Les lèvres mensongères font horreur à l'Éternel, tandis que ceux qui agissent avec fidélité lui sont agréables. Proverbes 12:22 «C'est ce qui sort de l'homme qui le rend impur. En effet, c'est de l’intérieur, c'est du cœur des hommes que sortent les mauvaises pensées, les adultères, l'immoralité sexuelle, les meurtres, les vols, la soif de posséder, les méchancetés, la fraude, la débauche, le regard envieux, la calomnie, l'orgueil, la folie. Toutes ces choses mauvaises sortent du dedans et rendent l'homme impur.» Marc 7:20-23 Un témoin fidèle ne ment pas, tandis qu’un faux témoin dit des mensonges. Proverbes 14:5 « Vous, vous avez pour père le diable et vous voulez accomplir les désirs de votre père. Il a été meurtrier dès le commencement et il ne s'est pas tenu dans la vérité parce qu'il n'y a pas de vérité en lui. Lorsqu'il profère le mensonge, il parle de son propre fond, car il est menteur et le père du mensonge. » Jean 8:44 Si les paroles distinguées ne conviennent pas à un fou, les paroles mensongères conviennent d’autant moins à un noble. Proverbes 17:7 « Écarte de ta bouche la fausseté, éloigne de tes lèvres les détours ! Proverbes 4:24 Craindre l'Éternel, c'est détester le mal. L'arrogance, l'orgueil, la voie du mal et la bouche perverse, voilà ce que je déteste. » Proverbes 8:13 « Pierre lui dit : «Ananias, pourquoi Satan a-t-il rempli ton cœur, au point que tu aies menti au Saint-Esprit et gardé une partie du prix du champ? […] Comment as-tu pu former dans ton cœur un projet pareil? Ce n'est pas à des hommes que tu as menti, mais à Dieu.»Actes 5:3-4Mais pour les lâches, les incrédules, les abominables, les meurtriers, les impudiques, les enchanteurs, les idolâtres, et tous les menteurs, leur part sera dans l'étang ardent de feu et de soufre, ce qui est la seconde mort.Apocalypse 21.8

samedi 10 janvier 2015

FRANCE DEBOUT ! (?) Ce n'est qu'un début… (mais de quoi ?)

Aujourd'hui, 700.000 de nos concitoyens ont défilé
(selon le ministre de l'Intérieur)


Marseille

Toulouse

Lille

Lyon

Nantes

Paris

Rennes


Toulouse

Bordeaux

Montpellier

Nice

Besançon

Quimper





À SUIVRE

Quelques questions naïves sur les tragiques évènements récents

Comment se fait–il que ce soit sous un gouvernement représentant d’une pensée ayant toujours eu la conviction d’être du côté des opprimés, des victimes de l’injustice, de l’exclusion, du racisme, et d’avoir enfin installé dans leur exercice du pouvoir (à l’encontre de leurs adversaires politiques enfin chassés et avantageusement remplacés), le bien, la justice, la tolérance, le bienheureux « vivre ensemble », la paix sociale, comment se fait–il donc dans ce contexte quasi paradisiaque que se soient produits les attentats les plus violents, les plus haineux, les plus fanatiques et les plus meurtriers de la part de ceux qui devraient se sentir acceptés, reconnus, aimés par leurs bienfaiteurs?

Qui plus est : comment se fait-il que ces commandos nettement militarisés (entraînés et armés d’armes de guerre) constitués de ces prétendues « victimes de la société » se soient attaqué non pas aux vils intégristes chrétiens crispés, aux « nauséabonds » fachos, tant dénoncés, surveillés, réprimés et bien heureusement écartés d’un geste noble par les vrais démocrates, à ces « méchants » intolérants bien étiquetés « xphobes » et bien connus de tous ? Mais non ils se sont attaqué à ceux qui étaient censés représenter la fine pointe de la liberté, de la tolérance, de la démocratie, de l'antimilitarisme, du refus de tout sectarisme et de tout racisme, à l’avant-garde de la lutte contre tout ordre répressif ?

Quels étranges paradoxes ! N’est-ce pas ?

J'aurais bien quelques réponses mais… excusez-moi, il faut que j'aille chercher une autre paire de lunettes…

(à suivre)

mercredi 7 janvier 2015

Célébration synodale de la Fête de de la Sainte THÉOPHANIE au Pirée en 2014

LORS DE TON BAPTÊME DANS LE JOURDAIN SEIGNEUR
S'EST MANIFESTÉE L'ADORATION DE LA TRINITÉ
CAR LA VOIX DU PÈRE TE RENDAIT TÉMOIGNAGE
TE DÉSIGNANT PAR LE NOM DE FILS BIEN AIMÉ
ET L'ESPRIT SOUS LA FORME D'UNE COLOMBE
CONFIRMAIT DE CE VERBE LA VÉRITÉ
TOI QUI ES APPARU, Ô CHRIST NOTRE DIEU
ILLUMINANT LE MONDE, GLOIRE À TOI !










VOIR LA VIDÉO



Et voici la vidéo de la Fête célébrée séparément (allez savoir ^pour quoi…)par Mgr Seraphim au Pirée dans sa cathédrale de la Sainte Trinité


 

lundi 5 janvier 2015

Un vade mecum incontournable à posséder et à faire lire : "L'Orthodoxie : Qu'est-ce que c'est ?" de Père Élie


POUR COMMANDER CLIQUEZ SUR L'IMAGE CI-DESSUS

Le livre de l'Archimandrite Élie, préfacé par l'Archimandrite Élisée,  Higouméne du Monastère de Simonos Pétra,  est une véritable mine aussi bien pour les catéchumènes que pour les fidèles orthodoxes, un peu confusionnistes. En effet les uns comme les autres y trouveront, en un livre quasiment au format de poche (de 222 pages, très bien composé) un véritable vade mecum, voire catéchisme, pour les fidèles orthodoxes et un guide pour les chrétiens hétérodoxes - surtout catholiques - qui se posent de nombreuses questions sur l'Orthodoxie et ne comprennent pas toujours les différences qui existent, toujours et encore, entre leur "confession" et celles des Orthodoxes.

En voici le contenu :

UN VÉRITABLE CATÉCHISME ORTHODOXE
  • Une question fréquente
  • Définition de l'adjectif « orthodoxe »
  • Définition de l'orthodoxie 
  • Définition de l'Église orthodoxe 
  • Depuis quand et pourquoi est-elle nommée « Église orthodoxe»? 
  • Ce que croient les orthodoxes en Église
  • La foi 
  • Comment connaît-on la foi de l'Église?
  • Comment la reconnaît-on?
  • Qu'est-ce qui le certifie? 
  • l.a Religion du Christ 
  • Ce que révèle |'Ancien Testament 
  • La Sainte Trinité 
  • Distinction nature / personne 
  • Sens des Noms : Père, Fils, Esprit Saint
  • L’Essence divine et Ses Énergies
  • La Création et en son centre, l'Homme
  • L'homme mâle et femelle : leurs vocations
  • Son salut (la Rédemption) 
  • Le Salut, c'est le Christ
  • La Mère-de-Dieu 
  • Le « Processus» du salut en Christ
  • La consubstantialité des hommes 
  • Les tentations du Christ 
  • l.a kénose
  • La Passion-Mort. Conception orthodoxe de la Croix
  • La Résurrection 
  • Le Paradis ou Ciel 
  • Importance de la liberté de l'homme
  • La déification-divinisation 
  • Mode de transmission du salut par le Christ
  • Le problème du mal
  • Le diable et les démons 
  • La Miséricorde divine
  • Participation des hommesà l'œuvre du Christ 
  • Notre « kénose » : dépouillement de soi
  • Qu'est-ce que l'Amour? 
  • Ce qu'expérimentent les Orthodoxes en Église 
  • La Vie en Christ 
  • L'incorporation au Christ
  • Tous les hommes sont incorporés au Christ 
  • Qui est sauvé? 
  • À quoi bon avoir la foi?
  • La vocation des orthodoxes
  • « Croire» c'est « voir» et donc « connaître»
  • Les saints Mystères ou sacrements
  • « L'impact» des saints Mystères
  • Leur nombre 
  • L'expérience spirituelle 
  • Le mystère de l'espace et du temps sacrés
  • Le mémorial
  • La Divine Liturgie
  • Le Corps et le Sang du Christ
  • Les icônes
  • Le culte des saints 
  • Les saintes Reliques 

 LES DIFFÉRENCES AVEC LE CATHOLICISME

Tout est passé en revue, toute la problématique contemporaine des fidèles catholiques dans leur foi d'aujourd'hui et leurs étonnements ou incompréhensions, et les réponses orthodoxes de Père Élie sont en outre assorties, à la fin de chaque article, d'une considération irénique dans sa formulation, mais nette et sans ambiguïté, sur l'importance et l'éventuelle gravité des différences, des désaccords et de ce qui touche ou non à l'essence de la foi. 

  •  L'infaillibilite pontificale
  • La «théorie des branches»
  • La théorie des « deux poumons de l'Église»
  • Une collaboration inter-chrétienne 
  • La question de l'Esprit Saint
  • Une atrophie de la place du Saint-Esprit 
  • La méconnaissance des Énergies divines
  • La Transfiguration du monde
  • La Déification des hommes 
  • Le Baptême 
  • Les trois Mystères d'initiation 
  • Les conciles
  • Sur la Liturgie et la messe 
  • Sur les « paroles de l'institution eucharistique» 
  • La communion avec la seule hostie
  • L'hostie en pain azyme
  • La Transsubstantiation
  • L'« intercommunion» et « l'hospitalité eucharistique» 
  • L'Adoration du «saint Sacrement»
  • L'icône et les statues 
  • L'art du vitrail 
  • Le Symbolisme 
  • La « Sainte Famille » et son image
  • L'architecture sacrée
  • L'anthropologie (ce qu'est l'homme) 
  • L'Immaculée Conception 
  • L'Assomption de la Mère-de-Dieu 
  • Un clergé marié 
  • La question du divorce 
  • La morale 
  • L’iconostase 
  • Sous le règne de la Loi 
  • Vers une « ignominie dévastatrice » 
  • Le «Je crois en Dieu»
  • Des erreurs dans la traduction de la confession de la foi
  • Le « Notre Père » 
  • Un « Notre Père» édulcoré 
  • Le Signe de la Croix
  • La prière discursive
  • Le monachisme 
  • Action et contemplation 
  • Les sacrifices et l'ascèse
  • Métanies et génuflexions
  • « Notre-Dame »
  • La prière pour les défunt 
  • L'orientation des célébrations liturgiques
Annexes
  • Note sur le Protestantisme 
  • Comparaison avec l'Islam
  • Comparaison avec le Bouddhisme
  • En guise de conclusion
  • État des lieux de |'Orthodoxie 
  • L'expansion géographique contemporaine de l'orthodoxie
  • L'avenir de l'Orthodoxie
En conclusion l'auteur précise qu'il ne s'agissait en aucun cas de composer une "diatribe polémique" mais qu'il s'agissait plutôt d'un devoir "de discernement des doctrines" dont on ne saurait faire l'impasse. L'auteur en revanche préconise une "cohabitation irénique" et un "front commun" dans la société tout en assumant pour chaque confession les différences "avec humilité et amour"…

L'ouvrage est suivi d'une brève bibliographie et d'une table des notes principales.



dimanche 4 janvier 2015

De nouvelles sanctions pourraient plonger la Russie dans le chaos … c'est ce que vous voulez ?

Le Point - Publié le 

Pour l'Allemagne, un durcissement des sanctions contre la Russie risque de déstabiliser le pays, ce qui serait contraire aux intérêts de l'Europe.

Le ministre de l'Économie allemand Sigmar Gabriel 
rappelle que "le but des sanctions n'a jamais été de pousser la Russie
 vers le chaos politique et économique". © Tobias Schwarz / AFP

Un nouveau durcissement des sanctions à l'égard de la Russie risque de déstabiliser le pays et de le plonger dans le chaos, ce qui serait contraire aux intérêts de l'Europe, a estimé le vice-chancelier allemand et ministre de l'Économie Sigmar Gabriel dans une interview publiée dimanche. "Le but (des sanctions) n'a jamais été de pousser la Russie vers le chaos politique et économique", a-t-il déclaré au journal Bild am Sonntag. "Ceux qui veulent cela vont provoquer une situation bien plus dangereuse pour nous tous en Europe", a-t-il ajouté, soulignant que la Russie était une puissance nucléaire.
Le but des sanctions était de ramener la Russie à la table des négociations dans la crise ukrainienne. "Ceux qui veulent déstabiliser la Russie économiquement et politiquement ont des visées totalement différentes", a-t-il déclaré. Certains en Europe et aux États-Unis, a-t-il prévenu, veulent tout simplement voir leur vieux rival, la Russie, à genoux. "Ce n'est pas dans l'intérêt ni de l'Allemagne ni de l'Europe. Nous voulons résoudre la crise en Ukraine, pas mettre la Russie à genoux", a-t-il expliqué.  (source)


J'aurais de nombreuses fois fait des mises en garde… comme peu semblent avoir compris je réitère. Il ne s'agit pas ici de goût pour la BD ni pour l'imagerie vintage ! Pas de second degré. Il y a des gens influents aux USA comme en Europe qui ont ces convictions exprimées sur ces affiches rétro. :






Vous avez un abri anti-atomique dans votre jardin, bande de nuls ?

LA DIVINE MATERNITÉ [7 et fin] : La Mère du Cosmos, La réalité de l’Église

La Mère du Cosmos

Ce qui est remarquable dans l’icône de la Nativité, c’est le lien étroit entre la Mère de Dieu et la montagne, l'harmonie profonde entre ces deux figures, quel que soit le type de représentation. Il y a, de fait, une correspondance spirituelle entre l’attente et le devenir de la création exprimée par la montagne et la plénitude de la Mère de Dieu comme signe des réalités à venir. Du fait de la conception virginale du corps du Christ, le sein de la Vierge a préfiguré le retour de la création aux conditions d’avant la chute, mais aussi la plénitude du Royaume à venir, l’union entre le ciel et la terre dans la Jérusalem céleste.


Le corps de l’homme récapitule toute la création dont il est appelé à être le grand prêtre, vocation remise en question par la chute d’Adam, mais assumée en plénitude par le Christ. La mère en qui se forme ce corps a donc une place particuliere au sein de la création. D’une certaine manière, la mère est antérieure au monde, elle est celle en qui le mystère de la vie se forme, en qui la matière s’ordonne comme en un creuset pour donner cette perfection qu’est 1'être humain. De ce fait, elle est beaucoup plus proche de la création que l’homme. À elle seule il est donné de vivre dans son corps les cycles lunaires, à elle seule il est donné d’entrer dans 1’intimité du mystère de la création de la vie. La Mère de Dieu, accomplissant tout cela dans sa plus totale plénitude, est donc, d’une certaine manière, antérieure au cosmos. Elle qui s’est trouvée placée au-dessus des ordres angéliques, englobe dans son propre corps le mystère de la création déifiée. Elle en est le signe vivant, la personnalisation de la terre mère dégagée de toute corruption, comme l’étaient les eaux primordiales au premier jour de la création, au-dessus desquelles planaient le souffle de Dieu, l’Esprit Saint. Mais elle personnifie avant tout le mystère de la réalité ecclésiale où la matière devient le signe sacramentel de l'action de l’Esprit Saint dans le renouvellement de l’homme et du monde. Cette proximité avec la création lui donne de vivre en son cœur, dans toute sa sainteté personnelle, l’aspiration du monde créé à la plénitude de la gloire du Dernier Jour. Les gémissements qu’elle a connus ne furent point ceux du travail d’enfantement du corps de son Fils, mais ceux de l'enfantement de toute la création à la réalité nouvelle de l’Église, dans l'attente de la Jérusalem céleste.

La réalité de l’Église

On oublie trop à quel point le mystère de l’Église englobe la matière. L’Église n’est pas une réalité abstraite, «idéale», mais infiniment concrète, empirique. En elle, le ciel et la terre se rencontrent de manière mystérieuse, comme dans la montagne de l’icône de la Nativité. En elle, le visible et l’invisible s’unissent pour ne plus faire qu’une seule réalité. Or cette union appartient d’abord et avant tout aux sacrements ; l’Église est en elle-même le sacrement de la présence divine et de son amour déifiant offert à l'homme pour qu’il en vive librement. Dans un sacrement, la grâce divine s’unit au symbole matériel de manière mystérieuse pour agir sur l’homme, en tant que personne libre et dans la mesure de sa transparence à la grâce, en le faisant accéder à la réalité nouvelle du Royaume. Or cette action passe en premier lieu par le corps: ce n’est pas un pur esprit qui est trempé dans l’eau, qui est oint d’huile et nourri du pain et du vin, mais un être de chair, totalement incarné. La matière fait pleinement partie de notre vie spirituelle comme elle est une composante essentielle du mystère de l’Église, parce qu’elle a été totalement assumée par le Christ dans l’Incarnation.



Dans l’icône de la Nativité, ce sens ecclésial de la matière est exprimé par la montagne resplendissante de beauté et de lumière, mais il trouve sa plénitude dans la figure extraordinairement belle et rayonnante de la Mère de Dieu. Celle-ci récapitule en elle le mystère de l’Église. Nul mieux qu’elle ne pouvait exprimer ce sens de l’Église comme lieu où l’on renaît à la vie véritable, où l’on meurt à ce monde pour ressusciter dans l’Esprit Saint. Car il lui a été donné de vivre en elle toutes les réalités offertes à l’homme au sein de l’Église. Tout chrétien, en effet, est uni au Christ par le baptême dans une intimité totale et absolue, reçoit l'onction de l’Esprit Saint dans le saint chrême comme elle fut couverte par l’ombre de «la puissance du Très- Haut». Tout chrétien en arrive aussi à porter le Christ en son sein, par l'Eucharistie. De même, tous sont appelés à ressusciter au dernier jour dans la gloire de l’amour divin. Tout cela, la Mère de Dieu l’a vécu avant nous dans l’Annonciation, dans l'enfantement, dans la participation à la Pâque de son Fils et dans sa résurrection corporelle. Dans l’icône de la Nativité, cette plénitude s’exprime dans le hiératisme et la noblesse extraordinaires de la Vierge sur sa couche de Mère, posée au pied de la montagne comme sur un écrin, entourant de sa plénitude les ténèbres de la grotte où se tient son Fils. La royale majesté de sa maternité y dépasse le simple événement historique d’un acte miraculeux isolé dans le temps; elle y annonce tout le renouvellement de la création dans cette union mystérieuse entre Dieu et l’œuvre de ses mains.
étude de l'Archimandrite Gabriel
parue dans la revue Paix n°80


et publiée avec permission de son auteur

samedi 3 janvier 2015

LA DIVINE MATERNITÉ [6] : La création déifiée dans l'Incarnation

La création déifiée dans l'Incarnation : la montagne sainte

La session du Christ dans son Corps à la droite du Père a donc déifié virtuellement toute la création. Or ce mystère doit être considéré comme le but et l'aboutissement de l’lncarnation. Il est donc normal de retrouver cet aspect de déification du monde dans l'icône de la Nativité. Or cette déification n’est pas révélée dans le corps de l’enfant nouveau-né, comme dans l’icône de la Transfiguration où la lumière jaillit du corps du Christ, mais dans la montagne qui entoure les ténèbres de la grotte. [Le bœuf et l’âne, représentés dans la grotte selon une tradition apocryphe, peuvent aussi révéler l'inclusion du règne animal dans ce processus de déification du monde. Les animaux se sont révélés capables de sentir la sainteté d’un homme et d’abandonner face à un saint leur aspect sauvage et dangereux pour entretenir des rapports d’amitié, comme en témoignent le lion de saint Gérasime du Jourdain ou l’ours de saint Séraphin de Sarov. Eux aussi sont concernés par le devenir spirituel de la création.]

L'harmonie de la montagne autour de la Mère de Dieu
La manière de représenter les montagnes dans l'iconographie est très particulière. Tout en n’étant pas réaliste par les proportions ou par la forme, elle suggère pourtant pleinement l’aspect à la fois brut et dynamique de la roche telle qu’on la trouve dans le désert ou en haute montagne. C’est là que la création se révèle dans son aspect le plus sauvage: terrifiante, écrasante et bouleversante de beauté. [Cette manière de représenter les montagnes et le désert en iconographie est, de toute évidence, liée à l'expérience du désert beaucoup plus qu’à celle de la haute montagne.]  Ce qui frappe avant tout, tant dans l'icône de la Nativité que dans celle de la Transfiguration, c’est l'impression de poussée vers le haut suggérée par cette figuration de la montagne. [L’idée de poussée vers le haut est tout-à-fait réaliste sur le plan géologique.] La montagne est liée à l'élévation spirituelle, non dans le sens où le ciel spirituel se trouverait à une certaine altitude par rapport au sol, mais dans un rapport mystérieux avec la révélation de Dieu, dans cette sorte de géographie sacrée établie par le Seigneur. 

La roche du Sinaï et du Mont Thabor ont participé à la révélation de la gloire de Dieu, et la figuration qu’en fait l'iconographie suggère pleinement leur embrasement au contact de la lumière divine. Cette manière d’éclaircir les parties saillantes du rocher, sans ombre portée, suggère l’idée d’une exposition à un rayonnement très puissant mais diffus, rayonnement qui imprègne tellement la matière qu’il semblerait se continuer de manière rémanente. Moïse dut ainsi se couvrir la face en redescendant du Sinaï, tant elle était encore imprégnée de la lumière de Dieu, de même la montagne resplendit de cette même lumière dans l’icône. Une autre roche, celle du Tombeau du Christ, a été le lieu d’un état limite de la création qui ne se reproduira plus avant le Dernier Jour: la Résurrection du corps du Christ. Celle-ci a embrasé la matière pour en marquer le saint Suaire selon un mode qui ne peut être ni connu ni, a fortiori, représenté, et c’est cette même lumière de la Résurrection qui rayonne de la montagne entourant la grotte. La tension vers le haut de la montagne en iconographie exprime le mystère de toute la création. Lorsque saint Paul parle dans son épître aux Romains de l'aspiration de la création tout entière à la révélation des fils de Dieu, de ses gémissements dans son travail d’enfantement, il ne fait pas de la poésie. Il décrit une réalité profonde vécue par de nombreux saints, dont saint Nectaire d’Égine : le chant de la création, sa manière de louer Dieu, mais aussi la soif de plénitude qu’elle éprouve dans l’attente de Dieu. L’amour divin est au coeur de la création comme une fournaise qui la pousse vers Dieu. C’est cette attente mais aussi la réponse à cette attente dans la déification du monde, qu’exprime notre icône.
extrait d'une étude de l'Archimandrite Gabriel
parue dans la revue Paix n°80
et publiée avec permission de son auteur

(à suivre )

mercredi 31 décembre 2014

MEILLEURS VOEUX À TOUS POUR L'ANNÉE QUI VIENT !

Quoi de mieux que de reprendre les mots mêmes de St Basile - que nous fêtons aujourd'hui -
(dans son Traité sur le Saint Esprit)
et les transformer en prière 
pour vous souhaiter
 UNE BONNE ET SAINTE ANNÉE 



Comme le soleil brille sur les corps sans être amoindri par la part de lumière qu'ils reçoivent de mille façons, que l'Esprit procure à tous sa grâce sans être diminué ni divisé. Qu'Il illumine tous les êtres vers l'intelligence de Dieu, qu'Il inspire les prophètes, qu'Il donne la sagesse aux législateurs, la consécration aux prêtres, la force aux rois, le conseil aux justes, l'honneur aux gens de vertu, par sa grâce qu'Il opère les guérisons, qu'Il rende la vie aux morts, qu'Il libère les enchaînés, qu'Il adopte les enfants déshérités. Qu'Il opère ces merveilles en faisant naître d'en haut.   Que par Lui, les faibles soient forts, les pauvres soient riches, les gens sans esprit ni éloquence plus sages que les sages. L'Esprit est dans le ciel et il remplit la terre, il est partout présent et n'est enfermé nulle part. Lui qui réside tout entier en chacun et est tout entier avec Dieu. Qu'Il dispense sa grâce à chacun en particulier, comme Il le veut  ! Prions pour qu'Il soit présent en nos âmes et qu'à aucun moment il ne nous abandonne, par la grâce de notre Seigneur Jésus-Christ, à qui soient la gloire et le pouvoir dans les siècles des siècles. Amen !


St Basile prie pour nous !
BONNE FÊTE !

PS : Suggestion pour ceux qui ne sont pas doués pour la cuisine : comme les boulangers et pâtissiers préparent bien à l'avance la "couronne des rois"  peut-être pourrait-on la consommer pour la fête de St Basile en guise de Vasilopita… 

LA DIVINE MATERNITÉ [6] : le mystère de l'Église, la mère de l'Église

Le mystère de l’Église




Pour comprendre le mystère de l'Incarnation dans sa portée la plus grande, il faut s’arrêter ici un court instant sur ce qui en a marqué l’aboutissement: l’Ascension et le mystère que représente la session du Christ à la droite du Père. Cette idée de «droite du Père» est mystérieuse. Elle indique que le Christ, le Dieu fait homme, partage dans toute la plénitude de ses deux natures, donc aussi bien en tant que Fils de Dieu qu’en tant qu’homme «né de la femme», la gloire, la majesté et la puissance du Père et de l’Esprit. Il faut insister sur l’aspect total et profondément concret de cette exaltation de la nature humaine du Christ, de sa déification. C’est un corps humain véritable, avec toutes ses composantes, qui siège à la droite du Père, avec tout ce que cela implique, même si, ressuscité, ce corps n’appartient plus à notre condition d’hommes déchus. Ce point implique que la création tout entière a été virtuellement divinisée en Christ, récapitulée en lui, et qu’elle partage par ce corps la plénitude de la gloire de Dieu. La conséquence directe de ce fait inouï se retrouve dans le mystère de l'Eucharistie. Celui-ci n’a été rendu possible que par l'événement à la fois historique et éternel de l’Ascension du Christ. La multiplication dans la puissance de 1’Esprit Saint du saint Corps et du précieux Sang dans le pain et le vin consacrés, sur chaque autel, à chaque liturgie, à travers le temps et l'espace, n’a été rendue possible que par cet état totalement mystérieux de la session du Christ à la droite du Père.

Ce mystère n’est autre que le mystère de l’Église. L’unité organique de 1’Église en tant que Corps du Christ dans la plénitude de 1’Esprit Saint est liée à cette universalisation dans la gloire de la chair assumée par le Fils de Dieu dans l’lncarnation. Car, en siégeant à la droite du Père, ce corps mortel ressuscité a dépassé complètement les limitations du temps et de 1’espace. Sa présence ne s’est plus réduite à un point précis du monde, elle s’est étendue à travers tout le cosmos, dans l’universalité et la catholicité de l’Eglise. De la même manière la maternité de la Mère de Dieu s’est trouvée universalisée dans le mystère de l’Église, du fait de cette relation étroite avec son Fils, investissant toute sa personne jusqu’à sa glorification. [Cette gloire n’a été effective dans la personne de la Mère de Dieu qu’à partir de la Pentecôte. De même que l’Église n’a existé en tant que Corps du Christ qu’à partir de la descente personnelle de l’Esprit Saint sur le groupe des disciples, la déification de la Vierge dans la gloire de son Fils ne s’est accomplie en plénitude qu’avec la descente de l’Esprit Saint sur sa personne.]

La Mère de l’Église




Saint Jean raconte comment le Christ, sur la Croix, a donné pour fils à sa mère le «disciple qu’il aimait», afin de le remplacer (Jn 19 ; 26-27).«Dès cette heure-là, le disciple la prit chez lui». La Tradition a donné à cet épisode un sens général, le disciple bien-aimé personnalisant l'ensemble de ceux qui croiraient au Christ comme sauveur du monde, c'est-à-dire l’Église. Cette maternité nouvelle de la Vierge Marie a été la réponse à son renoncement à son rôle de mère. Elle est liée au mystère de l'eucharistie, dans la compréhension de l’Église comme Corps du Christ, issu de son sein. En communiant au Corps et au Sang du Christ, ce Christ que nous avons «revêtu» après avoir été baptisés en Lui, ce Christ dont nous devenons cohéritiers par adoption, nous pénétrons dans le mystère de l’amour entre le Fils de Dieu et sa Mère. L’assemblée des croyants, c’est-à-dire l’Église, trouve en elle une Mère en qui toute maternité est portée à sa plénitude, purifiée de toute passion utérine. Dans la plénitude de sa sainteté, la Mère de Dieu est devenue le signe mystérieux de la tendresse divine, la rahamim des Hébreux. Cette idée hébraïque de tendresse utérine pouvait ne pas être exempte de passion malsaine dans la condition humaine du fait de l’équivoque issue de la chute. La tendresse maternelle, si importante pour les Juifs, peut être étouffante jusqu’au morbide, nous l’avons vu. Or, après la Croix et la Résurrection puis l’Ascension, la maternité nouvelle à laquelle la Mère de Dieu a été appelée dans l’Église est totalement lumineuse, totalement libératrice pour l’homme. Elle n’appartient pas à ce monde-ci, elle est un mystère du Royaume à venir. 


L’icône de la Nativité récapitule le mystère de l'Incamation dans sa totalité, jusqu’à l’Ascension, non au niveau des événements, mais dans leur conséquence ultime: la gloire de l'humanité et la déification du monde. L’attitude majestueuse de la Vierge, dans cette icône, ne concerne donc pas seulement le fait historique et miraculeux de la naissance virginale de l’homme Jésus. Elle récapitule tout le mystère de cette maternité nouvelle et mystérieuse à laquelle il lui sera donné d’accéder en suivant son Christ dans la Pâque de la Nouvelle Alliance.
extrait d'une étude de l'Archimandrite Gabriel
parue dans la revue Paix n°80
et publiée avec permission de son auteur

(à suivre )

mardi 30 décembre 2014

CE QUI SE PASSE RÉELLEMENT EN UKRAINE… mais qu'est-ce que "nos" médias ont dans les yeux ?

John Galliano a été licencié par Dior, dont il était directeur artistique, à la suite de ses propos antisémites en 2011 mais le magazine "Elle" fait  inconsidérément de la publicité à une néo-nazie auto proclamée en la présentant comme une admirable héroïne ukrainienne résistante à l'invasion russe…

et voyez ce qui se passe en un seul exemple ce qui se passe réellement en Ukraine




L'ARTICLE DU MAGAZINE "ELLE"
                                                     

Quand le magazine "Elle" fait l'apologie d'une criminelle néonazie ukrainienne (voir "ELLE" N 3594 - 14 au 20 Novembre 2014 http://www.akyla.net/zhenskie-na-fran..., page 150).

La charmante blonde ukrainienne Vita Zaveroukha, ne se révèle pas si charmante, quand on y regarde de plus près. Cette jeune fille de 18 ans fait la guerre avec le bataillon « Aïdar » et sait déjà se servir d’une mitraillette. Sur ses pages des différents réseaux sociaux, la jeune fasciste déclare que la trêve est mal venue et empêche seulement la Natsgvardia ukrainienne d’aller plus loin . Elle termine son message par un appel littéral au génocide de la population russe.

La charmante blonde ukrainienne Vita Zaveroukhasait déjà se servir d’une mitraillette


« La trêve ne fait que compliquer et prolonger la guerre. J’aime mon pays. Mais je me suis mise à détester les gens qui y vivent. Il faut un génocide de la population russe ! » écrit Vita Zaveroukha.
.La jeune néonazie s’était rendue célèbre, quelques jours auparavant, quand une vidéo sur Internet a montré la TES - La Centrale thermique de Lougansk en train de brûler. (vidéo: https://www.youtube.com/watch?v=ej0TC...) C’est Vita qui commente hors cadre. D'une voix qui ne correspond pas à son apparence angélique, elle déclare, en jurant grossièrement :
« Ainsi brûle la TES de Lougansk. Et nous attendons un assaut des « moscovites ». Par contre, nous avons sauvé notre petit chaton.. Regardez comme ça brûle super bien! », se réjouit la jeune fille hors cadre. Cet incendie a provoqué d'énormes dégâts en laissant plus d'un million d'habitant sans électricité. 


Cette jeune fille de 18 ans fait la guerre avec le bataillon « Aïdar »

Sur sa page, elle écrit sans frémir « gloire au fascisme », tourne en dérision les « séparatistes » tués, et recueille avec soin toutes les allusions des médias qui la concernent. Les jouets préférés de la blonde de 18 ans, c’est son fusil automatique et les cocktails Molotov. Selon certaines données, Vita était du nombre de ceux qui, en mai, avaient organisé l’incendie de la maison des syndicats à Odessa.



"Je fais la propagande du nazisme, de la terreur et du génocide. En même temps, je ne suis pas quelqu'un de mauvais. Tout se justifie par "La guerre au nom de la paix" Si je m'arrête avant de terminer l'affaire, uniquement dans ce cas mes actions ne seront pas être justifiées . On ne juge pas les vainqueurs", - déclare Vita sur son mur vK...

samedi 27 décembre 2014

LA DIVINE MATERNITÉ [5] : Croix et glorification de la Mère de Dieu

La croix de la Mère de Dieu

Lorsque, à celle qui s’écrie «Heureuses les entrailles qui t’ont porté et le sein qui t’a allaité» le Christ répond «Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu et l'observent» il s’oppose sciemment à une conception de la maternité trop réductrice. 

La prépondérance de la mère dans l’âme juive n’est pas exempte de certains abus, ainsi que le soulignent beaucoup d’humoristes juifs. L’amour maternel peut être abusif, tellement envahissant qu’il peut engendrer de graves inhibitions s’il en arrive à étouffer l’âme en refusant de considérer l’enfant autrement qu’en nourrisson dépendant de sa mère. En annonçant cela, le Christ ne dénigre pas sa Mère, il l’appelle à quelque chose d'infiniment supérieur : suivre son fils, recevoir son enseignement, l'accompagner par compassion jusqu’au pied de la Croix

Cela impliquait de la part de la Mère de Dieu un renoncement total à elle-même, à son rôle de mère, à sa position par rapport à son Fils. Mais comme toujours dans la vie spirituelle, ce renoncement débouche sur une réalité supérieure

Il arrive souvent qu’une mère ressente au plus profond de son sein les souffrances de ses enfants. Il a été donné à la Mère de Dieu de vivre la passion comme un glaive lui transperçant le cœur, ainsi que l’avait annoncé le vieillard Syméon dans le Temple, le jour de la Sainte Rencontre, car la vie humaine qui a été offerte, l’esprit humain qui a été remis entre les mains du Père, le sang qui a été versé, toute cette réalité immense est issue directement de son sein. C’est un peu de son sang qui a coulé après le coup de lance, c’est une part de sa vie qui a été offerte au Père et reçue par lui dans l’effusion de l’Esprit. 



Or cela n’a pas été subi dans la révolte par la Mère de Dieu. Si cette révolte avait eu lieu, si elle avait écouté la voix de ses entrailles de mère en refusant la Croix, son rôle de mère se serait réduit à sa seule dimension biologique, car son esprit aurait été exclu du mystère s’accomplissant. On peut considérer que c’est là, au pied de la croix, que se situe le point véritablement crucial de toute l’attitude de la Mère de Dieu vis-à-vis de son Fils. C’est dans sa réaction à l’horreur de la Croix que s’est décidé le devenir ultime de la Vierge Marie, son passage d’une maternité biologique à une maternité divine. En choisissant de communier librement à la soumission de son Fils, à son adhésion au dessein du Père, Marie a pu participer directement à la Pâque du Christ, au plus profond de sa foi et de son amour pour Dieu, même si cette foi était crucifiante au-delà de toute expression. C’est dans un renoncement libre qu’elle a vécu la mort du fruit de son sein ; c’est pourquoi elle a pu l'accompagner aussi loin dans son œuvre. 

Au pied de la Croix la maternité de toutes les femmes a été baptisée, totalement purifiée de tout aspect morbide. 

Tout cela a été annoncé dans le Temple. À ce moment, le vieillard Syméon, en recevant l’enfant, lui annonce une purification autrement plus profonde que celle prévue par la Loi et dont elle n’avait nul besoin. Toute maternité sera purifiée en elle par ce glaive qui lui déchirera spirituellement le coeur, au Golgotha, le  «lieu du crâne», le tombeau d’Adam. [Une tradition locale raconte que la tombe d’Adam se serait trouvée à l’endroit exacte du Golgotha, le «lieu du crâne». Le crâne représenté sous la croix dans l’icône de la crucifixion serait donc celui d’Adam. Douteuse sur le plan historique ou scientifique, on ne peut dénier à cette tradition un sens théologique particulièrement profond.]  La malédiction d’Ève n’a pas été abolie seulement par la naissance virginale du Christ. C’est au pied de la Croix qu’elle a été totalement effacée, de la même manière que celle d’Adam a été anéantie dans l'obéissance du Nouvel Adam au dessein du Père. 

La glorification de la Mère de Dieu dans la gloire de son Fils

 La participation personnelle de la Vierge ne s’est pas limitée à la Passion et à la mort du Christ; elle l’a suivi jusqu’au terme de la Pâque. Marie n’a pas été seulement la «Vierge des douleurs» chère à la piété catholique. 


[L’insistance catholique romaine sur les souffrances et la mort du Christ,
 au détriment de l’aspect lumineux de déification et de glorification
 de l'humanité et du cosmos dans la victoire du Christ sur la mort, 
s’est ainsi reportée dans la piété mariale.] 

Elle a aussi été la Mère de Dieu glorifiée dans la gloire de son Fils. La purification de la maternité dans la Vierge a été un baptême au sens exact du terme : engloutie dans la souffrance et la mort, cette maternité est ressuscitée dans la gloire du Christ pour accéder à un niveau spirituel beaucoup plus profond. 

La tradition liturgique orthodoxe rapporte, dans le célèbre hirmos de la neuvième ode du canon de Pâques, comment l’Archange Gabriel a renouvelé la plénitude de joie de l’Annonciation en annonçant à la Vierge la Résurrection de son Fils. À travers maintes allusions littéraires au dialogue de l’Annonciation rapporté par saint Luc ainsi qu’aux  textes de 1’Ancien Testament qui lui sont liés, on y retrouve la même expression «Réjouis-toi», mais accompagnée d’expressions encore plus éloquentes: «Resplendis» «Exulte et danse d’allégresse».

 De la même manière, la tradition iconographique et liturgique montre comment la Vierge a été gloriñée dans l’Ascension de son Fils. Cette chair qui siège à la droite du Père est issue de son propre sang, de sa matrice, elle est la chair de sa chair.



extrait d'une étude de l'Archimandrite Gabriel
parue dans la revue Paix n°80
et publiée avec permission de son auteur

(à suivre )


jeudi 25 décembre 2014

Encore un cadeau de Noël pour les retardataires… "L'ORTHODOXIE QU'EST-CE QUE C'EST ?" de L' archimandrite ÉLIE du monastère de la Transfiguration


Dans notre société, tout change vite :  les modes de vie comme les technologies. Nous nous sentons tantôt stimulés, tantôt déstabilisés par ces évolutions. Les repères sont flottants ou carrément perdus. La consommation nous promet bien-être et plaisir mais nous laisse insatisfaits. Nous sommes souvent déçus par les "sagesses" diverses et leur recettes pour être zen. Alors quoi ? Au-delà des modes passagères qu'est-ce qui peut nous rendre heureux ?
La tolérance est aujourd'hui un mot d'ordre qui permet presque tout mais le Christianisme est mal vu, taxé de passéisme. Et pourtant au milieu de  ce monde mouvant, violent, les chrétiens orthodoxes expérimentent la paix et la joie et ils en témoignent pour ceux qui les approchent. Leur vie "s'irradie d'une pleine lumière" disait déjà St Denys dans les débuts du Christianisme.

"Ah ? Vous êtes orthodoxes ?
 Mais vous êtes chrétiens ?
 Et quelles différences avec les Catholiques ?"

Ce livre abordable par tous, est à entrées multiples et peut se lire dans l'ordre ou dans le désordre selon les questionnements ou les centres d'intérêt. Les paragraphes nombreux mais courts, apportent éclaircissements  et précisions sur la foi et la vie orthodoxes dans une première partie, puis abordent les points de divergence avec les Catholiques. Aucun désir polémique, seulement la joie de faire connaître ce qui rend heureux les Orthodoxes, même au  cœur des difficultés. 

L'archimandrite Élie est le père spirituel du monastère de la Transfiguration (Dordogne) qui est une dépendance du  monastère de Simons Petra du mont Athos. Moine orthodoxe, il est implanté en France depuis quarante ans, et il connaît intimement le monde catholique qui l'entoure.

CE LIVRE EST VENDU AU PROFIT DE LA CONSTRUCTION DE L'ÉGLISE PASTRONALE DU MONASTÈRE DE LA TRANSFIGURATION

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