Les lèvres mensongères font horreur à l'Éternel, tandis que ceux qui agissent avec fidélité lui sont agréables. Proverbes 12:22 «C'est ce qui sort de l'homme qui le rend impur. En effet, c'est de l’intérieur, c'est du cœur des hommes que sortent les mauvaises pensées, les adultères, l'immoralité sexuelle, les meurtres, les vols, la soif de posséder, les méchancetés, la fraude, la débauche, le regard envieux, la calomnie, l'orgueil, la folie. Toutes ces choses mauvaises sortent du dedans et rendent l'homme impur.» Marc 7:20-23 Un témoin fidèle ne ment pas, tandis qu’un faux témoin dit des mensonges. Proverbes 14:5 « Vous, vous avez pour père le diable et vous voulez accomplir les désirs de votre père. Il a été meurtrier dès le commencement et il ne s'est pas tenu dans la vérité parce qu'il n'y a pas de vérité en lui. Lorsqu'il profère le mensonge, il parle de son propre fond, car il est menteur et le père du mensonge. » Jean 8:44 Si les paroles distinguées ne conviennent pas à un fou, les paroles mensongères conviennent d’autant moins à un noble. Proverbes 17:7 « Écarte de ta bouche la fausseté, éloigne de tes lèvres les détours ! Proverbes 4:24 Craindre l'Éternel, c'est détester le mal. L'arrogance, l'orgueil, la voie du mal et la bouche perverse, voilà ce que je déteste. » Proverbes 8:13 « Pierre lui dit : «Ananias, pourquoi Satan a-t-il rempli ton cœur, au point que tu aies menti au Saint-Esprit et gardé une partie du prix du champ? […] Comment as-tu pu former dans ton cœur un projet pareil? Ce n'est pas à des hommes que tu as menti, mais à Dieu.»Actes 5:3-4Mais pour les lâches, les incrédules, les abominables, les meurtriers, les impudiques, les enchanteurs, les idolâtres, et tous les menteurs, leur part sera dans l'étang ardent de feu et de soufre, ce qui est la seconde mort.Apocalypse 21.8

dimanche 12 novembre 2017

Fabian da Costa, « Le Mont Athos. Une expérience spirituelle »

Recension par Jean-Claude Larchet
Fabian da Costa, « Le Mont Athos. Une expérience spirituelle »


Fabian da Costa, Le Mont Athos. Une expérience spirituelle,
 Éditions Dervy, Paris, 2017, 351 p., nombreuses photos en couleur.


Fabian da Costa est un photographe professionnel reconnu, membre de l’agence Gamma Rapho, auteur d’une quarantaine de livres (dont les textes sont souvent dus à son épouse Anne) et de très nombreuses expositions. Orthodoxe, il s’intéresse aussi à toutes les formes de spiritualité, et a depuis quelques années plus spécialement concentré son objectif sur celles de l’Inde.
Ce bel ouvrage unit de magnifiques photos qu’il a prises à la Sainte Montagne à des textes de – ou sur des – spirituels athonites contemporains. C’est une reprises du Florilège du Mont Athos paru aux Presses de la Renaissance en 2005, mais avec d’importantes modifications qui lui donnent un tout nouvel aspect.
Les photos ont pour la plupart été reprises, mais sont passées du noir et blanc à la couleur. Quelques photos prises à l’époque mais qui n’avaient pas été intégrées à la première édition sont ajoutées ici. Ces photos témoignent, avec un grand talent artistique, de « moments de vie » monastique et des beautés variées d’une nature majestueuse.
Les textes présentent aussi quelques nouveautés. Précédés d’une préface de Bertrand Vergely intitulée « Photographier l’invisible » (qui souligne la difficulté de rendre perceptible aux yeux le mystère qui s’attache à la Sainte Montagne), inaugurés par un Prologue de Fabien da Costa, ils sont dus à des moines du Mont Athos: l’archimandrite Aimilianos, ancien higoumène de Simonos-Pétra, l’higoumène Basile d’Iviron, le hiéromoine Macaire de Simonos-Pétra, le moine Théotokis, du même monastère, et l’archimandrite Placide Deseille (qui réside en France mais dont le monastère est un métochion(dépendance) du monastère athonite de Simonos-Pétra.
Les trois premiers chapitres rappellent brièvement l’histoire de la Sainte Montagne, expliquent pourquoi elle est appelée « le jardin de la Mère de Dieu », évoquent le renouveau qu’elle a connu depuis les années 60 du siècle dernier, et exposent brièvement les principaux éléments de la vie qu’y mènent les moines.
Le chapitre 4 présente quelques grandes figures athonites du siècle dernier: saint Silouane, l’archimandrite Sophrony, le père Joseph l’Hésychaste, le père Ephrem de Katounakia, le père Porphyre et et saint Païssios.
Dans le chapitre 5, le père Théotokis, moine français de Simonos-Pétra rapporte, au sujet de spirituels moins connus mais qu’il a lui-même rencontrés au début de sa vie monastique lors de ses pèlerinages au Sud de l’Athos, des anecdotes où le pittoresque et l’humour se joignent à la richesse de l’enseignement spirituel.
Le chapitre 5 présente des histoires merveilleuses qui témoignent de l’action visible de la Providence divine envers les habitants la Sainte Montagne d’aujourd’hui comme d’hier.
Le chapitre 6 évoque le pèlerinage que moines et pèlerins font chaque année au sommet de l’Athos, que couronne une chapelle dédiée à la Transfiguration du Seigneur.
Le chapitre 7 reproduit un beau texte du Père Macaire (autrefois paru dans Le Messager orthodoxe) qui décrit les rapports du moine athonite avec la nature dans le cadre de ce que l’on peut appeler une « écologie spirituelle », laquelle implique repentir et ascèse, contemplation et amour.
Dans le chapitre suivant le père Macaire, de nouveau, évoque la lumière que la Sainte Montagne, centre de référence de la spiritualité orthodoxe, apporte au monde.
Le chapitre 10 est un profond exposé de l’archimandrite Aimilianos, ancien higoumène de Simonos-Pétra, sur la Prière de Jésus, qui est depuis toujours un élément essentiel de la vie monastique athonite.
Ce texte est relayé par un article de l’archimandrite Placide Deseille sur la prière personnelle dans les monastères orthodoxes.
Le chapitre 12 reprend un magnifique texte du père Basile (Gondikakis), higoumène d’Iviron, sur l’expérience monastique; ce texte est connu, car il s’agit d’un exposé qui avait été fait dans les années 70 au Congrès de Dijon de la Fraternité orthodoxe, et qui avait été publié par la revue Contacts, mais on le relit toujours avec la même joie, d’autant que le Père Basile y célèbre admirablement, mais sans le nommer, le Père Païssios qui était à cette époque son père spirituel et n’était pas encore connu du grand public.
Le chapitre 13 est une interview de l’archimandrite Élisée, actuel higoumène du monastère de Simonos-Pétra sur la paternité spirituelle, qui joue un rôle essentiel pour les fidèles orthodoxes en général et pour les moines en particulier.
Le dernier chapitre présente brièvement les vingt monastères de l’Athos (qu’une carte en début d’ouvrage permet de situer).
L’ouvrage se conclut par un beau texte d’Anne da Costa qui, restée à Ouranopolis pendant que son époux allait faire les photos, justifie l’avaton(interdiction faite aux femmes de pénétrer sur le territoire de la Sainte Montagne). L’Athos, fait-elle remarquer, ne dit pas non aux femmes ; « il dit oui à l’accueil d’un mystère que l’on peut refuser mais qui a beaucoup à dire si on veut bien l’écouter. Il apprend qu’il est possible de contempler une fleur et de ne pas la cueillir, que certains territoires peuvent se connaître justement par l’absence et le silence. Ne plus se croire le droit de tout voir, de tout savoir, parce que cela existe, et bien davantage encore, parce que c’est impossible – plus profondément aussi respecter la virginité en l’autre et en soi, pour que vienne au monde le Tout Autre, tellement plus important. »
On aura compris que cet ouvrage fort bien édité est aussi riche par ses textes que par ses illustrations. Ils expriment ensemble le caractère profondément vivant, à notre époque, de la spiritualité athonite et la place exceptionnelle qu’occupent ce lieu et cette institution dans le monde contemporain.

Jean-Claude Larchet

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lundi 6 novembre 2017

Sur orthodoxie.com Interview du métropolite Hilarion, primat de l’Église russe hors-frontières

Extrait de l'interview de Mgr Hilarion

 […]– Depuis la rencontre du patriarche Cyrille et du pape de Rome, une année et demie s’est écoulée. Qu’est-ce que cela a donné dans le rapprochement et la collaboration des deux Églises ?

– Je ne pense pas que quelque chose ait bougé. Du point de vue de l’Orthodoxie, cela est impossible sans renonciation de l’Église catholique-romaine à certains de ses enseignements dogmatiques. Ils existent depuis des décennies, et il n’y a aucun progrès. Les catholiques ne renoncent pas à leur doctrine selon laquelle le pape est le chef de l’Église, qu’il est infaillible dans ses décisions. Ils n’ont pas renoncé à beaucoup d’autres de leurs enseignements qui sont pour nous inacceptables. Aussi, la rencontre du patriarche Cyrille avec le pape François a été consacrée à des questions sociales. Le patriarche a maintes fois mentionné que dans les conditions de la chute de la moralité dans le monde, toutes les Églises chrétiennes doivent combattre ensemble contre ce phénomène et défendre les valeurs chrétiennes. Malheureusement, cela ne donne pas grand chose. Aussi, je pense que la question qui s’est posée au patriarche n’est pas l’union avec les catholiques, mais simplement la résolution des questions morales et éthiques dans le monde.

– Cela a-t-il réussi ?

– Cette rencontre était inattendue et nombreux sont ceux, tant en Russie qu’à l’étranger, qui ont exprimé leur inquiétude à cette occasion. Je pense que maintenant cela s’estompe, mais certaines personnes en parlent encore.

– Comment l’Église russe hors-frontières vit-elle en Amérique aujourd’hui ? Les relations entre la Russie et les États-Unis, pour ne pas dire plus, ne sont pas des meilleures. Vous êtes russes, mais aussi américains. Comment pouvez-vous vivre entre « deux feux » ?

– Nous sommes confus qu’aux États-Unis se créent des idées inexactes sur la Russie. L’histoire de soi-disant immixtions dans les élections américaines est bien sûr inventée. Mais de telles histoires n’ont pas d’incidence sur notre vie. Nous ne ressentons aucune pression ou persécution de la part des autorités américaines. Les simples Américains ont été et restent de bonnes personnes, nous ne ressentons aucune haine de leur part. Cela reste le fait de la télévision, où des gens font la promotion de leurs intérêts politiques ou nationaux. Mais c’est leur problème.[…]

Exposition : « Léonide Ouspensky, le mystère de l’icône 1987-2017 »

info. orthodoxie.com Exposition : 

« Léonide Ouspensky

le mystère de l’icône 1987-2017 »

Exposition organisée, du 5 décembre 2017 au 14 janvier 2018, au Centre culturel et spirituel orthodoxe russe, 1 quai Branly, à l’occasion du 30e anniversaire du rappel à Dieu du grand iconographe et théologien de l’icône Léonide Ouspensky.

Voici la première exposition consacrée à l’œuvre de Léonide Ouspensky, l’initiateur du renouvellement de l’art sacré et du retour à l’icône traditionnelle au XXie siècle.
Grâce à lui, par son enseignement, d’abord – il a des élèves dans le monde entier – puis par ses écrits – son ouvrage fondamental, La théologie de l’icône dans l’Eglise orthodoxe est traduit dans un grand nombre de langues – ensuite par sa création picturale, l’art liturgique de l’Eglise Orthodoxe tout entière a retrouvé la splendeur inhérente à son authentique théologie mystique. De l’œuvre picturale, certains aspects sont moins connus, comme les images réalisées pour l’Orthodoxie occidentale, d’autres en revanche le sont mieux mais trop partiellement. Il faut aussi rappeler l’œuvre sculptée ainsi que le travail sur métal repoussé auquel il consacra les premiers efforts de sa vie ecclésiale. Aussi plus d’une centaine d’œuvres, venues de France mais aussi de plusieurs pays d’Europe, ont été rassemblées, allant des tous débuts de sa conversion, dans les années 1930, jusqu’à sa mort, en 1987. La variété et l’originalité de ces œuvres permettront, nous l’espérons, de saisir la richesse d’inspiration et la prière de ce grand artiste contemporain.
Lieu : Centre culturel et spirituel orthodoxe russe, 1 quai Branly, Paris 75007.
Horaires d’ouverture : L’exposition sera ouverte en semaine de 14h00 à 19h00, les samedis et dimanches – de 10h00 à 13h00 et de 14h00 à 19h00. L’exposition sera fermée le lundi.
Liste des manifestations relatives à l’exposition Ouspensky du 5 décembre 2017 au 14 janvier 2018 :
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Projection du film de Natalia Sergueeva: Leonid Ouspenky. L’histoire de la transfiguration et de l’amour. Леонид Успенский. История преображения и любви. Tous les mercredi, jeudi et samedi, au 2ème étage du Diocèse, à 16h30:
Les 6, 7, et 9 décembre 2017; les 13, 14, et 16; les 20, 21, et 23; les 27, 28, et 30.
Les 3, 4, et 6 janvier; les 10, 11 et 13 janvier 2018.
Conférences :
  • Mardi 12 décembre 2017, à 20h, au 2ème étage du Diocèse de Chérsonèse ( 26, rue Péclet, Paris 75015): Marie Chantal Savinkov, chef de chœur, spécialiste en anthropologie sociale, iconologue : « Ouspensky, passeur de la Tradition »
  • Mardi 19 décembre 2017 à partir de 15h, dans l’auditorium du Centre :
    Archiprêtre Nicolas Ozoline, professeur d’histoire de l’art chrétien et d’iconologie « L’actualité de l’iconologie de Léonide Alexandrovitch Ouspensky »
    Grégoire Aslanoff, historien de l’art au CNRS, chargé de l’enseignement d’iconologie à l’Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge : « Un aspect méconnu de l’œuvre de L. A. Ouspensky : présentation des rares peintures et dessins profanes conservés »
    Anne Philippenko, restauratrice d’icônes et de tableaux. peintre d’icônes et professeur d’iconographie : « Léonide Ouspensky, mon professeur »Xénia Muratova, historienne d’art; professeur émérite des universités françaises; président du Centre international d’études Pavel Muratov : « Ouspensky et l’icône en exil » (Entre le 7 et le 12 janvier 2018, la date précise sera communiquée ultérieurement)

vendredi 3 novembre 2017

Le jugement et la moquerie font de grandes blessures à l'âme par St Gabriel

St Gabriel


Je suis un grand pécheur, gravement malade. Si vous voyez une personne pécher même à l'heure de sa mort, ne le jugez pas. Le jugement et la moquerie font de grandes blessures à l'âme. Le Seigneur dit: " 1Ne jugez point, afin que vous ne soyez point jugés. 2 Car on vous jugera du jugement dont vous jugez, et l'on vous mesurera avec la mesure dont vous mesurez."(Matthieu 7: 2) .Le jugement est une manifestation de la bêtise humaine, il montre que celui qui juge ne connait pas encore Dieu ou lui-même comme il le devrait.

Juger est un grand péché, quand nous nous exaltons au-dessus des autres. Tous ceux qui se glorifient sont abominables devant le Seigneur. "Quiconque s'élèvera sera abaissé, et celui qui s'humiliera sera élevé" (Matthieu 23:12). Quand vous jugez les autres, vous jugez Dieu. Que vous ayez vu un voleur, une prostituée ou un ivrogne affalé dans la rue, ne jugez pas, parce que le Seigneur a permis leurs passions. A travers celles-ci, ils doivent trouver le chemin vers Dieu - ils doivent être humiliés, voir leur propre impuissance, en venir à connaître le Seigneur, et se repentir. Et êtes-vous agréable à Dieu ? Cela signifie que le Seigneur, dans sa grâce et sa miséricorde, réfrène vos passions. Sachez que s'il les laisse aller, vous tomberez dans des péchés bien pires, et peut-être ne réussirez-vous pas à sortir de ces péchés et vous périrez. Soyez donc humble et prudent. Vous avez vu qu'une personne a péché, mais avez-vous vu comment il s'est repenti plus tard ? Alors ne jugez pas ! Comme un fil passant dans le chas d'une aiguille, l'homme connaît le même péché qu'il a jugé chez un autre.

+ + +

Soyez humble et aimant devant tous les hommes, et si vous ne pouvez pas aimer tout le monde, traitez au moins tout le monde avec bonne volonté. La bonté vous ouvrira les portes du paradis, l'humilité vous y conduira, et l'amour vous révélera Dieu. Dieu n'est vu que dans la vérité et l'amour divin, car « Dieu est amour ». Souvenez-vous et comprenez-moi bien : sans le Christ, tout n'est rien! L'homme est créé à l'image du Christ, et si nous qui sommes à sa ressemblance ne venons pas à Lui, nous périrons ! "Si vous ne croyez pas ce que je suis, vous mourrez dans vos péchés" (Jean 8:24).

(Version française par Maxime le minime de la source)

jeudi 2 novembre 2017

Sur le Blog de CLAUDE, un TEXTE MAGNIFIQUE, de toute beauté…

Un texte profondément chrétien du P. Philip LeMasters :


La force divine de ceux qui sont pleins de lumière
Homélie pour le 3ème dimanche de Matthieu
 et la commémoration de 
Saint Joseph de Damas
 dans l'Église orthodoxe


Il y en a qui pensent que le chemin du Christ est une béquille pour les faibles, une source de soutien pour les mauviettes, les lâches et les perdants pour se sentir mieux dans leur misérable condition. Bien sûr, cette attitude reflète seulement la faiblesse de ceux qui sont spirituellement aveugles, qui sont asservis à leur propre désir de puissance et qui refusent de montrer de la pitié envers leur prochain dans leurs souffrances. Au lieu d'embrasser les ténèbres en adorant les faux dieux de la domination et de la vengeance, les chrétiens fidèles s'ouvrent à la force divine qui peut faire de nos défis les plus amers des points d'entrée dans la béatitude du Royaume.

            Il va sans dire que nous connaissons tous trop bien la douleur, le chagrin et le manque de paix. Les attaques terroristes dans notre propre pays et à l'étranger, les guerres sans fin, les meurtres et autres formes de violence et d'injustice, les conflits raciaux et politiques, les souffrances de nos frères et sœurs du Moyen-Orient et d'ailleurs persécutés pour leur foi et contraints de quitter leur patrie, notre propre perte d'êtres chers et d'autres problèmes personnels difficiles nous tentent aujourd'hui de permettre aux ténèbres de s'emparer des âmes. Il est facile et souvent tentant de remplir nos coeurs de haine, de peur et de désespoir en acceptant le mensonge selon lequel nous trouverons le salut en damnant les autres, en rendant le mal pour le mal et en abandonnant l'espoir. Mais le faire reviendrait à se détourner de la victoire sur la mort et le péché que le Christ a accomplie à travers Sa Croix et Son tombeau vide. C'est aussi répudier le pouvoir transformateur du Saint-Esprit répandu à la Pentecôte, dont les fruits sont "amour, joie, paix, patience, gentillesse, bonté, fidélité, douceur, maîtrise de soi." Comme l'écrivait saint Paul: "La loi n'est pas contre. Et ceux qui sont au Christ ont crucifié la chair avec ses passions et ses désirs. "(Galates 5: 22-24)

            Afin de crucifier notre corruption et d'ouvrir les yeux de nos âmes à la Lumière rayonnante du Christ au milieu de toutes les tentations qui nous assaillent, nous devons avoir la détermination obstinée des soldats, des athlètes et des fermiers. Saint Paul a utilisé ces exemples avec saint Timothée parce qu'ils ont tous des entreprises très exigeantes qui exigent une discipline, un sacrifice et une persévérance quotidiens. Personne ne peut réussir dans ces vocations en se laissant aller, en cédant à des désirs égocentriques ou en s'abandonnant à la peur. Il a dit à Timothée de "participer à la souffrance comme un bon soldat du Christ Jésus." Ce n'est pas parce qu'il plaît à Dieu de souffrir, mais parce que vivre une vie chrétienne fidèle exige que nous luttions pour la guérison de nos âmes et au service de notre prochain, d'autant plus que nous résistons aux tentations qui menacent de nous consumer. Il y aura une certaine douleur, car nous devons prendre nos croix dans l'obéissance à la voie de notre Seigneur. Notre foi exige d'être fidèle chaque jour, quel qu'en soit le coût…



LIRE IMPÉRATIVEMENT LA SUITE ICI

mercredi 1 novembre 2017

LA PRIÈRE DANS NOTRE VIE SPIRITUELLE par Geronda MOÏSE [6]


[6ème partie]

CONTRITION ET COMPONCTION DANS LA PRIÈRE

par Geronda MOÏSE l'Agiorite de bienheureuse mémoire


Ο γέροντας Μωυσής Αγιορείτης

Selon le même saint Père, saint Jean, auteur du fameux livre spirituel, L'Échelle, la vraie prière est à la fois mère et fille des larmes. La contrition et la componction sont ses compagnes habituelles. La prière pleine de componction est fondée sur une vie attentive ; attention à la présence constante de Dieu dans notre vie, à la pureté de notre cœur, à la véritable humilité de notre esprit et au mystère de la mort que nous devons toujours nous rappeler et contempler. Comme il est impossible pour le feu et l'eau de coexister, il est également impossible de mélanger la componction avec une vie de luxe. Et si nous pouvions seulement orienter notre conscience vers les nombreuses interventions salutaires de Dieu dans notre vie, nos yeux se rempliraient de larmes de joie pour ses abondantes bénédictions. L'hymnologie orthodoxe est remplie de ces douces larmes de gratitude combinées avec des larmes de componction, qui correspondent à ce qu'on appelle dans la terminologie ascétique χαρμολύπη (tristesse joyeuse).


Puissent nos prières être favorisées par de telles larmes, mais faisons attention à ne pas perdre cette bénédiction à cause de l'orgueil. Marc l'Ascète nous informe qu'avec ces larmes le Christ nous a visités et a ouvert nos yeux. Le souvenir de nos péchés en général, et pas nécessairement des péchés spécifiques, suffit à la componction. Saint Barsanuphe dit que la componction viendra quand nous aurons apprivoisé notre volonté de telle sorte que nous serons capables d'abandonner nos droits non-spirituels et notre désir de reconnaissance du monde. Il est important de distinguer la véritable componction des larmes de la superficialité, de la vanité et de la sentimentalité. Et nous devons faire attention. La componction peut être balayée par une langue négligente.

La prière sans componction est comme un repas sans goût, selon l'Ancien Elias. Le saint Théognoste nous dit que la componction peut être acquise dans la prière par la tempérance, la vigilance et l'humilité. Et Niketas Stethatos observe que la componction engendre l'humilité et l'humilité la componction.
(Version française de Maxime le minime de la source )

À suivre

mardi 31 octobre 2017

ON FINIRA BIEN PAR TOUT SAVOIR : KENNEDY - QATAR - HILLARY CLINTON

LA SEMAINE DES GRANDES REVELATIONS : KENNEDY - QATAR - HILLARY CLINTON du 30 octobre au 3 novembre 2017 :

Pendant que vous étiez en vacances, Donald Trump en a profité pour divulguer le dossier sur l'assassinat du président Kennedy... et on apprend, entre autres, que le FBI avait décidé d'orienter l'opinion publique "pour son bien". Bien entendu, la presse française n'en pas dit grand chose, surtout des coups de feu partis de divers endroits.

Ensuite, le journal de Jeff Bezos, le Washington Post (pour se réconcilier avec Trump) a révélé (enfin) que tout le dossier sur les liens entre les Russes et Trump a, en réalité, été payé par la fondation... Clinton !!! (Le fondateur du site WikiLeaks Julian Assange a assuré avoir obtenu en 2016 les courriels de l'ex-candidate à la Maison-Blanche Hillary Clinton de la part du département d'État américain.)

A part ça on vous parle de la liberté de la presse aux Etats-Unis et de sa neutralité.
Du coup, tous les journalistes de gauche essaient maintenant d'éviter le sujet, nucléaire, mais celui-ci est surtout devenu un mega-scandale national.

Enfin, dernière révélation: la guerre en Syrie a été organisée par Hillary Clinton, payée par l'Arabie Saoudite et le Quatar afin de préserver leurs intérêts financiers, l'un dans le pétrole, l'autre dans le gaz. Le tout a été piloté de deux QG, le premier en Turquie et le second en Jordanie afin de prendre la Syrie en tenailles.
Comme Hillary Clinton n'a pas gagné l'élection, l'affaire a finalement explosé, et le président syrien n'a pas été capturé. Du coup le Qatar rejette la responsabilité sur les Américains et les... Saoudiens, d'où le clash diplomatique de cet été.

Il y a eu juste 500.000 morts en Syrie, mais de ça, la presse mondiale aux ordres s'en moque. Le grand papier de ZH In Shocking, Viral Interview, Qatar Confesses Secrets Behind Syrian War"ici avec la video de l'aveu par le ministre qatari

Ps: vous vous souvenez des députés et ministres français qui disaient qu'il fallait se débarrasser d'Assad ??? Pour qui roulent-ils vraiment ? Revue de Presse par Pierre Jovanovic

Sur le blog de Claude : Les commandements de saint Basile le Grand aux prêtres





Prêtre, étudie, pour devenir un travailleur irréprochable, partageant justement la Parole de Vérité.

Ne viens jamais à la synaxe [l'Assemblée eucharistique] ayant de la haine envers quiconque afin de ne pas en bannir le Consolateur.

Le jour de la synaxe ne juge pas, ne discute pas, mais reste à prier et à lire dans l'église jusqu'à l'heure fixée où tu accompliras les cérémonies divines et sacrées; et ainsi tiens-toi avec componction et pureté de coeur dans le sanctuaire sacré, ne regardant pas autour ici et là, mais reste debout avec frémissement et crainte devant le Roi Céleste.

A cause de la faiblesse humaine, ne te hâte pas ou ne coupe pas court aux prières, n'essaie pas non plus de plaire aux personnes, mais regarde seulement vers le Roi Qui est présent et vers les armées des anges qui L'entourent. 

dimanche 29 octobre 2017

LA PRIÈRE DANS NOTRE VIE SPIRITUELLE par Geronda MOÏSE [5]

[5ème partie]

LA RÉPONSE À NOTRE PRIÈRE

par Geronda MOÏSE l'Agiorite de bienheureuse mémoire




Le délai pour obtenir une réponse à nos demandes de prière, qui réponde à nos questions, est un autre point sur lequel notre vie de prière est testée. Ce n’est pas que Dieu n’entende pas nos prières, ni qu’Il soit indifférent à notre souffrance. Dieu ne veut pas que nous soyons troublés et tourmentés, mais que nous soyons en communion constante avec lui avec nos prières ferventes, et qui devraient s’intensifier si elles n’obtiennent pas immédiatement de réponse. Nous devons remercier Dieu qu'Il nous donne ce que nous demandons ou non, puisque dans les deux cas Il agit pour notre propre bien. Nous ne devons pas être découragés ni désabusés quand nous ne recevons pas ce que nous demandons dans la prière. Dieu peut être en train de tester notre persévérance. Ne nous lassons pas si facilement.

Si nous n’obtenons pas ce que nous demandons, nous devons remercier Dieu néanmoins, comme si notre prière avait effectivement reçu sa réponse, car Il connaît nos besoins réels du moment présent mieux que nous. Il se peut que notre espérance ne se concrétise pas parce que ce que nous désirons n'est pas essentiel, même si cela nous paraît indispensable à l'époque. Si quelque chose est vraiment indispensable, Dieu le fournira instantanément. Par conséquent, même dans le cas d’un rejet apparent, fondamentalement c’est tout de même une réussite, nous rassure Saint Jean Chrysostome. Tout échec qui apporte un avantage à notre vie n'est en fait pas un échec, mais une réussite.

« Mais Père, je demande des choses spirituelles qui sont bonnes pour moi, pourquoi est-ce que je ne les reçois pas ? » pouvez-vous demander. Peut-être parce que votre zèle pour cela est insuffisant. Peut-être parce que vos demandes ne proviennent pas vraiment de votre propre cœur, mais sont artificielles, ayant pour origine d'autres sources ou motifs. Peut-être que vous n'êtes pas digne de les recevoir en ce moment. Il est impossible que Dieu, qui prend soin des oiseaux, des animaux dénués de raison, et des plantes de la terre, et dont la compassion pour les êtres humains surpasse de loin tout lien paternel de parenté, nous ignore sans motif.

Nos baillements ensommeillés, notre fuite dès la première déception même, quand tout semble nous contrarier, notre indifférence, accompagnée de beaucoup de négligence et de doute, indiquent très clairement qu'en dernière analyse nous ne savons pas vraiment ce que nous voulons et ce que nous recherchons. Il y a des moments où il est clair, comme quand nous ne demandons pas aujourd'hui ce que nous demandions hier, que nous n'avons pas vraiment besoin de ce pour quoi nous prions. La maladie du changement constant de nos désirs, facilement compréhensible psychologiquement, peut affecter et tourmenter notre vie de prière. Les changements essentiels dans notre façon de prier proviennent d'expériences mystiques, de brises divines, de chuchotements subtils de l'Esprit Saint dans des cœurs humbles, paisibles et réceptifs. À mesure que nos coeurs s'améliorent, notre attitude dans la prière progresse également.

Saint Jean Chrysostome pose des questions rhétoriques et fournit des réponses qui résument bien la question:

« Est-ce que vous êtes dans un état de calme et de sérénité ? Alors, priez le Seigneur de rendre plus permanente cette joie dans votre cœur ... Êtes-vous troublé par l'assaut de tribulations et de tentations ? Implorez le Seigneur de calmer la tempête dans votre vie. Votre prière a-t-elle été écoutée ? Dieu merci. N'avez-vous pas été entendus ? Persistez dans votre prière jusqu'à ce que vous soyez entendus.»

Remercier Dieu pour les choses agréables qui vous conviennent est naturel. Mais être capable de remercier Dieu, même pour les événements désagréables qui se produisent dans notre vie est remarquable. Et quand cela arrive vraiment dans nos vies, nous faisons vraiment plaisir à Dieu et honte au diable. La douleur se change en joie spirituelle. Personne n'est plus saint que la personne qui peut être reconnaissante à Dieu dans sa souffrance.

Saint Jean de l'Échelle dit que la prière efficace se caractérise par deux éléments principaux : l'action de grâce sincère et la confession contrite. Il nous dit clairement que nos prières ne sont parfois pas exaucées pour l'une des raisons suivantes : Peut-être demandons-nous avant le moment opportun, peut-être n’en sommes nous pas dignes, ou bien recherchons nous un sentiment de vaine gloire. Une autre raison possible est que, si nous recevons ce que pour quoi nous prions, nous pouvons tomber dans le péché d'orgueil. Également, ayant reçu ce que nous demandions, nous pouvons tomber dans un autre péché, celui de négligence.
(Version française de Maxime le minime de la source )

À suivre

vendredi 27 octobre 2017

Pâques catholique et Pâques orthodoxe en Grèce vues par l'écrivain Hans Christian Andersen

Hans Christian Andersen (1805-1875) fut un auteur et poète danois prolifique, qui «introduisit l'idée de la fantasy dans les histoires pour enfants, préparant le terrain pour Lewis Carroll dans les années 1860. Et créant un monde distinct de jouets et d'animaux qui parlent pour enfants, il a eu un effet profond sur les classiques de l'enfance, tels que «Le vent dans les saules» et «Winnie l'ourson». (Hans Christian Andersen: La vie d'un conteur)


Voici un extrait des mémoires de voyage de Hans Christian Andersen, A Poet's Bazaar: A Journey to Greece, Turkey and Up the Danube, sur les festivités de Pâques en Grèce au XIXe siècle, plus précisément au début des années 1840.

La Pâque des catholiques en Italie, et particulièrement à Rome, est grandiose, fascinante; c'est un spectacle élevé de voir cette masse immense d'êtres tomber à genoux dans la Place Saint-Pierre, et recevoir une bénédiction. La fête de Pâques en Grèce ne peut pas montrer une telle magnificence, ses ressources sont trop petites; mais après avoir vu les deux, on arrive à la conviction qu'à Rome c'est une fête qui, dans sa gloire et sa splendeur, sort de l'Église pour le peuple ; mais en Grèce c'est une fête qui coule du cœur et des pensées du peuple, de leur vie même ; l'Église n'est qu'un maillon de la chaîne. Avant Pâques, il y a un jeûne long et rigoureux, religieusement observé, les paysans vivant presque entièrement de pain, d'oignon et d'eau.

Le journal athénien est apparu le vendredi saint avec une bordure noire, en souvenir de la mort du Christ : le titre de la vignette était un sarcophage avec un saule pleureur, et au-dessus il y avait un poème sur la Passion de Lutzos. La fête elle-même a commencé ce soir-là. Je suis allé à l'église principale ; elle était splendidement illuminée et complètement pleine: devant l'autel se tenait un cercueil de verre, attaché avec des plaques d'argent. Le cercueil contenait des roses fraîches destinées à représenter le Sauveur mort. Un étrange bourdonnement de voix de la communauté priante a sonné à travers la maison de Dieu! Des prêtres, vêtus de couleurs vives, et des évêques, allaient et venaient devant l'autel où ils lisaient les prières. A neuf heures du soir, la musique sacrée a commencé, et la procession est partie de l'église par la rue principale, jusqu'au palais. De ma fenêtre j'ai pu voir commodément la procession se déplaçant lentement ; c'était l'une des plus solennelles que j'aie jamais vues. C'était une nuit étoilée scintillante, si douce et si calme! Chaque spectateur aux balcons et fenêtres ouvertes se tenait avec une bougie allumée dans sa main. La musique nous montait de la rue, l'odeur de l'encens emplissait l'air. La musique funèbre provenait des groupes militaires comme si le peuple portait son roi dans sa tombe. Le cercueil contenant des roses rouges fraîches était entouré de prêtres ; au-dessus était accroché un long voile rouge de deuil tenu par les chefs d'état et les officiers supérieurs du royaume. Une foule de ces officiers, et puis la grande masse des gens, tous, comme je l'ai dit, avec des bougies allumées, fermaient la procession. Il y avait un calme, une tristesse ou une dévotion visible, qui agissaient sur tous les esprits. L'évêque a fait un court discours devant le palais où se tenaient le roi et la reine, puis le roi a embrassé le saint Évangile. Pendant toute la cérémonie, il y eut une sonnerie monotone de cloches, toujours deux coups, puis une courte pause.

Jour et nuit, l'église fut remplie de monde. Le roi, la reine et toute la cour étaient là à minuit avant le jour de Pâques: les prêtres priaient et pleuraient autour du cercueil fleuri; toute la communauté a prié en silence. L'horloge a sonné les douze heures et alors l'évêque avancé et a proclamé  : "Le Christ est ressuscité!"

"Le Christ est ressuscité!" a éclaté dans toutes les langues. Les tambours et les trompettes se sont fait entendre fortissimo ; la musique a joué les danses les plus animées! Tout le monde s'est jeté au cou, s'est embrassé et s'est écrié joyeusement: "Le Christ est ressuscité!" On a entendu ensuite des coups de feu à l'extérieur; des fusées s'élançaient dans l'air, des torches étaient allumées, des hommes et des jeunes gens, chacun avec une chandelle à la main, dansaient en une longue file à travers la ville. Les femmes ont allumé des feux, ont préparé des agneaux et les ont rôtis dans les rues. Les petits enfants, qui avaient tous de nouveaux fez et de nouvelles chaussures rouges, dansaient dans leurs chemises autour des feux, s'embrassaient, et s'exclamaient comme leurs parents: «Le Christ est ressuscité!» J'aurais pu accueillir chacun de ces enfants vers mon coeur et exulter avec eux. "Le Christ est ressuscité!" C'était touchant, beau et élevait l'âme.

On peut dire que tout était cérémonie; et on peut ajouter, certainement avec une certaine vérité, que les réjouissances exprimaient certes la satisfaction du peuple que le jeûne rigoureux soit terminé, et que maintenant ils puissent manger leur agneau et boire leur vin mais j'ose dire qu'il y avait quelque chose de plus ; c'était un véritable et sincère jubilé religieux. Le Christ était dans leurs pensées, comme sur leurs lèvres. « Le Christ est ressuscité! » C'était une assurance mutuelle d'un fait qui n'était pas vécu comm un événement du passé. Non, c'était comme s'il avait eu lieu cette nuit-là, et dans ce pays, c'était comme s'ils en avaient eu l'assurance par leur oreilles à ce moment-là, et pour la première fois.
Il y avait de la musique et de la danse partout dans la capitale, et dans chaque petite ville dans tout le royaume. Tout travail était suspendu, tout le monde ne pensait qu'au plaisir; il n'y avait que danse et joie, près du temple de Thésée et sous les colonnes de marbre de Zeus. La mandoline tintait, et les anciens se joignaient aux chants ; et dans la joie générale on entendait les mêmes paroles de bienvenue et d'adieu: « Le Christ est ressuscité! »
(version française de la source par Maxime le minime )

Faux miracle semble-t-il…

Moscow, October 26, 2017
Photo: usa.greekreporter.com

Last week we published a news piece on a story that was circulating, mainly around the Greek-language internet, about a supposed miracle in which Elder Ephraim of St. Anthony’s Monastery in Arizona appeared to prevent a plane crash after the pilot had passed out.

The story originated with The Cyprus Times newspaper, which later retracted the story, stating that it had turned out to be a false story. It seems to have been a fabrication based on a real incident that occurred on October 9, in which the pilot passed out on a flight headed for Cyprus.

We would like to clarify that there was no such incident involving Elder Ephraim, and that there were no incidents with TUS-Airways on flights from Cyprus to Israel on October 9.

mardi 24 octobre 2017

LA PRIÈRE DANS NOTRE VIE SPIRITUELLE par Geronda MOÏSE [4]

[4ème partie]

OBSTACLES À LA PRIÈRE

par Geronda MOÏSE l'Agiorite de bienheureuse mémoire



Un Ancien de la Sainte Montagne avait l'habitude de dire aux jeunes moines: «Ne laissez pas vagabonder votre esprit dans les pensées et les imaginations! » Un autre Ancien a dit: «Au-dessus de ma cellule, beaucoup d'oiseaux voleront, je ne peux pas le leur défendre, mais ce que je peux faire, c'est leur interdire de faire leur nid sur mon toit! » Saint Jean de l'Échelle dit: «Même si votre esprit est constamment distrait de votre prière, vous devez lutter sans cesse pour l’y ramener. Nous ne serons pas condamnés parce que notre attention a été distraite dans la prière, mais plutôt parce que nous n'avons rien tenté pour l’y ramener. »

Les «pensées et imaginations» dont parle le premier Ancien nous perturbent beaucoup et peuvent constituer de sérieux obstacles à la prière. Une lutte longue et difficile peut être nécessaire pour les éliminer complètement. Cela est dû au fait que, dans de nombreux cas, même si ces pensées et ces imaginations sont étrangères à notre vraie nature, elles nous sont néanmoins très familières. Elles ont établi leurs tanières en nous. Nous nous y sommes accoutumés et, de toute évidence, nous les considérons tout à fait naturelles. Quand elles viennent perturber notre prière, la concentration peut être rapidement perdue. Et il advient que ces pensées ne puissent pas nous quitter quand nous voulons qu'elles disparaissent, surtout si elles correspondent à des désirs incontrôlés en nous, si elles sont le symptôme d’une faiblesse de notre volonté. Comme nous l'avons dit, la lutte peut être longue et difficile. Soyons honnêtes et n'essayons pas de cacher ou de justifier notre faiblesse.

Il y a d'autres obstacles à la prière, nombreux et variés. Il s’agit de la tergiversation, de l’anxiété et de la douleur liée à une maladie imaginaire. Il y a aussi un malaise, la faim, la soif, la somnolence, l’impatience, les souvenirs, la fatigue. Nous pouvons nous rappeler des détails que nous pensions avoir relégués dans l'oubli, des numéros de téléphone, des paroles des Anciens, des irritations et des ennuis du passé. Tout cela peut poser des problèmes aux débutants, mais cela ne doit pas nous décourager. En outre, il y a des imaginations et des craintes démoniaques qui troublent habituellement ceux qui sont avancés dans la prière, et parfois les débutants à un degré moindre.

Plus fondamentalement, nous pouvons dire que le diable utilise notre négligence et notre inattention de sorte que le cœur, non éclairé par la vie de prière, cède à une myriade de pensées et d'imaginations vaines qui nous éloignent de l'essence de la prière. Mais nous devons garder à l'esprit ce qui est dit dans la Divine Liturgie : «Les portes, les portes, dans la sagesse, soyons attentifs! » Les portes de l'esprit et du cœur doivent être bien gardées, de sorte que l'initiateur du mal n’en prenne pas le contrôle et ne puisse entrer librement.

Il est très difficile de garder nos pensées et de les protéger contre les mauvaises théories, les tromperies démoniaques, les fausses visions. Une attention toute particulière est nécessaire ici. L’objectif de la prière n'est pas la vision de Dieu, mais l’épanchement de sa miséricorde. Un fort désir de voir Dieu peut être le début de l'erreur. Considérons nous comme indignes et incapables, comme nous le sommes certainement, et si Dieu veut nous apparaître, alors tout est bien et bon. Mais ce ne devrait pas être notre objectif préoccupant.

Il y avait une fois un ascète qui priait dans le désert et une tentation vint le troubler. S’humiliant lui-même comme d'habitude, l'ascète était tenté par la présence d'une fausse lumière. Se croyant indigne de regarder la lumière divine, et voulant fuir les fausses lumières, il enterra son visage dans le sable. La tentation disparut et une paix inexprimable remplit le cœur de l'ascète. Cette histoire illustre à quel point il faut être conscient et sobre.

Gardons-nous donc contre les entraves. Soyons courageux, comme l’ascète mentionné par saint Nil l'Ascète, qui avait été mordu par un serpent en priant. Il ne bougea pas avant d'avoir terminé sa prière. « Et celui qui a aimé Dieu plus que lui-même n'a pas été blessé du tout. »

Un incident semblable est mentionné par Palladios au sujet d'un certain moine appelé Elpidios. Il a été piqué par un scorpion mais n'a pas quitté sa position de prière non plus.

Une caractéristique de l'homme contemporain, qui est plutôt décontracté à certains égards, est un fort sentiment d’urgence, et une grande impatience. Il désire obtenir beaucoup, rapidement et sans grand effort. L'impatience qui le possède l’incite à se dépêcher dans le domaine même de la prière ; Il veut des résultats immédiats, ici et maintenant. Il veut récolter des fruits avant même de semer. Sans une goutte de sueur, il attend des miracles, des visions et des révélations. De tels désirs, purs mais naïfs, de l'homme contemporain, qui, malgré sa folie, ne cesse de désirer Dieu, sont exploités de façon effrayante et dangereuse par les nombreux loups travestis en brebis qui ont infiltré le troupeau spirituel du Christ.

(Version française de Maxime le minime de la source)


À suivre

dimanche 22 octobre 2017

La guerre spirituelle - Geronda Ephraim de Philotheou et de l'Arizona

Geronda Ephraim de Philotheou et de l'Arizona

Par jonGreek | Publié le 26 décembre 2013



L'archimandrite Ephraïm de Philothée (communément connu sous le nom de Ephraïm, parfois orthographié Ephrem, connu dans le monde sous le nom de Ioannis Moraitis) est un archimandrite et ancien abbé du monastère de Philothéo sur le Mont Athos, guide spirituel de plusieurs monastères sur le Mont Athos et en Grèce. de plusieurs monastères aux États-Unis. Il réside en Arizona au monastère orthodoxe grec de St. Antoine.

Geronda Ephraim a été hiéromoine pendant près de 60 ans et a servi comme ancien pendant plus de 50 ans. Il a été disciple de Joseph l’Hésychaste du Mont Athos et a vécu dans l'obéissance monastique à son Père spirituel pendant 12 ans jusqu'au repos de son Ancien en 1959.

Jeunesse

Geronda Ephraïm est né en 1927 à Volos, en Grèce, le jour de la Nativité de Saint Jean-Baptiste, et a reçu au baptême le nom de Jean (Ioannis). Il a grandi dans la pauvreté et a aidé son père au travail, mais a toujours essayé d'imiter la vie pieuse de sa mère Victoria (qu'il a plus tard tonsurée religieuse avec le nom de moniale de Theophano). Il a commencé à désirer la vie monastique vers l'âge de 14 ans, mais il n'a reçu la bénédiction de son père spirituel pour partir et de devenir moine qu'à l'âge de 19 ans.

Un jour, juste un mois avant qu'il ne quitte le monde, ses amis ont décidé de rendre visite à l'ancien Joseph l’Hésychaste. Ioannis n'avait aucun cadeau valable à leur confier pour l’ancien, alors il a envoyé un sachet de vermicelles avec une note écrite. En déballant les cadeaux, Geronda Josephs’est écrié : « Cet enfant deviendra moine ici ». Quand les amis de Ioannis sont revenus et lui ont dit ces paroles, il ne les a pas retenues — il n'avait aucune idée de sa future vie monastique et n'avait aucune bénédiction du père spirituel.

Quand Ioannis était un petit bébé, sa mère a eu une vision et a compris qu'il deviendrait un moine à l’Athos. Alors elle l’a préparé toute sa vie, conservant toujours cette vision dans son esprit, et quand il a eu 19 ans, elle a finalement décidé de l'envoyer à l'ancien Joseph. Et à ce moment-là, sonpère spirituel ne s'y est pas opposé non plus.

Vie monastique

Le 26 septembre 1947, Ioannis est arrivé au sur la Sainte Montagne au skite de Sainte Anne. Joseph a appris qu'il était arrivé du saint patron de Ioannis et de la kelia de Joseph, Saint Jean-Baptiste. Comme le rappelle l'ancien Ephraïm dans son livre, il rencontré l’ancien Arsenios sur la jetée qui lui a dit: «Es-tu Iannakis de Volos ? — Oui, comment me connais-tu? — Joseph l’a appris du Précurseur. Il lui est apparu aujourd'hui et lui a dit : Je t’ai apporté une brebis, mets-la dans ton enclos. »

Alors Ioannis est devenu un disciple de Joseph l'Hésychaste qui l'a tonsuré en 1948 et lui a donné le nom d'Ephraïm. Éphraïm a ensuite été ordonné diacre, puis prêtre. La vie dans la fraternité sous Joseph était très austère et ascétique, et Éphraïm fit de grands progrès spirituels sous la direction de son saint Ancien.

Dans son livre, Geronda Ephraim remercie l’Ancien Joseph pour son enseignement sévère mais très efficace. Ce n’est qu’après avoir quitté le monde, que P. Ephraim a pris conscience de son orgueil. Dans le monde, il vivait une vie chaste et pieuse et avait une haute idée de lui-même. Ce n’est qu’avec Joseph l'Hésychaste qu’il a commencé à le percevoir, surtout quand l'ancien a fait des commentaires sur son comportement. Pendant 12 ans, Ephraïm n'entendit son nom de l'Aîné que deux fois - toutes les autres fois il n'utilisait que des surnoms oeu élogieux. Mais derrière son dos, l'Ancien le bénissait constamment - Ephraïm l’a appris plus tard d’autres personnes. Aussi pendant la confession des pensées, l’Ancien Joseph ne lui parlait jamais avec brusquerie. Il lui décrivait en détail l'origine de ses pensées et de ses erreurs, alors Éphraïm pensait que l’Ancien le connaissait mieux que lui-même.

Après le repos de Joseph l'Hésychaste en 1959, Geronda Ephraïm a continué à vivre dans l'ascèse pendant de nombreuses années jusqu'à ce qu'il devienne l'higoumène du saint monastère de Philotheou en 1973, où il a été capable de ranimer la vie spirituelle en peu de temps. Grâce à la réputation de l’Ancien Ephraïm la fraternité du monastère s'est développée rapidement. Le conseil du mont Athos demanda alors à P. Ephraïm de ranimer et d'agrandir plusieurs autres monastères du mont Athos, dont le nombre de moines diminuait. Ces monastères étaient Xeropotamou, Konstamonitou et Karakallou. On lui a également été demandé de repeupler la Grande Laure, mais il a refusé. Ces monastères sont toujours sous sa direction spirituelle aujourd'hui. Avec les monastères sur le Mont Athos, il y a plusieurs autres monastères en Grèce sous la direction spirituelle d'Ephraïm, y compris le monastère de Saint Jean le Précurseur à Serres, celui de la Panagia Hodegetria à Portaria (Volos), et celui de l'Archistatège Michaël, un ancien métochion de Philotheou sur l'île de Thasos.

En 1979, Père Ephraïm est tombé malade et a dû être opéré. Ensuite, ses enfants spirituels du Canada ont offert de faire l'opération au Canada. L'aîné a donné son accord et l'opération a été réussie. Pendant plus d'un mois, Geronda Ephraïm est resté en Amérique et a rencontré des représentants de la communauté grecque. Il a appris que la vie spirituelle dans les cercles grecs avait été perturbée, que les gens restaient longtemps sans confession et avec des péchés graves, prenaient la communion sans y être préparés, ne gardaient pas les canons de l'Église. Ils avaient oublié la vie pieuse orthodoxe, les traditions nationales grecques et s’étaient habitués à une vie vicieuse.

Le Père Ephraïm a décidé d'aller de plus en plus souvent en Amérique. Il a d'abord visité le Canada : Toronto, Vancouver, Montréal, puis il a été invité aux États-Unis. En fin de compte, le conseil de la Montagne Sainte l'a averti qu'il ne pouvait pas continuer ainsi et qu’il devait choisir : soit la Sainte Montagne, soit l'Amérique. L'Ancien a commencé à prier et il lui fut révélé que sa place était en Amérique. Il a ainsi décidé de déménager aux États-Unis — pour le soin spirituel de son troupeau et le renouveau de la vie spirituelle dans les communautés grecques de l'Amérique du Nord.

Au début, le Synode de l'Archidiocèse du Patriarcat œcuménique en Amérique s’y est opposé et Ephraïm a dû demander l'aide de l’Église Russe Hors Frontières (ROCOR). Comme le rappelle Geronda Ephraïm, « J'ai été reçu ici avec beaucoup d'amour et de compréhension. ». Un an plus tard, sous le patronage personnel du Patriarche de Constantinople, le problème de la juridiction a été résolu. Père Ephraïm est retourné avec les honneurs à son église mère et a eu le droit de fonder des monastères au Canada et aux États-Unis. Il a ainsi par la suite fondé 17 monastères à travers l'Amérique du Nord, toujours après avoir reçu la permission de chaque évêque grec de la région.

Le premier monastère qui a été établi par l’Ancien Ephraim a été celui de la Nativité de la Mère de Dieu en Pennsylvanie, près de la ville de Pittsburgh. Le monastère principal porte le nom de Saint Antoine le Grand et est situé au milieu du désert de Sonora en Arizona. Ici l’Archimandrite Ephraïm réside la plupart du temps. Il est arrivé au désert en 1995 avec 5 moines. Il n'y avait pas d'électricité, pas d'eau, pas de matériaux de construction. Mais l'Ancien n'avait pas peur des difficultés et exhortait les frères à ne pas désespérer et à mettre leur confiance en Dieu. Il leur a dit : « Nous sommes venus pour construire l’église et le monastère et, pour notre persévérance, Dieu bénira notre travail. » Bientôt, les gens ont commencé à donner de l'argent et des matériaux, l'église principale a été construite en seulement 4 mois. L'ensemble du domaine a été planté de jardins d'oliviers et d'agrumes.

Aujourd'hui

Ephraïm a la réputation d'être un confesseur empli de grâce et un véritable Ancien athonite. Il a des milliers d'enfants spirituels dans le monde entier : des moines, des membres du clergé et des laïcs. Il est considéré par beaucoup comme le premier à avoir fondé un authentique monastère athonite sur le sol américain. En 2005, Geronda Ephraïm a fondé dix-sept monastères aux États-Unis et au Canada sous les archidiocèses orthodoxes grecs d'Amérique et du Canada ; cela inclut les monastères d'hommes et de femmes.

(version française de la source par Maxime le minime)




samedi 21 octobre 2017

Fête de l'cône de Notre-Dame de Kazan (nouveau calendrier)



La fête patronale du monastère de Notre Dame de Kazan
La fête de l'icône miraculeuse Notre Dame de Kazan à l'église orthodoxe de Moisenay sera célébrée cette année le dimanche 22 octobre. Divine Liturgie à 10h suivie des agapes?

Tropaire de l'Icône Notre-Dame de Kazan, Ton 4

Toi qui nous protèges de tout cœur, Mère du Seigneur tout puissant,
intercède auprès de ton Fils, le Christ notre Dieu en faveur de nous tous,
et fais que nous trouvions le salut, nous qui accourons sous ta puissante protection.
Dame souveraine, protège-nous tous, nous qui, dans le malheur l'affliction,
la maladie et sous le poids de tant de péchés,
avec tendresse te prions devant ton icône immaculée,
avec larmes, le cœur contrit, fais reposer notre irréversible espérance sur toi :
accorde-nous la délivrance de tout mal, [et] tout ce qui nous est utile et sauve-nous,
Vierge Mère de Dieu, car tu es pour tes serviteurs la divine protection.


Kondakion de la Fête de l'Icône Notre-Dame de Kazan, Ton 8

Accourons, fidèles, vers ce havre de sérénité, la protection de la Vierge,
son aide empressée, le prompt salut qu'elle nous offre avec ardeur.
Hâtons-nous vers la prière, empressons-nous vers le repentir,
car la très Sainte Mère de Dieu fait jaillir sur nous la miséricorde qui ne tarit pas,
avec prévenance, elle vient à notre secours,
elle délivre de grands malheurs et d'immenses calamités ses serviteurs
qui bien lui plaisent et cultivent la crainte de Dieu.


Еrmitage de Notre Dame de Kazan

Archevêché des Églises orthodoxes russes en Europe occidentale
Adresse de l’ermitage ('skite' en russe) en l’honneur de l’icône de la Vierge de Kazan :
D 126 - 2, Chemin du moulin de la Roue
77950 Moisenay-le-Grand
Langues principales de célébration : français / slavon
Calendrier suivi : nouveau calendrier
Fréquence des célébrations :Heures et Liturgie à 10h tous les dimanches.
La fête de l’ermitage en l’honneur de l’icône de la Vierge de Kazan
a lieu le 8 (21) juillet et le 22 octobre (4 novembre).

L'ERHF rassemble des documents pour la canonisation de Frère José Muñoz-Cortes


New York, le 18 octobre 2017

Frère José tenant l'icône de Montréal, entre St. John de San Francisco et le P. Seraphim Rose. Fresque, paroisse de Moscou . 

L'Église orthodoxe russe hors frontières est actuellement en train de rédiger et de rassembler des documents pour la canonisation éventuelle du Gardien de l'icône de la Mère de Dieu d'Iveron
Bien qu'il n'y ait pas de plans pour sa glorification dans un proche avenir, le métropolite Hilarion (Kapral), le premier hiérarque de l'Église orthodoxe russe en dehors de la Russie, a rapporté dans un récent entretien avec RIA-Novosti.

"Selon le Métropolite, le Synode EORHF n'a, pour l'instant, pas décidé de le glorifier, car il faudra du temps pour étudier et rassembler les documents nécessaires.
Le Synode s'oppose à une décision hâtive: même saint Jean de Shanghaï et San Francisco n'a pas été glorifié depuis longtemps, sa canonisation a eu lieu plus de 20 ans après son repos. Beaucoup de hiérarques ont même dit que plus de temps devrait se passer"  a ajouté  Vladyka Hilarion.

Le primat  a aussi parlé des célébrations  qui  auront lieu en l'honneur de l'anniversaire du martyre du Frère José à la fin d'octobre au monastère de la Sainte Trinité à Jordanville, NY. On s'attend à ce que des milliers de personnes venant des États-Unis et du Canada participent au pèlerinage traditionnel sur sa tombe devant le catholicon du monastère. L'icône miraculeuse hawaïenne d'où sourd du myrrhon qui est une plus petite réplique de l'icône de la Toute Saint Mère de Dieu d'Iviron que Frère José a gardé jusqu'à sa mort, sera également présente pour la célébration.

Le métropolite Hilarion, qui dirigera la célébration, a dit qu'il connaissait bien Fr. José. "Le Seigneur lui a donné une merveilleuse obéissance comme gardien de l'icône myrhoblite de Montréal : pendant de nombreuses années, il l'a apportée aux paroisses russes dans le monde entier, et il a accomplit cette difficile obédiencee avec amour et patience." a dit le métropolite Hilarion.

***

Fr. José Muñoz-Cortes, un chilien converti à l'Orthodoxie dans l'église orthodoxe russe en dehors de la Russie à Montréal, au Canada a été brutalement assassiné à Athènes dans la nuit du 31 octobre 1997.

Pour une biographie plus complète de Fr. José et un récit de ses derniers jours, voir les articles de Claude sur son blog Orthodoxologie

L'Ancien Ephraïm empêche miraculeusement un accident d'avion

Larnaca, Chypre, 19 Octobre 2017

Photo: elderephraimarizona.blogspot.ru
Des rapports ont été publiés en grec et en anglais à propos d'un miracle récent de l'ancien Ephraïm (Moraitis) du monastère Saint-Antoine de Florence, AZ. Selon les informations rapportées, l'ancien, abbé du monastère athonite de Philotheou, est apparu miraculeusement pour empêcher un accident d'avion sur un vol de Larnaca, (Chypre) à Haïfa, (Israël).
L'incident s'est produit le 9 octobre, lorsqu'un avion du vol TUS-Airways a commencé à montrer des problèmes de moteur environ 10 minutes avant l'atterrissage à Haïfa. Le pilote chypriote, Panagiotis, s'est évanoui, mais s'est éveillé avec la sensation de deux mains chaudes qui s'étaient emparé du pilotage de l'avion. Les passagers étaient dans la panique, à l'exception d'un moine Archimandrite, Andrea de Nazareth, qui priait silencieusement la prière de Jésus sur son komboskini. L'avion a atterri en toute sécurité, et le pilote, embrassant respectueusement  la main du père Andrea et visiblement ébranlé, a demandé ce qui était arrivé à l'autre prêtre qui était assis à côté de l'archimandrite. Père Andrea a répondu que personne n'avait été assis à côté de lui. «Il y avait un ancien, petit , très maigre, à la barbe blanche qui tenait mes mains, a insisté le pilote. C'est lui qui nous a sauvés!
»
L'archimandrite a alors montré au pilote une photo de Père Ephraim d'Arizona, et il était stupéfait, en réalisant que c'était l'homme qui avait sauvé l'avion et tout le monde à bord.

Les 17 monastères fondés par Geronda Ephraim en Amérique du Nord






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