Les lèvres mensongères font horreur à l'Éternel, tandis que ceux qui agissent avec fidélité lui sont agréables. Proverbes 12:22 «C'est ce qui sort de l'homme qui le rend impur. En effet, c'est de l’intérieur, c'est du cœur des hommes que sortent les mauvaises pensées, les adultères, l'immoralité sexuelle, les meurtres, les vols, la soif de posséder, les méchancetés, la fraude, la débauche, le regard envieux, la calomnie, l'orgueil, la folie. Toutes ces choses mauvaises sortent du dedans et rendent l'homme impur.» Marc 7:20-23 Un témoin fidèle ne ment pas, tandis qu’un faux témoin dit des mensonges. Proverbes 14:5 « Vous, vous avez pour père le diable et vous voulez accomplir les désirs de votre père. Il a été meurtrier dès le commencement et il ne s'est pas tenu dans la vérité parce qu'il n'y a pas de vérité en lui. Lorsqu'il profère le mensonge, il parle de son propre fond, car il est menteur et le père du mensonge. » Jean 8:44 Si les paroles distinguées ne conviennent pas à un fou, les paroles mensongères conviennent d’autant moins à un noble. Proverbes 17:7 « Écarte de ta bouche la fausseté, éloigne de tes lèvres les détours ! Proverbes 4:24 Craindre l'Éternel, c'est détester le mal. L'arrogance, l'orgueil, la voie du mal et la bouche perverse, voilà ce que je déteste. » Proverbes 8:13 « Pierre lui dit : «Ananias, pourquoi Satan a-t-il rempli ton cœur, au point que tu aies menti au Saint-Esprit et gardé une partie du prix du champ? […] Comment as-tu pu former dans ton cœur un projet pareil? Ce n'est pas à des hommes que tu as menti, mais à Dieu.»Actes 5:3-4Mais pour les lâches, les incrédules, les abominables, les meurtriers, les impudiques, les enchanteurs, les idolâtres, et tous les menteurs, leur part sera dans l'étang ardent de feu et de soufre, ce qui est la seconde mort.Apocalypse 21.8

mercredi 1 juin 2011

SUR LA CORRECTION FRATERNELLE [1] par ST JEAN CHRYSOSTOME


« Si ton frère a péché, va et reprends-le entre toi et lui seul. S'il t'écoute, tu as gagné ton frère. » 
(Matth. 18, 15)

1. Après ces paroles si vives contre les auteurs, des scandales, après des menaces capables de les pénétrer de terreur, pour préserver de la négligence les personnes que le scandale atteint, - car elles auraient pu tomber dans un mal non moins redoutable en s’autorisant de ce langage, qui regardait exclusivement autrui pour se livrer au relâchement et glisser dans l'orgueil, sous le prétexte qu'elles avaient droit à des ménagements de toute sorte, le Sauveur s'occupe d'elles à leur tour, et ordonne que tout reproche se fasse dans le plus grand secret de crainte que la présence d’un certain nombre de témoignages n'aggrave le caractère de l'accusation, et que le coupable s'opiniâtrant ne devienne d'une correction plus difficile. Aussi Jésus dit-il : «entre toi et lui seul. S'il t'écoute, tu as gagné ton frère.» Qu’est-ce à dire: «S'il t'écoute»? S'il se condamne lui-même, s'il convient de sa culpabilité. «tu as gagné ton frère». Il ne dit pas: Vous serez suffisamment vengé mais «tu as gagné ton frère», montrant par là combien l'un et l'autre perdraient à rester ennemis. Il ne dit pas en effet : il se sera gagné lui-même ; mais « Tu l’as gagné » ; par où il déclare que l’un et l'autre ont souffert précédemment, l'un du côté de son frère, l'autre du côté du salut. Ce même conseil, le divin Maître nous le donnait du haut de la montagne : tantôt il envoyait la victime à l'auteur de l'injustice et lui disait: «Si donc tu présentes ton offrande à l'autel, et que là tu te souviennes que ton frère a quelque chose contre toi, laisse là ton offrande devant l'autel, et va d'abord te réconcilier avec ton frère ; puis, viens présenter ton offrande.» (Matt. V,23-24) ; tantôt il enjoignait à l'offensé de pardonner à l'offenseur : « Remets-nous nos dettes comme nous les remettons à nos débiteurs », nous ordonnait-il de dire. Dans le cas présent, il agit d'une autre manière. Ce n'est point l'offenseur, c'est l'offensé qu'il décide à la première démarche. Comme le premier eût difficilement consenti à venir offrir ses excuses, qu'il en eût conçu trop de confusion et trop de honte, c'est l'offensé qui doit l'aller trouver pour tout raccommoder. Le Sauveur ne dit pas à celui-ci de prendre le ton de l'accusation et de l'invective; il ne lui dit pas: Vengez-vous ; mais : « Reprenez-le ». L'ivresse du ressentiment, la honte paralysent votre ennemi ; à vous qui êtes en parfaite santé d'aller voir ce malade, de le mander à la barre d'un tribunal sans témoins, de lui offrir un remède qui lui soit agréable. Cette expression : « Reprenez-le », signifie simplement : Remettez-lui son péché en mémoire ; entretenez-le du dommage qu'il vous a causé. Or, si vous le faites d'une façon convenable, vous plaiderez admirablement votre cause, et vous provoquerez avec succès une réconciliation.
Et s'il ne m'écoute pas, s'il persiste dans son opiniâtreté ? «Mais, s'il ne t'écoute pas, prends avec toi une ou deux personnes, afin que toute l'affaire se règle sur la déclaration de deux ou de trois témoin» (Matt. XVIII,16) , Plus il montrera d'opiniâtreté et d'insolence, plus il faut Se hâter d'y porter remède, moins il faut écouter sa colère et son indignation.» (à suivre)

dimanche 29 mai 2011

Les 10 commandements pour notre départ de cette vie...



ΔΕΚΑΛΟΓΟΣ
  Περι της αναχωρησεως μας από αυτην την Ζωη



1. Heure de départ : toutes les minutes des 24 heures de chaque jour.

2. L’émission des billets a lieu dans le Ciel, mais ils se paient sur terre.

3. Prix du billet : il coûte beaucoup d'amour, de patience, de luttes et de sacrifices.

4. Les bébés ne payent pas, car ils voyagent dans les bras de la Mère Église.

5. Le billet est personnel et n'est pas cessible à une autre personne.

6. Les passagers voyagent sans bagages les anges en ont effectué le transport lors d’un précédent trajet.

7. On n’émet pas de billet aller-retour.

8. On ne transfère pas d’argent. Les passagers l’ont déposé à la banque des Cieux.Tout reçu se trouve entre les mains des pauvres. 



9. Les passagers ne sont pas tenus de déclarer leurs noms qui sont déjà connus du conducteur du train.


10. Les passagers ne sont pas avisés du jour de leur départ. C’est pourquoi tout le monde se doit d’être toujours prêt – par le repentir, la confession et la communion – pour le voyage vers l'éternité. 

(version française [à améliorer!] de Maxime le minime)







samedi 28 mai 2011

La Vierge Marie dans l'Orthodoxie par P.André Borrely


"En tant qu'infirmité de l'être humain, en tant que mortalité, ce que nous appelons le péché originel est invincible et inéluctable pour n'importe quel être humain si saint soit-il. Et ceci est entièrement vrai aussi pour la Vierge Marie, car elle est intégralement un être humain Dans le cas de la Vierge Marie, le péché originel est demeuré en elle sous la forme de la mortalité, de l'infirmité de l'humaine nature qui nous amène à mourir de mort naturelle, mais le saint Esprit qui, à l'Annonciation, l'avait couverte de son ombre, coopéra avec sa liberté pour réaliser en elle une libération personnelle des péchés, une impeccabilité personnelle, Le Précurseur Jean-Baptiste se rapproche déjà de cet état. Et tel est celui de la très sainte Mère de Dieu.

L'Orthodoxie nie que la Mère de Dieu ait été libérée du péché originel en vertu d'un acte spécial de la Providence divine, cependant elle considère que le saint Esprit a agi dans son cas d'une manière tout à fait extraordinaire, unique et insurpassable pour l'homme. Ce que les Orthodoxes croient, c'est qu'avec la grâce divine, avec l'assistance du saint Esprit, aucune passion, aucun mouvement peccamineux n'ont touché l'âme très pure de la Mère de Dieu. Si les tentations ont pu l'atteindre ce ne fut que comme des épreuves, selon l'infirmité de sa nature humaine, mais non comme des séductions qui pénètrent à l'intérieur de l'être, l'empoisonnent et le polluent. Marie a possédé une nature humaine infirme, mortelle, endommagée, affaiblie, mais sans pour autant pécher à quelque moment que ce fût. Pour être préservée de se trouver, ne fût-ce qu'un instant, sous l'empire du Prince de ce monde, Marie n'a pas eu besoin d'être préservée de toute contamination par le péché originel. En effet, le pouvoir du Prince de ce monde ne s'exerce que par le moyen de la peccabilité personnelle, en fonction de l'infirmité de la nature. Si la Mère de Dieu n'a jamais commis de péché personnel, elle était par là même affranchie du Prince de ce monde. Le fait que la Mère de Dieu ait été soumise à la mort naturelle, ne signifie pas qu'elle ait été asservie au Prince de ce monde. 

 Et cette position au sujet du péché originel et de la Mère de Dieu, n'empêche pas l'Orthodoxie d'admettre une certaine participation de celle-ci à la rédemption. Il ne s'agit pas d'en faire quelque chose de parallèle et d'égal à l'œuvre salvifique de son Fils. Simplement, dans le cas de la Vierge Marie il y a un aspect sacrificiel: en naissant dans ce monde, Marie assuma cette chair même et son infirmité, et non pas seulement sa ressemblance. Et Boulgakov remarque: Dès avant sa naissance, elle était préparée par l 'œuvre spirituelle de l’Église  vétérotestamentaire à une sainteté telle qu'il serait difficile de la concilier avec une plongée avide et égoïste dans la chair du monde, et qu'elle nous conduit plutôt à y supposer une acceptation sacrificielle du péché général, en tant que le sort commun des hommes, afin de contribuer à les sauver. Avec son Fils, la Mère de Dieu parcourt tout le chemin du Golgotha, quoiqu'elle le fasse d'une manière non indépendante, féminine et, pour
ainsi dire, passive, depuis la crèche de Bethléem et la fuite en Egypte; et elle assume les souffrances de la Croix. En sa personne, Eve, la mère du genre humain, souffre, est crucifiée. Les hymnes liturgiques l'appellent « Agnelle », parallèlement à l'Agneau."
(extrait d'un texte paru dans la revue
"Orthodoxes à Marseille" n°127 sept.oct.nov.2009
  dont vous pouvez  lire l'intégralité >>   ICI

jeudi 26 mai 2011

L'empereur Constantin, un Saint ?

Réponse de Père Christophe Klitou de Limassol à un fidèle sur la question de la sainteté de l'empereur Constantin  : 

"Je ne veux pas vous donner une réponse de conte de fées, je ne vais pas essayer de justifier ses actions. Oui ! Comme empereur, il a été partie prenante de batailles et de traitrises de tous côtés, et de nombreux historiens font de lui un être dur, non seulement dans la bataille, mais aussi dans ses taxes et ses lois. Bien sûr, tout ce qui a été écrit sur Constantin ne doit pas être pris comme vérité de l'Évangile. Les auteurs aiment à exagérer ou à inventer des histoires pour remplir des pages et rendre la lecture plus intéressante. L’Église a beaucoup de saints qui ont tué, Moïse, par exemple a tué un Egyptien, et de nombreux saints soldats doivent avoir tué dans la bataille. Parmi les saints soldats, beaucoup n’étaient même pas baptisés, mais venant à la foi dans le Christ et acceptant le martyre en son Nom, ils ont été baptisés dans leur propre sang. L'Église ne tient pas compte de leurs péchés au cours de leur vie, parce qu'ils ont été emportés par le baptême, soit dans l'eau et l'Esprit soit dans le sang comme dans le cas des Martyrs.

Constantin, appelé le premier empereur chrétien, n'a pas été baptisé jusque tard dans sa vie. (Selon certains comme Eusèbe, sur son lit de mort, mais selon l’Église, après avoir souffert de la lèpre, selon Sylvestre). En tant que chrétiens nous devons accepter le Mystère du Baptême et croire qu'il lave tous les péchés, sinon nous n'avons aucun espoir de salut. Le baptême est la purification du péché ancestral et de tout péché, il offre à l'homme une «table rase», car il sort de l'eau mort au péché, né à nouveau à une vie nouvelle,  ressuscité à une vie en Christ, comme enfant de Dieu, en tant que fidèle chrétien, comme citoyen, héritier et membre du Royaume céleste de Dieu.

Avec le Baptême, les péchés de Constantin ont été emportés, ainsi l’Église doit faire abstraction de toutes ses mauvaises actions passées. Ce qui reste ce ne sont que les bonnes actions, qui sont nombreuses. 

Tout d'abord, nous avons l'édit de Milan, qui, avec la tolérance de la religion chrétienne, en a sauvé des milliers de la mort et a donné aux Chrétiens la liberté d'adorer Dieu ouvertement. Dans le même temps, il donnait des droits aux évêques et aux prêtres, et le droit pour l’Église d'hériter de biens. Il était responsable de l'Église, qui est passée de l’Église des catacombes à l’Église de l'Empire. Il a construit la nouvelle capitale de l'empire (Constantinople) et après l'inauguration de la Ville, il en a bannit tout rite païen. Il a convoqué et présidé le premier concile œcuménique de l'Église chrétienne, à Nicée en 325, dont le principal travail a été la condamnation de l'Arianisme. Le Concile résumant la foi chrétienne nous a donné le Credo de Nicée. Constantin a également construit de nombreuses églises dont l'église des Saints-Apôtres à Constantinople et l’Église de la Résurrection à Jérusalem.

Trois évènements marquent son règne : L'édit de Milan, le statut de capitale chrétienne pour Constantinople et le premier concile œcuménique, font passer l'Église à l'âge adulte. Ils ont permis à la vraie foi chrétienne de se répandre et d’être prêchée dans tout l'Empire. Cinquante ans après sa mort, Théodose a mené à terme la politique de Constantin en faisant du Christianisme la seule religion reconnue de l'Empire. L'Église fut alors établie. Les autorités romaines avaient dit aux Chrétiens: "Vous n'avez pas le droit d’exister" Constantin a été responsable de l'existence continue de l’Église. Indirectement, par ses actions, des millions de personnes ont pu entendre parler de Jésus-Christ et être converties à la vraie foi. Vraiment, il mérite son titre de Saint Constantin « égal aux Apôtres ».

Cette question de la sainteté  de St Constantin ouvre de nombreuses portes à la discussion. En général, les gens voient un Saint comme un saint homme qui a passé toute sa vie dans la prière et l'adoration de Dieu en faisant des miracles. Mais nous sommes tous appelés à être sauvés et quiconque est sauvé est un saint.

 Comment nous vivons avant de venir à la connaissance du Christ n'a pas d'importance, ce qui importe c'est notre mode de vie après que nous avons accepté le Christ dans nos cœurs. Nous avons tendance à oublier que le Christ a dit qu'Il n'est pas venu pour sauver les justes mais les pécheurs. Constantin a été lavé de ses mauvaises actions, par le baptême, alors que j'ai été baptisé dans la petite enfance. Comment puis-je être débarrassé de mes maux? L’Église nous en donne les moyens avec le Mystère de la confession. La confession, est pourrait-on dire, une extension du mystère du Baptême et nous aide à effacer l'ardoise et à recommencer. En tant qu’hommes faibles, nous continuerons à pécher, mais nous ne devons pas permettre à notre faiblesse de nous conduire au découragement et au sentiment que nous ne pouvons pas être sauvés. Un élément important pour notre salut est le repentir. Le mot repentance est souvent mal compris. Le mot grec Metanoia signifie un changement d'esprit et c'est ce que la repentance doit être. Je regrette mes actions et je confesse mes péchés. Peu importe combien de fois nous tombons dans le péché et nous mettons en place un mur qui nous sépare de la vie éternelle, Dieu nous a donné les moyens à travers l'Église de le réduire à néant et de recommencer.



Dieu est miséricordieux, Il accepte tous ceux qui viennent à lui sans regarder leur passé de pécheur. "De même, je vous le dis, il y aura plus de joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se repent, que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n'ont pas besoin de repentance.. De même, je vous le dis, il y a de la joie devant les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se repent. "(Luc 15:7, 10)

A Pâques et au cours de la Liturgie Pascale, le prêtre lit l’homélie de Pâques de Saint Jean Chrysostome. Lisez-la attentivement et vous verrez que cela résume toutes nos espérances et l'amour du Christ pour l'humanité."

 lire également :
Mémoire des Saints empereurs, couronnés par Dieu et Egaux-aux-Apôtres, CONSTANTIN le GRAND et sa mère HELENE

dimanche 22 mai 2011

Всех скорбящих Радость - Une pensée pour mes chers amis défunts Irina, Olga et Andreï : Mémoire éternelle !






О, Пресвятая Владычице Богородице, Преблагословенная Мати Христа Бога Спасителя нашего, всех скорбящих Радосте, больных посещение, немощных покрове и заступнице, вдовиц и сирых покровительнице, матерей печальных всенадежная утешительнице, младенцев немощных крепосте, и всем беспомощным всегда готовая помоще и верное прибежище! Тебе, о, Всемилостивая, дадеся от Всевышняго благодать во еже всех заступати и избавляти от скорби и болезней, зане Сама лютыя скорби и болезни претерпела еси, взирающи на вольное страдание Сына Твоего возлюбленнаго и Того на кресте распинаема зрящи, егда оружие Симеоном предреченное сердце Твое пройде. Темже убо, о Мати чадолюбивая, вонми гласу моления нашего, утеши нас в скорби сущих, яко верная радости Ходатаица: предстоящи престолу Пресвятыя Троицы, одесную Сына Твоего, Христа Бога нашего, можеши, аще восхощеши, вся нам полезная испросити. Сего ради с верою сердечною и любовию от души припадаем к Тебе яко Царице и Владычице и псаломски вопити Тебе дерзаем: слыша, Дщи, и виждь, и приклони ухо Твое, услыши моление наше, и избави нас от обстоящих бед и скорбей; Ты бо прошения всех верных, яко скорбящих радость, исполняeши, и душам их мир и утешение подавши. Се зриши беду нашу и скорбь: яви нам милость Твою, посли утешение уязвленному печалию сердцу нашему, покажи и удиви на нас грешных богатство милосердия Твоего, подаждь нам слезы покаяния ко очищению грехов наших и утолению гнева Божия, да с чистым сердцем, совестию благою и надеждою несумненною прибегаем ко Твоему ходатайству и заступлению: приими, всемилостивая наша Владычице Богородице, усердное моление наше Тебе приносимое, и не отрини нас, недостойных, от Твоего благосердия, но подаждь нам избавление от скорби и болезни, защити нас от всякаго навета вражия и клеветы человеческая, буди нам помощница неотступная во все дни жизни нашея, яко да под Твоим матерним покровом всегда пребудем цели и сохранена Твоим заступлением и молитвами к Сыну Твоему и Богу Спасителю нашему, Ему же подобает всякая слава, честь и поклонение, со безначальным Его Отцом и Святым Духом, ныне и присно и во веки веков. Аминь.



Toute Sainte Souveraine, Mère de notre Dieu, Joie de tous les affligés, ce n'est pas aujourd'hui la fête de ta sainte icône mais la pensée de ces trois disparus est devenue tellement forte dans mon cœur qu'elle s'est transformée en supplication prie ton Fils notre Dieu de sauver les âmes de mes sœurs et de mon frère avec qui j'ai prié en chantant pendant toutes ces années du passé et pour qui j'ai tellement de reconnaissance encore aujourd'hui.

ХРИСТОС ВОСКРЕСЕ! ВОИСТИНУ ВОСКРЕСЕ!

mercredi 18 mai 2011

L'ICONOGRAPHIE DE L'ANASTASIS, l'Image et la Parole

L'ICONOGRAPHIE DE L'ANASTASIS



Une étude, au sein de l'Eglise orthodoxe, de l'apparition d'un modèle d'icône puis des variantes de cette icône de l'Anastasis, témoin de l'action vivifiante du Christ et de l'Esprit Saint jusqu'à la fin du monde.
Couverture souple, 257 pages
Prix:€39.00
Prêt à être expédié en 3 à 5 jours ouvrés
Également disponible en tant que File Download €3.00

mardi 17 mai 2011

"Écoutez, dominateurs des multitudes" - Sagesse de Salomon chap.6

1. Entendez donc, rois, soyez avisés,
instruisez-vous, juges des confins de la terre.
2. Écoutez, dominateurs des multitudes,
qui vous enorgueillissez de foules de nations.
3. Oui, la puissance vous est donnée de la part de IHVH-Adonaï,
le pouvoir d’‘Éliôn. Lui, il examine vos oeuvres, il scrute vos desseins.
4. Oui, vous étiez les officiers de son royaume,
vous n’avez pas jugé droitement,
vous n’avez pas gardé sa loi, vous n’êtes pas allés selon le dessein d’Elohîms;
5. aussi, terrible et prompt, il vient contre vous,
un jugement inexorable s’exerce sur les grands.
6. Oui, il donne au petit par pitié,
mais les forts sont châtiés avec force,
7. car l’Adôn du Tout ne se bride en face de personne,
la grandeur ne lui en impose pas,
oui, il a fait les petits et les grands et il veille sur tous ensemble.
8. Aux forts, il réserve un dur examen.
9. À vous donc, ô tyrans, mes paroles s’adressent
afin que vous appreniez la sagesse et ne trébuchiez pas.


10. Oui, les gardiens de la sacralité et des paroles sacrées
seront consacrés et leurs adeptes y trouveront leur défense.
11. Recherchez donc mes paroles, désirez-les et vous serez instruits.
12. La sagesse illumine, elle ne se fane pas,
elle se fait voir facilement par ses amants,
elle se trouve pour ceux qui la cherchent.
13. Elle se hâte de se laisser connaître par ceux qui la désirent.
14. Qui se lève tôt pour la rencontrer ne se fatigue pas,
oui, il la trouve assise au seuil de sa porte.
15. Oui, médite sur elle, elle est la perfection de l’intelligence,
qui veille à cause d’elle est aussitôt libéré d’angoisse.
16. Oui, elle circule à la recherche de ceux qui lui conviennent,
elle leur apparaît volontiers sur les routes
et dans toutes leurs pensées elle vient à leur rencontre.
17. Oui, son commencement est désir vrai de discipline
et le souci de discipline, c’est l’amour.
18. Amour est garde de ses toras,
mettre son coeur dans les toras est assurance de non-destruction.
19. La non-destruction rapproche d’Elohîms.
20. Ainsi le désir de sagesse est introduit au royaume.
21. Si donc vous plaisent trônes et sceptres, souverains des peuples,
glorifiez la sagesse pour régner en pérennité.
22. Ce qu’est la sagesse, comment elle fut formée,
je l’annoncerai, je ne vous cacherai pas ses mystères,
mais je suivrai ses traces depuis le début de sa genèse,
je mettrai en pleine lumière sa gnose,
je ne m’écarterai pas de la route de vérité,
23. je n’irai pas avec l’envie qui ronge,
car elle n’a pas de part avec la sagesse.
24. Avec la multitude des sages le salut du cosmos,
un roi sagace est la force du peuple.
25. Aussi, disciplinez-vous en mes paroles, vous serez aidés.


Sagesse de Salomon 
chap .6 (version André Chouraqui , Desclée de Brouwer)

"Tiens ton esprit en enfer et ne désespère pas." St Silouane l’Athonite

dimanche 8 mai 2011

« Par la mort Il a vaincu la mort » par Christos YANNARAS

"De plus en plus la vie chrétienne semble se limiter à une « manière de se comporter », à un code de bonne conduite. De plus en plus le christianisme s'aliène en prenant un caractère social adapté aux mesures des exigences humaines les moins dignes, aux mesures du conformisme, de la conservation stérile, de l'étroitesse du cœur et de l'absence d'audace, aux mesures du moralisme insignifiant qui cherche à embellir la lâcheté et la sécurité individuelle en les couvrant de la parure mortelle des convenances sociales. Les hommes qui ont réellement soif de vie, qui sont chaque jour sur la corde raide à la frontière de toutes les morts possibles, qui luttent désespérément pour distinguer quelque lumière dans le mystère hermétique de l'existence humaine, c'est-à-dire les hommes auxquels fondamentalement et par excellence s'adresse l’Évangile du salut, tous ces hommes, inéluctablement, demeurent loin de l'ordre rationnellement organisé, conventionnel, social, de la chrétienté établie.

Dans un tel climat aujourd'hui, pour un grand nombre d'hommes, de chrétiens, l'ascèse - fût-ce comme notion, ou comme mot - est pour ainsi dire incompréhensible. Si l'on parle du jeûne, de tempérance, de limitation volontaire des désirs individuels, il est sûr qu'on recevra en retour condescendance ou ironie. Ceci bien sûr n'empêche pas les hommes d'avoir leurs «convictions métaphysiques », de croire à quelque « être suprême» ou au « doux Jésus» qui a enseigné une Ethique admirable.

Mais la question est de savoir à quoi servent les « convictions métaphysiques» si elles ne donnent pas une réponse réelle (non pas idéaliste et abstraite) au problème de la mort, au scandale de la dissolution du corps dans la terre. Cette réponse ne se trouve que dans la connaissance que donne l'ascèse, l'étude de l'opposition de la mort dans notre corps même, le dépassement dynamique du dépérissement de l'homme. Et non pas n'importe quelle ascèse. Mais celle qui nous rend conformes à l'exemple du Christ, lequel a volontairement accepté la mort pour la détruire : « Par la mort Il a vaincu la mort ». Tout dépérissement volontaire de l'égocentricité «contre nature» est en puissance une abolition de la mort et un triomphe de la vie de la personne. Pour que l'homme parvienne enfin à remettre en toute confiance son corps - qui est l'ultime retranchement de la mort - dans les mains de Dieu, dans les bras de la « terre du Seigneur », dans l'accomplissement de la communion des saints."
Christos Yannaras 
extrait "La liberté de la morale" (Labor et Fides - Perspective orthodoxe)

samedi 7 mai 2011

ÉPHÉMÉRIDE : 7 mai

558 Le dôme de Sainte Sophie à Constantinople s'écroule. Justinien I° ordonne immédiatement de la reconstruire

1429 Jeanne d'Arc reprend Orléans aux Anglais. Cette victoire marque un tournant dans la Guerre de cent ans.

1560 François I° par l'Edit de Romorantin accepte le culte des Protestants et repousse l'Inquisition.

1794  Robespierre fait adopter par la Convention une nouvelle religion, le 'Culte de la Raison et de l'Etre suprême'.

1832 La Grèce est reconnue indépendante par le Traité de Londres. Othon I° de Grèce, Prince de Bavière, est choisi Roi de Grèce.

L'école d'iconographie PROSOPON



vendredi 6 mai 2011

L'APOTRE PIERRE ET L'EGLISE DE ROME par Nicolas Afanassieff - Rappel à temps et à contre-temps

St Apôtre Pierre (Sinaï)
"La transposition de l'ecclésiologie actuelle dans l'Église primitive crée non seulement une image erronée de cette dernière, mais encore suscite en nous des problèmes qui n'existaient pas à l'époque et qui sont, pour cela insolubles. Dans l'ordre d'idées de l'ecclésiologie eucharistique, la conscience chrétienne primitive ne pouvait pas se demander qui se trouvait en ce temps-là à la tête de  l'Église ou se poser la question, plus concrète, de savoir si Pierre se trouvait à la tête de l'Église et où et quand. Dans la conscience ecclésiale des premiers temps, il n'y avait pas de fondement pour une telle question car il n'y existait pas d'idée du pouvoir sur les églises locales, fut-ce le pouvoir d'une seule personne, même celui de l'apôtre Pierre, ou le pouvoir d'une seule église, qu'elle soit celle de Jérusalem, d'Antioche ou de Rome. Dans Mt. XVI, 18 le Christ ne parlait pas de l’église universelle mais de l'Eglise qui est Son corps, se manifestant à l'assemblée eucharistique de chaque église locale. En promettant que cette Eglise serait édifiée sur Pierre, le Christ ne l'instituait pas comme Son fondé de pouvoir sur toute Son Eglise. Sur ce point M. Cullmann est eu accord complet avec la théologie catholique, car à ses yeux Pierre était le chef de l'église universelle pendant son séjour à Jérusalem. M. C. ne diverge avec la théologie catholique qu'en ce qu'il limite la période où Pierre a été le chef de l'Eglise à un très court laps de temps. A la lumière de l'ecclésiologie eucharistique, Mt. XVI, 17-19 permet seulement de conclure que le Christ a fait de Pierre un chef à l'intérieur d'une église locale, mais il ne l'a pas placé à la tête des églises locales. Ce qui plus est, nous avons une indication directe dans les écrits néo-testamentaires que la conscience ecclesiale primitive ne voyait pas en Pierre un chef de l'Eglise, J'ai en vue Eph.I, 22-23 (cf Col. I, 18). Authentique ou pas, cette épitre témoigne du fait que la conscience chrétienne primitive considérait le Christ comme chef de l'Eglise et qu'elle n'avait pas l'idée que le Christ ait pu instituer quelqu'un temporairement ou définitivement comme Son fondé de pouvoir. Nous retrouvons le même ordre d'idées dans I Cor. III, 11. Il serait erroné de voir dans Eph. I, 22-23 et surtout dans ICor.III,11 l'expression d'une polémique contre Pierre, car Pierre, tout comme Paul, non seulement n'avait pas la prétention d'être le chef de l'église universelle, mais il n'avait même pas cette idée. En outre, les premiers chrétiens ne sentaient pas la nécessité d'avoir un chef visible de l'Église , qui avait un Chef invisible,— c'est le langage de notre époque —, car pour eux le Christ était présent à chaque assemblée eucharistique."
Nicolas Afanassieff
extrait  de
L'apotre Pierre et l' évêque de Rome
A propos du livre d'Oscar Cullmann «Saint Pierre, Disciple -Apôtre - Martyr. Neuchatel - Paris 1952 Theologia 26, Athènes 1955, p. 465-475; 620-641
sur le site Myrobiblos.gr

jeudi 5 mai 2011

ÉPHÉMÉRIDE : 5 mai



553 : début du deuxième concile de Constantinople
614 : Palestine : les Perses prennent Jérusalem et emmènent le Patriarche et la population en captivité. Ils s'emparent de la Vraie Croix, trophée de leur triomphe sur l'empire byzantin.
877 : Consécration de la Collégiale Sainte Marie future abbaye St Corneille construite par Charles le Chauve, petit fils de Charlemagne à Compiègne dont il voulait faire la capitale de l'empire d'occident.
996 : Consécration du Pape Grégoire V
1044 : Consécration du Pape Grégoire VI
(et... 1818 : naissance de Karl Marx)

mercredi 27 avril 2011

FONCTION et PLACE de L’ART DANS L’EGLISE

A propos de la photographie d’un crucifix en plastique dans de l’urine d’un artiste. En dernière analyse. 
On pourrait penser qu’il ne faut plus donner de publicité à cet évènement scandaleux et qu’il ne faut donc plus en dire un mot. Mais c'est désormais trop tard, et on peut avoir la conviction, au contraire, qu’il y a lieu d’approfondir la question pour comprendre d’un peu plus près ce qui s’est passé, une fois les émotions premières calmées et  le recadrage médiatique dominant prévisible effectué. 
Il faut sans doute revoir tous ces évènements action/réaction   sous un autre jour c.à.d. à la lumière des déclarations de l’artiste dont il faut prendre au sérieux  le refus d’être considéré comme blasphémateur.
L’homme se définit en effet à la fois comme artiste et comme chrétien.
« Je n'ai rien d'un blasphémateur, et je n'ai aucune sympathie pour le blasphème", insiste Andres Serrano, qui revendique être "un artiste chrétien) […]
Et plus loin "J'aimerais travailler au Vatican, réaliser une grande œuvre religieuse à Rome, dans les églises de la cité pontificale", affirme encore Andres Serrano. "J'aimerais que le Saint-Siège comprenne que je suis un artiste profondément chrétien de mon temps", ajoute-t-il.». 

On ne peut taxer immédiatement l’urineur-photographe de lâcheté en le soupçonnant de craindre les menaces voire le bâton d’intégristes catholiques qui auraient fait la démonstration de force définitive qu’on ne peut s’attaquer impunément aux choses sacrées. Non c’est sans doute bien plus grave que ça. 

Il faut donc croire ses déclarations et en tirer les conclusions  qui s’imposent :

  1. Cet homme se considère et est reconnu officiellement par le marché et les médias de l’art comme artiste de son temps. Cela lui vaut donc, en toute logique, la chance de faire des expositions dans le monde et de bénéficier d’un mécénat public ou privé qui correspond à ce fait.
Que l’on s’indigne sur ce qu’est devenu l’art depuis sa déconstruction systématique commencée à la fin du XIX° s. aboutissant à notre époque à l’éclatement des codes, des langages artistiques et des canons esthétiques, comme à la multiplication des discours justifiant toute production éphémère ou durable sur support traditionnel ou non (la théorie finissant même quelquefois par se substituer en toute logique à n’importe quelle production), à la fin de l’histoire, à la fin des normes collectives, l’individu avec son regard propre – étant  la nouvelle norme dans le domaine dit artistique plus qu’ailleurs encore etc. …
Tout cela ne fera rien à l’affaire : l’art étant mort l’art est partout... et même si l'art n’est pas mort, et qu’il sent tout de même une drôle d’odeur, cet homme est bel et bien reconnu comme artiste.  

  1. Cet artiste – donc – se déclare par ailleurs « profondément chrétien » et il aimerait même « travailler au Vatican, réaliser une grande œuvre religieuse à Rome, dans les églises de la cité pontificale ». Il se définit donc comme catholique romain convaincu, prêt à marcher sur les traces des Michel Ange, Bernin etc. Et là encore il n’y a pas lieu de ne pas croire en sa sincérité.  
Ici, dans ce domaine comme dans les autres, le discours individuel prime. De même qu’il est désormais possible de se déclarer et d’être reconnu comme artiste par la démonstration publique de  n’importe quelle fantaisie  de son ego, il est possible d’être reconnu comme « chrétien » du moment qu’on se déclare tel. Chrétien signifiant bien entendu, à l’entendement universel, catholique évidemment…
C’est donc en toute légitimité que Andres Serrano se déclare artiste chrétien contemporain, et selon lui certainement suffisamment connu et talentueux pour prendre la relève de tous ses prestigieux prédécesseurs à Rome.
Qu’est-ce qui le caractérise ? Des préoccupations somme toute assez communes aux chrétiens d’occident contemporains à première vue : la revendication de la libre expression par rapport aux dogmes, la réhabilitation du corps etc.  

Quoi que l’on pense de la dégénérescence de l’art et de la religion, il y a une logique dans tout cela et la situation contemporaine n’est jamais, il faut bien le dire maintenant, que l’aboutissement grimaçant de prémisses fondant la théologie schismatique latine.

Il faut maintenant comprendre que la place que le statut de l'image et que l’art ont prise depuis des siècles dans l’Eglise catholique romaine même dans ses plus belles et plus admirables expressions esthétiques était fondée sur des erreurs, que l’on ne peut que nommer hérésies en langage théologique.  Rappelons-le, ce n’est pas par exclusion de l’histoire de l'art ou refus d’un progrès culturel – douteux d’ailleurs – que s’est constituée et développée l’iconographie orthodoxe,  c’est tout simplement par fidélité aux fondements  de l’Eglise éternelle du Christ et par inspiration réelle du Saint Esprit de Dieu. Voilà qui est dit de façon peu œcuméniste et un peu brutale mais il va falloir enfin garder les yeux ouverts pour mesurer à quel point l’esprit du monde a envahi l’Eglise romaine et l’a contaminée. 

        Chers frères orthodoxes, décidément la charité non seulement doit accompagner l'expression de la vérité dans le dialogue œcuménique  mais elle doit se consacrer avant tout à l’expression de cette vérité.
 Veut-on d’une union avec un corps malade pour en perdre la santé à son tour jusqu’à une mort annoncée depuis longtemps comme déjà effective et inéluctable de toute façon ?
 Voilà pourquoi la critique est nécessaire et la polémique n’est pas vaine, voilà pourquoi les remises en question des consensus divers sont utiles ;  voilà pourquoi la mise en relief des absurdités et des erreurs de ce qui se passe de nos jours et la dénonciation des hérésies passées et toujours contemporaines sont utiles, nécessaires, indispensables et vitales. Même si  tout ce travail critique semble douloureux aux membres de l'Eglise soucieux d'un témoignage commun sans déchirements pour être crédible et témoigner au monde et même si toutes ces remises en question perturbent la belle harmonie des rencontres iréniques des hiérarques à haut et noble niveau, il en va non seulement de la santé mais de la vie même du Corps même du Christ.

lundi 18 avril 2011

L'Office de l'Époux -" Ἰδοὺ ὁ Νυμφίος..."


"Hier soir nous avons participé aux Matines du Lundi Saint, et nous avons donc maintenant vraiment commencé notre voyage à travers la Semaine Sainte. Les trois jours qui ont ouvert cette "Grande Semaine" sont appelés "Saints" ou "Grands" lundi, mardi, et mercredi, et ils sont "Grands" précisément parce que chacun d'eux nous enseigne symboliquement quelque chose de nous-mêmes, et de Dieu dans notre vie. La plupart des gens savent ce qui se passe le Jeudi , Vendredi et Samedi Saints, mais les trois premiers sont les jours les moins connus - il est certes déjà assez difficile aller à l'église trois jours d'affilée. Pourtant, ces jours sont théologiquement importants.

Structurellement, ou liturgiquement, nous avons encore l'"appel du Carême" - les mélodies sont toujours celles du Carême: au début, nous chantons "Alleluia", et en ces jours, nous entendons la prière de saint Ephrem, «Seigneur et Maître de ma vie ... » qui est la prière du Carême.

Ainsi, en surface, c'est comme une extension du Carême, nous sommes encore dans une disposition d’esprit de Carême. Mais ce n'est pas seulement cela, il s’agit d’un cycle à part entière, avec un thème commun qui est la révélation de la Fin. Le christianisme est la religion de la Fin- pas la Fincomme "Apocalypse Now" ou comme une catastrophe ; du retour du Christ, d’un point de vue chronologique, nous ne savons rien! Il s'agit d'une Fin dont le contenu n'est pas chronologique, mais qualitatif. Nous comprenons que la venue du Christ, sa mort et sa Résurrection sont des événements décisifs pour notre salut et que notre vie est désormais une attente de la Fin déjà commencée, de son Royaume déjà réalisé. Pourtant en peuple libre, nous pouvons refuser cela, ce que l'Église déclare : le Christ nous a sauvés. Et bien que nous puissions nous lamenter sur notre mort, l'Église proclame la mort de la mort. C'est pourquoi le Vendredi Saint, pour nous, n'est pas un jour de lamentation, pas plus que le Dimanche de Pâques une expression esthétique du bonheur: chaque jour nous vivons le drame du Vendredi saint et le Dimanche de Pâques, de la vie et la mort, de la victoire du Christ sur la mort et de notre attente de son "Royaume qui n'a pas de fin".

L’Église vit continuellement dans ce délai mystérieux entre Création et Fin. Et l'hymne commune de ces trois nuitsc: «Voici, l'Époux vient au milieu de la nuit», résume le thème principal de la célébration. Pour nous, "au milieu de la nuit" est symbolique - c'est pourquoi nous célébrons les matines dans la soirée; dans l'Église primitive, on célébrait un office de Vigile – c'est-à-dire qu’on restait éveillé toute la nuit. «Voici, l'Époux vient au milieu de la nuit» - nous ne savons pas quand le Christ viendra, mais Il viendra à minuit; au moment où la vie prend fin, au temps zéro. La vie liturgique de l'Église est précisément cette "attente" du Christ. La nouvelle dimension du Christianisme est cette «attente» ! Toute notre vie est une attente, un guet, et une vigilance constante. Pensez aux paroles de saint André de Crète récitées tout le carême: «Mon âme, ô mon âme, Tu sommeilles réveille-toi car le terme est proche et le trouble qui va te saisir est imminent, laisse là ta torpeur afin que le Christ Dieu te fasse miséricorde Lui qui est partout présent et qui remplit tout »( Kondakion ton 6) C'est l'aspect joyeux du christianisme. «Je dors, mais mon âme veille». Et cette dimension est essentielle pour la compréhension du monachisme et des longs offices de notre Église. Notre prière continuelle ce sont ... les derniers mots de l'Apocalypse : «Viens, Seigneur Jésus». Notre invocation incessante est la suivante : «Vienne ton Royaume».

C'est pourquoi notre Église fait si souvent usage de la métaphore de l’épouse ou du banquet de noces. Le Christ comme Époux vient et nous emmène dans sa chambre nuptiale ; Dieu incarné nous emmène dans sa tombe... Si bien que, lorsque, à la mi-nuit de Pâques, nous ouvrons les Portes Royales, l'essence même du Royaume se révèle, et nous chantons «aujourd'hui, tout est rempli de lumière et de joie. »"

(Version française par Maxime le minime de l'article du Rev. Deacon John Chryssavgis du GOAC

dimanche 17 avril 2011

L’humilité victorieuse parmi les humbles. Dimanche des Rameaux


Béni soit Celui qui vient au nom du Seigneur !
Hosanna au plus haut des Cieux !

Zacharie 9:9 « Exulte avec force, fille de Sion! Crie de joie, fille de Jérusalem! Voici que ton roi vient à toi: il est juste et victorieux, humble, monté sur un âne, sur un ânon, le petit d'une ânesse.»

Jn 12, 14-16 : « Jésus, trouvant un petit âne, s'assit dessus selon qu'il est écrit: Sois sans crainte, fille de Sion: voici que ton roi vient, monté sur un petit d'ânesse.
Cela, ses disciples ne le comprirent pas tout d'abord; mais quand Jésus eut été glorifié, alors ils se souvinrent que cela était écrit de lui et que c'était ce qu'on lui avait fait. »

Matthieu 21:5 «21 Lorsqu'ils approchèrent de Jérusalem et qu'ils furent arrivés à Bethphagé, vers le mont des Oliviers, Jésus envoya deux disciples 2 en leur disant: «Allez au village qui est devant vous; vous y trouverez tout de suite une ânesse attachée et un ânon avec elle; détachez-les et amenez-les-moi. 3 Si quelqu'un vous dit quelque chose, vous répondrez: 'Le Seigneur en a besoin.' Et à l'instant il les laissera aller.»
4 Or [tout] ceci arriva afin que s'accomplisse ce que le prophète avait annoncé:
5 Dites à la fille de Sion: 'Voici ton roi qui vient à toi, plein de douceur et monté sur un âne, sur un ânon, le petit d'une ânesse.'
6 Les disciples allèrent faire ce que Jésus leur avait ordonné. 7 Ils amenèrent l'ânesse et l'ânon, mirent leurs vêtements sur eux, et Jésus s'assit dessus. 8 Une grande foule de gens étendirent leurs vêtements sur le chemin; d'autres coupèrent des branches aux arbres et en jonchèrent la route.
9 Ceux qui précédaient et ceux qui suivaient Jésus criaient: «Hosanna au Fils de David! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur! Hosanna dans les lieux très hauts!»
10 Lorsqu'il entra dans Jérusalem, toute la ville fut troublée. On disait: «Qui est cet homme?»
11 La foule répondait: «C'est Jésus, le prophète de Nazareth en Galilée.».»


HASTA LA VICTORIA SIEMPRE !