Les lèvres mensongères font horreur à l'Éternel, tandis que ceux qui agissent avec fidélité lui sont agréables. Proverbes 12:22 «C'est ce qui sort de l'homme qui le rend impur. En effet, c'est de l’intérieur, c'est du cœur des hommes que sortent les mauvaises pensées, les adultères, l'immoralité sexuelle, les meurtres, les vols, la soif de posséder, les méchancetés, la fraude, la débauche, le regard envieux, la calomnie, l'orgueil, la folie. Toutes ces choses mauvaises sortent du dedans et rendent l'homme impur.» Marc 7:20-23 Un témoin fidèle ne ment pas, tandis qu’un faux témoin dit des mensonges. Proverbes 14:5 « Vous, vous avez pour père le diable et vous voulez accomplir les désirs de votre père. Il a été meurtrier dès le commencement et il ne s'est pas tenu dans la vérité parce qu'il n'y a pas de vérité en lui. Lorsqu'il profère le mensonge, il parle de son propre fond, car il est menteur et le père du mensonge. » Jean 8:44 Si les paroles distinguées ne conviennent pas à un fou, les paroles mensongères conviennent d’autant moins à un noble. Proverbes 17:7 « Écarte de ta bouche la fausseté, éloigne de tes lèvres les détours ! Proverbes 4:24 Craindre l'Éternel, c'est détester le mal. L'arrogance, l'orgueil, la voie du mal et la bouche perverse, voilà ce que je déteste. » Proverbes 8:13 « Pierre lui dit : «Ananias, pourquoi Satan a-t-il rempli ton cœur, au point que tu aies menti au Saint-Esprit et gardé une partie du prix du champ? […] Comment as-tu pu former dans ton cœur un projet pareil? Ce n'est pas à des hommes que tu as menti, mais à Dieu.»Actes 5:3-4Mais pour les lâches, les incrédules, les abominables, les meurtriers, les impudiques, les enchanteurs, les idolâtres, et tous les menteurs, leur part sera dans l'étang ardent de feu et de soufre, ce qui est la seconde mort.Apocalypse 21.8

lundi 24 décembre 2012

Le coût d’un "traumatisme collectif" : la Grèce au bord de la guerre civile

« Je me demande ce que peut encore endurer cette société avant qu’elle n’explose », a déclaré Georg Pieper, un psychothérapeute allemand spécialisé dans les troubles de stress post-traumatique qui font suite à des catastrophes, de gros accidents, des actes de violences, la libération d’otage et beaucoup d’autres choses. Mais cette fois, il parlait de la Grèce.

Il a passé plusieurs jours à Athènes à donner des conférences à des psychologues, des psychiatres ou encore des docteurs sur la thérapie des traumatismes – pro bono bien évidemment, n’oublions pas que le pays est en crise. Il était par ailleurs accompagné de Melanie Mühl, journaliste  pour le quotidien allemand Frankfurter Allgemeine et auteur d'un livre sur le mensonge de la famille recomposée. Dans son rapport, elle dénonce la façon dont les “nouveaux consommateurs” en Allemagne ont été nourris par la crise en Grèce.

Il ne s’agissait « pas plus qu’une lointaine menace, quelque part à l’horizon » définie par des termes à peine compréhensibles, tels que renflouement des banques, trous de milliards d’euros, mauvaise gestion, Troïka, ou encore rachat de la dette… "Au lieu de comprendre le contexte mondial, on voit le visage grave d’Angela Merkel qui sort de limousines noires à Berlin, Bruxelles ou ailleurs, en route vers un nouveau sommet au cours duquel de nouvelles décisions concernant le sauvetage de la Grèce et donc de l’Europe doivent être prises".

Mais ce qui se passe vraiment en Grèce n’est jamais évoqué par les médias. Georg Pieper parle de ce phénomène comme d’"un formidable exploit de répression".

Et c’est ainsi qu’ils parlent de leurs découvertes qui ne peuvent pas être revêtues du jargon habituel lié au sauvetage de l’euro : des femmes enceintes courent d’hôpitaux en hôpitaux, suppliant qu’on les admette pour les faire accoucher. Mais elles n’ont pas d’assurance santé ni même d’argent, et personne ne veut les aider. Les personnes qui appartenaient à la classe moyenne ramassent désormais les fruits et légumes qui sont laissés sur le trottoir quand les marchés s’arrêtent.  

[J’ai même été témoin de ce triste ramassage à Paris ; si Melanie Mühl passait un peu de temps à regarder autour d’elle, elle verrait que cela arrive également en Allemagne. La Grèce n’est pas le seul pays où les gens, détruits par le chômage et la baisse des salaires, déploient des mesures désespérées pour arriver à manger le soir. Et les plus grandes associations de consommateurs de réagir : La "paupérisation de l’Europe".]

Déchirant, le sort des Grecs. C’est notamment le cas de ce vieil homme, qui a travaillé plus de 40 ans, et voit pourtant aujourd’hui sa retraite diminuer de moitié, à tel point qu’il ne peut plus acheter ses médicaments pour ses problèmes cardiaques. Avant d’être admis à l’hôpital, il a dû apporter ses propres draps et sa propre nourriture. Le personnel chargé du nettoyage de l’hôpital ayant été renvoyé, les docteurs et infirmières, qui ne sont plus payés depuis des mois, ont dû se charger eux-mêmes des lessives. L’établissement hospitalier s’est par ailleurs retrouvé à cours de fournitures médicales de base, notamment des gants en latex et des cathéters. Quant au nombre de suicides, il a doublé ces trois dernières années – deux tiers d’entre eux étant des suicides d’hommes.


Le « traumatisme collectif » est le terme utilisé par Georg Pieper pour décrire cette société grecque dont le fond a été sorti de dessous. "Les hommes sont particulièrement touchés par la crise" étant donné que leurs salaires ont été réduit à néant avec la disparition de leur travail assure Georg Pieper. Ils sont donc remplis de colère contre un système complètement corrompu et un gouvernement qui ne cesse de les voler et qui a causé beaucoup de mal au pays. Ils sont aussi furieux contre les politiques de sauvetages internationales dont l’argent n’a bénéficié qu’aux banques, et non pas aux personnes comme eux.

Ces hommes rabattent alors leur colère sur les membres de leur famille, et leurs fils évacuent cette haine dans les rues. Ce qui explique le nombre toujours plus important de gangs violents qui s’en prennent aux minorités. Le désir de survie est énorme chez l’homme, ce qui lui permet de surmonter des situations extrêmement difficiles. Mais pour y arriver, il a aussi besoin d’une société qui fonctionne, avec des structures réelles et des filets de sécurité. Or en Grèce, la société a été tellement creusée ces dernières années qu’elle est désormais sur le point de s’effondrer.

"Dans une situation aussi dramatique que celle vécue en Grèce, l’être humain se transforme en prédateur, ne gardant à l’esprit que sa propre survie", explique Georg Pieper. "La simple nécessité le pousse dans l’irrationalité, et dans le pire des cas, cette irrationalité peut se muer en criminalité". A ce stade, "la solidarité est remplacée par l’égoïsme" dans la société, précise-t-il.

Georg Pieper se demande donc "ce que peut encore endurer cette société avant l’explosion". La Grèce est au bord de la guerre civile, affirme-t-il, et ce n’est plus qu’une question de temps avant qu’un désespoir collectif ne se transforme en violence et ne se diffuse dans tout le pays. Simple ricochet de la politique de sauvetage de l’euro.

Tandis que la zone euro s’agite pour ne pas s’enfoncer dans la crise de la dette qui noie la Grèce et les autres pays périphériques, et que l’Union européenne s’efforce de faire front commun avec plus de gouvernance de technocrates qui n’ont pas été élus, la Suède commence à avoir des doutes : jamais l’hostilité contre l’euro n’aura été aussi grande.»
Article de Wolf Richter sur le site Atlantico.fr Wolf Richter a dirigé pendant une décennie un grand concessionnaire Ford et ses filiales, expérience qui lui a inspiré son roman Testosterone Pit, une fiction humoristique sur le monde des commerciaux et de leurs managers. Après 20 ans d'expérience dans la finance à des postes de direction, il a tout quitté pour faire le tour du monde. Il tient le blog Testosterone Pit.

vendredi 21 décembre 2012

Le christianisme, voilà l’ennemi !

 

Jusqu'il y a peu on se demandait ce qu'était l'Orthodoxie et le mot même de chrétien ne lui était même pas automatiquement associé... cela n'était pas sans avantage pour les Orthodoxes vivant en terre athéiste antichrétienne – ils pouvaient discrètement s'essayer à la vie en Christ et approfondir leurs connaissances des Pères  tandis que ceux qui découvraient enfin que le Christianisme authentique pouvait avoir d'autres origines que l'Occident et un autre goût que celui qu'ils connaissaient – désormais depuis les triomphants et pompeux 'rapprochements' des Eglises, foin de ces différences, un 'Œcuménisme' réel existe !... C'est celui qui identifie et assimilile, sans faire de détails, église romaine et église orthodoxe (considérée comme pire sans doute parce que considérée comme  plus réactionnaire,  plus archaïque, plus inféodée au pouvoir tyrannique exécré.) Voilà de quoi se réjouir pour nos hiérarques, il n'y a plus de différences... à quoi bon les dérisoires et ennuyeuses querelles byzantines d'un autre âge, les anathèmes sectaires et intolérants, les mesquines et provinciales querelles de clochers quoi !... Tout le monde dans le même sac – antichrétien, destiné à être balancé par dessus bord. Bien ! Alors il faut en prendre acte et souligner certaines réalités, par exemple celle-ci dont parle le journaliste, écrivain et anthropologue Frank Van Gaver auteur de Le Politique et le Sacré (Presses de la Renaissance, 2005)    dont voici l'article paru sur le site Causeur.fr

«Anticléricalisme : rien de nouveau sous le soleil…

 Le christianisme, voilà l’ennemi !
 La haine que suscite le christianisme a pris la dimension d’un fait de société. Marcel Gauchet le constatait il y a douze ans déjà : « La communauté catholique est la seule minorité persécutée culturellement parlant dans la France contemporaine. » Cette persistance d’une hostilité irréductible a même surpris certains milieux chrétiens qui croyaient que la disparition du cléricalisme entraînerait ipso facto celle de l’anticléricalisme. Ainsi l’historien René Rémond le déplorait : « À la vérité nous n’avons pas seulement affaire à un malentendu, mais bien à une hostilité délibérée et déclarée, une haine véritable à l’égard du christianisme en général, et des chrétiens eux-mêmes comme personnes. Certains propos qui entretiennent une culture du mépris tomberaient sous le coup de la loi s’ils visaient d’autres familles de pensée. »1

 Chassé de la vie sociale, politique et intellectuelle, à peine toléré dans un espace privé de plus en plus confiné et surveillé, le christianisme est-il à la veille d’un « nouveau martyre », selon l’expression de Jean-Paul II ? Depuis une douzaine d’années, certains signes des temps sont inquiétants.

 Ce fut l’ancien « Panzerkardinal » Ratzinger caricaturé en Hitler par les Guignols de l’Info et victime de l’hostilité sourde des médias. Ce furent les colonnes de Libération qui accueillirent régulièrement des diatribes christianophobes, en appelant même à une « opération chirurgicale antichrétienne » !

  Ce fut le harcèlement médiatique de Jean-Paul II pendant sa maladie, traité d’ « assassin » et de « plus grand criminel de temps de paix » pour ses positions en matière de morale sexuelle. Aux banderoles déployées en 1996 devant la cathédrale à l’occasion des manifestations soutenues par le réseau Voltaire et le Grand Orient de France contre son voyage à Reims – « Dieu est mort, qu’attends-tu pour le rejoindre, Jean-Paul ? » – firent écho les protestations de nos laïcards de gauche comme de droite – dont François Bayrou – contre la mise en berne des drapeaux français à sa mort, alors même que Fidel Castro décrétait à Cuba trois jours de deuil national !

 Ce fut la surexploitation hypocrite des affaires de pédophilie dans l’Eglise pendant que la révolution des mœurs banalisait l’immoralité et promouvait l’homosexualité – alors que 80% des pédophiles poursuivis en justice sont homosexuels -, pendant que la pornographie envahissait la vie quotidienne, et qu’un arsenal législatif mortifère (contraception, avortement, génétique, euthanasie…) et antifamilial (divorce, Pacs…) se mettait en place – en attendant le “mariage pour tous”.

Sur fond de loi contre l’ « homophobie » et de revendications grandissantes, les agressions « gays » contre l’Eglise ne manquèrent pas non plus. Ce furent bien sûr les provocations insultantes des travestis déguisés en religieuses ou prêtres lors des visites de Jean-Paul II en France et les accusations criminelles dont il fit l’objet, mais aussi des passages à l’acte de plus en plus répétés, comme les irruptions des « Panthères roses » et autres militants « pédés et lesbiennes en lutte contre l’ordre moral » (sic) lors de messes à Notre-Dame, jusqu’à la parodie blasphématoire de mariage à l’autel de la cathédrale avec agression physique de son recteur, le tout aux slogans de : « Benoît XVI, homophobe, complice du Sida ! » Les militants « homos » ont été à la pointe du combat mené contre la morale naturelle défendue par les catholiques comme par l’ensemble des religions et civilisations. Leurs attaques de plus en plus virulentes et relayées se sont concentrées sur la famille et le mariage, de la « Gay Pride » conçue comme « un défilé pour l’homoparentalité » jusqu’à la revendication du “mariage gay”.

Ce fut la campagne de diffamation internationale contre La Passion du Christ de Mel Gibson, et le professeur Rocco Buttiglione qui dut abandonner la Commission européenne pour cause de christianisme : « Comment pouvez-vous prétendre siéger à la commission alors que vous reconnaissez vous-même que vous êtes proche du Vatican ? », lui demanda un parlementaire lors de son audition !

Ce furent les calomnieux procès d’intention en antisémitisme de Pie XII, mais aussi à l’occasion de l’examen des causes de béatification d’Isabelle la Catholique, Pie IX et d’autres, et même Maximilien Kolbe et Edith Stein ! Ce fut l’exigence délirante de censure et de réécriture des Evangiles – antisémites, bien sûr !

Pendant ce temps, romans à la Dan Brown, films, manuels scolaires, bandes dessinées, séries télévisées véhiculaient des légendes antichrétiennes, dressant à un public crédule une vision caricaturale de l’Eglise sur le terreau d’une inculture généralisée, tandis que des « spécialistes » comme Henri Tincq, Jacques Duquesne, Jérôme Prieur et Gérard Mordillat se partagaient le monopole médiatique, où l’on vit le religieusement inculte décider du religieusement correct. Ce mélange de terrorisme intellectuel, de révisionnisme historique et de lynchage médiatique serait déjà en soi suffisamment inquiétant, s’il n’y avait pas eu en plus les lois laïques et divers dispositifs antisectes qui laissaient augurer d’interprétations et d’instrumentalisations antireligieuses : ainsi, un aumônier diocésain fut interdit de lycée public à Toulon pour cause de port de soutane.

 Ce regain d’irréligion n’est bien sûr pas monolithique et connaît des nuances. Mais il a aussi ses fanatiques et nostalgiques de la guillotine façon Michel Onfray ou Vincent Peillon, idéologues du nouvel athéisme qu’ils appellent de leurs vœux. En fait de nouveauté, leurs arguments ne sont généralement qu’une resucée enragée des vieux poncifs scientistes et des argument antireligieux les plus éculés. Le monothéisme, voilà l’ennemi ! Accumulant calomnie sur amalgame et mensonge sur approximation, ils n’en épargnent en principe aucun – le juif, le chrétien, le musulman-, en se concentrant cependant avec une étrange fixité sur le christianisme catholique, pierre philosophale rendu très sérieusement responsable de tous les maux de la Terre. Il est des degrés où l’ignorance peut devenir meurtrière. Car le vague est pire que le faux, car on peut s’opposer au faux, mais on se noie dans le vague.

La société moderne, matérialiste et relativiste, porte en elle la haine du Christ. Un antichristianisme renouvelé a pris le relais du vieil anticléricalisme pour plier l’Eglise à la discipline de la société marchande. A cet idéal qui fait de l’accumulation des biens matériels la fin même de l’existence humaine, le christianisme apporte la plus radicale des contradictions. Le ressort profond de la christianophobie, c’est la haine du Christ. La christianophobie est avant tout une christophobie.

Sommes-nous revenus au temps des catacombes, celui où les chrétiens vivaient cachés comme des chiens, cette époque de Rome où nous servions de boucs émissaires pour toutes les insanités des temps ? Jésus avait en tout cas prévenu : « Si le monde a de la haine contre vous, sachez qu’il en a eu d’abord contre moi. Si vous apparteniez au monde, le monde vous aimerait, car vous seriez à lui. Mais vous n’appartenez pas au monde, puisque je vous ai choisis en vous prenant dans le monde ; voilà pourquoi le monde a de la haine contre vous. »2  Le Pape saint Pie X le rappelait en 1911, à l’aube d’un siècle qui serait le plus riche en martyrs de toute l’Histoire : « L’Eglise est une Eglise persécutée. En fait, si l’Eglise n’était pas victime de la persécution, elle cesserait d’être l’Eglise de Jésus-Christ, et perdrait une preuve de son authenticité. »

 Le passé, le présent et l’avenir offrent ainsi largement de quoi méditer et vivre l’ultime béatitude : « Heureux serez-vous si l’on vous insulte, si l’on vous persécute et si l’on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi. »3  »

[1] Le Nouvel antichristianisme, DDB, 2005. Le Christianisme en acccusation, DDB, 2000.
[2] Jn 15, 18-19.
[3] Mt 5, 11.
                                    article de  Falk Van Gaver  publié le 18 Decembre 2012  sur le site Causeur.fr
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lundi 17 décembre 2012

Mgr Jean Yazigi, patriarche d’Antioche

قام المطران يوحنا يازجي

SUR LE SITE orthodoxie.com nous apprenons que Mgr Jean (Yazigi) a été élu patriarche d’Antioche
le 17 décembre 2012

Le métropolite Jean (Yazigi) a été élu 158e patriarche grec-orthodoxe d’Antioche et de tout l’Orient sous le nom de Jean X.

Sur Orthodoxie.com: entretien avec le métropolite Jean; vidéo de son intronisation à Paris, le 20 septembre 2008, par lepatriarche Ignace IV d’Antioche, en tant que métropolite del’Archevêché grec-orthodoxe d’Antioche en Europe.
Sources: Romfea, paroisse Saint-Ignace-le-Théophore. Photographie: Mgr Jean (Yazigi) lors d’une visite à l’Institut Saint-Serge, le 16 décembre 2008 (source).



Αξιος !

jeudi 13 décembre 2012

Témoignages de personnes nées par PMA de donneur anonyme...


François Hollande s'était engagé, lors de la campagne présidentielle, à mettre en oeuvre une grande réforme d'ici au printemps 2013, visant à assurer l'égalité des droits entre toutes et tous, quelle que soit l'orientation sexuelle. Se déroule en ce moment même la phase des auditions sur le projet de loi, qui sera présenté le 29 janvier 2013 à l'Assemblée nationale. En la matière, différentes déclarations du gouvernement arguant que l'élargissement de la procréation médicalement assistée (PMA) aux couples de lesbiennes ne faisait pas partie du projet de loi...

      Créé le 13/06/2012 à 09h02
Micro-injection par pipette d'un spermatozoïde dans un ovocyte 
Micro-injection par pipette d'un spermatozoïde dans un ovocyte / AFP

Article du 13/06/2012 Une avocate de profession de 32 ans, qui souhaite rester anonyme, sera fixée jeudi après avoir déposé une requête auprès du tribunal administratif de Montreuil. Cette femme demande des informations sur ses origines. Elle est née par insémination artificielle. Seul problème, la loi française protège l'anonymat des donneurs de sperme. La requérante s'appuie sur un texte européen pour avoir l'accord de la justice. Ecouter http://www.rtl.fr/actualites/sante/article/une-femme-nee-d-un-don-de-sperme-veut-en-savoir-plus-sur-ses-origines-7749447926#play Anne Le Henaff | 13/06/2012 - 09h20 écouter 

 ENQUETE RTL - Cette femme n'est pas la seule à avoir enclenché des démarches devant les juges

La requérante, avocate au barreau de Lyon, et qui ne souhaite pas que son nom soit rendu public, avait saisi l'administration après avoir découvert en 2009 avoir été conçue par insémination artificielle avec sperme de donneur, dans un Centre d'études et de conservation des oeufs et du sperme (Cecos).
Elle désire recueillir des informations non identifiantes sur son père biologique (âge, description, motivation du don), mais aussi savoir si son frère, né également par IAD, est issu du même donneur. Elle souhaite également que ce dernier soit contacté pour que son identité lui soit communiquée, en cas d'accord de sa part.
Outre l'accès à ces informations, elle réclame au Cecos et au CHU où elle a été conçue, ainsi qu'à l'Assistance publique des hôpitaux de Paris (AP-HP), dont dépendent ces structures, quelque 100.000 euros de dommages et intérêts, au titre du préjudice moral et médical, du fait notamment d'une "crise identitaire" qu'elle dit traverser depuis 2009.
Le don de gamètes est anonyme en France depuis son autorisation en 1973. La ministre de la Santé Roselyne Bachelot avait proposé en 2010 une levée partielle de cet anonymat, sur le modèle du Conseil national d'accès aux origines personnelles (CNAOP), créé en 2002, qui aide les enfants nés d'un accouchement sous X à connaître leurs origines.
Mais cette proposition a été rejetée par les députés et sénateurs lors de l'examen au printemps 2011 du projet de révision des lois de bioéthique. Ces derniers craignaient notamment que la suppression du principe de l'anonymat ne fasse baisser les dons. (avec AFP)

mardi 11 décembre 2012

Hymne de la Chrétienté occidentale


C'est bientôt Noël
Ce n'est ni très orthodoxe ni réellement liturgique d'un point de vue chant sacré catholique
mais 
voilà un  hymne de la Chrétienté culturelle de bon aloi
 chanté par Pavarotti de surcroît
Tout le monde se lève !

jeudi 6 décembre 2012

"Je souhaite que l’Amérique soit un agent de l’amour" par Ignace IV d'Antioche de bienheureuse mémoire

 Je souhaite que l’Amérique soit telle que nous avons l’habitude de l’aimer

Hector Rivas de LPACTV s'entretient  avec le Patriarche Ignace IV d'Antioche de bienheureuse mémoire avant son décès, sur son point de vue à partir de Damas sur les événements actuels qui se déroulent  en Syrie et ici, aux États-Unis. 

الذاكرة الأبدية

"Hé bien je sais une chose, c’est que nous sommes, jusqu’à ce jour, jusqu’à cette heure, nous sommes toujours au pays, et nous espérons que nous ne retrouverons pas en face d’une mauvaise situation, ou quelque chose comme ça, parce que nous avons le sentiment que peut-être nous avons jusqu’à présent, nous avons vécu, ou plutôt, vous voyez, de la meilleure manière, dans l’ouverture. Et nous souhaitons la paix, nous souhaitons tout ce qu’il y a de bon à ce pays, parce que jusqu’à présent, nous savons que le peuple n’aime pas cela, mais nous ne savons pas réellement, pourquoi  et personne ne montre une alternative pour le futur. Nous ne voyons absolument rien, et nous trouvons que nous ne devons pas quitter une situation concrète pour une situation dont nous n’avons aucune idée et qui n’a jamais existé jusqu’à présent. Et en outre, il n’y a vraiment aucune raison, d'essayer de faire tout un mouvement pour dénoncer ce qui est inhumain, en faisant preuve d'inhumanité à son tour. C’est ce que nous sentons en vérité, pour être sincère par rapport à la situation dans laquelle nous vivons Il n’y a rien contre - disons, une sorte de mouvement contre - les Chrétiens ou quelquechose de cet ordre..  Nous n’avons pas affaire à cela. Nous vivons encore, nous avons nos églises, nous avons nos écoles, et nous vivons aussi bien que les musulmans dans ce pays.

Je souhaite que l’Amérique représente, vous voyez, plus que cela et représente le mieux pour toute chose. Hé bien qu'elle soit telle que nous avons l’habitude de l’aimer. Nous aimerions que vous soyez un agent de l’amour.

Voudriez-vous dire quelque chose en arabe que je traduirais en anglais ?

- Ce que je veux dire c’est que je souhaite que les USA  que nous aimons parce que nous sommes reliés culturellement… nous étudions dans leurs  écoles. Nous faisons nos écoles sur le modèle américain.  Nos cultures ne sont donc pas étrangères l’une à l’autre. Par-dessus tout je voufrais être positif car on peut l’être.

Donc vous êtes contre toute intervention américaine ou européenne ?

- Je ne comprends rien aux affaires militaires. Je ne comprends rien aux combats et au peuple qui s’entretue ou use de violence. Je ne souhaite aucun mal à  personne.  Le cadre dans lequel nous oeuvrons  est un cadre dans lequel  nous ne voulons pas que quiconque soit malheureux ni n’ait pas une bonne vie, ni soit opprimé, ni davantage.
Je dis ces choses dans l’église ici à Damas et je n’hésite jamais à dire ces choses, et je n’entends personne protester contre ce que je dis ou s’en plaindre.

Bon, j’espère que nous rencontrerons à Damas un jour et que nous n’aurons pas beoisn de nos téléphones.

- Mon espoir est que les USA ne se dévaluent pas en agissant de la même façon que les autres. Nous aimons l’Amérique et nous avons 50% de nos enfants qui vivent là-bas. Quand nous allons en Amérique c’est comme aller à la maison. Et quand nous en revenons, nous sommes pleins de joie, et nous avons énormément de personnes un peu partout que nous aimons.  Nous savons que l’Amérique représente un nouveau monde pour la civilisation. C’est mon opinion"


mardi 4 décembre 2012

Peut-on être chrétien et antiétatiste en France aujourd'hui ?

« La question pourrait surprendre un catholique, habitué à une défense traditionnelle de l'État par le magistère de l’Église. Mais les temps changent. Et le contexte actuel de la sociale-démocratie oligarchique, oblige à repenser les choses. Il est temps que les catholiques et les chrétiens en général, comprennent que soutenir l'État aujourd'hui signifie alimenter le processus même qui les détruit.
A une époque, l'État était peut-être la réponse au chaos généré par les guerres et les prédations. Mais surtout, gouverner était une activité privée et l'État était la propriété d'une dynastie, qui exerçait la responsabilité à long terme de faire fructifier son royaume. Le roi devait laisser à son successeur un royaume prospère et paisible, dans une logique patrimoniale.
Ce qu'on peut notamment regretter, c'est qu'à cette époque l'État employait souvent son pouvoir pour imposer la foi et la morale, détenues en commun par une communauté majoritaire. Or dans nos sociétés mondialisées, le pluralisme religieux est irréversible et il n'y a plus aucune justification d'un tel autoritarisme. Mais le problème c'est que l'État social laïque est devenu lui-même paternaliste et autoritaire, sous des apparences de légitimité démocratique. En réalité, le régime oligarchique de la sociale-démocratie ne supporte aucun véritable pluralisme idéologique, et ne parlons même pas des libertés économiques » LIRE LA SUITE ICI 
(extrait d'un article  sur le site Contrepoints
 de  Damien Theillier
professeur de philosophie et président de l'Institut Coppet)

Un précurseur Antonio Rosmini


Bienheureux Antonio Rosmini,l’antitotalitaire (1797-1855)

Ses œuvres "Les cinq plaies de la sainte Eglise" et "La constitution civile selon la justice sociale"  ont été mises à l’Index des livres interdits. 
Attaqué par les jésuites mais réconforté par les visites de ses amis, dont l’écrivain Alessandro Manzoni, l’abbé Rosmini passe les dernières années de sa vie à Stresa, à la tête des deux congrégations qu’il a fondées, à écrire son œuvre la plus aboutie, “Théosophie”. 
Jugé une première fois par le Vatican en 1854, condamné par Léon XIII, il est acquitté. Il meurt à Stresa le 1er juillet 1855. En 1887, l'Église condamne 40 propositions extraites de ses œuvres, condamnation qui a été levée en 2001.
Benoît XVI a autorisé la Congrégation pour les Causes des Saints à promulguer le 26 juin 2006 le décret de sa béatification qui a eu lieu le 18 novembre 2007


samedi 1 décembre 2012

Le 25 décembre est l'anniversaire de la naissance du Christ, tout simplement.


En 1995, le savant israélien Shemaryahu Talmon a publié une étude sur le calendrier liturgique découvert dans la grotte 4 de Qumrân (4Q321). Il y trouva incontestablement les dates du service au Temple que les prêtres assuraient, à tour de rôle, encore au temps  de la naissance de saint Jean le Précurseur et de Jésus. Selon ce document, copié sur parchemin entre les années 50 et 25 av. J.-C., donc contemporain d'Élisabeth et de Zacharie, la famille des Abiyya à laquelle ils appartenaient (Lc 1,5; cf. 1 C 24,10) voyait son tour revenir deux fois l'an, du 8 au 14 du troisième mois du calendrier essénien, et du 24 au 30 du huitième mois. Cette seconde période tombe vers la fin de notre mois de septembre, confirmant le bien-fondé de la tradition orthodoxe immémoriale qui fête la "Conception de Jean" le 23 septembre.
Or ce fut, comme l'écrit saint Luc, le «sixième mois» de la conception de Jean que l'ange Gabriel apparut à la Vierge Marie. À compter du 23 septembre, le «sixième mois» tombe très exactement le 25 mars, en la fête de l'Annonciation. Dès lors, Jésus est bien né le 25 décembre, neuf mois plus tard. Noël n'est donc pas «la consécration religieuse et cultuelle d'un évènement cosmique, le solstice d'hiver qui marque la régression de la nuit». Non ! le 25 décembre est l'anniversaire de la naissance du Christ, tout simplement.
(extrait du bulletin 139 du Hiéromoine Cassien)

Bethléem


mercredi 28 novembre 2012

Le rôle de la matière dans l'iconographie et les arts liturgiques

«Ô Christ, que pouvons-nous t'offrir en présent * pour être apparu sur terre en notre humanité? * Chacune de tes créatures, en effet, * exprime son action de grâce en t'apportant:
*les Anges, leur chant,* le Ciel, une étoile, * les Mages, leurs cadeaux,* les Bergers, l'émerveillement, * la Terre, une grotte, * le Désert, une crèche * et nous-mêmes une Mère vierge. * Dieu d'avant les siècles, aie pitié de nous.. "[1]

La Déipare du Don
panneau Tempera à l'oeuf avec des pigments naturels
(comprenant des ocres de la forêt de Dean en Angleterre
et du lapis-lazuli d'Afghanistan) et or 24 carats , 2011
 

 Les arts liturgiques de la Sainte Eglise Orthodoxe servent à nous orienter vers la beauté ineffable du Royaume céleste de Dieu et sont une fenêtre ouverte sur elle, qui nous révèle la nouvelle Jérusalem et à travers ses saints mystères et l'iconographie nous met en communion avec le Christ, la Mère de Dieu et les grands saints de l'ancien et nouveau. Se trouver plongé dans cet environnement sacré est une expérience profonde qui se fait par le biais de tous les arts liturgiques qui travaillent ensemble dans une symphonie sacrée qui transporte notre être dans le royaume de l'éternel et de l’ineffable. 

 Les principes intemporels théologiques sur lesquels les arts liturgiques sont fondées, le respect et la compréhension de la langage sacré des formes et des couleurs, des matériaux utilisés et la façon dont cet art est fait sont d'une immense importance. Je souhaite échanger sur certains de ces principes et méthodes dans mes contributions au Journal des Arts Orthodoxes tout au long des prochains mois, notamment en référence à des icônes, à l'enluminure et aux autres arts du livre. Cela inclura une recherche sur leurs significations symboliques et théologiques, ainsi que leur histoire, les matériaux et les divers aspects techniques.

 Pour commencer, je voudrais explorer le rôle de la matière et du monde matériel dans le culte de l'Église orthodoxe. Ce qui est au cœur de notre compréhension du monde matériel, c'est que la matière est créée par Dieu, qu’elle est bonne, et qu’elle fait partie du plan divin. Cela est exprimé dans Genèse 1:31, «Et Dieu vit toutes les choses qu'il avait faites et voilà, elles étaient très bonnes. » En outre, nous lisons que «Toute grâce excellente et tout don parfait viennent d'en haut, et descendent du Père des lumières». (Jacques, 1:17)

 L'importance de l'expression matérielle du sacré dans le Christianisme Orthodoxe se trouve au centre de notre compréhension de l'Incarnation, comme le dit saint Grégoire de Nysse : « Il a donné à la vie une réalité effective, pour qu'au moyen de la chair revêtue par lui et déifiée avec lui, se trouvât sauvé en même temps ce qui est apparenté à la chair et de même nature. »[2] En outre, lors de la Transfiguration, la grâce est passée de la divinité du Seigneur à sa nature humaine et à ses vêtements qui brillaient. De même, dans l'Église, la grâce du Christ passe, et là, à travers l'humanité qui il partage avec nous et à travers nous cette grâce peut alors passer à tout le monde matériel. Dans Romains 8:21 nous lisons: «... la création elle-même sera affranchie de la servitude de la corruption dans la liberté glorieuse des enfants de Dieu." 

 Comprendre les matériaux de façon plus profonde est absolument essentielle au maintien de l'intégrité et de la beauté des arts liturgiques dans le long terme. L'un des objectifs est de créer des œuvres qui reflètent l'incorruptibilité et la beauté de Dieu et l'utilisation de matériaux pauvres ou inadaptés sape ce symbolisme. Par exemple, la sélection de peintures modernes de fabrication industrielle peut sembler acceptable, mais quand on les examine de près, leurs caractéristiques comprennent souvent des éléments inappropriés ou de qualité médiocre et leurs pigments sont souvent instables à la lumière ou ont été obtenus par des procédés chimiques douteux ou immoraux au cours desquels la couleur résultante est un sous-produit, sans rapport avec l'intention du processus. Quelle comparaison possible avec l’acte de ramasser une pierre unique, la fleur d'une grotte souterraine et le fruit de plusieurs milliers d'années de croissance naturelle? Les couleurs rayonnantes de la malachite ou de l'azurite, par exemple, n'ont pas d'égal dans la palette artificielle et ne s’altèrent pas du tout à la lumière, elles sont durables et ne perdent rien de leur éclat, et sont donc à la fois symboliquement et fonctionnellement particulièrement appropriés pour la réalisation de l'art sacré.

Après que la lumineuse pierre d’Azurite bleue
a été broyée et lavée plusieurs fois elle est versée
sur un plat pour sécher et devenir une poudre fine
qui est ensuite utilisée comme pigment pour
l'aquarelle et la peinture tempera à l'œuf.
« Les cieux racontent la gloire de Dieu et le firmament annonce l’œuvre de ses mains ». (Psaume 18:1)

 Sa Sainteté le Patriarche œcuménique Dimitrios a déclaré que "Malheureusement, de nos jours, sous l'influence d'un rationalisme extrême et de l'égocentrisme, l'homme a perdu le sens du sacré de la création ...» [3] Une grande partie de notre compréhension de la symbolique spirituelle inhérente à la matière a été perdue ou corrompue par le point de vue actuel laïque, qui a été façonnée par diverses idéologies non-orthodoxes et sont souvent en contradiction avec la théologie orthodoxe. Une société désacralisée cesse de voir la création en tant que porteur de la sagesse et de l'amour de Dieu, elle la regarde au contraire comme une accumulation de matières premières ayant une valeur économique qui leur est associée. Par exemple, dans le cas de l'or, au lieu de voir l'or comme quelque chose de la source divine et un symbole de la divinité de Dieu, de son amour et de son incorruptibilité, on nous apprend à ne voir que sa valeur monétaire, mais rien de la beauté incandescente de sa substance, rien de son essence intérieure ou de son sens.

 En outre, nos matières premières sont désormais touchées par les effets délétères des procédés industriels et de la pollution: «L'industrie croissante produit de plus en plus des quantités de déchets toxiques dont ne sait quoi faire. L'air, les eaux et le ciel, les éléments qui étaient autrefois purs, prennent aujourd'hui une couleur produite par l’homme.» [4] Les produits d'origine animale tels que l'œuf, qui est utilisé dans la fabrication de la tempera à l'œuf, peuvent être le produit d’un élevage en batterie qui exploite les poules, ce qui compromet à la fois la qualité du matériau et le rôle qui nous a été assigné de prendre soin de la création.

En conséquence de ce qui précède, il est maintenant plus important que jamais que l'artiste liturgique et ceux qui passent des commandes et utilisent les arts liturgiques comprennent et célèbrent l’usage véritable et élevé du monde matériel. Une bonne compréhension de la théologie des matériaux et de notre relation avec eux est au cœur du processus de fabrication et une route vers la compréhension plus profonde du caractère sacré de la création et de la contemplation de la réalité de l'Incarnation.

 Toute la création matérielle dans sa beauté resplendissante est une icône, c'est une image des choses les plus élevées, un cadeau d'amour et de générosité, et un mode de réalisation de la beauté divine. Dans les paroles de saint Jean Chrysostome « La nature est notre meilleur maître. A partir de la création, apprenez à admirer le Seigneur! "

Dessin icône miniature de SainteJeanne la Myrrhoblite
 à l'encre sépia  sur vélin tendu feuille d'or 24 carats
 (fleur et pièce d'un penny pour indiquer la taille). 

 Le culte de l'Eglise orthodoxe concerne la célébration et l'utilisation de tous les aspects de nos sens. Cela inclut la vue, l'ouïe, le toucher, le goût et l'odorat. Il utilise et honore à la fois les matériaux, que ce soit du bois, de l'or ou de la peinture, les matériaux pour l'écriture tels que les encres et les plumes, le pain et le vin sacrés ou la combustion de l'encens parfumé.

 Le but des arts liturgiques, c'est la glorification de Dieu et l'action de grâces. L'humanité, un participant simultanément du matériel et du monde spirituel, a été créée pour rattacher la création à Dieu, afin que le monde puisse être sauvé de la corruption et la mort. Nous avons été créés pour vivre selon un mode eucharistique, par des actions de grâces pour tout ce que nous avons reçu. Par conséquent, ce n'est pas seulement un choix, mais notre responsabilité de faire ce don de remerciement le plus beau peut-être, même si cela signifie parfois un sacrifice supplémentaire et un défi. Une icône durera aussi longtemps que la surface sur laquelle elle a été peinte et les matériaux avec lesquels elle a été faite dureront. Elle est destinée à être un objet tactile liturgique, ce n’est pas seulement une surface peinte, et donc chacun de ses aspects doit être soigneusement pris en compte lors du processus de fabrication. Elle doit être suffisamment robuste pour résister à la pérégrination d'adoration que sera sa vie, tout en restant un véritable et numineux symbole de la beauté de Dieu. 

 Les matériaux utilisés pour créer l'art liturgique n’ont pas seulement leurs caractéristiques physiques habituelles qui peuvent être mesurées par la science, mais aussi un sens profond et un symbolisme qui gouvernent leur emplacement et leur utilisation dans l'environnement sacré. Cela inclut les caractéristiques pratiques et fonctionnelles qui sont un facteur essentiel dans leurs diverses applications. Par exemple, dans la fabrication d'une icône pour un usage extérieur, la pierre, le métal ou même la céramique seraient des choix appropriés, tandis que les icônes textiles ou les icônes dorées ne conviendraient pas. 

 Travailler en harmonie avec la création plutôt que contre elle est d'une grande importance. L'architecture et les arts traditionnels liturgiques emploient souvent des matériaux de construction régionaux s’harmonisant ainsi avec le milieu environnant. Les matériaux naturels sont souvent utilisés dans leurs formes pures et certains matériaux qui sont exceptionnellement rares et précieux, comme le lapis-lazuli, peuvent provenir de terres lointaines en raison de leurs qualités particulières.


 Un morceau de Lapis Lazuli d'Asie centrale, 
le pigment extrait est appelé Lazurite 

L'usage contemplatif de matériaux naturels dans leurs formes pures nous permet également d’apprécier leurs qualités et leur valeur fondamentales.J'ai souvent été frappée en regardant la plupart des anciens manuscrits enluminés que beaucoup des couleurs sont utilisés pures et cela renforce notre capacité à aimer et à apprécier chacune pour ce qui la distingue comme ce qui l’unit aux autres. La malachite, le minium, l'indigo, l’azurite et orpiment sont tous faciles à distinguer comme beaucoup d'autres.

 «Car la grandeur et la beauté des créatures font par analogie contempler leur Auteur.» (Sagesse de Salomon. 13:5)

 L’aventure de la fabrication d’une œuvre d'art liturgique commence longtemps avant de commencer à construire ou à peindre et ce travail de base comprend également la construction d'une relation personnelle avec des matériaux à un niveau beaucoup plus profond que simplement aller dans un magasin et acheter des articles déjà tout faits sur un comptoir. Pour moi en tant qu'artiste, des progrès dans la technique ont souvent eu lieu après la préparation à la main, avec soin, d'un nouveau matériau et il s’en est suivi que l'expérience de son utilisation s’est ensuite transformée en quelque chose que je n'aurais jamais pu imaginer. L'œuvre terminée est toujours plus belle et rayonnante qu'elle aurait été autrement.


[1] Vêpres de la Nativité
[2] Grande Catéchèse de St Grégoire de Nysse
[3] Discours pour Le jour de La Protection de l'environnement 1er sept. 1989
[4] L'Orthodoxie et la crise écologique Patriarcat oecuménique et WWF (World Wide Fund for Nature International)
 (version française par Maxime le minime d'un extrait d'un article de Christabel Anderson du 10 juillet 2012 paru sur le site Orthodox arts journal

dimanche 25 novembre 2012

La laïcité est une invention spécifiquement chrétienne


 (extrait d'un article du site Atlantico
 "Qu’elles veuillent l’admettre ou non, les sociétés occidentales sont chrétiennes. La laïcité est une invention spécifiquement chrétienne. Le christianisme a inventé la distinction du sacré et du profane, du religieux et du politique, du pouvoir spirituel et du pouvoir temporel. Cette distinction est la marque spécifique et le fondement même de la civilisation chrétienne. C’est ce qui rend celle-ci profondément différente des autres civilisations, à commencer par celle qui se pose actuellement comme sa grande rivale : la civilisation islamique.
La disjonction chrétienne du politique et du religieux constitue la source du succès de l’Occident. C’est d’elle qu’est née la liberté de l’individu, laquelle est à l’origine non seulement des libertés publiques européennes mais encore de la dynamique occidentale. C’est en effet à la désintrication du spirituel et du temporel, à la dissociation du sacré et du profane, qu’il faut rapporter l’invention par l’Europe occidentale – et non par d’autres grandes civilisations – du progrès technique et du développement économique, dont bénéficie aujourd’hui une grande partie de l’humanité. L’avènement de la science et de la technique moderne est certes un miracle européen, mais plus profondément encore un miracle chrétien." LIRE LA SUITE ICI
par  Jean-Louis Harouel, professeur d'histoire du droit et des institutions à l'Université de Paris II. Il est auteur prolifique d’ouvrages de droit, d’économie, d’histoire et notamment de Culture et contre-culture (1994). Il vient de publier Le vrai génie du christianisme.