Les lèvres mensongères font horreur à l'Éternel, tandis que ceux qui agissent avec fidélité lui sont agréables. Proverbes 12:22 «C'est ce qui sort de l'homme qui le rend impur. En effet, c'est de l’intérieur, c'est du cœur des hommes que sortent les mauvaises pensées, les adultères, l'immoralité sexuelle, les meurtres, les vols, la soif de posséder, les méchancetés, la fraude, la débauche, le regard envieux, la calomnie, l'orgueil, la folie. Toutes ces choses mauvaises sortent du dedans et rendent l'homme impur.» Marc 7:20-23 Un témoin fidèle ne ment pas, tandis qu’un faux témoin dit des mensonges. Proverbes 14:5 « Vous, vous avez pour père le diable et vous voulez accomplir les désirs de votre père. Il a été meurtrier dès le commencement et il ne s'est pas tenu dans la vérité parce qu'il n'y a pas de vérité en lui. Lorsqu'il profère le mensonge, il parle de son propre fond, car il est menteur et le père du mensonge. » Jean 8:44 Si les paroles distinguées ne conviennent pas à un fou, les paroles mensongères conviennent d’autant moins à un noble. Proverbes 17:7 « Écarte de ta bouche la fausseté, éloigne de tes lèvres les détours ! Proverbes 4:24 Craindre l'Éternel, c'est détester le mal. L'arrogance, l'orgueil, la voie du mal et la bouche perverse, voilà ce que je déteste. » Proverbes 8:13 « Pierre lui dit : «Ananias, pourquoi Satan a-t-il rempli ton cœur, au point que tu aies menti au Saint-Esprit et gardé une partie du prix du champ? […] Comment as-tu pu former dans ton cœur un projet pareil? Ce n'est pas à des hommes que tu as menti, mais à Dieu.»Actes 5:3-4Mais pour les lâches, les incrédules, les abominables, les meurtriers, les impudiques, les enchanteurs, les idolâtres, et tous les menteurs, leur part sera dans l'étang ardent de feu et de soufre, ce qui est la seconde mort.Apocalypse 21.8

lundi 15 juillet 2013

PATMOS, île des saints : (7) St Grégoire Gravanos

Le ΧΙΧe siècle vit à Patmos l'éclosion d'une sainteté nouvelle, celles d’athlètes de l'Esprit, des moines venus pour la plupart s'installer dans l'île à la suite du mouvement athonite des «Colyvvades », qui dispersa à travers la mer Égée un bon nombre de religieux, porteurs de renouveau. St Makarios Notaros appartenait à ce groupe. Après son départ, son compagnon St Grégoire, dit Gravanos, construisit un ermitage à l'ouest de l'île connu sous le nom de Γραβά d'où son surnom de Gravanos, qu’il consacra à la Toute Sainte. L'endroit est d'un charme rare. Comme à vol d'oiseau, on voit, derrière un cataclysme figé de rochers ocres et roses, le bleu mouvant de la mer. La petite chapelle recouverte de tuiles blanchies à la chaux, à laquelle Grégoire ajouta deux cellules, ressemble à un coquillage perdu entre le sombre élan des cyprès. Un olivier au feuillage argenté soulève de ses puissantes racines et couvre de son ombre légère les dalles d'une petite terrasse. Dans le temps il y avait une vigne, un potager, un four à pain. La source qui alimente ce lieu paradisiaque est réputée comme la plus pure de Patmos. Maintenant, à part la chapelle de la Toute Sainte soigneusement entretenue, l'endroit est désert. La sainteté de Grégoire y attirait des visiteurs. On dit que le patriarche œcuménique de Constantinople Néophyte, exilé pendant un certain temps à Patmos, venait se confesser à lui. On raconte qu'un voleur repenti lui apporta une nuit son butin, le priant de le rendre à l'homme riche auquel il l'avait dérobé, ce qui, d'ailleurs, causa la perte de Grégoire. Refusant de révéler le nom du voleur que l'homme riche voulait à tout prix poursuivre, victime d'insidieuses calomnies, Gravanos dut quitter Patmos et se réfugia dans l'île voisine d'Icarie, où il mourut 12 avril 1812. Il n'emportait avec lui en tout et pour tout que quatre piastres – à peine de quoi payer sa traversée. Son corps fut ramené à Patmos et son crâne doit être un de ceux qu'on trouve enfermé dans une caissette dans l’église. La douceur de son esprit incapable de rancune rayonne toujours dans l'enceinte embaumée par l'odeur des pins, près de la petite église-coquillage.

η Παναγία του Γραβά
                (sources : voir note 1° post) 

dimanche 14 juillet 2013

DIMANCHE des Saints Pères du 4 ème CONCILE ŒCUMÉNIQUE


 CANONS DU 4ème CONCILE DE CHALCEDOINE
(source)
Les 28 canons et deux autres sous forme d'interrogation, des 630 saints pères, réunis à Chalcédoine sous le consulat de Marcien, empereur éternel, et de celui qui sera désigné consul, le 8ème jour des calendes de novembre.

1. Qu'il faut garder inaltérables les canons des conciles.
Les canons décrétés jusqu'ici dans chaque concile par les saints pères nous voulons qu'ils gardent force de loi.

2. Qu'il ne faut pas faire des ordinations contre de l'argent.
Si un évêque fait une ordination à prix d'argent et met à l'encan la grâce sans prix, et ordonne pour de l'argent un évêque ou un chorévêque ou un prêtre ou un diacre ou quelqu'un de ceux inscrits au catalogue des clercs, ou nomme a prix d'argent un économe ou un avoué ou un tuteur d'Eglise ou en général quelqu'un de la curie, poussé par un bas sentiment de lucre, celui qui entreprend une telle chose, s'expose, si le fait est prouve, à perdre son propre grade; celui qui a été ordonné de cette manière ne tirera aucun profit de l'ordination ou de la promotion, mais perdra la dignité ou la place acquise ainsi a prix d'argent. Si de plus quelqu'un s'est entremis pour ce commerce honteux et prohibé, il devra, s'il est clerc, déchoir de son grade, et s'il est laïc, être frappé d'anathème.

3. Qu'un clerc ou un moine ne doivent pas s'occuper d'affaires étrangères à leur vocation.
Il est venu à la connaissance du saint concile que quelques membres du clergé, par un honteux esprit de lucre, louent des biens étrangers et deviennent entrepreneurs d'affaires temporelles, et que, négligeant le service de Dieu, ils fréquentent les maisons des gens du monde et se chargent par avarice de la gestion de leurs propriétés. Aussi le saint et grand concile a-t-il décidé que désormais aucun évêque ou clerc ou moine ne doit affirmer des propriétés ou se faire administrateur de biens séculiers, sauf si l'on était appelé par la loi sans pouvoir s'y soustraire à se charger de la tutelle de mineurs, ou bien si l'évêque de la ville chargeait pour l'amour du seigneur quelqu'un du soin des affaires des orphelins ou des veuves sans défense ou des personnes qui ont plus particulièrement besoin du secours de l'Eglise. Si à l'avenir quelqu'un enfreint cette ordonnance, il doit être frappé des peines ecclésiastiques.

4. Que les moines ne doivent rien entreprendre contre l'avis de leur évêque ni fonder un monastère, ni se charger d'affaires temporelles.
Ceux qui mènent la vraie et authentique vie monacale doivent être honorés comme il convient. Mais comme certains pour lesquels la vie monastique n'est qu'un prétexte, mettent le trouble dans les affaires de l'Eglise et de l'état, en circulant sans se préoccuper de rien dans les villes et cherchant même d'ériger des monastères pour leurs personnes ; il a été décidé, que nul ne pourrait en quelque endroit que ce fût, bâtir ou ériger un monastère ou un oratoire sans l'assentiment de l'évêque de la ville. En outre, que les moines de la ville et de la campagne soient soumis à l'évêque, qu'ils aiment la paix, ne s'appliquent qu'au jeûne et à la prière et gardent la stabilité dans les lieux où ils ont fait profession, qu'ils ne se mêlent pas importunément des affaires de l'Eglise et du monde, ni ne s'en occupent en quittant leurs monastères, à moins qu'ils n'aient obtenu l'autorisation de l'évêque de la ville pour une affaire urgente. Qu'en outre nul esclave ne soit reçu dans un couvent pour y devenir moine sans la permission de son maître. Quiconque transgressera notre présente ordonnance nous décidons qu'il soit excommunié, afin que le Nom du Seigneur ne soit pas blasphémé. L'évêque de la ville doit cependant veiller, comme il convient, à l'entretien des monastères.

5. Qu'un clerc ne doit pas passer d'un diocèse à un autre.
Au sujet des évêques ou des clercs qui passent d'une ville à l'autre, on doit leur appliquer les canons qui ont été décrétés à leur égard par les saints pères.

6. Qu'aucun clerc ne doit être ordonné sans titre.
Nul ne doit être ordonné sans un titre, ni prêtre ni diacre ni aucun clerc en général, s'il ne lui est assigné spécialement une Eglise de ville ou de bourg ou un martyrium ou un couvent. Au sujet de ceux qui ont été ordonnés sans un titre le saint concile a décidé que leur ordination sera sans effet et que pour la honte de celui qui l'a conférée, ils ne pourront exercer nulle part leurs fonctions.

7. Que des clercs ou des moines ne doivent pas prendre du service civil.
Ceux qui sont entrés dans la cléricature ou qui se sont faits moines, ne doivent plus prendre du service dans l'armée ou accepter une charge civile ; sinon ceux qui ont osé le faire et ne s'en repentent pas de manière à revenir à ce qu'ils avaient auparavant choisi pour l'amour de Dieu doivent être anathématisés.

8. Que les hospices, les sanctuaires de martyrs et les monastères doivent être sous l'autorité de l'évêque.
Les clercs desservant les hospices des pauvres, les couvents et les chapelles des martyrs, doivent rester sous la juridiction des évêques de chaque ville et ne pas perdre toute mesure en se rebellant contre leur évêque. Ceux qui oseront contrevenir à cette ordonnance d'une manière quelconque et ne se soumettront pas à leur évêque, s'ils sont clercs, ils seront soumis aux peines canoniques, et s'ils sont moines ou laïcs, ils seront privés de communion.

9. Que les clercs ne doivent pas recourir à un tribunal civil, mais avoir leur évêque pour juge.
Si un clerc a quelque chose contre un autre clerc, il ne doit pas laisser son évêque pour recourir à des tribunaux civils ; qu'il soumette d'abord l'affaire au tribunal de son évêque, ou, de l'avis de l'évêque, à ceux que les deux parties agréeront; si quelqu'un agit contre cette prescription, qu'il soit frappé des peines canoniques. Si un clerc a quelque chose contre son évêque ou contre un évêque étranger, il doit porter le différend devant le synode de la province. Enfin, si un évêque ou un clerc a quelque chose contre le métropolitain de la province, il doit porter l'affaire devant le primat du diocèse ou bien devant le siège de la ville impériale de Constantinople, et s'y faire rendre justice.

10. Qu'un clerc ne doit pas appartenir au clergé de deux diocèses.
Il n'est pas permis à un clerc d'être inscrit parmi le clergé de deux villes à la fois, de celle pour laquelle il a été ordonné au début, et de celle où il a cherché refuge, par sentiment de vanité, parce qu'elle était plus considérable : ceux qui ont fait cela doivent être ramenés à l'Eglise, pour laquelle ils ont été dès le début ordonnés et n'exercer que là leurs fonctions. Mais si quelqu'un a déjà été transféré d'une Eglise dans une autre, il ne doit plus s'occuper en rien des affaires de la première Eglise : chapelles de martyrs, hospices de pauvres, hôtelleries de pèlerins, qui dépendent de celle-ci. Quiconque après la publication de l'ordonnance de ce grand et œcuménique concile osera faire quelque chose de ce qui y est défendu, devra selon la décision du saint concile perdre son grade.

11. Qu'il faut munir de lettres de paix ceux qui ont besoin d'aide et ne donner de lettres de recommandation qu'à des personnes de qualité.
Tous les pauvres et ceux qui ont besoin de secours doivent après enquête être munis pour voyager de lettres brèves ou lettres ecclésiastiques de paix seulement et non de lettres de recommandation ; parce que les lettres de recommandation ne s'accordent qu'à des personnes de bonne réputation.

12. Qu'un évêque ne doit pas faire élever son siège au rang de métropole par lettre impériale et qu'une province ne saurait être divisée en deux.
Nous avons appris que quelques-uns, agissant en opposition avec les principes de l'Eglise, s'adressent aux pouvoirs publics et font diviser en deux par des pragmatiques impériales une province ecclésiastique, si bien qu'à partir de ce moment-là il y a deux métropolitains dans une seule province. Le saint concile décrète qu'à l'avenir nul évêque n'ose agir ainsi ; s'il le fait, ce sera à ses risques. Quant aux villes qui ont déjà obtenu par lettres impériales le titre de métropole, elles doivent, de même que l'évêque qui les gouverne, se contenter d'un titre honorifique, et les droits proprement dits doivent rester à la véritable métropole.

13. Que les clercs partis de leur diocèse sans lettres de recommandation de l'évêque ne sauraient célébrer.
Les clercs étrangers et les lecteurs ne doivent aucunement exercer leurs fonctions dans une vie autre que la leur, sans être munis de lettres de recommandation de leur propre évêque.

14. Que les clercs inférieurs ne doivent pas s'allier par mariage à des hérétiques.
Comme dans quelques provinces on a permis aux lecteurs et aux chantres de se marier, le saint concile a décrété qu'aucun d'eux ne doit épouser une femme hérétique ; ceux qui ont eu des enfants après avoir contracté de pareilles mariages, s'ils ont déjà fait baptiser leurs enfants chez les hérétiques, doivent les présenter à la communion de l'Eglise catholique ; si ces enfants ne sont pas encore baptisés, ils ne doivent pas les faire baptiser chez les hérétiques, ni les donner en mariage à un hérétique, à un juif ou à un païen, à moins que la personne qui doit se marier à la partie orthodoxe ne promette d'embrasser la foi orthodoxe. Si quelqu'un va contre cette ordonnance du saint concile, il sera frappé des peines canoniques.

15. Des diaconesses.
On ne doit pas ordonner des diaconesses avant l'âge de quarante ans, et cela après une probation sévère. Si après avoir reçu l'ordination et exercé son ministère quelque temps, elle vient à se marier, faisant ainsi injure à la Grâce de Dieu, elle doit être anathématisée, ainsi que celui auquel elle s'est unie.

16. Que les vierges consacrées à Dieu ne peuvent contracter mariage.
Une vierge qui s'est consacrée à Dieu le Seigneur, de même qu'un moine, ne doivent plus se marier; s'ils le font, ils doivent être excommuniés. Toutefois nous statuons que l'évêque du lieu aura plein pouvoir pour adoucir cette peine.

17. Que l'administration de trente années assure la possession, et au sujet des villes récemment fondées.
Les paroisses de campagne ou de village appartenant à une Eglise doivent rester sans changement aux évêques qui les possèdent, surtout s'ils les ont administrées sans conteste depuis trente ans. Si pendant ces trente ans il a éclaté ou s'il éclate un différend, ceux qui se croient lésés peuvent porter l'affaire devant le synode de la province. Si en pareil cas l'évêque pense que son propre métropolitain l'a desservi, qu'il porte l'affaire devant l'exarque du diocèse ou bien devant le siège de Constantinople comme il a été dit plus haut. Si par ordre de l'empereur une ville a été ou sera fondée, le rang hiérarchique des Eglises devra se conformer à l'ordre civil et public des cités.

18. Qu'un clerc ne peut prendre part à une conjuration ou à une société secrète.
Le crime de société secrète étant déjà défendu par la loi civile, doit être à plus forte raison prohibé dans l'Eglise de Dieu ; si donc il est prouvé que des clercs ou des moines se sont conjurés ou bien ont formé une société secrète ou bien ont ourdi des machinations contre des évêques ou contre leurs collègues dans la cléricature, ils doivent déchoir de leur grade.

19. Que dans chaque province des synodes se feront deux fois par an.
Il est venu à nos oreilles que dans les provinces les synodes des évêques prescrits par les canons n'étaient pas tenus et que pour ce motif bien des réformes ecclésiastiques nécessaires étaient négligées. Aussi le saint concile a-t-il décidé que, conformément aux canons des saints pères, les évêques de chaque province se réuniront deux fois par an, là où le métropolitain le trouverait bon, et y résoudront les cas qui se présenteraient. Les évêques qui ne s'y rendront pas, quoique se trouvant dans leurs villes en bonne santé et libres de toute affaire urgente et nécessaire, seront fraternellement réprimandés.

20. Qu'un clerc ne doit pas être transféré d'un diocèse à l'autre.
Les clercs qui sont attachés à une Eglise, ainsi que nous l'avons déjà ordonné, ne doivent pas se mettre au service de l'Eglise d'une autre ville, mais se s'attacher à celle, pour le service de laquelle ils ont été trouvés dignes dès le début ; à l'exception toutefois de ceux qui ayant été privés de leur pays d'origine, furent forcés de passer à une autre Eglise. Si après ce canon un évêque reçoit dans son clergé un clerc appartenant à un autre évêque, évêque recevant et clerc reçu seront privés de communion, jusqu'à ce que le transfuge revienne à sa propre Eglise.

21. Que des clercs sans réputation ne sauraient se porter accusateurs contre des évêques.
Clercs et laïcs qui portent des accusations contre des évêques ou des clercs, ne doivent point être admis comme accusateurs simplement et sans enquête, avant que leur bonne réputation n'ait été auparavant prouvée.

22. Que les clercs ne peuvent après la mort de leur évêque s'emparer de ses biens personnels.
Il n'est pas permis aux clercs de s'emparer après la mort de leur évêque des biens qui lui appartenaient, ainsi que cela fut déjà défendu par les anciens canons. Ceux qui feront cela courent risque de perdre leurs propres dignités.

23. Qu'il faut chasser de Constantinople les clercs et les moines étrangers, qui troublent l'ordre.
Il est venu à la connaissance du saint concile que quelques clercs et moines, sans mission de leur évêque, parfois même excommuniés par lui, se rendant à Constantinople y font un long séjour, occasionnant des troubles et semant le désordre dans l'Eglise et bouleversant même les maisons des particuliers. Pour ces motifs, le saint concile a résolu que le syndic de la très sainte Eglise de Constantinople avertirait d'abord ces gens-là d'avoir à quitter la capitale ; et s'ils persistaient dans leur effronterie, le même syndic devra les expulser de la ville et les renvoyer dans leur pays.

24. Que les monastères ne doivent pas devenir des maisons privées.
Les monastères une fois consacrés du consentement de l'évêque, doivent rester à jamais monastères, et les biens qui leur appartiennent doivent leur être conservés ; ces couvents ne peuvent plus devenir des habitations laïques. Quiconque permettrait qu'ils le deviennent, devra subir les peines canoniques.

25. Qu'une Eglise ne doit pas être privée d'évêque au-delà de trois mois.
Ayant appris que plusieurs métropolitains négligent leur troupeau et diffèrent l'élection des évêques, le saint concile a décidé que l'élection des évêques doit être faite dans les trois mois, à moins qu'il n'y eût une nécessité absolue de différer plus longtemps ; si le métropolitain n'agit pas ainsi, il sera soumis aux peines ecclésiastiques. Les revenus de l'Eglise privée de pasteur doivent être conservés intégralement par l'économe de cette Eglise.

26. Que tout évêque doit administrer les biens de son Eglise par l'intermédiaire d'un économe.
Ayant appris que dans quelques Eglises les évêques administraient sans aucun économe les biens d'Eglise, le concile a statué que toute Eglise qui a un évêque, doit aussi avoir un économe pris dans le clergé de cette Eglise, qui administrera les biens de l'Eglise de l'avis de son évêque. Ainsi l'administration de l'Eglise ne sera pas sans contrôle, les biens ecclésiastiques ne seront pas dissipés et la dignité du sacerdoce sera à l'abri des accusations. Si l'évêque ne le fait pas, il subira les peines canoniques.

27. Qu'il ne faut pas forcer une femme à se marier.
Les ravisseurs de femmes, même sous prétexte de mariage, et ceux qui coopèrent avec eux ou les aident, le saint concile a décidé que, s'ils sont clercs, ils perdront leur dignité, s'ils sont moines ou laïcs, ils seront anathématisés.

28. Vœu pour la primauté du siège de Constantinople.
Suivant en tout les décrets des saints pères et reconnaissant le canon lu récemment des cent cinquante évêques aimés de Dieu, réunis dans la ville impériale de Constantinople, la nouvelle Rome, sous Théodose le grand, de pieuse mémoire, nous approuvons et prenons la même décision au sujet de la préséance de la très sainte Eglise de Constantinople, la nouvelle Rome. Les pères en effet ont accordé avec raison au siège de l'ancienne Rome la préséance, parce que cette ville était la ville impériale, mus par ce même motif les cent cinquante évêques aimés de Dieu ont accordé la même préséance au très saint siège de la nouvelle Rome, pensant que la ville honorée de la présence de l'empereur et du sénat et jouissant des mêmes privilèges civils que Rome, l'ancienne ville impériale, devait aussi avoir le même rang supérieur qu'elle dans les affaires d'Eglise, tout en étant la seconde après elle ; en sorte que les métropolitains des diocèses du Pont, de l'Asie (proconsulaire) et de la Thrace, et eux seuls, ainsi que les évêques des parties de ces diocèses occupés par les barbares, seront sacrés par le saint siège de l'Eglise de Constantinople ; bien entendu, les métropolitains des diocèses mentionnés sacreront régulièrement avec les évêques de leur provinces les nouveaux évêques de chaque province, selon les prescriptions des canons, tandis que, comme il vient d'être dit, les métropolitains de ces diocèses doivent être sacrés par l'évêque de Constantinople, après élection concordante faite en la manière accoutumée et notifiée au siège de celui-ci.

29. Qu'un évêque forcé à se démettre de son siège ne doit pas être mis au rang des prêtres.
Les magnifiques et très glorieux seigneurs dirent : Au sujet des évêques qui ont été sacrés par le très pieux évêque Photius, puis écartés par le très pieux évêque Eustache et réduits au rang de simple prêtre, nonobstant la consécration épiscopale, quel est l'avis du saint concile ? Paschasinus et Lucentius, les très pieux évêques, et le prêtre Boniface, légats du siège apostolique de Rome, dirent :
Réduire un évêque au rang d'un simple prêtre est un sacrilège. Si une raison légitime l'éloigne de l'exercice des fonctions épiscopales, il ne doit pas non plus occuper le rang d'un prêtre; si au contraire il a été éloigné de sa charge sans s'être rendu coupable, il doit être réintégré dans sa dignité épiscopale.
Anatole, le très pieux archevêque de Constantinople, dit :
Ceux qui de la dignité épiscopale ont été réduits au rang de simple prêtre, s'ils ont été condamnés pour des motifs suffisants, doivent aussi être indignes de l'honneur du sacerdoce; s'ils ont été réduits sans motif suffisant à un degré inférieur, la justice demande que, leur innocence une fois démontrée, ils recouvrent la dignité et l'exercice des fonctions de l'épiscopat.

30. Que les évêques de l'Egypte ne sont pas coupables du fait qu'ils n'ont pas souscrit à la lettre de Léon, le saint évêque de Rome.
Les magnifiques et très glorieux seigneurs et le très ample sénat dirent : Comme les évêques d'Egypte ont différé jusqu'à présent de signer la lettre du très saint archevêque Léon, non par opposition à la foi catholique, mais parce qu'ils disent que dans le diocèse d'Egypte il est d'usage de ne pas faire pareille chose sans l'assentiment et les instructions de l'archevêque, et qu'ils demandent un délai jusqu'à l'élection du futur archevêque de la grande ville d'Alexandrie ; il nous a paru raisonnable et humain qu'on leur accorde de rester à Constantinople dans leur dignité d'évêque, jusqu'à l'élection de l'archevêque de la grande ville d'Alexandrie.
Paschasinus, le très pieux évêque et légat du siège apostolique, dit : Si votre autorité le veut, et vous demandez qu'on leur accorde une faveur pleine d'humanité, qu'ils donnent des gages qu'ils ne sortiront point de cette ville, jusqu'au jour où la ville d'Alexandrie aura un évêque. Les magnifiques et très glorieux seigneurs et le très ample sénat dirent : La motion du très saint évêque Paschasinus sera confirmée ; donc, les très pieux évêques des égyptiens, gardant leur dignité d'évêque, ou bien donneront des gages, si cela est possible, ou bien promettront par serment, d'attendre ici l'élection du futur archevêque de la grande ville d'Alexandrie.  (source)

jeudi 11 juillet 2013

PATMOS, île des saints : (6) Saint Makarios Notaras et le rayonnement de la Philocalie


St Makarios Notaras, archevêque de Corinthe
 Un autre érudit profondément influencé par Patmos fut St Makarios Notaras, métropolite de Corinthe.

Né en 1731 dans le quartier historique Trikala à Corinthe  montre très tôt une inclination particulière pour la vie monastique. Il eut donc recours au Saint Monastère de la Grande Grotte Kalavryta et devint moine. L'absence de consentement de son père l'obligea à revenir à Trikala. Là, son père lui assigna la charge de surintendant des villages voisins pour collecter les sommes dues. Mais le Saint distribua de l'argent aux pauvres après la mort de son père et assuma personnellement les fonctions d'enseignant, éduquant pendant six ans gratuitement les enfants de la province. À l'âge de 34 ans il fut appelé pour paître l'Église comme évêque de Corinthe, qui bénéficia du travail riche et unique de régénération du saint pasteur. Mais le déclenchement de la guerre russo-turque en 1768 interrompit le travail précieux de l'humble et charismatique évêque de Corinthe. Cependant, après sa destitution arbitraire et irrégulière, il continua son travail missionnaire dans les différentes îles de Grèce, sanctifié par le travail spirituel et la vie ascétique.
Obligé de fuir après l'émeute de 1769, il retrouva à Patmos son ami intime St Nicodème l'Hagiorite. Ensemble, ils descendirent les raides degrés qui mènent à la grotte de l'Apocalypse, gravirent la montée aride qui conduit au «Grand Monastère» et admirèrent, à la bibliothèque, les manuscrits enluminés. St Makarios vécut ensuite dans un ermitage de l'ile en compagnie d'un autre ressortissant du Mont Athos, St Grégoire Gravanos. Son séjour d'une dizaine d'années dans l'île du « Théologien» fut l'occasion pour lui d'un approfondissement spirituel intense qui eut des répercussions considérables sur le rayonnement de l'Orthodoxie en Orient comme en Occident. C'est lui qui persuada plus tard son ami St Nicodème l'Hagiorite d'éditer les oeuvres de St Syméon le Nouveau Théologien, chantre du Saint Esprit, et à sortir de l'oubli pour publier à Venise ce florilège de la spiritualité patristique qu'est la Philocalie. On sait le succès qu'elle eut en Russie. Traduite en slavon par St Paissy Velitchkovsky, elle se propagea rapidement dans les monastères russes et même dans le peuple, fut la lecture préférée de St Seraphim de Sarov. « Les récits d'un pèlerin russe » contribuèrent beaucoup, de nos jours, à populariser la PhiIocalie en Occident. « L'ouvrage, dit l'Introduction à la Petite Philocalie, est l'oeuvre commune d'un Archevêque, St Macaire de Corinthe (1731-1805) et d'un moine de la Sainte Montagne, St Nicodème l'Hagiorite (1749-1809) ». Patmos n'est pas mentionnée, mais ceux qui connaissent l'île ne peuvent douter de l'influence de Saint Jean. 

St Nicodème l'Hagiorite
14 juillet  
         (sources : voir note 1° post) 

dimanche 7 juillet 2013

PATMOS, île des saints : (5) Saint Makarios Kalogheras et la Patmiada, l'Ecole de Patmos

En 1713, le diacre Makarios Kalogheras réussit à ouvrir à Patmos une école qu'un voyageur anglais, dans son enthousiasme, n'hésita pas à parer du nom pompeux d'université. L'ouverture de cette école correspondait, avec près de six siècles de retard, au désir de saint Christodule, qui aimait les lettres, collectionnait les beaux manuscrits et rêvait, en fondant le « Grand Monastère », d'y adjoindre un centre d'instruction théologique. Au flanc de la montagne, au-dessus de la grotte dite de l'Apocalypse, Makarios construisit quelques cellules pour étudiants et commença à enseigner. C'est ainsi que naquit la « Patmiade ». Makarios avait étudié lui-même  la philosophie et la théologie à Constantinople qui était la métropole de la connaissance à l'époque. Ses talents de professeur valurent à Makarios de nombreux élèves venant de toute la Grèce qui devinrent ensuite eux-mêmes des enseignants qui allaient construire des écoles pour enseigner dans toute la Grèce. Il eut même des élèves de la lointaine Russie. Souvent il leur arrivait, pleins d'enthousiasme et de zèle, de passer une nuit entière en étude avec leur maitre. Ce n'est qu'à l'aube qu'ils descendaient vers la chapelle de la grotte de l'Apocalypse pour y chanter les matines. Les rares étoiles brillaient d'un dernier éclat avant de céder la place à l'astre du jour. En voyant l'orient s'empourprer, l'âme de Makarios exultait de joie et il s'épanchait en chants de louanges à Celui qui avait créé l'indicible splendeur de l'univers. La Patmiade donna à l'Orthodoxie un patriarche, des évêques et des prêtres, à la Grèce des lutteurs pour l'indépendance de la patrie parmi lesquels on compte le Patriarche œcuménique Grégoire V, Adamantios Korais et Emmanuel Xanthos et D. Themelis. 
Mais Makarios ne vit pas le jour heureux de la libération. Il mourut en 1737, miné, dit-on, par le chagrin que lui causaient les souffrances de son malheureux pays. 



L'école Patmias en ses débuts ne comportait pas plus de quelques petits bâtiments qui pouvaient accueillir quelques étudiants. Mais la soif d'apprendre des jeunes Grecs en fit venir beaucoup sur l'île. Il fut alors nécessaire d'agrandir le bâtiment et d'augmenter le personnel enseignant.  En ce qui concerne les enseignants, St. Makarios, enseigna d'abord seul mais il fut ensuite secondé par les élèves les plus âgés et les plus avancés. A partir de 1902 l'école commença à fonctionner comme un séminaire et en 1907 elle fut forcée de passer à Samos en raison de problèmes financiers. A Samos l'école poursuivit avec succès pendant quelques années et ce n'est que bien plus tard qu'elle ferma. La reprise de l'enseignement eut lieu après la libération de l'île en 1947. La Patmiade fut alors reconstruite à quelques mètres au-dessus de l'ancienne position. Les années qui ont suivi la réouverture, nombreux sont ceux qui ont été accueillis et éduqués venant de toute la Grèce. Aujourd'hui, c'est encore l'amour des enseignants et le directeur actuel, M. Emmanuel Matakia, qui permettent, malgré les difficultés,  d'assurer l'éducation, le logement et la nourriture pour les étudiants.


(sources : voir note 1° post)

vendredi 5 juillet 2013

Sur le site Religioscope : L'Etat islamique d'Irak et la Syrie

Syrie: querelle de légitimité pour la direction du jihad entre Jabhat an-Nusra et l'Etat Islamique d'Irak et du Levant.
Entretien avec Romain Caillet Olivier Moos - Religioscope4 Jul 2013
Panneau publicitaire exhortant à diffuser la loi islamique (sharî'a), affiché non loin du centre-ville de Raqqa (Syrie), où le drapeau de l'Etat islamique en Irak et au Levant apparaît à trois reprises.
 Proclamé en avril 2013, l'Etat islamique en Irak et au Levant s'est heurté au refus tant des responsables de l'Armée Syrienne Libre (ASL) en Syrie et à l'étranger que des dirigeants de la plupart des brigades islamistes. Cependant, la présence de l'Etat islamique en Irak et au Levant est désormais devenue une réalité pour tous les acteurs locaux. Panneau publicitaire exhortant à diffuser la loi islamique (sharî'a), affiché non loin du centre-ville de Raqqa (Syrie), où le drapeau de l'Etat islamique en Irak et au Levant apparaît à trois reprises.  LIRE l'entretien intégral ICI

jeudi 4 juillet 2013

PATMOS, île des saints : (4) St Νicéphοre Chartophylax

Un crétois nommé Nicéphore Chartophylax (l'Archiviste), « exceptionnellement doué pour les sciences » dit la chronique, put en toute tranquillité rassembler une riche bibliothèque (qu'il gardait dans ce qui est maintenant la sacristie), correspondre avec des érudits de son temps et, dans une cellule qui, jusqu'à nos jours porte le nom d' « école », faire part de son savoir à ses frères les moines du monastère. 

Afin de mieux s'isoler pour travailler, méditer et prier, Nicéphore construisit, à l'ouest de l'île, un ermitage avec une chapelle dédiée à saint Luc.
Trois cents ans plus tard, en 1936 le père Amphilokhios Makris devait se servir de cette chapelle comme première église d'un couvent de femmes fondé par lui. Le monastère comprend maintenant l'église de l'Annonciation, la chapelle de Saint-Luc et une tour de défense  de trois étages avec la chapelle de Saint-Antoine.

En 1620, le docte Nicéphore Chartophylax fut nommé métropolite de Laodicée, mais jamais il n'oublia Patmos. Il y revint pour mourir le 14 octobre 1628. 


 
Ιερά Μονή Ευαγγελισμού Μητρός Ηγαπημένου
Monastère de l'Annonciation
(sources : voir note 1° post)

samedi 29 juin 2013

Dimanche de tous les saints

Chantons l’innombrable multitude de tous les saints : les apôtres, les prophètes, les pontifes et les martyrs   le chœur des vénérables, les justes de tous les temps,   l’assemblée des saintes femmes, les anonymes avec ceux que nous connaissons.  Et, célébrant leur mémoire, disons-leur :  Gloire à celui qui vous a couronnés !  Gloire à celui qui fit des merveilles pour vous !  Gloire à celui qui sur l’Eglise vous a fait luire d’un tel éclat !  




Comme les prémices de la terre sont offertes au Créateur,
 l’univers te présente, Seigneur, les saints martyrs porteurs de Dieu
 A leur prière et par celle qui t’enfanta,
  garde ton Eglise dans la paix, Dieu de miséricorde ! 


Ton Eglise, parée du sang des Martyrs, 
comme de pourpre et de byssus
à travers tout l'univers, te crie ô Christ
Envoie sur ton peuple tes miséricordes
accorde la paix à ta Cité,
et à nos âmes, ta grande miséricorde 


PATMOS, île des saints : (3) St Parthène Pagkostas

St Jean le Théologien entouré des grands saints de Patmos
Vinrent les Turcs. Le monastère de Saint Jean eut des martyrs. Au début du XVII° siècle, son higoumène était Parthène Pagkostas, fils d'une honorable famille de Patmos. Propriétaire et capitaine de vaisseaux, il courut le monde, fit fortune, mais abandonna tout pour
s'approprier la perle précieuse dont parle l'Evangile. Il entra au « Grand Monastère » et ne tarda pas à être élu higoumène. Le premier, il eut l'idée, à Patmos, primitivement vouée au monachisme masculin, de fonder en 1607, une communauté de femmes. Nommé « Ζωοδόχου Πηγής » (Source vivifiante) ce monastère, situé au sud-ouest du "Grand monastère", fut dédié au Christ Sauveur et à sa sainte Mère, comme en témoigne une inscription qu'on peut lire á l'entrée de l'église. Afin que ces femmes νοuées au Seigneur soient à l'abri de toute violence, l'higoumène fit entourer l'enceinte de murs crénelés, ce qui déplut aux Turcs. La flotte ottomane ayant un jour abordé à Patmos, son amiral fit saisir Parthène et ordonna le 7 juin 1629 qu'on le jette dans une cuve d'huile bouillante. Ainsi périt en martyr cet intrépide marin, ce saint abbé. On le fête donc le 7 juin.

Le monastère en 2013
La communauté de la Source Vivifiante aujourd'hui

(sources : voir note 1° post)

jeudi 27 juin 2013

PATMOS, île des saints (2) Saint Léonce


Léonce était natif de Macédoine. Devenu religieux, il voulut partir pour la Terre Sainte en compagnie de l'évêque de Tibériade, mais une tempête les fit atterrir à Patmos où ils résidèrent pendant un certain temps. Le jeune moine se plut tellement dans l'ile de saint Jean, et au monastère dédié à l'Apôtre de l'hospitalité duquel ils jouissaient, qu'il demanda l'autorisation d'y rester. Bientôt il s'illustra par ses vertus, fit des miracles et fut nommé higoumène. Obligé de se rendre à Constantinople afin de régler certaines affaires, il fit une grande impression sur l'empereur Manuel Comnène, qui admira la beauté de son apparence ascétique autant que la grave sagesse de ses propos. Il fut question d'envoyer Léonce en Russie, mais il fut nommé Patriarche de Jérusalem. 

Malheureusement, l'entrée de la Terre Sainte était alors interdite par les Croisés. Αrriνé à Saint-Jean-d'Acre, Léonce ne put continuer son chemin et grand était son chagrin de ne pouvoir célébrer les saints mystères sur le Tombeau du Ressuscité. Secrètement, il réussit à gagner Jérusalem mais, découvert, il fut persécuté par les « Latins ». Sur ces entrefaites, Manuel Comnène mourut et son frère Andronic lui succéda. Léonce retourna à Constantinople. 

Il vivait dans la capitale, lorsque l'économe du monastère de Patmos vint le trouver pour le prier d'intercéder auprès de l'empereur afin que les bateaux de la flotte monastique soient exemptés d'impôts. Or, Léonce, en ce temps-là, excluait toute relation avec Andronic qui, selon lui, était en état de péché grave, ayant contracté un mariage illicite. Il donna donc à l'économe cette fière réponse : 
« Que dis-tu 1à, Antoine ! Ce que j'ai péniblement érigé depuis mon enfance et jusqu'à ma vieillesse, veux-tu qu'en une seconde je le détruise en offensant, à cause des bateaux du monastère, Dieu et sa loi. Va, homme, et sache que je ne préfèrerai jamais un empereur mortel au Seigneur immortel qu'est le mien ! ». 

Léonce mourut en 1190 et c'est le 14 mai qu'on célèbre sa fête.
(sources : voir note 1° post)

mardi 25 juin 2013

Désolés, la foi chrétienne vit toujours !

Ceux qui veulent éradiquer le Christianisme ont beau s’acharner et s’acharner par tous les moyens depuis plus de deux millénaires, ils n’y parviennent pas :



Moyens
Systèmes utilisateurs

  • Moquerie
  • Mépris
  • Médisance
  • Calomnie
  • Fausse rumeur
  • Faux témoignage
  • Déni
  • Déformation
  • Propagande massive
  • Blasphème
  • Corruption
  • Séduction
  • Intimidation
  • Persécution
  • Arrestation
  • Emprisonnement
  • Torture
  • Meurtre individuel
  • Massacre collectif massif
              et puis si ça ne suffit pas :
  • Profanation d'objets et de lieux de cultes
  • Détournement des mêmes
  • Destruction de lieux de cultes
  • Destruction de sépultures
  • Epuration des bibliothèques
  • Substitution de calendrier
  • Falsification
  • Négationnisme
  • Relativisme 
  • Rééducation des enfants
  • Substitution de cadres
    Etc.
J’en oublie certainement veuillez bien compléter je vous prie….


  • Pouvoir impérial romain
  • Judaïsme sectaire
  • Gnosticisme
  • Hérésies institutionnelles
  • Islam
  • Franc-Maçonnerie
  • Communisme
  • Nazisme
  • Globalisme  idéologique
  • Et tous leurs alliés qui choisissent toujours de préférence la loi du plus fort du moment car il y ont avantage
  • Etc.
       J’en oublie certainement veuillez bien         compléter  je vous prie….



Ceux qui ont la conviction dégoûtée que nous célébrons chaque dimanche un Dieu mort ne se sont pas encore aperçus que c'est sa Résurrection que nous fêtons et que notre foi est conforme à notre culte. Qu'elle meure de toutes les manières possibles elle revivra aussitôt dans le même mouvement pour les siècles des siècles. Dimanche en russe orthodoxe se dit воскресенье c'est à dire Воскресение, Résurrection, Que celui qui a des oreilles, entende !

dimanche 23 juin 2013

PATMOS île des saints (1) Saint Christodule


Au premier siècle de notre ère, saint Jean l'Évangéliste tira Patmos du néant historique dans lequel, jusque là, elle avait été plongée. Exilé dans cette île, il immortalisa le nom de ce curieux petit agglomérat de terre et de roches volcaniques sortant des flots lumineux de la mer Egée en écrivant :

 « Moi, Jean, votre frère et votre compagnon dans l'épreuve, le Royaume et la constance en Jésus, je me trouvais dans l'île de Patmos, à cause de la parole de Dieu et du témoignage de Jésus » (Ap. I, 9).

 Le nom de Patmos, universellement connu depuis, est resté lié à celui du disciple bien-aimé du Seigneur, auteur du quatrième évangile, de trois épîtres et de 1a mystérieuse Apocalypse. C'est dans une grotte de Patmos que, ravi en esprit un certain dimanche, il dicta à son disciple Prochor les prophéties concernant l'avenir de la chrétienté jusqu'à la Parousie, épopée tragique et finalement victorieuse de l'humanité destinée à la déification.



 Saint Jean immortalisa Patmos, et Patmos croit fermement que son Apôtre, Saint Jean le Théologien, comme on l'appelle en Orient – n'est pas mort. La voie du disciple bien-aimé est unique. « A la limite de la vie et de la mort, il révèle le Christ en l'Esprit Saint et la Gloire du siècle à venir derrière les sept sceaux fermant le dernier livre de la Bible ».(1)

Après cette glorieuse flambée apostolique, Patmos retomba dans le silence et l'oubli. Il est curieux qu'à une époque aussi pérégrinante que celle des premiers siècles de l'ère constantinienne, quand toute la chrétienté se déplaçait, avide de visiter les lieux saints mentionnés dans la Bible, Patmos soit restée dans l'ombre et à l'écart. Même l'infatigable et Bienheureuse Egérie, qui ne fut rebutée ni par l'escalade du Sinaï, ni par l'éloignement de la patrie d'Abraham, ne semble jamais avoir manifesté le désir de se rendre à Patmos.

 Mille ans s'étaient écoulés lorsqu'un moine grec, ascétique et guerrier, du nom de Christodule (« Serviteur du Christ »), aborda dans la petite île et l'ayant trouvée quasiment déserte et couverte de ronces eut l'idée d'en faire un autre Athos..


Le fondateur du monastère de Patmos est né en 1021 à Nice en Bithynie, en Asie Mineure et son nom était Jean. Ses parents, Théodore et Anne étaient de fervents chrétiens et le jeune Jean a été élévé dans les idéaux du christianisme. Il s'est rapidement retiré du monde pour mener la vie ascétique et monastique sur le Mont Olympe en Bithynie et a été tonsuré sous le nom de Christodoulos. Plus tard, il a voyagé dans de nombreux pays : à Rome, en Palestine et en Afrique du Nord. Devenu higoumène du célèbre monastère de Lavra sur la montagne de Latros près de Milet. Depuis lors on  l'a surnommé "Latrinos." Pendant cette période  les Turcs ont conquis l'Asie Mineure et il fut donc contraint de partir. Il fonda des monastères à Bodrum et à Kos. En 1088 il demanda l'octroi de Patmos à son ami l'empereur byzantin Alexis Ier Comnène pour en faire l'un des lieux de pèlerinage les plus importants de la chrétienté. Alexis Comnène lui fit généreusement cadeau de cette île abandonnée. Quand il eut suffisamment de frères, en août 1088 il commença aussitôt la construction du monastère.
Les difficultés furent nombreuses à la fois en raison de fréquentes incursions des pirates et à cause de la controverse entre les moines. Normands, Vénitiens, Sarrasins, croisés et pirates écumant alors la Méditerranée, l'empereur conseilla au vaillant Christodule de bien fortifier le monastère qu'il désirait fonder et lui envoya de Constantinople des ouvriers experts dans la construction de solides murailles.

Ces derniers refusèrent bientôt de séjourner dans l'île sans qu'on y fasse venir leurs familles. A son grand regret, Christodule dut céder et l'île se repeupla. Le monastère fondé en 1088 prospéra, s'enrichit d'une flotte, s'enorgueillit d'une bibliothèque célèbre dans toute la Méditerranée et, jusqu'à nos jours, semblable à un aigle aux ailes déployées survolant un troupeau de brebis, la masse sombre de ses murailles plane au-dessus de la bourgade blanche de Khora, visible de loin, qu'on approche Patmos par les airs ou par la mer.


Christodule partit pour Eubée où il mourut en 1093.Ses reliques ont ensuite été transférées au monastère de Patmos. Sa mémoire est célébrée le le 16 Mars et le 21 Octobre (transfert de ses reliques).
(1) Mgr Cassien, « Le Christ et la première génération chrétienne », p. 357 (en russe) 

(la série d'articles qui suivent, consacrés aux saints de l'île de Patmos, doit beaucoup au texte de l'article d'Irène Gorainoff (semble-t-il) paru dans le Messager Orthodoxe n°54 de 1971, souvent actualisé, et enrichi, par Maxime le minime, d'illustrations et divers textes traduits en français issus de synaxaires et d'articles contemporains grecs )

samedi 22 juin 2013

APOCALYPSE XIII, 11-16


11 et vidi aliam bestiam ascendentem de terra et habebat cornua duo similia agni et loquebatur sicut draco 12 et potestatem prioris bestiae omnem faciebat in conspectu eius et facit terram et inhabitantes in eam adorare bestiam primam cuius curata est plaga mortis 13 et fecit signa magna ut etiam ignem faceret de caelo descendere in terram in conspectu hominum 14 et seducit habitantes terram propter signa quae data sunt illi facere in conspectu bestiae dicens habitantibus in terra ut faciant imaginem bestiae quae habet plagam gladii et vixit 15 et datum est illi ut daret spiritum imagini bestiae ut et loquatur imago bestiae et faciat quicumque non adoraverint imaginem bestiae occidantur 16 et faciet omnes pusillos et magnos et divites et pauperes et liberos et servos habere caracter in dextera manu aut in frontibus suis...

lundi 17 juin 2013

La Bible et la Science par P. André Borrély : Conclusion

Le lecteur chrétien de la sainte Écriture a bien mieux à faire qu'opposer la raison à la foi, la science à la Bible. Il sera mieux inspiré de contempler le jeu de cache-cache des deux aspects corpusculaire et ondulatoire de la matière, les quanta de Planck, les mécanismes moléculaires de la cancérogenèse, en y voyant l'Intelligence de Dieu dans le monde, une énergie créée du Dieu incréé. Pour un chrétien, la connaissance de type scientifique et la technique qu'elle engendre ne doivent pas être séparées de la sagesse, ni la raison de la foi. Et ce refus délibéré de tout dualisme nous permettra de sonder la profondeur véritable de la nature et son appartenance à un autre monde, de la pénétrer jusqu'en son enracinement en Dieu. Bien loin d'être incompatible avec elle, la foi en Christ donne à la connaissance scientifique du monde la plénitude de sa finalité. 


Conclusion

Nous avons dit que l'ordre de vérité de la science n'est en aucune manière l'ordre de vérité de la Bible. Ainsi volent les avions dans des couloirs aériens différents. Cependant, nous n'avons pas voulu dire qu'il y a deux vérités. Dans le quatrième évangile, le Seigneur affirme : Je suis la Vérité (Jn 14,6). La vérité n'est donc pas quelque chose mais quelqu'un : le Révélateur de Dieu comme Père. Et ceci est vrai de la science elle-même. Ce que nos savants découvrent et démontrent, la vérité qu'ils établissent de manière contraignante — que c'est la terre qui tourne et non pas le soleil, que le foie a une fonction glycοgénique (1) , etc. — tout cela est un ordre, le produit d'une intelligence, un logos, que le Créateur a amené à l'existence en contemplant son Fils, sa Parole c'est-à-dire son Révélateur, son Vis-à-vis cοéternel et consubstantiel. Je renvoie nos lecteurs à l'admirable cantique au Christ qu'ils trouveront dans les versets 12 à 20 du premier chapitre de l'épître aux Colossiens. La Vérité que nos savants découvrent, c'est le Christ. Que nombre d'entre eux l'ignorent ne change rien. De même, en effet, que l'αγαπη qui unit un homme à un autre homme procède de Dieu, a sa source en Dieu, part de Dieu qui est Αyαπη et tout comme, chaque fois qu'elle est authentique, L'αναπη est, pour l'homme, communion à la génération divine du Fils, communication de la Vie même du Fils, que le Fils reçoit de son Père, c'est-à-dire du saint Esprit, et de même que. s'agissant d'un incroyant, si celui-ci aime quelqu'un qui est dans le besoin, à l'insu de cet incroyant qui aime, l' αγαπη descend de Dieu et germe dans le coeur de cet incroyant par le don que ce dernier fait de lui-même à autrui, de la même manière il n'y a qu une Vérité, le Christ.



Pour ce qui est de la Bible, toute sa finalité est de nous conduire au Christ/Vérité qui, Réceptacle éternel de l'Esprit dans le sein du Père, est ici-bas devenu l'un de nous pour nous révéler simultanément toute la vérité et sur Dieu et sur l'homme. La vérité sur Dieu à savoir que Dieu est son Père. La vérité sur l'homme en étant le seul homme qui eût pu ne pas mourir, qui n'a pas fragmenté l'humanité, qui n'a pas été plus ou moins vertueux, plus ou moins intelligent, etc. Loin de se laisser impressionner par l'accusation islamique de trithéisme, ou par la grossière caricature rationaliste qui voudrait faire du mystère chrétien un problème erroné totalement incompatible avec le succès au Certificat d'Études et qui se réduirait à l'ânerie suivante: 1 + 1 + 1 = 1, les chrétiens entendent proclamer haut et fort que ce qui caractérise fondamentalement Dieu, ce qui le distingue radicalement de l'homme c'est qu'il ne fragmente rien de ce qu'il assume.

Pour nous, les hommes, le temps est tiraillé, écartelé entre un passé qui n'est plus, un futur qui n'est pas encore et un présent rendu inconsistant par cette position entre deux néants. Dieu ignore cette fragmentation : c'est en contemplant son Fils qui deviendra l'un des hommes qu'au premier matin du monde — il y a des milliards ou des centaines de millions d'années, c'est sans aucune importance — il amène à l'existence les premières molécules.

Et le soir du Jeudi saint, au cours de son ultime repas ici-bas avec ses disciples, il confère á la première Eucharistie une dimension incontestablement sacrificielle alors que Gethsémani et le Golgotha sont encore à venir. Loin de heurter ma raison et de m'inciter à opposer la foi et la raison, la Trinité, la Tri-unité, l'unité plurielle me paraît diffuser la lumière d'une évidence que je ne retrouve ni dans le Judaïsme, ni dans l'Islam, ni dans le déisme de Voltaire et de Robespierre. Le Dieu tri-unique est unique sans être solitaire et les trois hypostases ne sont pas trois dieux parce que Dieu ne fragmente pas la divinité, chacune des trois divines hypostases possède la plénitude de l'essence divine. Les trois divines hypostases ne sont pas trois dieux parce que chacune des trois est pleinement, intégralement Dieu. Notre foi trinitaire ne s'adresse pas à trois individus divins mais à trois divines hypostases.  
Père André Borrély
(1) En 1848, Claude Bernard découvrit le rôle du foie dans la sécrétion interne du glucose dans le sang

dimanche 16 juin 2013

Sur le Blog de Claude : Yo, man du Rap Orthodoxe !

Le rappeur orthodoxe Daniel Marker (alias Young Penitent/Jeune Pénitent) produit du "rap chrétien"


Le rap est présent depuis les années 70. Le rap chrétien a fait une apparition dans les années 80. Un des plus célèbres musiciens et rappeurs catholiques le Père Franciscain Stan Fortunan au look volontiers orthodoxe (voir video ci-dessous) avait déjà fait un travail missionaire remarquable


mais nos Orthodoxes s'y sont mis aussi


Great, man !


Il y avait déjà des jazzmen comme Shawn "Thunder" Wallace dont j'avais vanté les mérites...
et sur la web radio ARK ,


 vous pouvez entendre des chanteurs orthodoxes de tous les styles. 
C'est la culture américaine mais ce n'est pas le pire de cette culture désormais universelle...

et il ne faut pas oublier :
cela fait un moment que des moines grecs (les FREEMONKS)
ont eux aussi investi la musique populaire pour transmettre la Bonne Nouvelle
en voici un bel exemple


Je ne pense pas que les Slaves soient en reste (certainement pas)
 mais je n'ai rien à vous proposer pour l'instant


jeudi 13 juin 2013

La Bible et la Science par P. André Borrély [5-4] : Science et Prière, connaissance et contemplation

Ce que la science nous apprend ne saurait contredire ce que nous enseigne la Bible, dès lors que nous pouvons et devons rendre à Dieu grâce et gloire de ce que nous apprennent nos savants : qu'il y a des molécules aux caractéristiques déterminées qui, telles de véritables hormones, sont sécrétées dans le sang par un groupe de cellules spécialisées, messagères par l'intermédiaire desquelles transitent les communications ; que ces messagères sont associées à des cellules réceptrices, à des cellules-cibles qui seules peuvent recevoir le message, même si elles sont dispersées au milieu de milliards d'autres cellules ! 

Saint Grégoire de Nysse écrit :  

Celui dont l'esprit est peu développé, quand il voit une chose sur laquelle est répandue quelque apparence de beauté, croit que cette chose est belle par elle-même .... Mais celui qui a purifié l'eil de son âme et qui est capable de voir les choses belles ... se sert comme d'un marchepied du visible pour s'élever á la contemplation du spirituel. 

 Les chrétiens ont un devoir d'indignation devant un usage de la science — c'est-à-dire, en fin de compte, de la technique — réduite à n'être qu'un instrument de la domination de l'homme sur l'univers à des fins essentiellement d'enrichissement égoïste. Pour cela, nous devons être les témoins d'une approche sapientielle de la science consistant à contempler dans la nature si bien étudiée par elle l'affleurement des réalités célestes. L'observation rationnelle et déterministe à l'hοrizontale doit se compléter d'une contemplation orante à la verticale. L'ordre qui règne dans la nature et que la science parvient à connaître de mieux en mieux, nous devons y contempler une énergie divine, une présence du Tout-Autre dans le monde. Le Tout-Autre ne demeure pas emprisonné dans son inaccessible transcendance. La priére n'est pas une activité, primitive (1) prélogique, venue des ancestrales sociétés inférieures, qui n'a rien à voir avec la connaissance scientifique. Si hétérogène qu'il soit à Dieu de par son essence, le monde étudié par la science est senti par le christianisme comme un logos, c'est-à-dire une intelligibilité révélatrice de l'altérité personnelle de Dieu. 

Car le Dieu tri-unique ne saurait être tenu pour une Essence statique, totalement transcendante et imparticipable. C'est plutôt un Soleil qui rayonne et, en ses énergies, est positivement au contact de l'homme et du monde, embraye sur eux, les atteint et se communique à eux effectivement : au monde étudié par les savants en le créant et en le maintenant dans l'être, á l'homme en le créant et en le maintenant également dans l'être, mais aussi en le recréant, c'est-á-dire en le divinisant. 

(1)Au sens qu'avait ce terme dans l'eeuvre d'un Lucien Lévy-Βrüh1 : Les fonctions mentales dans les sociétés inférieures (1910) ; La mentalité primitive (1922) ; L'âme primitive (1927) ; Le surnaturel et la nature dans la mentahté primitive (1931) ; La mythologie primitive (1935) ; L'expérience mystique et les symboles chez les primitifs (1938
[à suivre]
 Père André Borrély

mardi 11 juin 2013

Enfin un président chrétien ! Quelle chance !

Nous avons un privilège en France dont nous ne mesurons pas, à mon humble avis, la rareté  : celui d'avoir à la tête du pays, un gouvernant qui suit les préceptes de nos Saintes Ecritures et "ne fait acception de personne". Ah ben si !...
Normes françaises ? non ! Normal François
En effet pour lui :
  • un chinois et un japonais c'est tout pareil
  • une épouse ou une concubine c'est toujours une première dame du pays
  • un homo et un hétéro,  ça se marie de la même façon
  • une mère est un père, et un père est une mère, pas de différence
  • un "opposant" syrien qu'il soit  en fait djihadiste irakien, tunisien, libyen, tchétchène, algérien, ou même afghan c'est toujours un démocrate du pays, c'est évident
  • une mère porteuse ou quelqu'un qui travaille du chapeau c'est kif kif
  • un citoyen ou un étranger au pays peuvent à égalité décider par leur vote du destin et des mœurs du pays dans lequel il vit c'est évident. Et le second a même le droit de reproduire et d'imposer à ses hôtes les us et coutumes de son pays d'origine - qui pourtant lui ont rendu la vie si inconfortable à un moment donné qu'il a préféré partir vivre ailleurs, là où la vie lui paraissait bien différente et bien meilleure...
  • le mot race doit être supprimé de la législation, comme ça plus personne ne pourra traiter qui que ce soit de sale noir, blanc, jaune, arabe etc. cela ne sera plus possible, enfin ! C'est d'ailleurs pourquoi on peut confondre généreusement Japonais et Chinois dès mainenant et publiquement. CQFD
Oui enfin nous savons maintenant, enfin que tout cela est... on- ne- peut- plus NORMAL... 

lundi 10 juin 2013

Un Miracle des Saints Luc de Simféropol et Panteleimon



Une jeune fille devait subir une opération chirurgicale dans un hôpital de Simferopol. Sa situation était très grave, et l’opération s’annonçait difficile et n’était pas sans danger. 

Le médecin qui devait l’opérer fit venir la mère de la patiente et lui déclara : «L’opération s’avère difficile et comporte des risques. Je ne peux rien garantir. Je ne sais pas si votre fille en sortira vivante. »

 Il n'y avait pas d'autre choix. La jeune fille fut amenée en salle d'opération. Pendant toute la durée de l'opération, la mère resta assise dans la cour de l'hôpital, et les larmes aux yeux, elle pria saint Luc le chirurgien et St. Panteleimon de leur venir en aide. 
Et voici ce qu’il advint : A un moment, sous les yeux de la mère, s'est produit un étonnant événement: le mur de l'hôpital est devenu invisible, comme s’il était devenu une vitre. La salle d'opération lui est apparue. Elle a vu sa fille allongée sur la table d’opération, et autour d'elle le chirurgien et ses assistants. A côté d'elle une infirmière tenait des instruments chirurgicaux. 
Mais le plus merveilleux est qu’elle vit, à côté du chirurgien, les Saints Anargyres qu’elle était en train de prier. A gauche se trouvait St. Panteleimon avec une lampe allumée. A droite était saint Luc, qui de temps en temps prenait les instruments de chirurgie de la main de l'infirmière pour les donner au chirurgien ! 

La mère était à la fois abasourdie et émerveillée. Elle sentit que sa prière avait été exaucée. Lorsque l'opération fut terminée, le chirurgien est sorti plein de joie et d'enthousiasme. Il a appelé la mère et lui a dit: «Les choses se sont très bien, incroyablement bien passées! » Alors, la mère lui a raconté l'événement merveilleux auquel elle avait assisté. 
Le chirurgien fut totalement abasourdi. Il fit le signe de la croix et avoua : «Maintenant, je comprends. Pendant l’opération, chaque fois que j’avais besoin d’un nouvel instrument chirurgical, je n'avais pas même besoin de le demander à l'infirmière. Dès que je devenais conscient du besoin de quelque nouvel outil, je l'avais aussitôt entre les mains. » 
 Extrait du livre Ταχύς εις βοήθειαν  (Un livre de 200 pages rempli de nouveaux miracles de saint Luc le chirurgien), par le Père Nektarios Antonopoulos, higoumène du monastère de Sagmata, Thèbes (Source
(Version française par Maxime le minime de la source )