Les lèvres mensongères font horreur à l'Éternel, tandis que ceux qui agissent avec fidélité lui sont agréables. Proverbes 12:22 «C'est ce qui sort de l'homme qui le rend impur. En effet, c'est de l’intérieur, c'est du cœur des hommes que sortent les mauvaises pensées, les adultères, l'immoralité sexuelle, les meurtres, les vols, la soif de posséder, les méchancetés, la fraude, la débauche, le regard envieux, la calomnie, l'orgueil, la folie. Toutes ces choses mauvaises sortent du dedans et rendent l'homme impur.» Marc 7:20-23 Un témoin fidèle ne ment pas, tandis qu’un faux témoin dit des mensonges. Proverbes 14:5 « Vous, vous avez pour père le diable et vous voulez accomplir les désirs de votre père. Il a été meurtrier dès le commencement et il ne s'est pas tenu dans la vérité parce qu'il n'y a pas de vérité en lui. Lorsqu'il profère le mensonge, il parle de son propre fond, car il est menteur et le père du mensonge. » Jean 8:44 Si les paroles distinguées ne conviennent pas à un fou, les paroles mensongères conviennent d’autant moins à un noble. Proverbes 17:7 « Écarte de ta bouche la fausseté, éloigne de tes lèvres les détours ! Proverbes 4:24 Craindre l'Éternel, c'est détester le mal. L'arrogance, l'orgueil, la voie du mal et la bouche perverse, voilà ce que je déteste. » Proverbes 8:13 « Pierre lui dit : «Ananias, pourquoi Satan a-t-il rempli ton cœur, au point que tu aies menti au Saint-Esprit et gardé une partie du prix du champ? […] Comment as-tu pu former dans ton cœur un projet pareil? Ce n'est pas à des hommes que tu as menti, mais à Dieu.»Actes 5:3-4Mais pour les lâches, les incrédules, les abominables, les meurtriers, les impudiques, les enchanteurs, les idolâtres, et tous les menteurs, leur part sera dans l'étang ardent de feu et de soufre, ce qui est la seconde mort.Apocalypse 21.8

mercredi 14 avril 2010

SEXE, MENSONGE et ÉGLISE CATHOLIQUE...


Les médias chrétiens non catholiques restent prudents et plutôt en retrait par rapport à ces affaires de pédophilie...
Comme je ne suis qu'un chrétien orthodoxe ordinaire, tout ce qui suit ne concernera que le rédacteur de cet article et n'engagera personne d'autre et n'aura surtout pas autorité ecclésiastique. Je ne peux cependant m'empêcher d'exprimer quelques opinions personnelles :

    1. Il est clair que la pédophilie ne se restreint pas au milieu ecclésiastique romain (bien que les cas y soient nombreux à l'évidence), il y a peu on a signalé les "prouesses" d'un rabbin en la matière...quant à certains monastères tibétains où les "vocations " sont si jeunes et si dociles....
    2. S'il y a une cause à cette sale perversion, ce ne peut être le célibat pour la bonne raison que bien des cas signalés ont lieu en famille avec des adultes mariés...
    3. tout ce qu'on peut dire c'est que :
      • d'une part l'occasion qui est trop bonne, offerte par la façade vertueuse du célibat obligatoire du prêtre catholique peut être fortement attractive pour le machiavélisme typique de cette perversion, sévissant le plus possible dans la discrétion et la duplicité ;
      • d'autre part que pour ces pervers prédateurs de l'enfance, le vivier considérable et renouvelable à souhait est particulièrement attirant.
    4. Il faut d'ailleurs ici faire une distinction qui n'est jamais faite, sans doute au nom du nouveau "politiquement correct",  c'est qu'il y a une pédophilie hétéro (qui est sans doute majoritairement incestueuse) et une pédophilie typiquement homo. C'est sans doute à cette dernière que le cardinal Tarciso Bertone fait allusion. C'est celle qu'il connaît visiblement le mieux, ce qui est normal pour un ecclésiastique romain, moins familier avec le mariage et la famille. D'ailleurs cette tendance pédophile homo existe bel et bien en milieu catholique et depuis bien longtemps. Beaucoup de garçons éduqués par le curé du village ou les bons pères de congrégations spécialisées en ont fait les frais et n'en ont jamais parlé qu'en privé. Je ne parlerai pas des petits séminaires, je n'en ai point connu.
    5. Il y a tout de même une autre mise au point qu'il faut ici faire pour ne pas alimenter l'hypocrisie générale caractéristique du milieu militant contemporain. Il n'y a pas si longtemps (en fait si, le temps passe si vite!), dans les années 70, à l'époque des mouvements de libération divers parmi lesquels se trouvaient les mouvements de libération homosexuels, il était de bon ton, parmi les plus radicaux de revendiquer que leur corps n'était pas à eux-mêmes (contrairement aux féministes) mais à tous ceux qui le désiraient et d'assumer intégralement qu'on les ait pris comme objets sexuels dès leur plus tendre enfance, ce qui valait comme initiation pour la suite de leur orientation sexuelle. On exhibait volontiers de vieux albums de collection de photos d'enfants à peine pubères et d'adolescents nus offerts aux regards amateurs et "connaisseurs". Tout cela se faisait au grand jour dans le "Move" ou la "Movida" comme vous préférez, et personne n'y trouvait à redire, ou si peu. Ce qui à mon avis, par parenthèses, a vivement encouragé tous les pervers à s'adonner avec de moins en moins de retenue à leur sale manie. Or si l'on en croit les ligues de vertu contemporaines il ne faudrait désormais pas tout mélanger... Effectivement il y a lieu de distinguer, et le Sado Maso n'a rien à voir avec le petit couple gay tranquillement pacsé et  installé dans le confort petit bourgeois le plus conformiste."Chacun ses goûts" n'est-ce pas ? Mais les exclus militant contre l'exclusion en font tout de même quelques unes de nos jours... Personne n'est parfait.
    6. Il faut également dire que point n'est besoin d'être croyant pour être pédophile et que de parfaits athées, voire militants athéistes, sont également de parfaits pervers. 
    7. Je ne parlerai pas ici dans le détail, des étapes traditionnelles de l'initiation sexuelle pratiquées dans certains pays islamiques et qui passent, tout en la condamnant sévèrement, par la pédophilie masculine et qui prônent par ailleurs, et de manière on ne peut plus légale, la pédophilie hétérosexuelle. Que ceux qui veulent en savoir plus se renseignent.
    8. Malgré tout je me hasarderai à poser une petite question en guise de conclusion : quel est le point commun entre catholicisme, judaïsme et islam ? - L'esprit juridique et la culture de la vertu publique, qui comme chacun sait s'assortit toujours du vice caché... 




Le véritable christianisme, l'Orthodoxie donc, ne baigne pas dans cette culture, n'est pas mu par cette tension qui veut donner en permanence des leçons de vertu extérieure au public, par ses discours, son apparence, ses préceptes, ses interdits, ses vêtements etc. pour convaincre et "convertir"...

L'Orthodoxe sait avant tout que l'homme est pécheur et il ne cesse de le répéter à longueur de prière de Jésus. L'Orthodoxe pour ce qui est de la vertu et des mérites, est à la place du publicain, de la prostituée, du larron etc. et il n'en bouge pas, car il sait qu'il n'y pas d'homme qui vive et qui ne pèche pas ; il sait que là est sa place, et avec son ascèse, il essaie tant bien que mal de se rendre réceptif à la grâce de son Seul Sauveur. Au moment de la mort, l'Orthodoxe sait qu'il aura des comptes à rendre, c'est pourquoi, comme le criminel crucifié à la droite du Christ, Notre vrai Dieu, il s'exclame "Souviens-Toi de moi, dans ton Royaume"
Car il se rappelle la parole redoutable de son Seigneur :

"Je vous le dis en vérité, toutes les fois que vous avez fait ces choses à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous les avez faites.
Ensuite il dira à ceux qui seront à sa gauche: Retirez-vous de moi, maudits ; allez dans le feu éternel qui a été préparé pour le diable et pour ses anges."

lundi 12 avril 2010

Tu es ma joie, Christ est ressuscité !

Nous avons traversé une longue période de jeûne, connu la Crucifixion de notre Seigneur et puis la joie de sa Résurrection et la promesse de notre propre résurrection. La joie de cette célébration ne peut s'exprimer dans toute sa mesure. Nous sentons qu'il y a un amour en nous que personne ne peut nous enlever. 

C'est le Christ qui vit en chacun de nous.


L'Ancien Porphyrios a dit :
"Le Christ est tout. Il est notre amour. Il est l'objet de notre désir. Ce désir passionné pour le Christ est un amour qui ne peut pas être enlevé. C'est là que découle la joie."
Comment vivons-vous cette joie? Lorsque nous rencontrons le Christ, nous nous sentons à l’intérieur comme si nous étions enivrés d’un vin spirituel du meilleur millésime. Il nous est difficile de la contenir et impossible de l’exprimer. Le défi auquel nous sommes tous confrontés, après cette grande fête est de laisser couler notre joie intime et de répandre notre amour sur chacun.

Cette joie ne peut être maintenue sans un mode de vie orthodoxe. Examinons-la. Évaluons continuellement nos activités actuelles et peu à peu mettons-les en conformité avec cette joie que nous avons expérimentée lors de la célébration pascale.

L’Ancien Porphyrios a dit :
"Jeûnez autant que vous le pouvez, faites autant de prosternations que vous le pouvez, participez à autant de Vigiles que vous le souhaitez, mais demeurez dans la Joie. Ayez la joie du Christ. C'est la joie qui dure toujours, qui apporte le bonheur éternel. C'est la joie de notre Seigneur qui donne une sérénité assurée, une réjouissance sereine et un bonheur plein. Une joie toute joyeuse qui surpasse toute joie. Le Christ désire et se plaît dans la joie qui se diffuse, enrichissant ses fidèles par la joie. Je prie pour que votre joie soit parfaite."

Extraits de « Blessés par l'Amour »
(Traduction et adaptation en français par Maxime le minime

vendredi 9 avril 2010

"...un peuple beau, précieux...est-ce que Dieu envoie toujours à ceux qui L'aiment un destin si cruel ?..."

Moinillon a fait paraître une suite d'articles sur la Rose Blanche, un mouvement allemand de résistance au nazisme, lors de la IIe Guerre mondiale, dont les membres étaient tous chrétiens.

Les lettres d'adieu adressées par ces six étudiants munichois (17 à 25 ans), ces jeunes héros à leur famille juste avant leur exécution en 1943, après la défaite allemande devant Stalingrad, sont très émouvantes, mais seulement deux d'entre elles font appel à Dieu, demandent pardon avant de mourir.


Un des étudiants fondateurs de ce mouvement de résistance au nazisme est Alexandre Schmorell : un martyr orthodoxe dont la canonisation est prévue de façon locale dans le diocèse d'Allemagne de l'Église russe hors frontières.



Il faut lire ces témoignages sur le blog de Moinillon qui prouvent une fois de plus qu'il y a eu des mouvements de résistance au nazisme (voir tous les tracts publiés par Moinillon) en Allemagne même, que ce combat fut aussi quelquefois spirituel et pas seulement politique, mais que les fondements mêmes de cette résistance furent spirituels.

mercredi 7 avril 2010

Père Placide DESEILLE - 2.Le discernement des esprits ( extraits de ses écrits)


"Il n'est pas toujours aisé [...] de déceler la nature exacte des mouvements qui s'élèvent dans notre cœur. Satan est habile à se transformer en ange de lumière (cf. 2 Cor., 11, 14). Une tentation de gourmandise pourra se déguiser en souci louable de ménager sa santé ;. une tentation de luxure, en amitié spirituelle ; une tentation d'acédie et d'instabilité, en désir de visiter un frère malade ou d'exercer un ministère pastoral ; une tentation de vaine gloire ou d'orgueil prendra l'aspect du zèle pour la prière ou les pratiques d'ascèse, etc 
Pour discerner parmi nos inspirations celles qui viennent réellement du "bon esprit" de celles qui procèdent du mauvais, les maîtres spirituels ont proposé très tôt quelques règles de discernement des esprits, fondées sur des critères très simples, qui sont restés classiques : une inspiration qui laisse l'âme paisible et sereine, humble et ouverte, sans nulle impatience, raideur ni aigreur, a toutes chances de venir du bon esprit ; au contraire, le trouble, la raideur, l'aigreur, le zèle amer, l'impatience, l'exaltation de l'imagination, l'engouement pour des théories abstraites."

in  "L'Echelle de Jacob et la vision de Dieu
(ed. du Monastère SaintAntoine Le Grand
 26190 Saint-Laurent-en-Royan)
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lundi 5 avril 2010

Office de la Sainte Lumière à Jérusalem et offices de la Résurrection dans les églises


Dans l'après-midi (vers 14 heures) du Saint et Grand Samedi, le patriarche de Jérusalem, entre dans le Saint Sépulcre et après avoir dit les prières pour la lumière, attend de la recevoir de façon miraculeuse comme elle a toujours été reçue tout au long des siècles. Ce qui se passe dans le reste de l'Église est seulement un acte symbolique de la Lumière de Jérusalem. Dans les livres des offices utilisés par l'Église, l’office de la Résurrection commence très différemment de ce qui est réalisé effectivement. Il n'y a aucune mention de "Δεύτε Λάβετε Φως" ("Venez recevoir la lumière"), car cela n'a jamais fait partie de l’office de la Résurrection, mais de l’office de la Lumière sainte, qui était et qui est un service unique exécuté uniquement au Saint-Sépulcre. L’office de la Résurrection commence réellement avec le chant du prêtre "Την Ανάστασιν σου Χριστέ Σωτήρ" ("Ta Résurrection, ô Christ Sauveur"). "Δεύτε Λάβετε Φως" ("Venez recevoir la lumière") est un ajout relativement récent pour le début de l’office.
Avec les nombreux pèlerins qui ont visité Jérusalem, à Pâques, a émergé une demande d'avoir le service de la Lumière dans leurs propres églises. Cela était impossible, mais l'Eglise a voulu exaucer le désir du peuple, a placé le "Δεύτε Λάβετε Φως" ("Venez recevoir la lumière") au début du Service de la Résurrection comme une commémoration symbolique du miracle qui a lieu chaque année au Saint-Sépulcre. Cela sert également à nous rappeler que l'Eglise orthodoxe est la véritable Église, car beaucoup d'autres églises ont par le passé tenté d'implorer Dieu pour la lumière, mais sans succès. 


Dans la plupart des Églises, nous avons généralement une veilleuse permanente (ακοίμητη καντήλα), qui est conservée allumée pendant toute l'année. Le prêtre y allume ses trois bougies et à sa sortie du sanctuaire les fidèles qui chantent "Δεύτε Λάβετε Φως" (Venez recevoir la lumière), viennent y allumer leurs propres bougies. Aucune prière spéciale n’est dite pour la lumière et aucune bénédiction n’est faite par le prêtre. C'est une lumière qui est constamment offerte à Dieu comme une forme de prière. En ce sens, c’est tout de même différent de seulement allumer une bougie avec une allumette. Il est d'usage d’emporter à la maison la lumière comme une bénédiction. Peut-elle pour autant considérée comme consacrée ? Dieu n'a pas toujours besoin de nos prières pour envoyer sa grâce sur quelque chose. Des fidèles prennent de l'huile des veilleuses (καντήλες) pour faire le signe de croix sur quelqu'un qui est malade. L'huile n'est pas la Sainte Onction (Άγιον Ευχέλαιο), mais de l'huile ordinaire qui est utilisée pour brûler dans la veilleuse, pourtant on entend parler de personnes qui se remettent de leur maladie après avoir été signées avec l'huile. Les gens prennent l'eau des sources à proximité des monastères et des églises (Αγίασμα) et là encore nous entendons des histoires de personnes guéries après avoir bu de cette eau.

Dieu envoie sa grâce ou accomplit des miracles selon notre foi, pour nous aider à devenir plus forts dans la foi, et parfois même à cause de notre manque de foi. Dans le récit évangélique de la femme avec la cette perte de sang, nous lisons: «Et voici, une femme atteinte d’une perte de sang depuis douze ans s’approcha par derrière, et toucha le bord de son vêtement.21 Car elle disait en elle-même: Si je puis seulement toucher son vêtement, je serai guérie.22 Jésus se retourna, et dit, en la voyant : Prends courage, ma fille, ta foi t’a guérie. Et cette femme fut guérie à l’heure même." [Mat.9: 20-22].
Egalement dans les Actes des Apôtres 19:12, nous pouvons lire « Et Dieu faisait des miracles extraordinaires par les mains de Paul,12 au point qu’on appliquait sur les malades des linges ou des mouchoirs qui avaient touché son corps, et les maladies les quittaient, et les esprits malins sortaient. ». 
Ces deux comptes-rendus nous disent que nous que nous avons besoin de la foi si nous recherchons un remède ou un miracle, et que Dieu se sert souvent de matière créé pour l'exécution de ses œuvres.

Ainsi si quelqu'un croit fermement que la lumière de l’office de la Résurrection donnera une bénédiction à son foyer, alors on peut lui accorder crédit. Il ne faut jamais sous-estimer la puissance de la foi. Sur un plan plus spirituel, la lumière de la Résurrection doit être une illumination spirituelle, car sans cela nous ne pourrons jamais comprendre le sens véritable de la Résurrection et ce que Christ a fait pour l'humanité.
(d'après un article de Père Christophoros de Limassol
traduit et adapté par Maxime le minime)


Pourquoi la Pâque chrétienne ne peut pas être célébrée le même jour que la Pâque juive (Pessah)





Le VIIème Canon apostolique dit: "Si un évêque ou un prêtre ou un diacre célébre le saint jour de Pâques avant l'équinoxe de printemps avec les Juifs, qu'il soit déposé".
Le soleil passe par deux équinoxes au cours de l'année, l'un au printemps et l'autre dans la saison de l'automne. Ils sont appelés équinoxes parce que le jour est égal à la nuit et la nuit égale au jour. L'équinoxe d'automne se produit au cours de Septembre, l'équinoxe vernal ou du printemps se produit en Mars. En raison des irrégularités de la course du soleil dans son mouvement d'ouest en est, l'équinoxe vernal ne se produit pas toujours sur un seul et même jour. Au temps des Apôtres, c’était le 22 Mars, à l’époque du 1er Concile œcuménique,  c’était le 21 Mars et à notre période, il se produit le 8 ou même le 7 Mars. Ces dates sont en accord avec le calendrier julien de telle sorte que Pâques orthodoxe est toujours calculée selon ce calendrier et non pas le calendrier grégorien réformé. Le VII° canon apostolique interdit la célébration de Pâques avant l'équinoxe vernal. Les Juifs célébraient la Pâque à deux reprises. Les plus sages et les plus instruits des juifs observaient la Pâque après l'équinoxe, comme Moïse l'avait ordonné, et les Juifs moins cultivés la célébraient avant l'équinoxe, à quoi fait référence ce canon. La Pâque juive officielle et légale tombe le 14 du mois de Nisan ou de Mars et toujours après l'équinoxe. Le mois d'Abib ou Nisan, comme cela vint à être connu ensuite, commençait avec la première nouvelle lune après l'équinoxe. Le calendrier juif est d’abord lunaire, avec chaque mois commençant à la nouvelle lune, lorsque le premier quartier de lune devient visible après la lune noire. Dans les temps anciens, les mois nouveaux étaient habituellement déterminés par l'observation. Quand les gens observaient la nouvelle lune, ils en informaient le Sanhédrin. Lorsque le Sanhédrin avait entendu, selon deux témoignages indépendants et fiables, que la nouvelle lune s'était produite à une certaine date, ils déclaraient le Rosh Chodesh (premier jour du mois) et envoyaient des messagers pour dire à la population quand le mois avait commencé.


La Pâque chrétienne vient toujours après la Pâque juive, parce que c'était l'ordre historique des événements durant les temps de la Passion du Christ et la Résurrection L'évangéliste Jean écrit: " Ils conduisirent Jésus de chez Caïphe au prétoire : c’était le matin. Ils n’entrèrent point eux-mêmes dans le prétoire, afin de ne pas se souiller, et de pouvoir manger la Pâque. "(Jean 18:28) Le passage "Dans la crainte que les corps ne restassent sur la croix pendant le sabbat, - car c’était la préparation, et ce jour de sabbat était un grand jour, -les Juifs demandèrent à Pilate qu’on rompît les jambes aux crucifiés, et qu’on les enlevât.."(Jean 19:31) fait également référence à la Pâque juive. Que ce sabbat n’était pas comme les autres Sabbats, mais était un grand jour cela signifie que c’était Pessah. La Pâque juive a eu lieu le samedi et la Résurrection de notre Seigneur s'est produit durant les premières heures du dimanche. Célébrer Pâques, après la Pâque juive sert à nous rappeler cette vérité historique.
Il y a quatre facteurs qui sont pris en compte dans le cadre de la conclusion de la date de Pâques. 
Le premier est que Pâques doit toujours être célébrée après la survenance de l'équinoxe de printemps.
Le deuxième qu'elle ne doit pas être célébré avant ou le même jour que la Pâque des Juifs. Ces deux facteurs sont ordonnés par le présent VII° Canon apostolique. 
Le troisième est qu'elle ne doit pas être célébrée seulement après l'équinoxe vernal, mais également après la première pleine lune de Mars qui vient à se produire après l'équinoxe
Le quatrième est qu'elle ne doit pas être célébrée le premier dimanche qui suit la pleine lune. Ces deux facteurs sont dérivés de la tradition et non d'un quelconque canon.

La formule de Pâques "Le premier dimanche après la première pleine lune après l'équinoxe de printemps" est identique pour les Pâques ocidentales et orthodoxes, mais les deux églises fondent leurs dates sur des calendriers différents : les églises de l'Ouest utilisent le calendrier grégorien, le calendrier standard pour une grande partie du monde, et les églises orthodoxes utilisent le vieux calendrier julien. L'Eglise Orthodoxe Orientale applique également la formule afin que Pâques tombe toujours après la Pâque juive, puisque la Crucifixion et la Résurrection du Christ ont eu lieu après qu'il est entré à Jérusalem pour célébrer la Pâque. Dans l'Église occidentale, ceci est ignoré et Pâques précède parfois la Pâque juive de plusieurs semaines.



dimanche 4 avril 2010

LA LUMIÈRE SAINTE À JÉRUSALEM


La Sainte-Lumière à Jérusalem, qui paraît au Saint-Sépulcre chaque Samedi-Saint Orthodoxe (à 13.30 de l’après-midi) et que seulement le Patriarche Orthodoxe de Jérusalem peut recevoir. (Des évêques d’autres confessions chrétiennes échouent. Dieu les arrête par des miracles. (ex. La colonne fendue à l’ entrée de l’Eglise de la Résurrection).

CHRIST EST RESSUSCITE ! EN VERITE IL EST RESSUSCITE !




Grec: Χριστός Ανέστη! Αληθῶς Ανέστη!
Latin: Christus resurrexit! Resurrexit vere!
Hébreu: Ha Masheeha houh kam! A ken kam!
Roumain: Hristos a înviat! Adevărat a înviat!
Aromanian: Aromanian - Hristolu unghia! Daleehira unghia!
Tosk: Krishti u ngjall! Vërtet u ngjall!
Italien: Cristo è risorto! È veramente risorto!
Espagnol: Cristo ha resucitado! Verdaderamente, ha resucitado!
Portugais: Cristo ressuscitou! Verdadeiramente ressuscitou!
Français: Le Christ est ressuscité! Vraiment Il est ressuscité!
Hongrois: Kriztus feltàmadott! Valóban feltàmadott!
Finnois: Kristus nousi kuolleista! Totisesti nousi!
Arabe: Al-Masih-Qam! Hakkan Qam!
Syriaque: Meshiha qam! Bashrira qam!
Amharique: Kristos Tenestwal! Bergit Tenestwal!
Turc: Hristós diril-Dí! Hakíkatén diril-Dí!
Géorgien: ქრისტე აღსდგა! ჭეშმარიტად აღსდგა!
Arménien: Քրիստոս յարեաւ ի մեռելոց՜ Օրհնեալ է յայտնութիւնն Քրիստոսի՜
Azéri: Isa peyğǝmbǝr yenidǝn dirildi! bu bir hǝqiqǝtdir, o yenidǝvn dirildi!
Slavon: Христос Воскресе! Воистину Воскресе!
Russe - Христос воскрес! Воистину воскрес!
Ukrainien: Христос воскрес! Воістину воскрес!
Belarus: Хрыстос уваскрос! Сапраўды ўваскрос!
Serbe: Христос васкрсе! Ваистину васкрсе!
Bulgare: Христос възкресе! Наистина възкресе!



Macédonien: Христос воскресе! Навистина воскресе!
Croate: Krist uskrsnu! Uistinu uskrsnu!
Tchèque: Kristus zmrtvýchvstal! Opravdu zmrtvýchvstal!
Slovaque : Kristus zmŕtvychvstal! Skutočne zmŕtvychvstal!
Polonais: Chrystus zmartwychwstał! Prawdziwie zmartwychwstał!
Latvian: Kristus (ir) augšāmcēlies! Patiesi viņš ir augšāmcēlies!
Lituanien: Kristus prisikėlė! Tikrai prisikėlė!
Anglais : Christ is Risen! Truly he is risen!
Irlandais: Tá Críost éirithe! Go deimhin, tá sé éirithe!
Suédois: Kristus är uppstånden! Ja, Han är verkligen uppstånden!
Allemand: Christus ist auferstanden! Er ist wahrhaftig auferstanden!
Hollandais - Christus is opgestaan! Hij is waarlijk opgestaan!
Flamand: Christus is verrezen! Hij is waarlijk verrezen!
Mandarin - 基督復活了 他確實復活了
Taiwanais: Ya-So Deng Laï Lô! I ka'-sit Go Deng Laï Lô!
Vietnamien: Chúa ki-tô đã phục sinh! Qu̓a thật ngài đã phục sinh!
Japonais: ハリストス復活!実に復活!
Coréen: 그리스도께서 부활하셨습니다! 참으로 부활하셨습니다!
Malaisien: Krist sudah membangun! sesung guhnya dia sudah membangun!
Philippin: Si Cristo ay nabuhay! Siya nga ay nabuhay!
Chamorro: La'la'i i Kristo! Magahet na luma'la' i Kristo!
Indonesien: Kristus sudah bangkit! Dia benar sudah bangkit!
Hindi: Massih jee uthhā hai! Vāstav mẽ vo jee uthhā hai!
Malayalam: Christu uyirthezhunnettu! Theerchayayum uyirthezhunnettu!
Singhal: Kristhus vahanse uttanavu seka! sabavinma unvahanse uttanavu seka!
Urdu: Issa Masiha zinda ho gaya hai! haan yakeenan, wo zinda ho gaya hai!
Iranien: Issah Ghi-yam kard! Dar vagheh ou barkhasteh ast!
Pashto: Essa ra zhwanday shaway dey! Bey shaka che zhwandey shaway dey!
Kikuyu: Kristo nimuriuku! Nimuriuku Nama!
Tanzanien et Uganda: Kristu amefufuka! kweli amefufuka!
Lugandan: Kristo Azukkide! Kweli Azukkide!
Swahili: Kristo Amefufukka! Kweli Amefufukka!
Samoan: Ua toe tu le Keriso! Ioe ua toe tu Keriso!
Aleut - Kristus aq ungwektaq! Pichinuq ungwektaq!
Malgache: Kristy dia nitsangana tamin'ny maty! Eny efa nitsangana marina tokoa Izy!


jeudi 1 avril 2010

Genèse, division du temps et répartition des offices dans la vie liturgique orthodoxe

  • Dans la note 1,5 de la p.88 de l'extraordinaire travail de traduction de La Genèse de la Bible d'Alexandrie (aux éd. du Cerf) autrement dit la  Septante (LXX), qui est notre Bible à nous, Orthodoxes, et que nous devrions préférer à toute autre, on peut lire :


"Le parallélisme entre «soir et «matin» montre que le mot grec prōí a ici valeur nominale, ce qui n'est pas classique (ailleurs la LXX l'emploie comme adverbe: « au matin »). Les exégètes se sont interrogés sur ce « soir» et ce « matin». Philon y voit les bornes qui, séparant les opposés «lumière» et «ténèbres » fixent la mesure du temps (Opif. 33-35). Basile voit dans le soir la limite du jour pendant lequel les œuvres furent créées, auquel succède une nuit, à son tour limitée par «un matin », ce qui forme un jour complet (Hom. Hex. II, 8). Autres discussions sur la façon de délimiter une journée ap. Procope, 53 A. ­L'expression. « un jour », hēméra mía, est calquée sur l'hébreu. Le sens de jour «premier » qu'on lui attribue généralement vient de son contexte, puisqu'il inaugure une série (même phénomène pour l'emploi de «un », dans TM et LXX simultanément, en 2, 11 s. 4, 19; Ex 28, 17). Certains exégètes anciens, notant l'emploi de mía, et non celui de prōtē qui aurait signifié «premier », en déduisent qu'il s'agit d'un jour «unique », celui de l'isolement du monde intelligible (Philon, Opif. 15). Voir aussi Irénée, V, 23, 2 : un seul jour pour la création. Origène juge qu'on ne pouvait pas dire «premier» parce que le temps n'existait pas encore (P. Arch. IV, 3, 1). Pour Basile, « un» évoque le retour du même jour pour accomplir la semaine et donner une image de l'éternité (Hom. Hex. II, 8). Les chrétiens en feront une image du jour huitième après les jours du monde: jour du Seigneur et celui qui commémore à la fois la création du monde et sa re-création inaugurée à la résurrection du Christ, prélude de la Résurrection de la fin. Le mot «jour» est parfois interprété à l'aide de l'équivalence un jour = mille ans. Le jour « unique» sert aussi à dire que la création fut simultanée, les jours suivants ne faisant qu'exprimer l'ordre du Cosmos (Philon, Opif. 28 et chez les Pères cappadociens). Autres attestations d'exégètes variées ap. Procope 60 D-61 D. "

Ainsi  le jour ecclésiastique commence avec le soir. Par conséquent, dans les monastères, les offices quotidiens commencent avec les Vêpres (office du soir), puis les Complies, l'office de Minuit, les Matines (office du matin), La Première heure, La troisième Heure, La Divine Liturgie, la Sixième Heure et se terminent avec la Neuvième Heure. Dans les églises en ville, nous suivons le même cycle, mais avec moins d'offices : Vêpres, Matines,  Divine Liturgie et  Neuvième Heure.
Toute fête commence par les Vêpres et se termine à la Neuvième Heure, qui clôt la journée.

La fête de la Résurrection n'est pas une exception, mais pour que les gens puissent assister aux grands offices de la Semaine Sainte, l'Église a déplacé les offices par rapport à leur temps réel. Les offices du matin sont dits la veille au soir et les offices du soir le matin.

  • Ainsi, le premier office de la Semaine Sainte ce sont les Matines du lundi,  ["l'office de l'Epoux" (Νυμφίος)], et il est chanté le soir du dimanche des Rameaux.
  • L'office du mardi matin est chanté le lundi soir,
  • L'office du mercredi matin, le mardi soir,
  • L'office du jeudi matin,  le mercredi soir,
  • L'office du jeudi soir (la Sainte Cène - Μυστικός Δείπνος), le jeudi matin,

  • L'office du vendredi matin (L'office de la Sainte Passion avec les12 Évangiles) le jeudi soir,


  • L'office du vendredi soir  (la Descente de la Sainte Croix - Η Αποκαθήλωσις), le vendredi matin,

  • L'office du samedi matin (L'Epitaphios - Ο Επιτάφιος Θρήνος) le vendredi soir,

  • L'office du samedi soir,  le samedi matin,


  • Et L'office de la Résurrection du dimanche matin à minuit.

mardi 30 mars 2010

CASSIENNE la plus importante des compositrices de chant byzantin


La plus éminente compositrice et hymnographe dans l'histoire de la musique byzantine et qui a surpassé la renommée des autres femmes compositeurs de l'Empire est Kassia. Kassia a le privilège d'être la première compositrice dont on a conservé la musique ! Elle précède ses homologues musiciennes occidentales de plus de deux siècles.

On connaît assez bien Kassia, qui est née vers l'an 810, probablement à Constantinople, et est morte entre 843 et 867. Kassia est connue par les diverses formes de son nom trouvé dans les manuscrits et les livres des offices: Kasia (Kasia), Kassia (Kassia), Eikasia (Eikasia), Ikasia (Ikasia), et Kassiane (Kassianh), [Cassienne (en français)].

Plus de cinquante chants liturgiques sont attribués à Kassia. (Ces compositions musicales ont été transcrites en notation occidentale et sont disponibles aux éditions Hildegard Press.) Poétesse douée, Kassia a écrit 261 versets laïques dans les formes d'épigrammes, de versets gnomiques, et sentences morales. La renommée de Kassia et son importance sont citées par Nicéphore Kallistos Xanthopoulos (Hymnographe et prêtre de l'église de Sainte-Sophie à Constantinople) dans son catalogue des hymnographes byzantins importants du XIVe siècle, où elle est la seule femme compositeur reconnue. Kassia est la seule femme représentée dans le frontispice d'un Triodion, ensemble des livres liturgiques du Carême, imprimé à Venise en 1601, qui comprenait également des portraits des principaux hymnographes des églises byzantines.



Kassia était issue d'une famille aisée de Constantinople. Son père avait le titre de candidatos à la Cour impériale, ce qui était un titre militaire accordé aux membres de l'aristocratie. En raison de l'honneur rendu à son père, on peut penser que Kassia et sa famille étaient des membres de la Cour impériale. Comme d'autres jeunes filles nobles de la cour, Kassia, reçut un enseignement privé marqué par l’étude du grec classique, ce qui peut remarquer dans ses vers et ses écrits.
Au cours de ses années d'adolescence Kassia s'est impliquée dans la controverse iconoclaste de l'Empire byzantin. Kassia, avec d'autres femmes, membres du clergé et des moines, ont lutté contre l'édit impérial interdisant l'utilisation des icônes dans les églises.
En raison de ses actions, Kassia a été persécutée et même fouettée pour avoir aidé les moines iconodoules emprisonnés et exilés. C'est durant cette période que Kassia également subi l'influence de Théodore Studite (759-826), abbé du monastère Studite de Constantinople, qui était également un défenseur des icônes. La correspondance entre Kassia et Théodore Studite révèle son inclination pour devenir une religieuse, bien qu'il ait essayé de la dissuader d'une telle décision si tôt dans sa vie. Kassia a également adressé des exemplaires de ses écrits à Théodore, auxquels il a répondu par des compliments sur son talent littéraire.

La célèbre hymne de Cassienne "La femme perdue"
dans sa traduction en français par Père Denis d'éternelle mémoire :

Seigneur, la femme tombée dans une multitude de péchés • reconnut ta divinité • et de myrophore elle prit le rang; • avant ta sépulture, elle t'offrit la myrrhe en pleurant: • Hélas, dit elle, me tient la nuit et l'aiguillon du plaisir, • l'amour du péché ténébreux, sans clarté; • reçois le flot de mes pleurs, • de mes larmes agrée l'effusion, • toi qui fais descendre l'eau des nuages en la mer; • incline ton oreille vers le cri de mon cœur, • toi qui inclinas les cieux en ton ineffable abaissement; • laisse-moi baiser tes pieds immaculés, • les essuyant avec les boucles de mes cheveux; • ces pieds dont Eve au Paradis perçut le bruit • et, frémissante, à leur approche, se cacha. • Seigneur, qui scrutera la multitude de mes péchés, • qui sondera l'abîme de tes jugements, • Dieu rédempteur et de nos âmes le Sauveur?· Ne méprise pas ta servante, dans ton amour infini. 

LIRE LA SUITE et plus de détails sur la vie et l'oeuvre poétique et musicale de Kassia >> ICI <<

Voici l'Époux, il arrive au milieu de la nuit...

POURQUOI LES ORTHODOXES ALLUMENT-ILS DES LAMPES A HUILE ?

Une des habitudes qu'ont les chrétiens orthodoxes pour adorer Dieu et exprimer leur piété, 
c’est d’allumer des lampes à huile tant à l’église qu’à la maison.


Il y a pour cela plusieurs raisons.
Nous allumons la lampe à huile pour signifier que notre foi est Lumière. Le Christ a dit : « Je suis la Lumière du monde ». La lumière de la lampe à huile nous rappelle celle avec laquelle le Christ illumine nos âmes.
Nous allumons la lampe à huile pour nous rappeler que toute notre existence doit être lumineuse comme celle des Saints, que Saint Paul qualifie de « fils de lumière ».
Nous allumons la lampe à huile pour nous protéger de nos actes mauvais et de nos sombres passions. Sa lumière dissipe les ténèbres de notre être intérieur en nous renvoie à la voie lumineuse de l’Evangile.
Nous allumons la lampe à huile en signe de reconnaissance envers Dieu. Ainsi nous le remercions de nous garder en vie, en bonne santé et nous Lui rendons grâce pour son infini Amour, par lequel le salut est donné à tous.
Nous allumons la lampe à huile pour qu’elle soit une protection contre les puissances du Mal, qui nous harcèlent sans cesse et plus particulièrement au moment de notre prière en essayant de nous détourner de Dieu. Les démons aiment les ténèbres et sont effrayés par la lumière, tant par celle du Christ que par celle de ceux qui aiment le Christ.
Nous allumons la lampe à huile pour nous rappeler que nous devons nous imposer des sacrifices de toutes sortes. De la même manière que la mèche se consume par la flamme de la lampe, de la même manière notre volonté doit se laisser consumer par la flamme de l’amour du Christ et se soumettre toujours à la volonté de Dieu.
Nous allumons la lampe à huile pour apprendre que, de la même manière qu’elle ne peut s’allumer sans nos mains, ainsi aussi la lampe à huile de notre cœur ne peut s’allumer sans les mains de Dieu. Les efforts de nos vertus sont pareils à la mèche et l’huile. Pour s’allumer et éclairer, elles ont besoin du « feu » de l’Esprit Saint.

(Traduit du grec.
Texte du Rév. Diacre Georges GEKA
 in Edition de la Métropole de Nicopolis, Grèce – Preveza 1992.)


Voici l'Époux, Il arrive au milieu de la nuit
bienheureux le serviteur qu'Il trouvera vigilant
malheureux au contraire celui qu'Il trouvera dans l'indolence.
 Veille donc ô mon âme à ne pas tomber dans le sommeil
pour qu'à la mort tu ne sois livrée
et que les portes du Royaume ne se ferment devant toi
mais redouble de vigilance pour chanter
Saint, Saint, Saint es-Tu Seigneur notre Dieu,
par les prières de la Mère de Dieu aie pitié de nous !


lundi 29 mars 2010

Saint Patriarche Joseph le beau (Gen 39:3,21,23)


"L'Éternel fut avec lui, et la prospérité l’accompagna; il habitait dans la maison de son maître, l’Egyptien.
3 Son maître vit que l’Eternel était avec lui, et que l’Eternel faisait prospérer entre ses mains tout ce qu’il entreprenait.
4 Joseph trouva grâce aux yeux de son maître, qui l’employa à son service, l’établit sur sa maison, et lui confia tout ce qu’il possédait.


5 Dès que Potiphar l’eut établi sur sa maison et sur tout ce qu’il possédait, l’Eternel bénit la maison de l’Egyptien, à cause de Joseph; et la bénédiction de l’Eternel fut sur tout ce qui lui appartenait, soit à la maison, soit aux champs.
6 Il abandonna aux mains de Joseph tout ce qui lui appartenait, et il n’avait avec lui d’autre soin que celui de prendre sa nourriture. Or, Joseph était beau de taille et beau de figure.
7 Après ces choses, il arriva que la femme de son maître porta les yeux sur Joseph, et dit: Couche avec moi!
8 Il refusa, et dit à la femme de son maître: Voici, mon maître ne prend avec moi connaissance de rien dans la maison, et il a remis entre mes mains tout ce qui lui appartient.
9 Il n’est pas plus grand que moi dans cette maison, et il ne m’a rien interdit, excepté toi, parce que tu es sa femme. Comment ferais-je un aussi grand mal et pécherais-je contre Dieu?
10 Quoiqu’elle parlât tous les jours à Joseph, il refusa de coucher auprès d’elle, d’être avec elle.
11 Un jour qu’il était entré dans la maison pour faire son ouvrage, et qu’il n’y avait là aucun des gens de la maison,

12 elle le saisit par son vêtement, en disant: Couche avec moi! Il lui laissa son vêtement dans la main, et s’enfuit au dehors.

13 Lorsqu’elle vit qu’il lui avait laissé son vêtement dans la main, et qu’il s’était enfui dehors,
14 elle appela les gens de sa maison, et leur dit: Voyez, il nous a amené un Hébreu pour se jouer de nous. Cet homme est venu vers moi pour coucher avec moi; mais j’ai crié à haute voix.
15 Et quand il a entendu que j’élevais la voix et que je criais, il a laissé son vêtement à côté de moi et s’est enfui dehors.
16 Et elle posa le vêtement de Joseph à côté d’elle, jusqu’à ce que son maître rentrât à la maison.
17 Alors elle lui parla ainsi: L’esclave hébreu que tu nous as amené est venu vers moi pour se jouer de moi.
18 Et comme j’ai élevé la voix et que j’ai crié, il a laissé son vêtement à côté de moi et s’est enfui dehors.
19 Après avoir entendu les paroles de sa femme, qui lui disait : Voilà ce que m’a fait ton esclave! le maître de Joseph fut enflammé de colère.
20 Il prit Joseph, et le mit dans la prison, dans le lieu où les prisonniers du roi étaient enfermés: il fut là, en prison."

Saint Patriarche Joseph au beau visage, prie Dieu pour nous !

dimanche 28 mars 2010

Dimanche des Palmes : homélie de St André de Crète


«Allons ensemble à la rencontre du Christ sur le mont des Oliviers. Aujourd'hui, il revient de Béthanie et se dirige de son plein gré vers sa sainte et bienheureuse passion, pour consommer le mystère de notre salut. Celui qui est descendu du ciel pour nous élever des profondeurs du péché, pour nous élever avec Lui-même, il est nous dit dans l'Ecriture, au-dessus de toute souveraineté, autorité et pouvoir, et de tout autre nom qui peut être nommé, vient maintenant de son propre gré faire son voyage à Jérusalem. Il vient sans faste et sans ostentation. Comme le dit le psalmiste: Il ne vient ni haranguer ni élever la voix pour se faire entendre dans les rues. Il sera doux et humble, et il va faire son entrée dans la simplicité.

Accourons pour l'accompagner comme Il se hâte vers sa passion, et imitons ceux qui sont venus à sa rencontre, non en couvrant son chemin avec des vêtements, des rameaux d'olivier ou de palmiers, mais en faisant tout ce que nous pouvons pour nous prosterner devant Lui en étant humbles et en essayant de vivre comme Il le souhaite. Nous serons alors en mesure de recevoir la Parole, à sa venue, et Dieu, qu’aucune limite ne peut contenir, sera en nous.

Dans son humilité le Christ est entré dans les régions sombres de notre monde déchu, et il est heureux qu'Il ait été si humble pour notre bien, heureux qu'Il soit venu vivre parmi nous et partager notre nature afin de nous élever à nouveau jusqu’à Lui-même. Et même si on nous dit qu'Il est maintenant monté au-dessus du plus haut des cieux - la preuve, à coup sûr, de sa puissance et de sa divinité - son amour pour l'homme ne sera jamais dans le repos tant qu'Il n'aura pas élevé notre nature terrestre, de gloire en gloire, pour l’unir à la sienne dans le ciel.
Alors jetons devant ses pieds, non des vêtements sans âme ou des branches d'olivier, qui font le plaisir des yeux pendant quelques heures puis se fanent, mais nous-mêmes, revêtus de sa grâce, ou plutôt, vêtus complètement en Lui. Nous qui avons été baptisés en Christ devons être nous-mêmes les vêtements que nous étalons devant Lui. Maintenant que les taches rouges de nos péchés ont été emportées dans les eaux salvatrices du baptême, nous sommes devenus blancs comme la laine pure, accueillons le vainqueur de la mort, non pas avec de simples branches de palmiers, mais avec la vraie récompense de sa victoire. Que nos âmes prennent la place des palmes pour l’accueillir et associons-nous aujourd'hui au chant sacré des enfants : Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur. Béni soit le roi d'Israël ".
(extrait de l'homélie de St André de Crète
 sur le Dimanche des Palmes)

samedi 27 mars 2010

SAMEDI DE LAZARE : Recette des Pains d'épice Lazarakia


Pain d'épice pour Samedi de Lazare 
Recette des îles grecques 

Ingrédients: 

7-8 tasses de farine   
2 tasses d'eau chaude 
3 / 4 c. à soupe de levure sèche active 
1 / 2 tasse de sucre 
2 c. à table de miel 
1 c. à soupe de cannelle moulue 
1 c. à thé de clou de girofle moulu 
1 c. à thé d'anis 
1 / 2 cuillerée de sel 
3 c. à soupe d'huile d'olive 
l'huile d'olive pour badigeonner


Dissoudre la levure dans l'eau chaude avec du miel. Laisser reposer pendant 5 minutes environ, jusqu'à ce qu'elle devienne mousseuse. Ajouter le sucre et l'huile d'olive et mélanger jusqu'à dissolution. Dans un autre bol, utiliser une fourchette pour mélanger 7 tasses de farine avec le reste des ingrédients secs. Faire un puits au centre du mélange de farine et remuer dans le mélange de levure. 

Pétrir la pâte  pendant environ 10 minutes (avec un mixeur) ou jusqu'à ce que la pâte devienne élastique. (Ajouter de la farine jusqu'à obtenir une pâte qui ne soit ni trop sèche ni trop collante à manipuler. Si vous avez utilisé trop de farine et que la pâte devient trop sèche, vous pouvez ajouter de l'eau par cuillerée jusqu'à obtenir la bonne consistance) Couvrir et laisser lever dans un endroit chaud pendant une heure. 

A ce stade, vous pouvez former vos petits Lazare librement ou rouler la pâte et utilisez un coupe-pâte. Nous faisons les bras un peu longs pour qu'ils puissent être tordus vers le bas du corps, pour donner l'apparence du linceul funéraire antique. De nombreuses recettes traditionnelles exigent une noix entière dans le centre, couvert par un linceul tressé. 
Lorsque vous êtes satisfait de la forme des bonshommes, déposer les pains sur une tôle huilée et recouvrez-les. Laisser les gonfler pendant 30 minutes à une heure. Badigeonner d'huile d'olive, puis faire cuire dans un four préchauffé à 350 degrés pendant 20 à 25 minutes (ou jusqu'à coloration dorée)



Merci  à Catherine (Que la Toute Sainte la garde !) et son blog EVLOGIA
http://evlogia.typepad.com


vendredi 26 mars 2010

Ortodossia supera Islam ! Viva Italia ! L'Église orthodoxe deuxième communauté religieuse en Italie


BONNE NOUVELLE !

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L'Église orthodoxe est devenue la deuxième communauté religieuse en Italie

Dans un entretien donné à la télévision italienne, Mgr Silouane, évêque du diocèse orthodoxe roumain d’Italie a déclaré que la communauté orthodoxe est devenue la deuxième communauté religieuse en Italie. Elle a dépassé la communauté musulmane et compte environ 1,3 million de fidèles. Selon les derniers chiffres fournis par l'ambassade de Roumanie en Italie, il y a 900 000 Roumains dans la péninsule italienne. D'après Mgr Silouane, chaque année dans les paroisses roumaines en Italie sont célébrés en moyenne 8 000 baptêmes et 1200 mariages. On compte 117 paroisses orthodoxes roumaines, 115 n'ont pas leurs propres locaux, mais utilisent des lieux de culte appartenant à l'Église catholique (prêt gratuit ou avec un petit supplément pour les frais). Les prêtres orthodoxes roumains qui travaillent en Italie sont 145.....

LIRE LA SUITE sur ORTHODOXIE.COM 

Français, encore un effort ! :-))

Révolution, Nationalisme, Phylétisme et Eglise orthodoxe

Après m'être associé à la joie de la fête nationale grecque et avoir même vanté les mérites de la révolution , il me faut tout de même apporter quelques nuances sur ces fameux bienfaits...
Cet extrait d'un texte très important pour nous Orthodoxes occidentaux de Geronda Placide Deseille sur le sujet le fera bien mieux que je ne pourrais le faire, le voici  donc :


"[...] La philosophie politique des protagonistes de la Révolution a été formulée par eux dans la «déclaration des droits de l'homme et du citoyen», selon laquelle la liberté de l'individu n'est limitée que par celle des autres individus; l'autorité et la loi n'émanent que de l'homme, envisagé collectivement, sans dépendance d'aucune Autorité transcendante. Mais, comme le remarque pertinemment encore Régis Debray, si « l’image de la Déclaration de 89 est la plus populaire», «il serait pour autant ingrat de laisser dans l'ombre ce qui a rendu possible l'incarnation des immortels principes; la nation, et la violence. Elles ont partie liée. L'idéal énoncé au monde par la Révolution française, ce fut la nation comme nouveauté radicale, plus que le droit comme promesse d'avenir. Et c'est la première qui a servi de propulseur au second» (1).
La Révolution a donné ainsi le signal à un essor du nationalisme qui a marqué toute l'histoire du XIXème siècle, et qui, en cette fin du XXème siècle a encore des retombées de l'Amérique latine aux Pays baltes, à l'Arménie et à la Géorgie, en passant par l'Afrique noire. «Se considérant comme exportable - missionnaire. (la Révolution française) a voulu enseigner la liberté aux peuples contre la tyrannie des trônes. Elle a opposé la souveraineté populaire au droit divin des rois et posé en principe éthique le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes (2)
Ce nouveau nationalisme est d'une nature très différente du patriotisme qui animait les membres des anciennes nations chrétiennes. Il n'est plus fait de l'attachement à un terroir, de la fidélité à un souverain et de l'amour d'un patrimoine commun, mais il procède plutôt de l'enthousiasme pour l'idée qu'une communauté ethnique ou linguistique se fait d'elle-même et pour ses mythes nationaux tels que ses écrivains et ses publicistes les formulent et les exaltent. Cet individualisme collectif est facilement xénophobe, chaque nation tendant à opposer son particularisme à celui des autres (3).
Paradoxalement, dans l'Europe du XIXème siècle, ce nationalisme révolutionnaire, dont la racine était antichrétienne, servit la cause de nations catholiques romaines ou orthodoxes : la Belgique, la Pologne, l'Irlande se libéreront de la domination de nations non-catholiques, tandis que la Grèce et les nations balkaniques s'affranchiront du joug ottoman.

Le nationalisme et l'Eglise orthodoxe

Le mouvement de libération nationale n'eut pas, pour les pays orthodoxes que des conséquences bénéfiques. Dans un premier temps, il contribua à la formation de nations où l'Orthodoxie était proclamée religion d'état. Mais il portait en lui, de par ses origines, un germe de déchristianisation qui se développerait peu à peu et conduirait un jour à l'établissement de gouvernements athées et antichrétiens. Le lien qui rattache les révolutions marxistes à la Révolution française est manifeste.
Mais surtout, le nationalisme des deux derniers siècles est responsable de ce qui constitue l'une des plaies les plus redoutables du monde orthodoxe contemporain, le nationalisme religieux ou «phylétisme». Il fut condamné par le Concile local de Constantinople de 1872, alors que les Bulgares envisageaient la création d'une Église nationale sans limites géographiques précises, exerçant une juridiction universelle. Le rapport élaboré pour ce Concile dénonce avec rigueur et clarté ce mal qui n'a pas cessé de perturber l'Église orthodoxe, surtout là que se pose le problème de la Diaspora :
«Le phylétisme, c'est-à-dire la distinction fondée sur la différence d'origine ethnique et de langue, et la revendication ou l'exercice de droits exclusifs de la part d'individus et de groupes d'hommes de même pays et de même sang, peut avoir quelques fondements dans les états séculiers, mais ... dans l'Église chrétienne, qui est une communion spirituelle destinée par son chef et fondateur à comprendre toutes les nations dans l'unique fraternité du Christ, le phylétisme est quelque chose d'étranger et de totalement incompréhensible. La formation, dans un même lieu, d'églises particulières fondées sur la race, ne recevant que les fidèles d'une même ethnie, excluant tous ceux des autres ethnies, et dirigées par les seuls pasteurs de même race, comme le prétendent les adeptes du phylétisme, est un événement sans précédent... (4 )
Il est normal et sain que dans un pays de tradition orthodoxe, l'Église soit comme l'âme de la nation, et l'expression la plus profonde de son être collectif. Un sain patriotisme, exempt de tout exclusivisme et de tout chauvinisme, est pleinement conciliable avec l'esprit du christianisme. Dans des situations de diaspora, il est normal que des émigrés gardent un attachement pour leur patrie d'origine ; mais le rôle de l'Église ne doit pas être confondu avec celui d'une association culturelle ou d'un groupe folklorique, ni l'identité ethnique avec l'identité chrétienne.
L'Église de Dieu présente à Athènes est la même que celle qui est présente à Moscou ou a Bucarest ; un Russe ou un Roumain en résidence à Athènes peut, tout au plus, souhaiter que l'Église locale mette à sa disposition un lieu de culte où la Liturgie soit célébrée dans sa langue, mais ce lieu de culte doit dépendre de l'Église locale, et non d'un évêque qui représenterait sur place l'Église russe ou l'Église de Roumanie. La fidélité à la tradition canonique de l'Église, qui n'est que l'expression de vérités théologiques essentielles, exigerait qu'il en aille de même à Paris ou à Londres. Le respect du principe territorial n'implique d'ailleurs aucunement l'existence d'une Église autocéphale ou autonome dans chaque pays : en faire une exigence serait encore une forme de phylétisme ; rien n'empêche que le métropolite de Paris dépende d'une autocéphalie dont le siège serait à Londres, par exemple, ou du Patriarche œcuménique ; ce qui importe, c'est qu'il n'y ait pas dans un même lieu plusieurs communautés ecclésiales, plusieurs évêques, plusieurs métropolites indépendants les uns des autres.[...]"

1. Régis Debray, Que vive la république  Paris 1989 p. 59.
2. Emile Poulat, Liberté. Laïcité. l,a guerre des deux France et le principe de la modernité. Paris, 1987, pp. 127-128.
3. Cf. Marie-Madeleine Martin, Histoire de l'unité française. L'idée de patrie en France des origines à nos jours, Paris. 1949. 
4. Voir l'ensemble du texte dans : Métropolite Maxime de Sardes, Le Patriarcat œcuménique dans l'Église orthodoxe, Paris, 1975. pp. 378-387.

in  "Tous, vous êtes un dans le Christ
L'Église orthodoxe et le nationalisme
(ed. du Monastère SaintAntoine Le Grand 26190 Saint-Laurent-en-Royan)
pour commander 04 75 47 72 02



Jean VI Cantacuzène, empereur  et 
moine - sous le nom de Joasaph Christodoulos