Les lèvres mensongères font horreur à l'Éternel, tandis que ceux qui agissent avec fidélité lui sont agréables. Proverbes 12:22 «C'est ce qui sort de l'homme qui le rend impur. En effet, c'est de l’intérieur, c'est du cœur des hommes que sortent les mauvaises pensées, les adultères, l'immoralité sexuelle, les meurtres, les vols, la soif de posséder, les méchancetés, la fraude, la débauche, le regard envieux, la calomnie, l'orgueil, la folie. Toutes ces choses mauvaises sortent du dedans et rendent l'homme impur.» Marc 7:20-23 Un témoin fidèle ne ment pas, tandis qu’un faux témoin dit des mensonges. Proverbes 14:5 « Vous, vous avez pour père le diable et vous voulez accomplir les désirs de votre père. Il a été meurtrier dès le commencement et il ne s'est pas tenu dans la vérité parce qu'il n'y a pas de vérité en lui. Lorsqu'il profère le mensonge, il parle de son propre fond, car il est menteur et le père du mensonge. » Jean 8:44 Si les paroles distinguées ne conviennent pas à un fou, les paroles mensongères conviennent d’autant moins à un noble. Proverbes 17:7 « Écarte de ta bouche la fausseté, éloigne de tes lèvres les détours ! Proverbes 4:24 Craindre l'Éternel, c'est détester le mal. L'arrogance, l'orgueil, la voie du mal et la bouche perverse, voilà ce que je déteste. » Proverbes 8:13 « Pierre lui dit : «Ananias, pourquoi Satan a-t-il rempli ton cœur, au point que tu aies menti au Saint-Esprit et gardé une partie du prix du champ? […] Comment as-tu pu former dans ton cœur un projet pareil? Ce n'est pas à des hommes que tu as menti, mais à Dieu.»Actes 5:3-4Mais pour les lâches, les incrédules, les abominables, les meurtriers, les impudiques, les enchanteurs, les idolâtres, et tous les menteurs, leur part sera dans l'étang ardent de feu et de soufre, ce qui est la seconde mort.Apocalypse 21.8

mercredi 8 février 2012

Chanter à l’Église...

Chœur byzantin serbe  Direction: Igor Zirojevic
 L’œuvre du chantre
1. Le chantre est un clerc situé au premier degré de la hiérarchie ecclésiastique. Il accomplit un travail liturgique, une œuvre sacrée, et ceci n'est pas comparable à une profession exercée dans le monde.
2. Par son chant, le chantre représente les fidèles et il tient de ce fait, parmi eux, une place particulière dans l'église. Mis à part ses dons (sa voix mélodieuse, sa connaissance musicale et son style personnel), le chantre doit être aussi un homme de prière et de foi. Le but de la psalmodie ne consiste pas à faire éprouver aux fidèles une jouissance esthétique mais avant tout à les élever spirituellement.
3. Le chantre est le dépositaire de la musique ecclésiastique qu'il transmet de génération en génération. Un tel héritage de nos pères constitue la grandeur de l’Église orthodoxe, il appartient aussi a la tradition sacrée de l’Église. La succession des chantres au pupitre sacre se fait de génération en génération.
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lundi 6 février 2012

Une meilleure compréhension des divergences entre l’Église orthodoxe et l’Église latine

Jean-Claude Larchet vient de faire paraître sur orthodoxie.com un compte-rendu critique du livre du "Métropolite Amphiloque (Radović) du Monténégro et du Littoral, « Le mystère de la sainte Trinité selon saint Grégoire Palamas », suivi d’un entretien avec l’archiprêtre Jivko Panev, traduit du grec par Yvan Koenig, préfacé par Jean-Claude Larchet lui-même, aux éditions du Cerf, Paris, 2012, 326 p., collection « Orthodoxie ».
J'ai été bien inspiré de faire paraître quasi simultanément l'étude de Père André Borrely qui permet une fois de plus "une meilleure compréhension des divergences entre l’Église orthodoxe et l’Église latine dans les domaines de la théologie, de l’anthropologie et de la spiritualité, et par là contribue au dialogue théologique entre elles" comme le souhaitent sincèrement ceux qui rêvent d'unité profonde et réelle fondée sur des bases solides qui ont peu de choses à voir avec de manipulations conceptuelles qui pour être  iréniques n'en déforment pas moins la réalité et en peuvent donner que des mensonges ou des déceptions qui ne mèneront pas loin... 

Voici quelques extraits de cette recension de Jean-Claude Larchet qu'il est conseillé de lire en son intégralité  sur orthodoxie.com ainsi que le livre évidemment :



"[...] Saint Grégoire Palamas est l’un des témoins les plus représentatifs de la continuité vivante de l’ère patristique et, de même qu’il est indissociable des Pères qui l’ont précédé, la théologie orthodoxe est indissociable de lui.[...]
  Mgr Amphiloque tout en admettant qu’il puisse exister une certaine ressemblance entre la distinction palamite de l’essence et des énergies divines et certains éléments philosophiques du néo-platonisme refuse l’idée, souvent soutenue aujourd’hui, d’une influence directe et fondamentale de celui-ci.[...]

Sans nier la thèse fondamentale de Meyendorff selon laquelle les adversaires de Palamas (Barlaam, Akindynos et Grégoras) étaient avant tout des humanistes byzantins, héritiers ou restaurateurs de l’hellénisme antique qu’ils avaient recouvert d’un vernis patristique, Mgr Amphiloque étend sa réflexion en amont et montre que cet humanisme, proche de l’humanisme qui s’est développé en Occident à la même époque, est une conséquence logique de la conception de Dieu initiée par Augustin d’Hippone, développée par Thomas d’Aquin et formalisée par la scolastique cette conception de Dieu a suscité le refus de l’homme moderne et a engendré l’athéisme européen du XIXe et du XXe siècles. Alors que Dieu avait déjà été exilé par la théologie latine lorsqu’elle avait élaboré sa conception de la grâce créée, la négation de l’énergie commune de la sainte Trinité par les adversaires de Palamas et la théologie latine dont ils s’inspiraient a abouti d’une part à refouler les hypostases de la Trinité dans le domaine de l’abstraction, et d’autre part à nier la participation réelle (et non simplement intellectuelle et morale) de l’homme à la manifestation de la sainte Trinité. La réduction de l’homme à la nature et à lui-même (faute d’une communication et d’une communion authentiques avec Dieu par le biais de l’énergie divine) a abouti en Occident au naturalisme et à l’humanisme, tandis que la conception d’un Dieu abstrait a fait place dans un premier temps au théisme philosophique, lequel a donné lieu, dans un deuxième temps et par réaction, à l’athéisme, la pensée occidentale se révoltant finalement contre la fausse représentation de Dieu qu’elle s’était forgée.[...]

La théologie palamite permet en définitive, selon Mgr Amphiloque, de répondre à ce qui manque à l’homme contemporain et à ce à quoi il aspire : retrouver dans le Christ, par l’expérience de l’énergie de la sainte Trinité, une relation concrète, réelle et vivante à Celle-ci, qui lui permette de se dépasser lui-même, de s’unir vraiment à Dieu et d’être réellement déifié."

dimanche 5 février 2012

"Ne restons pas à la surface des Écritures" : De la nécessité de la "fidélité littérale"

La valeur de la pratique littérale selon Maurice Blondel
par P. André Borrely

"Pour intituler ce paragraphe, j'aurais pu emprunter à saint Isaac le Syrien une très belle formule : Ne restons pas à la surface des Écritures. Il y a, dans L'Action de 1893, une notion que l' œcuménisme gagnerait grandement à redécouvrir et à placer au centre même de ses préoccupations si du moins celles-ci visent non pas l'union des Églises, mais l'unité de l’Église. C'est ce que Blondel appelle une fidélité littérale (p.405). Il parle également, et pour le donner en exemple, du fidèle de la lettre (p.409). La grande tentation, la grande faiblesse de l'homme d'aujourd'hui est sans doute de croire qu'il doit purifier l'esprit de la lettre tenue pour inévitablement assujettissante. Mais la lettre, c'est ce que je lis dans le Nouveau Testament, ce sont les tropaires de l'Office byzantin que chante cette chaire de théologie qu'est la chorale de l'église. Et ce que Blondel appelle la pratique littérale consiste notamment à ne pas essayer de contourner la lettre, de l'interpréter de telle manière qu'on finit par la vider de sa substance. Celui que Blondel appelle le fidèle de la lettre, c'est le chrétien qui refuse de ne voir dans la lettre qu'hyperbole poétique ou orientale, c'est celui qui renonce à énerver le texte, au sens étymologique de ce verbe, c'est-à-dire à lui enlever son nerf, sa force, en cherchant à donner au texte une signification prétendument spirituelle consistant notamment à désincarner l'esprit, ce qui est le moyen par excellence de tourner le dos à la mentalité sapientielle des hommes de la Bible. Pour ne prendre qu'un exemple, je n'ai jamais compris comment le protestantisme peut concilier la théologie de la Sola Scriptura dont, sauf erreur de ma part, fait partie intégrante l'épître aux Éphésiens, et nier que le mariage chrétien soit un mystère sacramentel. Loin de nous aliéner, la lettre, parfois choquante, brutale, surprenante, nous permet pourtant d'accéder à la liberté véritable, si peu que nous nous y soumettions en voyant en elle la condition nécessaire de notre divinisation. Concrétisons ces affirmations à partir de quelques textes d'abord néotestamentaires, ensuite extraits de l'Office byzantin.


 Texte n°1 : Jn. 1, 12-13
A tous ceux qui l'ont accueillie, elle leur a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu, aux croyants en son Nom, elle qui fut engendrée non point des sangs*, ni d'un vouloir de chair, ni d'un vouloir d'homme, mais de Dieu.

Il s'agit de la Parole. Les plus anciens témoins du texte du Prologue ne sont que quatre, mais deux d'entre eux datent du 2ème siècle (Tertullien et saint Irénée de Lyon), un troisième est un manuscrit latin du 4ème siècle, et un quatrième est une version syriaque. Ces quatre témoins ont le singulier et non pas le pluriel. On a de bonnes raisons de penser que le singulier est le texte véritable dans la mesure où il est le plus antique. D'autre part, nous savons qu'Irénée, à travers Polycarpe de Smyrne - ville qui n'est pas loin d’Éphèse, où saint Jean a achevé sa vie - se situait dans la filiation spirituelle remontant à l'Apôtre préféré du Seigneur.

Le prologue du quatrième évangile nous dit ici que si l'homme consent à recevoir par la foi le Fils de Dieu consubstantiel et coéternel au Père et au saint Esprit, et cependant devenu l'un de nous, il reçoit du Fils une participation à la génération éternelle du Fils par le Père. Seule est intelligible la lecture littérale de l'expression devenir enfants de Dieu, dès lors que le texte relie étroitement cette expression à l'affirmation que la Parole incarnée est engendrée de Dieu de toute éternité. Le mot enfant doit être pris au pied de la lettre, c'est-à-dire qu'il doit être compris comme une participation divinisante à la génération éternelle du Fils par le Père.

La Parole divine venue ici-bas épouser notre humanité n'est pas engendrée par la chair et le sang, mais directement par Dieu le Père dès avant les siècles. Et les hommes qui consentent à croire en elle ont deux générations : une génération charnelle, au sens biblique de cet adjectif, c'est-à-dire coupée de Dieu, et une génération divinisatrice qui les délivre de la chair et du sang. Engendré de toute éternité par le Père, le Fils, lorsqu'il naît ici-bas, ne saurait être engendré par un père terrestre, humain.. C'est bien ce qu'indique d'une autre manière Matthieu lorsqu'il achève ce que j'aime appeler le livret de famille de Jésus en disant : ...Jacob engendra Joseph, époux de Marie, de laquelle naquit Jésus appelé le Christ (Mt 1,16). Engendré de toute éternité par le Père, le Λόγος devenu l'un de nous ne peut être ici-bas le fils que de Marie et Joseph l'époux de celle que l'hymne acathiste appelle 1' épouse inépousée : Νύμφη Ανύμφευτε."

Note :
*Le langage de l'auteur du Prologue johannique exprime les croyances des hommes de l'Antiquité qui pensaient que la conception de l'homme s'effectuait par le mélange du sang paternel avec celui de la mère.

jeudi 2 février 2012

Du peu de considération réelle de l'Église latine pour St Grégoire Palamas


Voici encore un extrait de l'article de Père André Borrely qui montre encore une fois, avec certes un total esprit d'amour mais avec fermeté et précision, qu'il y a une incompatibilité durable et protéiforme entre théologie latine et théologie orthodoxe, et que tout œcuménisme sincère et honnête doit, de manière incontournable, passer par ces distinctions fondamentales et ... savoir quoi en faire !


"L'évêque d'Hippone et le métropolite de Thessalonique
Dans l'article que j'ai intitulé le bienheureux Augustin, et non pas saint Augustin, j'ai tenté d'expliquer pourquoi le monde orthodoxe a éprouvé et éprouve encore un certain embarras, une certaine hésitation devant l’œuvre de l'évêque d'Hippone. Pour l'Orthodoxie, la glorification d'un chrétien ou d'une chrétienne les chrétiens d'Occident, toujours plus à l'aise dans un langage plus juridique, disent : canonisation – ne saurait être qu'une affaire d 'héroïcité des vertus : encore faut-il que le saint ou la sainte ait été exemplaire par la rectitude de sa pensée sur Dieu, de sa théologie, ce dernier terme étant compris dans un sens fondamentalement sapientiel qu'indique Evagre le Pontique quand il écrit : Si tu es théologien, tu pries vraiment, et si tu pries vraiment, tu es théologien. Et beaucoup plus près de nous, le P. Cyprien Kern définissait la chorale qui chante dans l'église comme une chaire de théologie.

L'essence de la sainteté, pour l'Orthodoxie se situe dans un certain τρόπος ύπαρξης dans un certain mode d'existence, d'une part irréductible à l'héroïcité de l'expérience morale, si admirable et vénérable soit-elle, et d'autre part, ce mode d'existence présuppose une expérience de la théologie comprise non point comme une science mais en tant qu'elle est synonyme de sagesse et de prière.

Mais si l'évêque d'Hippone a mis et continue à mettre mal à l'aise le monde orthodoxe, inversement, saint Grégoire Palamas (1296-1359), métropolite de Thessalonique de 1347 à 1359, n'a jamais été accepté par l'Occident chrétien comme saint et ce refus ne semble pas intéresser le mouvement œcuménique : le protestantisme n'avait pas encore vu le jour lorsque s'opposèrent palamisme et thomisme, et le catholicisme campe sur ses positions médiévales en la personne de théologiens de valeur comme J-M. Garrigues op., Le Guillou (qui se dit par ailleurs ouvert au dialogue œcuménique avec l'Orthodoxie), J-M.R.Tillard; auteur, pourtant, de trois beaux ouvrages – Église d’Églises. Coll. Cogitatio fidei, n°143. Ed. du Cerf. Chair de l’Église, chair du Christ. Aux sources de l'ecclésiologie de communion. Ibidem, n°168; L’Église locale. Ibidem, n°191 dans lesquels Tillard développe une ecclésiologie qui rapproche de l'Orthodoxie la théologie catholique de l’Église. Si les termes d'embarras, d'hésitation peuvent suggérer le refus opposé par le monde orthodoxe à la théologie augustinienne, on pourrait dire que le refus de la théologie palamite par le catholicisme, et a fortiori par le protestantisme, peut être exprimé par le mot allergie. Mais cette dernière est allée plus loin que l'embarras ou l'hésitation à l'égard de saint Augustin. Car, outre l'hostilité envers Palamas, de l'Occident chrétien, augustinien puis thomiste, il y a eu un courant antipalamite au sein même du monde orthodoxe. Le métropolite de Thessalonique aurait pu s'appliquer à lui-même dans une certaine mesure la remarque du Christ en Lc 4, 24 :... aucun prophète n'est accueilli par sa patrie.


Dans son livre La théologie des énergies divines, des origines à saint Jean Damascène Jean-Claude Larchet remarque que la Dogmatique du P. Justin Popovitch ne mentionne jamais saint Grégoire Palamas ni la distinction entre l'essence divine totalement transcendante et imparticipable, et les énergies divines et incréées.

Les marxistes diraient qu'il y eut une alliance objective entre la théologie orthodoxe universitaire d'une certaine époque et, pour des raisons différentes mais finalement convergentes, la théologie catholique qui, elle, continue à rejeter Palamas. Cette tradition anti palamite occidentale n'est pas sans conséquences sur la tiédeur de plus d'un orthodoxe en face de l'engagement dans le mouvement œcuménique. Et ce que J-C. Larchet déplore à juste titre dans l' œuvre de Justin Popovitch, je l'avais moi-même déploré en 1973, en lisant et relisant la Dogmatique de l'Eglise orthodoxe-catholique de Panayotis N. Trembelas. En 1959, les deux premiers tomes de l'ouvrage de Trembelas furent publiés à Athènes par la Fraternité des théologiens ζωή, En 1961, le troisième et dernier tome fut publié par la Fraternité des théologiens Σωτηρ. Les trois volumes furent traduits par Dom Pierre Dumont osb et publiés en 1966 aux Editions de Chevetogne.

Lorsque, au sortir du maquis, le futur Père Cyrille s'en alla à Athènes pour faire des études de théologie en vue de la prêtrise, il eut comme professeur P.N.Trembelas. Or, dans les 1630 pages de la traduction française de cet ouvrage, Trembelas ne cite Palamas que trois fois et uniquement dans le premier volume. Mais le plus intéressant est de noter que le même auteur, dans les trois mêmes volumes se réfère 183 fois au Bienheureux Augustin !* Ainsi donc, le jeune hiéromoine qui arriva de Grèce en 1951 pour se mettre -au service de la paroisse orthodoxe grecque de Marseille avait encore tout à apprendre au sujet du plus grand théologien du Moyen-âge byzantin qu'il allait devoir commémorer chaque année, le deuxième dimanche du Grand Carême, sans qu'à Athènes on ait cru devoir l'y préparer en lui expliquant pourquoi l’Église orthodoxe célèbre, ce jour-là, la glorification du métropolite de Thessalonique.
Mais lorsque, dans les années 70, un de ses paroissiens et futur confrère** dévorait tout ce qui lui tombait sous la main dans le domaine de l'Orthodoxie et des Pères grecs, sans aucun mérite de sa part et ne s'étant donné la peine que de naître 18 ans plus tard, il avait l'avantage sur l'étudiant athénien des années 50 de pouvoir ne lire qu'en 1973 la Dogmatique de Trembelas, et d'abord, en 1969, le bel ouvrage du P. Jean Meyendorff : Introduction à l'étude de Grégoire Palamas.
A ce propos, il est significatif que, dans l'Eglise melkite catholique, on ait supprimé l'office célébré en l'honneur de saint Grégoire Palamas par les Eglises orthodoxes, et qu'on l'ait remplacé par un office en l'honneur des saintes reliques."***

Notes de M. le m. :
*C'est moi qui souligne. C'est le même courant occidentalisant néfaste pour l'Orthodoxie qui a produit tant de douteuses voire fausses  icônes au style saint-sulpicien sans rapport avec la tradition orthodoxe, qui a malheureusement  touché la théologie. On peut constater jusqu'à quel point cette influence, sous prétexte de dialogue interconfessionnel ,  peut être préjudiciable à l'Orthodoxie puisqu’elle peut créer dans le sein même de l’Église un courant anti-orthodoxe qui lui fait perdre toute spécificité et la dénature.
*C'est de lui-même dont parle ici P. André
*** C'est également moi qui souligne. La latinisation des églises orientales est plus insidieuse et profonde qu'il n'y paraît (au regard superficiel d'amateurs ne voyant que couleurs locales et orientalismes), transformant par toutes sortes de détails l'authentique spiritualité orientale en variante exotique locale de la théologie catholique romaine toujours vue comme princeps.


Au dehors, vous paraissez justes aux hommes, mais, au dedans, vous êtes pleins d'hypocrisie et d'iniquité. (Mat.23;28)

Hollande déclare la guerre à l'argent-roi (mais pas aux restaurants de luxe) | Atlantico
"[...] Car quelle cohérence peut-on trouver à un politicien qui prononce le dimanche un discours enflammé contre « l’empire de la finance » et une société pervertie par l’argent-roi… et qui déjeune le mardi dans un quatre étoiles parisien (aux prix ridiculement élevés) avec l’un des représentants les plus emblématiques de l’intelligentsia germanopratine ? [...]"


"[...] Car ils disent, et ne font pas. 4 Ils lient des fardeaux pesants, et les mettent sur les épaules des hommes, mais ils ne veulent pas les remuer du doigt. 5 Ils font toutes leurs actions pour être vus des hommes.6 ils aiment la première place dans les festins [...]" (Matthieu 23)

3.Ne mettez pas votre confiance dans les princes, Dans un fils d'homme qui ne peut sauver. 4 Son souffle s'exhale, il retourne en sa poudre, En ce jour-là ses desseins périssent. 5 Heureux celui à qui le Dieu fort de Jacob est en aide, Et dont l'attente est en l'Éternel, son Dieu ! (Psaume 145)

lundi 30 janvier 2012

Sur le Blog de Claude : L'illusion spirituelle selon Père Païsios

Voici un extrait d'un article d'une incontournable série de textes de Père Païsios que Claude a traduits et fait paraître sur son blog ORTHODOXOLOGIE :

"Les gens sont confus. Il y a tellement de gens qui prétendent conduire les personnes sur la bonne voie, quand eux-mêmes en fait portent un sac sur l'épaule, avec le Diable caché dedans! Le Bon Dieu cependant ne lui permet pas d'être complètement caché. Parfois, le Diable montre sa queue ou une corne, les gens le remarquent, et ils crient de peur, "Qu'est-ce que c'est? Une corne? Une queue? "" Non! Que dites-vous? C'est juste la ... la tige d'une aubergine! "diront-ils, en essayant de les tromper et de présenter des choses diaboliques comme bonnes et bénéfiques."

dimanche 29 janvier 2012

Glorification d'Alexandre Schmorell,

Sur le site de moinillon qui a tant fait pour faire connaître le nouveau martyr :
La glorification d'Alexandre Schmorell, nouveau martyr, décapité le 13 juillet 1943 à Munich, aura donc lieu le week-end prochain (4-5 février) à Munich. On attend plusieurs métropolites de Russie et d'autres évêques d'Europe et des États-Unis. La presse allemande et la presse russe assaillent déjà le clergé de la cathédrale, où deux chaînes de télévision russes et une chaîne allemande seront déployées pour l'occasion. Une note en français a été publiée sur orthodoxie.com.

jeudi 26 janvier 2012

DIVINISATION ou JUSTIFICATION ? "d'une planète à une autre" par André Borrely


"Toute une conception du christianisme qui n'a pas disparu et ne semble pas près de disparaître, ce dont le mouvement  œcuménique ferait bien de s'occuper."


Père André Borrely, est depuis des années préoccupé de  "contribuer, si modestement que ce fût, à redonner au mouvement  œcuménique le tonus spirituel qui présentement lui fait terriblement défaut"  autant que "d'annoncer la Bonne Nouvelle aux hommes du 21ème siècle d'une manière qui ne soit pas inacceptable pour eux, incompréhensible pour ne pas dire révoltante et méprisable, comme ce fut souvent le cas, hélas, dans le passé à cause de la caricature que firent trop souvent subir au christianisme les chrétiens les plus en vue." Il a fait paraître en février mars 2011 dans le numéro 135 de la Revue Orthodoxes à Marseille un article incontournable sur une des différences fondamentales qui séparent le christianisme occidental (catholicisme et protestantismes réunis) de l'Orthodoxie, je vous invite à en lire quelques extraits.

1. L'évêque de Meaux et celui de Ninive
[...] Il y a, dans l' oeuvre d'un homme comme Bossuet, telle page qui ne peut pas ne pas apparaître comme abominable aux yeux d'un agnostique ou d'un athée de notre temps. Dans son Sermon sur la Passion de Jésus-Christ, prêché le vendredi saint 26 mars 1660 dans l'église des Minimes, Bossuet montre jusqu'où peut aller une théologie du salut toute entière centrée sur les concepts de justice, de juste, de mérite, de justification, de punition, d'injure et qui ignore totalement l'idée de divinisation, le prédicateur préférant parler de la vengeance divine. Dans la peinture des souffrances de l'Homme-Dieu que ce sermon entend faire, J. Calvet, en 1930, appréciait la franchise de l'expression et un élément d'émotion et de beauté'. Nos contemporains — baptisés devenus agnostiques et athées et avec eux le chrétien que je m'efforce de devenir — ne peuvent voir dans un tel texte que l'expression d'un sadisme divin, expression qui fait de ce genre de littérature le plus puissant des émétiques' : Il n'appartient qu'à Dieu de venger ses propres injures; et tant que sa main ne s 'en mêle pas, les péchés ne sont punis que faiblement ; à lui seul appartient de faire, comme il faut, justice aux pécheurs; et lui seul a le bras assez puissant pour les traiter selon leur mérite. « A moi, à moi », dit-il, la vengeance : hé ! Je leur saurai bien rendre ce qui leur est dû ... Il fallait donc, mes frères, qu'il vînt lui-même contre son fils avec tous ses foudres, et puisqu'il avait mis en lui nos péchés, il y devait mettre aussi sa juste vengeance. Il l'a fait, Chrétiens, n'en doutons pas. C'est pourquoi le même prophète nous apprend que, non content de l'avoir livré à la volonté de ses ennemis, lui-même, voulant être de la partie, l'a rompu et froissé par les coups de sa main toute-puissante ... Jugez, Messieurs, où va ce supplice; ni les hommes ni les anges ne le peuvent jamais concevoir. 
Si maintenant quittant Bossuet, nous entreprenons de consulter un immense starets tel que saint Isaac le Syrien, nous passons véritablement d'une planète à. une autre. Et c'est là que l'on peut mesurer la profondeur abyssale, vertigineuse de l'erreur consistant à dévoyer l'œcuménisme en cherchant à en faire le moyen de parvenir à une union des  Églises qui ne réaliserait en rien l'unité de l'Église. Car enfin, ou bien c'est Bossuet qui témoigne de l'authenticité du christianisme, ou bien c'est l'Abbé Isaac. On ne peut pas ne pas convenir qu'il faut choisir. 
En effet on ne saurait imaginer un chrétien plus éloigné de Bossuet que l'Abbé Isaac (640-700) né dans l'actuel Qatar (dans le Golfe Persique). Ordonné évêque, il renonça, au bout de cinq mois seulement, à exercer ses fonctions épiscopales pour se retirer comme anachorète dans les montagnes. L'Abbé Isaac écrit : Il serait fort odieux et tout à fait blasphématoire de prétendre que la haine et le ressentiment existent chez Dieu, même envers les démons, ou de s'imaginer quelque autre faiblesse ou passion, ou tout ce qui serait impliqué dans l'idée de rémunération du bien ou du mal, sous la forme d'une rétribution, qui serait applicable à cette nature glorieuse... Ce n'est aucunement pour nous libérer des péchés, ou pour quelque autre motif ; que notre Seigneur est mort, mais uniquement afin que le monde ressente l'amour de Dieu pour sa création. Si cette admirable épopée' n'avait eu d'autre raison que la rémission de nos péchés, il aurait suffi d'un autre moyen pour la réaliser.... La miséricorde est opposée à la justice...l'usage que Dieu fait de sa justice ne fait pas le poids devant sa miséricorde... (l'Incarnation et la mort du Sauveur sur la croix eurent lieu) non pas pour nous racheter de nos péchés, ni pour aucune autre raison, mais uniquement afin que le monde se rendit compte de l'amour que Dieu porte à sa création ... L'amour de Dieu était ... l'unique motif de l'Incarnation du Verbe, et non pas la nécessité de racheter l'humanité du péché.*
Et je tiens à insister sur un point très important. Non seulement la recomposition de l'unité visible entre les chrétiens n'est envisageable que dans la direction indiquée par un starets de l'envergure spirituelle de l'Abbé Isaac, mais encore faut-il préciser que seule la manière dont ce dernier comprend la vie en Christ peut amener nos contemporains agnostiques ou athées à éprouver pour le christianisme du respect et non plus l'envie de le vomir. Certes, l'acte de foi ne peut être qu'un acte libre de la personne humaine."
*Hilarion Alfeyev. L'univers spirituel d'Isaac le Syrien Coll. Spiritualité orientale, n°76, 2001, pp. 46 ; 48-49. Isaac le Syrien. Œuvres spirituelles-II. 41 Discours récemment découverts. Coll. Spiritualité orientale, n°81, 2003,pp. 273-274.

samedi 21 janvier 2012

St Maxime le Confesseur sur Internet


Tropaire, t. 8
Guide de l'orthodoxie, maître de piété et de sainteté, * luminaire de l'univers, ornement des moines inspiré de Dieu, * saint Maxime, tu nous as tous illuminés par tes enseignements, * toi qui fus comme une lyre vibrant au souffle de l'Esprit. * Intercède auprès du Christ notre Dieu pour qu'il sauve nos âmes.

Kondakion, t. 8
L'ami de la Trinité, Maxime le Grand * qui enseigna clairement la divine foi * pour glorifier le Christ en deux natures, deux volontés, deux énergies, * vénérons-le comme il se doit, * fidèles, par des cantiques en lui disant: * Réjouis-toi, prédicateur de la foi.


Maxime, mon très cher Saint Patron, prie le Christ notre Dieu pour moi qui ne suis que la plus minuscule des fourmis auprès de toi géant de la foi orthodoxe. Puissé-je être accompagné, guidé, éclairé, corrigé, soutenu et protégé par toi dans mon petit travail de témoignage sur Internet. Amin.

dimanche 1 janvier 2012

Carte de voeux pour 2012




Je vous souhaite une grande foi, beaucoup de courage, de patience, de persévérance, en même temps que la capacité à s'abandonner dans les mains de la Sainte Providence.
Je vous souhaite aussi la capacité à aimer sans retour, à agir sans attendre de résultat.
Je vous souhaite de ne jamais désespérer de l'infinie Miséricorde de Notre Dieu qui nous tend, encore et encore, la main, sans défaillance, pour nous relever dès que nous sommes tombés.
Que votre chemin de divinisation, sur lequel vous cheminez à votre propre rythme - selon les talents que vous avez reçus - soit protégé par la douceur et la vigueur des anges de Dieu, illuminé de la joie de la surprise des grâces divines en nombre incalculable, accompagné de la douce tendresse de la Toute Sainte Mère de Dieu qui comprend tout, sait tout des élans de votre âme et pour cela reste fidèle, indéfectiblement, aux infidèles que nous sommes.
Je vous souhaite l'accroissement de la vie du Saint Esprit en vous qui seul nous permet le discernement, qui seul sait ce qui est bon et utile à nos âmes ... et à celles de tous les autres. 
Je vous souhaite de ne pas vous laisser troubler trop longtemps par tous les scandales que vous rencontrerez et particulièrement dans le sein même de l’Église parfois et de conserver votre foi intacte dans cette Église qui pour être constituée d'hommes pécheurs - dont je suis le premier - n'en demeure pas moins le Corps du Christ, notre Seigneur et Maître, notre Bon Pasteur qui prend soin de ses brebis fussent-elles égarées.
Je vous souhaite d'être entouré de l'amour de votre conjoint, de votre famille, de vos frères et sœurs en Christ, de votre communauté et de leur prodiguer en retour tout votre amour sans compter.
Je vous souhaite une bonne année de prière remplie de toutes les occasions de communier à la vie même de notre unique Seigneur, le Fils et Verbe de Dieu, Jésus le Christ, lors de toutes nos fêtes liturgiques, que tous ces pointillés ne fassent plus qu'une seule ligne unie et continue comme le fil rouge de votre vie. 
Bonne année, Bonnes fêtes, 
de nombreuses années et à l'année prochaine ! Maxime le minime

jeudi 29 décembre 2011

Emprisonner un moine pour pouvoir enfin jouir sans entraves ?




 Il est clair que l'Anti Christ est sur tous les fronts maintenant et que le chasseur hypocrite et menteur lance au grand jour ses filets en tout lieu désormais quand il ne peut assassiner directement partout où c'est possible, ceux qui le gênent par leur présence même, par leur seule existence et dont le témoignage lui devient de plus en plus insupportable. 

Qu'est-ce qu'un antichrétien de base militant ? 

C'est un être qui a la naïveté de penser qu'il peut "jouir sans entraves", qui craint qu'on le gêne et se sent menacé dans ses projets qui pourraient être jugés comme immoraux, voire criminels et à tout le moins égoïstes. Le simple exemple d'une autre vie communautaire qui met en relief la prétention, l'inanité, la vanité et les effets négatifs de tels projets lui est insupportable. 
La joie, la paix et la beauté qui rayonnent d'un mode vie qui prône l'auto-examen et la responsabilisation maximale de soi - dans la conscience de la réalité incontournable d'une interdépendance universelle - , l'auto-limitation de tous les instants et un cheminement ardu dans un autre monde où l'on œuvre à l’avènement de l’amour sans limite et où la poésie, l'art, et la culture de ce qui est le plus beau et le meilleur de l'homme remplissent les corps, les têtes et les cœurs ... tout cela est insupportable à l'antichrétien.

Alors toutes les armes sont bonnes à éliminer ce qui fait obstacle à cette course aveugle à la jouissance immédiate sur tous les plans.
Les premières sont évidemment le dénigrement et l'acharnement à montrer la fausseté et l'irréalité de cette vie chrétienne la plus exigeante. Et donc de multiplier les calomnies orales et la propagande écrite et audiovisuelle, afin de salir ce qui se présente comme insupportablement pur." Voyez, disent-ils en substance, comment sont réellement ces gens en habit que vous avez la stupidité de penser parfaits : ils ne valent pas plus que nous et ils sont même pires car ils ont la prétention de ne pas vouloir patauger dans la fange comme nous." Et si la calomnie fondée sur l'aveuglement ou la mauvaise foi - voire sur des faiblesses réelles quelquefois -  ne suffit pas, on utilise la voie judiciaire ; et si le procès ne suffit pas, on prend des mesures exceptionnelles et spectaculaires comme celle de cette arrestation et l'emprisonnement  pour montrer la gravité de ce qui est reproché officiellement de façon à nuire davantage.

Mais où est le problème réellement ?

Le problème, c'est que tous ces gens qui prétendent jouir sans entrave - (et notamment sans les entraves que sont à leurs yeux les témoins d'une autre vie possible avec leurs discours, leurs livres saints, leur pratique rituelle et leur ascèse)et donc jouir entre autres des bienfaits, des agréments et de l'apparente "libération" des mœurs de la modernité, se bouchent les yeux sur les limites réelles de leurs possibilités. 
Car ceux qui voudraient, par tous les moyens (propagande, actions juridiques, meurtres voire massacres) montrer et démontrer sans cesse la prétention, le mensonge, l'illusion et  l'irréalité du mode de vie authentiquement chrétien ne perçoivent à quel point leur choix contraire est lui-même prétentieux, menteur, illusoire et irréel.
En effet, comment ne voient-ils pas que leurs capacités physiques limitées entre autres par la nature, la maladie, les accidents, le vieillissement, les aléas de leur situation financière et surtout les prétentions concurrentielles égales et de même nature des autres sont autant de limites à leur propre prétention à se libérer de toute entrave. Quelle pitié de voir le spectacle  aussi vain de tels agités obsessionnels de la libre jouissance ! 
Où est la liberté de telles prétentions si restreintes par autant de limites ?
Où est la liberté de l’obsession qui colle à la peau et dont on ne peut se défaire où que l'on aille, quoi que l'on fasse, quoi que l'on entende, quoi que l'on regarde ? Où est la la liberté de tous les comportements compulsifs et qui ne permettent jamais la satiété ?
La vérité est que là est la servitude, là sont les entraves, là est le scandale.

Pourtant le peuple grec qui repousse ce qui l'a fait survivre - mais point n'est besoin d'être atteint de la maladie d'Alzheimer pour avoir une mémoire défaillante - pourrait prendre acte de ses erreurs, des limites de ses prétentions, de l’irresponsabilité de ses actions et se tourner vers  ce qui est profondément, authentiquement et tout spécialement préservé sur la Sainte Montagne depuis des siècles, malgré les faiblesses humaines, les invasions, les persécutions et l'usure naturelle de toute chose sur cette terre.

L' amour de la sagesse

Comment les meilleurs des néo-païens et tous ceux qui tournent le dos au Christianisme  en se bouchant le nez, tout en revendiquant le très lointain et mythique passé de l'Antiquité païenne, ne perçoivent-ils pas  que leurs plus importantes philosophies antiques - dont l'Histoire a fait don au monde entier depuis des siècles à leur grande et légitime fierté - que ce soit, le stoïcisme, le cynisme ou l'épicurisme, prônaient toutes l'auto-limitation et que l'amour de la sagesse visé par ces illustres penseurs  est le même que celui des ascètes chrétiens contemporains de la Sainte Montagne de l'Athos.

Vivre en moine c'est toujours chercher à "vivre en philosophes", en amoureux de la Sagesse, au détail près que la Sagesse a désormais un nom et que depuis l'avènement du Christianisme que les fidèles  (ceux qui restent fidèles) fêtent en cette période (calendrier grégorien et julien), c'est la Sagesse de Dieu, incarnée dans sa perfection dans le Christ que les amoureux recherchent. Vivre en philosophe s'appelle désormais "Vivre en Christ". Puisse notre Dieu fort, saint et immortel protéger ce lieu précieux et protéger ses habitants pour que notre vie ordinaire soumise à toutes les illusions bénéficie de leurs saintes prières pour les siècles des siècles.
* lire l'article du site orthodoxie.com

mardi 13 décembre 2011

Rien n’est immuable et tout se transforme jusqu’au Jugement Dernier... par le Staretz THADEE

Starets Thadée (Štrbulović) de Vitovnica
« Puisque nous savons que rien n’est immuable et que tout se transforme jusqu’au Jugement Dernier, il faut nous efforcer de ne pas nous mettre en colère et de nous instruire chaque jour, dans l’attente du Seigneur. Celui-ci mettra tout cela en ordre et ce sera encore meilleur que ce que nous pouvons imaginer.

Comme le globe terrestre est aujourd’hui devenu petit pour les hommes ! Auparavant, quand il n’y avait pas tous ces moyens de transports rapides, la terre était grande ; aujourd’hui elle est petite, les nouvelles se propagent immédiatement d’un bout du monde à l’autre. Bientôt le cosmos lui-même deviendra petit pour les hommes. Il en est ainsi parce que l’homme est un être pensant, réfléchi.

Nous ne sommes pas conscients que nous existons grâce aux Énergies divines, que Dieu est présent partout et qu’il donne la vie à chaque créature. Aussi faut-il nous efforcer, tant que nous vivons cette existence terrestre, d’être paisibles, tranquilles, doux, pleins d’amour et de bonté ; il faut tout faire pour garder toujours en nous de bonnes pensées, de bonnes intentions car elles nous donnent la paix et la tranquillité… C’est avec de telles pensées et de telles caractéristiques que nous entrons dans l’éternité et y demeurons ainsi."