jeudi 29 octobre 2015
RÉINFORMATION : par Philippe de Villiers sur Tv Libertés
C’est à TVLibertés que Philippe de Villiers a consacré son plus long entretien après la parution de son livre best-seller intitulé « Le moment est venu de dire ce que j’ai vu ».Débarrassé de son statut d’homme politique, il parle sans filtre, sans volonté de plaire mais avec la ferme intention de convaincre. Le message qu’il assène avec la force d’un dissident doit être écouté et…entendu.
lundi 26 octobre 2015
Qu’est-ce que la nation ? Qu’est-ce que la patrie ?
Une nation est d’abord une réalité ethnique avant d’être une réalité politique. L’étymologie de nation (natio, en latin, du verbe nascere, ”naître”) renvoie à la terre de naissance, la terre-mère, celle des ancêtres. Elle a donc une dimension d’enracinement biologique, historique, géographique et culturel – mais non pas idéologique. Sa traduction en grec – ancien et moderne – est d’ailleurs ethnos, ce qui se réfère à un apparentement dans une mémoire et une lignée, et ce qui suppose une homogénéité. C’est pourquoi une trop grande immigration détruit une nation en abrogeant son caractère ethnique et donc sa cohérence et son empathie naturelle.
Aristote, à ce propos, estimait qu’une Cité (polis) doit être ethniquement homogène, ce qui est le fondement de la paix civile, de la connivence des valeurs (philia). Autrement, explique-t-il, une Cité rendue hétérogène par l’immigration étrangère est vouée à la dictature – pour établir de force la cohésion – ou à la guerre civile endémique. Si la notion de patrie (enracinée et ethnique) connaît un tel désaveu, la responsabilité en incombe en partie à l’Allemagne nazie qui a extrémisé les principes nationaux et ethniques en les défigurant dans une ubris criminelle. Le nazisme a dévoyé, neutralisé, diabolisé l’idée de nationalisme en Europe.
La responsabilité intellectuelle en incombe à Herder et à Fichte, deux philosophes allemands du début du XIXe siècle, qui ont largement inspiré le pangermanisme belliciste, catastrophique pour l’Europe, de l’empereur Wilhelm II et de Hitler. Fichte dans son célèbre Discours à la nation allemande (1807), non dépourvu de paranoïa, développe l’idée que le peuple allemand est intrinsèquement supérieur à tous les autres peuples européens parce qu’il a échappé à la romanisation et qu’il possède seul une ”âme culturelle” originelle. Cette thèse absurde, issue d’une frustration face à la France napoléonienne et d’un complexe allemand d’infériorité – transformé en complexe de supériorité schizophrénique– a donné lieu au nationalisme allemand des deux guerres mondiales, qui, par son extrémisme, a diabolisé et détruit tout sentiment ethno-national non seulement en Allemagne mais dans les autres pays européens, dont la France (Le IIIe Reich et son souvenir, son ubris, ses crimes et sa défaite ont provoqué chez le peuple allemand une implosion, une délégitimation de toute idée nationale et patriotique).
Cependant la fameuse ”crise des migrants réfugiés” (pseudo réfugiés à 90%), qui n’est que l’aggravation spectaculaire du processus d’immigration invasive et colonisatrice, ressuscite ce sentiment ethno-national chez les classes populaires européennes, sentiment totalement absent chez les dirigeants, uniquement préoccupés d’affairisme politicien. Cette situation peut déboucher sur un incendie incontrôlé.
Qu’elle soit française ou étendue à une ”nation européenne”, ou appliquée à Israël et à bien d’autres, l’idée de nation suppose quatre ingrédients :
1) une homogénéité ethnique et culturelle globale où les différences sont bien moindres que les ressemblances (ce qui en exclut totalement les musulmans, appartenant à leur umma) ;
2) le sentiment d’appartenance à une patrie commune enracinée dans l’histoire, formant en gros un même peuple qui se définit et se perçoit comme différent des autres et se sentant potentiellement opposé à eux (Carl Schmitt et ©ont bien montré que toute identité ethnique ou politique ne peut se construire que contre un ennemi. Le positif interagit avec le négatif. On peut le déplorer, mais la psychologie humaine est ainsi faite) ;
3) l’existence de frontières parfaitement définies et protégées ;
4) la réalité d’un État, fédéral ou centralisé, peu importe, souverain et indépendant, qui protège et assure la préférence nationale, notion centrale qui discrimine légalement l’étranger par rapport au citoyen.
L’idée ”européenne” des dirigeants actuels, même fédéraliste, ne vise absolument pas ce modèle (supra)national qu’on pourrait appeler les Etats-Unis d’Europe. Elle recherche l’abolition des fondements ethno-nationaux des peuples européens et, plus grave, l’abolition de l’européanité elle-même. LIRE l'intégralité de l'article ICI
dimanche 25 octobre 2015
Réinformation : G. Chiesa sur le vol MH-17 : voilà les images du missile BUK-1 ukrainien
Giulietto Chiesa nous apprend que la veille de la tragédie du vol malaisien MH-17 abattu le 17 juillet 2014, une batterie de missiles BUK-1 contrôlée par l'armée ukrainienne a été filmée par la télévision ukrainienne exactement dans la zone où l'avion civil a été abattu. Les preuves d'une manipulation généralisée n'ont jamais été aussi nombreuses dans cette affaire qui a donné lieu aux sanctions économiques contre la Russie, sans qu'aucune preuve de son implication ne soit jamais apportée.
vendredi 23 octobre 2015
RUSSOPHILE FRANÇAISE : Théodore-Joseph-Napoléon Jacques, dit Napoléon Jacques, sculpteur
Théodore-Joseph-Napoléon Jacques, dit Napoléon Jacques, né le 12 mai 1804 à Paris où il est mort le 29 mars 1876, est un sculpteur français.
On sait peu de choses sur son activité artistique si ce n’est qu’il a travaillé pendant 25 années, entre 1833 et 1858, en Russie et principalement à Saint-Pétersbourg. En 1841, il a été chargé de créer un monument à Pierre le Grand, érigée dans la ville portuaire de Kronstadt. Pendant son séjour en Russie Jacques a travaillé avec la fonderie Felix Chopin à Saint-Pétersbourg jusqu'en 1858.Il est l’auteur du monument en bronze du tsar Pierre le Grand à Cronstadt, daté de 1842
Il y a aussi réalisé de nombreuses petites figures en bronze de métiers populaires, comme Le Forgeron, Le Charpentier…
Rentré en France, il obtient une médaille d’honneur au Salon des artistes français de 1861.
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Cette statue représente un guerrier prêt au combat en cotte de mailles et en tunique blanche traditionnelle. Il est équipé des cartouchières (газырс) typiques du costume national. Il est certainement un membre de l'armée impériale russe. Cette combinaison inhabituelle suggère que c'est le portrait d'un individu spécifique |
Détail du Monument au tsar Pierre le Grand à Cronstadt
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Forgeron russe |
Il est l'auteur du bas-relief ornant la sépulture de sa mère, au cimetière du Père-Lachaise (27e division), représentant une jeune pleureuse drapée à l'antique. L’artiste y est également inhumé7.
(sources diverses dont wiki)
mardi 20 octobre 2015
L'UNESCO N'A AUCUN DROIT DE CÉDER DES ÉGLISES SERBES À ÉTAT ISLAMIQUE AU KOSOVO
Belgrade, le 20 Octobre 2015
L'Association des familles des Serbes enlevés et assassinés au cours des affrontements dans le Kosovo-Metohija (Kim) a envoyé une note aux organes de l'UNESCO, lundi, les avertissant qu'ils ne possèdent pas le droit de remettre des églises et des monastères orthodoxes serbes à l'État islamique sous la protection de l'armée terroriste de libération du Kosovo (UCK).
Dans un communiqué aux médias, l'Association a déclaré que l'UNESCO serait sinon responsable du déplacement collectif de Serbes qui vivent au Kosovo-Metohija en tant que gardiens de leurs lieux saints.
Les Serbes n'auront alors plus une seule raison de rester dans leurs foyers et de continuer à vivre dans un «Etat islamique en ayant leurs lieux siècles saints orthodoxes multiséculaires "protégés" par l'UCK criminel.
Les familles des victimes serbes au Kosovo-Metohija ont l'obligation de lutter pour la justice au nom de tous les Serbes tués depuis 1389 jusqu'à ce jour, précise le communiqué.
20/10/2015
lundi 19 octobre 2015
Télépathie avec Internet comme média de transmission
Relation de cerveau à cerveau sur le mode télépathique
par Jean-Paul Baquiast - 26/09/2015
Des chercheurs de l'Université de Washington viennent de
publier (voir référence ci-dessous) les résultats
d'une expérimentation permettant à deux interlocuteurs
distants de communiquer de cerveau à cerveau en utilisant
Internet comme media de transmission. Cette réalisation a
permis d'améliorer une expérience précédente
datée de 2013.
Chaque participant est équipé d'un casque d'EEG (électro-encéphalographie) enregistrant directement les ondes cérébrales correspondant à des échanges simples entre cerveaux sur le mode question-réponse. Le casque, rappelons-le, n'est pas invasif. L'échange n'exige donc pas l'implantation d'électrodes intracrâniennes, comme cela était nécessaire il y a quelques années.
Chaque participant est équipé d'un casque d'EEG (électro-encéphalographie) enregistrant directement les ondes cérébrales correspondant à des échanges simples entre cerveaux sur le mode question-réponse. Le casque, rappelons-le, n'est pas invasif. L'échange n'exige donc pas l'implantation d'électrodes intracrâniennes, comme cela était nécessaire il y a quelques années.
Si
A perçoit une lumière émise en face de lui,
il répond à la question de B (Vois tu une lumière
?) par oui ou non. La question générée par
le cerveau de B, sans aucun appel à un mode d'expression
verbale ou gestuelle, est recueillie par l'EEG de B sous forme d'ondes
cérébrales. Ces ondes sont alors transmises par un
câble internet à l'EEG de A, puis au cerveau de A.
Le cerveau de A perçoit immédiatement la question,
au reçu des ondes cérébrales provenant du cerveau
de B. Le cerveau de A formule immédiatement la réponse
à la question, laquelle en retour est transmise via les EEG
au cerveau de A.
Cet échange se fait sur le mode télépathique. Il n'est même pas nécessaire que A et B formulent mentalement la question et la réponse sous forme de langage (question: vois-tu ?, réponse : je ne vois pas -ou je vois). Il suffit que les deux interlocuteurs les «pensent» directement, autrement dit de façon non formulée sous forme langagière.
Cet échange se fait sur le mode télépathique. Il n'est même pas nécessaire que A et B formulent mentalement la question et la réponse sous forme de langage (question: vois-tu ?, réponse : je ne vois pas -ou je vois). Il suffit que les deux interlocuteurs les «pensent» directement, autrement dit de façon non formulée sous forme langagière.
Interpréter
les ondes cérébrales
La difficulté dans ce type d'échanges consiste à interpréter les ondes cérébrales émises par les cerveaux et recueillies par les EEG. Les cerveaux fonctionnent sans interruption, transmettent des centaines de messages aux significations diverses. Il a donc fallu identifier parmi ces messages ceux correspondant à la question et à la réponse, pour transmettre d'un cerveau à l'autre les messages correspondant à la façon dont ils «pensent» effectivement la question et la réponse.
L'usage de l'Internet comme média de transmission ajoute à l'expérience un aspect spectaculaire. Les « pensées » peuvent être échangées quelle que soit la distance physique entre les deux interlocuteurs. Le phénomène désigné par le terme de «télépathie», qui n'a jamais été véritablement observé en pratique, correspond à cette fonction. Il s'agit, d'après les chercheurs, de la réalisation la plus complexe à ce jour intéressant la communication directe de cerveau à cerveau. Rappelons que, sur le mode télépathique, A et B pourraient converser, en temps réel et quelle que soit les obstacles et les distances les séparant.
Inutile de préciser les nombreuses applications que recevra cette première expérimentation réussie: communication entre un enseignant et un apprenant, communication entre un sujet sain et un sujet souffrant de divers troubles moteurs ou psychiques.... Il faudra seulement, pour permettre des échanges plus riches que des questions-réponses simples, continuer à déchiffrer, dans les ondes cérébrales émises par les cerveaux, celles qui correspondent aux contenus de pensée que l'on veut échanger.
La difficulté sera accrue du fait que chaque cerveau peut émettre n présence d'un phénomène identique des ondes légèrement différentes d'un interlocuteur à l'autre, même si dans l'ensemble les aires cérébrales de personnes provenant de milieux sociaux voisins soient en principe, globalement normalisées.
La difficulté dans ce type d'échanges consiste à interpréter les ondes cérébrales émises par les cerveaux et recueillies par les EEG. Les cerveaux fonctionnent sans interruption, transmettent des centaines de messages aux significations diverses. Il a donc fallu identifier parmi ces messages ceux correspondant à la question et à la réponse, pour transmettre d'un cerveau à l'autre les messages correspondant à la façon dont ils «pensent» effectivement la question et la réponse.
L'usage de l'Internet comme média de transmission ajoute à l'expérience un aspect spectaculaire. Les « pensées » peuvent être échangées quelle que soit la distance physique entre les deux interlocuteurs. Le phénomène désigné par le terme de «télépathie», qui n'a jamais été véritablement observé en pratique, correspond à cette fonction. Il s'agit, d'après les chercheurs, de la réalisation la plus complexe à ce jour intéressant la communication directe de cerveau à cerveau. Rappelons que, sur le mode télépathique, A et B pourraient converser, en temps réel et quelle que soit les obstacles et les distances les séparant.
Inutile de préciser les nombreuses applications que recevra cette première expérimentation réussie: communication entre un enseignant et un apprenant, communication entre un sujet sain et un sujet souffrant de divers troubles moteurs ou psychiques.... Il faudra seulement, pour permettre des échanges plus riches que des questions-réponses simples, continuer à déchiffrer, dans les ondes cérébrales émises par les cerveaux, celles qui correspondent aux contenus de pensée que l'on veut échanger.
La difficulté sera accrue du fait que chaque cerveau peut émettre n présence d'un phénomène identique des ondes légèrement différentes d'un interlocuteur à l'autre, même si dans l'ensemble les aires cérébrales de personnes provenant de milieux sociaux voisins soient en principe, globalement normalisées.
Abstract
We present, to our knowledge, the first demonstration that a non-invasive brain-to-brain interface (BBI) can be used to allow one human to guess what is on the mind of another human through an interactive question-and-answering paradigm similar to the “20 Questions” game. As in previous non-invasive BBI studies in humans, our interface uses electroencephalography (EEG) to detect specific patterns of brain activity from one participant (the “respondent”), and transcranial magnetic stimulation (TMS) to deliver functionally-relevant information to the brain of a second participant (the “inquirer”). Our results extend previous BBI research by (1) using stimulation of the visual cortex to convey visual stimuli that are privately experienced and consciously perceived by the inquirer; (2) exploiting real-time rather than off-line communication of information from one brain to another; and (3) employing an interactive task, in which the inquirer and respondent must exchange information bi-directionally to collaboratively solve the task. The results demonstrate that using the BBI, ten participants (five inquirer-respondent pairs) can successfully identify a “mystery item” using a true/false question-answering protocol similar to the “20 Questions” game, with high levels of accuracy that are significantly greater than a control condition in which participants were connected through a sham BBI.
Référence
Playing 20 Questions with the Mind: Collaborative Problem Solving by Humans Using a Brain-to-Brain Interface
We present, to our knowledge, the first demonstration that a non-invasive brain-to-brain interface (BBI) can be used to allow one human to guess what is on the mind of another human through an interactive question-and-answering paradigm similar to the “20 Questions” game. As in previous non-invasive BBI studies in humans, our interface uses electroencephalography (EEG) to detect specific patterns of brain activity from one participant (the “respondent”), and transcranial magnetic stimulation (TMS) to deliver functionally-relevant information to the brain of a second participant (the “inquirer”). Our results extend previous BBI research by (1) using stimulation of the visual cortex to convey visual stimuli that are privately experienced and consciously perceived by the inquirer; (2) exploiting real-time rather than off-line communication of information from one brain to another; and (3) employing an interactive task, in which the inquirer and respondent must exchange information bi-directionally to collaboratively solve the task. The results demonstrate that using the BBI, ten participants (five inquirer-respondent pairs) can successfully identify a “mystery item” using a true/false question-answering protocol similar to the “20 Questions” game, with high levels of accuracy that are significantly greater than a control condition in which participants were connected through a sham BBI.
Référence
Playing 20 Questions with the Mind: Collaborative Problem Solving by Humans Using a Brain-to-Brain Interface
dimanche 18 octobre 2015
Par les prières de ses saints Pères, Dieu sauve la Russie !
Saints hiérarques thaumaturges Pierre, Alexis, Jonas Philippe et Hermogène, métropolites et protecteurs célestes de la ville de Moscou, intercédez par vos prières pour la Russie.
Nous honorons votre sainte mémoire.
Priez pour nous tous orthodoxes le Christ notre Dieu.
vendredi 16 octobre 2015
St Paul notre maître - le nourricier de nos prières, de notre théologie, de notre ecclésiologie
Éphésiens 4
"11C’est lui qui a donné les uns comme apôtres, les autres comme prophètes, les autres comme évangélistes, les autres comme bergers et enseignants. 12Il l’a fait pour former les saints aux tâches du service en vue de l’édification du corps de Christ, 13jusqu’à ce que nous parvenions tous à l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à la maturité de l’adulte, à la mesure de la stature parfaite de Christ. 14Ainsi, nous ne serons plus de petits enfants, ballottés et emportés par tout vent de doctrine, par la ruse des hommes et leur habileté dans les manœuvres d’égarement. 15Mais en disant la vérité dans l’amour, nous grandirons à tout point de vue vers celui qui est la tête, Christ. 16C’est de lui que le corps tout entier, bien coordonné et solidement uni grâce aux articulations dont il est muni, tire sa croissance en fonction de l’activité qui convient à chacune de ses parties et s’édifie lui-même dans l’amour. "
lundi 12 octobre 2015
À l'intérieur de la Cathédrale de la Résurrection à Rostov la Grande… loin de tout souci du monde.
Une artiste fait une copie de l'icône de l'Ange Gardien sur une fresque d'une galerie de la cathédrale de la Résurrection. La cathédrale à cinq coupoles a été construite par le métropolite Iona Sisoyevich dans le Kremlin de Rostov en 1670. Plus tard, son intérieur a été recouvert avec de belles fresques bien préservées.
samedi 10 octobre 2015
De Wall Street au monastère
Un ancien courtier de Wall Street a troqué Manhattan pour un
monastère en Bulgarie pour devenir un moine orthodoxe .
Hristo Mishkov, 32 ans, a eu une carrière réussie en tant
que courtier sur le Nasdaq à la Bourse de New York jusqu'à ce qu'il décide de
tout abandonner pour revenir à sa Bulgarie natale .
Échanger des costumes sur mesure et des chaussures chères
pour un rason et des sandales, Frère Nikanor – c’est sous ce
nom qu’on le connaît maintenant – croit que
Wall Street et la City méritent tout ce
qu'ils obtiennent avec cette crise du crédit qui mord plus profondément et ce
système financier mondial qui s’effondre.
Frère Nikanor conseille à ces anciens collègues de mettre un pot avec de la terre sur leur bureau pour leur rappeler où nous allons tous et ce qui compte dans la vie.
Tandis que les banques occidentales se replient l’une dans l’autre comme des tickets froissés et que les commentateurs décrivent la crise actuelle comme le dernier souffle du capitalisme moderne, Hristo Mishkov, offre quelques vérités.
Son histoire ressemble partiellement à celui de Frère Ty , le personnage moine - magnat de la satire publiée en 1998 « Dieu est mon courtier» par les écrivains américains Christopher Buckley et John Tierney - il a abandonné Wall Street et est devenu moine.
Mais 10 ans plus tard, les similitudes s’arrêtent là : le Bulgare qui a eu une brillante carrière de courtage, n'écrit pas de manuels pour donner des recettes pour s’enrichir. Son objectif est plutôt le bonheur.
Son intérêt pour les marchés financiers a commencé sous le communisme dans les années 1980, quand lui et d’autres enfants ont créé leur propre jeu de stock exchange dans le sous-sol de leur résidence à Sofia.
Il y a cinq ans, après avoir échoué à trouver le bonheur dans la vie qui était la sienne, le chrétien orthodoxe qui enfant ne pratiquait pas a quitté le marché financier de New York pour un monastère bulgare délabré qui servait autrefois de camp de travail communiste .
Conservant un luxe – un téléphone mobile, qui le relie à la fois avec des donateurs potentiels et d’anciens collègues de négociation – il a apporté de la rigueur de son expérience de courtage à sa foi.
Il a contribué à lever des centaines de milliers de levs (dollars) pour reconstruire le monastère - une tâche difficile dans un pays où la charité ne fait pas partie de la mentalité et où la construction de centres commerciaux et de terrains de golf est une priorité.
« Beaucoup de gens ... dans le monde ne réalisent pas qu'ils n'ont pas gagné la nourriture qu'ils mangent, qu'ils prennent sans donner », a déclaré Mishkov . « Mais si quelqu'un consomme plus que ce qu'ils a gagné, cela signifie que quelqu'un d'autre meurt de faim.
« Il est juste de voir des gens, qui consomment
plus que ce qu'ils méritent, ruinés par une crise financière de temps à autre,
et souffrir afin qu'ils puissent devenir plus raisonnables. »
Être un trader a rarement été plus traumatisant : placer des paris sur des décisions politiques avec des milliards de dollars pour sauver des banques qui, par leur éventuelle faillite, pourraient signifier beaucoup plus qu'un mauvais jour pour vous-même ou vos collègues, mais aussi mettre en péril les moyens de subsistance.
Certains ont trouvé du réconfort dans la religion, d'autres dans l’humour, mais quelques-uns s’effondrent. Les enquêtes montrent que les traders déclarent plus de stress et chaque nouvelle faisant part d'un suicide de trader suggère que la pression pourrait bien être trop forte.
« Nous recherchons toujours le bonheur dans le monde extérieur, dans les choses matérielles, qui nous rendent constamment insatisfaits , en colère contre nous-mêmes et le monde » déclare Mishkov , qui dégage un sentiment de tranquillité , d'intelligence et d'humour.
« La cupidité et la marchandisation de nos vies ont atteint le point où les gens ont été transformés en produits - même leur santé peut être échangée comme une action » dit-il.
«Nous avons très rapidement perdu forme humaine, nous sommes devenus des bêtes ... Il n'y a personne sur qui compter à qui l’on puisse dire « Hé ! Voisin ! Viens m'aider.Il viendra peut-être, mais exigera un paiement en retour. »
Maintenant Frère Nikanor se lève à l'aube pour s’occuper d’un
troupeau de buffles du monastère de Tsurnogorski fondé au XIIème
siècle, niché entre les collines à l'ouest de la capitale, Sofia. Le régime communiste qui avait interdit la religion l'avait transformé en un camp de travail, puis en camp de pionniers pour enfants et en ferme d'élevage. Mishkov travaille dur chaque jour à la traite de bufflonnes et à la construction de murs de pierre. Il dit qu'il n'est pas contre les riches, mais ne peut respecter que ceux qui contribuent au bien de la société, comme le fondateur de Microsoft Bill Gates par exemple.
Jeune homme Mishkov a travaillé plus de deux ans pour Karoll, l'un des principaux courtiers de Bulgarie , et il était bon dans son travail, disent d'anciens collègues.
«C’était un homme religieux et un peu ennuyeux parfois », déclare Alexandre Nikolov, directeur des marchés de capitaux internationaux à Karoll. « Quelquefois même il ne se présentait pas au travail en raison de certaines fêtes religieuses. »
Ses collègues ont été surpris quand il a décidé de devenir moine, mais Mishkov estimait que le moment était venu de s'occuper de l'âme des gens.
« Tout le monde peut être un bon courtier, mais cela n’apporte pas beaucoup d'avantages pour le monde, dit Mishkov . La religion peut aider les gens à faire face dans les périodes de stress d'aujourd'hui et leur permettre de trouver des réponses » ajoute-t-il.
Les églises dans le quartier financier de New York signalent une augmentation le mois dernier de la participation aux réunions de midi, avec beaucoup plus de personnes en costume d’hommes d'affaires que d'habitude, quand certaines des plus grandes banques d’investissement du monde se sont effondrées.
Steven Bell, économiste en chef de hedge funds GLC de Londres, a déclaré qu’il est nécessaire que les traders conservent le sens des réalités.
« Il est très important de juste vous rappeler qu'il existe là dehors un monde réel. Dans n'importe quel travail, mais surtout dans les marchés financiers, vous devez veiller à garder les pieds sur terre. » Voilà ce que Bell a déclaré à Reuters par téléphone.
Mishkov dit que cette crise devrait aussi aider à corriger une tendance mondiale dangereuse à se ruer de façon excessive vers les secteurs de services, par des gens attirés par des salaires élevés et une vie facile.
« Le lait n'est pas produit par les ordinateurs, le pain ne provient pas d'un bon Public Relation d'entreprise. Il est nécessaire de labourer, de semer et de récolter avant. » dit le moine.
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