Ils sont toujours là, ne les oublions pas dans nos prières !
samedi 26 juillet 2008
LONGUE ET BELLE VIE à nos frères SERBES !!!
Ils sont toujours là, ne les oublions pas dans nos prières !
vendredi 25 juillet 2008
Aide à la CONFESSION par Saint Ignace BRIANTCHANINOV ( suite 1)

Pour les Pères, la plaie du péché n'est pas restreinte à un membre particulier, elle contamine l'être entier. Embrassant le corps et l'âme, elle a pris possession de toutes les forces et propriétés de l'homme. En interdisant à Adam et Eve de goûter à l'arbre de la connaissance du bien et du mal, Dieu a qualifié ce grand ulcère de mort: « Le jour où tu en mangeras, tu mourras! » (Gen.2, 17) Et de fait, aussitôt qu’ils eurent mangé du fruit défendu, nos ancêtres sentirent la mort éternelle. Leur regard devint charnel, ils virent qu'ils étaient nus. La prise de conscience de la nudité du corps révéla la soudaine nudité de l'âme qui venait de perdre la beauté de l'innocence sur laquelle reposait l'Esprit Saint. Les regards trahirent la honte de ces âmes qui renfermaient désormais toutes les composantes du péché : l'orgueil, l'impureté, la tristesse, l’acédie, le désespoir... Quelle grande plaie que la mort de l'âme ! Quelle vétusté irréparable après la perte de la ressemblance à Dieu ! L'Apôtre appelle cette grande plaie la loi du péché et le corps de la mort (Rom.7, 24-25). L'esprit et le cœur, une fois mis à mort, se sont complètement tournés vers la terre, servant docilement les désirs corruptibles de la chair. Il se sont assombris et alourdis, jusqu'à devenir chair. La chair n'est plus capable de relation avec Dieu, elle ne peut plus hériter de la béatitude éternelle et céleste (ICor.6,50). Cette grande plaie a gagné le genre humain en entier, en devenant le consternant apanage de chaque homme.
mercredi 23 juillet 2008
Lettre privée de Païsios l’Athonite concernant l’œcuménisme
La Sainte Montagne
Le 23 janvier 1969
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| Saint Père Païsios prie Dieu pour nous ! |
lundi 21 juillet 2008
Pour la CONFESSION (3) : Les 8 principales passions, leurs subdivisions et leurs ramifications
ça a commencé avec les 10 commandements...
celle-ci est de Saint Ignace BRIANTCHANINOV pour préparer la confession
On ne rigole plus, c'est du sérieux, et il y a du grain à moudre...

1) La gloutonnerie : l'ivrognerie, le non-respect des jeûnes, le fait de manger en cachette, la gourmandise, le manque de tempérance, le fait de choyer sa chair ou son ventre, de s'octroyer du repos sans raison ou avec excès. Tout cela engendre l'amour de soi-même, l'infidélité à Dieu, à l'Église, à la vertu et aux hommes.
2) L'adultère : les actes et sensations adultères de l'âme et du corps, l'acceptation des pensées impures, l'entretien avec les pensées impures, la jouissance des pensées impures, le consentement et le fait de s'attarder sur les pensées impures, les rêveries d'adultère, le fait de céder à l'emprise de ces rêveries, de ne pas garder ses sens, surtout le toucher (qui ouvre la porte à l'audace et met en fuite toutes les vertus), les paroles obscènes, la lecture des livres voluptueux, la débauche, l'adultère, la débauche contre nature.
3) L'amour de l'argent : l'amour pour l'argent, pour les biens mobiliers ou immobiliers, le désir de s'enrichir, les rêves de richesse, les réflexions sur les moyens de s'enrichir, la crainte de la vieillesse, de la pauvreté soudaine, de la maladie, de l'exclusion, l'avarice, l'amour du gain, l'absence de foi en Dieu, l'absence d'espérance dans la divine providence, l'attachement ou l'amour maladif et excessif pour divers objets corruptibles qui privent l'âme de sa liberté, l'inclination vers les vaines distractions, l'amour des cadeaux, le fait de s'approprier les biens d'autrui, la concupiscence, la dureté du cœur envers les mendiants et les nécessiteux, le vol, le pillage.
4) La colère : l'emportement, l'acceptation des pensées de colère, les rêveries de colère ou de vengeance, le trouble du cœur, la fureur, et l'enténèbrement de l'esprit qui s'en suit, les cris indécents, les disputes, les paroles outrageantes, cruelles, mordantes, les coups, les bousculades, les meurtres, la rancune, la haine, l'animosité, la vengeance, la calomnie, le jugement, la révolte, l'offense du prochain.
5) La tristesse : le chagrin, l'angoisse, le refus de l'espérance en Dieu, le doute à propos des promesses de Dieu, le fait de ne pas rendre grâce à Dieu pour tout ce qui arrive, la lâcheté, l'impatience, le fait de ne pas se faire des reproches, l'affliction à cause du prochain, le murmure, le reniement de la croix, la tentative de descendre de la croix.
6) L'acédie : la paresse pour toute bonne action et surtout pour la prière, l'abandon de sa règle de prière (à l'église ou en cellule), l'abandon de la prière incessante et des lectures utiles à l'âme, la distraction et la hâte durant la prière, la négligence, le manque de révérence, l'oisiveté, le sommeil superflu, la position couchée et toutes les autres formes de mollesse, le fait de changer constamment de place, les sorties fréquentes de la cellule, les promenades, les visites chez les amis, les paroles vaines, les plaisanteries, les blasphèmes, l'abandon des métanies et autres pieux exercices corporels, l'oubli de ses péchés, l'oubli des commandements du Christ, la négligence, le fait de se laisser captiver par quelque chose, l'absence de crainte de Dieu, l'endurcissement, l'insensibilité, le désespoir.
7) La présomption : la recherche de la gloire humaine, la vantardise, le désir et la recherche des vains honneurs terrestres, l'amour des beaux vêtements, le fait de vouloir avoir des serviteurs ou des objets dans sa cellule, l'intérêt pour la beauté de son visage, de sa voix, ou pour toute autre qualité du corps, l'intérêt pour les sciences et arts corruptibles de ce siècle, la recherche du succès dans ces sciences et dans ces arts dans le but d'acquérir la gloire, la honte de confesser ses péchés, le fait de dissimuler ses péchés à son père spirituel ou devant les gens, la malignité, la justification de soi, le fait de se lancer dans des controverses, d'avoir son propre raisonnement, l' hypocrisie, le mensonge, la flatterie, l'adulation, l'envie, l' humiliation du prochain, la versatilité, la connivence, le manque de conscience, le fait d'avoir une nature démoniaque ou de mener une vie démoniaque.
8) L'orgueil : le mépris du prochain, le fait de se préférer à tous, l'insolence, l'enténèbrement, la lourdeur de l'esprit et du cœur, l'attachement à la terre, le blasphème, l'incroyance, la fausse intelligence, l'insoumission à la loi de Dieu et à l'Église, le fait de suivre sa volonté propre charnelle, la lecture des livres hérétiques, pervers et vains, l'insoumission aux autorités, les moqueries mordantes, l'abandon de l'humilité du Christ et du silence, la perte de la simplicité, de l'amour de Dieu et du prochain, la fausse philosophie, l'hérésie, l'impiété, l'athéisme, l'ignorance, la mort de l'âme.
dimanche 20 juillet 2008
"PSYCHOLOGIE" DE L’ŒCUMÉNISME
Puisque d’aucuns pensent devoir commencer à ébaucher une psychologie de l’anti œcuménisme, je me suis dit que l’on pouvait peut-être commencer le même travail en sens inverse, voilà pour quoi je propose cette analyse « psychosociologique » de l’œcuménisme.
Quoiqu’il en déplaise à certains le sens des mots, bien que toujours à déterminer en fonction de leur contexte, produisent des effets de sens inévitables qu’il faut bien expliciter ou remettre en perspective si l’on veut communiquer un minimum.
Les croyants, du moins les Chrétiens surtout, ont beaucoup de mal à assumer des mots comme Vérité ou Orthodoxie. Il s’agit bien des Chrétiens car ni les Juifs ni les Musulmans, autoproclamés comme tels, ne doutent un instant qu’ils sont dans le seul Vrai qui puisse exister.
Il est évident que le mot vérité ne peut se définir que par distinction avec ce qu’on appelle l’erreur, l’illusion ou le mensonge.
Il est évident que le mot orthodoxie ne peut se définir que par distinction avec ce qui n’est pas vrai, pas authentique, pas droit, pas juste, pas correct, pas adéquat, pas conforme, pas réglé, pas réglementé, pas historique etc. donc ce qui n’est pas reconnu comme tel c'est-à-dire schismatique, hétérodoxe, hérétique, kakodoxe, apostat etc. etc.
De nos jours où la connaissance scientifique comme le contact avec les hommes de toute la planète avec leur culture, leur religion, leurs mœurs se sont accrus, il est bien difficile d’assumer ses croyances, sa vision du monde et ses pratiques religieuses comme étant les seules justes à être au service de la Vérité…
Ainsi le relativisme est-il naturellement de mise,
- et il devient distance par rapport à soi et aux autres
- jusqu’à devenir éventuellement et tout simplement de l’indifférence par rapport à une quelconque recherche de la vérité,
- ou bien il se retourne en autodénigrement et en survalorisation des autres,
- ou bien encore il se transforme en syncrétismes divers et variés
- ou bien il cherche à égaliser tout selon l’optique et le format d’un seul
- ou bien enfin il est suivi de la recherche d’une unité transcendant les différences.
Cette recherche d’une unité transcendante a donné l’œcuménisme au sens strictement chrétien ou au sens élargi qui s’exprime surtout, dans le système de représentation généralisé, par toutes sortes de colloques, réunions, discours, déclarations, et rituels suivis de publications qui veulent prouver qu’il y a égalité entre tous, aux yeux de tous : des plus hautes sphères éclairées et illimitées dites représentatives jusqu’au bas peuple considéré avec condescendance voire indignation comme croupissant dans les bas-fonds étroits de l’obscurantisme.
Il existe néanmoins, loin des consensualistes confusionnistes de surface, souvent carriéristes opportunistes accomplis de la scène internationale, des chercheurs spirituels authentiques qui, faisant quelque concession au point de vue orientalisant, estiment qu’en restant fidèles à leur propre chemin, ils peuvent malgré tout considérer sans jugement d’autres chemins proches ou éloignés sur les flancs de la montagne qui est gravie par tous, estimant que plus on s’élève plus on se rapproche. Ceux-ci continuent de cheminer en silence, dans la solitude, à l’écart des agitations spectaculaires de masse, confiants en l’Esprit qui souffle où Il veut ou bien quelquefois acceptent de rencontrer de temps à autre d’autres « chercheurs spirituels » d’autres voies pour guetter à leur écoute attentive et respectueuse d’éventuels universaux qui caractérisent l’être humain , animal religieux depuis toujours en tout lieu. Ceux-ci se gardent bien de légiférer, d’organiser ou dogmatiser pour composer de force un ensemble unifié et encore plus de changer la tradition de leur propre cheminement en quoi que ce soit.
Si l’on appelle cette position œcuméniste alors je veux bien y adhérer mais à l’exclusion de toute autre. Non pas par « crispation identitaire » mais en sachant que chaque voie spirituelle, – pour adopter un langage universaliste – a sa propre structure, son propre fonctionnement, sa propre progression, ses propres références, en bref sa propre cohérence et qu’il serait néfaste et contreproductif d’y changer quoi que ce soit.
Voilà pourquoi je m’associe à tous ceux qui veulent que l’Orthodoxie demeure fidèlement l’Orthodoxie même s’ils sont aux yeux des bienpensants dominants des indécrottables, des archaïques, des crispés, des sectaires, des forcenés, des faibles d’esprit, de pitoyables incultes, des impérialistes sans respect, des hommes des cavernes, des esprits bornés, des handicapés de la communication, des brutes dangereuses en puissance qui ne connaissent pas la communication sans violence…et j’en passe.
Et bien que cherchant moi-même la substantifique moelle de l’Orthodoxie, je sais à quel point il est bon qu’une « religion » comme l’Orthodoxie conserve ce qui apparaît comme non essentiel au yeux des Importants car le cheminement de chacun lui est propre et il est plus que probable qu’à tel moment il ait besoin de tel aspect de sa religion qui ne lui sera pas ou plus nécessaire à tel autre. Il est nécessaire que tous les âges, tous les tempéraments, puissent évoluer dans un espace où chacun trouvera la nourriture dont il a besoin à telle étape de son chemin. Que ce soit dans une journée ou dans une vie il est bon que la « religion », pour employer une métaphore bien chrétienne orthodoxe, offre des repas légers ou consistants selon les faims variables de ses fidèles. Vous ne ferez pas forcément avaler un cassoulet bien roboratif à quelqu’un qui vient de se réveiller, il lui faudra certainement quelque chose de plus léger, il n’empêche que le plat plus consistant sera nécessaire à un autre moment. J’ai choisi la métaphore de l’alimentation mais on pourrait prendre celle des soins médicaux. Tous les médicaments doivent être à disposition pour être utilisés le moment voulu et il n’y a rien à écarter, mettre au rebut ou jeter en pensant qu’un moment donné devient automatiquement une phase irréversible d’une évolution rectiligne. Garder de tout en réserve n’est pas forcément faire preuve de conservatisme, c’est simplement savoir par expérience qu’on peut avoir besoin de tout.
Les Chrétiens contemporains, surtout européens peut-être, ont horreur du conflit. Ils ne veulent pas heurter la sensibilité de l’autre, ils veulent pour l’autre le respect et l’autonomie quel qu’en soit le prix, ils ne veulent surtout pas contrarier l’autre, ils veulent l’épanouissement de l’autre, sa libre-expression, comme les parents modernes ont horreur du conflit avec leurs enfants, c’est la même configuration d’esprit. Ils craignent d’être considérés comme dominants, abusifs, comme autoritaires, étouffants, comme normatifs, intolérants. Bref ils veulent tout faire pour être aimés !
Pour cela ils pratiquent ce qu’on appelle la Tolérance (dont certains disaient naguère qu’il y a des maisons pour ça…) qui ne ressemble que de loin à la Courtoisie et qui n’a rien à voir avec l’Amour. Il s’agit d’une disposition d’esprit qui se veut certes fraternelle, égalitariste et libératrice.
Pourtant à y regarder de près qui est-ce qui confesse, professe, milite pour cette tolérance ?
Ceux qui se sentent forts et qui du haut de leur supériorité reconnue universellement mais vécue de façon culpabilisée veulent prouver, au moins par leur discours, que les autres sont à égalité avec eux et qu’ils ne veulent que leur bien. Il n’empêche : la tolérance est l’apanage de ceux qui se sentent et sont effectivement nantis, de ceux qui ont réellement le pouvoir. Cependant ceux-ci ne se rendent pas compte que la tolérance ne pouvait être inventée que par eux, à la place qu’ils ont, avec leur histoire et dans le rapport hiérarchique mondial effectif qui est celui qu’ils ont eux-mêmes établis.
En fait c’est la même pensée qui est à l’œuvre chez les bien pensants, ceux que l’on appelait naguère la « gauche-caviar » et maintenant les « bobos » qui vivent confortablement à l’abri des besoins et des conflits basiques de cohabitation des quartiers populaires. Tous ces gens bien intentionnés désirent que l’ « on » – c’est à dire l’état, les organisations diverses, avec les impôts de tous, mais surtout pas eux directement, sauf éventuellement dans des mises en scènes soigneusement médiatisées d’une durée supportable – s’occupe d’ « eux ». Cela part de bonnes intentions. Mais l’enfer est pavé de bonnes intentions…
Tout cela n’est pas très nouveau sous le soleil, dans l’Evangile il y a de nombreuses histoires de cette sorte de Pharisiens qui font de beaux discours et auxquels Jésus conseille de nettoyer premièrement l’intérieur de la coupe et du plat, afin que l’extérieur aussi devienne net. Matthieu 23:26
Il y a quelque chose de la même pensée qui est à l’œuvre chez les parents se voulant « compréhensifs » et « préoccupés » du bien être, de la protection et du respect de l’autonomie de leurs enfants. Ils ne voient plus ou pas qu’en renonçant à s’affirmer eux-mêmes dans leur identité propre en laquelle ils ne croient plus, c'est-à-dire en refusant d’exercer l’autorité, ils font ce qu’ils sont censés redouter le plus c'est-à-dire qu’ils risquent d’exercer un pouvoir abusif sur leurs enfants qu’ils voient en réalité comme faibles tout en proclamant qu’ils désirent qu’ils aient la même force qu’eux pensent être. En réalité par leur « tolérance » et leur bienveillante générosité, ils les maintiennent insidieusement par leur assistance et leur protectionnisme dans une dépendance réelle et dans cette faiblesse programmée en voulant les mettre à l’abri de tout et en écoutant leurs moindres variations de désir ou d’opinion. Ce refus d’assumer sa propre identité de parents et donc d’imposer des repères ou des normes sous le prétexte du respect de l’autre, en l’occurrence l’enfant, pourrait bien être tout simplement non pas une noble bienveillance égalitariste mais plutôt une façon de vivre et d’être en relation confortable à l’abri des conflits éprouvants (mais inévitables dans n’importe quelle confrontation avec un autre). Cette apparente noble bonne volonté iréniste semble plutôt être un égoïsme bien organisé.
Toute cette attitude bienveillante pour ne pas employer le néologisme de « benevolantisme » est devenue la mentalité dominante contemporaine, et au vrai il n’est pas étonnant qu’un domaine comme le comportement des parents puisse être utilisé facilement comme métaphore du comportement des bobos ou des hiérarques ecclésiastiques puisqu’il y a là identité comportementale.
Le problème est que ceux qui se sentant en position dominante (trop à leurs propres yeux) ne respectent, ni ne revendiquent, ni ne défendent, ni ne font respecter leurs valeurs et leurs repères, pour laisser généreusement de l’espace à l’autre, ne se rendent pas compte qu’ainsi ils ne donnent pas à l’autre supposé égal ce dont il a besoin réellement pour se situer, se borner, se distinguer en connaissance de cause et que dans cette confusion généralisée qu’ils maintiennent et alimentent au nom du plus noble idéal, ils incitent l’autre à en surajouter dans la différenciation jusqu’au mépris intégral et violent de ce qui n’est pas lui et qui ne mérite que provocation , mépris, voire disparition…
vendredi 18 juillet 2008
Pour la CONFESSION (2) : 10 outils spirituels
2. Demeure dans le silence et purifie tes pensées de toute tâche quotidienne.
3. Lis les prières pour attiser ton attention à Dieu.
J'ai péché, Seigneur, pardonne-moi. + Dieu, accorde ta grâce au pécheur que je suis.
4. Demande à Dieu d'ouvrir ton cœur et de te révéler les choses à confesser.
5. L’honnêteté demande du courage. Approche avec audace dans le Christ.
6. Résiste à toute gêne pendant le mystère.
7. Ne laisse pas la honte faire obstacle à ce que tu reçoives l'amour de Dieu.
Cours vers Lui.
8. Ne sois pas désolé d’être un pécheur.
Cela devrait être sans surprise pour toi.
9. Si tu as de la tristesse, sois désolé d’avoir blessé Dieu.
10. Cherche à ne plus pécher, non pas parce que tu attends la perfection de toi-même,
mais plutôt parce que tu n'as plus envie de faire de mal, ni à toi ni à Dieu.
mardi 15 juillet 2008
L'histoire de ma conversion et celle de quelques autres...
J'y explique "COMMENT JE SUIS DEVENU ORTHODOXE "
Ce blog est le dépositaire du récit de ma conversion déjà publié ici que j'ai mis à part pour qu'il puisse être lu sans interruption si l'on veut. Les messages ne sont pas dans l'ordre chronologique de parution des messages, habituel pour un blog ; ils sont présentés dans l'ordre chronologique de l'histoire, par chapitres successifs.
Ce récit de conversion sera sans doute suivi d'autres que l'on a bien voulu me confier à traduire ou à transcrire.
On peut bien sûr laisser des commentaires par chapitre. Ce serait un écho tout à fait apprécié par leur auteur qui en serait très touché.
mardi 8 juillet 2008
Livre à paraître sur la vie de l'Archimandrite Denis Guillaume
jeudi 3 juillet 2008
La psychologie de l’antioecuméniste selon Mgr Séraphin (de Sendaï, à la retraite)
Sur le Live Journal de Mgr Seraphim on trouve un message concernant l’anti-œcuménisme intitulé : The Psychology of Rejection
J’ai d’abord essayé de répondre sur le blog de + Séraphim (dont j’apprécie la connaissance du Japon qui m’est cher ainsi que la sensibilité artistique sans apprécier ses positions ecclésiologiques) mais n’étant pas dans la liste de ses amis je n’ai pas pu y déposer ma réponse il m’a semblé en cette saison de renégâteries (excusez le néologisme) que cela pouvait susciter quelques réflexions de votre part.
On voudra bien me pardonner les erreurs ou maladresses de traduction et me corriger si je me suis trompé ou ai mal interprété.
La psychologie de l’antioecuméniste
selon Mgr Séraphin (de Sendaï à la retraite)
"Pourquoi les gens rejettent-ils l’unité et préfèrent-ils la division ? –
Pensées en vitesse :
- d’un côté c’est la tendance d’une personnalité analytique plutôt que synthétique.
d’un autre c’est la réalisation de soi en tant qu’opposé à l’autre, la projection de soi sur l’autre etc. - sur un autre plan c’est de l’agoraphobie spirituelle, la peur de ce qui n’est pas contenu et défini… de ce qui n’est pas dans la petite maison que l’on a construite…
- on peut constater que d’aussi loin que l’œcuménisme se développe existe une
opposition à l’œcuménisme qui ne peut pas être vue seulement comme l’excitation
de quelques fêlés avec des ordinateurs qui voudraient se donner une raison de
vivre mais cela prend racine dans la psyché profonde de toute personne et nous
trouverons sans doute des pensées de rejet, même et selon d’autres modes et
peut-être pas moins, en nous-mêmes. - que la tâche de l’œcuménisme doit se fonder sur une pratique et une ascèse psychologiques et spirituelles (travail intérieur ou ascétisme)
- Nous comprenons la prière du Seigneur "que tous soient un ..." comme se référant d'abord à l’unité des personnes qui en étant hors de l’unité ensuite ne rejetteront pas les autres ..."
A quoi servent ces interprétations psychologiques bon marché ?
Voulez-vous des sujets d’enquête supplémentaires ?
En voulez-vous par exemple sur le clergé ?
- Pourquoi vraiment devient-on ecclésiastique ? – Tendance à l’évitement de la réalité ? Désir de trouver une tribune permanente gratuite et un public docile pour exprimer ses idées ? Déséquilibre du corps et de l’esprit ? etc.
- Pourquoi vraiment garde-t-on le célibat ? – Peur du sexe opposé ? Homosexualité refoulée ? Peur des enfants ? etc.
- Quel est l’avantage apporté pour la sanctification de devenir évêque ? – Une façon de faire carrière comme une autre ? Carrière spirituelle ou mondaine ? Goût du pouvoir ? Ego démesuré ? etc.
- Il me serait facile de fournir encore beaucoup de réponses comme celles-ci aussi stéréotypées qu’irrespectueuses des convictions affichées des gens concernés ?
Je ferai juste remarquer que choisir de rester orthodoxe quand on est né d’origine russe, grecque, roumaine ou serbe c’est peut-être seulement du conformisme.
Je dirai également que choisir l’orthodoxie, dans n’importe quel domaine c’est par définition distinguer ce qui n’est pas orthodoxe et choisir l’exclusion. L’étiquette même implique cela forcément.
Choisir d’être protestant c’est choisir de protester non ? Et de s’exclure, ou bien encore une fois c’est peut-être seulement du conformisme familial ou régional.
Si vous voulez une « bonne » étiquette soyez « catholiques » par exemple, ça c’est pacifique, universaliste, inclusif pas exclusif.Vous êtes peut-être d’anciens catholiques d'ailleurs ? Pourquoi ne l’êtes-vous pas restés ? Pourquoi avoir choisi de vous exclure de la communion romaine et avoir choisi l’exclusion de tous les autres avec cette nouvelle appartenance ?
Le seul véritable œcuménisme, s’il faut à tout prix qu’il y en ait un, est spirituel. Il est dans la confiance en l’autre, n’importe quel autre, dans le respect intégral de l’autre quelle que soit sa religion quelle que soit sa confession et il est dans la confiance en l’infinie miséricorde divine. Il n’est pas dans les spectacles soigneusement et bruyamment médiatisés, il n’est pas dans les beaux discours oecuméniquement corrects et dans les images des diplomates professionnels en soutane. Pas dans la communion volontariste simulée ! Il est dans l’amour sincère du prochain qu’il soit pharisien, samaritain ou… athée !!!
mercredi 2 juillet 2008
Cuisine épiscopale et oecuménisme des fraises et des framboises
Et il a décidé de faire une conférence sur les fraises et les framboises et voilà ce qu’il dit à peu près :
Toutes les deux sont des fruits, toutes les deux sont des baies que l’on trouve à l’état sauvage, on peut cultiver toutes les deux dans un jardin, toutes les deux sont rouges à quelques nuances près (c’est insignifiant…), toutes les deux sont utilisées pour constituer des desserts et on les consomme également en salades de fruits, en sorbets, en crèmes glacées, en sirop, en confitures, en tartes etc. Et il dit encore : on peut donc manger l’une ou l’autre, elles sont bonnes toutes les deux. Ok ! Jusque là tout va bien.
Mais voilà que dans son enthousiasme prosélyte pour montrer l’identité et l’égalité des deux fruits, il dit finalement : Mangez l’une ou l’autre, pas de différences, c’est la même chose, aucune importance !
Alors là je dis stop et vous savez pourquoi ? Parce que les fraises n’ont pas mauvais goût et même je les aimais dans mon enfance et j’en mangeais sans réticence mais maintenant, je ne peux plus, parce que j’ai expérimenté intimement et douloureusement qu’elles me font mal au ventre, que je ne les digère pas et cela jusqu’à provoquer en moi une réaction allergique si j’insiste, mais pas les framboises... Voilà !
Alors le cuisiner spécialiste reconnu, il est bien gentil, mais moi, ses fraises, il peut se les garder parce que si, lui, il veut à tout prix faire sa propagande pour non seulement me persuader qu’il n’y pas vraiment de différences entre les deux mais en plus qu’il projette de faire un hybride du genre « fraiseboise » dont il va inonder le marché, eh bien, je vous le dis tout net, je n’en consommerai pas une seule, même avec tout son baratin qui veut finalement me faire passer des vessies pour des lanternes, et je préfère me passer de dessert, je tiens à rester en bonne santé…
D’ailleurs pourquoi veut-il à tout prix vendre ses salades ce gars-là ?
Qu’est-ce que ça va lui rapporter ? Sûrement quelque chose !
samedi 28 juin 2008
NE CRAINS POINT, PETIT TROUPEAU - Luc 12.32 - Qu'est-ce que l'Eglise ?
Le Seigneur s’adressait à ses disciples en particulier en les exhortant à ne pas s’inquiéter dans les circonstances adverses. Dans Actes 20, Paul informe les anciens d’Ephèse de son départ prochain et les avertit des dangers qui guettent l’Eglise. Au verset 28, il leur enseigne une précieuse vérité: «L’Eglise de Dieu qu’Il s’est acquise par son propre sang est appelée le troupeau de Dieu». Tous les rachetés de Jésus-Christ font partie de son troupeau. Ce sont des brebis précieuses à ses yeux. Et l’église locale en est l’expression vivante.
Ce petit troupeau bien insignifiant aux yeux des hommes, fait l’objet des tendres soins du Bon Berger, et il ne perd aucune de ses brebis. Le nombre minimum requis dans la Parole est deux ou trois (Mat 18.20) chrétiens intégrés dans la personne de Jésus pour s’assurer sa présence. Aucune étiquette n’est requise, si ce n’est la foi authentique dans le Dieu de la Bible, ce qui implique une vraie repentance, la confession de ses péchés et le pardon du Tout-Puissant par Jésus-Christ, notre Sauveur. Les pires assauts, ouverts ou subtils de l’ennemi, le diable, ne peuvent rien contre ce petit troupeau, parce qu’il est sous la protection du Tout-Puissant. Le Bon Berger les entoure puissamment. «Les brebis entendent sa voix et le suivent, car il va devant eux. Il les connaît et elles le connaissent» (Jean 10.2-5;14.27). L’Eglise a toujours été éprouvée par des dangers qui la rongeaient depuis l’intérieur: la tradition des hommes et la fausse doctrine. Si le Seigneur permet les afflictions dans l’Eglise, c’est que dans sa bonté, il veut la recentrer sur Lui.
Ainsi, nous sommes exhortés à ne pas craindre ni l’adversité des hommes ni celle de l’ennemi invisible. La crainte de Dieu, en revanche, est primordiale dans la vie de l’Eglise. Et cette crainte de Dieu implique d’abord de suivre Jésus-Christ et sa Parole coûte que coûte. Ce double aspect dans la vie du petit troupeau lui permet de franchir des murailles avec Dieu en Lui obéissant plutôt qu’aux hommes (Act 4.18-19). Dieu s’occupe du nombre des brebis, car c’est Lui qui ajoute à l’Eglise ceux qui doivent être sauvés (Act 3.47). C’est son affaire. La nôtre c’est de témoigner de Lui, de parler de ce que nous avons vu et entendu (Act 4.20).
Courage, petit troupeau de Dieu. Les circonstances permises par le Seigneur doivent nous stimuler à rechercher la face de Dieu et à réorienter notre position et notre vie à la lumière de la Parole de Dieu, «vivante et efficace, plus tranchante qu’une épée quelconque à deux tranchants, pénétrante jusqu’à partager âme et esprit, jointures et moelles; elle juge les sentiments et les pensées du cœur» (Hébreux 4.12). Sommes-nous prêts à nous laisser interpeller par elle?
Nous avons l’ardent désir de marcher ensemble avec le Seigneur en nous laissant sonder et changer par sa Parole. «Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous?» (Rom 8.31-34). Ne sommes-nous pas «plus que vainqueurs par Celui qui nous a aimés?» Confiants en Lui, nous marchons par la foi. Conscients de notre petitesse, de nos imperfections, nous ne perdons pas courage (2 Cor 4, 1,16; 5.6), car «Dieu nous fait toujours triompher en Christ» (2 Cor 2,14). «Si nous vivons, ce n’est plus nous qui vivons, c’est Christ en nous; si nous vivons maintenant dans la chair, nous vivons dans la foi au Fils de Dieu, qui nous a aimés et qui s’est livré lui-même pour nous» (Gal 2,20).
Si nous vivons cela, nous n’avons rien à craindre, car le petit troupeau marche sous la houlette de son divin Berger. «Ils combattront contre toi, mais il ne prévaudront point sur toi; car je suis avec toi pour te sauver et pour te délivrer, dit l’Eternel » (Jér 15.20). Le troupeau de Dieu est indestructible, car il appartient au Seigneur. «L’Eternel est mon Berger... je ne crains aucun mal, car tu es avec moi» (Ps 23). Et le royaume de Dieu est à son troupeau. Gloire au Seigneur!
jeudi 26 juin 2008
lundi 23 juin 2008
Père Denis GUILLAUME - Mémoire éternelle !

Et comme pour son "SOS d'avril ", averti par Jean-Mi, je me fais le relais de sa délivrance des épreuves de ce monde. Je suis heureux d'avoir pu activement participer à son soutien si j'en juge au nombre de visites de ce blog concernant le sujet de sa condition, misérable malgré son oeuvre considérable de traducteur depuis que j'ai posté ce message.
Ceux qui critiquaient voire rejetaient naguère les traductions de Père Denis, les accusant d'être entachées de langage théologique catholique - (cela simplement, j'en ai peur mais il faut le dire, parce qu'elles avaient été faites pour beaucoup d'entre elles du temps du diaconat "uniate" de Père Denis) sans posséder le centième des capacités intellectuelles et sans avoir fait le centième du cheminement spirituel de cet homme de Dieu sont les mêmes qui aujourd'hui (c'est à dire maintenant depuis un certain temps en fait) fins diplomates, habiles oecuménistes et grands donneurs de leçons politiquement correctes, sont copains comme Cauchon avec les hiérarques catholiques et vilipendent tous ceux qui voudraient que l'on soit un peu plus fidèles à la foi, à l'ecclésiologie et à la théologie orthodoxes, et un peu moins consensuels à la légère... Pas très joli ni très honnête...
mardi 17 juin 2008
Le Bon Larron et autres pécheurs

dimanche 15 juin 2008
Unité et Trinité

Extraits du magnifique livre de l'Archimandrite Basile d'Iviron (Ἀρχιμανδρίτης Βασίλειος)
"Chant d'Entrée" (ed.labor et fides -Perpective orthodoxe) traduit par Jacques Touraille
[[« Pour que tous soient un, comme Toi, Père, Tu es en moi, et moi en Toi » [16].« Pour qu'eux aussi soient un en nous» [17]. Un sont le centre et le commencement du monde visible et invisible. Un est le mode de l'unité et de l'existence vraies. Un est le mode selon lequel vit la Sainte-Trinité. Et c'est ce que Jésus demande au Père: que les fidèles soient unis « comme nous ». Qu'ils soient unis, puisque Nous sommes unis. Il n'existe pas d'autre mode de vie et de fécondité authentiques. Ce « comme », cette identification à la Sainte-Trinité, vaut plus que l'unité elle-même. C'est la seule chose dont nous ayons besoin. Si nous aimons vraiment l'unité, il faut que nous soyons prêts à sacrifier pour la perdre à cause de Lui, et que nous en ayons la force. Alors seulement nous la trouverons, nous la recevrons intacte, continuellement donnée par Lui. Si au contraire nous sommes disposés à tout sacrifier, à sacrifier jusqu'au fondement de l'ecclésiologie trinitaire, pour l'amour d'une unité de notre invention, alors nous luttons pour que durent l'« aveuglement», les schismes, et que se prolonge la confusion. Ou, plus exactement, nous témoignons alors par notre conduite, que nous n'avons jamais vraiment connu l'Eglise et son Unité indissoluble fondée sur le Seigneur brisé mais non divisé, et sur « le Saint-Esprit impassiblement partagé et tout entier donné à chacun » [18]. Si une telle unité disparaissait, ne fût-ce qu'une fois, cela signifierait qu'elle était à tout jamais impropre et indigne des attentes de l'homme et du don de Dieu. Cela voudrait dire que jamais elle ne nous aurait donné de communier par grâce à la vie bienheureuse de l'inconfusible et indivisible Trinité.Et le Seigneur continue sa prière sacerdotale par cette phrase: «afin que le monde croie que Tu m'as envoyé» [19].Quand l'Eglise existe comme le Christ le demande, alors elle donne son témoignage.>>>(suite)
[16]. Jn 17, 21. [17]. Jn 17, 21. [18]. Saint Basile P G 32 108 C. [19] Jn 17. 21
Unis « comme» l'est la Trinité, les douze sont envoyés dans le monde « comme » le Père a envoyé le Fils dans le monde 24.« Ne crains pas, petit troupeau» 25. La puissance de Dieu a fait son œuvre. La Vierge a dit à l'Archange Gabriel: « Qu'il me soit fait selon ta parole» 26. Le Seigneur a dit à Son Père céleste: « Que ta volonté soit faite» 27. L'Eglise dit chaque jour: « Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel» 28. Ainsi commence à agir dans le monde la hiérurgie trinitaire.Ne crains pas pour le troupeau trinitaire, car il cache en lui le dynamisme que « fructifie de lui-même» 29. Ne crains pas pour lui, car nul ne peut arrêter sa hiérurgie. Ne crains pas pour lui, car il est pour tous joie et bonne nouvelle.Le Seigneur n'a qu'un but: fonder l'Eglise. C'est pour lui qu'Il accomplit son œuvre. Alors même qu'Il se sacrifie « pour la vie et le salut du monde », Il prie le Père pour la seule Eglise et non pour le monde: « Je ne prie pas pour le monde, mais pour ceux que Tu m'as donnés» 30. Il nous montre ainsi comment en fait Il aime le monde et veut sauver tous les êtres.Si nous aimons le monde, suivant l'exemple du Seigneur il nous faut nous tourner vers l'Eglise et non vers le monde. L'Eglise est le « monde» 31, l'ordre et la beauté du monde. En elle le monde entier trouve sens et harmonie. Hors d'elle il tombe dans le chaos et se brise.[...]Nous comprenons ainsi que la véritable union se fera dans l'es¬pace eschatologique. Et ce n'est pas là quelque chose qui dans le temps nous situe loin de l'unité. Si l'union nous apparaît lointaine, c'est la preuve que nous-mêmes, dans l'ordre de la Trinité, nous sommes loin, que nous nous sommes éloignés de la nouvelle com¬préhension, que nous nous sommes éloignés de la nouvelle création qu'a inaugurée le Christ.L'eschatologie a déjà commencé. Et il est des hommes qui ne viennent pas au Jugement, mais qui passent de la mort à la vie.[...]L'unité de l'Eglise n'est pas un système administratif ou une procédure qui peut être vue à l'œil nu et humainement aménagée. Elle est un mystère théanthropique qui se révèle dans l'Esprit, lequel « constitue toute l'institution de l'Eglise ». Elle est une réalité hors du monde, qui vivifie l'Eglise tant que celle-ci se trouve dans le monde. Elle est la liberté eschatologique que reçoit l'Eglise tant que celle-ci existe dans l'histoire. Elle est la conjonction du ciel et de la terre.Si le Seigneur avait voulu une unité simplement administrative (sans rien ajouter qui touche à la vie et au mystère), Il aurait pu donner comme image de l'unité ecclésiale l'Empire romain, et Il aurait dit: « Père, je veux que soient unis les fidèles comme est uni[...]l'Empire romain ». Mais Lui n'a rien fait de pareil. Il a demandé au « comme », à l'identification trinitaire, de tout régler dans la vie de l'Eglise. Et il a comparé Son Royaume à une réalité vivante qui dans son ensemble tire d'elle-même sa force et sa croissance. Il a dit: le Royaume des cieux ressemble à du levain. A de la semence. A une perle cachée dans la terre, qui vaut la peine, si on l'a trouvée, qu'on vende tout ce qu'on a pour l'acquérir.Le témoignage de la grâce de l'unité trinitaire est donné par tout le corps de l'Eglise: sa structure administrative, sa vie liturgique et sa création théologique. L'Eglise n'est pas une organisation d'hommes « pieux» qui offre aux nécessités psychologiques des fidèles des mo¬ments liturgiques. Elle ne fait pas non plus de la théologie pour résoudre des problèmes et des rébus métaphysiques. Elle est « la demeure de Dieu parmi les hommes» 34. Elle est le petit troupeau, et en même temps elle est plus vaste que les cieux. Elle n'est pas contenue dans le monde. C'est elle qui contient l'histoire et toute la création.[...]L'union de tous, pour laquelle prie l'Eglise, n'est pas conçue comme un assemblage de fragments de « communautés chrétiennes », mais comme l'extension de l'unité trinitaire qui est célébrée dans son corps liturgique.La « réunification de l'Eglise» est une expression tout à fait mau¬vaise, qui obscurcit le thème. Elle ne vient pas d'une conscience orthodoxe, mais d'une vue mondaine.La réalisation de nos projets sur les confédérations d'Eglises (au lieu de l'unité dans le mystère de la Trinité) est un désastre. Elle condamne l'homme créé à l'image de Dieu. Le mystère de l'unité du Corps du Christ ne se définit pas avec des catégories philosophiques. Il ne se laisse pas limiter par des vo¬lontés créées. Il ne se laisse pas lier par des menaces d'infaillibilité personnelle. Il ne se laisse pas toucher par une prétendue « piété» individuelle. Un tel mystère éprouve tout, ébranle tout. Il renouvelle toute chose en l'offrant à tous baignée de lumière incréée: transparente, vivante, entourée d'amour. Le mystère de l'unité, tel que le vit et le conçoit l'Eglise, est le Royaume du Père et du Fils et du Saint-Esprit « par laquelle, comme par une puissance unifiante, nous sommes ramenés à l'unité et sommes réunis dans la monade divine et l'union à l'imitation de Dieu, dès lors que les différences qui nous divisent sont repliées au-delà du monde».
mercredi 11 juin 2008
ESPHIGMENOU (suite)

Le procureur local grec, Vasilis Floridis, a détruit les moyens d'existence de ces moines pacifiques qui cherchent à être laissés à eux-mêmes de façon à prier dans leur monastère. La semaine dernière, Floridis a envoyé une lettre aux hauts fonctionnaires du gouvernement qualifiant les moines de «menace nationale» et exigeant leur retrait. C'est le même ministère qui en Octobre 2006 a menacé de "graves conséquences" tous ceux qui osaient élever leurs voix pour protester contre ces actions.
Les moines ont demandé à plusieurs reprises le dialogue avec le gouvernement grec ainsi qu’avec le Patriarche Bartholomaios d'Istanbul pour résoudre ce différend. Le patriarche, qui a déclaré les moines "schismatiques", a refusé de contribuer à la réconciliation pacifique de ce différend. Au cours des cinq dernières années, le gouvernement des États-Unis a cité la Grèce pour son traitement des moines d’Esphigmenou dans son Rapport International sur la liberté religieuse.

traduit du blog http://desniza.livejournal.com/





