Les lèvres mensongères font horreur à l'Éternel, tandis que ceux qui agissent avec fidélité lui sont agréables. Proverbes 12:22 «C'est ce qui sort de l'homme qui le rend impur. En effet, c'est de l’intérieur, c'est du cœur des hommes que sortent les mauvaises pensées, les adultères, l'immoralité sexuelle, les meurtres, les vols, la soif de posséder, les méchancetés, la fraude, la débauche, le regard envieux, la calomnie, l'orgueil, la folie. Toutes ces choses mauvaises sortent du dedans et rendent l'homme impur.» Marc 7:20-23 Un témoin fidèle ne ment pas, tandis qu’un faux témoin dit des mensonges. Proverbes 14:5 « Vous, vous avez pour père le diable et vous voulez accomplir les désirs de votre père. Il a été meurtrier dès le commencement et il ne s'est pas tenu dans la vérité parce qu'il n'y a pas de vérité en lui. Lorsqu'il profère le mensonge, il parle de son propre fond, car il est menteur et le père du mensonge. » Jean 8:44 Si les paroles distinguées ne conviennent pas à un fou, les paroles mensongères conviennent d’autant moins à un noble. Proverbes 17:7 « Écarte de ta bouche la fausseté, éloigne de tes lèvres les détours ! Proverbes 4:24 Craindre l'Éternel, c'est détester le mal. L'arrogance, l'orgueil, la voie du mal et la bouche perverse, voilà ce que je déteste. » Proverbes 8:13 « Pierre lui dit : «Ananias, pourquoi Satan a-t-il rempli ton cœur, au point que tu aies menti au Saint-Esprit et gardé une partie du prix du champ? […] Comment as-tu pu former dans ton cœur un projet pareil? Ce n'est pas à des hommes que tu as menti, mais à Dieu.»Actes 5:3-4Mais pour les lâches, les incrédules, les abominables, les meurtriers, les impudiques, les enchanteurs, les idolâtres, et tous les menteurs, leur part sera dans l'étang ardent de feu et de soufre, ce qui est la seconde mort.Apocalypse 21.8

mercredi 24 décembre 2014

De la grotte de la Nativité à la grotte du Tombeau

LA DIVINE MATERNITÉ [4] 

Les signes de la mort

Pourtant les références à la mort sont présentes dans l'icône de la Nativité. On les trouve clairement révélées dans la grotte elle-même, la crèche en forme de tombeau et dans les langes de l’enfant en forme de bandelettes mortuaires. Sur le plan iconographique, le signe de mort le plus parlant est le noir employé pour peindre le fond de la grotte. Son emploi pur sur une grande surface est directement lié au signe de la mort, et ne se retrouve nulle part ailleurs en iconographie. Cet usage du noir se fait à chaque fois en liaison avec la grotte du Tombeau et avec l’Hadès, que ce soit dans l’icône de la Transfiguration, en référence à la Passion, l’icône de la crucifixion (la grotte sous la croix avec le crâne d’Adam) et enfin l’icône de la descente aux enfers.



Le noir de la grotte, la crèche en jorme de tombeau
et les bandelettes entourant le corps du Christ.  

Quel peut être le sens de ces signes? Celui qui naît n’est pas lié à la mort par sa nature, il n’est entaché par aucun péché, il est étranger au règne de la chute, et sa mère elle-même est restée pure dans cette Nativité. Si, quarante jours plus tard, la Mère de Dieu se soumet aux exigences de purification rituelle en allant offrir un sacrifice au Temple, ce n’est pas par nécessité spirituelle, mais pour répondre au dessein de Dieu de ce conformer aux exigences de la Loi et d’aller à la rencontre de son peuple. [D’où le nom de «Sainte Rencontre» donné à la fête liturgique qui commémore cet événement dans l’Église orthodoxe.] 
Pourquoi donc, répétons-le, ces signes de mort dans une icône où tout semble respirer la joie et l'allégresse? 

De la grotte de la Nativité à la grotte du Tombeau 


La joie de la Nativité ne doit pas faire oublier le dessein profond de Dieu. L’Incarnation à elle seule n’était pas suffisante pour instaurer le règne de Dieu. La Nouvelle Alliance ne pouvait s’accomplir sans le passage obligé par la Croix et le Tombeau. Le Christ est cet «agneau sans reproche et sans tache», «discerné avant la fondation du monde et manifesté dans les derniers temps» (I Pier. 1, 20). Combien de fois le Christ répétera-t-il à ses disciples après la Résurrection «ne fallait-il pas que le Fils de l’homme souffrît...»
La venue du Christ est tout entière orientée vers «l’heure» du sacrifice ultime récapitulant tous les sacrifices, vers cette descente volontaire de Dieu au plus profond du règne de la mort. Ces signes de la mort présents dans l’icône ne sont pas liés à la mortalité du Christ, puisque le Christ est incorruptible par nature, mais à la mission qu’il doit accomplir dans l'obéissance au Père. Car tout a été assumé par le Christ selon sa volonté, et non selon une nécessité de nature, ce qui rend la Passion d’autant plus douloureuse qu’elle ne correspond à aucune réalité naturelle en lui. 




Vers la maternité nouvelle 


Or la Mère de Dieu s’est trouvée unie à cette œuvre sacrificielle. Son rôle ne s’est pas arrêté à la Nativité, il est permis de considérer l’icône de la Nativité comme une récapitulation du cheminement de la Mère de Dieu jusqu’à sa Dormition, de la même manière qu’elle annonce déjà la mort et le tombeau du Christ. Cette majesté, cette position de la Mère de Dieu par rapport à son Fils et à la Grotte, au pied de la montagne, tout cela indique une place précise et claire de la Vierge Marie dans l’économie du salut et dans la réalité ecclésiale. 

La Mère de Dieu est totalement proche de son Fils, et sa posture fait qu’elle entoure littéralement les signes de mort marquant l’enfant nouveau-né. Placée en avant de la grotte, elle semble la recouvrir de sa gloire. Loin d’être étrangère à ces signes de mort, elle leur semble indissolublement liée, comme elle est unie à son Fils. La relation d’amour qu’elle entretient avec le fruit de son sein se continuera jusqu’aux tréfonds de la souffrance et de la mort, à la mesure qui sera donnée à une femme extraordinairement pure, exceptionnellement aimée de Dieu, de participer à ce mystère terrifiant 

Durant les noces de Cana, la Mère de Dieu ne demande rien de moins qu’un miracle à son Fils, c’est-à-dire, dans la perspective de saint Jean qui relate cet épisode, un signe le manifestant aux hommes comme envoyé par le Père. Le Christ lui fait alors cette réponse dure en apparence, et pourtant terriblement compréhensible: «Femme, qu’y a- t-il entre nous? Mon heure n’est pas encore venue !» Le Christ sait bien à quel point sa Mère est liée à son heure, cette heure qui n’est autre que celle de la glorification du Fils dans la Passion, puis dans la Résurrection et l’Ascension, cette heure où s’accompliront les noces véritables de la Nouvelle Alliance entre Dieu et l'humanité. 

mardi 23 décembre 2014

MESSAGE AMICAL : "CHACUN DANS SON PRÉ ET LES VACHES SERONT BIEN GARDÉES !"


« La Crimée est russe », selon l'ancien chef des armées britannique

General Sir David Richards 


MOSCOU, 2 octobre – RIA Novosti/La Voix de la Russie Général, baron, écrivain, guerrier de renom qui a participé à presque toutes les batailles de la Guerre froide, David Richards a toujours eu son avis sur tout, pas toujours au goût des premiers ministres britanniques, écrit jeudi 2 octobre le quotidien Rossiïskaïa gazera.

MOSCOU, 2 octobre – RIA Novosti/La Voix de la Russie

Par exemple, ses réflexions sur les récents événements en Libye lui ont valu une remarque cinglante de la part du premier ministre David Cameron: « Votre affaire, c'est de faire la guerre. La mienne, de réfléchir ».
Mais le général, en retraite depuis l'année dernière après 42 ans de service irréprochable et immédiatement promu Lord, n'a pas perdu l'habitude de réfléchir et d'analyser la situation malgré les reproches. Et son livre Taking Command (Prendre le commandement)  n'est pas un habituel condensé de souvenirs de bravoure assaisonnés de révélations retentissantes. La position du général pourrait être résumée par cette phrase: « Si vous avez combattu dans autant de guerres que moi, alors la première chose que vous avez dû apprendre c'est de ne pas se lancer dans des conflits sans nécessité réelle ». Général de guerre ou pacificateur ? On s'interroge déjà.

Mais voici une révélation encore plus inattendue. Le parlement britannique vient de décider de bombarder l'Irak, les premiers raids n'ont pratiquement rien donné et certains avions sont rentrés à leur base à Chypre avec le plein de munitions. Et Richards a immédiatement tiré un premier bilan: les frappes aériennes, à elles seules, ne permettront pas de briser l’État islamique.

Ce qui impressionne davantage, se sont les propos du général sur les réalités russes et notamment la Crimée: « La Crimée est russe, les Russes, les Britanniques et les Français se sont battus pour elle il y a 160 ans. L'idée que les Russes laisseraient cette région à l'Ukraine - ou à l'Ukraine hostile envers elle - est carrément aberrante. Sur le plan purement militaire, c'était en plus réalisé très intelligemment ».

Mais le général ne s'arrête pas là: « Au lieu de revenir vers une nouvelle guerre froide, je voudrais que la Russie revienne le plus vite possible dans la grande famille des nations. Parce que tous ces extrémistes qui n'ont pas leur propre État sont un plus grand danger pour nous ».

Le général s'interroge: « Quand nous revenons en arrière sur ce qui s'est passé à Kiev, sommes-nous convaincus que les manifestants des premiers jours étaient de véritables représentants de la majorité de l'Ukraine? Il s'y trouvait de nombreuses personnalités douteuses. Et le président démocratiquement élu, même si on l'appréciait pas, a été mis dehors... ».

Le livre du général coûtera vingt livres au lecteur (environ 25 euros). Mais les révélations du général n'ont pas de prix.

lundi 22 décembre 2014

RUSSOPHILIE FRANÇAISE : un grand chorégraphe Marius Petipa


MICHEL-VICTOR-MARIUS-ALPHONSE PETIPA (en russe Marius Ivanovitch Petipa, Мариус Иванович Петипа, né à Marseille le 11 mars 1818 et mort à Gourzouf en Crimée le 14 juillet 1910) est un danseur, maître de ballet et chorégraphe français qui vécut en Russie de 29 ans jusqu'à sa mort. 

Après une tournée triomphale en Amérique du Nord, Marius Petipa revient à Bordeaux, puis il travaille à Madrid de 1844 à 1846. Engagé l'année suivante comme premier danseur au Ballet impérial, il y devient maître de ballet en titre en 1869, travaillant aux théâtres du Ballet impérial (Théâtre Bolchoï Kamenny de Saint-Pétersbourg, Théâtre Mariinsky, Théâtre de l'Ermitage, etc.) jusqu'à sa retraite en 1904. Il enseigne également à l'école de danse, qu'il dirige de 1855 à 1887.

Bon danseur, il est cependant meilleur chorégraphe et signe une soixantaine de ballets, dont plusieurs font date dans l'histoire de la danse. À côté de nombreuses reprises d'œuvres du répertoire (La Fille mal gardée, La Sylphide, Paquita, Coppélia ou Giselle), il crée des ballets qui vont entrer dans le répertoire classique des grandes institutions : La Belle au bois dormant (1890), Casse-noisette (1892) ou Le Lac des cygnes (1895) avec Tchaïkovski, Le Corsaire (1858) et Faust (1867) avec Cesare Pugni, et surtout Don Quichotte (1869) et La Bayadère (1877) avec Léon Minkus.On doit à Rudolf Noureev, lors de son passage à l'Ouest, de faire découvrir au public occidental ces grands ballets jusqu'alors dansés en Russie : 

LA BAYADÈRE



RAYMONDA



DON QUICHOTTE



SLEEPING BEAUTY
Marius Petipa / Pyotr Ilyich Tchaikovsky

dimanche 21 décembre 2014

La Mère de Dieu a récapitulé en elle, dans son consentement, l'humanité tout entière

LA DIVINE MATERNITÉ [3] 

La gloire de Marie

L'insistance de la tradition sur le rôle de génitrice de Dieu dévolu à la Vierge Marie ne doit pas être compris comme une réduction «machiste» du rôle de la femme. Nous avons vu que la Mère de Dieu a récapitulé en elle, dans son consentement, l'humanité tout entière. Cette attitude était en elle-même suffisante pour la glorifier au-dessus de tous les hommes créés. Son rôle ne s’est pourtant pas arrêté au moment précis de la Nativité. Le fait de donner naissance au Fils de Dieu dans la chair a été assumé et accompli jusque dans ses ultimes conséquences.


En effet, ce rôle dans l'Incarnation a établi la Vierge Marie dans une relation absolument unique vis-à-vis de son Créateur. En naissant d’elle, Dieu a choisi de nouer avec une femme un lien unique d’amour et d’intimité, prenant sa chair pour en faire sa propre chair, prenant son sang pour développer sa vie humaine, se nourrissant de son lait, et se réjouissant de son sourire maternel, portant vers elle tout l’amour d’un enfant pour sa mère! Or, à travers elle, à travers cet amour totalement pur et instinctif, c°est à toute l'humanité et à toute la création qu’il s’est uni. Le mouvement de tendresse et d'amour qui les unit tous deux est l’image et la récapitulation de l'amour entre Dieu et l’homme, entre Dieu et le monde. 

C’est donc l'humanité tout entière, rayonnante de gloire et de majesté, que la Mère de Dieu personnifie dans l’icône de la Nativité, en une attitude extraordinaire de hiératisme et de plénitude dans la maternité.
Pour mieux comprendre ce rôle immense dévolu à une femme dans l’économie du salut, il convient d’explorer la signification de la figure de la Mère dans la tradition juive, et de voir ensuite comment cette signification a été baptisée dans la Nouvelle Alliance.

La gloire maternelle

L'importance de la Mère dans l’Ancien Testament est très grande. Josy Eisenberg fait remarquer que la religion juive «a conservé simultanément la matrilinéarité et la patrilinéarité» (Josy Eisenberg , La Femme au temps de la Bible. Ed. de la Seine, Page 55) Ainsi, tout homme se définit par rapport à son père, en faisant suivre son nom de l'expression «fils de... » et du nom de son père. Les Juifs se nomment ainsi «Samuel ben Aaron», ou «Sarah bat Aaron».
En revanche, d’une part, n’est considéré comme juif que celui qui a une mèrejuive; d’autre part, on recourt au matronyme dans certaines prières particulièrement pathétiques et vitales: à Yom Kippour, dans une invocation solennelle où l’on prie pour le pardon et la vie, dans la prière prononcée devant la Torah pour une personne gravement malade. Ainsi, la mère juive demeure 1’ultime recours, l'intercesseur suprême, source de tout amour; parce qu’elle a donné la vie, elle est celle qui peut obtenir la préservation ou la prolongation (Josy Eisenberg, op. cit., ibid.)

La maternité revêt donc une importance spirituelle très grande dans la Bible. Elle représente la plénitude de la femme, mais aussi la plénitude de l’amour entre l’homme et la femme. Un passage de la Bible manifeste avec une force singulière la joie profonde dans la maternité : le rire de Sarah, la femme d’Abraham à qui Dieu accorde la joie d’enfanter Isaac après une longue vie de stérilité. Ce rire, peut-être unique dans toute la Bible, semble transparaître à travers la grande exultation de l’icône de la Nativité.

«Pêcheur ma mère m’a conçu !»




Cependant, cette vision royale de la maternité doit être tempérée. Depuis la chute et l'expulsion d’Adam et d’Ève hors du jardin d’Éden, la maternité est liée a la souffrance et à la mort. L’une des malédictions adressées par Dieu à Ève concerne l'enfantement dans la douleur. Elle est liée de la même manière à la malédiction de Dieu sur le sol. En fait, toute gestation, toute création, tout enfantement se trouvent entachés de mort, de finitude, et ne peuvent se dérouler sans une part de souffrance et de difficulté depuis la Chute.
Pour Josy Eisenberg, le lien entre la sexualité et la mort, entre Éros et Thanaros est étranger à l’âme juive. Cette idée proviendrait des grecs, et le moralisme, ou du moins le pessimisme de saint Paul sur ce sujet serait une influence de l’hellénisme.

Pourtant ce même auteur reconnaît que le rituel de purification de la mère et de présentation de l’enfant au temple quarante jours après la naissance est justement lié au règne de la mort engravant l’élan vital de la maternité et de la naissance de l’enfant. Ce rituel mosaïque, qui s’est transmis dans l’Église orthodoxe, vise à purifier la mère et l’enfant de la souillure liée à l’acte de l'enfantement. Tout être qui naît dans les conditions de ce monde déchu est voué à la mort. [Toute idée de souillure dans l’Ancien Testament doit se comprendre comme une présence de la mort et de la souffrance depuis la Chute. C’est pourquoi les rituels de purification ont aussi bien un sens médical et corporel, que spirituel, les deux aspects matériel et spirituel étant indissociables dans la Bible.] L’harmonie extraordinaire du corps qui naît et qui est appelée à s’embellir encore dans la croissance et l'épanouissement, est aussi appelée à se dégrader pour finir dans la corruption du tombeau. De même toute vie sur terre est exposée à la souffrance, mais aussi aux imperfections, aux actes contraires à Dieu et à l’amour, à cette réalité résumée sous le terme générique de «péché» dans la Bible. C’est pourquoi le Roi David s’écrit dans le Miserere, lc Psaume 50, où il clame son repentir et son espoir d’être pardonné et racheté par Dieu, «Vois : dans l'iniquité, j'ai été conçu et j'étais dans le péché quand ma mère m'a enfanté »

NB Ce qui précède permet de comprendre que cette iniquité ne soit pas liée à l'acte sexuel en lui-même, mais à la condition déchue de toute naissance humaine, l'injustice régnant sur le monde comme signe de la présence de la mort.


L’enfantement virginal du Christ 




Ce sens déchu de la maternité ne devrait pourtant pas s’appliquer à l’icône de la Nativité. En effet, la naissance du Sauveur s’est accomplie de manière miraculeuse, hors des lois de la nature, dans la virginité de Marie. La tradition la plus ancienne considère que la virginité de la Mère de Dieu n’a pas été atteinte par cette naissance, « la laissant vierge et pure avant comme après l'enfantement », comme le chante une hymne de l’office byzantin. Le mode de cette naissance, nous l’avons vu, a été totalement mystérieux. 
La maternité de la Vierge est d’autant plus royale, d’autant plus majestueuse que, justement, celui qui est né d’elle d’une manière aussi miraculeuse n’a pas été atteint par le péché. Ce n’est pas dans l’iniquité qu’il a été conçu, car il s’est fait semblable aux hommes en tout à l’exception du péché. Né incorruptible, le Christ échappe au règne de la mort, et sa naissance de la Vierge est le signe avant coureur de la réalité ultime du Royaume tel que nous la connaîtrons tous après la résurrection finale. Dans cette éternité de la terre nouvelle et des cieux nouveaux dont parle l’Apocalypse, il n’y aura plus d’enfantement dans la douleur, la création et la gestation de toute nouveauté ne seront plus entachées par la mort, car son règne sera anéanti. 

samedi 20 décembre 2014

"SI VIS PACEM PARA BELLUM" et non "SI VIS PACEM FAC BELLUM" !!!

Voilà ce que c'est que de mépriser la vieille Europe, on n'y comprend rien et on en perd son latin… 
et du coup on commet de graves erreurs (= péchés en langage religieux)  tout en se prenant pour un Caesar d'un empire qui finira, comme tous ses semblables, par s'écrouler un de ces jours… non sans avoir fait auparavant beaucoup, beaucoup (beaucoup trop) de victimes ! S'il vous plaît, révisez vos classiques et demandez pardon à tous et à Dieu, avant de disparaître, pour tout le mal que vous avez fait sur cette terre.






vendredi 19 décembre 2014

LES HOMÉLIES de GERONDA AIMILIANOS


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SUR LE BLOG de CLAUDE deux excellents articles sur les errances de l'oecuménisme


1. 12 citations sur l'Orthodoxie, l'œcuménisme et le catholicisme romain



1. Œcuménisme: Inventé par les protestants. Adapté par les catholiques. Imposé aux orthodoxes. N'êtes-vous pas d'accord que c'est louche?
2. Beaucoup de protestants voient les catholiques avec générosité, les considèrent comme fondamentalement équivalents aux protestants. Les catholiques étendent le même esprit de générosité en considérant les orthodoxes comme essentiellement catholiques. Mais les différences sont fondamentalement plus profondes.
3. Ce que les orthodoxes, les catholiques, et les protestants ont en commun, est véritablement significatif.…LIRE LA SUITE ICI


2. La voix des Pères



Icône du Sinaï
L'Orthodoxie est la seule Eglise et la seule Vérité. Sa mission œcuménique ne peut pas être autre chose que la confession complète de cette Vérité. Le christianisme occidental a été trompé par le rationalisme (Orthologismos) et il a perdu le sens même et la possession du mystère divin, ainsi que la pleine réalisation du salut. 

Je considère qu'il est extrêmement important que l'on entende cette vérité aujourd'hui en utilisant tous les moyens possibles, puisque le danger de glisser vers les théories du relativisme est grande, même dans les rangs des théologiens orthodoxes.
Père Dumitru Staniloae

Soyez conscients de ne pas être corrompu par l'amour des hérétiques; pour cette raison n'acceptez aucune fausse croyance (dogme) au nom de l'amour.

Saint Jean Chrysostome
et aussi

Saint Théodore le Studite
Saint Antoine le Grand
Saint Marc d'Ephèse
Saint Nicéphore le Confesseur

…LIRE LA SUITE ICI

mercredi 17 décembre 2014

LA TOUTE SAINTE DÉIPARE, GÉNITRICE DE DIEU

LA DIVINE MATERNITÉ [2] 



La génitrice de Dieu

La tradition orthodoxe n’a pas cru nécessaire d’édicter aucun dogme à propos de la Mère de Dieu. La seule affirmation dogmatique la concernant fut celle du concile d’Éphèse répondant aux Nestoriens, et ce dogme ne la touche qu'indirectement. Du fait de la réalité de l'Incarnation du Christ, de l’unité de Dieu devenant pleinement homme en prenant chair de la Vierge, celle-ci doit être considérée comme «génitrice de Dieu», en grec Theotokos [en latin Deipara, en français Déipare]. C’est par cette expression qu’elle est le plus souvent nommée dans l’Église orthodoxe. Le sens premier de sa figuration au sein de l’icône de la Nativité est directement lié au dogme du concile d’Ephèse. La présence de la Mère de Dieu prouve la réalité de l'Incarnation de Dieu. Celui qui naît de son sein à cette heure précise n’est pas un homme normal qui serait «adopté» par Dieu par la suite, au baptême du Jourdain, ainsi que l'enseignaient les Nestoriens. Celui qui naît d’elle est réellement Dieu. Dès les premiers instants de son existence terrestre, c'est-à-dire dès le développement du fœtus, l’homme qui se crée dans le sein de la Vierge, qui sera assumé par Joseph en lui imposant le nom de Jésus, est parfaitement homme et parfaitement Dieu. 

La glorification de la Mère de Dieu est donc directement liée dans la Tradition orthodoxe au rôle prépondérant qu’elle a joué dans ce mystère de l’Incarnation. 

Il est donc naturel que la figure de la Mère de Dieu tienne une telle place dans l’icône de la Nativité, puisque c’est dans cet événement qu’elle a joué le plus grand rôle. La Nativité constitue le sommet de sa coopération à l’œuvre divine et représente pour elle une certaine glorification, comme l’est toute naissance pour une femme. Or cette glorification est pleinement personnelle. 

En effet, la Mère de Dieu a été beaucoup plus qu’un simple facteur biologique dans l'Incarnation du Sauveur. En acceptant de recevoir en elle le Fils de Dieu, de lui offrir une forme humaine issue de sa chair et de son sang, elle n’a pas été un simple instrument dans la main de Dieu mais une personne libre et agissant en pleine conscience. 

Celle qui représente l'humanité 


Rappelons-nous que, lors de l’Annonciation, la Vierge Marie s’est trouvée confrontée à un choix terrible, engageant le devenir de toute l’humanité et de toute la création. Car elle a été totalement libre d’accepter ou de refuser le désir de Dieu d’accomplir le salut du monde et sa déification dans l’Incarnation. C’est bel et bien volontairement qu’elle est devenue la Mère de Dieu. Rien ne lui a été imposé par Dieu. En s’abaissant jusqu’à devenir un homme, Dieu a condescendu à demander le consentement de l’humanité, exprimé par la plus humble de ses messagères, la plus insignifiante aux yeux des hommes, mais aussi la plus pure et la plus sainte. 

L’Évangéliste saint Luc qui a relaté cet événement de l’Annonciation, a mis en parallèle par le jeu de la construction littéraire le doute de Zacharie, le père de saint Jean-Baptiste, et l'acceptation dans la foi de Marie. La tradition est allée beaucoup plus loin encore en comparant le dialogue entre Marie et l’Archange avec le dialogue entre Ève et le serpent au Paradis. Ève acceptant la suggestion du Tentateur désobéit à Dieu et entraîna Adam et toute l’humanité dans la Chute. Marie reçoit l’annonce de l’Ange, obéit à Dieu et apporte ainsi au monde l’accomplissement du Salut voulu et offert par Dieu, accepté par l’humanité en la personne de la Vierge.

extrait d'une étude de l'Archimandrite Gabriel
parue dans la revue Paix n°80
et publiée avec permission de son auteur

(à suivre )

Une idée de cadeau de Noël : le 6e tome des catéchèses de P. Aimilianos

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«Dieu a placé le prochain à nos côtés pour qu'il nous remémore le Ciel; il est l'image de Dieu ». Et nous, nous plaçons constamment notre prochain devant le tribunal de nos enseignements, de nos observations, afin de le modeler selon nos désirs ou notre volonté. C'est la raison pour laquelle Geronda Aimilianos insistait beaucoup sur l'attitude de ses disciples vis-à-vis de leurs frères: ne pas pénétrer dans la vie d'autrui et ne rien attendre de lui; l'accepter tel qu'il est.

Quand, par cette ascèse, le moine est uni à tous les hommes et enlace l'univers entier, il découvre qu'il est seul. Seul mais jamais seul, parce qu'il vit une communion au-delà de toutes les relations humaines; il connaît par expérience la douceur de la communion avec Dieu. C'est ainsi que Géronda Aimilianos pouvait - et il peut - reprendre les paroles de l'Apôtre Paul: «Ce n'est plus moi qui vis, mais le Christ qui est en moi ?». Il voulait que ses enfants, moines et moniales ou laïcs, deviennent, comme il l'était lui-même, des «vases d'élection» contenant le Saint-Esprit.

mardi 16 décembre 2014

LA DIVINE MATERNITÉ [1]

La figuration de la Mère de Dieu dans l'icône de la Nativité



La fête de la Nativité est tout entière liée à l'événement de l'Incarnation du Christ. Son sens est d’abord historique: elle relate dans un langage qui lui est propre l'événement unique et sans précédent de la naissance du Sauveur. Mais derrière l'aspect historique, l’icône révèle le sens théologique et spirituel de cet événement. En ce sens, l’icône n’est pas une photo de reportage. Sa signification va bien au-delà de l’illustration. Comme l’Écriture ou l’hymnographie, son but est d’introduire dans le mystère de la foi célébré par 1’Église. 

Le moment historique de la naissance de Jésus inaugure une ère nouvelle sans équivalent dans l’histoire de toute la création : Dieu se rend présent au sein du monde, de manière personnelle, en s’incarnant. Il s’avance au-delà de la transcendance de sa nature divine pour s’abaisser en assumant notre nature, en se faisant homme comme nous, se rendant semblable à nous en tout sauf le péché. «Le verbe s'est fait chair et Il a habité parmi nous.» ainsi que l’écrit saint Jean dans le Prologue de son évangile. [Jn 1,14 Le terme grec utilisé par saint Jean signifie littéralement: «Il a dressé sa tente parmi nous», allusion manifeste, de l’avis de la plupart des commentateurs, à la Tente du Témoignage servant de Temple à Israël pendant les quarante ans passés dans le désert avant d’entrer dans la Terre promise.]

Or, curieusement, si l’on regarde l’icône de la Nativité, on se rend compte que la figure du Christ est minuscule. Cela tient tout d’abord à une évidence pratique : un nouveau-né occupe un espace très restreint. Mais, dans le même temps, le sens théologique en découle directement. Cette petitesse, correspond à l'abaissement de Dieu dans l'Incarnation. Au moment de sa naissance, ce qui frappe, c’est justement la faiblesse dont Dieu se revêt, sa vulnérabilité, son insignifiance. L’icône de la Nativité n’est pas une représentation de la gloire du Christ, comme la Transfiguration ou la Résurrection, mais de son abaissement, de son humiliation. 

La périphérie de l'icône

Dans le même temps où elle révèle la réalité de l'Incarnation et l'humilité du Dieu fait chair, l’icône va exposer tout ce qui tourne autour de cette naissance: la venue des mages, le doute de Joseph, 
l’annonce des anges aux bergers, le lavement de l’enfant, événements historiques pour la plupart relatés dans les évangiles de l'enfance. C'est l’aspect narratif de l’icône. Ces événements ont leur importance propre, et sont représentés à leur juste valeur. On notera cependant que leur 
position dans l'ensemble de la composition est périphérique. Le sens de cette composition est très clair. Elle signifie que, par rapport au mystère de l'Incarnation, ils sont sinon au second plan (l’absence de perspective dans l’icône empêche justement de parler de second ou de premier plan) du moins autour du mystère. Ils sont périphériques dans la mesure où ils montrent les incidences de cet événement à la fois historique et miraculeux sur le monde ambiant. 

La disposition de ces scènes au sein de l’icône, loin d'être gratuite, a une signification théologique très claire.


La partie supérieure de l'icône :
les anges contemplant le mystère
les mages chevauchant vers Bethléem ( à gauche)
l'annonce aux bergers (à droite)


Au niveau supérieur correspond le contact avec le ciel, dest-à-dire avec le monde des anges : l’annonce des anges aux bergers, l'étoile guidant les mages et venant se placer «au-dessus de l’endroit ou se trouvait l'enfant», et les mages eux-mêmes. Ces signes miraculeux manifestent, à ceux qui sont aptes à recevoir cette annonce, l'événement miraculeux de la naissance du Sauveur. Cette partie supérieure de l’icône caractérise la foi en la divinité de l’enfant qui vient de naître.

Le doute de saint Joseph (cf Mt 1,18-25)
 
Marie se trouvant enceinte avant qu’ils eussent mené une vie commune,
 Joseph est 
tenté de la répudier, ne connaissant pas l'origine divine de cette conception.

Au niveau inférieur, les deux scènes sont terrestres: le doute de Joseph, avec le Diable venant le tenter (représenté sous les traits d’un vieux berger) et le lavement du nouveau-né par les femmes. Cette 
dernière scène n’appartient pas à l’Èvangile. Elle est décrite dans le Protévangile de Jacques, un apocryphe utilisé dans la tradition liturgique. Elle souligne la réalité humaine de l'Incarnation. C’est un enfant comme les autres qui est lavé par les sages-femmes. Le Protévangile de Jacques raconte que celles-ci, appelées par Joseph, arrivèrent après la naissance du Christ. La naissance proprement dite est restée totalement mystérieuse; personne n’y a assisté. Elles se contentèrent donc de laver l'enfant nouveau-né. 

Les sagesfemmes lavant l'enfant nouveau-né


Le centre de l’icône

La signification profonde de l’icône de la Nativité est révélée par son centre. C’est là que le commentaire théologique de l'Incarnation par la tradition iconographique se révèle avec le plus de profondeur.
Ce centre est constitué par le Christ nouveau-né, la Mère de Dieu et les éléments qui leur sont associés, la montagne, la grotte, la crèche, le bœuf et l’âne. Tous ces éléments s’harmonisent pour fomier une sorte d’écrin où vient se placer la figure de l’enfant nouveau-né.

Schéma de construction de l'icône de la Nativité de l'école de Roublev.
 Le centre de l'auréole du Christ est positionné de manière 
très précise,
 tandis que la figure de la mère de Dieu vient s'insérer 
dans les arcs de cercle de construction. D'après Egon Sendler.

Cependant, 1a Mère de Dieu tient dans cette composition une place immense. On serait presque tenté de dire «une place centrale» ce qui n’est pas exact si 1’on regarde la construction de 1’icône. En effet, le centre de construction de l’icône est occupé par l'auréole du Christ nouveau-né. C’est bel et bien le Christ qui forme le centre théologique de l'icône. mais a Mère de Dieu en est la figure la plus voyante, la plus éclatante de majesté? L'icône manifeste ainsi la place unique qu'elle a tenue en tant que femme dans l'économie du salut.


Nativité de St André Roubliov - cathédrale de l'Annonciation de Moscou

extrait d'une étude de l'Archimandrite Gabriel
parue dans la revue Paix n°80
et publiée avec permission de son auteur

(à suivre )





lundi 15 décembre 2014

RUSSOPHILIE française, OUI !

Roland Dumas
La France doit rétablir une relation privilégiée avec la Russie. Nous traitons mal les Russes, contrairement à ce qui peut se dire dans le monde ! Nous ne tenons compte d’aucun des engagements qui ont été pris, notamment avec Gorbatchev concernant la conférence de Moscou. L’alliance outre-Atlantique n’a pas tenu ses engagements envers Moscou. Je suis contre l’injustice même en politique internationale. "      
Roland Dumas
Ancien ministre de François Mitterrand
 et ex-président du Conseil constitutionnel

samedi 13 décembre 2014

LA LIBERTÉ PARADOXALE DU CHRÉTIEN par le moine Moïse de la Sainte Monrtagne


Saint Père Moïse, prie Dieu pour nous !

Les villes deviennent de plus en plus désolées et elles vont continuer dans cette tendance, tandis que les déserts deviendront habités et refleuriront. Nul impénitent ne pourra faire obstacle à la repentance de la volonté, à la prière des fidèles, à la supplication des pauvres. Personne ne peut empêcher une personne libre de s’imposer à elle-même la réclusion, et l’exil volontaire pour vivre le mystère du Dieu vivant. Ce miracle s’expérimente dans le martyre et dans l'humilité, dans le mode de vie orthodoxe qui s'épanouit toujours dans la quiétude, dans le silence, dans l’attente. 

Nous sommes appelés à vivre la transcendance du Christianisme, qui n'est pas tant la suppression du mal que l'honorable acceptation de soi et des autres, dans une une vie trouvant la richesse dans la pauvreté, la santé dans la maladie, la bénédiction dans la tribulation, la puissance dans la faiblesse, la joie dans la patience, la victoire dans la défaite, l'honneur dans le déshonneur, la liberté dans l'isolement, la majesté dans la douceur, la résistance à la mort, l'incarnation de Dieu, la déification de l'homme. 
Et nous devrions attendre toutes ces réalités spirituelles, non de l'autorité des dirigeants de ce monde, mais de l'autorité que nous pouvons exercer sur nous-mêmes, et dans la création de foyers spirituels sains et lumineux qui sont ceux que nous appelons paroisse, famille, cellule, atelier, bureau, auditorium, chambre.

De cette façon, même si la désolation et la solitude des villes continuent d'exister, elles ne pénétreront pas dans nos cœurs. De cette façon, le monde peut être changé, pas de l'extérieur mais de l'intérieur et d’au-dessus.
Inutile de donner tellement d’importance au missionnaire en Afrique ou à l'inventeur. Grande est la petite personne qui s’abstient de la folie, de l'injustice, de la persécution, et qui s’abstient d’attrister son voisin et sa propre vie. 
Selon Abba Isaac, la personne qui reconnaît et surmonte ses passions est supérieure à la personne qui ressuscite les morts.
Tous ceux qui cherchent à se sauver de l'anxiété pathologique, de la douleur et de la tristesse, du vide et de la solitude sont invités à un rendez-vous avec eux-mêmes et avec Dieu. Et quand vous trouverez le salut, rappelez-vous l'humble personne qui a offert ces pensées.         Geronda Moïse l'Athonite
(version française par Maxime le minime de la source)