. Les catholiques devraient donc y renoncer au nom de l'unité des chrétiens recommandée par l'Évangile qui lui attribue une grande valeur missionnaire (Jn 17, 21[46]). Ceci est particulièrement actuel à une époque de déchristianisation catastrophique de l'Europe.
Il est heureux que certains courants du catholicisme contemporain proposent une interprétation plus conforme aux Pères de l'Église de ce texte évangélique et du rôle de l'apôtre Pierre au sein de l'Église, exprimée par le défunt pape Jean-Paul II : « L'Église est bâtie sur la foi et la fidélité de l'apôtre Pierre »[47], ce qui ne peut pas ne pas faire naître l'espoir d'un possible retour des chrétiens hétérodoxes et des communautés non orthodoxes à la confession d'une foi véritablement apostolique.
[1] Le 2 juillet 2010, « Radio Vatican » annonçait la création d'un Département pour la promotion de la nouvelle évangélisation en vue de réanismer le christianisme (catholique) dans les pays « où une première annonce de la foi avait déjà eu lieu » et où l'on constate néanmoins « une sécularisation croissante de la société et une éclipse du sentiment de Dieu ».
[2] Archimandrite Vladimir (Guette), La papauté schismatique, ou Rome dans ses rapports avec l'Eglise orientale, Paris, 1863.
[3] « Jésus était venu dans la région de Césarée de Philppe, et il demandait à ses disciples : « Le Fils de l'homme, qui est-il d'après ce que disent les hommes ? Ils répondirent : « Pour les uns, il est Jean Baptiste ; pour d'autres Élie ; pour d'autres encore Jérémie ou l'un des prophètes. » Jésus leur dit : « Et vous, qui suis-je ? » Prenant la parole, Simon-Pierre déclara : « Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant »
[4] Archiprêtre Mitrophane Znosko-Borovsky, L'orthodoxie, le catholicisme romain, le protestantisme et le sectarisme (en russe). Chapitre « Les prétentions des évêques romains à la primauté dans l'Église. Les raisons de l'élévation de la chaire romaine).
[5] Commentaires sur les psaumes PG 23, col.173,176.
[6] De la Trinité, livre VI, 36-37, PL 10, col.186.
[7] De la Trinité, livre II, 23, PL 10, col.66.
[8] Panégyrique de saint ÉtiennePG 46, col.733.
[9] Du mystère de l'Incarnation du Seigneur, V:34, PL 16, col.827
[10] Commentaires sur l'Évangile de Luc, chap. 6; PL 15, col.1694.
[11] Commentaires sur les psaumes, 40:30, PL 14, col.1082A.
[12] Ancoratus, PG 43, col.33.
[13] Panarion, PG 41, col.1029.
[14] Ibid.
[15] Ancoratus; PG 43, col.233.
[16] PG 54, col.534, PG 61, col.611.
[17] Commentaires sur l'évangile selon saint Mathieu, 7:26, PL 26, col.50.
[18] Вolotov, V., Travaux sur l'histoire de l'Église (en russe). Т.4: Conférences sur l'histoire de l'Église ancienne. Мoscou: Martis, 2002, p.286.
[19] Tractatus 124, PL 35, col.1975.
[20] John Rotelle. Works of St Augustine, Sermons, Vol. 6, Sermon 229P.1 - New Rochelle: New City Press, 1993, p.327.
[21] Вolotov, V., Travaux sur l'histoire de l'Église (en russe). Т.4: Conférences sur l'histoire de l'Église ancienne. Мoscou: Martis, 2002, p.285
[22] Ibid, p.285-286.
[23] PG 77, col.1472.
[24] Commentaire sur Isaïe,IV,2, PG 70, col.940.
[25] Dialogue sur la Trinité livreIV, PG 75, col.866.
[26] Sermon sur la Nativité, PG 77, col.1437A.
[27] Ibid, col.1436D
[28] La patrologie de Migne ne contient pas la lettre de saint Théodoret lui-même, mais sa description (PG 84, col.305). Cf
[29] Oratio XXV:4, PG 85, col.297.
[30] Jean Meyendorff, L'Histoire de l'Église et la mystique orientale chrétienne (en russe). Moscou : Institut DI-DIK, Institut de théologie orthodoxe Saint-Tikhon, 2003.
[31] Sermon 82.I, PL 54, сol.423A.
[32] Sermon 3.III, PL 54, col.146B.
[33] Liber de unitate ecclesiae, I,5, PL 4, col.501.
[34] Opuscula theologica et polemica, PG 91, col.245С.
[35] Ibid.
[36] Cf Larchet, Jean-Claude. Maxime le Confesseur, médiateur entre l'Orient et l'Occident. Paris : Cerf, 1998. P. 171 de l'édition russe (Moscou, Monastère de la Sainte-Rencontre, 2004).
[37] PG 90, col.136B.
[38] Suivant A. Kartachev (Les Conciles œcuméniques, chapitre « Le V Concile œcuménique »), l'Occident latin ne donnait pas au titre de patriarche œcuménique la même acception qu'en Orient. Les Byzantins le rapportaient à « l'œcumène », c'est-à-dire l'empire, Byzance, alors qu'il signifiait pour les Latins « patriarche universel », contre quoi ils protestaient. Les dénégations du pape Grégoire n'en paraissent que plus vives.
[39] PL 77, col.933.
[40] Ibid.
[41] PL 77, col.891B.
[42] Modesto, Johannes, La Primauté et l'œcumène. Propositions concrètes appelées à définir une position appropriée du pape à l'intérieur de l'Église universelle supraconfessionnelle.
[43] PL 77, col.891D.
[44] PG 96, col.556.
[45] Les prémisses politico-religieux du papisme sont à rechercher dans l'antique héritage païen de Rome, plus exactement dans le culte des empereurs divins. L'exposé et le développement de cette thèse dépassent cependant le cadre de cet article.
[46] « Que tous ils soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi. Qu'ils soient uns en nous, eux aussi, pour que le monde croie que tu m'as envoyé ». La véritable unité des chrétiens témoigne au monde entraîné dans la division totale, le déclin entropique et la mort, d'une tout autre réalité, non soumise aux lois de ce monde déchu : l'Église, « dans laquelle est vaincu l'ordre de la nature ».
[47] «The Church of Christ is built on Peter's faith and fidelity», www.CatholicCulture.org
lundi 2 novembre 2015
TOLKIEN NOUS RÉVÈLE LE SECRET D’UN MARIAGE HEUREUX
Voici un excellent article paru sur un blog catho tradi (pardonnez mes lectures hétérodoxes surtout que ça fait la deuxième fois… je le reconnais et fais volontiers mon mea culpa mais cela m'apparaît digne d'être relayé ailleurs que dans une sphère restreinte donc voilà… et en plus je suis sûr de ne pas être le seul à apprécier la littérature de Tolkien, cet écrivain catholique.
TOLKIEN NOUS RÉVÈLE LE SECRET D’UN MARIAGE HEUREUX
Une lettre que le célèbre écrivain britannique envoya à son fils dévoile un aspect inédit de l’auteur du « Seigneur des anneaux ».
J.R.R. Tolkien était un romantique. Quand il rencontra sa future femme Edith, à l’âge de 16 ans, ce fut le coup de foudre, et instantanément il entreprit de lui faire une cour informelle. Mais lorsque le prêtre qui était son tuteur découvrit sa romance, il lui interdit tout contact avec Edith avant d’avoir atteint ses 21 ans, afin de ne pas le distraire de ses études. Tolkien obéit à contrecœur. Pendant cinq longues années, il attendit celle qu’il savait être son âme sœur. Le soir de ses 21 ans, il écrivit une lettre à Edith, lui déclarant son amour et lui demandant sa main. Une semaine plus tard, ils étaient fiancés.
Toute sa vie, Tolkien écrivit des poèmes d’amour à sa femme, et dans ses lettres à ses amis, il parlait d’elle en termes enthousiastes. Mais l’hommage le plus célèbre et le plus durable pour sa femme bien-aimée fut peut-être de tisser leur roman d’amour dans la mythologie de la Terre du Milieu, à travers l’histoire de … et Luthien. Difficile de trouver un hommage plus émouvant.
Il écrivit à son fils Christopher : « Je n’ai jamais appelé Edith ‘Luthien’ – mais elle était la source de l’histoire qui, avec le temps, devint la pièce maîtresse du Silmarillion. Elle fut d’abord conçue dans une petite clairière au milieu des bois à Roos, dans le Yorkshire (où je commandais alors un avant- poste de la Garnison de Humber en 1917, et elle avait pu me rejoindre pendant quelques temps). À cette époque, ses cheveux étaient noirs comme du jais, sa peau claire, ses yeux brillants comme tu ne les as jamais vus, et elle pouvait chanter et danser ».
Même dans la mort, Tolkien ne voulut pas quitter son Edith. Il est enterré à côté d’elle sous une unique pierre tombale, sur laquelle sont gravés les noms de Beren et Luthien.
L’amour réel implique le renoncement à soi-même
.R.R. Tolkien a connu 55 ans de bonheur dans le mariage. À l’opposé, le taux de divorce à l’heure actuelle atteint des sommets choquants, et certains abandonnent même le mariage monogamique en assurant qu’il n’est tout simplement ni possible ni sain. Qu’est-ce que Tolkien a fait que ne font pas tant de mariages ? Comment s’y est-il pris ? La réponse est simple : il avait compris que l’amour réel implique le renoncement de soi-même.
La notion moderne d’amour se réduit au seul sentiment, et se focalise en premier lieu sur le soi. Si quelqu’un vous attire, s’il fait battre votre cœur plus vite, alors vous pouvez dire que vous êtes amoureux, selon les critères de notre temps. Même s’il était profondément attaché à sa femme, Tolkien rejetait cette idée superficielle de l’amour. Il adoptait la vision catholique du véritable amour comme étant tourné vers l’autre – quelque chose qui exige de sacrifier ses instincts naturels et qui est un acte de volonté déterminé.
Pour illustrer les vues profondes de Tolkien sur l’amour conjugal, voici un extrait d’une lettre à son fils, Michael Tolkien. Elle révèle un aspect de Tolkien qui n’est pas familier à beaucoup. Pour ceux qui n’ont qu’une notion ultra sentimentale de l’amour, ses mots peuvent choquer, voire être agressifs. Pourtant, il dit des vérités qui, une fois comprises et acceptées, peuvent apporter un bonheur véritable et durable au mariage. Voici une version abrégée de cette lettre.
« Les hommes ne le sont pas [monogames]. Les hommes ne le sont tout simplement pas. La monogamie est pour nous les hommes un exemple d’éthique ‘révélée’, en accord avec la foi, et non avec la chair. Cependant, un monde déchu est par essence un monde où l’on ne peut atteindre le meilleur par une libre jouissance ou par ce qu’on appelle ‘l’accomplissement de soi’ (joli mot qui désigne en général l’autocomplaisance, tout à fait opposée à l’accomplissement des autres), mais par l’abnégation, la souffrance. La foi en le mariage chrétien entraîne ceci : une grande mortification.
Le mariage est un combat
Un homme chrétien ne peut y échapper. Le mariage peut aider à sanctifier et à diriger le désir sexuel vers son objet propre ; sa grâce peut l’aider dans la lutte, mais la lutte n’en demeure pas moins. Le mariage ne le satisfera pas...
Aucun homme, si sincèrement qu’il ait aimé sa fiancée ou sa jeune épouse au début, ne lui est resté fidèle, dans son esprit et son corps, dans leur mariage, sans l’exercice délibéré et conscient de la volonté, sans abnégation. Trop peu d’hommes le savent— même ceux qui ont été élevés ‘dans l’Église’. Quand la fascination disparaît, ou simplement s’étiole, ils pensent qu’ils ont commis une erreur, et qu’il leur faut encore trouver la véritable âme sœur. La véritable âme sœur s’avère trop souvent être la première personne sexuellement attirante qui passe. Quelqu’un qu’ils auraient en effet gagné à épouser si seulement... D’où le divorce, pour effacer le ‘si seulement’. »
Et bien entendu ils ont tout à fait raison : ils ont commis une erreur. Seul un homme très sage, à la fin de sa vie, pourrait énoncer un jugement juste concernant la femme que, parmi toutes les possibilités, il aurait gagné à épouser ! Quasiment tous les mariages, même ceux qui sont heureux, sont des erreurs : dans le sens où presque certainement les deux partenaires auraient pu trouver des compagnons plus adéquats. Mais la véritable « âme sœur » est de fait celle avec laquelle vous êtes marié...
Comme je le disais, beaucoup de personnes pourraient se sentir offensées par la franchise de Tolkien sur le mariage. « Si tu aimes vraiment quelqu’un, pourraient-ils arguer, cela ne devrait pas être difficile de l’aimer ! Cela ne devrait pas être une lutte. Le mariage, une mortification ? C’est insultant ! Vous ne devez pas vraiment aimer votre femme. »
Car l’amour réel est un combat contre l’amour de soi. C’est une lutte contre notre nature déchue, très égoïste. C’est une mort qui donne la vie. Et n’importe quel homme qui est honnête avec lui-même admettrait que Tolkien a raison. Le combat pour la chasteté et la fidélité ne finit jamais, quel que soit l’amour que vous avez pour votre femme. L’essence de l’amour, c’est un acte de la volonté. Les sentiments vont et viennent dans le mariage. Ceux qui vivent un mariage heureux sont ceux qui ont choisi : choisi d’aimer leur femme plus qu’eux-mêmes, qui ont choisi de sacrifier leur désir éphémère pour un bonheur durable, qui ont choisi de donner plutôt que de prendre.
Et vous savez quoi ? Quand vous choisissez d’être fidèle, le bonheur viendra inévitablement. Et cependant, beaucoup abandonnent au moment où les choses deviennent difficiles — au moment précis où, s’ils choisissaient tout simplement d’être fidèles et de se battre, ils trouveraient le bonheur qui les attend au bout du tunnel. Comme l’écrivait G.K. Chesterton, un autre catholique heureux en mariage : « J’ai connu beaucoup de mariages heureux, mais aucun compatible. Tout le but du mariage est de combattre et de survivre au moment où l’incompatibilité devient incontestable. Parce que, de toute façon, l’homme et la femme, en tant que tels, sont incompatibles ».
La vraie joie et le bonheur durable dans le mariage sont possibles. Combien de mariage, y compris celui de Tolkien, l’ont prouvé. Mais nous ne connaîtrons jamais cette joie si nous restons centrés sur nous-mêmes. Vous devez, paradoxalement, vous oublier vous-mêmes pour trouver le bonheur que vous cherchez.
Messieurs, si vous voulez un mariage heureux et fidèle, vous devez mourir à vous-mêmes. Vous devez faire passer votre femme en premier. Vous devez l’aimer dans le sacrifice et le déni de soi— comme le Christ a aimé son épouse l’Église. Voilà le secret, simple, à côté duquel tant de monde passe. SOURCE
jeudi 29 octobre 2015
RÉINFORMATION : par Philippe de Villiers sur Tv Libertés
C’est à TVLibertés que Philippe de Villiers a consacré son plus long entretien après la parution de son livre best-seller intitulé « Le moment est venu de dire ce que j’ai vu ».Débarrassé de son statut d’homme politique, il parle sans filtre, sans volonté de plaire mais avec la ferme intention de convaincre. Le message qu’il assène avec la force d’un dissident doit être écouté et…entendu.
lundi 26 octobre 2015
Qu’est-ce que la nation ? Qu’est-ce que la patrie ?
Une nation est d’abord une réalité ethnique avant d’être une réalité politique. L’étymologie de nation (natio, en latin, du verbe nascere, ”naître”) renvoie à la terre de naissance, la terre-mère, celle des ancêtres. Elle a donc une dimension d’enracinement biologique, historique, géographique et culturel – mais non pas idéologique. Sa traduction en grec – ancien et moderne – est d’ailleurs ethnos, ce qui se réfère à un apparentement dans une mémoire et une lignée, et ce qui suppose une homogénéité. C’est pourquoi une trop grande immigration détruit une nation en abrogeant son caractère ethnique et donc sa cohérence et son empathie naturelle.
Aristote, à ce propos, estimait qu’une Cité (polis) doit être ethniquement homogène, ce qui est le fondement de la paix civile, de la connivence des valeurs (philia). Autrement, explique-t-il, une Cité rendue hétérogène par l’immigration étrangère est vouée à la dictature – pour établir de force la cohésion – ou à la guerre civile endémique. Si la notion de patrie (enracinée et ethnique) connaît un tel désaveu, la responsabilité en incombe en partie à l’Allemagne nazie qui a extrémisé les principes nationaux et ethniques en les défigurant dans une ubris criminelle. Le nazisme a dévoyé, neutralisé, diabolisé l’idée de nationalisme en Europe.
La responsabilité intellectuelle en incombe à Herder et à Fichte, deux philosophes allemands du début du XIXe siècle, qui ont largement inspiré le pangermanisme belliciste, catastrophique pour l’Europe, de l’empereur Wilhelm II et de Hitler. Fichte dans son célèbre Discours à la nation allemande (1807), non dépourvu de paranoïa, développe l’idée que le peuple allemand est intrinsèquement supérieur à tous les autres peuples européens parce qu’il a échappé à la romanisation et qu’il possède seul une ”âme culturelle” originelle. Cette thèse absurde, issue d’une frustration face à la France napoléonienne et d’un complexe allemand d’infériorité – transformé en complexe de supériorité schizophrénique– a donné lieu au nationalisme allemand des deux guerres mondiales, qui, par son extrémisme, a diabolisé et détruit tout sentiment ethno-national non seulement en Allemagne mais dans les autres pays européens, dont la France (Le IIIe Reich et son souvenir, son ubris, ses crimes et sa défaite ont provoqué chez le peuple allemand une implosion, une délégitimation de toute idée nationale et patriotique).
Cependant la fameuse ”crise des migrants réfugiés” (pseudo réfugiés à 90%), qui n’est que l’aggravation spectaculaire du processus d’immigration invasive et colonisatrice, ressuscite ce sentiment ethno-national chez les classes populaires européennes, sentiment totalement absent chez les dirigeants, uniquement préoccupés d’affairisme politicien. Cette situation peut déboucher sur un incendie incontrôlé.
Qu’elle soit française ou étendue à une ”nation européenne”, ou appliquée à Israël et à bien d’autres, l’idée de nation suppose quatre ingrédients :
1) une homogénéité ethnique et culturelle globale où les différences sont bien moindres que les ressemblances (ce qui en exclut totalement les musulmans, appartenant à leur umma) ;
2) le sentiment d’appartenance à une patrie commune enracinée dans l’histoire, formant en gros un même peuple qui se définit et se perçoit comme différent des autres et se sentant potentiellement opposé à eux (Carl Schmitt et ©ont bien montré que toute identité ethnique ou politique ne peut se construire que contre un ennemi. Le positif interagit avec le négatif. On peut le déplorer, mais la psychologie humaine est ainsi faite) ;
3) l’existence de frontières parfaitement définies et protégées ;
4) la réalité d’un État, fédéral ou centralisé, peu importe, souverain et indépendant, qui protège et assure la préférence nationale, notion centrale qui discrimine légalement l’étranger par rapport au citoyen.
L’idée ”européenne” des dirigeants actuels, même fédéraliste, ne vise absolument pas ce modèle (supra)national qu’on pourrait appeler les Etats-Unis d’Europe. Elle recherche l’abolition des fondements ethno-nationaux des peuples européens et, plus grave, l’abolition de l’européanité elle-même. LIRE l'intégralité de l'article ICI
dimanche 25 octobre 2015
Réinformation : G. Chiesa sur le vol MH-17 : voilà les images du missile BUK-1 ukrainien
Giulietto Chiesa nous apprend que la veille de la tragédie du vol malaisien MH-17 abattu le 17 juillet 2014, une batterie de missiles BUK-1 contrôlée par l'armée ukrainienne a été filmée par la télévision ukrainienne exactement dans la zone où l'avion civil a été abattu. Les preuves d'une manipulation généralisée n'ont jamais été aussi nombreuses dans cette affaire qui a donné lieu aux sanctions économiques contre la Russie, sans qu'aucune preuve de son implication ne soit jamais apportée.
vendredi 23 octobre 2015
RUSSOPHILE FRANÇAISE : Théodore-Joseph-Napoléon Jacques, dit Napoléon Jacques, sculpteur
Théodore-Joseph-Napoléon Jacques, dit Napoléon Jacques, né le 12 mai 1804 à Paris où il est mort le 29 mars 1876, est un sculpteur français.
On sait peu de choses sur son activité artistique si ce n’est qu’il a travaillé pendant 25 années, entre 1833 et 1858, en Russie et principalement à Saint-Pétersbourg. En 1841, il a été chargé de créer un monument à Pierre le Grand, érigée dans la ville portuaire de Kronstadt. Pendant son séjour en Russie Jacques a travaillé avec la fonderie Felix Chopin à Saint-Pétersbourg jusqu'en 1858.Il est l’auteur du monument en bronze du tsar Pierre le Grand à Cronstadt, daté de 1842
Il y a aussi réalisé de nombreuses petites figures en bronze de métiers populaires, comme Le Forgeron, Le Charpentier…
Rentré en France, il obtient une médaille d’honneur au Salon des artistes français de 1861.
![]() |
| Cette statue représente un guerrier prêt au combat en cotte de mailles et en tunique blanche traditionnelle. Il est équipé des cartouchières (газырс) typiques du costume national. Il est certainement un membre de l'armée impériale russe. Cette combinaison inhabituelle suggère que c'est le portrait d'un individu spécifique |
Détail du Monument au tsar Pierre le Grand à Cronstadt
![]() |
| Forgeron russe |
Il est l'auteur du bas-relief ornant la sépulture de sa mère, au cimetière du Père-Lachaise (27e division), représentant une jeune pleureuse drapée à l'antique. L’artiste y est également inhumé7.
(sources diverses dont wiki)
mardi 20 octobre 2015
L'UNESCO N'A AUCUN DROIT DE CÉDER DES ÉGLISES SERBES À ÉTAT ISLAMIQUE AU KOSOVO
Belgrade, le 20 Octobre 2015
L'Association des familles des Serbes enlevés et assassinés au cours des affrontements dans le Kosovo-Metohija (Kim) a envoyé une note aux organes de l'UNESCO, lundi, les avertissant qu'ils ne possèdent pas le droit de remettre des églises et des monastères orthodoxes serbes à l'État islamique sous la protection de l'armée terroriste de libération du Kosovo (UCK).
Dans un communiqué aux médias, l'Association a déclaré que l'UNESCO serait sinon responsable du déplacement collectif de Serbes qui vivent au Kosovo-Metohija en tant que gardiens de leurs lieux saints.
Les Serbes n'auront alors plus une seule raison de rester dans leurs foyers et de continuer à vivre dans un «Etat islamique en ayant leurs lieux siècles saints orthodoxes multiséculaires "protégés" par l'UCK criminel.
Les familles des victimes serbes au Kosovo-Metohija ont l'obligation de lutter pour la justice au nom de tous les Serbes tués depuis 1389 jusqu'à ce jour, précise le communiqué.
20/10/2015
lundi 19 octobre 2015
Télépathie avec Internet comme média de transmission
Relation de cerveau à cerveau sur le mode télépathique
par Jean-Paul Baquiast - 26/09/2015
Des chercheurs de l'Université de Washington viennent de
publier (voir référence ci-dessous) les résultats
d'une expérimentation permettant à deux interlocuteurs
distants de communiquer de cerveau à cerveau en utilisant
Internet comme media de transmission. Cette réalisation a
permis d'améliorer une expérience précédente
datée de 2013.
Chaque participant est équipé d'un casque d'EEG (électro-encéphalographie) enregistrant directement les ondes cérébrales correspondant à des échanges simples entre cerveaux sur le mode question-réponse. Le casque, rappelons-le, n'est pas invasif. L'échange n'exige donc pas l'implantation d'électrodes intracrâniennes, comme cela était nécessaire il y a quelques années.
Chaque participant est équipé d'un casque d'EEG (électro-encéphalographie) enregistrant directement les ondes cérébrales correspondant à des échanges simples entre cerveaux sur le mode question-réponse. Le casque, rappelons-le, n'est pas invasif. L'échange n'exige donc pas l'implantation d'électrodes intracrâniennes, comme cela était nécessaire il y a quelques années.
Si
A perçoit une lumière émise en face de lui,
il répond à la question de B (Vois tu une lumière
?) par oui ou non. La question générée par
le cerveau de B, sans aucun appel à un mode d'expression
verbale ou gestuelle, est recueillie par l'EEG de B sous forme d'ondes
cérébrales. Ces ondes sont alors transmises par un
câble internet à l'EEG de A, puis au cerveau de A.
Le cerveau de A perçoit immédiatement la question,
au reçu des ondes cérébrales provenant du cerveau
de B. Le cerveau de A formule immédiatement la réponse
à la question, laquelle en retour est transmise via les EEG
au cerveau de A.
Cet échange se fait sur le mode télépathique. Il n'est même pas nécessaire que A et B formulent mentalement la question et la réponse sous forme de langage (question: vois-tu ?, réponse : je ne vois pas -ou je vois). Il suffit que les deux interlocuteurs les «pensent» directement, autrement dit de façon non formulée sous forme langagière.
Cet échange se fait sur le mode télépathique. Il n'est même pas nécessaire que A et B formulent mentalement la question et la réponse sous forme de langage (question: vois-tu ?, réponse : je ne vois pas -ou je vois). Il suffit que les deux interlocuteurs les «pensent» directement, autrement dit de façon non formulée sous forme langagière.
Interpréter
les ondes cérébrales
La difficulté dans ce type d'échanges consiste à interpréter les ondes cérébrales émises par les cerveaux et recueillies par les EEG. Les cerveaux fonctionnent sans interruption, transmettent des centaines de messages aux significations diverses. Il a donc fallu identifier parmi ces messages ceux correspondant à la question et à la réponse, pour transmettre d'un cerveau à l'autre les messages correspondant à la façon dont ils «pensent» effectivement la question et la réponse.
L'usage de l'Internet comme média de transmission ajoute à l'expérience un aspect spectaculaire. Les « pensées » peuvent être échangées quelle que soit la distance physique entre les deux interlocuteurs. Le phénomène désigné par le terme de «télépathie», qui n'a jamais été véritablement observé en pratique, correspond à cette fonction. Il s'agit, d'après les chercheurs, de la réalisation la plus complexe à ce jour intéressant la communication directe de cerveau à cerveau. Rappelons que, sur le mode télépathique, A et B pourraient converser, en temps réel et quelle que soit les obstacles et les distances les séparant.
Inutile de préciser les nombreuses applications que recevra cette première expérimentation réussie: communication entre un enseignant et un apprenant, communication entre un sujet sain et un sujet souffrant de divers troubles moteurs ou psychiques.... Il faudra seulement, pour permettre des échanges plus riches que des questions-réponses simples, continuer à déchiffrer, dans les ondes cérébrales émises par les cerveaux, celles qui correspondent aux contenus de pensée que l'on veut échanger.
La difficulté sera accrue du fait que chaque cerveau peut émettre n présence d'un phénomène identique des ondes légèrement différentes d'un interlocuteur à l'autre, même si dans l'ensemble les aires cérébrales de personnes provenant de milieux sociaux voisins soient en principe, globalement normalisées.
La difficulté dans ce type d'échanges consiste à interpréter les ondes cérébrales émises par les cerveaux et recueillies par les EEG. Les cerveaux fonctionnent sans interruption, transmettent des centaines de messages aux significations diverses. Il a donc fallu identifier parmi ces messages ceux correspondant à la question et à la réponse, pour transmettre d'un cerveau à l'autre les messages correspondant à la façon dont ils «pensent» effectivement la question et la réponse.
L'usage de l'Internet comme média de transmission ajoute à l'expérience un aspect spectaculaire. Les « pensées » peuvent être échangées quelle que soit la distance physique entre les deux interlocuteurs. Le phénomène désigné par le terme de «télépathie», qui n'a jamais été véritablement observé en pratique, correspond à cette fonction. Il s'agit, d'après les chercheurs, de la réalisation la plus complexe à ce jour intéressant la communication directe de cerveau à cerveau. Rappelons que, sur le mode télépathique, A et B pourraient converser, en temps réel et quelle que soit les obstacles et les distances les séparant.
Inutile de préciser les nombreuses applications que recevra cette première expérimentation réussie: communication entre un enseignant et un apprenant, communication entre un sujet sain et un sujet souffrant de divers troubles moteurs ou psychiques.... Il faudra seulement, pour permettre des échanges plus riches que des questions-réponses simples, continuer à déchiffrer, dans les ondes cérébrales émises par les cerveaux, celles qui correspondent aux contenus de pensée que l'on veut échanger.
La difficulté sera accrue du fait que chaque cerveau peut émettre n présence d'un phénomène identique des ondes légèrement différentes d'un interlocuteur à l'autre, même si dans l'ensemble les aires cérébrales de personnes provenant de milieux sociaux voisins soient en principe, globalement normalisées.
Abstract
We present, to our knowledge, the first demonstration that a non-invasive brain-to-brain interface (BBI) can be used to allow one human to guess what is on the mind of another human through an interactive question-and-answering paradigm similar to the 20 Questions game. As in previous non-invasive BBI studies in humans, our interface uses electroencephalography (EEG) to detect specific patterns of brain activity from one participant (the respondent), and transcranial magnetic stimulation (TMS) to deliver functionally-relevant information to the brain of a second participant (the inquirer). Our results extend previous BBI research by (1) using stimulation of the visual cortex to convey visual stimuli that are privately experienced and consciously perceived by the inquirer; (2) exploiting real-time rather than off-line communication of information from one brain to another; and (3) employing an interactive task, in which the inquirer and respondent must exchange information bi-directionally to collaboratively solve the task. The results demonstrate that using the BBI, ten participants (five inquirer-respondent pairs) can successfully identify a mystery item using a true/false question-answering protocol similar to the 20 Questions game, with high levels of accuracy that are significantly greater than a control condition in which participants were connected through a sham BBI.
Référence
Playing 20 Questions with the Mind: Collaborative Problem Solving by Humans Using a Brain-to-Brain Interface
We present, to our knowledge, the first demonstration that a non-invasive brain-to-brain interface (BBI) can be used to allow one human to guess what is on the mind of another human through an interactive question-and-answering paradigm similar to the 20 Questions game. As in previous non-invasive BBI studies in humans, our interface uses electroencephalography (EEG) to detect specific patterns of brain activity from one participant (the respondent), and transcranial magnetic stimulation (TMS) to deliver functionally-relevant information to the brain of a second participant (the inquirer). Our results extend previous BBI research by (1) using stimulation of the visual cortex to convey visual stimuli that are privately experienced and consciously perceived by the inquirer; (2) exploiting real-time rather than off-line communication of information from one brain to another; and (3) employing an interactive task, in which the inquirer and respondent must exchange information bi-directionally to collaboratively solve the task. The results demonstrate that using the BBI, ten participants (five inquirer-respondent pairs) can successfully identify a mystery item using a true/false question-answering protocol similar to the 20 Questions game, with high levels of accuracy that are significantly greater than a control condition in which participants were connected through a sham BBI.
Référence
Playing 20 Questions with the Mind: Collaborative Problem Solving by Humans Using a Brain-to-Brain Interface
dimanche 18 octobre 2015
Par les prières de ses saints Pères, Dieu sauve la Russie !
Saints hiérarques thaumaturges Pierre, Alexis, Jonas Philippe et Hermogène, métropolites et protecteurs célestes de la ville de Moscou, intercédez par vos prières pour la Russie.
Nous honorons votre sainte mémoire.
Priez pour nous tous orthodoxes le Christ notre Dieu.
vendredi 16 octobre 2015
St Paul notre maître - le nourricier de nos prières, de notre théologie, de notre ecclésiologie
Éphésiens 4
"11C’est lui qui a donné les uns comme apôtres, les autres comme prophètes, les autres comme évangélistes, les autres comme bergers et enseignants. 12Il l’a fait pour former les saints aux tâches du service en vue de l’édification du corps de Christ, 13jusqu’à ce que nous parvenions tous à l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à la maturité de l’adulte, à la mesure de la stature parfaite de Christ. 14Ainsi, nous ne serons plus de petits enfants, ballottés et emportés par tout vent de doctrine, par la ruse des hommes et leur habileté dans les manœuvres d’égarement. 15Mais en disant la vérité dans l’amour, nous grandirons à tout point de vue vers celui qui est la tête, Christ. 16C’est de lui que le corps tout entier, bien coordonné et solidement uni grâce aux articulations dont il est muni, tire sa croissance en fonction de l’activité qui convient à chacune de ses parties et s’édifie lui-même dans l’amour. "
lundi 12 octobre 2015
À l'intérieur de la Cathédrale de la Résurrection à Rostov la Grande… loin de tout souci du monde.
Une artiste fait une copie de l'icône de l'Ange Gardien sur une fresque d'une galerie de la cathédrale de la Résurrection. La cathédrale à cinq coupoles a été construite par le métropolite Iona Sisoyevich dans le Kremlin de Rostov en 1670. Plus tard, son intérieur a été recouvert avec de belles fresques bien préservées.
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