Les lèvres mensongères font horreur à l'Éternel, tandis que ceux qui agissent avec fidélité lui sont agréables. Proverbes 12:22 «C'est ce qui sort de l'homme qui le rend impur. En effet, c'est de l’intérieur, c'est du cœur des hommes que sortent les mauvaises pensées, les adultères, l'immoralité sexuelle, les meurtres, les vols, la soif de posséder, les méchancetés, la fraude, la débauche, le regard envieux, la calomnie, l'orgueil, la folie. Toutes ces choses mauvaises sortent du dedans et rendent l'homme impur.» Marc 7:20-23 Un témoin fidèle ne ment pas, tandis qu’un faux témoin dit des mensonges. Proverbes 14:5 « Vous, vous avez pour père le diable et vous voulez accomplir les désirs de votre père. Il a été meurtrier dès le commencement et il ne s'est pas tenu dans la vérité parce qu'il n'y a pas de vérité en lui. Lorsqu'il profère le mensonge, il parle de son propre fond, car il est menteur et le père du mensonge. » Jean 8:44 Si les paroles distinguées ne conviennent pas à un fou, les paroles mensongères conviennent d’autant moins à un noble. Proverbes 17:7 « Écarte de ta bouche la fausseté, éloigne de tes lèvres les détours ! Proverbes 4:24 Craindre l'Éternel, c'est détester le mal. L'arrogance, l'orgueil, la voie du mal et la bouche perverse, voilà ce que je déteste. » Proverbes 8:13 « Pierre lui dit : «Ananias, pourquoi Satan a-t-il rempli ton cœur, au point que tu aies menti au Saint-Esprit et gardé une partie du prix du champ? […] Comment as-tu pu former dans ton cœur un projet pareil? Ce n'est pas à des hommes que tu as menti, mais à Dieu.»Actes 5:3-4Mais pour les lâches, les incrédules, les abominables, les meurtriers, les impudiques, les enchanteurs, les idolâtres, et tous les menteurs, leur part sera dans l'étang ardent de feu et de soufre, ce qui est la seconde mort.Apocalypse 21.8

samedi 9 mai 2009

Jean-Claude Larchet « Thérapeutique des maladies spirituelles » Présentation officielle à Athènes de l’édition grecque du livre

Echo de la bienheureuse nouvelle transmise par Orthodoxie.com

"Un ouvrage de médecine spirituelle important, très utile
 pour tout pasteur et tout chrétien fidèle,
 et pour toute personne qui souhaite connaître le trésor du mystère de la santé spirituelle
 qui mène à la vraie joie et qui s’identifie au salut en Christ."


Présentation officielle à Athènes de l’édition grecque du livre de notre frère Jean-Claude Larchet « Thérapeutique des maladies spirituelles »

Le mardi 7 avril a eu lieu, dans la vaste et belle salle de conférence du 22 boulevard Panepistimiou à Athènes, la présentation officielle de l’édition grecque, en deux volumes de 650 pages, du livre de Jean-Claude Larchet "Thérapeutique des maladies spirituelles", par les soins d’, éditeur officiel de l’Église de Grèce. On remarquait, dans l’assemblée de près de deux cents personnes, la présence de plusieurs métropolites et évêques, de nombreux membres du clergé, et de plusieurs professeurs de la Faculté de théologie d’Athènes.
Cette présentation (dont des extraits significatifs ont été diffusés par la radio de l’Église grecque le dimanche 27 avril de 11h00 à 12h00) s’est ouverte par la lecture, faite par S. E. le métropolite Damaskinos, membre du Saint-Synode, d’un message de Sa Béatitude Iéronymos, archevêque d’Athènes et de toute la Grèce.

S. E. l’évêque Agathangelos, directeur général d’Apostoliki Diakonia, a fait ensuite une présentation générale de l’édition, où il a souligné que les éditions de l’Église de Grèce étaient particulièrement heureuses de cette publication, rappelant que l’auteur, déjà bien connu en Grèce par diverses publications et conférences, est aujourd’hui l’un des témoins majeurs de l’orthodoxie en Europe.

S. E. le métropolite de Nafpaktos Hiérothée (Vlachos), qui a publié une série de livres à succès sur la thérapeutique des maladies de l’âme, a ensuite présenté l’ouvrage du point de vue thérapeutique, soulignant la pertinence de l’approche de l’auteur, qui conjugue la fidélité aux sources traditionnelles avec le souci de répondre aux attentes et aux besoins de nos contemporains.

Le hiéromoine athonite Damianos, médecin et théologien, a pris le relai pour présenter le livre d’un point de vue spirituel, soulignant son insertion dans la tradition philocalique, et rappelant les liens étroits qu’a toujours entretenu l’auteur avec la spiritualité athonite en particulier, à travers son père spirituel le starets Serge, dernier disciple de saint Silouane, ou à travers les pères Sophrony, Ephrem de Katounakia, Païssios, Charalampos, Arsène l’Hésychaste ou Théoklitos de Dionysiou qu’il a consultés quand ce livre était en gestation. 

Stylianos Papadopoulos, professeur émérite de patrologie à la Faculté de théologie d’Athènes, a ensuite présenté l’ouvrage d’un point de vue patristique, notant l’ancrage profond de l’auteur dans la tradition patristique, mais aussi dans l’Écriture sainte et la liturgie, et soulignant que ce livre n’est pas seulement le fruit d’une élaboration intellectuelle, mais l’expression d’une expérience qui intègre organiquement et harmonieusement tous les éléments de la tradition et de la vie ecclésiales orthodoxes.

Enfin l’auteur lui-même, après avoir remercié l’éditeur et le traducteur, a présenté la genèse de ce livre et ses intentions. Après avoir rappelé que le salut de l’homme par le Christ est un mystère qui ne peut jamais être adéquatement exprimé, et que c’est pour cette raison que l’Écriture et les Pères utilisent des images diverses pour l’exprimer, dont celle de la guérison, il a fait remarquer que l’image du rachat, qui parlait à la mentalité romaine, est moins parlante à l’homme d’aujourd’hui, qui est, en revanche, plus sensible à une approche thérapeutique. Il a souligné aussi que ce livre, outre son souci de répondre aux attentes de nos contemporains, voulait présenter la vie spirituelle et la guérison que l’homme y trouve, d’une manière méthodique et organisée sans vouloir pour autant en faire une technique, rappelant que Dieu nous sauve toujours d’une manière gratuite et non comme l’effet nécessaire de nos efforts, mais que néanmoins l’ascèse bien comprise et bien menée est indispensable pour nous ouvrir à cette grâce de la guérison et du salut que Dieu dispense généreusement à tous mais que chacun reçoit à la mesure de ses dispositions intérieures.
Le lendemain, 8 avril, l’auteur a enregistré une interview pour la radio de l’Église grecque (qui a été diffusée le dimanche 3 mai de 11h à 12h), puis a été reçu par Sa Béatitude Iéronymos, archevêque d’Athènes et de toute la Grèce, qui à l’issu de l’entretien, lui a offert une icône de saint Paul en priant que Dieu lui donne la force de continuer longtemps son œuvre apostolique au service de l’Église.
Dans son message lu la veille par S. E. le métropolite Damaskinos, S. B. Iéronymos écrivait en introduction et en conclusion : «De nos jours, on parle souvent de la foi chrétienne et de la tradition ascétique d’une façon positive, mais aussi négative. Au moment où l’on constate que les points négatifs se projettent intensément, on constate aussi l’épanouissement et les fruits des études patristiques et du travail personnel, à travers des livres qui accentuent l’expression la plus originale et la plus authentique de l’orthodoxie, la foi incorrompue de l’Orient chrétien. (...) C’est avec une grande satisfaction et une grande joie que je salue la présente édition et que je félicite l’auteur et tous ceux qui ont contribué à cette édition au sein d’, éditeur officiel de notre Église. Dans notre société post-moderne qui se transforme sans cesse, Apostoliki Diakonia offre à notre peuple qui aime le Christ un ouvrage de médecine spirituelle important, très utile pour tout pasteur et tout chrétien fidèle, et pour toute personne qui souhaite connaître le trésor du mystère de la santé spirituelle qui mène à la vraie joie et qui s’identifie au salut en Christ

samedi 2 mai 2009

L'indispensable et incontournable analyse de Jean-Claude LARCHET

A LIRE ABSOLUMENT sur Orthodoxie.com 
dans la recension du livre de l' Évêque Hilarion Alfeyev,
 «L'Orthodoxie», tome 1, «Histoire et structures canoniques de l'Église orthodoxe»
l'analyse des problèmes ecclésiologiques
de l'Eglise orthodoxe aujourd'hui

"[...]La deuxième partie, qui traite de "l'organisation canonique de l'Église dans le monde", se fonde sur le principe de l’Église locale qui est à la base de l’ecclésiologie orthodoxe traditionnelle, et c’est à bon droit que, après un exposé historique sur l'organisation canonique de l'Église orthodoxe à l'origine du christianisme et dans les siècles passés, elle formule des critiques sévères à l’encontre de l’ecclésiologie actuelle du Patriarcat de Constantinople. Il apparaît en effet que celle-ci est devenue, au cours des dernières décennies, très proche de l’ecclésiologie catholique romaine [...]"

"[...] Cependant l’ecclésiologie présentée ici reflète aussi pour une part les positions écclésiologiques récentes de l’Église russe (développées surtout sous l’égide du mentor de Mgr Hilarion, l’ex-métropolite, actuel patriarche Kirill), qui poussées dans leurs conséquences logiques (qui n’apparaissent pas ici, mais que l’on trouve dans les déclarations de l’ex-métropolite, actuel patriarche Kirill, et dans certaines déclarations officielles de Mgr Hilarion lui-même), paraissent également problématiques sur plusieurs points. [...]"

lundi 20 avril 2009

ANASTASIS


EN VÉRITÉ IL EST RESSUSCITÉ !!!

de l'obscurité à la Lumière

la Semaine Lumineuse qui conserve la lumière recueillie la nuit de l'Anastasis
 et la fait briller de façon ininterrompue pour fêter la Résurrection
 est la plus belle semaine  de l'année
 mais 
chaque Dimanche est le jour de la Résurrection et les Russes se le rappellent sans effort 
mais 
pour moi chaque matin après que j'ai récité le psaume 50 sous ma douche
c'est la Résurrection !




samedi 11 avril 2009

Les Français et la croyance en la résurrection... Réveillez-vous !

On peut lire sur orthodoxie.com du

vendredi 10 avril 2009 :

Les Français et la croyance en la résurrection

Selon un sondage publié hier par l'hebdomadaire Pèlerin, 10% des Français croient en la résurrection et 7% en la réincarnation. Pour les catholiques pratiquants le pourcentage monte à 57% pour la foi en la résurrection (lesondage).
Sources: La Croix , Pèlerin

J'aurais juste quelques questions à poser à nos "frères" : 
A notre époque bénie (sic), dans notre douce France,
  1. Qui est obligé de "pratiquer" ?
  2. qui est obligé d'être "catholique" ?
  3. qui est obligé d'être "chrétien" tout simplement ?
Je ferai, sans la moindre permission de quiconque, la réponse moi-même :
- Personne ! Absolument personne !
Alors, dernière question : pourquoi s'affubler d'une telle étiquette quand on ne croit pas au postulat de base, La Résurrection !?
J'ai des voisins charmants catholiques pratiquants, qui sont même allés jusqu'à Rome pour voir le Pape, des vrais donc. Ce soir ils vont à la "Veillée pascale" mais ils n'iront pas communier ni ce soir ni demain... Heu ! Bon !.... Je croyais qu'il n'y a pas si longtemps dans l'Eglise catholique que si on ne communiait pas de l'année, il y avait Une Seule occasion que l'on ne devait pas rater : Pâques...

C'est quoi la Veillée prévue, c'est autour d'un feu...de camp avec guitares ?
Encore une fois, tout ce que j'écris dans ce registre n'est pas fondé sur le mépris ni la suffisance, ni le triomphalisme, ni ... etc. blabla, c'est pour charitablement (sic) faire prendre conscience d'une part aux soi-disant chrétiens qu'ils peuvent faire avantageusement l'économie d'un label qui n'est plus si prestigieux après tout (à moins qu'ils ne se décident à confesser la vraie foi chrétienne, ce qui n'est interdit à personne non plus...) et d'autre part à nos bien intentionnés et non moins bien aimés hiérarques que quand ils veulent que le bas peuple orthodoxe borné et sectaire communie au plus tôt avec ses "frères", ils veulent que tout le monde quitte la maison... Sans troupeau à garder (ou à tondre...) je ne sais pas bien ce qu'ils feront de leur carrière...Qui n'avance pas recule... Hum !

jeudi 9 avril 2009

Saints martyrs Nicolas, Raphaël et Irène priez Dieu pour nous !








Sacré Barak on a drôlement de la chance que tu aies été élu...
Quel progrès pour l'humanité et surtout pour l'Europe !



Europe shows love for Barack Obama ...

samedi 4 avril 2009

DIMANCHE DE SAINTE MARIE L'EGYPTIENNE notre soeur et notre mère, DIMANCHE du REPENTIR



L'image de Dieu fut en vérité préservée en toi ô Mère Marie
car tu as pris la croix et tu as suivi le Christ
ce faisant tu nous as enseigné à ne pas tenir compte de la chair qui est passagère
mais plutôt à prendre soin de l'âme qui est immortelle
Ainsi ton esprit Mère Marie se réjouit avec les anges !

 Sainte Marie prie Dieu pour nous !



Pas très orthodoxes hein ?
 mais trop beaux ces trois portraits !


à Saint Germain l'Auxerrois 




Giovanni Giardini




à Burgos

samedi 28 mars 2009

DIMANCHE DE ST JEAN CLIMAQUE, égal aux anges


De la colère 

"Chez les personnes emportées et colères, si nous y faisons attention, nous verrons une inclination très prononcée pour la pratique du jeûne, des veilles, pour la solitude et le silence. C'est ainsi que le démon, cet ennemi plein d'artifice, sous le spécieux prétexte de faire pénitence et de répandre des larmes, leur fournit la manière et les moyens d'augmenter leur humeur violente et acariâtre."

De la gourmandise 

"Évagre, agité par l'esprit des ténèbres, s'était imaginé, à cause de son éloquence et de la perspicacité de son esprit, qu'il était plus sage que les sages; mais combien il s'est horriblement trompé, puisque dans ce que je vais rapporter, comme dans plusieurs autres choses, il a fait voir à tout le monde qu'il était plus fou que les fous. Voici donc une de ces maximes : "Lorsque notre âme soupire après les délices que procure la variété des mets, il faut la punir sévèrement en nous condamnant impitoyablement au pain et à l'eau." 

Or, parler de la sorte, n'est-ce pas vouloir exiger que d'un seul saut, un petit enfant monte tous les échelons d'une échelle ? Je pense donc que pour rendre cette maxime saine et praticable, il faut dire : "Notre âme désire plusieurs mets pour contenter ses appétits ; ce désir étant conforme aux inclinations de la nature, nous devons user de beaucoup de prudence et d'industrie pour combattre la plus rusée et la plus artificieuse des passions; car en agissant autrement nous nous engagerions imprudemment dans une guerre très dangereuse, et nous nous exposerions au péril d'une perte éminente. Privons-nous d'abord des mets capables de nous donner trop d'embonpoint, ensuite de ceux qui peuvent enflammer les humeurs, enfin de ceux qui sont doux et agréables."


De l'impureté

"Le démon de l'impureté, cet ennemi cruel et rusé des hommes, afin de nous faire tomber plus facilement dans quelque faute d'incontinence, faute dont il est lui-même l'auteur, nous suggère que Dieu est plein de commisération pour ceux qui ont le malheur de se livrer à la luxure, et qu'il leur pardonne avec d'autant plus de bonté et de clémence, que cette passion est plus naturelle à l'homme, Mais ne manquons pas de bien reconnaître ses ruses et sa perfidie : à peine avons-nous commis un péché honteux, qu'il s'empresse de nous montrer Dieu comme un juge sévère, inexorable et qui ne pardonne rien. Or voyez qu'avant de nous faire consentir au péché, et pour y réussir, il nous représente Dieu comme infiniment bon, clément et miséricordieux, et qu'après qu'il a pu accomplir son mauvais dessein, et qu'il nous a précipités dans l'abîme, il ne cesse de nous parler de la sévérité et de la rigueur des jugements du Seigneur, afin de nous jeter dans la rage et les horreurs du désespoir, et de consommer ainsi notre perte éternelle. Mais il va plus loin : tant que dure ce sentiment de tristesse désespérante qu'il nous a donné, il n'a pas besoin de nous exposer à de nouvelles tentations, il nous tient sous son esclavage, il nous laisse donc tranquilles, mais aperçoit-il que ces regrets douloureux et poignants qu'il nous a inspirés, se calment et, s'apaisent, cet implacable ennemi recommence ses attaques tout comme auparavant et nous expose au même danger et aux mêmes fautes. "

ANAPHORE DE LA LITURGIE DE SAINT BASILE :

[Alors, ô Dieu, dans ton juste jugement, Tu l'as banni du paradis, pour l'exiler en ce monde ; Tu l'as fait retourner à la terre d'où Tu l'avais tiré, tout en disposant pour lui le salut par une nouvelle naissance en ton Christ lui-même. Car Tu n'as pas délaissé pour toujours l'ouvrage que Tu avais fait et façonné dans ta bonté, ni oublié l'œuvre de tes mains, mais selon tes entrailles de miséricorde Tu l'as visité de multiples manières ; Tu as envoyé les prophètes ; Tu as opéré des miracles par les saints qui, à chaque génération, te furent agréables ; Tu nous as parlé par la bouche de tes serviteurs les prophètes, qui nous ont annoncé le salut à venir ; Tu nous as donné le secours de la Loi, Tu as préposé les anges à notre garde. 
Mais, lorsque fut venue la plénitude des temps, Tu nous as parlé par ton Fils lui-même, par qui Tu avais créé les siècles. Lui qui est le rayonnement de ta gloire, l'empreinte de ta substance, lui qui porte l'univers par sa parole puissante, ne retint pas jalousement le rang qui l'égalait à toi, Dieu et Père, mais, étant Dieu avant les siècles, il est apparu sur la terre, il a vécu au milieu des hommes, il a pris chair de la Vierge sainte, il s'est anéanti lui-même, prenant forme d'esclave, devenant conforme à notre corps de misère pour nous rendre conformes à l'image de sa gloire. 
Puisque le péché était entré dans le monde par un homme, et par le péché, la mort, il a plu à ton Fils seul engendré, lui qui est dans ton sein, Dieu et Père, de condamner le péché dans sa propre chair, en naissant d’une femme, la Sainte Mère de Dieu et toujours vierge Marie, en naissant sous la Loi, afin que ceux qui étaient morts en Adam fussent vivifiés en lui, ton Christ. 
Ayant vécu en citoyen de ce monde, il nous a donné ses préceptes de salut, nous a détournés de l'égarement des idoles, et nous a amenés à te connaître, toi, le vrai Dieu et Père, nous ayant acquis pour lui-même comme un peuple qui lui appartient, un sacerdoce royal, une nation sainte. Nous ayant purifiés dans l'eau et sanctifiés par l'Esprit saint, il s'est livré lui-même en rançon à la mort, par laquelle nous étions retenus captifs, vendus au pouvoir du péché. Descendu par la croix aux enfers afin de tout remplir de lui-même, il a mis fin aux douleurs de la mort, et, ressuscité le troisième jour, il a ouvert à toute chair la voie de la résurrection d'entre les morts, car il n'était, pas possible que le Prince de la vie fût soumis à la corruption. Il est devenu prémices de ceux qui se sont endormis, premier-né d'entre les morts, afin d'avoir la primauté en tout. Monté aux cieux, il s'est assis dans les hauteurs à la droite de ta majesté, lui qui viendra rendre à chacun selon ses œuvres. 
Il nous a aussi laissé, de sa passion salvatrice, ce mémorial que nous t'avons présenté selon ses préceptes. Car, sur le point d'aller à sa mort volontaire, vivifiante et éternellement digne d'être célébrée, la nuit où il se livra lui-même, pour la vie du monde, prenant du pain dans ses mains saintes et immaculées, et l'élevant vers toi, Dieu et Père, il prononça l'action de grâce et la bénédiction, puis il le sanctifia, le rompit, et le donna à ses saints Disciples et apôtres en disant : " Prenez… ]

(traduction du grec par l'archimandrite Jacob, le hiéromoine Elisée et le père Dr. Y. Goldman du Monastère de la Théotokos et de Saint martin )

dimanche 22 mars 2009

DIMANCHE de la Vénération de la précieuse et vivifiante Croix.

« Réjouis-toi, bois de la Croix,
bois trois fois heureux et déifié,

lumière de ceux qui sont dans les ténèbres ;
tu anticipes dans ta splendeur les rayons de la résurrection du Christ,
selon les quatre dimensions du monde »

(matines du 3e dimanche du Carême)


Dans la définition qu'ils proclamèrent lors de la septième et dernière session du Septième Concile Œcuménique qui se réunit à Nicée, en Bithynie, du 24 septembre au 13 octobre 787, les Pères déclarèrent :

« Nous définissons en toute exactitude et avec le plus grand soin que: comme les représentations de la Croix précieuse et vivifiante, de même les vénérables et Saintes Images, quelles soient peintes, en mosaïques ou en quelque autre matière appropriée, doivent être placées dans les saintes églises de Dieu, sur les saints ustensiles et les vêtements, sur les murs et les tableaux, dans les maisons et sur les chemins; aussi bien l'image de notre Seigneur, Dieu et Sauveur Jésus-Christ, que celles de notre Souveraine immaculée la Mère de Dieu, des Saints Anges et de tous les Saints. Plus on regardera en effet fréquemment ces représentations imagées, plus ceux qui les contempleront seront amenés à se souvenir de leurs modèles, à se porter vers eux et à témoigner, en les baisant une vénération respectueuse, sans que cela soit, selon notre foi, une adoration véritable, laquelle ne convient qu'à Dieu seul. Mais comme on le fait pour le signe de la Croix précieuse et vivifiante, pour les Saints Évangiles et les autres objets sacrés, on offrira de l'encens et des cierges en leur honneur, selon la pieuse coutume des anciens. Car l'honneur rendu à l'image remonte jusqu'à son modèle, et qui vénère une Icône vénère en elle la personne (l'hypostase) qui y est représentée. C'est ainsi qu'on gardera l'enseignement de nos Saints Pères et la tradition de l'Eglise Orthodoxe qui a reçu le message de l'Evangile d'une extrémité du monde à l'autre ».



dimanche 15 mars 2009

DIMANCHE DE ST GREGOIRE PALAMAS



« La contemplation de cette lumière est une union, bien qu’elle ne dure pas chez les imparfaits. Mais l’union avec la lumière est-elle autre chose qu’une vision ? Et puisqu’elle s’accomplit avec l’arrêt de l’activité intellectuelle, comment s’accomplirait-elle, sinon par l’Esprit ? Car c’est dans la lumière qu’apparaît la lumière et c’est dans une lumière semblable que se trouve la faculté visuelle ; puisque cette faculté n’a d’autre moyen d’agir, ayant quitté tous les autres êtres, c’est qu’elle devient elle-même toute entière lumière et s’assimile à ce qu’elle voit ; elle s’y unit sans mélange, étant lumière. Si elle se regarde elle-même, elle voit la lumière ; si elle regarde l’objet de sa vision, c’est aussi de la lumière ; et si elle regarde le moyen qu’elle emploie pour voir, c’est là encore de la lumière ; c’est cela l’union : que tout cela soit un, de sorte que celui qui voit n’en puisse distinguer ni le moyen, ni le but, ni l’essence, mais qu’il ait seulement conscience d’être lumière et de voir une lumière distincte de toute créature » (trad. J. Meyendorff, Triades 2, 3, 36)

samedi 7 mars 2009

Triomphe de l'Orthodoxie


Pour le Dimanche du Triomphe de l'Orthodoxie que l'on n'ose plus appeler que "Dimanche de l'Orthodoxie" pour - "politiquement correct" oblige - ne pas blesser nos frères chrétiens, faussant par là-même le sens de cette Fête primordiale (au sens du début du Grand Carême mais également comme fondement de la foi chrétienne orthodoxe) St Cosmas Le mélode représente bien la cohérence de tous les éléments de ce grandiose capteur solaire de la Lumière Divine qu'est la Tradition orthodoxe. Tout est lié et indissociable : hymnographie, théologie, iconographie, prière, ascèse, vie spirituelle. Il n'y pas de séparation. Il y a Unité et cohérence.

Né à Damas, Cosmas le Mélode, le Moine, de Jérusalem, ou encore de Maï ouma, devait appartenir à une famille pauvre. Il fut adopté, encore jeune, par le père de Jean Damascène, alors haut fonctionnaire chrétien du calife arabe de Damas, et fut élevé avec Jean par un asekretis (fonctionnaire impérial), captif originaire de Constantinople, précepteur et hymnographe. Vers 726, il entre, avec Jean, à Saint-Sabbas, près de Jérusalem, un monastère de grand rayonnement regroupant des moines grecs, syriens, arméniens et coptes. Il est ordonné évêque de Maïouma, petite ville proche de Gaza, vers 734. Défenseur des icônes au temps du premier iconoclasme, dédicataire de la Source de la connaissance de Jean Damascène, Cosmas est, avec ce dernier et André de Crète, à la base de la renaissance hymnographique des VIle et VIlle siècles, qui vit paraître le nouveau genre du canon. Mort à Maïouma, il fut rapidement canonisé (fêté d'abord le 15 janvier, puis le 14 octobre).

Pour l'Eglise orthodoxe point n'est besoin malgré ce que penchent à croire quelques grands hiérarques qui tendraient à devenir de grands hérésiarques à force de confondre, comme à Rome, César et Dieu, point n'est besoin d'emprunter à droite et à gauche pour colmater les brèches et remplir les manques, point besoin de ratisser large pour remplir des églises de plus en plus désespérément vides.

"Rome, l'unique objet de mon ressentiment !" ???

Il pourrait tout de même s'agir de ressentiment... non pas en tant que règlement de compte personnel mais en tant que la dite Eglise "catholique" romaine a non seulement la prétention de représenter mais également est, effectivement, de manière consensuelle, l'image échangeable et reçue médiatiquement, aux yeux du monde entier, de ce qu'est l'Eglise, de ce que sont les Chrétiens et le Christianisme...
Et l'on peut avoir légitimement du mal à accepter que Rome, qui prend autant qu'elle le peut le devant de la scène chaque fois qu'il est possible, partout et par tous les moyens, et depuis des siècles, représente aux yeux du monde le Christ et ses disciples...

Mais il s'agit plus que d'image... On pourrait se moquer de ce que pensent les éternels malveillants qui ne se nourrissent, eux, pour le coup, que de ressentiment bien épais et tenace. Pour ces derniers il n'est d'image, de parole, de geste, de pensée, d'action se réclamant du Christianisme qui ne soit systématiquement combustible pour leur bûcher inquisitorial. Il en sera toujours ainsi. Pas de problème majeur (quoique...)

Mais il y a plus grave. Et il s'agit ici de propagation et de témoignage de la foi, de la vérité, de la véritable foi chrétienne.
Et là, la responsabilité est bien plus grande devant les hommes et... devant Dieu.

Pour y revenir, comment peut-on appliquer le précepte évangélique donné par le Christ Lui-même :
"Rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu." (Matthieu XXII-21) quand on est un véritable état avec tous ses appareils, organisations, fonctionnements, financements, stratégies etc. ? Comment est-ce Dieu possible ?

Quelle que soit l'importance visible d'un certain type de résultats, de réalisations - notamment caritatives - recevables positivement par le monde, il y aura forcément un moment où quelque chose sera biaisé, tordu, détourné de l'essentiel et irrecevable et ce qui sera renforcé n'appartiendra pas à Dieu mais à un prince de ce monde, le pape de Rome et finalement au prince de ce monde.
Parce que ça convient à tout le monde (ou presque...) d'avoir un Représentant, un Interlocuteur Valable, un Responsable, une Référence en personne, un Maître à penser, une Star de la société du spectacle, bref une idole, et pour l'autre côté de la pièce inévitablement, une tête de turc.
Le monde entier veut un pape, un chef, une tête, et le monde entier transforme en pape tout ce qui représente "valablement" quelque chose. Il y a un pape pour tout

Comment nos deux vénérables Patriarches de Moscou comme de Constantinople ne le perçoivent-ils pas ? Et s'ils le perçoivent pourquoi persistent-ils dans l'erreur à vouloir se placer en concurrence entre eux et avec celui qu'ils considèrent comme leur modèle et homologue sans en avoir encore les moyens ? Tout ce qu'ils peuvent gagner (mais tant pis pour eux) - et nous faire perdre (mais ça, ça nous regarde et c'est grave) - c'est d'être assimilé à ce qu'il y a de pire chez le Souverain Pontife...

Quelque chose ne va pas :
Rien ne va plus à Rome et ça ne date pas de la communion retrouvée avec Mr Willamson qui comme son ex-nouveau chef (?) mélange Dieu et César.
Réintégrer les "Intégristes" c'est de la récup' de temps de crise, pas plus ni moins. On ratisse large, tous azimuts et on cherche à s'approprier tout ce qui semble pouvoir l'être pour boucher les fuites (et ça ne date pas d'aujourd'hui...) : après les syndicats ouvriers, le yoga, le zen, les charismatiques, et les emprunts des icônes, des chants, des textes théologiques, des prières, des offices entiers de l'Orthodoxie en citant à peine ses sources, ou en faisant comme si cela avait appartenu à tous de tout temps (la fameuse référence à l'Eglise indivise), ou en omettant carrément.
Tiens voilà encore une drôle d'application de la Parole du Christ
" Tout ce qui est à toi est à moi" (Luc 15)

Mais tout de même ce précepte du Seigneur :"Rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu.", quand est-ce qu'on l'applique ?
Je suis sûr que tout s'éclaircira quand ce sera mis en œuvre.




vendredi 27 février 2009

DIMANCHE DU PARDON - "Peut-on tout pardonner ?" par Père Alexandre WINOGRADSKY


Père Aleksandr en connaît un "rayon" (de lumière à n'en pas douter...) sur le pardon, et son témoignage vaut d'être lu. Ce texte est extrait d'un article de son blog du Monde de février 2007 consacré au Dimanche du Pardon dans le contexte "particulier" de son sacerdoce en Terre Sainte, c'est à dire tout bonnement (?) en Israël.

"Le Pardon coûte souvent très cher ; notre sang, notre âme, nos années, notre vie. Le Pardon est aussi la mesure d’une vraie conscience au-delà de ce qu’elle peut cerner ou percevoir en totalité." dit Père Aleksandr dans un autre article consacré au Dimanche du Pardon de mars  2006

Le dimanche du pardon

 

"Après l’office des vêpres du dimanche soir qui précèdent l’entrée dans le temps du Grand Jeune (Carême) qui débute le lundi […], le clergé et les fidèles accomplissent un rite profond et signifiant, riche. C’est le dimanche du pardon (прощеное воскресенье). Le rite est très long et solennel dans la tradition slave. Après une série de prières de repentance et de pardon, le clergé de tout rang et les fidèles se prosternent deux par deux - face à face, se demandent mutuellement pardon pour toutes les fautes volontaires et involontaires, conscientes et non-conscientes et se relèvent en s’embrassant dans l’espérance de la Résurrection. Le rite que nous avons accompli hier au Patriarcat grec-orthodoxe de Jérusalem, était succinct. Souvent le clergé et les fidèles échangent en grec un “Καλή Σαρακοστή!” (bonne quarantaine = de jeune), voire souvent “Καλό Πάσχα!”. Le Patriarche Theophilos avait lu, au début une prière pénitentielle qui implorait le pardon de Dieu. Cinq personnes m’ont dit “tzom kal - צום קל” (jeune paisible, simple) en hébreu. La phrase est curieusement un décalque de celle que l’on dit pour le Yom Kippur, comme si l’on devait mettre l’accent sur le jeûne - en fait, l’accent est sur le pardon et, en hébreu il serait logique alors de dire “shalom uslikhah - שלום וסליחה”.

Il est certain que le rite provient du Kippur ou “Jour de Grand Pardon”. Le pardon s’exprime de manière constante dans la prière chrétienne, mais uniquement en grec dans le Notre Père qui indique: “Pardonne-nous nos offenses (péchés, remets-nous nos dettes) comme nous avons déjà remis, pardonne à ceux qui nous ont offensés”. Mais le sens du Kippour est bien différent car il prend une valeur sacrificielle de notre vie comme elle l’était dans la tradition sumérienne et dans le sacrifice au dixième jour du mois de tishri (nouvelle année d’automne). Pour ceux qui n’en seraient pas persuadés à la lecture du Nouveau Testament, il faut rappeler que l’affirmation du caractère propitiatoire du sacrifice du Christ dans l’épitre aux Romains 3, 25 et l'unité du sacerdoce du Christ dans l’épitre aux Hébreux 9 Ch. 7 et 8) présupposent une méditation approfondie de la théologie de Yom Kippour.

Dans le cas du christianisme [orthodoxe], il est très significatif que cette demande de pardon se fasse à l’entrée du Carême qui est aussi un temps de réconciliation. Mais c’est un temps où l’on marche vers la Résurrection. En fait, c’est le temps du début de la nouvelle année pour la tradition biblique, de la première moisson. La participation au mystère de la résurrection du Christ requiert aussi un approfondissement des paroles de saint Matthieu (5, 21.24.25). Au verset (19) “Car c’était Dieu qui, dans le Christ, se réconciliait le monde, ne tenant plus compte de la faute des hommes, et mettant en nous la parole de réconciliation.” Et: “Celui qui n’avait pas connu le péché, Il (Dieu) L’a fait pour nous sacrifice pour le péché (grec: ἁμαρτίαν ἐποίησενμ  = asham en hébreu) afin qu’en Lui nous devenions justice de Dieu (2 Corinthiens 5-21).

Comme le mois nouveau de Adar (rosh chodesh Adar = ראש חודש אדר) a commence pratiquement pendant le shabbat car la lune est alors née (a 11 h.10 à Jérusalem), et qu’il faut alors se réjouir, le jeune du Yom Kippour katan יום כיפור קטן - ou “Petit Jour de Pardon” avait été avance au jeudi. Ces petits Yom Kippour ont été instaures au 16eme siècle par l’Ecole de Safed puisque la lune est éclairée par le soleil par des reflets qui laisseraient croire qu’elle paraît, naît, grandit, devient pleine puis diminue et disparaît. Ceci montre une permanence physique dans la fidélité de Dieu qui s’exprime par une dimension de double reflet : de la blancheur lumineuse de la lumière du soleil sur la lune et de ce reflet de la lune sur la terre.

Peut-on tout pardonner? La question se pose de façon très réelle à tous les niveaux de la société, mais aussi de la nature humaine. Il y a la question de Simon-Kaipha à Jésus: “Combien de fois dois-je pardonner? sept fois?” - Jésus répond; “soixante-dix (-sept) fois sept fois (Matthieu 18, 21). Que la mesure soit de 49 ou dépasse 50, il ne faut pas penser que c’est une mesure déterminée. Elle excède précisément, dans sa symbolique, les 500 qui était la mesure ou middah (mesure parfaite dans le Temple). Ici, la question n’est pas dans un bâtiment ou dans une mesure rituelle. Il y a une plénitude d’une autre nature et c’est la que se situe le pardon. Soyons francs ou ayons l’honnêteté de dire que le pardon le plus élémentaire pour des vétilles pose déjà des questions relationnelles énormes. Alors lorsqu’il s’agit de pardonner des manquements bien plus profonds et graves, souvent en lien avec la vie et la mort, la question est bien plus difficile à résoudre.

[…]

Si j’ai quelque appel religieux, je dirais que j’essaye d’être vraiment le témoin du pardon qui me fut inculqué par les miens, en particulier par ma mère. Je reste convaincu que le “pardon” est l’âme du judaïsme ET du christianisme et dépasse toute chose démontrable ou explicable. Immatériel, sans qu’on puisse déceler une action de Dieu ou un mouvement humain qui fait que la personne change. Et pourtant le pardon est sans doute la forme la plus élevée, la plus difficile à atteindre pour l’être humain. […]. J’ai entendu des sermons, des homélies savantes ou apparemment persuasives et théologiquement fondés sur le pardon et la nécessité de pardonner. Face aux travaux pratiques, ces paroles se montraient fumeuses et ineptes.

Depuis l’âge de raison, je crois pouvoir affirmer avoir toujours pardonné, le plus souvent sans tenir en mal ou retenir quoi que ce soit contre quelqu’un. J’ai essayé de donner un exemple dans mon chemin sur le christianisme (Qiyum - existence 2). Mais c’est aussi vrai dans la vie quotidienne. Je me suis rappelé ce matin comment un jeune juif m’a un jour traité de “putz - פוץ - crétin simplet” en yiddish  (c’était il y a 30 ans) et fut obligé de s’excuser, ce que je ne demandais pas. Il y a des cas auxquels j’ai réfléchi ces temps derniers ou j’aurais du taper et ou la réaction fut précisément celle de penser qu’au fond “c’est un benêt, crétin”. Beaucoup d’exemples de cette nature me viennent à l’esprit. Je suis même convaincu que telle fut la réaction du hiérarque a bien des égards. Et encore, par uniquement cet “individu”; les exemples pourraient être démultipliés. Ils importent peu.

L’âme du pardon est de tout supporter, non que tout soit supportable, loin de là. Mais, très souvent au cours de la journée, me viennent les paroles du psaume “Ils ne savent pas ils ne comprennent pas - לא יודו לא יבינו”. Je n’ai aucune prétention ou même idée de croire que je comprends quelque chose. Si, que la valeur de nos jours, de nos vies est si précieuse, si unique que le pire criminel (et il y en a beaucoup sous bien des formes), comme chacun de nous peut réfléchir la lumière du pardon, même au prix du mépris le plus apparent. Le pardon aussi implique le silence. A Jérusalem, il y a des âmes qui crient, hurlent - non seulement les vieilles souffrances de la persécution anti-juive. Il y a le cri de l’âme de tout habitant, de tout peuple, langue, nation, de souffrances si peu comprises et explicables qu’il ne semble rester que la solution de la déraison. C’est là que le pardon prend son sens sur un chemin pascal."

samedi 21 février 2009

DIMANCHE DU JUGEMENT et dernier jour de viande

Il y a bien souvent chez les humains, enfants avec leurs parents ou amoureux entre eux, par exemple, un refus de renouer après un conflit, de reconnaître ses torts et la persistance obstinée de la bouderie, du refus, de la colère, du ressentiment ou... de la froideur, de l'indifférence, c'est à dire de la colère froide... malgré les appels répétés de l'autre à la réconciliation, à l'oubli, au pardon , à l'amour en bref.

C'est juste ce qui se passe avec Dieu le Père... et le jour du Jugement ne sera que le jour où le Christ accompagné de ses anges viendra sonner la fin des plaisanteries et des enfantillages... Ce sera le dernier appel, la dernière fois, la dernière chance...
Libre alors à chacun de refuser son amour et son pardon. Libre à chacun de demeurer dans la séparation irréconciliable, le refus de l'amour et l'exclusion. Libre à chacun , de cultiver son dérisoire orgueil, et comme le mauvais larron, de mépriser jusqu'au dernier moment même l'Amour crucifié. Mais cette fois sera la dernière, l'ultime session de 'rattrapage'.
Ce qu'on appelle le 'redoutable' jugement ne sera jamais que le résultat soit de l'enferrement dans l'erreur (...sed diabolicum) de s'être exclu de soi-même, d'avoir fermé les portes et d'avoir choisi la gauche du Sauveur, soit du choix du bon larron de se retrouver à la droite, celle des sauvés par l'abandon à la miséricorde divinedans une totale humilité.

Le premier choix n'aura alors pas fini de faire regretter à ceux qui l'ont fait d'avoir " boudé", quand le Père aimant et miséricordieux prendra au sérieux et à la lettre le refus du pécheur obstiné et laissera définitivement le "boudeur" à son choix entêté et alors ce sera pour le ressentimental ce que l'on appelle l'enfer...
Maxime le minime




CARNAVAL :
Le mot Carnaval si l'on en croit le dictionnaire étymologique et historique du français de Larousse, est une altération du mot Carneleva (conservé en gênois) et qui signifie enlève chair (leva carne) il n'y a évidemment pas que le mot qui a subi une altération...
Mais en même temps tout est relatif à chacun et celui qui a naturellement peu de goût voire horreur de la viande n'a pas grand effort à faire pour suivre les consignes du Carême prenant... Qu'offrira-t-il alors à son Dieu ? Son père spirituel (qui est peut-être au dedans de lui d'ailleurs) le sait.

dimanche 8 février 2009

Excellente nouvelle ! Traduction en français de textes liturgiques adaptés aux mélodies byzantines aux Editions Saints Anargyres

Grande nouvelle !
Gloire à Dieu !

Voici un message des plus réjouissants !
Quel bonheur de constater comment se développe le chant sacré liturgique aussi en français et pas seulement en anglais... Tout arrive ! Plus il y aura de productions de tous côtés (et en tout pays francophone) plus notre Seigneur et Notre Dieu sera glorifié dans notre langue et mieux se développera notre chère Orthodoxie dans nos pays ! Bravo pour ce travail et merci !

Les Editions Saints Anargyres sont heureuses de présenter aux fidèles orthodoxes francophones une oeuvre magistrale de traduction de textes liturgiques adaptés aux mélodies byzantines. La mise au point de ces ouvrages, fruits de plusieurs années de travail a été entamée dans le souci de faire partager aux fidèles francophones les richesses des textes liturgiques grecs.

Allez sur le site et vous pourrez de surcroît écouter des échantillons des enregistrements sur CD qui ont été faits de toute l'hymnographie dont nous, fidèles orthodoxes francophones, avons tant besoin à l'église comme à la maison . Voilà un beau travail de plus qui vient s'ajouter à celui déjà fait ici et là (voir la rubrique "Apprendre le chant byzantin" dans la colonne de gauche du site " Chants sacrés orthodoxes"

VIVE L'ORTHODOXIE BELGE !

" Il faut des siècles..." par Père Alexandre Winogradsky

"Il faut des siècles
pour remonter et corriger des siècles de haine et d'ignorance.

Sommes-nous ou non les témoins et les dépositaires de l'Eternité ?
Pourquoi limiter le temps à nous-mêmes ?
Nous pouvons semer,
d'autres continueront de scruter le mystère de la plénitude divine."

mardi 3 février 2009

ST MAXIME LE CONFESSEUR : LES DEUX NATURES DU CHRIST


Le fer uni au feu ne cesse pas d'être fer tout en étant feu

OPUSCULE XVI

« 20. Et comment le Verbe incarné sera-t-il un homme parfait, s'il est privé de volonté naturelle? Car pour la nature même de la chair douée d'une âme raisonnable et intelligible, le fait d'être déifiée par l'union avec Dieu ne la fait pas sortir de sa réalité essentielle. De même que le fait de se mélanger complètement et de s'unir totalement avec le feu ne fait pas sortir le fer de sa réalité propre; au contraire, il éprouve ce qu'éprouve le feu, puisqu'il est devenu feu par l'union, mais d'un autre côté, il est pesant par nature et il coupe, parce qu'il n'a pas subi une mutilation de sa propre nature, et il n'est aucunement sorti de son opération naturelle, bien qu'il soit devenu avec le feu une seule et même hypostase; il continue de faire les actions qui sont dans sa nature propre - je veux dire qu'il coupe - tout en faisant aussi ce qui relève de l'union - à savoir qu'il brûle. Car le fait de brûler lui appartient, de même que le fait de couper appartient au feu, à cause de l'interpénétration et de l'échange suprêmes entre eux. Rien ne nous empêche non plus de nommer et de dénombrer sa nature, je veux dire celle du fer, même si on la voit avec le feu, ni son opération naturelle, même si on la voit en même temps que le fait de brûler, et il n’est aucunement séparé de cette opération, mais il apparaît et se donne à connaître avec elle et en elle dans une seule et même forme »


In Maxime le Confesseur, L'agonie du Christ par Marie-Hélène Congourdeau.
Editions J.-P. Migne
17 rue d'Alembert 75014 Paris

St Maxime le confesseur, mon très saint Patron,
merci pour ce beau texte,
prie Dieu pour moi !