Vous ne pouvez plus croire qui vous voyez en vidéo : une équipe de chercheurs de Stanford, en collaboration avec des équipes de l’université Erlangen-Nuremberg et de l’Institut Max Planck montre les progrès qu’elle a réalisé en matière de modification en temps réel d’un visage, que les chercheurs remplacent par les expressions faciales d’un autre. C’est le projet Face2Face. De telles prouesses étaient déjà possibles à l’aide d’équipements de pointe, notamment de plusieurs caméras et souvent d’un post traitement intensif.
Là, il s’agit simplement d’un petit extrait de vidéo YouTube – une interview d’Arnold Schwarzenegger, de Barack Obama ou autre – modifiée en temps réel à partir des expressions d’une personne, elle aussi filmée avec une simple webcam. Du matériel accessible à tous.
Le logiciel analyse en temps réel la source vidéo initiale, et reconstitue un modèle 3D de la personne. La même opération est réalisée à partir de la personne qui va servir de sources des expressions faciales, dont les points clefs du visage sont trackés. Un algorithme reconstitue de manière réaliste les mouvements de la bouche, des yeux, des sourcils.
Et c’est proprement hallucinant de voir le visage d’Obama simple marionnette de celui du chercheur. Si, parfois, le résultat semble un peu outré, c’est que le chercheur force un peu ses expressions pour tester le moteur. Mais, dans un cadre réaliste, il n’y a aucun doute : il sera bien difficile de voir la supercherie !
Apple est fort active dans ce domaine, au moins au niveau du portefeuille avec plusieurs rachats entreprises liées à ce type de technologies : Emotient, qui analyse les expressions faciales pour estimer la satisfaction des clients, Faceshift, qui traite de la détection faciale, et de la reconstruction d’expressions sur un modèle 3D – facial motion capture ont toutes deux été achetées récemment par Cupertino. (source)
"Nous devons avoir les liens spirituels les plus vivants avec ceux qui habitent les cieux ; avec tous les saints, les apôtres, les prophètes, les martyrs, les justes, car ils sont membres d’un même corps — l’Église du Christ à laquelle nous aussi, pécheurs, nous appartenons et dont le Seigneur Jésus-Christ Lui-même est la Tête vivante. Voilà pourquoi nous les invoquons dans nos prières, nous leur parlons, les remercions, les glorifions. Tous les chrétiens, s'ils désirent chrétiennement progresser doivent, sans désemparer, rester en relations avec eux, car les saints sont nos amis, nos guides vers le salut; ils prient et intercèdent pour nous. Si nous entretenons ici des liens vivants, actifs avec les membres du Christ, si nous les aimons en actes et en vérité, tous les saints hommes de Dieu seront alors en union vivante avec nous-mêmes et — quelles que soient nos demandes — ils intercèderont pour nous auprès du Christ Dieu pour qui ils ont fait le sacrifice de tout ce qui leur était cher. "
Ils ont les yeux pleins d'adultère et insatiables de péché; ils amorcent les âmes mal affermies; ils ont le coeur exercé à la cupidité; ce sont des enfants de malédiction.…
Ésaïe 56:11 Et ce sont des chiens voraces, insatiables; Ce sont des bergers qui ne savent rien comprendre; Tous suivent leur propre voie, Chacun selon son intérêt, jusqu'au dernier:
"Lorsque nous invoquons les saints dans la prière, prononcer du fond du cœur leur nom — c’est déjà les placer
tout près de notre cœur. Demande alors, sans hésitation, leur
prière et leur intercession pour toi, ils t’entendront et présenteront ta prière rapidement et instantanément au Seigneur
car Il est partout et connaît tout. Lorsque, pendant la prothèse,
tu invoques dans ta prière le Seigneur Jésus-Christ ou Sa Mère
Toute Pure et les saints ou bien lorsque tu fais mémoire des
vivants ou des morts, la parcelle extraite représente et, en
quelque sorte remplace le Seigneur, ou Sa Mère très pure,
ou bien quelque saint ou encore, ensemble plusieurs saints,
les vivants ou les morts dont on fait mémoire — cependant
que l'invocation du nom représente et — en quelque sorte remplace — l'âme de l'être que tu invoques ou dont tu fais
mémoire. De la sorte, en nos paroles et en nos cœurs, se
reflètent en petit les êtres du monde céleste et du monde
terrestre et tout ceci par la foi, par l’Esprit saint, qui est
partout présent et emplissant tout. " St jean de Kronstadt
"Les saints que nous invoquons, prient-ils pour nous ? Oui, ils prient. Si moi, pécheur, indifférent, méchant parfois et malveillant je prie pour les autres qui me l'ont — ou ne me l'ont pas — demandé et cela sans avoir de doutes ; si je ne me lasse pas d'égrener dans ma prière avec patience — encore que parfois avec peu de chaleur — leurs noms, se peut-il que les saints, les hommes de Dieu, ces flambeaux ardents qui brûlent en Dieu et devant Dieu — remplis d'amour envers leurs frères terrestres — ne prient pas pour moi et pour nous lorsque nous les invoquons avec toute la foi dont a nous sommes capables, toute l'espérance et tout l'amour? Eux aussi, prompts à nous aider et adonnés à la prière, ils prient pour nos âmes, comme nous l'affirme notre Mère, la Sainte Église inspirée par Dieu. Ainsi donc, sans hésiter prie les saints hommes de Dieu demandant leur intercession auprès de Dieu. C'est dans l'Esprit Saint qu'il t'entendent — cependant prie par l’Esprit saint et du fond de ton âme, car lorsque tu pries avec ferveur, alors l’Esprit saint respire en toi, Il est l’Esprit de vérité et de sincérité, Il est notre vérité, notre sincérité. En nous et dans tous les saints hommes, l’Esprit saint est le même, l'unique. Les saints sont saints par l’Esprit saint qui les a éclairés et demeure en eux pour l'éternité."
St jean de Kronstadt
(extrait de Ma vie en Christ,)
En cette période de trahison, de lâcheté, de compromission de nos gouvernants indignes (ou tout simplement cyniques) qui pactisent avec toutes sortes de serviteurs du diable et s'apprêtent, contre la volonté des peuples - une fois de plus - à faire entrer le loup turc dans la bergerie européenne après avoir laissé envahir les terres de leurs nations par des flots de "migrants" violeurs et pillards envoyés par les mêmes turcs…
Avec un infini respect et une immense gratitude nous
mentionnons le nom des Patriarches de Constantinople, vénérables témoins qui ont donné leur vie
pour la liberté.
Le corps de Grégoire V jeté dans le Bosphore, illustration de Peter von Hess.
Le premier patriarche après la chute de
Constantinople, Gennadios Scholarios,
a été lepremierà démissionner en raison
de désaccords avec l'administration ottomane.
Ioasaf I (1465-1466): Après avoir été rasé, a été déposé par
ordre du Sultan.
Raphael I (1475-1476): a refusé de faire payer la taxe,a été déposé, a été mis dans une prison, où
après un an est mort.
Raphael II (1603-1607): Par ordre du Sultan Ahmed I a été
déposé, exilé et tué de façon horrible.
CyrilI Loukaris :
Plusieurs fois se leva et descendit du trône àpartir de 1612. le 20 Juin 1638 avec le Pasha Santrazami Bajram a été
arrêté et emprisonné dans la tour du Bosphore. le 27 Juin a été remis aux
janissaires et embarqué dans un bateau pour être noyé en mer.
Cyril II Kontaris (1633-1639): En raison des actions
répréhensibles a été destituépuis
capturépar les autorités ottomanes,
emprisonné et exilé à Carthage. Là le Pachaottoman de Tunis lui a imposéd’embrasser l'Islam, maisCyril
ayant résisté a en conséquence été pendu le 24 Juin, 1640. Détail
impressionnant la corde de pendaison s’étant rompue deux fois il fut donc
étranglé.
Parthenios II (1644-1646, 1648-1651): Par ordre du Sultan
Ibrahim a été déposé et remis aux janissaires pour être étouffé.Les chrétiens l’ont enterré sur l'île de
Halki.
Parthenius III(1656-1657): Par ordre du Sultan après
tortures horribles fut pendudans la
zone Parmakkapi de la Ville le samedi de Lazare et au bout de trois jours, jeté
dans la mer.
Gabriel II (23 / 4-5 / 5-1657): est resté douze jours
seulement sur le trône patriarcal. A été déposé et placé dans la cathédrale
Prousis. Diffamé par des Juifs de la région qui l’ont
accusé d’avoir baptisé un musulman, alors qu'en fait, il était Juif. En
conséquence, il a été emprisonné puis pendu le 3 Décembre 1659.
Meletios II (1768-1769): Après sa démission fut arrêté avec
trente autres anciens, clercs et laïcs et emprisonnés.Est mort en 1777 dans une grande pauvreté.
CyrilVI (1813-1818): Parce qu'il n'a pas été agréable au
Sultan Mahmud a été déposé et exilé au Mont Athos. Plus tard, il s’est installé
à Edirne.
Huit jours après la pendaison de Grégoire V le 18 Avril 1821 , jour de Pâques, à la porte du Patriarcat de Constantinople, en représailles contre le soulèvement grec commencé le 25mars1821 (qu'il avait pourtant désapprouvé) sur ordre
du Sultan a été pendu à la porte de
la cité. Après trois jours a été jeté dans le fleuve Ebre, a été retouvé au large de
la côte de Didymotecihou.
Eugene II (1821-1822): successeur de Grégoire traîné dans les rues
par la barbe et les cheveux, est mort plus tard des suites des épreuves subies.
tombeau de Grégoire V dans la Cathédrale métropolitaine d'Athènes
Voilà ce qui a été distribué aux élèves.
Les noms de lieu ont été masqués mais cela se passe dans l'école où j'ai deux enfants…
Quel est l'objectif d'une telle proposition ?
Qui peut être intéressé à recevoir de tels cours ?
Qui peut être intéressé surtout à donner de tels cours ?
Pourquoi ne propose-t-on pas de cours d'autres langues aux enfants issus de l'immigration d'autres pays - ce qui ne manque pas dans l'école de notre quartier : grecs, italiens, serbes, espagnols, turcs etc. ?
Dans quel pays vivons-nous ?
N'y a-t-il pas une langue dans ce pays ? La maîtrisent-ils ces enfants à qui on veut faire apprendre l'arabe ?
Ne le parlent-ils pas déjà à la maison avec leurs parents ?
Est-ce que l'arabe est la future langue parlée chez nous ?
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Il y a deux jours, dans la même école, trois garçons de CE2 ont saisi une fillette du même niveau et pendant qu'un lui bloquait les bras par derrière les deux autres lui passaient la main entre les jambes.
Ils ont dit sans retenue que c'était un viol en effet.
De quelle façon s'exerçait la surveillance dans la cour de la récréation ?
Ils ont dit qu'ils avaient été influencés par un jeu vidéo qui, en fait après vérification, est certes violent mais ne fait aucune référence à la moindre agression sexuelle.
Est-ce que ces enfants - qui sont tous les trois issus de l'immigration maghrébine - auraient été en revanche stimulés par les viols collectifs de Cologne ?
Quel discours tient-on à la maison sur ce qui s'est passé en Allemagne ?
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Oui, oui pas d'amalgame ! surtout ! (MDR) vous pouvez compter sur moi.
«La grille idéologique des nouvelles féministes les empêche de se saisir des vrais combats»
FIGAROVOX/ENTRETIEN. - Le 8 mars est célébrée la « journée de la femme ». Trente ans après la mort de Simone de Beauvoir, le féminisme a-t-il encore un sens ? La philosophe Bérénice Levet déplore qu'il soit devenu aveugle aux nouveaux dangers qui guettent la femme, et notamment le communautarisme islamique.
Bérénice Levet est docteur en philosophie et professeur de philosophie à l'Ecole Polytechnique et au Centre Sèvres. Son essai La Théorie du genre, ou le monde rêvé des anges, préfacé par Michel Onfray, vient de paraître en livre de poche.
FIGAROVOX: Nous célébrons le 8 mars la «journée de la femme». Trente ans après la mort de Beauvoir, le féminisme a-t-il encore un sens, ou a-t-il au contraire accompli ses promesses?
Bérénice LEVET: Si le féminisme a encore un sens, ce n'est surtout pas celui que lui attachent les néo-féministes, tributaires d'une grille idéologique qui les empêche de se saisir des seuls vrais combats qu'il y aurait encore à mener. L'égalité et la liberté sont acquises pour les femmes en France. Comment peut-on encore parler, ainsi que le font certains, d'un fondement patriarcal de notre société? Qu'est-ce qu'une société patriarcale? Une société où la femme dépend entièrement de l'homme, une société où la femme est assignée à résidence et vouée aux tâches domestiques. Or, si ce monde n'est pas tout à fait derrière nous, si patriarcat il y a encore en France, il se rencontre exclusivement dans les territoires perdus de la République. Là, en effet, les principes d'égalité, de liberté, d'émancipation des femmes sont foulés au pied par les hommes. Là, en effet, certaines femmes sont maintenues dans un état de minorité. Mais ce ne sont pas nos mœurs qui sont coupables mais bien l'importation, sur notre sol, de mœurs étrangères aux nôtres. En sorte que si le féminisme a encore un sens, c'est en ces territoires qu'il doit porter le fer or les femmes qui ont le courage de se dresser contre le patriarcat, contre les interdits prescrits par les autorités religieuses, et dont les frères, les fils se font les implacables sentinelles, se retrouvent bien seules.
En dehors d'Elisabeth Badinter, qui sait faire prévaloir l'exigence de vérité et le principe de réalité sur toute idéologie, qui ose nommer les seuls ennemis des femmes aujourd'hui en France?
Les statistiques sont là pour nous montrer que les inégalités salariales subsistent entre hommes et femmes. La lutte contre les stéréotypes permet-elle selon vous de réduire les inégalités réelles?
Ne nous laissons pas intimider par le discours ambiant et ces statistiques qu'on ne manque jamais d'exhiber - la seule arme capable d'impressionner à notre époque, disait Hannah Arendt - qui voudraient nous faire croire que les femmes restent d'éternelles victimes de la domination masculine. Vous parlez des inégalités réelles, mais en dehors des inégalités salariales qui en effet persistent, mais dont les femmes triompheront sans tarder et sans qu'il soit nécessaire qu'une quelconque loi intervienne, quels autres exemples pourriez-vous invoquer? Aucun. Les dernières élections municipales à Paris mettaient aux prises trois femmes et c'est Anne Hidalgo qui dirige la capitale. Qui a été élu à la tête de l'île de France lors des élections départementales de décembre 2015? Valérie Pécresse. Le seul parti politique qui puisse s'enorgueillir de gagner des électeurs est dirigé par une femme, Marine Le Pen et a pour figure montante sa nièce, Marion Maréchal Le Pen. Qui préside à la destinée de France-Culture, de France 2 télévision ou de la Ratp? Respectivement, Sandrine Treiner, Delphine Ernotte, Elisabeth Borne. Qui vient d'être nommé à la direction du Centre Européen de Recherche Nucléaire? Fabiola Gianotti. Il faut donc en finir avec cette rhétorique féministe de l'assujettissement.
L'expression «inégalités réelles» que vous avez employée m'évoque la dernière trouvaille sémantique de notre président de la République qui excelle en ce domaine. A la faveur du dernier remaniement ministériel, le chef de l'Etat a ainsi créé un secrétariat d'Etat à l'égalité réelle - on se croit revenu au temps du marxisme et du combat contre l'égalité formelle, il est vrai que François Hollande doit donner des gages à l'aile gauche de son parti et à ses satellites.
Il semble que l'objectif primordial des féministes soit de «mettre la femme au travail» et de lui faire réussir sa carrière. La femme qui n'exerce pas de profession pour éduquer ses enfants appartient elle au passé?
Tout porte à le croire tant la femme au foyer est aujourd'hui dévalorisée socialement. Les femmes y ont-elles gagné en troquant une injonction contre une autre? Hier, assignées au foyer, aujourd'hui sommées de travailler…Qu'on me comprenne bien, je ne milite en aucune façon pour un retour des femmes dans la sphère domestique, l'indépendance économique est une immense conquête, elle est la condition même de la liberté. Mais cela ne doit pas nous interdire de nous interroger sur les conséquences quant à l'éducation des enfants, de ce désinvestissement par les deux sexes de l'espace familial.
Avec la naissance, les parents ne donnent pas seulement la vie, ils font entrer l'enfant dans un monde, c'est-à-dire dans un monde vieux, qui le précède, un monde de significations qu'il faut lui transmettre, lui donner à aimer. Il convient donc de l'y escorter, or, requis par leur carrière, leur épanouissement personnel, les parents se sont délestés de cette tâche. «Les parents modernes, écrit le grand sociologue Christopher Lasch, tentent de faire en sorte que leurs enfants se sentent aimés et voulus ; mais cela ne cache guère une froideur sous-jacente, éloignement typique de ceux qui ont peu à transmettre à la génération suivante et qui ont décidé, de toute façon, de donner priorité à leur droit de s'accomplir eux-mêmes»
La crise de la transmission est telle et la déréliction d'une jeunesse abandonnée à elle-même devient si éclatante, que peut-être y aura-t-il un retour de bâton. Que les parents renoueront avec leur responsabilité de parents. Sinon mieux vaut renoncer à mettre au monde des enfants.
Sous l'impulsion de l'idéologie du genre, il semble que désormais l'horizon du féminisme ne soit plus l'égalité mais l'interchangeabilité…
Le féminisme s'est égaré en adoptant les postulats du Genre. En ratifiant ce petit vocable, en apparence inoffensif, qui s'est imposé afin de marquer une scission parfaite entre le donné biologique et anatomique (que prend en charge le mot sexe) et l'identité sexuée et sexuelle, qui serait purement culturelle (que désigne le mot Genre), le féminisme s'est littéralement désincarné. Rappelons en un mot l'enjeu de cette théorie. «On ne naît pas femme, on le devient» disait Simone de Beauvoir, le Genre considère que l'auteur du Deuxième sexe est
demeurée comme en retrait de sa propre intuition et en poursuit la logique à son terme: si l'on ne naît pas femme, pourquoi le deviendrait-on? Si l'identité sexuée et sexuelle est sans étayage dans la nature, dans le corps, dans l'incarnation, bref si tout est culturel, pourquoi ne pas s'essayer à tous les codes, jouer de toutes les identités. Les partisans du Genre se grisent ainsi de l'obsolescence de l'identité ou de la «flexibilité sexuelle» (le Gender fluid) dont les grandes marques de luxe seraient les promoteurs au travers de leur collection de mode.
Partant, éduquer différemment son enfant selon qu'il naît dans un corps féminin ou un corps masculin, transmettre les normes, les codes que notre civilisation attache à chacun des deux sexes est assimilée à de l'assignation identitaire, du «formatage». Que l'humanisation de l'homme ait partie liée avec l'inscription dans une humanité particulière nous est devenu inintelligible, que ces codes, ces significations partagées cimentent une société, nous est indifférent. Le Genre travaille assurément à l'interchangeabilité des deux sexes mais plus énergiquement encore, à la désidentification. La nov-éducation, acquise aux postulats du Genre et promue par notre ministre de l'Education nationale, entend parachever un processus commencée dans les années 1970. Après la désidentification religieuse et la désidentification nationale, il s'agit désormais d'accomplir la désidentification sexuée et sexuelle.
Les féministes ont tardé à s'indigner pour le scandale de Cologne. Au moment où éclatait l'affaire en Allemagne, elles se mobilisaient contre l'absence de femmes dans la sélection du festival d'Angoulême. Que révèle selon-vous ce deux-poids deux mesures?
Elles ont plus que tardé, elles sont demeurées muettes et quand elles sont sorties de leur silence, elles ont pris le parti de ne pas s'indigner, comme Clémentine Autain, ou alors à front renversé, à l'instar de Caroline de Haas qui a rageusement invité ceux qui avait l'outrecuidance de rendre publics les faits, à aller «déverser leur merde raciste ailleurs». Ce deux-poids deux-mesures - qu'on se souvienne également du traitement réservé à Dominique Strauss-Kahn - révèle la déroute du féminisme, son incapacité à être au rendez-vous, son inutilité et son irresponsabilité. Une chasse ouverte aux femmes se produit au cœur de l'Europe, - 766 plaintes sont déposées à la police, dont 497 pour agression sexuelle - et les égéries du néo-féminisme restent impassibles.
Leur mutisme tient d'abord, mais la chose a suffisamment été dite, au fait que les prédateurs étaient musulmans et qu'entre deux maux - la violence faite aux femmes et le risque d'alimenter le racisme, de «faire le jeu du front national», - les néo-féministes n'hésitent pas un instant. Elles sacrifient les femmes. La barbarie peut croître, leur conscience est sauve: elles restent du côté de ceux qu'elles ont définitivement rangés dans le camp des opprimés, des réprouvés, des damnés de la terre.
Leur résistance vient aussi, et ce point me semble décisif bien qu'il ait été peu ou pas relevé, de ce que ces faits les obligeraient à se désavouer elles-mêmes. De quel récit vivent-elles? De celui de l'éternelle domination des femmes par les hommes. A les suivre, tout resterait à faire, l'égalité, la liberté ne seraient que formelles. Lorsque Kamel Daoud écrit: «Ce que je jalouse dans l'Occident, la seule avance qu'il a comparé à nous, c'est dans le rapport des femmes», elles doivent s'étrangler. Or, si ces événements nous révoltent, c'est pour leur sauvagerie, naturellement, mais non moins pour l'offense faite à nos mœurs en matière de relation homme/femme, des mœurs taillées dans l'étoffe de l'égalité et de la liberté, et notre art de la mixité des sexes: les femmes habitent l'espace public sans hantise de voir les hommes se jeter sur elles comme de proies.
D'aucuns, comme Kamel Daoud ou Claude Habib, ont vu dans le réveillon cauchemardesque de Cologne le symbole d'un choc des civilisations. Partagez-vous ce constat?
Il faut le dire, ces pratiques barbares ne sont pas même d'un autre âge. L'Occident n'a jamais connu de telles mœurs. Jusqu'au XXe siècle, les femmes étaient certes en état de minorité juridique par rapport à leur époux, mais elles n'étaient pas de la chair livrée à l'hallali des hommes. Les hommes ont été «poli» par les femmes, ils ont appris à dompter le désir que l'autre sexe leur inspire, à emprunter tours et détours. Ils n'ont pas exigé que l'objet de leur concupiscence se voile de la tête au pied pour ne pas céder sans délai à la tentation, ils ont appris les règles de la galanterie. Et dans notre imaginaire, il n'est rien qui évoque les scènes décrites par les victimes de Cologne sinon L'Enlèvement des Sabines tel que peint par Poussin qui a su rendre magistralement les sentiments que les femmes allemandes ont dû éprouver le soir de la Saint-Sylvestre, cette peur panique qui s'empare des femmes prises au piège, dans un guet-apens. Bref, ces actes portent atteinte à l'un des biens les plus précieux de notre civilisation, la condition des femmes.
Nos féministes ne veulent y voir qu'une version, paroxystique certes, d'une menace qui pèserait en permanence sur les femmes. Autrement dit la différence ne serait que de degré, nullement de nature. Or, si ces actes nous terrorisent au sens fort, c'est parce que nous savons qu'ils ne sont pas le fait de quelques hommes particulièrement brutaux et/ou avinés en cette nuit de Saint-Sylvestre, mais qu'ils sont pratiques communes dans les pays du Maghreb et du Moyen-Orient dont ces hommes sont originaires. Ce type d'agression sexuelle de masse a un nom en arabe, Taharrush gamea. Le procès en islamophobie intenté à Kamel Daoud pour avoir eu le courage d'établir un lien entre les agressions sexuelles de Cologne et les mœurs dans lesquelles les agresseurs ont grandi est hautement significatif de la cécité et de l'irresponsabilité à laquelle l'idéologie confine.
Oui il s'agit bien d'un choc des civilisations, et, ce qui me semble capital, rappel de ce que nous sommes une civilisation et une civilisation qui, après avoir été accablée de tous les maux, accusée de tous les péchés, n'a guère à rougir d'elle-même. Rappel également et spécialement sur ce chapitre des relations entre les hommes et les femmes, de ce que toutes les civilisations ne se valent pas.
À cause du manque de guides spirituels , de vivants vases de l’Esprit, à cause des innombrables périls dont nous somme
entourés, notre situation mérite d’amères larmes, d'inconsolables lamentations. Nous sommes en détresse, nous nous sommes fourvoyés et il n'y a pas de voix qui puisse nous ramener de notre égarement : le livre reste muet, l’Esprit déchu, désirant nous maintenir dans l’erreur, nous fait même oublier qu'un tel livre existe. Sauve-moi Seigneur, criait David qui, dans l'Esprit de prophétie, prévoyait nos maux et parlait au nom de celui qui désire être sauvé, il n’est plus de saint! Il n’y a plus de maître ou de guide pneumatophore capable de nous montrer sans erreur la voie du salut, auquel celui qui veut être sauvé, puisse se confier en toute sécurité. Plus de fidèles, chez les fils des hommes, chacun ment à son voisin (Ps. 11, 1-3) sous l'impulsion d'une sagesse profane uniquement capable de développer et de sceller les erreurs et la présomption. Nous sommes devenus extrêmement vulnérables, tandis que les occasions de chute se sont multipliées :
autour de nous et ont acquis une puissance énorme ; elles se présentent dans une grande diversité et avec un attrait trompeur au regard malade de notre esprit et de notre cœur qu’elles attirent à elles et détournent de Dieu. Nous nous sommes à tel point soumis à l'influence des tentations que nous avons même abandonné la direction spirituelle fondée sur la parole de Dieu et qui est pourtant notre seul moyen de salut. Cette direction spirituelle exige que l’on mène une vie très attentive, libre de distractions, mais notre volonté dépravée exige juste le contraire. Nous nous sommes tournés vers la réussite matérielle, vers la réussite dans ce monde. Il nous faut des honneurs, il nous faut l’abondance et le luxe. Il nous faut des distractions et notre part de plaisirs mondains. Pour réaliser tout cela, nous sommes exclusivement préoccupés par le développement de la nature déchue. Nous avons perdu jusqu’à la notion de nature renouvelée ; les commandements de l’Évangile sont négligés et oubliés; l'ascèse intérieure nous est totalement inconnue, mais nous sommes complètement absorbés par l’ascèse extérieure dans le but de paraître pieux et saints aux yeux du monde et d’en recevoir la récompense. Nous avons abandonné la voie étroite et pénible du salut, et nous cheminons sur la voie large et aisée. Sauve-moi, Seigneur, car il n’y a plus de saints. Nous voici plus petits que toutes les nations, nous voici humiliés par toute la terre à cause de nos péchés. Il n’est plus en ce temps, chef, prophète ni prince (Dan. 3, 37-38)pour nous guider dans la guerre invisible aux yeux de la chair, car ce n’est pas à la chair et au sang que nous sommes affrontés, mais aux Autorités, aux Pouvoirs, aux Dominateurs de ce monde de ténèbres, aux esprits du mal qui sont dans les lieux célestes (Éph. 6-12)
Malheur au monde qui cause tant de chutes ! Certes il est nécessaire qu'il y en ait (Matth.18,7) a dit le Seigneur. Dieu permet à la fois la venue des tentations et la détresse morale qu'elles entraînent. Aux approches de la fin du monde, elles doivent devenir si fortes et si nombreuses que par suite de l'iniquité croissante, l'amour se refroidira dans la multitude (Matth. 34,12) Mais le fils de l'homme quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre? (Lc18,8). La maison d'Israël (l'Église) sera dévastée par l'épée, par la violence mortelle des tentations et deviendra déserte (Ez. 38,8)
La vie selon Dieu devient très difficile. Elle le devient parce que celui qui vit au milieu des occasions de chute et qui en a constamment sous les yeux ne peut pas ne pas en subir l'influence. De même que la glace perd sa dureté au contact de la chaleur et se transforme en la plus douce des eaux, de même un cœur débordant de bonne volonté, s’il est exposé à l'influence des tentations, surtout quand elle est constante, s'affaiblit et par changer. Mener une vie selon Dieu deviendra très difficile à cause de l'ampleur de l'apostasie généralisée. Les apostats dont le nombre aura augmenté, par le fait qu’ils continueront de s’appeler chrétiens et d'apparaître extérieurement comme tels, pourront d’autant plus facilement persécuter les vrais chrétiens ; ces apostats entoureront les vrais chrétiens de multiples pièges en dressant d’innombrables embûches sur la voie de leur salut et feront obstacle à leur désir de servir Dieu, comme le remarque saint Tikhon de Voronège et de Zadonsk. Ils agiront contre les serviteurs de Dieu par la violence de leur pouvoir, par la calomnie, par des machinations pleines de malice, par toutes sortes d'artifices et par de cruelles persécutions. Le Sauveur du monde trouva à grand-peine refuge dans l’obscur et lointain village de Nazareth pour se cacher d'Hérode et des scribes, des Pharisiens, des prêtres et des grands-prêtres juifs qui le haïssaient ; de même …
La Lorgnette de Tsargrad… La lorgnette concentre le regard sur de lointaines dimensions; elles en deviennent proches. La lorgnette, sélectionnant l’objet du regard, fait passer tout le reste à l’arrière-plan, le mettant en perspective. Regards pour un autre monde. Regards grecs, russes, orthodoxes. Tsargrad, mise en perspective de Constantinople. Tsargrad, passés grec et russe entrecroisés, Tsargrad, au centre, l’Orthodoxie.