Les lèvres mensongères font horreur à l'Éternel, tandis que ceux qui agissent avec fidélité lui sont agréables. Proverbes 12:22 «C'est ce qui sort de l'homme qui le rend impur. En effet, c'est de l’intérieur, c'est du cœur des hommes que sortent les mauvaises pensées, les adultères, l'immoralité sexuelle, les meurtres, les vols, la soif de posséder, les méchancetés, la fraude, la débauche, le regard envieux, la calomnie, l'orgueil, la folie. Toutes ces choses mauvaises sortent du dedans et rendent l'homme impur.» Marc 7:20-23 Un témoin fidèle ne ment pas, tandis qu’un faux témoin dit des mensonges. Proverbes 14:5 « Vous, vous avez pour père le diable et vous voulez accomplir les désirs de votre père. Il a été meurtrier dès le commencement et il ne s'est pas tenu dans la vérité parce qu'il n'y a pas de vérité en lui. Lorsqu'il profère le mensonge, il parle de son propre fond, car il est menteur et le père du mensonge. » Jean 8:44 Si les paroles distinguées ne conviennent pas à un fou, les paroles mensongères conviennent d’autant moins à un noble. Proverbes 17:7 « Écarte de ta bouche la fausseté, éloigne de tes lèvres les détours ! Proverbes 4:24 Craindre l'Éternel, c'est détester le mal. L'arrogance, l'orgueil, la voie du mal et la bouche perverse, voilà ce que je déteste. » Proverbes 8:13 « Pierre lui dit : «Ananias, pourquoi Satan a-t-il rempli ton cœur, au point que tu aies menti au Saint-Esprit et gardé une partie du prix du champ? […] Comment as-tu pu former dans ton cœur un projet pareil? Ce n'est pas à des hommes que tu as menti, mais à Dieu.»Actes 5:3-4Mais pour les lâches, les incrédules, les abominables, les meurtriers, les impudiques, les enchanteurs, les idolâtres, et tous les menteurs, leur part sera dans l'étang ardent de feu et de soufre, ce qui est la seconde mort.Apocalypse 21.8

jeudi 27 septembre 2012

Anarchistes vs Fols en Christ ?

St Isidore le thaumaturge
An-archè,
sans commencement...
Qui seul est sans origine ?
Seul celui que nous invoquons sous le nom de Dieu peut être ainsi qualifié, car Il est de tout temps, l’Éternel...
Qu'est-ce donc qu'un anarchiste ?
C'est celui, dit-on communément, qui n'a ni dieu ni maître ? Mais si Dieu n'est plus qu'un dieu, c'est à dire une idole "qui a des oreilles et n'entend pas, une bouche et ne parle pas, des yeux et ne voit pas", une idole faite de mains d'homme, à l'image et à la ressemblance de l'état de déchéance qui est le sien depuis la Chute, alors l'anarchiste n'a pas tort de refuser d'adorer un tel dieu. Et si le maître est un tyran qui prétend à être non seulement obéi mais vénéré voire encensé et adoré, alors quel tort pourrait-on reprocher à celui qui se dérobe à son pouvoir ?


Voici une autre définition du véritable anarchiste selon nous : littéralement c'est celui qui suit la voie de l'An-archè, du seul non-créé, c'est à dire Dieu Lui-même, le vrai Dieu, et non point sa caricature idolâtrée ici et là sous diverses formes mais Celui qui est à la fois l'inconcevable, l'ineffable, l'incommensurable et qui s'est incarné selon un plan conçu de toute éternité, en Jésus de Nazareth, enfant du ventre d'une de nos sœurs humaines, de sorte que celui qui a vu le Fils voit le Père, et s'unisse à  Lui, dans les mystères de sa Vie, sa Passion et sa Résurrection, connaissant à nouveau son image originelle, pour s'y conformer par la ressemblance en y trouvant sa libération de toute idole et de toute tyrannie à commencer par lui-même, soumis qu'il est avant tout à son égocentrisme et à l'aliénation que lui vaut ses diverses dépendances, en vue de son salut. Ceux que dans l’Église Orthodoxe nous appelons des "Fols en Christ" sont sans doute ceux-là les véritables anarchistes.


Jean-Claude LARCHET dans une interview «Fou» pour le Christ parue dans la revue Фома, n° 110, juin 2012, p. 21-­26, rappelle que
[…] L’Église, en tant qu’institution, a tendance à se figer dans le ritualisme et le formalisme, et […]  peut être séduite par le pouvoir, par les richesses et par l’esprit de ce monde. Les prophètes, les startsi, les fous-en-Christ, mais aussi tous les fidèles qui vivent profondément leur foi sont là pour rappeler la véritable réalité de l’Église, qui est le Corps du Christ animé par l’Esprit et non une société humaine ou un État dans l’État. […] les fous-en-Christ, du fait de leur vie publique et du fait qu’ils témoignent par leur genre de vie d’un parfait détachement par rapport à ce monde et à ses lois, expriment d’une manière particulièrement forte que le Royaume de Dieu n’est pas de ce monde (cf. Jean 18, 36). Ils rappellent aussi, contre le ritualisme, le formalisme et le moralisme, que la lettre tue et que c’est l’esprit qui vivifie (cf. 2 Corinthiens 3, 6). Mais le Christ Lui-même, par diverses paroles (comme « les premiers seront les derniers et les derniers les premiers », ou comme les Béatitudes [Matthieu 5, 3‐12]) a souligné que le christianisme obéit à des lois différentes de celles du monde ; et saint Paul a affirmé très clairement que le christianisme est folie pour le monde (cf. 1 Corinthiens 1, 17‐27) et a dit au nom de tous les chrétiens qui vivent profondément leur foi : « nous sommes fous à cause du Christ » (1 Corinthiens 4, 10).


Christos YANNARAS dans un chapitre de son beau livre "La liberté de la morale
écrit également :

Le défi des fols en Christ 
«Ce qui nous condamne ou ce qui nous sauve est notre refus ou notre effort de « transformer » la révolte de notre nature commune en relation personnelle de repentir et de communion; notre refus ou notre effort d'imiter la kénοse du Christ, le renoncement à toute exigence individuelle de justification; notre refus ou notre effort d'assumer volontairement l'échec commun et de le porter à Dieu, d'incarner dans nos personnes la parole de l'Apôtre Paul: « Je supplée dans ma chair à ce qui manque aux afflictions du Christ pour son corps, qui est l'Église » (Col. 1, 24). C'est seulement ainsi que les saints, lesquels vivent le mode trinitaire de l'existence, dépassent la fragmentation de la nature par le péché, transforment le péché en humble accueil des autres, en événement de communion et d'amour. » [...]

«Mais la provocation des « fols » ne crée pas de confusion dans la foi des hommes. Elle n'enténèbre pas non plus la vérité de l'Église. Elle surprend seulement ceux qui ont identifié la foi et la vérité avec la conception sécularisée de la conséquence morale et de la bienséance conventionnelle. Les « fols » ont le charisme et l'audace de déclarer ouvertement que la chute et le péché humains qui nous sont communs à tous, sont la réalité de notre nature, et qu'ils ne sont abolis ni parce qu'existent des cas individuels « améliorés », ni parce qu'ils (la chute et le péché) sont dissimulés sous les apparences sociales.»  [...]


«C'est en ce sens que tout moine de l'Orient orthodoxe est une sorte de « fol en Christ» . Il porte le vêtement de deuil, signifiant par là ouvertement qu'il assume notre chute et notre péché communs. Et il se retire dans l'ascèse combattant pour nous tous cette chute et ce péché. Telle est également la vocation de tout membre de l'Église. Si nous-mêmes persistons à ignorer l'Évangile du salut en identifiant la nouvelle naissance de l'homme avec la reconnaissance sociale de la vertu individuelle, avec cette réussite mondaine qu'est la considération morale, c'est nous qui en portons la faute, cette faute qui nous exclut de la vérité et de la vie.»[...]


«De toute manière, dans le cas des « fols en Christ », leur bouleversante liberté vis-à-vis de toute loi, toute règle, toute limitation, toute déontologie, n'est pas simplement un rappel didactique du danger que nous courons à identifier la vertu et la sainteté avec la bienséance sociale conventionnelle et la conséquence morale égocentrique. Nul n'enseigne jamais vraiment en ne faisant que contester des conceptions et des mode de vie erronés, mais en incarnant lui-même la vérité capable de sauver, La bouleversante liberté des « fois » est avant tout une mort totale, une parfaite destruction de tout élément égocentrique de vie. Cette mort est la liberté qui peut briser et dissoudre toute forme conventionnelle. Elle est la résurrection dans la vie de l'altérité personnelle, dans la vie l'amour qui ne connaît pas de limites et de barrières.»
 

lundi 24 septembre 2012

Eglise St Nicolas de Toulouse : à qui la faute ?

D'abord il vaudrait mieux ne pas donner trop d'importance à l'affaire. Ensuite on a bien fait de virer virilement (si j'ai bien compris) les fauteurs de trouble mais ensuite il y a sûrement mieux à faire que de s'indigner et de s'ajouter à la liste des victimes.

Il faut essayer de comprendre. Et en bons chrétiens, essayer de comprendre en quoi la responsabilité se partage quand le monde va mal quelque part. Cet article fait suite en quelque sorte à l'article précédemment paru sur les Pussy Riot.

C’est ce que voudrait faire cet article qui à coup sûr ne plaira pas tout le monde…

Quand une église est profanée, un clergé malmené dans un pays où le Christianisme est désormais minoritaire ou l’a toujours été, on ne peut douter qu’il s’agit là de pure persécution et l’Agneau de Dieu est une fois de plus immolé par le péché de l’homme déchu et ensauvagé.

Cependant il en va peut-être quelque peu différemment dans un pays où l’Église n’est pas dans cette position de faiblesse et l’on peut hésiter à interpréter les mêmes phénomènes sacrilèges selon le contexte. Ainsi en est-il de l’Église catholique de France et de l’Église orthodoxe de Russie lors des révolutions du 18ème et du 19ème siècle ici et là-bas.

La question que l’on peut – et qu’il faut bien aussi sans doute  – se poser, en constatant tant de haine récurrente et d’acharnement tenace voire obsessionnel contre l’Église à travers les siècles, c’est – pour parler de manière abrupte – celle-ci :
– quelle est la part indubitable de l’originelle, éternelle et systématique persécution de la foi chrétienne dont on connaît bien l’origine et qui s’actualise périodiquement ici ou là comme cela se produit au Moyen Orient ces derniers temps par exemple…
– mais également quelle est la part purement contextuelle et sociétale de la révolte contre ce qui représente aux yeux de beaucoup non pas la suprême voie du salut, c’est-à-dire pour nous Orthodoxes la déification, mais tout simplement une institution humaine – bien trop humaine – dont les prétentions à moraliser, policer voire réglementer les mœurs et les pratiques sociales, en concurrence ou en collaboration avec le pouvoir politique en place ne sont non seulement pas comprises mais rejetées par ceux dont la « culture religieuse » est faible, tordue voire nulle. Autrement dit et plus clairement quelle est la part de responsabilité du cléricalisme dans le rejet du Christianisme identifié uniquement à une pure institution dont on peut vouloir se passer ou se débarrasser ?

Pourquoi, en l’occurrence à Toulouse, un temple se situant dans la « tradition » russe bien que n’étant volontairement et ostensiblement (mais pour qui ?) pas dans, et encore moins sous, la juridiction du Patriarcat de Moscou a-t-il subi ces outrages ? Pourquoi a-t-il été choisi et visé comme cible par ces révolutionnaires pâtissiers à la mie de pain solidaires des exhibitionnistes slaves ? Parce que leur ignorance les a induits à une assimilation abusive sans doute… Ils ont vu « église russe » ils y ont foncé parce que les « méchants » qui ont participé à la répression de leurs copines exhibitionnistes c’est des russes orthodoxes hein ? et donc puisqu’on a une leurs églises sous la main c’est bien pratique, on va leur montrer ce qu’on en pense à ces curés !

Un certain nombre de questions ne peuvent qu’émerger de cet évènement et l’on aura compris que la problématique exposée en introduction m’amène à donner à la critique du cléricalisme la place de responsabilité qui lui revient selon moi :

Dans le désordre

1. L’Église Russe avait jusqu’à une certaine époque une image sanctifiée par les persécutions, qu’il s’agisse des récits de martyre de l’émigration ou des samizdat de la dissidence restée sur place. Elle pouvait devenir l’icône de la Sainte Russie massacrée par le communisme athée.

2. Elle avait aussi jusqu’il y a peu cette image mystique fidèle à une tradition d’ascètes qui faisaient l’admiration des chercheurs spirituels en quête d’alternative à ce qu’ils avaient connu du Christianisme occidental et qui ne les nourrissait plus depuis longtemps.

3. Cette image sainte de martyre et d’apôtre s’était merveilleusement répandue à travers le monde avec les fruits les plus beaux... mais…

4. L’Église russe désirant légitimement reprendre, pour le bien de tous, la place qui lui revenait avant la Révolution, le Patriarcat a trouvé pour ce faire le soutien du politique qui, avec la promesse de retrouver son prestige passé, lui a confié la mission de remise en ordre moral de la société ex-soviétique. Résultat : l’Église russe a changé d’image, et de victime du pouvoir attirant la compassion et l’adhésion, elle est devenue suppôt du pouvoir provoquant le soupçon. Au lieu de conserver son image de martyre qui pouvait convertir les âmes comme cela s’est toujours produit dans l’histoire du Christianisme, elle a acquis une image de pouvoir institutionnel, financier, moral. Tour à tour et simultanément selon les uns ou les autres revendiquée ou soupçonnée, elle a de toute façon acquis une connotation politique de compromis avec le monde. L’ostentatoire et fréquente présence à l’église de Poutine, son soutien exprimé diversement , ont achevé d’assimiler l’institution religieuse et le pouvoir politique.

5. L’Église russe a néanmoins poursuivi dans cette voie de reconnaissance, de consolidation et de visibilité d’une institution religieuse nationale, en Russie comme à l’étranger, le modèle institutionnel étant malheureusement celui que l’occident non seulement remet sans cesse en cause mais rejette sans relâche : l’Eglise catholique romaine. Étrangement l’Orthodoxie russe ne semble toujours pas comprendre où s’origine le rejet du Christianisme occidental et persiste dans l’erreur en calquant son modèle de représentation traditionnel et médiatique sur Rome. Le Patriarcat a même produit, imitant en cela l’Eglise romaine, sa propre « doctrine sociale ». En s’associant et en se solidarisant avec un organisme malade – malgré sa somptueuse apparence et sa représentation médiatique du Christianisme malheureusement incontestée – et rejeté d’un nombre toujours croissant, elle y perd en crédibilité non seulement dans le monde orthodoxe (soupçonnée de vouloir non seulement ressusciter la 3ème Rome et de devenir un pape de l’Orthodoxie) mais dans le monde occidental, soit ignorant de l’Orthodoxie mais bienveillant , soit attiré jusqu’à l’adhésion. L’orthodoxie (russe en l'occurence) demeure ignorante de la réalité chrétienne occidentale : jadis elle n’y voyait que perdition rejetant même ce qu’il y avait de plus fidèle à la Tradition, aujourd’hui elle est aveugle à la dégénérescence réelle de l’institution papale et aux dommages réels qu’elle risque à s’y identifier.

6. D’autre part, ailleurs, sous le prétexte de la perpétuation fidèle et du culte d’une si belle tradition ancestrale, l’Église orthodoxe russe s’est d’abord voulu et avant tout russe, en Russie comme à l’extérieur, comme la grecque demeure grecque avant tout… mais cela fut funeste pour tous.

7. Le Patriarcat de Moscou n’a pas bonne presse auprès des fidèles de l’Exarchat voyant toujours en lui une institution compromise avec le pouvoir ; mais ces derniers, ayant toujours voulu et voulant encore tout de même demeurer russes avant tout, viennent de "bénéficier" de l’amalgame et… d’une responsabilité rejetée mais objective dans l’affaire des exhibitionnistes militantes.

8. N’étant plus dans l’Église russe (non par choix mais par obéissance à la Divine Providence ayant changé de lieu de résidence) je devrais peut-être ne pas m’en mêler. Mais je dois avouer pourtant que j'ai été enthousiaste au moment de la réunion d'une partie non négligeable des Orthodoxes Hors frontière avec Moscou et que je souhaitais que ceux de l'exarchat les rejoignent. Je suis plus amateur de paix et de communion que de schismes. De même j'ai souvent vu d'un bon œil le développement de l'Église russe à l'étranger pensant comme beaucoup (naïvement) qu'il serait bon pour tous que l’Église Orthodoxe soit vue comme importante et prospère et l’Église russe semblait bien placée pour cela.

Mais le problème est le suivant :

    a. l’Église orthodoxe, à trop vouloir faire ami-ami avec Rome, non seulement subit tous les inconvénients précédemment cités mais devient une église-institution chrétienne avec sa hiérarchie comme l’autre. Donc aux yeux de tous : Église orthodoxe russe = Église catholique romaine et vu les prétentions de Moscou à la représentation universelle de l’Orthodoxie. Église russe = Eglise orthodoxe universelle. A=B=C aucune différence, même rejet, même combat et mêmes conséquences néfastes.
    b. Je ne vois donc ni comment l’Exarchat peut communiquer, c’est à dire se justifier pour éviter l’amalgame dans ce monde médiatique réduisant tout au même, ni comment un orthodoxe peut désormais vivre sa vie orthodoxe tranquille à l’abri de tous les soupçons, assimilé qu'il va être à cette orthodoxie là…

Alors oui, bien sûr, le malin fait flèche de tout bois et peut lui chaut que la persécution soit sournoise, vicieuse et sophistiquée, ou bien brutale, violente et mortifère, ou bien médiatique et stupide ou bien athée et hargneuse, ou bien religieuse et fanatique, tout se conjugue à son avantage, pour lui tout est bon qui peut directement ou par conséquences détruire l’Église du Christ… mais encore faut-il s’efforcer à être complice du moins de choses possible de ce genre, dans une lutte de tous les instants...

On ne peut pas faire de l'Orthodoxie une chose mondaine pour faire des news, une chose intellectuelle pour faire des colloques et de prestigieux livres savants, une chose morale pour bien se conduire, une chose esthétique pour faire des expositions et des concerts, une chose politique pour maintenir l'ordre, une chose identitaire pour se distinguer des impurs, un bon plan pour faire carrière. C'est impossible de contenir l'Esprit Saint et la vie en Christ là dedans ! Par pitié ! Faites retour sur vous-mêmes, regardez ce que vous faites de l'Orthodoxie. N'attirez pas le malin, ne lui faites pas plaisir, ne  lui permettez pas de prospérer officiellement !

Que notre Dieu miséricordieux nous vienne en aide, à vous et à moi d'abord, pécheur que je suis parmi les pires, et qu’Il nous illumine pauvres aveugles que nous sommes, guidés trop souvent par des aveugles et nous accorde à tous sa grande miséricorde !
Maxime le minime scripsit.

dimanche 23 septembre 2012

Et si le fameux film anti-islam n'existait pas ?


"Que sait-on réellement du film anti-islam qui embrase depuis une semaine le monde musulman ? Une ridicule vidéo de 14 minutes, supposée extraite du long-métrage et diffusée sur YouTube. Un réalisateur, tout d'abord présenté comme un promoteur israélo-américain dénommé Sam Bacile, qui se révélera être en réalité Nakoula Basseley Nakoula, un Copte (chrétien d'Égypte) de 55 ans vivant en Californie. Une association chrétienne, Media for Christ, au nom de laquelle aurait été délivrée l'autorisation de production du film. Un consultant, Steve Klein, fondamentaliste chrétien et vétéran de la guerre du Vietnam, dont le fils a été gravement blessé en Irak. Et une équipe de 80 acteurs, qui ont annoncé avoir été "grossièrement trompés sur ses intentions et les objectifs" du film.
 [...]
 D'après Sam Bacile, la version entière du film aurait été projetée au Vine Theatre de Hollywood, sous le titre "L'innocence de Ben Laden". Pourtant, une employée du cinéma assure au Los Angeles Times que personne n'a assisté à la projection. Le verdict est le même pour les agences hollywoodiennes qui, selon le New York Times, n'ont jamais entendu parler de l'oeuvre. "Le film n'existe pas", assure au Hollywood Reporter Marium Mohiuddin du Conseil musulman des affaires publiques, un organisme qui aide les producteurs hollywoodiens à dépeindre correctement les musulmans."
(extraits d'un article très éclairant que vous pouvez lire dans son intégralité sur le site du Point)

mercredi 19 septembre 2012

Magnifiques Icônes brodées contemporaines

cliquez sur l'image pour voir le diaporama

sur le site http://iconmotif.com/ 
le magnifique travail de broderie traditionnelle
 de Matushka Galina Tregubov

mercredi 5 septembre 2012

L'"Immaculée Conception" selon l'Orthodoxie par Vladimir LOSSKY



"Quelques orthodoxes, animés d'un zèle très compré­hensible pour la vérité, se croient obligés de nier l'authenti­cité de l'apparition de la Mère de Dieu à Bernadette et refusent de reconnaître les manifestations de la grâce à Lourdes, sous prétexte que ces phénomènes spirituels ser­vent à confirmer le dogme mariologique étranger à la tradi­tion chrétienne. Cette attitude, croyons-nous, n'a pas de justification, car elle provient d'un manque de discerne­ment entre un fait d'ordre religieux et son utilisation doctri­nale par l'Église romaine. Avant de porter un jugement négatif sur l'Apparition de Notre Dame à Lourdes, en courant le risque de commettre un péché contre la grâce illimi­tée de l'Esprit Saint, il aurait été plus prudent (et plus juste) d'examiner avec la sobriété d'esprit et l'attention religieuse les paroles entendues par la jeune Bernadette et les circons­tances dans lesquelles ces paroles lui ont été adressées. 

Pendant toute la période de ses quinze apparitions à Lour­des, la Sainte Vierge a parlé une seule fois pour se nommer. Elle dit :   "Je suis l'Immaculée Conception".  Or, ces paroles ont été prononcées le 25 mars 1858, à la fête de l'Annoncia­tion. Leur sens direct reste clair à ceux qui ne sont pas obligés de les interpréter en dépit de la saine théologie et des règles de la grammaire : la conception immaculée du Fils de Dieu est le suprême titre de gloire de la Vierge sans tache.

 Les auteurs catholiques-romains insistent souvent sur le fait que la doctrine de l'immaculée Conception de la Sainte Vierge a été reconnue, explicitement ou implicitement, par plusieurs théologiens orthodoxes, surtout aux XVIIe et XVIIIe siècles. Les listes impressionnantes des manuels de théologie rédigés à cette époque, pour la plupart dans la Russie du sud, témoignent en effet jusqu'à quel point l'enseignement théologique à l'Académie de Kiev et dans d'autres Écoles d'Ukraine, de Galicie, de Lithuanie ou de Biélo-Russie a été affecté par les thèmes doctrinaux et dévotiοnnels propres à l'Église de Rome. Tout en défen­dant héroïquement leur foi, les orthodoxes de ces régions limitrophes subissaient inévitablement l'influence de leurs adversaires catholiques-romains, car ils appartenaient au même monde de civilisation baroque, avec ses formes parti­culières de piété.

On sait que la théologie latinisée des Ukrainiens a provoqué un scandale dogmatique à Moscou, vers la fin du XVIΙe siècle, au sujet de l'épiclèse. Le thème de l'Immacu­lée Conception était d'autant plus assimilable qu'il s'expri­mait dans la dévotion plutôt que dans une doctrine théolo­gique définie. C'est sous cette forme déνοtionnelle qu'on trouve quelques traces de mariologie romaine dans les écrits de saint Dimitri de Rostov, prélat russe d'origine et d'éducation ukrainienne. C'est le seul nom important parmi les autorités théologiques que l'on cite habituellement pour montrer que le dogme de l'Immaculée Conception de Marie est acceptable pour les orthodoxes. 

Nous n'allons pas dresser, à notre tour, une liste (combien plus impo­sante !) de théologiens de l'Église de Rome, dont la pensée mariologique s'oppose résolument à la doctrine transfor­mée en article de la foi, il y a un siècle. Il suffira de citer un seul nom, celui de saint Thomas d'Aquin, pour constater que le dogme de 1854 va à l'encontre de tout ce qu'il y a de plus sain dans la tradition théologique de l'Occident séparé. Que l'on relise les passages du Commentaireaux Sentences (I, III, d.3, q.I, art. 1 et 2; q.4, a. I) et de la Somme théologique (IIIa, q.27), ainsi que d'autres écrits où le Docteur angélique traite la question de l'Immaculée Conception de la Vierge : on y trouvera l'exemple d'un jugement théologique sobre et précis, d'une pensée clair­voyante, sachant utiliser les textes des Pères occidentaux (saint Augustin) et orientaux (saint Jean Damascène) pour montrer le vrai titre de gloire de la très Sainte Vierge et Mère de notre Dieu. Depuis cent ans, ces pages mariologi­ques de saint Thomas d'Aquin sont scellées pour les théolo­giens catholiques-romains, obligés de se conformer à la ligne générale mais elles ne cesseront pas d'être un témoignage de la tradition commune pour ceux des ortho­doxes qui savent apprécier le trésor théologique de leurs frères séparés."
En la fête de la Conception de la très Sainte Vierge Marie
Vladimir LOSSKY
Note adjointe à l'article publié
 dans « Le Messager » n° 20, décembre 1954
que vous pourrez lire intégralement en cliquant ICI

samedi 1 septembre 2012

Tchernobyl et la miséricorde divine ?

La puissance divine créatrice de vie  est comme la miséricorde de Dieu :
 incommensurable, mystérieuse, inconcevable, infinie mais observable...

 Le reportage d'Arte est une mine de réflexion pour nous chrétiens orthodoxes.

Le pitoyable orgueil de l'homme déchu a beau s'acharner à faire le mal de toutes les manières en massacrant cruellement des peuples et en détruisant sans remords la nature, quoi qu'il fasse, non seulement son acharnement diabolique à faire le plus de mal possible restera sous le  pied du Christ qui a vaincu le monde ( Jean 16-33), le diable et la mort (Hébreux 2-14) non seulement son péché n'est qu'une goutte d'eau dans l'immense océan de la miséricorde divine, mais également son entreprise insensée et égoïste de destruction de la vie de la nature n'empêche apparemment pas que la vie s'immisce à nouveau au milieu des champs de ruines et de la multitude des cadavres de tous les êtres vivants, selon des voies qui échappent totalement à l'homme et qu'il découvre abasourdi.

L’orgueil de l'homme qui lui donne l'illusion qu'il peut tout explorer, tout découvrir, tout comprendre jusqu’à désormais avoir la conviction qu'il peut lui-même créer la vie est proportionnel à l'orgueil qui lui fait croire qu'il peut supprimer toute vie de la planète. Il peut certes faire quelques progrès techniques dans différents domaines comme il peut provoquer des dégâts considérables et irréparables dans d'autres mais abolir la vie de cette planète jamais il ne le pourra.

Est-ce qu'à dire que parce que la miséricorde de Dieu est sans bornes, alors l'homme peut pécher sans souci des conséquences ici et maintenant et à l'heure du Jugement, je ne pense pas que quiconque puisse se fonder sur quelque chose de semblable ni dans les Saintes Écritures ni dans la Sainte Tradition. C'est sans cesse que l'homme est plus qu'invité à ne plus pécher et averti des risques qu'il prend pour sa vie à venir.

Certes on pourrait aller jusqu’à dire que ce n'est pas Dieu qui n'aime pas Hitler, mais que c'est Hitler qui n'aime pas Dieu, mais devait-on pour cela laisser cet abominable esprit pervers et tordu continuer son oeuvre de ténèbres ? Non il fallait l'arrêter et l'empêcher de nuire plus longtemps, cela n'avait que trop duré.

De même ce n'est pas parce que la vie soufflera toujours malgré les dégâts causés par l'homme à la nature, que l'on  doit laisser se poursuivre les nuisances qui ne manqueront pas de s'en suivre comme lors de la terrifiante catastrophe de Tchernobyl.
Maxime le minime
Regardez la vidéo ci-dessous




"Tchernobyl, une histoire naturelle ? sur ARTE. Quelle explication donner à l’apparente recolonisation par la Nature à Tchernobyl ? Dans cette zone d’exclusion, toujours interdite aux humains, dans ce monde étrange où la radioactivité se déplace en fonction des saisons, les zoologues et radioécologues font de surprenantes découvertes. Comment la nature reprend ses droits dans la zone interdite entourant la centrale. Une passionnante enquête sur une énigme scientifique. Vingt-quatre ans après l'explosion du réacteur n° 4, le 26 avril 1986, la "zone interdite" instaurée dans un rayon d'une trentaine de kilomètres autour de la centrale nucléaire offre la vision idyllique et paradoxale d'une nature préservée des ravages de la civilisation. Ce territoire où les radionucléides se sont dispersés irrégulièrement, avec l'explosion et l'incendie qui a suivi, est aussi devenu un vaste laboratoire à ciel ouvert, où les scientifiques étudient sur le long terme, en situation réelle, les effets de la radioactivité de faible dose sur les organismes vivants. Pourquoi certains oiseaux meurent-ils prématurément, pourquoi la croissance des pins est-elle perturbée, alors que mulots ou peupliers semblent en pleine santé ? Les espèces ne sont apparemment pas égales devant ces radiations : les résultats des recherches sont contrastés, troublants, révélant la complexité du monde vivant. Splendeurs radioactives Aujourd'hui, seulement moins de 3 % de la radioactivité initiale subsiste à Tchernobyl. Mais il faudra plus de deux siècles pour que le césium et le strontium rejetés lors de l'explosion et de l'incendie aient perdu toute leur charge radioactive. Selon l'hypothèse d'un laboratoire américain de génétique, les souris (la quarantième génération depuis la catastrophe) ne seraient pas affectées par ces radionucléides absorbés quotidiennement en doses colossales, parce qu'elles auraient su développer des résistances naturelles sophistiquées. Aucun des chercheurs interrogés ici ne se risque pourtant à tirer des conclusions générales sur cette énigme écologique. Partageant avec le spectateur leurs expériences et leurs questions, mais aussi leur émerveillement devant la nature, ces scientifiques nous ouvrent les chemins d'un territoire unique au monde. D'un printemps luxuriant jusqu'au coeur de l'hiver, les images splendides de Luc Riolon, tournées sur une année, en proclament le passionnant mystère." (source)

samedi 25 août 2012

LE LATIN LANGUE LITURGIQUE ORTHODOXE ?


Voici reproduit ici un extrait d'un message que l'on peut lire sur un blog catholique traditionaliste.
Ce message ne peut  laisser indifférent à plusieurs titres qui seront exposés après la citation...
"[...] Divisée dans ses rites et dans ses langues, l’Église n’est plus "une". Quelle force avait-elle lorsque tout chrétien, de New York à Pékin, pouvait assister à la messe avec son missel habituel et en partager le mystère avec une assistance inconnue dont il ne partageait pas même la langue ! Là l’idée de communion avait tout son sens : le partage du sacrifice de tous, entre tous, réunis ensemble par et pour l’Évangile, par delà les différences linguistiques, géographiques et civilisationnelles, unis dans une même foi… Travaillant en Afrique Noire dans les années 80, j’ai noté là avec surprise l’importante proportion des traditionalistes africains. Un de mes amis, alors ministre, m’en expliqua un jour la raison – ce qui aurait laissé rêveur n’importe quel prélat du concile : « Ils sont fous à Rome ! Les gens ici ne comprennent plus rien : avant on avait une langue pour la prière, une langue sacrée qui ne servait pas pour tous les jours, une langue faite pour ne s’adresser qu’à Dieu, et c’était la même langue pour nous tous. Ils ne savent pas, à Rome, que dans ce pays nous comptons quarante ethnies ? Alors quand tu te déplaces de quarante kilomètres un dimanche dans un village voisin, tu ne comprends plus rien à la messe ! Et on ne peut plus prier avec un prêtre de la tribu d’à côté. C’est les fétichistes qui rigolent bien : eux ils gardent la langue des fétiches ![...] » 

Ce texte en son entier est particulièrement émouvant parce qu'il exprime le désarroi d'un fidèle et sincère serviteur d'une  Église en perdition.  À de nombreuses reprises il a été question dans ce blog, des périls qu'il y aurait à trop se rapprocher d'un corps malade sans prendre les précautions sanitaires propres à une saine ecclésiologie et une saine théologie, ce n'est donc pas dans ce sens qu'ira le commentaire de ce texte.

Ce qui nous importera ici c'est le problème de la langue liturgique.

Et là il faut bien remettre en question le principe défendu par les représentants d'une Église orthodoxe locale en le confrontant à la réalité du terrain. 
>>>  LIRE LA SUITE >>> ICI

vendredi 24 août 2012

PUNK’S NOT DEAD BUT IT SMELLS FUNNY...Pussy Riot

             WHAT'NEW ABOUT THE PUSSY   ?
J’ai lu des articles et des forums et des discussions laxistes ou vengeresses, conflictuelles en veux-tu en voilà. Les medias n’ont cessé d’en faire leurs choux gras. 

Comme d’habitude l’anticléricalisme de base, peu regardant à ce qui ressemble à quelque chose de chrétien, s’est déchaîné, l’anti-poutinisme primaire y est allé bon train se substituant étrangement non à l’ « anticommunisme primaire » de naguère mais au présumé néo-tsarisme de Poutine étiqueté en même temps ex-KGB à vie… comprenne qui pourra la contradiction et la confusion. La menace de la tyrannie de la crosse et du goupillon, toujours à l’esprit des esprits pseudo révolutionnaires, bien qu'en réalité fashion victims du mode de pensée dominant, qui n’est que la pensée à la mode, donc de la non-pensée, donc conformistes à 100%. Quel mélimélo !

 Pour reprendre mon titre je ne sais pas comment on peut être punk en Russie aujourd’hui. Je ne sais pas ce qu’a à voir ce contexte avec celui de l’Europe occidentale de la fin des années 70. D’ailleurs je ne sais pas non plus si ce qu’on a appelé punks en France (qui étaient plutôt de l’ordre de nomades à chien de rue adeptes de la crête colorée et des premiers piercings) ou en Allemagne voire aux USA (quel rapport avec les Ramones ou les Dead Kennedys ?) avaient vraiment quelque chose de commun avec les Sex Pistols. Ce dont je suis sûr c’est que les Punks de l’époque cracheraient sur Madonna sans problème tellement sa soupe hollywoodienne à grand spectacle est antinomique avec les préoccupations rocks minimalistes des Pistols de l’époque, comme ils n’auraient rien à faire de la solidarité bien écolo-bien-pensante de Sting (qui n’en demeure pas moins un excellent musicien) eux qui ne se préoccupaient pas plus de leur santé que de celle du monde auquel ils ne voyaient aucun avenir en éclusant le plus possible de bière, avec le plus profond mépris pour les Hippies Peace and Love et leur trips psychédéliques… Bon alors qu’est-ce que les Pussy ont à voir avec le Punk ? Ah Ouais ! dans le domaine de ce style de musique comme dans tant d’autres il n'y a tellement rien de nouveau sous le soleil ( trompeur ou pas) qu’on se vautre à qui mieux mieux dans le rétro, faute d’être capable de créer quelque chose d’étonnant. Bref pas grand-chose ! 

NOUVEAU BLOG : VIE DES SAINTS DE GÉORGIE

Biographies des héros spirituels de la terre de Géorgie, moniales, moines, ascètes, martyrs, clercs ou laïcs qui ont fait briller sur elle la Lumière du Christ!
 pour faire connaître une magnifique facette de l’Église Orthodoxe, l'ÉGLISE GÉORGIENNE 

les Géorgiens ont comme d'autres peuples orthodoxes de magnifiques artisans,  artistes, leurs chants sont splendides et leurs églises très belles et ils ne manquent pas de saints... comme vous le verrez sur le blog de Claude.


En outre l'on dit souvent que la Géorgie et le pays basque (qui est une partie non négligeable de mon patrimoine génétique - je le revendique) ont étrangement beaucoup de points communs... ils nous sont donc proches. Quand je vois le style des fresques peintes dans leurs église je ne peux m'empêcher d'y voir une air de famille avec ce qui reste de nos fresques romanes. Qu'en pensez-vous ?

Lisez cet article extrait du Journal du Pays Basque 

Géorgie et Pays Basque, une culture commune?


"Géorgiens et Basques décidément main dans la main. L’université d’Etat d’Ilia, située à Tbilissi en Géorgie, vient de publier une traduction en géorgien de l’Histoire de la littérature basque de Jon Kortazar, professeur à l’université du Pays Basque (publiée seulement en euskara et en espagnol). Une histoire de la littérature basque ainsi qu’une biographie du poète Gabriel Aresti devraient donner un aperçu aux lecteurs géorgiens des diverses facettes de la littérature basque. Quel lien peut-il y avoir entre le Pays Basque et la Géorgie ? Certaines études, parfois contestées, tendent à démontrer que la langue et la culture des deux pays pourraient avoir des liens. Selon certains linguistes, des similitudes linguistiques existent entre les langues basque et géorgienne.
L’intérêt de l’éditeur géorgien, Vladimer Luarsabishvili, pour la littérature basque va bien au-delà de cette publication. A partir de cette idée, les littératures des deux pays pourraient également entrer en corrélation. L’éditeur travaille également sur la traduction de la biographie du poète basque Gabriel Aresti (1933-1975), également signée par Kortazar. Il espère pouvoir continuer à publier des textes basques ou traitant eux-mêmes de la littérature basque, pour permettre aux Géorgiens de découvrir cette littérature peut-être pas si éloignée de la leur.
Cette année (2011), la Géorgie avait déjà fait une apparition en Pays Basque par le biais du groupe de chanteurs géorgien Urmuli, sans oublier les échanges entre la Géorgie et le Pays Basque Nord promus par l’Institut culturel basque et recueillis sur le blog georgia.eke.org."


jeudi 23 août 2012

Le papisme, protestantisme le plus radical !

L'infaillibilité pour tous

"Dans l'Occident européen, le christianisme s'est transformé graduellement en humanisme. Longtemps et avec persévérance, les occidentaux ont amoindri le Dieu-Homme, puis ils l'ont rabaissé au niveau de l'homme: au niveau de l'homme infaillible de Rome, et du non moins infaillible homme de Berlin. C'est ainsi qu'est apparu d'un côté le maximalisme christiano-humaniste occidental (papisme), qui retranche tout du Christ, et de l'autre côté, le minimalisme christiano-humaniste occidental (protestantisme), qui attend le moins possible du Christ - et souvent rien. Et les deux ont placé l'homme comme valeur suprême et comme critère ultime à la place du Dieu-Homme. Ainsi s'accomplit l'effroyable tâche qui consiste à corriger le Dieu-Homme, son œuvre et son enseignement !

Avec persévérance et constance, le papisme s'est efforcé de remplacer le Dieu-Homme par l'homme, jusqu'à ce que dans le dogme de l'infaillibilité humaine, le Dieu-Homme soit remplacé en tout par l'homme infaillible. Car par ce dogme, l'homme (le pape) a été proclamé clairement et définitivement comme quelque chose de plus grand, non seulement que l'homme, mais que les saints Apôtres et les saints Pères et les conciles œcuméniques. En apostasiant ainsi le Dieu-Homme, et l'Église catholique-œcuménique, le maximalisme papiste a dépassé même Luther, le créateur du minimalisme protestant. Et en fait, la première "protestation" contre l'Église Une, Sainte, Catholique et Apostolique, doit être recherchée dans le papisme, et non dans le protestantisme. Et c'est dans cette protestation que réside l'origine du Protestantisme.

Nous ne devons pas nous leurrer : le maximalisme christiano-humaniste occidental, le papisme, est exactement le protestantisme le plus radical, parce qu'il a remplacé, comme fondement du Christianisme, le Dieu-Homme éternel par l'homme éphémère, et l'a proclamé comme dogme principal, comme vérité principale, comme valeur principale, comme mesure et critère principaux. Les protestants ne font rien d'autre que de recevoir ce dogme en substance, et de le développer dans d'effroyables proportions et dans tous les détails. En fait, le protestantisme n'est qu'un papisme appliqué à tous, dont le principe fondamental -l'infaillibilité de l'homme- est appliqué à la vie de chaque homme en particulier. A l'exemple de l'homme infaillible de Rome, chaque protestant devient infaillible, car il revendique sa propre infaillibilité sur les points de foi. De ce point de vue, on peut dire que le protestantisme est un papisme laïcisé, mais privé de dimensions "mystiques", d'autorité et de puissance." St Justin de Tchélié
(in L'homme et le Dieu-homme" traduit du serbe par Jean-Louis Palierne-Edition de l'Âge d'homme - Collection La Lumière du Thabor)