Les lèvres mensongères font horreur à l'Éternel, tandis que ceux qui agissent avec fidélité lui sont agréables. Proverbes 12:22 «C'est ce qui sort de l'homme qui le rend impur. En effet, c'est de l’intérieur, c'est du cœur des hommes que sortent les mauvaises pensées, les adultères, l'immoralité sexuelle, les meurtres, les vols, la soif de posséder, les méchancetés, la fraude, la débauche, le regard envieux, la calomnie, l'orgueil, la folie. Toutes ces choses mauvaises sortent du dedans et rendent l'homme impur.» Marc 7:20-23 Un témoin fidèle ne ment pas, tandis qu’un faux témoin dit des mensonges. Proverbes 14:5 « Vous, vous avez pour père le diable et vous voulez accomplir les désirs de votre père. Il a été meurtrier dès le commencement et il ne s'est pas tenu dans la vérité parce qu'il n'y a pas de vérité en lui. Lorsqu'il profère le mensonge, il parle de son propre fond, car il est menteur et le père du mensonge. » Jean 8:44 Si les paroles distinguées ne conviennent pas à un fou, les paroles mensongères conviennent d’autant moins à un noble. Proverbes 17:7 « Écarte de ta bouche la fausseté, éloigne de tes lèvres les détours ! Proverbes 4:24 Craindre l'Éternel, c'est détester le mal. L'arrogance, l'orgueil, la voie du mal et la bouche perverse, voilà ce que je déteste. » Proverbes 8:13 « Pierre lui dit : «Ananias, pourquoi Satan a-t-il rempli ton cœur, au point que tu aies menti au Saint-Esprit et gardé une partie du prix du champ? […] Comment as-tu pu former dans ton cœur un projet pareil? Ce n'est pas à des hommes que tu as menti, mais à Dieu.»Actes 5:3-4Mais pour les lâches, les incrédules, les abominables, les meurtriers, les impudiques, les enchanteurs, les idolâtres, et tous les menteurs, leur part sera dans l'étang ardent de feu et de soufre, ce qui est la seconde mort.Apocalypse 21.8

samedi 26 décembre 2015

L'Église peut-elle survivre aux Etats-Unis ? par P. Andrew de L'ERHF

Father Andrew

sur le blog http://www.events.orthodoxengland.org.uk

Introduction: La déchristianisation

Ma quatrième visite aux États-Unis ne fait que confirmer ce que je savais déjà - que le peuple américain est extraordinairement généreux, ouvert et sympathique ; toutefois, ils sont aussi un peuple dont la bonne volonté et la naïveté sont souvent abusés par l'Europe et les gouvernements américains successifs. L'élite américaine au pouvoir avec ses machinations mondiales, son arrogance, la faillite et les impôts est une chose; les Américains ordinaires c’est tout à fait autre chose. Ce qui m'a frappé lors de cette visite est le retrait et de la défaite de ce que je voudrais appeler l'Amérique traditionnelle. Un grand pays est désormais gouverné par une nouvelle Amérique, qui est de plus en plus et systématiquement anti-chrétienne: c’est l'Amérique de l'avortement, de la corruption, de la drogue, des églises à vendre, TV-Athée et le soutien par l'intimidation de l'anti-christianisme imposé par ses élites sur son peuple et sur le reste du monde. La Nouvelle Amérique ne choisit pas une «vie merveilleuse », mais l'alternative cauchemardesque proposée dans ce film classique.

En d'autres termes, les fragments de la Tradition Chrétienne de l'Amérique sont en train de disparaître très rapidement et je peux dire - avec une énorme tristesse - que beaucoup de ce que je voyais encore ici lors de ma dernière visite en 2008 est dores et déjà perdu. Un pays qui, jusqu'à récemment, était célèbre pour la fréquentation de l’église et ses valeurs chrétiennes devient comme cette Europe triste, décadente, travestie - et peut-être même pire, parce qu'en Europe, il y a au moins les rappels des vestiges historiques, physiques, architecturaux, de l'ancienne culture chrétienne. Il semble désormais qu’il y ait peu à hésiter entre l'Amérique et l'Europe. L'admirable Amérique de la profonde tradition biblique de simplicité, de sagesse et de libertarisme anti-fédéral est en train de mourir - et c’est tragique. Dans ce contexte, nous pouvons voir les deux grands défis, si le christianisme, en particulier sous la forme intégrale de Église orthodoxe, doit survivre aux Etats-Unis. Ces défis sont les deux luttes contre le conformisme et le consumérisme.

Le conformisme

L'histoire américaine a été marquée par l'intolérance, qui a clairement son origine dans le puritanisme. Tout le monde doit suivre le courant sous peine d’être déclaré «anti-américain». Tout le monde a entendu parler des sorcières de Salem. Tout le monde a entendu parler de l'esclavage, du racisme, de la guerre civile et du pharisaïsme puritain aveugle. Mais qu’advient-il du puritanisme dans une société post-puritaine et athée? Le réflexe de l’intolérance ne disparaît pas - il devient la chasse aux sorcières de ceux qui considèrent, par exemple, que le mariage homosexuel ou l'avortement sont des péchés, que LGBT est une maladie, ou encore, que tout péché est un péché et que le vice est le vice. Il devient la chasse aux sorcières de ceux qui considèrent que les drogues ne sont qu’une nouvelle forme d'esclavage et qu’elles détruisent la liberté de l'individu. La Nouvelle Amérique dit : Tout est permis si on se sent «bien» et que c’est «fun», alors «lâchez tout ». En d'autres termes, par réaction à la rigidité restrictive et la frigidité du passé, le puritanisme a été renversé; maintenant tout est permis, sauf le refus que tout devrait être permis.

L’intolérance abonde dans la Nouvelle Amérique contre tout ce qui est censé être contre cette étrange mode du politiquement correct, un ensemble de préjugés moraux qui est tout à fait frappant par son inanité absolue et illogique. Le Politiquement correct anti-Chrétien est le nouveau puritanisme, la nouvelle intolérance. Le conformisme et l'intolérance d'une société devenue rapidement post protestante et athée militante sont effrayants. La première tentation pour l'Orthodoxie dans une telle société est alors la tentation de se conformer, de cesser d'être elle-même, de peur d'être différent, de se dénaturer. Depuis des décennies, nous avons vu combien d’orthodoxes ici qui , ‘par crainte des Juifs’, ont voulu renoncer à leur identité pour devenir de ‘vrais américains bien comme il faut’. Ainsi, les premières choses à être jetées par dessus bord (si elles existent encore) sont le monachisme et le calendrier orthodoxe - en faveur du calendrier laïc-catholique-protestant. Mais c’est seulement le début.

Ainsi, disent-ils, que les prêtres se rasent la barbe, se coupent les cheveux court et mettent des cols ‘clergyman ’; qu'il y ait des bancs et des orgues et des chœurs en robe dans les églises ; que les bougies ne soient plus utilisées et qu’on sorte les icônes ; que les églises ressemblent aux temples baptistes et méthodistes ; qu’on abandonne le jeûne et qu’on réduise la confession et qu’on la remplace par un entretien annuel de confort avec un psychologue («vous ne devez pas vous sentir coupable de tout ce que vous avez fait de mal; ce n’est pas de votre faute»); que la communion soit obligatoire ; que les églises soient transformées en clubs sociaux comme les épiscopaliens, les presbytériens et tous les autres, où le divertissement (payant), le ‘show-time’ est fourni, où l’on peut faire des affaires et où la chose principale est combien «combien d’activités vous avez ». Le repentir, la prière, la vie liturgique et l'ascétisme de même que les raisons de l'existence de l'Église sont oubliés. La conformité à la société civile, et non plus à la loi de Dieu, est la norme.

En ce qui concerne la langue liturgique, il y a deux tendances. La première est ‘tout en anglais obligatoirement’, par ordonnance intolérante et toute mention de russe, grec etc. doit être interdite. Dans l'OCA (Orthodox Church in America) la mention «russe» a été physiquement retirée de tout panneau, dans une totale incompréhension que «russe» ne signifie pas d'origine russe ethniquement. Souvent l'anglais est accompagné d’une protestantisation et la vie de l'Église devient comme un sel qui a perdu sa saveur. D’un autre côté vous pouvez utiliser votre langue pour renforcer la communauté en tant que club ethnique d'origine russe, grecque, serbe, roumaine, bulgare, etc. en cultivant les traditions culinaires et le folklore. Cela est tout à fait acceptable mais seulement tant que ce n’est pas une Église, qu'elle n'a pas d'identité ni de vie spirituelles, mais que votre communauté est seulement culturelle et sociologique - tout comme les églises protestantes ou, d'ailleurs, les églises catholiques hispaniques, allemande polonaise. Ici, le facteur décisif est la classe, et aux États-Unis la classe est déterminée par combien d'argent vous «faites».

Le Consumérisme

Les États-Unis sont le pays du dollar, du matérialisme, de Mammon. La classe inférieure c’est ici les pauvres, la classe supérieure ce sont les riches. Rien n’est défini, comme en Europe, par votre nom, votre famille, votre bon goût, vos mœurs ou votre culture. La nouvelle «noblesse» est définie par l'argent, en d'autres termes, par la façon dont vous consommez et combien vous consommez et les vêtements correspondants, la forme du corps (créé à la clinique ou à la salle de gym) et le culte de la jeunesse. Malheureusement, cela conditionne également le Christianisme. Ici le Christianisme est généralement une cafétéria-christianisme, un «servez-vous et mélangez à votre goût», «venez comme il vous plaît», un christianisme « au choix ». Vous n'aimez pas le prêtre parce qu'il vous dit de se tenir debout à l'église et de jeûner et qu’il ne ressemble pas à un «Américain »? Il est pas 'fun', pas 'cool'? Qu'à cela ne tienne, débarrassez-vous en - c’est ce que les consommateurs actionnaires font de ceux qui ne sont pas drôles et pas cool. Sinon, changez de boutique, de dénomination ou de juridiction, et changez de marque, changez donc d’église.

Le Consumérisme ne vient pas de la hiérarchie, mais de la «démocratie», de la loi de la masse, et est ainsi toujours définie par le plus petit dénominateur commun. En d'autres termes, il est réducteur. Et cela signifie, par exemple, que les églises orthodoxes deviennent des églises seulement le dimanche et que les offices deviennent très courts - ils sont réduits à la fois en quantité et en qualité. Oubliez les offices de vigiles; pensez au Bingo. Le danger ici est que l'Orthodoxie - et il n'y a en fait qu'une sorte d'Orthodoxie, mais dans différentes langues - commence à devenir quelque chose de secondaire qui n’a rien à voir avec l’Orthodoxie. Au lieu de la tradition orthodoxe, on a développé aux Etats-Unis une Orthodoxie libérale, une «nouvelle orthodoxie», une «Orthodoxie américaine» , une Orthodoxie anti-ascétique, une religion de confort, faite non pour ceux qui veulent prier, mais pour ceux qui veulent payer, pour les «consommateurs». Ce qu'ils veulent en fait c’est combiner Dieu et Mammon.

Ceux qui ont «investi» dans l’invention d’une telle Orthodoxie ne sont pas intéressés par la qualité, mais plutôt par la quantité. Combien sont-ils ici? Ce dont il s’agit c’est d’un jeu de chiffres. «Franchissez les portes et allez chercher les clients où ils se trouvent». Ainsi, l’«audacieux» télévangélisme est tout simplement une action de marketing ciblant des spectateurs de divertissement de masse. Les fidèles sont des clients, avec des cartes de crédit dans leurs poches, qui peuvent être sondés sur leurs préférences. De cette manière, le Christ est oublié et remplacé par des cultes de la personnalité. Apportés de Russie par des intellectuels d'esprit laïc, les cultes de la personnalité se sont propagés à travers les diasporas européennes et américaines, reflètant simplement le culte séculaire des célébrités. La société laïque vit, comme dans les temps anciens de pain et de jeux, de restauration rapide et de loisir, de MacDonalds et de Disney. Les mêmes tendances de loisir de masse sont présentes en dehors de l'Église, mais aussi dans certaines églises orthodoxes de la diaspora.

Le culte consumériste du loisir est particulièrement visible dans la société américaine laïque et à partir de là, il se répand partout dans le monde, y compris dans la vie ecclésiale. Maintenant, «fun» est un euphémisme pour tout ce qui peut être plaisant du moment que cela ne concerne pas l'âme. Son signe est l'infantilisme et l'infantilisme est la caractéristique principale du « culte » protestant et catholique moderne. La masse ou le public, parce que c’est ce que les gens sont, sont traités comme des enfants, avec la musique, de la guitare, des applaudissements, de la danse, du sentimentalisme et de la manipulation. Ces «églises» et leurs «offices» ne ressemblent en rien à quoi que ce soit qu’ait connu l'histoire chrétienne. Les saints, qui ont été remplacés par des célébrités dans l'Église, ne connaissaient rien au 'fun' et n’étaient pas infantiles. L’infantilisation et le fun sont des nouveaux moyens de manipulation inventés pour un monde anti-ascétique, post-chrétien et même anti-chrétienne pour tranformer les offices de l'Église en spectacles de divertissement. Le ‘Fun’ tue le sacré.

Conclusion : La Tradition

Quelle est la solution? Il est clair que le conformisme, qui n’est que sociologique, et pas théologique, doit être évité. Les Orthodoxes ont une identité claire, nous sommes très différent des Protestants - ainsi que des Catholiques en Amérique, qui sont presque entièrement protestantisés. Nous avons une foi différente et nous adorons le Dieu sans filioque. Certes il y a un seul Dieu, mais tout le monde n’adore pas Dieu, et beaucoup rendent un culte à des substituts artificiels. Certes, il y a à l'autre extrême, le conformisme, qui émane habituellement d’ex-protestants convertis qui en conservent l’esprit, et qui veulent être différents juste pour le plaisir d'être différent. Ils cultivent l'exotisme, l'étranger, l'identité ethnique, l’ancien-calendarisme, et tout l'extrême des vêtements ou de la pratique extérieure. Ici, il y a seulement du psychologique, et pas du théologique. Mais nous ne suivons ni le sociologique, ni le psychologique, nous suivons le spirituel, exprimé dans la Tradition de l'Esprit Saint.
Ce faisant, nous ne cultivons pas les différences juste pour le plaisir de les cultiver. Nos différences sont essentiellement internes, pas principalement externes. Ainsi, lorsque nous avons besoin de commencer la transition inévitable vers l'anglais - et vers un bon anglais liturgique, correct grammaticalement, et non un anglais populaire d’immigrants – car nous ne devons pas répéter les erreurs du catholicisme d’il y a 50 ans - nous le faisons. Ainsi, nous ne perdons pas le sens du sacré, l'atmosphère de prière, le respect et la dévotion qui caractérisent l'Orthodoxie. Les langues sont seulement des voyelles et des consonnes dans des ordres différents : un changement de langue ne pose pas de problème, la perte de la piété authentique c’est ça qui fait problème. En toutes choses, notre tâche n’est ni de chercher à se conformer, ni être différent pour le plaisir de le faire, mais simplement d'être fidèle à la Tradition de l'Esprit Saint, qui est au-dessus du libéralisme et du conservatisme. L'Église ne se conforme pas au monde - le monde se conforme à l'Église.

The Mid-West, May 2014 This entry was posted in Orthodox Life, Pastoral Matters, USA and tagged Orthodoxy in the West on May 12, 2014 by Father Andrew.
(version française par Maxime le mini de la source)

jeudi 24 décembre 2015

Compilation des chansons de Noël en français pour les enfants



Joyeux Noël !
Frohe Weihnachten !
Merry Christmas !
С Рождеством !
Καλά Χριστούγεννα !
Crăciun fericit !

 

Bon Nadal !
Срећан Божић !
¡Feliz Navidad!

En cette nuit à venir de la douceur et de l'humilité, veillez - par St Ephrem

Grotte de la Nativité à Bethléem


Les anges aujourd’hui se sont réjouis,
Car le Veilleur est venu nous réveiller.
Qui dormirait en cette nuit
Où toutes les créatures sont éveillées ?

Comme Adam avait introduit par ses péchés
Le sommeil de la mort dans la création,
Le Veilleur est descendu nous réveiller
De la torpeur du péché.

Ne veillons pas comme les gens cupides
Qui ne pensent qu’à s’augmenter leur argent.
Ils veillent tard dans la nuit
Pour calculer capital et intérêt.

Éveillé et sage est le voleur
Qui enfouit et cache en terre sno sommeil.
Il n’a qu’un but à tout son état de veille :
Faire crier beaucoup les dormeurs !

Le glouton veille lui aussi :
Il a trop mangé, son ventre s’est alourdi ;
Veiller pour lui est un tourment,
Car il ne se nourrit pas modérément.

Le commerçant veille lui aussi :
La nuit, il se fatigue les doigts
À calculer combien lui a rapporté son talent,
Si son avoir s’est multiplié par deux, par trois.

 Le riche veille lui aussi,
Car Mammon chasse son sommeil.
Ses chiens dorment, mais lui gardent
Ses trésors des voleurs.

L’anxieux veille lui aussi :
Par les soucis son sommeil est englouti ;
Sa mort se tient debout à son chevet
Et il veille, pour les années à venir inquiet.

Satan enseigne, mes frères,
Une veille à la place de l’autre :
Afin qu’endormis pour le bien,
Nous soyons éveillés et vigilants pour le vice.

 Judas Iscariote, lui aussi,
Avait veillé toute la nuit,
Il vendit le sang du Juste
Qui a racheté toutes les créatures.

Le fils des ténèbres se vêtit de ténèbres,
Il se dépouilla de la lumière et la rejeta ;
Pour de l’argent il vendit, le brigand,
Celui qui a créé l’argent.

Les pharisiens, fils de ténèbres, eux aussi,
Veillèrent toute la nuit ;
Les ténébreux veillèrent pour cacher
L’incompréhensible Lumière.

[…]

En ce jour de salut
Parlons avec discernement ;
Ne disons rien de superflu
Afin de ne pas le perdre.

C’est la nuit de la réconciliation :
Qu’il n’y ait en nous ni trouble ni obscurité !
En cette nuit qui pacifie toute chose,
Qu’il n’y ait ni menace ni agitation !

C’est la nuit de la douceur :
Qu’il n’y ait en elle ni amertume ni dureté !
En cette nuit de l’Humilité,
Qu’il n’y ait ni hauteur ni superbe !

En ce jour du pardon
Ne vengeons pas les offenses !
En ce jour de joie
Ne distribuons pas les afflictions !

En ce jour de douceur
Ne soyons pas violents !
En ce jour de paix
Ne soyons pas en colère !

En ce jour où Dieu
Est venu chez les pécheurs,
Que le juste ne s’exalte pas en pensée
Au-dessus du pécheur !

En ce jour où le Maître universel
Est venu chez les serviteurs,
Que les maîtres aussi s’inclinent
Avec affection devant leurs serviteurs !

En ce jour où pour nous
Le Riche s’est fait pauvre,
Que le riche aussi laisse le pauvre
Prendre part à sa table !

En ce jour où nous est échu
Un don que nous n’avions pas demandé,
Distribuons des aumônes
À ceux qui nous supplient en criant.

C’est le jour où s’ouvre
À nos prières la porte d’en haut ;
Nous aussi, ouvrons les portes aux demandeurs
Qui ont péché et qui nous demandent grâce.

Le Seigneur des natures aujourd’hui
Contrairement à sa nature s’est transformé :
Il n’est pas malaisé pour nous aussi
De changer notre mauvaise volonté.

Le corps est fixé de par sa nature ;
Il ne peut ni grandir ni diminuer.
La volonté, elle, a le pouvoir
De grandir en toutes dimensions.

Aujourd’hui la divinité s’est empreinte
Dans l’humanité
Pour que l’humanité, elle aussi, fût enchâssée
Dans le sceau de la divinité.


(Source : Éphrem de Nisibe, Hymnes sur la Nativité, Sources Chrétiennes n° 459, Cerf, Paris 2001)

mardi 22 décembre 2015

le Seigneur est descendu d’une manière que Lui seul connaît... par St Ephrem Le Syrien





Contemplez Marie, mes bien-aimés, voyez comment Gabriel est entré chez elle et son objection :
« Comment cela va-t-il se faire ? » Le serviteur de l’Esprit Saint lui a fait cette réponse : « Cela est facile à Dieu ; pour Lui tout est simple. » Considérez comment elle a cru à la parole entendue et a dit : « Voici la servante du Seigneur. »
Dès lors le Seigneur est descendu d’une manière que Lui seul connaît ; Il s’est mis en mouvement et est venu comme Il lui plaisait ; Il est entré en elle sans qu’elle le sente, et elle L’a accueilli sans éprouver aucune souffrance. Elle portait en elle, comme un enfant, Celui dont le monde était rempli. Il est descendu pour être le modèle qui renouvellerait l’antique image d’Adam. C’est pourquoi, lorsqu’on t’annonce la naissance de Dieu, observe le silence.
Que la parole de Gabriel te soit présente à l’esprit, car il n’y a rien d’impossible à cette glorieuse Majesté qui s’est abaissée pour nous et qui est née de notre humanité. En ce jour, Marie est devenue pour nous le ciel qui porte Dieu, car la Divinité sublime est descendue et a établi en elle sa demeure. En elle, Dieu s’est fait petit — mais sans amoindrir sa nature — pour nous faire grandir. En elle, Il nous a tissé un habit avec lequel Il nous sauverait. En elle se sont accomplies toutes les paroles des prophètes et des justes. D’elle s’est levée la lumière qui a chassé les ténèbres du paganisme.
Nombreux sont les titres de Marie…: elle est le palais dans lequel a habité le puissant Roi des rois, mais Il ne l’a pas quittée comme Il tait venu, car c’est d’elle qu’ Il a pris chair et qu’ Il est né. Elle est le ciel nouveau dans lequel a habité le Roi des rois ; en elle s’est levé le Christ et d’elle Il est monté pour éclairer la création, formé et façonné à son image. Elle est le cep de vigne qui a porté la grappe ; elle a donné un fruit supérieur à la nature ; et Lui, bien que différent d’elle par sa nature, a revêtu sa couleur quand Il est né d’elle. Elle est la source de laquelle ont jailli les eaux vives pour les assoiffés, et ceux qui s’y désaltèrent portent des fruits au centuple.
(in Homélies sur la Mère de Dieu, 2, 93-145 ; CSCO 363 et 364, 52-53 (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p. 481 rev.)

lundi 21 décembre 2015

Celui qui est sans limite a connu des limites…

Μιχαή Ψελλός
"Puisqu'il fallait que l'homme fût divinisé, et puisqu'une telle oeuvre dépasse les capacités de la nature, le début devait être du même ordre. Aussi le Christ est-il devenu homme pour diviniser l'homme en le faisant entrer dans une extraordinaire union avec lui.

Or, si ce second événement est merveilleux, combien plus merveilleux encore le premier! Si la montée aux cieux dépasse tout ce qu'on peut dire, comment la descente ne dépasserait-elle pas tout ce qu'on peut concevoir ? Là, en effet, la créature mortelle est montée aux cieux; ici, Dieu en est descendu. Celui qui est sans limite a connu des limites. Celui qui a modelé la nature s'est uni à une nature dotée d'une âme. Celui qui ne comporte rien de tangible ni de matériel est né d'une vierge. Quel discours pourrait bien nous faire comprendre cette merveille?  

Aujourd'hui donc, nous passons d'un pays étranger dans notre patrie, nous sommes rétablis dans l'Éden et ramenés dans Sion, d'où nous nous étions éloignés pour notre malheur.

Oh! la chose admirable! Alors que nous avions péché, puis subi la punition, nous avons à nouveau été jugés dignes des plus grands biens. Nous étions tombés du paradis, et nous avons trouvé la maison céleste. Nous avions glissé par terre, et nous possédons la demeure sublime qui nous était promise.

Et ceci est encore plus admirable: la bonne nouvelle ne devance pas la joie comme cela se passe d'habitude chez les hommes, mais, au moment où l'ange en fait l'annonce à la Vierge, le Dieu annoncé s'incarne et l'humanité assumée est divinisée.

Oh! la parole inouïe! Oh! la multitude des grâces et l'infinité des merveilles! Tout s'y trouve réuni: la voix de l'archange, l'incarnation du Seigneur, la divinisation du corps assumé, l'union de ceux qui étaient séparés, la libération de ceux qui étaient asservis, le retour des exilés dans leur patrie, la réconciliation des ennemis. Une seule et brève parole apporte la joyeuse salutation à la Mère de Dieu, en même temps que les biens innombrables qui en découleront et que l'esprit ne peut saisir.

Et voici l'essentiel: Dieu devient homme et l'homme devient Dieu, le mystère tenu caché est manifesté en ces temps qui sont les derniers. La prophétie prend fin et la rédemption attendue arrive. La terre se mêle au ciel, les choses sensibles se rapprochent des réalités spirituelles et les êtres séparés s'unissent admirablement. Dès sa conception, le Seigneur devient le Médiateur entre les deux natures, car il unit toute l'humanité à la divinité." 
(in Homélies mariales byzantines, PO 16, [94]-[96])

jeudi 17 décembre 2015

Père Théodore Jurewicz, archiprêtre et iconographe américain d'origine polonaise, de l'ERHF


Père Theodore Jurewicz, prêtre orthodoxe originaire de Erie, en Pennsylvanie est iconographe depuis presque 40 ans. Il a peint les fresques de l'église orthodoxe serbe St Étienne à Lackawanna, dans l'état de New York pendant deux à trois semaines à la fois, quatre fois par an, sur une période de six ans, pour terminer le projet, pendant qu'il travaillait  également à l'intérieur d'autres églises orthodoxes aux États-Unis.


C'est dans une rue très animée, remplie de  boutiques et d'établissements de  restauration rapide, qu'à l'intérieur de ce sanctuaire de la foi orthodoxe, pendant plus de six ans donc, Père Théodore a pratiqué tranquillement son art sacré, dans une tradition multiloculaire.





Pinceau et palette en main, il a rempli pratiquement chaque cm carré de mur intérieur et le plafond avec des icônes, peintures sacrées représentant la vie du Christ et des anges et des saints.
Même les plaques de thermostat et le commutateur d'éclairage ont été transformés.
«Je me suis toujours intéressé aux images saintes quand j'étais enfant, dit  Père Théodore. J'avais l'habitude de griffonner sur le papier et sur les murs cela a simplement grandi en moi, je suppose."



" C'est très intéressant dit-il,vous pouvez revenir tranquillement  vous pouvez voir vos erreurs et vous les  corrigez."



Père Théodore a utilisé un pont élévateur à ciseaux pour atteindre les points les plus hauts. «J'ai appris comment éviter les accidents sur les échafaudages, dit-il, en mettant les choses en place afin qu'elles ne tombent pas. Le processus est très difficile au début, mais ensuite ça devient de plus en plus facile et gratifiant. »

«Au début, c'est un acte de créativité. Vous devez avoir en tête toute la composition. C'est, je ne dirais pas stressant, mais épuisant. Tout doit s'adapter. »



Il faut diviser chaque mur en carrés de 30cm en traçant légèrement des lignes au crayon  et puis copier la grille sur du papier millimétré. Il faut alors dessiner la scène sur la grille et la copier  du papier millimétré au mur en la traçant au fusain. Quand il est satisfait de la conception, l'iconographe couvre les lignes de charbon de bois avec de la peinture, remplit avec les couleurs, allant de l'obscurité à la lumière, et finit par tout le reste.


Son fils, Joseph, l'a aidé à Saint Étienne. Un autre fils a travaillé avec lui dans le passé, ainsi que certaines de ses sept filles.


Même à une époque où bien des  églises sont désertées  Père Théodore dit qu'il n'y a pas de pénurie de travail pour un iconographe, cependant il ne mentionne pas qu'il est parmi les plus renommés.


«Il y a maintenant beaucoup d'artistes du monde entier qui se spécialisent dans les icônes. L'intérêt semble avoir augmenté au cours des 40 dernières années, dit l'iconographe, après l'effondrement du communisme en Europe de l'Est. Mais relativement peu d'artistes s'occupent d'églises entières, en particulier de la façon dont il le fait, en travaillant directement  à l'acrylique sur les murs et le plafond recouverts de plâtre. On voit plutôt la plupart du temps davantage de panneaux de peinture qui peuvent être montés sur toile et collés aux murs.
Le regain d'intérêt pour les icônes n'a pas été toujours été positif, déclare Père Théodore Jurewicz, qui a vu la forme d'art détourné à des fins non-religieuses.

«Vous verrez des icônes de Gandhi, j'en ai vu une de Beethoven, dit-il. Vous verrez de ces icônes bien peintes représentant des choses étranges. Pour les orthodoxes, c'est une sorte de scandale car l'iconographie a toujours été une forme d'art sacrée et pour nous, c'est en quelque sorte blasphématoire. »

 (Version française par Maxime le minime des sources : 1 & 2)


P. Théodore Jurewicz, américain d'origine polonaise, est archiprêtre de l'Église Orthodoxe Russe Hors Frontières, et sert la paroisse de la Nativité du Seigneur à Erie, en Pennsylvanie. Vous pouvez voir ses oeuvres ici.

P. Théodore est né Frank Jurewicz en 1949 dans une famille catholique romaine à Erie, en Pennsylvanie. Enfant, il assistait assidûment aux offices à l'église et visitait souvent la paroisse desVieux-croyants de la Nativité du Christ à Erie. De ces visites, il a développé un intérêt profond pour l'Église orthodoxe, et, alors qu'il était encore adolescent, il s'est converti à l'Orthodoxie et a rejoint l'Église orthodoxe russe hors frontières.

Il est marié et a suivi une formation au Séminaire Sainte-Trinité comme un séminariste marié.

En Janvier 1974, Théodore Jurewicz a été ordonné prêtre.

P. Théodore est considéré comme l'un des peintres d'icônes les plus renommés en Amérique du Nord aujourd'hui,  et a peint environ une douzaine d'églises orthodoxes à travers l'Amérique du Nord. Il a été un étudiant de l'Archimandrite Cyprien, fondateur de l'école russe de l'iconographie à l'extérieur de la Russie. 
Une de ses œuvres les plus célèbres a été la commande qui lui a été faite de peindre toute l'église au Nouveau monastère de Gračanica à Third Lake, dans l'Illinois (voir le détail de son travail ICI), une réplique fidèle du monastère d'origine Gračanica au Kosovo, qui est inscrite sur la Liste du patrimoine mondial de l'UNESCO, menacée de disparition par les fanatiques de l'UCK albanais qui veulent faire disparaître toute trace de l'histoire des origines de la Serbie au Kosovo persécutant régulièrement ce qui reste sur place de l'Église orthodoxe serbe et ses fidèles.  (source)


 

lundi 14 décembre 2015

Dernières parutions des éditions XENIA

Quatre ouvrages d'émerveillement et de réflexion qui constitueraient de beaux présents pour des personnes encore attachées aux soins de leur âme et de leur vie intérieure.



Patrick Champenois : LE CIEL SANS PÂLIR

Instructeur parachutiste, le général Patrick Champenois est également un dessinateur et aquarelliste hors pair. Dans cet album d’une étonnante force d’évocation, il retrace — en texte et en images — tout le parcours de l’initiation para. Album | Beaux livres | ISBN 978-2-88892-197-4 | 22,5x22,5 cm., 96 p.


Michel d'Anielo : LE BONHEUR PAR LA SAGESSE

Les mots d'auteurs nous font découvrir le voyage de la vie : on va d'un jour à l'autre, d'une semaine à l'autre, bon an mal an. Ces citations sont nos compagnes, de déceptions en émerveillements, de chagrins en illuminations, de plaisirs en douleurs, de découvertes en oublis. Encyclopédie | Philosophie | ISBN 978-2-88892-195-0 | 11,5x16,5 cm., 224 p.


Jean-Daniel Nordmann : AUTREMENT DITS

L’aphorisme est peut-être l’état naissant de la pensée. L’homme, la politique, Dieu, l’amour, l’école, le temps, la mort, la liberté : autant de questions que l’auteur se risque à penser au vol, jetant sur des sujets souvent rebattus des lumières surprenantes, voire déroutantes de bon sens.  Aphorismes | Philosophie | ISBN 978-2-88892-193-6 | 11,5x16,5 cm., 144 p.



Eric Werner : LE TEMPS D'ANTIGONE

Dix ans après la "Maison de servitude", Eric Werner poursuit son enquête sur l’autonomie et la noblesse de l’être humain. De l'héroïne de Sophocle à Charlotte Corday, Sophie Scholl ou Chelsea Manning, qu'est-ce qui commande la résistance silencieuse et absolue au Mal, allant jusqu'au don de soi? Essai | Philosophie | ISBN 978-2-88892-196-7 | 13x20 cm., 160 p






dimanche 13 décembre 2015

Sur le blog orthomonde.fr - Entretien avec Père Élie du monastère de la Transfiguration



extrait :

Est-ce qu’on peut dire que les starets ne sont présents que dans l’Orthodoxie ? 

 C’est une excellente question mais il est difficile d’y répondre. Si vous voulez le fond de mon cœur et ma petite expérience, il y a certainement des hommes spirituels en dehors de l’Orthodoxie. Mais les vrais hommes de Dieu qui ont une expérience de la vie avec Dieu, il n’y a que dans l’Orthodoxie qu’on les trouve. J’ai connu beaucoup d’hommes spirituels catholiques, qui ont une vie morale irréprochable, une charité extraordinaire, une connaissance très approfondie de la vie spirituelle. Mais simplement chez les pères spirituels orthodoxes il y a cette connaissance intime de la vie divine, de la vie avec Dieu et de Dieu. Ce n’est pas une question de perfection personnelle. C’est le charisme de l’Esprit Saint vivant dans l’Église. Les starets, si je puis les appeler comme ça, que j’ai connus en dehors de l’Orthodoxie  ont été comme des prophètes, si vous voulez, ils sont comme à la porte du Paradis. Mais pour eux le Paradis  le Royaume des cieux c’est une espérance alors que dans l’Orthodoxie le royaume des cieux est une expérience, pas pour l’avenir, pas pour après la mort mais dès maintenant. Mais il y a certes beaucoup d’hommes admirables. […]

lundi 7 décembre 2015

MISE AU POINT BRILLANTE DE CLAUDE SUR SON BLOG ORTHODOXOLOGIE

SUR LE BLOG DE CLAUDE
À LIRE ET RELIRE

Quelquefois je suis pris d'un certain découragement (St Ephrem prie Dieu pour moi !) à voir tous ces flirts obscènes (et donc de bien mauvais augure en vérité) entre des hiérarques présentés comme orthodoxes et des hétérodoxes qui ne pensent qu'à gonfler et satisfaire leur ego, déjà bien encombrant pour leur avancement spirituel, en soignant leur carrière internationale sans plus se préoccuper de leurs troupeaux interloqués, indignés voire révoltés et qui ont du mal à avaler une nourriture désormais autant industrielle qu'artificielle formatée comme la nourriture terrestre selon les lois impératives et intrusives de l'échange global de tous les biens à consommer…


extrait de La seconde venue du Christ par St Ephrem Le Syrien
"Chers frères,

Écoutez ce que je dois dire à propos de la Seconde et redoutable Venue de notre Seigneur et Dieu Jésus-Christ. […]

Les évêques seront invités à rendre des comptes sur leur mode de vie, ainsi que sur leur troupeau. Ils seront invités à rendre compte des moutons qui leur ont été confiés officiellement, qui leur ont été livrés par le Christ, berger suprême, de sorte qu'ils puissent conduire ces moutons au salut. Si par négligence quelque brebis a été perdue, le sang de la brebis perdue devra être payé par eux. De la même manière les prêtres seront jugés également ; ils rendront compte de leur paroisse. Et de la même manière chaque fidèle sera invité à rendre compte de sa maison, de sa femme, de ses enfants et de tous les autres membres de sa famille, et de la façon dont il les a nourris « par les mots et les conseils selon le Seigneur », comme l’Apôtre le commande. (Ephésiens 6: 4)
Tout sera étudié à propos de leurs œuvres et leurs actes, pour les rois et les archontes, les riches et les pauvres, les grands et les petits. "Nous allons tous comparaître devant le tribunal de Christ, afin que chacun puisse rendre compte de leurs mauvaises ou bonnes actions, qui ont été commis dans cette vie corporelle (2e Corinthe. 5:10)".
Les actes de chacun d'entre nous feront l'objet d'une enquête et seront révélés devant les anges et les hommes. Tous les ennemis du Christ seront destitués de tout pouvoir et leur autorité sera abolie (1Corinthiens 15:24). Puis, comme il est écrit, le mouton sera séparé d'avec les boucs (Matthieu 25:32)."


dimanche 6 décembre 2015

CATHÉDRALE DE LA TRANSFIGURATION À IRKOUTSK


La lumière venue du froid…


légende du photographe :
Cathédrale Preobrazhensky à Irkoutsk
© Bernard Grua 2010

A 14h00, le 28 Décembre, -25 ° c,  c'était le seul bâtiment du centre de Irkoutsk éclairé par une lumière directe (ici venant de la gauche) Tout le reste était dans l'ombre. Le soleil était très faible, cependant la cathédrale reste à la limite du plateau de la ville, au sommet d'une falaise..


samedi 5 décembre 2015

VIVE L'AMITIÉ FRANCO SERBE et vive la musique !

Немања Радуловић




Nemanja RADULOVIC Un Retour à Belgrade [2010]
 Un portrait en 5 vidéos du jeune prodige serbe, Nemanja Radulović violoniste serbe de 24 ans, qui retourne à Belgrade après dix ans d'exil pour un concert événement. Installé en France depuis dix ans, après avoir fui la guerre dans son pays, il retourne aujourd'hui à Belgrade à l'occasion d'un concert événement qu'il organise pour la lutte contre le cancer. Pour cette prestation, il est accompagné de l'Ensemble Double Sens, composé de musiciens serbes et français.

Modeste, poli et attentionné et attaché à sa famille ce virtuose serbe du violon vit à Paris. Nemanja Radulović est né à Niš en 1985. Il apprend l'instrument dès l'enfance. À onze ans. il décroche le "Prix Octobre" décerné par la Ville de Belgrade. Il suit alors les cours du légendaire Joshua Epstein et de son disciple Dejan Mihailovic au Conservatoire de Sarrebruck [Allemagne]. 

De retour à Belgrade en 1999, il intègre la Faculté des Arts avant de s'installer à Paris où il se perfectionne avec Patrice Fontanarosa au Conservatoire National Supérieur de Paris. Élu "Talent de l'année" en Serbie et lauréat du Concours International de Hanovre [2003]il connaît une consécration immédiate avec une Victoire de la Musique dans la catégorie "Révélation internationale de l'année" en 2005. En 2006, Nemanja Radulović remporte un triomphe Salle Pleyel lorsqu'il remplace au pied-levé Maxim Vengerov dans le Concerto pour violon de Beethoven dirigé par Myung-Whun Chung. La même année paraît son premier volume consacré à des pièces de Bach. . Miletic, Paganini et Ysaïe [Transart Live]. Nommé "Rising Star" 2006/2007, chacune de ses prestations donne lieu à un ouragan de louanges. 

Heureux destinataire d'un violon Jean-Baptiste Guillaume de 1843 il donne une version acclamée des Concertos pour violon de Mendelssohn (20081 avec son premier ensemble Double Sens et enregistre un récital avec son autre groupe Les Trilles du Diable [2009]. En 2010 paraît son interprétation des Sonates pour violon et piano n°5, 7 et 8 réalisée avec Susan Manoff [Decca]. Fin 2011. le virtuose franco-serbe s'illustre avec l'album Les 5 Saisons couplant le concerto des Quatre Saisons de Vivaldi avec Double Sens et Spring in Japan. Création mondiale du compositeur Aleksandar Sedlar avec Les Trilles du Diable. 

Début 2013 paraît Après Un Rêve.... récital en duo avec la harpiste Marielle Nordmann constitué en majorité de transcriptions de Massenet. Chopin. Tchaïkovski, Ravel, Fauré ou Saint-Saëns. 

En 2014. Nemanja Radulovic retrouve Les Trilles du Diable et Double Sens. ainsi que l'0rchestre symphonique de Berlin [direction : MichailJurowski]. Laure Favre-Kahn et Yvan Cassar pour le programme Carnets de Voyage. visitant une quinzaine de pièces slaves [Dvorak. Brahms, Tchaïkovski. Khatchatourian. Chostakovitch. Prokofiev...]. La même année. il a décroché sa première Victoire de la musique classique dans la catégorie "Soliste instrumental".