Les lèvres mensongères font horreur à l'Éternel, tandis que ceux qui agissent avec fidélité lui sont agréables. Proverbes 12:22 «C'est ce qui sort de l'homme qui le rend impur. En effet, c'est de l’intérieur, c'est du cœur des hommes que sortent les mauvaises pensées, les adultères, l'immoralité sexuelle, les meurtres, les vols, la soif de posséder, les méchancetés, la fraude, la débauche, le regard envieux, la calomnie, l'orgueil, la folie. Toutes ces choses mauvaises sortent du dedans et rendent l'homme impur.» Marc 7:20-23 Un témoin fidèle ne ment pas, tandis qu’un faux témoin dit des mensonges. Proverbes 14:5 « Vous, vous avez pour père le diable et vous voulez accomplir les désirs de votre père. Il a été meurtrier dès le commencement et il ne s'est pas tenu dans la vérité parce qu'il n'y a pas de vérité en lui. Lorsqu'il profère le mensonge, il parle de son propre fond, car il est menteur et le père du mensonge. » Jean 8:44 Si les paroles distinguées ne conviennent pas à un fou, les paroles mensongères conviennent d’autant moins à un noble. Proverbes 17:7 « Écarte de ta bouche la fausseté, éloigne de tes lèvres les détours ! Proverbes 4:24 Craindre l'Éternel, c'est détester le mal. L'arrogance, l'orgueil, la voie du mal et la bouche perverse, voilà ce que je déteste. » Proverbes 8:13 « Pierre lui dit : «Ananias, pourquoi Satan a-t-il rempli ton cœur, au point que tu aies menti au Saint-Esprit et gardé une partie du prix du champ? […] Comment as-tu pu former dans ton cœur un projet pareil? Ce n'est pas à des hommes que tu as menti, mais à Dieu.»Actes 5:3-4Mais pour les lâches, les incrédules, les abominables, les meurtriers, les impudiques, les enchanteurs, les idolâtres, et tous les menteurs, leur part sera dans l'étang ardent de feu et de soufre, ce qui est la seconde mort.Apocalypse 21.8

mardi 16 février 2016

Lettre du métropolite de Limassol Athanase au sujet des « Relations des Églises Orthodoxes avec l’ensemble du monde chrétien »

Sur orthodoxie.com

Lettre du métropolite de Limassol Athanase au Saint-Synode de l’Église de Chypre concernant le document adopté par la Synaxe des primats au sujet des « Relations des Églises Orthodoxes avec l’ensemble du monde chrétien »

Lettre du métropolite de Limassol Athanase au Saint-Synode de l’Église de Chypre concernant le document adopté par la Synaxe des primats au sujet des « Relations des Églises Orthodoxes avec l’ensemble du monde chrétien » 


Le métropolite de Limassol Athanase a adressé la lettre suivante au Saint-Synode de l’Église de Chypre concernant le document adopté par la Synaxe des primats au sujet des « Relations des Églises orthodoxes avec l’ensemble du monde chrétien ».


Béatitude, saints Pères,

J’ai reçu les textes qui ont été approuvés en tant que décisions des différentes Conférences préconciliaires, qui ont eu lieu de temps à autre pour la préparation du Saint et Grand Concile de l’Église orthodoxe, lesquels textes entérinent officiellement les sujets qui seront soumis au Saint et Grand Concile, afin d’y être adoptés. Je vous remercie chaleureusement de leur envoi.

Puisque, conformément au règlement d’organisation et de fonctionnement du Saint et Grand Concile de l’Église orthodoxe qui nous a été envoyé, et concrètement dans l’article 12, paragraphes 2 et 3, il est mentionné que nous pouvons exprimer nos vues à notre Synode local tout d’abord, je soumets humblement au Saint-Synode de notre très sainte Église, sur l’injonction de ma conscience, mes opinions et mes convictions au sujet des questions ci-dessous.
En ce qui concerne le texte de la Vème Conférence préconciliaire orthodoxe, qui a eu lieu du 10 au 17 octobre 2015 à Genève-Chambésy, et qui est intitulé « Les Relations des Églises Orthodoxes avec l’ensemble du monde chrétien », je dois déclarer ce qui suit :

Je suis absolument en accord avec les trois premiers articles du texte. Cependant, pour ce qui concerne les articles 4 et suivants, je dois observer ce qui suit : lorsque l’Église orthodoxe prie – ce qu’elle fait toujours – « pour l’union de tous », je pense qu’elle a en vue le retour dans l’union avec elle de tous ceux qui s’en sont retranchés et qui s’en sont éloignés, à savoir les hérétiques et les schismatiques. Ce retour a lieu après qu’ils aient renié leur hérésie ou leur schisme. Après avoir quitté cela, ils s’incorporent à l’Église orthodoxe et la rejoignent – s’unissent à elle – par la pénitence et la procédure prévue par les saints canons.

L’Église orthodoxe du Christ n’a jamais perdu « l’unité de la foi et la communion du Saint Esprit » et n’accepte pas la théorie du rétablissement de l’unité de « ceux qui croient dans le Christ », parce qu’elle croit que ladite unité existe déjà dans celle de ses enfants baptisés. Cette unité existe entre eux et avec le Christ, dans la foi droite [de l’Église], laquelle n’existe pas chez les hérétiques et les schismatiques. C’est pourquoi l’Église souhaite à ces derniers leur retour au sein de l’Orthodoxie dans la pénitence.

Je crois que ce qui est mentionné dans l’article 5 au sujet de « l’unité perdue des chrétiens » constitue une faute, car l’Église, comme peuple des fidèles de Dieu unis entre eux et avec le chef de l’Église qui est le Christ, n’a jamais perdu cette unité, qui est la sienne et n’a donc pas besoin d’être retrouvée, voire encore à être recherchée, et ce parce qu’elle a toujours existé et existera, étant donné que l’Église du Christ n’a jamais cessé ou ne cessera pas d’exister. Il s’est produit que des groupes ou des peuples, ou encore des personnes isolées, soient partis du corps de l’Église. Or, celle-ci souhaite et doit s’efforcer, dans un esprit missionnaire, que ceux-ci reviennent tous dans la pénitence par la voie canonique dans l’Église orthodoxe. Cela signifie qu’il n’existe pas d’autres Églises, mais seulement des hérésies et des schismes, si nous voulons être exacts dans nos formulations. La formule « pour la restauration de l’unité chrétienne» est erronée parce que l’unité des chrétiens – à savoir les membres de l’Église du Christ – n’a jamais été rompue, du fait que ces derniers restent unis avec l’Église. La séparation d’avec l’Église et l’abandon de l’Église a malheureusement eu lieu de nombreuses fois par les hérésies et les schismes, mais la perte de l’unité interne de l’Église ne s’est jamais produite.

Je me demande pourquoi il est question dans le texte d’une référence multiple aux « Églises » et aux « Confessions » ? Quelle est la différence entre elles et quel élément les caractérise pour que certaines soient appelées « Églises » et les autres « Confessions » ? Quelle Église est celle qui est hérétique, quelle est celle qui constitue un groupe ou une confession schismatique ? Quant à nous, nous confessons une seule Église, et toutes les autres sont des hérésies et des schismes.
Je considère que l’attribution du titre « Église » à des communautés hérétiques ou schismatiques sont, théologiquement, dogmatiquement et canoniquement, absolument erronées, car une est l’Église du Christ, comme cela est mentionné dans l’article 1, et une communauté ou groupe hérétique ou schismatique ne peut être appelée par nous Église. Seule l’Église orthodoxe peut l’être.

Rien, dans ce texte, ne mentionne que la seule voie qui conduit à l’unité avec l’Église est seulement le retour des hérétiques et des schismatiques, dans la pénitence, à l’Église Une, Sainte, Catholique et Apostolique du Christ, qui, conformément à l’article 1 est notre Église orthodoxe.
La référence à la compréhension « de la tradition de l’Église ancienne » donne l’impression qu’il existe une différence ontologique entre l’Église ancienne des saints sept Conciles œcuméniques et sa continuation authentique jusqu’à aujourd’hui, laquelle est notre Église orthodoxe. Nous croyons qu’absolument aucune différence n’existe entre l’Église du XXIème siècle et celle du premier siècle, car l’un des traits distinctifs de l’Église est le fait que nous confessons dans le Credo que celle-ci est apostolique.

Dans l’article 12, il est mentionné que le but commun des dialogues théologiques est « le rétablissement final de l’unité dans la vraie foi et dans l’amour ». L’impression est donnée que nous, Orthodoxes, cherchons notre rétablissement dans la foi vraie et l’unité de l’amour, comme si nous l’avions perdue et que nous cherchions à la trouver par des dialogues théologiques avec les hétérodoxes. Je considère que cette théorie est théologiquement inadmissible par nous tous.
La référence du texte au « Conseil Œcuménique des Églises » me donne l’occasion de définir ma position à l’égard de différents événements syncrétistes anti-canoniques qui s’y sont produits de temps à autre, et aussi de son appellation, puisque, en lui, l’Église orthodoxe est considérée comme « l’une des Églises », ou une branche de l’Église une, qui cherche et lutte pour sa réalisation en lui. Mais pour nous, la seule et unique Église du Christ est celle que nous confessons dans le Credo.

Pour ce qui concerne l’idée selon lequel la sauvegarde de la foi orthodoxe authentique n’est assurée seulement que par le système conciliaire qui « constitue le juge désigné et ultime en matière de foi » contient une dose d’exagération et n’est pas conforme à la vérité. En effet, dans l’histoire ecclésiastique, de nombreux conciles ont professé et légalisé des dogmes erronés et hérétiques, tandis que le peuple fidèle les a rejetés et a sauvegardé la foi orthodoxe, faisant triompher la Confession orthodoxe. Ni un concile sans le peuple fidèle – le plérôme de l’Église – ni le peuple sans concile des évêques peuvent se considérer comme le Corps et l’Église du Christ, et exprimer correctement l’expérience et le dogme de l’Église.
Je comprends, Béatitude et saints frères synodaux, que des expressions dures et outrageantes ne peuvent figurer dans des textes ecclésiastiques contemporains, et que personne, je pense, ne veut des expressions de ce type. Cependant, la vérité doit être exprimée avec exactitude et clarté, toujours, naturellement, avec discernement pastoral et amour réel envers tous. Nous avons un devoir également envers nos frères qui se trouvent dans les hérésies et les schismes, d’être absolument sincères avec eux et, avec amour et peine, de prier et de faire tout pour leur retour dans l’Église du Christ.

Je pense humblement que des textes d’une telle importance et d’un tel poids émanant du Saint et Grand Concile de l’Église orthodoxe, doivent être rédigés avec soin et formulés avec toute l’exactitude théologique et canonique, de telle façon qu’il n’en surgissent pas des définitions et des déclarations qui ne sont pas claires et appropriées théologiquement, ainsi que des formulations erronées qui peuvent mener à de mauvaises interprétations et à des altérations du vrai point de vue de l’Église orthodoxe. Par ailleurs, un Concile, pour être valide et canonique, ne doit en rien se départir de l’esprit et de la doctrine des saints Conciles qui l’ont précédé, ainsi que de l’enseignement des saints Pères et des saintes Écritures, et il ne doit peser aucune ombre sur la formulation de la vraie foi.

Quand les groupes hérétiques et schismatiques ont-ils été appelés Églises par nos saints Pères, quand et où dans les textes des saints canons et les définitions des Conciles œcuméniques ou locaux ? Si les hérésies sont des Églises, où est la seule et Une Église du Christ et des saints Apôtres ?
En outre, j’exprime humblement mon désaccord au sujet de l’abolition de la pratique de tous les Saints Conciles locaux et œcuméniques en vigueur jusqu’ici, laquelle voulait que chaque évêque disposât de son propre suffrage. Il n’a jamais été question de ce schéma : un suffrage par Église – ce qui rend les membres du Saint et Grand Concile, excepté les primats, de simples éléments décoratifs, leur ôtant le droit de vote.

J’ai encore certains autres désaccords et objections sur d’autres points des textes, mais je ne veux pas vous fatiguer plus avec cela, et je me limite aux thèmes que je considère de plus grande importance, au titre desquels j’exprime mon désaccord, mon point de vue et ma foi.
Je ne veux, par ce que j’ai écrit, attrister personne, et je ne souhaite pas que l’on considère que je donne une leçon ou que je juge mes frères et mes pères en Christ. Simplement, je ressens le besoin d’exprimer ce que ma conscience m’impose.
Je demande que mes opinions soient inclues dans les actes du Saint-Synode.
En demandant vos saintes prières, je reste votre humble frère dans le Christ, + Athanase de Limassol.

dimanche 14 février 2016

EN ATTENDANT LE CONCILE… en face de l'insistant projet d'indifférenciation, l'inlassable et persévérante résistance du peuple orthodoxe

SUR LE BLOG de CLAUDE : 

Père Peter Alban Heers: Une parole sur la "coupe commune" et les étapes vers l'unité entre l'Orthodoxie et hétérodoxie

Père Peter Alban Heers
EXTRAIT :

[…] " en ce moment l'état d'esprit œcuméniste voudrait nous faire croire que nous sommes fiancés au protestantisme papal, c'est-à-dire au catholicisme romain. Donc, vous les entendez dire que nous avons la même foi, mais que malheureusement, nous ne pouvons pas communier ensemble. 

La prochaine étape est de reconnaître, en Concile, que nous sommes tous deux «l'église», mais peut-être l'un plus que l'autre (selon le point de vue). Ce serait équivalent à un mariage, à savoir la reconnaissance des mystères et l'ecclésialité. 

Voici ce que le document "Relations de l'Eglise orthodoxe avec le reste du monde chrétien" fait essentiellement, bien que timidement et avec un double langage. Une fois que le mariage est célébré, c'est une question de temps jusqu'à ce que le couple se retire dans sa chambre intérieure et consomme. Telle est la coupe commune. Que cela arrive lentement ou rapidement ou pas tout, importe peu, car le mariage est la clé qui termine la séparation. Ne faites pas une fixation sur la consommation. La reconnaissance de mystères et l'ecclésialité est tout.[…] " (lire l'ARTICLE INTÉGRAL)

SUR LE BLOG orthodoxie.com :

Remarques sur le texte préconciliaire intitulé « Relations de l’Église orthodoxe avec le reste du monde chrétien »

Remarques sur le texte préconciliaire intitulé « Relations de l’Église orthodoxe avec le reste du monde chrétien » 
M. Dimitrios Tselengidis, professeur de dogmatique à la Faculté de théologie à l’Université Aristote de Thessalonique, a envoyé ses premières observations théologiques aux hiérarques orthodoxes de plusieurs Églises orthodoxes locales (dont celles de Grèce, Russie, Serbie, Géorgie, Bulgarie, Alexandrie et Antioche) concernant le texte « Relations de l’Église orthodoxe avec le reste du monde chrétien ». Nous reproduisons ci-dessous lesdites observations.

« Ce texte manifeste de façon récurrente l’inconséquence et la contradiction théologique. Ainsi, il proclame dans son article premier la conscience de soi qui est celle de l’Église orthodoxe, considérant celle-ci – et ce très justement – comme « L’Église une, sainte, catholique et apostolique ». Or, dans l’article 6, il y a contradiction avec la formulation de l’article premier susmentionné. Il mentionne en effet, de façon caractéristique, que « l’Église orthodoxe reconnaît l’existence historique d’autres églises et confessions chrétiennes ne se trouvant pas en communion avec elle ». C’est ici qu’une question fort à propos se pose : si l’Église est « Une », conformément à notre Credo et à la conscience de soi de l’Église orthodoxe (article I), comment peut-il être fait mention d’autres Églises chrétiennes ? Il est clair que ces autres Églises sont hétérodoxes. Les « Églises » hétérodoxes, au demeurant, ne peuvent nullement être appelées « Églises » par les Orthodoxes. En considérant les choses dans une perspective dogmatique, il n’est pas possible de parler d’une multiplicité « d’Églises » avec des dogmes différents et ce dans un grand nombre de thèmes théologiques. En conséquence, tant que ces « Églises » restent inflexibles dans les erreurs de leur foi, il n’est pas juste théologiquement de leur accorder une ecclésialité – et ce institutionnellement – hors de « l’Église une, sainte, catholique et apostolique ».

 Dans le même article (6), il y a une autre contradiction théologique sérieuse. Au commencement de l’article, il est dit ce qui suit : « D’après la nature ontologique de l’Église, son unité ne peut pas être compromise ». Or, à a fin du même article, il est écrit que, par sa participation dans le mouvement œcuménique, l’Église orthodoxe « a pour objectif d’aplanir la voie menant à l’unité ». Ici se pose la question : Étant donné que l’unité de l’Église est un fait reconnu, quel type d’unité des Églises est recherché dans le contexte du mouvement œcuménique ? Cela signifie-t-il, peut-être, le retour des chrétiens occidentaux à l’Église une et unique ? Une telle signification, cependant, ne transparaît ni dans la lettre, ni dans l’esprit du texte entier. Au contraire, en réalité, l’impression est donnée qu’il existe une division établie dans l’Église et que les perspectives des dialogues ont pour but l’unité déchirée de l’Église.


La confusion théologique est également causée par l’ambiguïté de l’article 20 qui dispose : « Les perspectives des dialogues théologiques de l’Église orthodoxe avec les autres Églises et confessions chrétiennes sont toujours déterminées sur la base des critères canoniques de la tradition ecclésiastique déjà constituée (canon des conciles œcuméniques : 7 du IIème et 95 du Quinisexte) ». Mais le 7ème canon du IIème concile œcuménique et le 95ème canon du concile Quinisexte concernent la reconnaissance du baptême d’hérétiques qui avaient manifesté leur intérêt à se réunir à l’Église orthodoxe. Or, il ressort de la lettre et de l’esprit du texte préconciliaire, considéré dans une perspective théologique, qu’il n’y est absolument pas question du retour des hétérodoxes à l’Église orthodoxe, la seule Église. Au contraire, dans le texte, le baptême des hétérodoxes est considéré comme accepté a priori – et ce sans décision panorthodoxe. En d’autres termes, le texte endosse « la théologie baptismale ». Simultanément, le texte ignore délibérément le fait historique que les hétérodoxes contemporains d’Occident (catholiques-romains et protestants) n’ont pas un seul, mais une série de dogmes qui diffèrent de l’Église orthodoxe (à côté du Filioque, de la grâce créée dans les sacrements, la primauté du pape, le rejet des icônes, le rejet des décisions des Conciles œcuméniques, etc.)
 
L’article 21 soulève également des questions appropriées, lorsqu’il mentionne que « L’Église orthodoxe… évalue positivement les textes théologiques édités par la commission… [à savoir « Foi et Constitution] pour le rapprochement des Églises ». Il convient d’observer ici que ces documents [de la Commission] n’ont jamais été entérinés par les hiérarques des Églises orthodoxes locales. Enfin, l’article 22 donne l’impression que le futur grand et saint Concile juge à priori de l’infaillibilité de ses décisions, puisqu’il considère que « la préservation de la foi orthodoxe pure n’est sauvegardée que par le système conciliaire, qui, depuis toujours au sein de l’Eglise, constitue le juge désigné et ultime en matière de foi ». Dans cet article, le fait historique est ignoré que, dans l’Église orthodoxe, le critère final est toujours la conscience dogmatique vigilante du plérôme de l’Église qui, dans le passé, a validé ou considéré comme « brigandages » des conciles œcuméniques. Le système conciliaire en lui-même n’assure pas mécaniquement la justesse de la foi orthodoxe. Cela se produit seulement lorsque les évêques conciliaires ont le Saint-Esprit et la voie hypostatique – le Christ – qui agissent en eux et ainsi, comme « synodikoi » (i.e. faisant route ensemble) en actes « suivent les saints Pères ».

Évaluation générale du texte

Par tout ce qui est écrit et ce qui est clairement sous-entendu dans le texte susmentionné, il est manifeste que ses initiateurs et rédacteurs entreprennent une légitimation institutionnelle du syncrétisme-œcuménisme chrétien par la décision d’un Concile panorthodoxe. Or, cela serait catastrophique pour l’Église orthodoxe. Pour cette raison, je propose humblement le retrait total du texte.
Pour terminer, une observation théologique sur le texte «Le sacrement du mariage et ses empêchements ». Il est mentionné dans l’article  5a) : « Le mariage entre orthodoxes et non orthodoxes ne peut être béni selon l’acribie canonique (canon 72 du Concile Quinisexte in Trullo). Toutefois, il peut être célébré par indulgence et amour de l’homme à la condition que les enfants issus de ce mariage soient baptisés et élevés dans l’Église orthodoxe ». Ici, la condition expresse que « les enfants issus de ce mariage soient baptisés et élevés dans l’Église orthodoxe » contredit la protection théologique du mariage comme sacrement de l’Église orthodoxe et ce parce que la maternité revient – en fonction du baptême des enfants dans l’Église orthodoxe – à légitimer la célébration du mariage mixte, laquelle est clairement interdit par un canon d’un Concile œcuménique (72è canon In Trullo). En d’autres termes, un concile non œcuménique, comme l’est le futur grand et saint Concile, relativise explicitement une décision d’un concile œcuménique. Cela est inacceptable. Et encore une autre question : si le mariage célébré ne donne pas d’enfants, est-ce que ce mariage est simplement légitimé par le fait de l’intention de l’épouse hétérodoxe d’intégrer ses enfants éventuels dans l’Église orthodoxe ?
Si l’on veut être conséquent théologiquement, l’article 5.1. doit être enlevé.
Dr Dimitrios Tselengidis
professeur de dogmatique
 à la Faculté de théologie à l’Université Aristote
 de Thessalonique




CINÉMA ORTHODOXE en français




Au fil de ce court-métrage, les spectateurs sont embarqués dans un voyage les menant d’églises en monastères, plongés au cœur des somptueuses célébrations de la Semaine sainte orthodoxe à travers lesquelles ils suivent les pas du Christ, depuis Son entrée messianique à Jérusalem jusqu’à la Croix et la Résurrection. “Le Roi crucifié” inaugure le genre nouveau du film liturgique, offrant aux spectateurs un angle nouveau et original sur les récits de l’Évangile.Cette œuvre a été réalisé par le père diacre Aleksandar Djukic et est destinée à un usage strictement non-commercial. (source)

mercredi 10 février 2016

Sur le Typikon de l'Église et le calendrier par Saint Séraphim de Sofia






EXTRAIT : 

"[…] Dès que le pape Grégoire XIII a présenté le nouveau calendrier, aussitôt dans la même année 1582, le Patriarche œcuménique Jérémie II, avec son Synode, a condamné le nouveau calcul romain comme l'antithèse de la Tradition de l'Eglise orthodoxe. L'année suivante, en 1583, le Patriarche Jérémie, avec la participation du Patriarche Sylvestre d'Alexandrie et du Patriarche Sophrone IV de Jérusalem, a convoqué un concile ecclésiastique, qui a condamné l'introduction du calendrier grégorien dans l'Église romaine comme contraire aux canons sacrés de l'Église Catholique [id est Orthodoxe] et comme une violation de la prescription du Premier Concile œcuménique concernant le calcul de la date de la Sainte Pâques.
Ce Concile, dans son Sigillion du 20 Novembre 1583, exhorte les orthodoxes à adhérer fermement et inébranlablement au calendrier orthodoxe et à la pascalie julienne jusqu'à donner leur sang pour cette cause, et il impose à tous ceux qui transgressent cette injonction l'anathème d'expulsion de l'Eglise orthodoxe. 

Le Synode de Constantinople a communiqué cette décision à toutes les Eglises orientales, au Métropolite Denis de Moscou, à l'Église des îles Ioniennes, au champion renommé de l'Orthodoxie en Europe occidentale, le prince Constantin Ostrojsky, à Niccolo da Ponte, doge de Venise, et au pape Grégoire XIII, qui était responsable de perturbations dans l'Eglise.
Ainsi, les patriarches œcuméniques et, avec eux, toute l'Eglise Catholique [id est Orthodoxe] dans les siècles qui ont suivi, ont réagi d'une manière totalement négative à l'introduction du nouveau calendrier. 
Par exemple, le Patriarche Callinique II de Constantinople, avec le Patriarche Athanase IV d'Antioche, ont affirmé que la célébration de Pâques avec les papistes, le rejet de l'ordonnance de l'Eglise orthodoxe concernant le jeûne, et l'acceptation des injonctions de l'Eglise romaine constituent une trahison de l'Orthodoxie et une violation des lois des saints Pères qui est destructrice pour le troupeau de l'Eglise orthodoxe, et que, pour cette raison, chaque chrétien est obligé de célébrer Pâques et les fêtes qui s'y rattachent, ainsi que toutes les saisons de l'année ecclésiastique, telles qu'elles ont été énoncées dans la pratique de l'Orient orthodoxe et non pas à la manière de l'Occident hétérodoxe, qui est étranger à la foi.
Dans son encyclique de 1756, le Patriarche oecuménique Cyril V profère des imprécations redoutables, applicables à la fois dans cette vie terrestre transitoire et dans la vie éternelle, contre tous les chrétiens qui acceptent le nouveau calendrier. Avec l'intention de protéger les chrétiens pour qu'ils n'acceptent pas le nouveau calendrier, pour la raison qu'il était un très grand péché, en 1848, le Patriarche Œcuménique Anthimos VI, avec les autres patriarches orientaux, c'est-à-dire, Hiérothée II d'Alexandrie, Méthode d'Antioche, Cyril II de Jérusalem, et leurs synodes, dans leur encyclique au nom de l'Eglise Une, Sainte, Catholique et Apostolique, présentèrent la Confession de foi suivante:
Puisque, avec nous, ni les patriarches, ni les conciles n'ont jamais été en mesure d'introduire des nouveautés, parce que le défenseur de notre religion est le corps même de l'Eglise, c'est-à-dire, le Peuple de Dieu lui-même, qui souhaite que sa religion soit éternellement immuable et identique à celle de ses pères... "Restons ferme dans cetteconfession", que nous avons reçue pure de ces grands hommes, abhorrant toute innovation comme suggestion du Diable; quiconque accepte ces innovations censure comme déficiente la foi orthodoxe qui a été prêchée jusqu'ici.[…] " (texte intégral ICI)

Où l'on peut lire que les Patriarches de Constantinople n'ont pas toujours cherché à imposer des réformes malvenues… Puisse Sa Sainteté Bartholomée suivre leurs illustres exemples, à l'occasion du synode panorthodoxe, et non seulement ne pas chercher à introduire de nouvelles et malheureuses innovations créatrices de désunion et de schismes sans fin, mais également revenir sur le Calendrier et de surcroît inviter les chrétiens d'occident à revenir aux saints canons orthodoxes. Ce qui serait un bon pas vers l'Union tant souhaitée…

mardi 9 février 2016

Twitter ferme 125.000 comptes "promouvant des actes terroristes"

WASHINGTON (Reuters) - Twitter a annoncé vendredi avoir fermé plus de 125.000 comptes "promouvant ou brandissant la menace d'actes terroristes" depuis la mi-2015, la plupart d'entre eux étant liés à l'Etat islamique.
Le site de micro-blogging précise avoir pour politique de ne fermer des comptes que quand d'autres utilisateurs lui signalent des contenus suspects, tout en précisant avoir étoffé les équipes surveillant et réagissant à ces alertes.


De ce fait, ajoute Twitter, son temps de réponse à ce cas de figure s'est "considérablement" réduit.

Avant cette annonce, Twitter s'était montré peu disert sur les mesures pour lutter contre l'Etat islamique alors même que l'entreprise a été critiquée pour ne pas en faire assez pour empêcher des militants islamistes d'utiliser ses services.

(Yasmeen Abutaleb, Benoît Van Overstraeten pour le service français, édité par Pierre Serisier)
© Thomson Reuters 2016 Tous droits réservés.

lundi 8 février 2016

A 17 ANS, IL VEUT QUE SON CERVEAU SOIT CRYOGÉNISÉ

"VOUS SEREZ COMME DES DIEUX" suite
Sur le site fredzone.org
Matthew Deutsch n’est pas un adolescent comme les autres. Âgé de seulement 17 ans, il n’a effectivement qu’un seul rêve : devenir immortel. Il d’ailleurs prêt à tout pour parvenir à ses fins et c’est précisément ce qui l’a poussé à devenir membre de la fondation Alcor, pour que cette dernière puisse congeler son cerveau.
La fondation Alcor a été fondée en 1972 par un couple du nom de Fred et Linda Chamberlain. Il s’agit d’une organisation à but non lucratif et elle est basée en Californie.
Alcor Cryogénisation
Cet adolescent de 17 ans veut vivre éternellement et il est prêt à tout pour ça.
Elle poursuit depuis plusieurs années des recherches dans le domaine de la cryogénisation et elle a été la première à mener des tests sur un être humain, et plus précisément sur le père de son fondateur.

Alcor a ouvert ses portes au début des années 70

En marge, elle est aussi parvenue à congeler et à ranimer des chiens sans aucun déficit neurologique dans les années 80. Ses ingénieurs avaient été unanimement salués par leurs pairs à l’époque.
La cryogénisation a commencé à devenir très populaire à la fin des années 80 suite à la publication du livre Engines of Creation de Eric Drexler. L’ouvrage contenait effectivement un chapitre sur le sujet et le grand public a donc commencé à s’intéresser aux techniques existantes. Quelques années plus tard, Alcor a dépassé le seul des 300 membres.
L’organisation en compte désormais plus de 1 332 et Matthew Deutsch est le plus jeune d’entre eux.
Alcor propose plusieurs formules différentes à ses membres. S’ils le souhaitent, ces derniers peuvent demander à ce que tout leur corps soit cryogénisé mais ce n’est pas une obligation et ils peuvent aussi opter pour une autre formule moins coûteuse pour congeler… leur cerveau.
Les membres de l’organisation doivent évidemment attendre de passer de vie à trépas pour être cryogénisés.

Deux formules de cryogénisation au choix

L’organisation a créé des chambres spécifiques capables de contenir quatre corps et six cerveaux à une température de -196°C. On ne connait pas exactement le processus utilisé mais on sait qu’il s’appuie sur de l’azote liquide pour maintenir les éléments biologiques à cette température.
Matthew a bataillé ferme pour obtenir l’autorisation de ses parents mais ces derniers ont fini par céder et sa mère a même rejoint l’aventure à ses côtés. Même chose pour leurs chiens. Le père a poliment décliné l’invitation, à croire que tout le monde ne rêve pas forcément d’immortalité.
Il est important de rappeler que le processus de cryogénisation comporte des risques. Personne ne sait si le processus utilisé par Alcor est viable sur le long terme.
En attendant, si vous voulez en savoir un peu plus sur le sujet, vous pouvez toujours vous rendre sur le site de l’organisation. Côté prix, il faut compter environ 200 000 $ pour une cryogénisation complète ou 80 000 $ pour le cerveau. (source)

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Le malin doit bien se frotter les mains et se fendre la poire quand il  voit les humains être convaincus que la transgression du  péché originel c'était de commettre "l'acte de chair" comme ils disent…

samedi 6 février 2016

CONTRE LA RÉFORME DE L'ORTHOGRAPHE ET LA PROGRAMMATION DE NOTRE DISPARITION


Chaque langue a une histoire qui se lit en son sein même, et s'entend dans ses sonorités, sa musique, son rythme, dans sa prononciation, et s'observe dans sa transcription, qui se signale quand on l'étudie dans sa morphologie, dans sa syntaxe, dans sa sémantique, dans sa pragmatique. Chacune a ses singularités, ses subtilités, ses exceptions par rapport à ses propres règles, ses bizarreries, ses étrangetés, ses marques du passé qui l'ont construite et enrichie tout au long des siècles. C'est avec tout cela que chaque langue exprime son humour inimitable, fait ses propres jeux de mots, compose sa poésie. C'est dans cette singularité, dans cette originalité, que se construisent ses discours philosophiques. Il y a en outre plusieurs langues, plusieurs parlers dans une même langue selon les régions, les métiers etc. C'est ce qui constitue la personnalité et le charme d'une langue et qui fait que l'on peut en tomber amoureux. Et tout cela est à la fois en partie donné naturellement dans la transmission de la langue maternelle et en partie acquis avec efforts dans les études comme dans l'apprentissage de cette langue quand elle nous est étrangère. Ainsi en est-il du français comme des autres langues. Et toutes les langues méritent d'être connues, apprises, parlées, écrites.

Mais voilà que parallèlement à l'éloge de la diversité dont on nous rebat les oreilles à coups de pompeux discours solennels et moralisateurs, on cherche à réformer, simplifier, et donc réduire, rabaisser, raboter, et donc mutiler sur un lit de Procuste notre langue… Au vrai cet éloge permanent, paradoxal et hypocrite, de la "diversité" n'est que le tissu rouge mensonger que l'on agite de façon hypnotique devant nos yeux de plus en plus aveugles pour mieux cacher ce qui nous attend derrière et qui ne manque pas d'arriver sur nous, contre nous : banderilles pour nous affaiblir, piques pour nous mettre à genoux et épée pour nous achever.

Qui a un tel projet meurtrier de notre langue, de notre culture, de nos moeurs, de nos croyances, et de ce qui reste de foi dans notre peuple ? Qui en fait l'apologie ? Qui transmet ce discours avec emphase et persistance pour ne pas dire matraquage ? En quel lieu ? Qui a intérêt à notre disparition ?
À qui profite un tel crime qui a tout l'air prémédité?

"On n'arrête pas le progrès" dira-ton, comme les cathos aggiornamentistes (auxquels nos orthodoxes oecuménistes emboîtent le pas dans l'enthousiasme de l'indifférenciation avancée) émaillent tous leurs discours de l'expression "pour notre temps", cliché devenu vain, lamentable et insupportable

Le terme "progrès" est à l'idéologie dévastatrice qui veut abolir toute différence, ce que le terme "mal" est à la prière dominicale dans sa version "oecuménique" : un paravent, un masque, un cache sexe du malin…

Nous ne devons nous associer en aucune façon à notre disparition, à notre génocide 

PLUSIEURS PÉTITIONS CIRCULENT CONTRE CETTE INSIDIEUSE MAIS ACHARNÉE ENTREPRISE D'ÉCRASEMENT DE NOTRE CULTURE :

Choisissez la vôtre :










Un nouveau blog orthodoxe francophone de Claude : La vie des saints orthodoxes helvètes

http://touslessaintsorthodoxesdesuisse.blogspot.ch


vendredi 5 février 2016

Petit rappel charitable pour le synode panorthodoxe : PLUS L'UNION SE FERA PAR LA FORCE, PLUS ELLE PRODUIRA DE DÉSUNION !


L'UNION FAIT LA FORCE MAIS NE SE FAIT PAS PAR LA FORCE
en tout cas chez les chrétiens…
normalement…
à propos du synode panorthodoxe

PLUS L'UNION SE FERA PAR LA FORCE, PLUS ELLE PRODUIRA DE DÉSUNION

"L'ÉGLISE DE DIEU NE SAIT PAS FAIRE VALOIR SES DROITS
 PAR LES COUPS, L'EXIL ET LA PRISON. 
LA LOI ECCLÉSIASTIQUE NE DIRIGE CONTRE PERSONNE 
LE GLAIVE, L'ÉPÉE NI LES FOUETS"
St Théodore Studite

Nous espérons de tout notre coeur
QUE NOUS N'AURONS PAS À REVOIR DE TELLES SCÈNES 


Moines d'Esphigmenou "châtiés" et chassés par la police
sur la demande du Patriarche Œcuménique
non pour leur hérésie mais seulement pour leur "schisme"


 Bis repetita placent (sic)

Même si l'on ne veut pas (toujours) suivre la véhémence des zélotes on comprend leurs revendications
 et il se pourrait que cette compréhension commence à être partagée... :
"[...] Une «Confession de foi contre l’œcuménisme» est depuis le mois d’avril proposée à la signature des fidèles orthodoxes, notamment sur plusieurs sites Internet. Elle a recueilli à ce jour 8600 signatures, dont celles de six métropolites et évêques grecs, serbe et bulgare, de cinq higoumènes du Mont-Athos, de trente-six higoumènes d’importants monastères de Grèce, de Chypre, de Serbie et des États-Unis, de professeurs de facultés de théologie (dont l’ex-doyen de la faculté de théologie d’Athènes et le professeur de patristique de la faculté de théologie de Thessalonique), de cinq cent trente clercs, moines et moniales de Grèce, du Mont-Athos, de Serbie, de Roumanie, de Palestine et de divers autres pays, et de plusieurs milliers de laïcs de différentes origines. Fait nouveau, ce document n’émane pas de groupes extrémistes non canoniques (habituellement qualifiés de «zélotes», au premier rang desquels se trouvent les «vieux-calendaristes»), mais est promu et approuvé par des personnalités connues et des fidèles rattachés canoniquement à l’Église orthodoxe.[...]"
(extrait du site Orthodoxie.com :http://www.orthodoxie.com/2009/10/importants-remous-au-sein-des-églises-orthodoxes-à-propos-de-la-prochaine-réunion-de-la-commission-i.html )


L'UNION FAIT LA FORCE MAIS ELLE NE SE FAIT PAS PAR LA FORCE

Uniates et crypto uniates, les pires ennemis de l'Eglise, corps du Christ... 

En fait il n'est pas étonnant que les Ukrainiens de Maidan essaient d'unifier l'Ukraine par la force ; politiquement,culturellement,et religieusement c'est la même attitude : l'histoire des uniates inféodés à l'impérialisme catholique comme les nationalistes étaient inféodés à l'empire nazi en est la preuve

milicien ukrainien contemporain portant un uniforme nazi 

Samuil Micu-Klein - Romanian Uniate Bishop in Transylvania and member of the so-called 'Transylvanian School,' which had a major impact on forming the idea of the Romanian nati

Ion Inochentie Micu-Klein, Romanian bishop of the Uniate Church in Transylvania, mid-1800's.


Hans Frank (in long coat), chief Nazi administrator of the General Government part of occupied Poland, visits a Greek-Catholic Uniate congregation. Frank had a key role in the extermination of Polish Jews and was hanged at Nuremberg in 1946.



Sarai Vasarion - Serbian Orthodox Monk who preached against the creation of the Uniate Church in Transylvania and warned those who converted of their eternal damnation.




St Païssios : de la guerre

"Vous savez pourquoi il y a des guerres? 


Pour l'argent…Parce que les riches 
ne peuvent pas mettre un frein à la cupidité, 
et les pauvres 
ne souhaitent pas acquérir le nécessaire, 
mais ont l'envie des richesses 
et de la gloire des riches."

jeudi 4 février 2016

La dignité cela n'est plus guère d'actualité, on l'a compris ; mais l'intérêt, si. Non ? C'est quoi l'Europe au fait ?

Des sculpteurs allemands ont tourné en dérision l’attitude de l’Europe à l’égard du président turc Recep Tayyip Erdogan. (source)

En vue du carnaval de Cologne, qui débutera ce jeudi, les sculpteurs ont façonné dans du papier mâché un ensemble sculptural représentant "l'Europe" en train d'embrasser les pieds nus d'"Erdogan", assis sur un trône doré.
Les sculptures sont censées sensibiliser le public à la décision adoptée par l'Union européenne (UE) d'accorder à la Turquie trois milliards d'euros en échange de l'engagement d'accueillir sur son territoire de nombreux réfugiés syriens. 

Le carnaval de Cologne est une fête populaire organisée dans la ville allemande éponyme. Considérée par ses participants comme la fête la plus importante après Noël, ces derniers la surnomment la "cinquième saison de l'année". Les célébrations durent une semaine. Un des principaux événements du carnaval est la journée de l'émancipation des femmes, qui est fêtée le jeudi. Pendant cette journée les femmes coupent les cravates des hommes et embrassent les passants sur la joue. (source)
 Wow ! Comme c'est drôle ! Et quand les hommes ne sont pas "du coin" ? … elles leur coupent quand même quelque chose ??? Quoique… peut-être ne seraient-ils pas surpris qu'on veuille leur couper quelque chose, ceux qui coupent des nez, des mains, des pieds, des têtes pour un oui pour un non avec l'appui de la "loi". Tu charies ah? Je me disais aussi…

Moins drôle Ankara se préparerait à une invasion militaire en Syrie


mardi 2 février 2016

Les bonnes âmes "démocrates" se réveillent… un peu tard : l'enfer a déjà bien prospéré en Ukraine, pavé de leurs bonnes intentions…


En réaction au documentaire de Paul Moreira




extrait de l'article

[…]  Nous avons encore en mémoire les images des Ukrainiens manifestant contre le pouvoir corrompu et autoritaire de leur président Viktor Ianoukovitch, pro-Russe. C’était en février 2014, et le mouvement entraîna la chute du régime de Kiev. Mais, deux ans après, les promesses de liberté du nouveau gouvernement pro-occidental ont-elles été tenues ? Non, à en croire la remarquable enquête de Paul Moreira : car “la révolution a armé et installé tout près du pouvoir” du président Petro Porochenko des groupes d’extrême droite. Avec le soutien de Washington.[…] 

Mais ne pensez pas que cela suffise à tous les aveugles pour recouvrer la vue car de même qu' "il n'est pire sourd que celui qui ne veut rien entendre" Il n'est pire aveugle que celui qui ne veut rien voir
Aussi le réalisateur PAUL MOREIRA a-t-il été obligé de répondre à ces dangereux aveugles qui ont la prétention de guider le peuple 

Voici un  extrait de sa réponse parue sur Mediapart


[…] Quand j'ai commencé cette enquête sur l'Ukraine, j'ai découvert avec sidération à quel point le massacre d'Odessa en mai 2014 avait disparu des mémoires... 45 personnes tuées dans un incendie au coeur d'une grande ville européenne en plein milieu du XXIème siècle. Tout avait été filmé par des dizaines de caméras et de téléphones portables. Autour de moi, personne ne s'en souvenait. 
45 Ukrainiens d'origine russe sont morts dans l'incendie d'un bâtiment provoqué par les cocktail-molotovs de milices nationalistes ukrainiennes.

Après une rapide recherche, je découvrais que l'évènement n'avait pas été censuré. Il avait été abordé, évoqué, mais jamais enquêté. Comme s'il gênait.

Pourquoi ? Probablement parce que les victimes étaient d'origine russe. Ces victimes étaient rapportées comme des "personnes", sans qu'on sache qui elles étaient, qui les avaient tuées et pourquoi elles étaient mortes. Des "personnes" qui n'étaient personne. […]
Qu'est ce qui s'est passé ce 2 mai 2014, à Odessa ? Je l'ai découvert après avoir visionnés des heures d'images, interviewé des dizaines de témoins, retrouvé des victimes et des agresseurs, croisé les récits jusqu'à obtenir une relation des faits qui fasse sens de cette furie. Précision importante : je n'ai interviewé et diffusé que les témoins directs des faits, les gens que je voyais à l'image, cela me permettait de filtrer un peu les exagérations et les mensonges qui naissent toujours, du côté des attaquants comme des victimes. Le résultat de ce travail minutieux est au coeur du film qui est diffusé lundi soir par Canal Plus.

Lors de mon enquête sur ce massacre à bas bruit, j'ai vu l'importance des milices nationalistes. Elles étaient en première ligne dans les combats de rue à Maïdan, puis s'étaient formées en bataillons pour aller combattre à l'Est les troupes russes. Mais ces bataillons ne s'étaient pas dissous dans l'armée. Ils ne s'imposaient pas la même discipline. Ils pouvaient servir de supplétifs au gouvernement. Ou bien s'ériger en police parallèle. Et, oui, dans leurs rangs, les signes d'une idéologie néo-nazie étaient patents. […]