Les lèvres mensongères font horreur à l'Éternel, tandis que ceux qui agissent avec fidélité lui sont agréables. Proverbes 12:22 «C'est ce qui sort de l'homme qui le rend impur. En effet, c'est de l’intérieur, c'est du cœur des hommes que sortent les mauvaises pensées, les adultères, l'immoralité sexuelle, les meurtres, les vols, la soif de posséder, les méchancetés, la fraude, la débauche, le regard envieux, la calomnie, l'orgueil, la folie. Toutes ces choses mauvaises sortent du dedans et rendent l'homme impur.» Marc 7:20-23 Un témoin fidèle ne ment pas, tandis qu’un faux témoin dit des mensonges. Proverbes 14:5 « Vous, vous avez pour père le diable et vous voulez accomplir les désirs de votre père. Il a été meurtrier dès le commencement et il ne s'est pas tenu dans la vérité parce qu'il n'y a pas de vérité en lui. Lorsqu'il profère le mensonge, il parle de son propre fond, car il est menteur et le père du mensonge. » Jean 8:44 Si les paroles distinguées ne conviennent pas à un fou, les paroles mensongères conviennent d’autant moins à un noble. Proverbes 17:7 « Écarte de ta bouche la fausseté, éloigne de tes lèvres les détours ! Proverbes 4:24 Craindre l'Éternel, c'est détester le mal. L'arrogance, l'orgueil, la voie du mal et la bouche perverse, voilà ce que je déteste. » Proverbes 8:13 « Pierre lui dit : «Ananias, pourquoi Satan a-t-il rempli ton cœur, au point que tu aies menti au Saint-Esprit et gardé une partie du prix du champ? […] Comment as-tu pu former dans ton cœur un projet pareil? Ce n'est pas à des hommes que tu as menti, mais à Dieu.»Actes 5:3-4Mais pour les lâches, les incrédules, les abominables, les meurtriers, les impudiques, les enchanteurs, les idolâtres, et tous les menteurs, leur part sera dans l'étang ardent de feu et de soufre, ce qui est la seconde mort.Apocalypse 21.8

vendredi 22 juin 2012

Philosophes et théologiens orthodoxes


La philosophie n’est pas la Théologie mais également la Théologie « scientifique » n’est pas la Théologie orthodoxe qui est la Parole de Dieu, littéralement. 

La Théologie orthodoxe qui vaut est celle de celui qui prie vraiment, c’est-à-dire de celui qui a expérimenté et qui continue de vivre de tout son être par son ascèse et sa prière incessantes, dans la Tradition ininterrompue de l’Eglise et des Pères – ayant transmis leur expérience de maître à disciple – une authentique relation personnelle avec Dieu, de sorte que ce n’est plus lui qui vit mais Dieu qui vit en lui. Le théologien orthodoxe véritable parle moins de Dieu que Dieu ne parle en lui. C’est la Parole, le Logos de Dieu qui le traverse et parle à travers lui. C’est le Verbe de Dieu qui le parle, de sorte que l’authentique théologien orthodoxe parle Dieu, plus qu’il ne parle de Dieu. 

Cependant bien des saints Pères ont eu une formation académique dans leur jeunesse avant de s’engager de tout leur être dans la vie en Christ. Cette formation, dans l’Antiquité particulièrement, mais aussi périodiquement dans l’Histoire jusqu’à nos jours comprenait également une formation philosophique classique si bien que le langage et les concepts de grand philosophes de l’Antiquité non seulement ne sont pas absents de la composition de leur texte mais ont servi à nos grands théologiens à transmettre leur connaissance de Dieu dans la matrice langagière, discursive voire conceptuelle des philosophes antiques. Il s’agissait pour eux comme ils le faisaient pour tout leur être, de réorienter, de transfigurer, de diviniser tout ce que constituait leur personne avec toutes ses constituantes et particularités, formation et culture y compris.


 D’ailleurs cet héritage de la Philosophie a été à ce point assumé par les Pères que les philosophes comme Platon, Aristote, et les Stoïciens sont bien souvent vus comme des précurseurs, quasiment au même titre que les prophètes, de la venue du Christ. Les fresques de certains monastères en attestent parfois depuis des siècles (voir ici et . L’amour de la sagesse s’est transfiguré en amour de la Sagesse de Dieu, et le moine bien souvent est celui qui est considéré comme celui qui vit « en vrai philosophe », c’est à dire qu’il n’échafaude point trop de constructions conceptuelles sophistiquées – mises en forme à la fois pour elles-mêmes et pour poser leurs jalons dans l’histoire des systèmes philosophiques – mais plutôt vit dans sa chair ce qu’il confesse et transmet. Ne pourrait-on également voir les « fols en Christ » comme des successeurs chrétiens des Cyniques ? 


De nos jours, dans notre pays même, nous avons des hommes qui ont eu cette formation de philosophe et qui œuvrent à leur tour pour l’amour de la Sagesse de Dieu et le renforcement du Corps du Christ. Chacun a sa personnalité, sa formation particulière, son tempérament propre et chacun dialogue avec un des divers lieux de discours de la pensée contemporaine et c’est une chose excellente que chacun exerce ses talents dans le domaine où il est efficacement pourvu pour faire la lumière sur la véritable tradition chrétienne. Ainsi en est-il par exemple de Jean-Claude Larchet, P.André Borrely, Bertrand Vergely, Christos Yannaras pour ceux dont je connais un peu le travail. Chacun connait le langage et le discours de l’autre, de celui à qui il s’adresse qu'il connaît bien et sait transmettre par son discours la vie du Christ ressuscité en se faisant juif avec les Juifs, grec avec les Grecs, philosophe avec les philosophes… tout comme l’Apôtre Paul, et avant lui, notre Maître et Seigneur, le Christ Lui-même, quand Il parlait en paraboles au peuple.




Qu’ils veuillent me pardonner et me corriger s’ils trouvent mon discours un peu court et pas assez précis, ni assez approfondi et s’il n’insiste pas assez sur les différences et les divergences qui existent entre eux. Je voulais leur rendre hommage malgré tout et les remercier pour le travail qu’ils font pour le salut de tous. Gloire à Dieu ! Que l’Esprit Saint les nourrisse, les guide et les habite afin qu’ils soient d’authentiques théologiens, porteurs du Logos et la Sagesse de Dieu !
Maxime le minime

lundi 18 juin 2012

La paroisse orthodoxe : Small is beautiful !


"Si des évêques, fussent-ils isolés, décidaient le retour à la vérité eucharistique et à l'identité de l'Église, c'est-à-dire la reconstitution de la paroisse en corps d'unité organique, alors la dimension historique et sociale de la morale ecclésiale ne tarderait pas à se manifester dans des réalisations culturelles concrètes (même dans le domaine des tout-puissants complexes économicο-politiques qui dominent la vie contemporaine) qui seraient des réalisations de vie, et donc objectivement et « a priori » indéfinissables. Reconstitution de la paroisse signifie: des communautés eucharistiques locales numériquement très limitées, de sorte que soit réellement possible la communion et la relation des fidèles entre eux et avec leur pasteur. Mais pas seulement cela. La communauté eucharistique n'est pas seulement une grandeur arithmétique assimilable aux possibilités de connaissance et de contact personnels directs. Elle est avant tout une communauté de vie, une conscience dynamique d'être elle-même un « corps », une foi et une certitude enracinées dans la « vraie vie », qui est communion d'amour et offrande, accomplissement du Modèle trinitaire de la vie. Derrière la disparition grandissante de la paroisse aujourd'hui, « se cache » l'individualisme du cadre culturel de notre vie: la conception piétiste du salut individualisé. Mais après tout, n'y aurait-il qu'elle, la réforme arithmétique des paroisses pourrait être un premier pas, elle pourrait faire prendre conscience de la vérité eucharistique de l'Église, être le point de déρart d'un cheminement qui nous permettrait de parvenir un jour à la conscience géologique de la communauté eucharistique" Christos Yannaras (in La vérité de la morale- Labor et Fides- Perspective orthodoxe 1970-1979 et 1982 pour la traduction française)

vendredi 15 juin 2012

"Vicaire du Christ" ?! Aucun homme pécheur ne peut l'être. par St Jean de Kronstadt

[...] «  L'Église est une, sa tête est une; le troupeau est un; le corps est un avec de nombreux membres. Sans la Tête, le Christ, l'Église n'est pas l'Église, mais une assemblée suivant sa propre volonté. Telles sont les Luthériens, les Vieux-croyants russes, les évangélistes de Pashkovtsy et les disciples de Tolstoï.
+ + +
 «Je suis avec vous tous les jours, jusqu'à la fin du monde» (Matthieu XXVIII. 20). Le Seigneur Lui-même est toujours présent dans son Eglise ; pourquoi alors un vicaire, le pape ? Est-ce qu’un homme pécheur peut prendre la place du Seigneur? Il ne le peut pas. Il peut y avoir, et il y a, des vicaires pour le Tsar, pour le Patriarche, mais personne ne peut être un vicaire, un substitut du Seigneur, qui est le Roi, de toute éternité et le chef de l'Église. En vérité, les catholiques se sont égarés. Suggère leur, Seigneur, que ceux qui affirment de telles choses et s’en entourent avec fierté comme d’un collier sont stupides !
 + + + 

 La chose la plus dangereuse dans le christianisme, en cette religion céleste révélée par Dieu, c'est le leadership d'un homme dans l'Église ; par exemple, le pape, et son infaillibilité supposée. C'est précisément dans le dogme de son infaillibilité que la plus grande erreur est contenue, car le pape est un homme pécheur, et quel désastre s’il se croit infaillible! Combien de grandes erreurs, destructrices des âmes, ô hommes, l’église catholique du pape a érigé en dogmes, en rites, en règles canoniques, dans les Offices divins, dans les relations meurtrières et malicieuses des catholiques avec les orthodoxes, en blasphèmes et en calomnies contre l' Église orthodoxe, en outrages dirigés contre les chrétiens orthodoxes! Et de tout cela, le Pape autoproclamé infaillible est coupable, avec son enseignement et celui des Jésuites, leur esprit de mensonge, leur duplicité, et toutes sortes de moyens iniques ad maiorem Dei gloriam (pour la   – prétendue – plus grande gloire de Dieu).
 + + + 
Nous sommes membres de l'Église orthodoxe, les membres du Corps du Christ, dont la tête est le Christ Dieu Lui-même, mais chacun est un membre en particulier; le Christ est saint, le chef du corps, et donc les membres doivent également être saints.»[...]

"Pleine de force et toute-puissante est l'intercession de la Sainte Église devant Dieu, qui est vêtue des mérites, de la puissance, de la vérité, et de la magnificence du Fils de Dieu, son chef tout bon et tout-puissant. Toutes choses sont possibles à son intercession. Nulle autre église hétérodoxe ne possède un tel pouvoir d'intercession, car ces églises sont sans la tête [véritable] et sont erronées dans leur pensée."
(Version française de The Church—The Treasury of Salvation par Maxime le minime du texte paru en anglais sur le site http://orthodoxinfo.com et en roumain sur le site http://www.razbointrucuvant.ro

POUR LIRE ce magnifique TEXTE  INTÉGRAL cliquez ICI

On voit souvent (surtout d'un certain côté) St Jean de Kronstadt comme un merveilleux mystique bien trop élevé pour s'abaisser aux polémiques qui, comme chacun sait, sont vaines... pourtant dans ces extraits - et il y en a bien d'autres  si vous lisez ce texte dans son entier -  il n'y va pas par quatre chemins pour confesser sa foi orthodoxe et  proclamer l'Eglise orthodoxe comme  l'unique Eglise du Christ de toujours et l'unique chemin de salut. Bien sûr ce texte ne contient pas que cela et la très ardente et magnifique foi de St Jean est portée par une éloquence rare qui ne peut que vous emporter sur les cimes de la spiritualité orthodoxe ! Mais que les choses soient claires enfin...

jeudi 7 juin 2012

LE CHRISTIANISME N'EST PAS UNE RELIGION...(1) par le staretz Thadée

"On ne peut pas dire que le Christianisme soit une religion. Le Christianisme est la révélation de l'éternité et de la vie.C'est une grande joie pour les anges que Dieu se soit mystérieusement révélé à sa créature humaine. Notre nature humaine est entrée dans le mystère de la Sainte Trinité, ce qui représente un don infini, que nous apprécions très peu en adhérant à cette terre. Or nous avons reçu ici le don de nous préparer à l'éternité et de vaincre le mal, sans jamais perdre l'amour de notre Père céleste."
(in "Paix et joie dans le Saint Esprit")



Comme certains se prétendant orthodoxes parlent encore de "religion orthodoxe" et ont même fait un site tissé d'articles pillés à droite et à gauche et notamment sur mes blogs, en citant rarement leurs sources malgré mes demandes réitérées, je vais rajouter à la suite de cette citation de Père Thadée cette citation de l'immense Leonid Ouspensky  que j'ai déjà faite il y a quelques temps :

La confusion entre l'Église et la religion de LEONID OUSPENSKY

"La religion n'est pas encore l'Église. « La religion a eu et a toujours pour double origine l'attirance vers ce qui est saint, en sachant que cet absolument autre existe, en même temps que l'ignorance de ce qu'il est. Aussi n'y a-t-il pas sur terre de phénomène plus ambigu ni plus tragique par son ambigüité même que la religion. C'est seulement notre "religiosité" moderne, sentimentale et éventée, qui nous a persuadés que la "religion" est toujours quelque chose de positif, de bienveillant et d'utile, et qu'en fin de compte les hommes ont toujours cru au même "bon" Dieu condescendant, au "Père", alors qu'en fait cette représentation a été formée "à l'image et à la ressemblance" de notre propre bonté médiocre, de notre morale peu contraignante, de nos attendrissements courants et de notre cheap complacency, une magnanimité de pacotille. Nous avons oublié qu'allaient de pair avec la "religion" et que lui étaient en quelque sorte congénères de ténébreux abîmes de peur, de démence, de haine, de fanatisme, toute cette superstition effrayante que le christianisme primitif avait si véhémentement condamnée, car il y voyait un flot de tentations diaboliques. Autrement dit, nous avons oublié que la "religion" provenait de Dieu, objet de l'aspiration et de la recherche impérissable de l'homme, tout autant que du prince de ce monde, qui avait arraché l'homme à Dieu et qui l'avait plongé dans la nuit terrible de l'ignorance» (P. Alexandre Schmemann, L'Eucharistie, Sacrement du Royaume, Paris 1984, pp. 198-199). "
in "Vers l'Unité ?" de Léonide Ouspensky paru aux éditions ymca-press en 1987

samedi 2 juin 2012

Le Protaton et les 20 monastères du Mont Athos, gravures sur bois par Georges Moschos


Protaton de Karyes
L'œuvre de George Moschos  (1906-1990) fait de lui l'un des artistes graveurs grecs les plus importants , il a consacré 21 gravures sur bois  au Protaton de Karyes et aux 20 monastères du Mont Athos qui ont été réunies en un album  paru en 1982 à la National Gallery.  Un prix de l'Académie d'Athènes lui a été décerné en 1983  pour cette œuvre.

Saint Monastère de Philotheou

Saint Monastère de la Grande Laure

saint monastère de Vatopédi

Saint monastère d'Iviron

Saint monastère de Hilandar

Saint monastère de Dionysiou

Saint monastère de Koutloumousiou

Saint monastère du Pantocrator

Saint monastère de Xiropotamou

Saint monastère de Zographou

Saint monastère de Dohiariou

Saint monastère de Karakallou

Saint monastère de Simonos Petra

Saint monastère de Saint Paul

Saint monastère de Stavronikita

Saint monastère de Xenophontos

Saint monastère de Grigoriou

Saint monastère d'Esphigmenou

Saint monastère de St Pantaleimon

Saint monastère de Kostamonitou




Georges Moschos (1906-1990)

Né en 1906 à Alexandroupolis.Pendant les guerres des Balkans, la famille a fui à Volos, où son père est mort en 1918. Ils sont retournés en 1919 à Alexandroupolis, où il a terminé l'école primaire et poursuivie ses études à l'école secondaire de Thessalonique.

Georges s'est découvert une vocation artistique, lorsque il a eu accompli son service militaire, il s'est rendu à Athènes pour étudier à l'École des Beaux-Arts. Mais en raison de difficultés financières, il a décidé de s'inscrire à l'Académie de police de la ville de Corfou. Après l'obtention de son diplôme il a obtenu un poste de policier à Athènes, où il a été alors en mesure de satisfaire son grand désir de s'occuper d'art. Après avoir réussi avec succès les tests de  l'École des Beaux-Arts il y est entré en 1928  et de 1931 à 1935, il a étudié dans le laboratoire de peinture et de gravure de Parthenis Kefallinia. Plus tard, il est allé pour parfaire sa formation à Londres et à Paris. Puis il a entamé une carrière de professeur de dessin et de décoration à l'école de Papastratio , un collège de filles à l'est de Thessalonique. Dans le même temps il a commencé la peinture et la gravure. Il a organisé trois expositions en solo, parmi lesquelles celle de 1978 à Alexandroupolis. Il a participé avec son oeuvre à de nombreuses expositions collectives et événements organisés des groupes artistiques aussi bien en Grèce qu'à l'étranger. [...]

L'artiste a reçu de nombreux prix en Grèce comme à l'étranger et ses œuvres ornent de nombreuses galeries collections privées. Georges Moschos a offert de nombreux services à sa ville natale, et en particulier lors de la célébration du centenaire de sa création (1878-1978). C'est lui qui a conçu le symbole d'Alexandroupolis, une combinaison du phare et de la cathédrale de Saint-Nicolas. Pour cette contribution, il a remporté la médaille de la ville. Il est décédé en 1990.
(Version française par Maxime le minime d'après les sources 1 
et l'aimable autorisation de Θεόδωρος Ορδουμποζάνης)

vendredi 1 juin 2012

"MYSTÈRES" orthodoxes vs "SACREMENTS" catholiques


"[...] Présenter le mystère comme un problème irrésolu voire insoluble, c'est l'appauvrir et le réduire péjorativement. Au contraire, dans la Tradition ininterrompue de l'Église il y a dans l'idée de mystère l'évocation d'une surabondance ineffable, infinie, sans fond. […] Dans la préférence latine pour le mot sacrement, il y a quelque chose de la propension de notre mentalité occidentale à hypertrophier la pensée rationnelle et juridique au point de dessécher l'intelligence symbolique du sacrement en insistant exagérément sur la catégorie juridique de validité. On est tenté de réduire le sacrement à ce qu'on pourrait appeler le minimum indispensable pour qu'il soit valide. On tient alors pour secondaire tout ce qui entoure le rite sacramentel proprement dit, tout ce qui n'est pas indispensable à la validité du sacrement et que l'on tient pour une simple ornementation, une cérémonie. On en arrive alors à réduire le baptême à un ondoiement et à donner la divine communion, en dehors de la célébration de la divine liturgie, à des gens qui ne sont pas malades. En outre, le mot sacrement n'est pas, à lui seul, capable de suggérer la totalité de ce qui est à dire lorsque nous voulons parler du baptême, de l'huile des malades, etc... 
[...] 
Tandis que les Latins disent sacramentum, l'Église de langue grecque préfère le mot mystèrίοn/μuστηριον. Ce terme vient du verbe myô//μνω dont le sens est fermer les yeux ou la bouche, en tant qu'organes de transmission ou de regard des réalités cachées. Le mot désigne une réalité secrète, une cérémonie religieuse secrète.[...] 
Mystérion est beaucoup plus profond que sacramentum, dans la mesure oú il suggère le grand mystère de notre salut, le plan de Dieu pour sauver le monde, le dessein de Dieu en relation avec le salut de l'homme demeuré tout d'abord caché et impénétrable, puis révélé et réalisé en Christ.[...] "
POUR LIRE ce passionnant article de P. André* dans son entier cliquez ICI

*Père André Borrely (Que Dieu lui accorde de nombreuses années pour qu'il exerce, pour le plus grand bien de notre édification, son ministère apostolique !) fait partie de ces personnes précieuses et irremplaçables qui comme Geronda Placide Deseille et Jean-Claude Larchet ont une connaissance approfondie des Lettres classiques, ce qui fait d'eux de brillants et ardents confesseurs. Ils sont une grâce de l'infinie miséricorde de Dieu pour notre communauté orthodoxe francophone ! Gloire à Dieu !

mercredi 30 mai 2012

Doodle Fabergé. waooh !

Un peu en retard, dommage, mais on prend quand même :
 "trop beau !" non ? Merci à Google et au créateur du Doodle !
Cliquez sur l'image pour vous émerveiller de tous les œufs du génial joaillier.

lundi 28 mai 2012

Le devoir conjugal existe toujours dans la justice française

Sur atlantico.fr : "Les idées reçues sur l'amour et la sexualité ne manquent pas. Certaines d'entre elles sont d'autant plus tenaces qu'elles sont colportées par une partie du corps médical et les médias. "Un(e) de perdu(e), dix de retrouvé(e)s", "les hommes viennent de Mars, les femmes viennent de Vénus", "l'amour dure trois ans"... David Simard tord le cou à ces lieux communs dans "150 idées reçues sur l'amour et le sexe" (Extraits)

"Les articles 212 à 226 du chapitre VI du Code civil français fixent les droits et devoirs des époux. L’article 215 en particulier dispose que « les époux s’obligent mutuellement à une communauté de vie ». Or, cela signifie, outre que les époux doivent vivre sous le même toit, qu’ils doivent cohabiter charnellement. Autrement dit, la communauté de vie comprend la communauté de lit. Ce n’est ainsi que par décision judiciaire que peut être prononcée une séparation de corps, dans les mêmes cas et les mêmes conditions qu’un jugement de divorce. Ainsi, les époux sont obligés par le mariage à entretenir ensemble une vie sexuelle. Un mariage non consommé ne répond donc pas aux obligations du mariage, de même qu’un mariage sans relations sexuelles régulières. Dès lors, ces cas de figure peuvent constituer des motifs de divorce pour faute ! [...] Le devoir conjugal n’est toutefois pas mentionné comme tel par la loi, pas plus que l’obligation à une vie sexuelle entre époux. Il est supposé contenu dans la notion de communauté de vie, ce qui conduit certains juristes à s’interroger sur la pertinence d’y sous-entendre le devoir conjugal, comme à l’époque de la rédaction du Code Napoléon, où l’on considérait que les buts du mariage étaient de faire des enfants légitimes pour la transmission du patrimoine et d’éviter les tentations extérieures, sources d’enfants illégitimes. Mais depuis 1992, la notion de devoir conjugal a évolué." 

Deux extraits d'un article paru sur Atlantico.fr consacré au livre de David Simard (philosophe et diplômé de psychosexologie) à porter au dossier bourré de contradictions ahurissantes de la conception du mariage à notre époque à la veille de sa légitimité reconnue pour les couples homosexuels.


Je n'ai pas lu le livre mais... quelle époque de confusion et de contradictions tout de même... Bon courage à tous ! Au fait, on ne peut pas utiliser un autre mot que "mariage" dans l'Orthodoxie?

jeudi 24 mai 2012

Fête de la Sainte ASCENSION de notre SEIGNEUR JÉSUS CHRIST


" [...] Que le riche ne se réjouisse pas de ses richesses, que le pauvre ne s'afflige pas de sa pauvreté, mais que chacun s'afflige ou se réjouisse selon qu'il se sentira coupable ou innocent, car le riche n'est pas heureux, ni le pauvre misérable; mais celui qui sera jugé digne d'être transporté dans les nues, fût-il le plus indigent des hommes, est heureux et trois fois heureux; comme celui qui est déchu de la grâce, fût-il le plus opulent des mortels, en est aussi le plus misérable et le plus à plaindre. Je parle ainsi, afin que ceux qui vivent dans le péché se pleurent eux-mêmes, et que ceux qui sont pleins de bonnes oeuvres, prennent de l'assurance; ou plutôt, afin que les uns ne prennent pas seulement de l'assurance, mais qu'ils se confirment dans le bien; et que les autres ne se contentent pas de pleurer , mais qu'ils changent, puisque celui qui a vécu dans le vice peut y renoncer, revenir à la vertu, et jouir des mêmes privilèges que ceux qui ont toujours mené une vie  sage. Soyons donc nous-mêmes empressés à agir d'après ces principes. Que ceux d'entre nous qui peuvent se rendre le témoignage d'avoir pratiqué la piété,. y restent fidèles, qu'ils augmentent sans cesse ce trésor précieux, et ajoutent continuellement à leur confiance. Que ceux qui sont dans la crainte, parce qu'ils se sentent coupables d'une infinité de péchés, se convertissent, afin qu'étant remplis de la confiance des justes, nous recevions tous, d'un commun accord, le Roi des anges, avec toute la gloire qui lui est due, et que nous goûtions une joie bienheureuse en Jésus-Christ Notre-Seigneur, à qui soient la gloire et l'empire, avec le Père et l'Esprit-Saint, maintenant et toujours, dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il."
(Conclusion de l'homélie  sur l'Ascension de notre père parmi les saints Jean CHRYSOSTOME dont vous trouverez l'intégralité à ce lien)


JOYEUSE FÊTE !
с праздником !
χρόνια πολλά !

...et a l’an que ven !

dimanche 20 mai 2012

Nouvelle lubie catholique : la hada œcuméniste !

ou comment faire flèche de tout bois...
et entraîner les naïfs(?) Protestants et Orthodoxes (voir l'article "Les fruits corrompus de l'œcuménisme" traduit par Claude ) qui ne connaissent semble-t-il véritablement rien des traditions bouddhistes ni rien non plus de la misère endémique de l'Eglise romaine qui la pousse à utiliser tout ce qu'elle peut trouver à l'est et à l'ouest voire en extrême-orient dans l'espoir de faire croire non seulement qu'elle est ouverte, œcuméniste , mais moderne, que dis-je "branchée" ! Bande de pauvres ploucs orthodoxes attardés ! Suivez donc notre exemple voyons ! Soyez à la page !

En réalité tout le monde sait qu'il n'y a plus grand monde dans ces églises romaines et qu'en outre ce qui s'y passe est affligeant la plupart du temps...

Je ne sais pas pourquoi les pompes romaines jouissent encore d'un tel prestige! 

L'on confond sans doute la beauté incontestable mais purement artistique des œuvres, la richesse, la magnificence et le caractère grandiose des édifices et des arts religieux issus de la chrétienté latine de la fin du Moyen-Âge avec la véritable profondeur spirituelle dont ils ne font aucunement preuve. L'on ne s'est pas encore aperçu que le passage de l'icône traditionnelle à la peinture réaliste accompagné du développement de la perspective effectué par les peintres du Trecento, par les Cimabue, les Simone Martini et les autres a entraîné le développement de l'art au détriment du spirituel jusqu'à en arriver en toute logique à transformer les lieux de culte en salles de concert ou en galerie de peinture (sans s'attarder sur les résidences secondaires, restaurants, boîtes de nuit etc.) et suivant irrésistiblement l'histoire de l'art à aboutir à la mort de l'art. L'art est mort et l'Eglise catholique romaine si elle n'est pas à l'agonie, il faut reconnaître qu'elle sent une drôle d'odeur....

La coquille est splendide mais... elle est vide !

Alors voilà un petit texte pour les Chrétiens ignorants des coutumes bouddhistes de type tibétain et qui pourraient stupidement croire que l'offrande d'une écharpe blanche passée autour du cou de celui à qui on l'offre serait de l'ordre de l'inspiration du Saint Esprit qui élirait de façon privilégiée sa demeure dans le clergé latin...


"Comment offrir la hada, un cadeau si précieux ? En général, quand on offre une hada, on la porte avec ses deux mains à hauteur d’épaules, puis tend les mains en avant en se courbant. Ainsi la hada arrive au niveau de la tête. La personne qui reçoit l’offrande doit pour ce faire la recueillir respectueusement des deux mains. La hada présente en somme les bonne intentions, la purté, la sincérité, le respect. Si on le précise, elle peut avoir des significations différentes selon les circonstances. A l’occasion d’une fête, on se la souhaite bonne en s’offrant une hada ; lors d’un mariage, on offre la hada aux mariés en espérant qu’ils restent unis et heureux jusqu’à la fin de leur vie ; et l’on peut également souhaiter la bienvenue à ses invités en leur présentant une hada. Au Tibet, on met même une petite étoffe de hada dans l’enveloppe avant de l’envoyer afin d’exprimer ses salutations. Une autre habitude intéressante est que les tibétains emportent une ou deux hadas avant de sortir, comme ça, s’ils tombent sur un ami ou un parent, ils peuvent la leur offrir. Mais on offre aussi des hadas dans des circonstances difficiles : par exemple, il est d’usage de passer une hada autour du cou d’une personne qui vient de décéder. On raconte qu’un jour, un serviteur, se trouvant démuni après la mort subite de son maître, un homme fortuné, ne trouva rien d’autre à faire que d’enrouler autour du cou du cadavre le licou de laine de sa vache. Plus tard cela devint une tradition. La tradition veut également que l’on mette une hada autour du cou d’un lama qui vient de partir pour l’autre monde. Par ce geste, on lui souhaite une prompte renaissance, ainsi qu’une réincarnation indubitablement reconnue."

jeudi 17 mai 2012

Sur le Blog de Claude : GRAVEURS D'ICÔNES

Claude a trouvé des merveilles
Allez voir sur son site



Il nous ouvre des portes sur toute une iconographie magnifique que je m'empresse d'ajouter à ma liste  d'Hagiographes : c'est le nom que devraient prendre désormais tous les  Orthodoxes qui peignent ou gravent dans la plus pure Tradition orthodoxe – à des lieues de tant de contrefaçons fantaisistes, dévoyées propagandistes, hérétiques, et même ignobles quelquefois, d'hétérodoxes, d'ésotéristes et de  peintres du Dimanche qui essaient de gagner quatre sous après avoir fait quelques stages et qui osent se présenter et se vendre (!) comme "iconographes" ou "peintres d'icônes".

DE VRAIES MERVEILLES vous dis-je ! Merci Claude ! Et il s'y connaît, étant lui-même un artiste.


A gospel cover designed by Andrew Gould
Stone iconostasis Panel by Aidan Hart
 

Quel Bonheur et quelle Grâce ! Gloire à Dieu !

dimanche 13 mai 2012

Les moines feraient-ils de bons managers ?

Diplômé de l'Essec, entrepreneur et coach, Sébastien Henry veut redonner du sens à l'acte managérial. Il vient de publier un ouvrage inattendu sur ce thème : Quand les décideurs s'inspirent des moines. Tout un programme.


Quand les décideurs s'inspirent des moines

«Prenez quelques minutes pour imaginer vos funérailles. Votre corps repose au milieu de la pièce dans un cercueil»… Voici l'un des exercices auxquels Sébastien Henry, auteur du livre «Quand les décideurs s'inspirent des moines (*)», invite nos dirigeants et managers. «Se sentir à proximité de la mort est une pratique spirituelle que l'on retrouve à la fois dans la famille bénédictine et le bouddhisme». Objectif: se recentrer sur l'essentiel.

Le ton est donné. L'ouvrage propose d'utiliser les outils spirituels des moines bénédictins et bouddhistes zen -à commencer par la méditation-, pour retrouver sens et sérénité dans un quotidien pressant et stressant.

«La pratique spirituelle n'est pas forcément religieuse. Elle est ce qui nourrit l'âme, que l'on soit croyant ou pas», explique Sébastien Henry, 39 ans, spécialiste de l'accompagnement de dirigeants. «Je ne suis pas croyant au sens traditionnel du terme, mais cela fait 10 ans que je médite tous les jours, pour revenir à moi-même».

Tenté un temps par la vie monastique qui le fascine depuis ses 20 ans, ce diplômé de l'Essec a finalement opté pour l'entrepreneuriat. Son activité l'a mené en Chine et au Japon, où il a côtoyé de près les Moines zens. De cette double expérience est né ce livre publié en mars, à son retour en France.

L'ouvrage décline neuf principes de la vie monastique, transposables à l'univers de l'entreprise. Outre la prière et la méditation, véritable pilier du livre, l'auteur évoque la vie en communauté, qui ne serait pas si éloignée que cela du quotidien du dirigeant… En tant que «chef de communauté», ce dernier n'est-il est censé «aider chacun à progresser en utilisant au mieux ses ressources et ses talents, placer chaque personne au poste le plus adapté»?

Sur la solitude et le silence, l'auteur invite les décideurs à s'en nourrir comme le font les moines. «Passez 10 minutes, seul à ne rien faire, immobile», suggère-t-il. Cette nourriture de l'âme passe aussi par la lecture de textes sacrés, qui «peuvent être entièrement profanes, mais qui apportent souffle et inspiration». «Vos textes sacrés ne sont pas forcément ceux des autres», résume l'auteur, citant Marc Aurèle et François Mauriac.


L'auteur traite aussi de l'amour et la compassion, de la stabilité, ou encore de l'obéissance.

Le pont entre les deux mondes n'est pas toujours facile à faire… Ainsi le principe de la pauvreté est-il remplacé par la «sobriété» et l'éthique dans le business. Quant à l'hospitalité monastique, sa traduction dans le monde de l'entreprise, n'est autre que «recrutement». A ce sujet, l'auteur suggère «d'enrichir votre équipe et votre entreprise en pratiquant une hospitalité réaliste»…

«Même si vous vous moquez bien des moines, je suis sûr que vous sortirez de ce livre meilleur, plein de bonnes idées à mettre en pratique», écrit Michel Bon, ancien président de Carrefour et de France Télécom, qui a préfacé l'ouvrage.

L'approche de la religion y est utilitariste, le but étant d'éviter trop de stress à nos chers dirigeants. «Ils viennent rarement me voir dans une quête de spiritualité», reconnaît volontiers le coach auteur. Pour autant, l'ouvrage peut être un pas vers davantage de sens pour les patrons et, de fait, pour leurs collaborateurs. Il est donc fortement conseillé pour nourrir la réflexion des décideurs en ces temps difficile que vit le management.(source )

(*) Quand les décideurs s'inspirent des moines», Sébastien Henry, Édition Dunod.

vendredi 11 mai 2012

DEMANDE D'AIDE pour les ORPHELINS DE RUSSIE


Nourrissons des enfants orphelins de Russie !
Une lettre du Père Lev Bolchakov, paroisse de Kondopoga, Carélie 

Chers amis de l'ACER-RUSSIE, Les conditions de vie des enfants sans soutien familial sont difficiles pendant le long hiver glacial de Carélie. Chaque jour, notre paroisse nourrit un groupe d'enfants qui atteint 50 à 60 enfants et adolescents le week-end. Lors des fêtes, comme Pâques qui approche, nous en avons de 100 à 120. Chaque week-end, nous emmenons un petit groupe d'une quinzaine d'enfants dans la datcha de la paroisse. C'est un moment privilégié où ils arrivent mieux à parler de leurs problèmes et à se détendre. Nous réussissons maintenant à financer nous-mêmes le transport, le chauffage et les charges de la datcha comme de la maison paroissiale de Kondopoga, mais il nous manque de l'argent pour nous procurer des produits alimentaires. Nous avons de plus en plus d'enfants, car, comme je vous l'ai écrit dans une précédente lettre, la municipalité nous envoie maintenant des enfants dont elle ne peut plus s'occuper ! Nous savons pouvoir compter sur vous et vous en remercions. Que Dieu vous garde !

 Selon une enquête* réalisée en 2009 auprès de 13,5 millions d’enfants scolarisés, seulement 20,8% d’entre eux sont en bonne santé. Les enfants les plus durement touchés sont les orphelins et ceux qui sont livrés à eux-mêmes. Parmi les recommandations du ministère, une alimentation saine et abondante est préconisée.

*Rapport gouvernemental « Sur la situation des enfants dans la Fédération de Russie », 2011 Les associations Upsala-tsirk, Saint-Ioassaff et Miloserdie detiam affrontent les mêmes problèmes.

MERCI DE LES AIDER !

jeudi 10 mai 2012

Est-ce bien l'amour qui nous rend aveugles à ce point ?

Si quelqu'un peut et a le courage de m'expliquer ce qui suit qu'il ne se gêne surtout pas :
  1. Nous avons un nouveau président qui ne s'est jamais marié et a eu quatre enfants, je crois, de la même femme dont il ne s'est pas séparé, lors de la campagne présidentielle de celle-ci il y a cinq ans, alors qu'il vivait déjà avec une autre femme. On nous a fait penser qu'il s'agissait là d'un certain respect des convenances mais je n'ai pas bien compris lesquelles... En tout cas on peut légitimement penser que l'institution du mariage n'est pas quelque chose qui importe énormément au nouveau chef de l'état pour ne pas dire qu'il est carrément contre d'une manière que l'on pouvait encore naguère considérer comme "anticonformiste"...
  2. Parallèlement à cela le même chef de l'état s'apprête à favoriser le mariage - qui l'eût cru , qui l'eût dit ? - mais pour les homosexuels... allez comprendre pourquoi un tel désintérêt pour la chose coexiste dans la même personne avec l'intérêt le plus enthousiaste...
  3. Dans la continuité il est sans doute prévu que les couples homosexuels pourront adopter des enfants. Les couples hétérosexuels auront à mon avis bien du mal à avaler que l'on facilite l'accès à l'adoption pour des couples de même sexe  alors qu'on leur demande, à eux, un dossier à l'issue incertaine, bien long à mettre en place, des plus sourcilleux et bourré d'épreuves pour prouver qu'ils forment irréprochablement un couple des plus "normalisés" afin que leur demande d'adoption soit acceptée.
  4.  On a du mal à comprendre également comment des enfants adoptés par des couples "normalisés" - qui généralement assez tôt n'ont qu'une idée fixe en tête, celle de retrouver leurs parents biologiques, seraient moins malheureux et moins obsédés par des retrouvailles avec leurs "vrais" parents quand ils auront des parents adoptifs de même sexe. On aurait plutôt tendance à penser que cela pourrait compliquer encore davantage leur vie et alourdir les bagages qui leur seront fourgués pour traverser cette "chienne de vie"...
  5. Toujours à propos de mariage on peut encore se poser une autre question : comment avec tout ce qui précède peut-on voir coexister dans une même société à la fois des procès à fin de divorce à torts exclusifs, qui accordent donc au mariage une importance très grande, et le concubinage, le pacs et les mariages blancs ou "gris" de plus en plus nombreux en effet...
  6. pour ne pas quitter le sujet il faut savoir que désormais le nombre de mariages dits "gris" est en augmentation exponentielle au point qu'une association s'est créée pour en défendre les victimes et que des avocats se sont spécialisés dans les procès pour "escroquerie conjugale". Les auteurs - surtout mâles - de ces "délits" semblent souvent bizarrement être originaires des mêmes lieux exotiques par parenthèse...
  7. Par la même occasion il faut rappeler ici qu'il est de notoriété publique que la polygamie est interdite selon les lois de notre pays. Je n'en donnerai pour preuve que le divorce peut être prononcé à tort exclusif pour "simple" adultère dans notre pays. Et pourtant - mais nous n'en sommes pas à une contradiction près  depuis que j'ai commencé à écrire -  il est non moins connu que des familles entières, venues de pays où la polygamie est légale, ont importé sans le moindre souci - ou presque - leur pratique conjugale chez nous.
  8. etc.
J'avouerai que j'ai du mal à comprendre dans quel pays nous vivons, dans quelle société nous sommes, dans quelle culture,  quel en est le système de valeurs s'il y en a un, et je ne pense pas qu'on ait jamais atteint un tel degré de confusion mentale. D'ailleurs, pour abréger, car je crains que la liste des contradictions au milieu desquelles nous vivons ne soit interminable autant qu'absurde, je poserai une seule et dernière question  : 

Comment peut-on tenir si aisément et si fréquemment, en ces lieux et à cette époque, un discours moral bien pensant, assorti de jugements et de sévères condamnations découlant d'un système de pensée qui, en aucun cas pourtant ne peut être généralisable, ni considéré à fortiori comme universel, puisque chacun est désormais censé produire légitimement le sien, selon que cela correspond à sa "personnalité", à ses goûts, à ses tendances etc. – l'usage étant désormais totalement confondu avec la norme sauf que chacun est sa propre norme. C'est bien là la contradiction la plus incroyable. Pourtant... les deux coexistent sans que quiconque ne s'en émeuve. C'est dire dans quel état de déliquescence cervicale nous baignons, dans quel aveuglement nous avançons...
Maxime le minime