Les lèvres mensongères font horreur à l'Éternel, tandis que ceux qui agissent avec fidélité lui sont agréables. Proverbes 12:22 «C'est ce qui sort de l'homme qui le rend impur. En effet, c'est de l’intérieur, c'est du cœur des hommes que sortent les mauvaises pensées, les adultères, l'immoralité sexuelle, les meurtres, les vols, la soif de posséder, les méchancetés, la fraude, la débauche, le regard envieux, la calomnie, l'orgueil, la folie. Toutes ces choses mauvaises sortent du dedans et rendent l'homme impur.» Marc 7:20-23 Un témoin fidèle ne ment pas, tandis qu’un faux témoin dit des mensonges. Proverbes 14:5 « Vous, vous avez pour père le diable et vous voulez accomplir les désirs de votre père. Il a été meurtrier dès le commencement et il ne s'est pas tenu dans la vérité parce qu'il n'y a pas de vérité en lui. Lorsqu'il profère le mensonge, il parle de son propre fond, car il est menteur et le père du mensonge. » Jean 8:44 Si les paroles distinguées ne conviennent pas à un fou, les paroles mensongères conviennent d’autant moins à un noble. Proverbes 17:7 « Écarte de ta bouche la fausseté, éloigne de tes lèvres les détours ! Proverbes 4:24 Craindre l'Éternel, c'est détester le mal. L'arrogance, l'orgueil, la voie du mal et la bouche perverse, voilà ce que je déteste. » Proverbes 8:13 « Pierre lui dit : «Ananias, pourquoi Satan a-t-il rempli ton cœur, au point que tu aies menti au Saint-Esprit et gardé une partie du prix du champ? […] Comment as-tu pu former dans ton cœur un projet pareil? Ce n'est pas à des hommes que tu as menti, mais à Dieu.»Actes 5:3-4Mais pour les lâches, les incrédules, les abominables, les meurtriers, les impudiques, les enchanteurs, les idolâtres, et tous les menteurs, leur part sera dans l'étang ardent de feu et de soufre, ce qui est la seconde mort.Apocalypse 21.8

samedi 7 octobre 2017

Rohingyas, Un iceberg de manipulation

L’unanimisme d’indignation antibouddhiste révèle toute la quantité de puissance transférée à l’islam


ANGLE MORT par Fernand Le Pic
 (Source : ANTIPRESSE n°94)

Le monde entier s’apitoie sur les Rohingyas, unanimement proclamés «peuple le plus persécuté de la planète» dans une concurrence pourtant rude. Mais on se garde bien d’évoquer les réalités historiques et géopolitiques qui ont conduit au drame actuel.

Petit rappel historique


Il y a environ 2500 ans, l’Inde du Nord (aujourd’hui le Népal) a vu naître le prince Sâkyamuni, futur Bouddha historique. Durant plus de 1000 ans, le «bouddhisme» (désignation européenne remontant au XVIIe siècle) s’était répandu pacifiquement dans toute l’Asie, y compris centrale, comme en témoignait la présence des Bouddhas géants de Bamian, dynamités à la veille des attentats du 11 septembre 2001, par les condisciples du mollah taliban Omar.

Avec les grandes vagues de conquêtes armées sarrasines puis musulmanes (jihad), le bouddhisme a été littéralement éradiqué de l’Inde. Les historiens indiens chiffrent le nombre des victimes tuées à l’arme blanche en dizaines de millions (cf. François Gautier, Un autre regard sur l’Inde, éditions du Tricorne, 1999). En fait, le jihad n’a jamais cessé dans cette région du monde. Ses habitants gardent une mémoire inquiète et continue du très lourd tribut qui s’annonce à chaque remontée en puissance de cette religion armée.

La région birmane, bouddhiste depuis 2300 ans, ne fait pas exception. Les derniers jihads locaux remontent à la seconde guerre mondiale et aux guerres d’indépendance (Inde, Bangladesh). Durant l’Empire, les Britanniques avaient installé en masse une population musulmane, provenant du Bengale, dans la région d’Arakan (Rakhine, d’où «Rohingya» en Bengali, terme que les musulmans ne commenceront d’ailleurs à utiliser que dans les années 1950).

En 1942, le général Archibald Wavel arma les Bengalis d’Arakan contre les Japonais déjà présents dans la région, dans le cadre d’une nouvelle stratégie de «Stay-behind» (résistance derrière les lignes), qui deviendra célèbre en Europe à l’occasion de la guerre froide. Mais, comme leur religion le leur impose, les Bengalis d’Arakan profitèrent de l’occasion pour étendre le «dar el islam» (territoire islamique) contre les mécréants birmans, majoritairement bouddhistes. Les «musulmans de l’Arakan» s’associèrent ensuite aux combats du Pakistan pour une sécession musulmane jusqu’aux terres birmanes. Déjà les Chittagong Hill tracts, à la frontière nord de la Birmanie, et peuplés majoritairement de bouddhistes, étaient islamisés de force, provoquant des exodes massifs vers l’Inde, qui se poursuivent actuellement et dont personne ne parle, bien entendu.

Alors le «Mujahid Party» d’Arakan exigea le 9 juin 1948, par la voix de son chef militaire Jaffar Kawal, que l’Arakan soit reconnu comme «le foyer national des musulmans de Birmanie», en ces termes:

« The area between the west bank of Kaladan River and the east bank of Naaf River must be recognized as the National Home of the Muslims in Burma». (L’aire comprise entre la rive occidentale du Kaladan et la rive orientale du Naaf doit être reconnue comme foyer national des musulmans de Birmanie.)

Cet ultimatum, typique du jihad démographique, étant resté sans réponse, les jihadistes bengalis d’Arakan attaquèrent les villages bouddhistes, notamment autour de Maungdaw, avec le lot habituel de pillages, viols, incendies, enlèvements contre rançon, etc.

Un troisième jihad local fut déclenché lors de la guerre de sécession victorieuse du Pakistan oriental (qui deviendra le Bangladesh) contre le Pakistan occidental, en 1971. Les musulmans d’Arakan avaient pris parti au cri de “Pakistan Jindabad” (Victoire au Pakistan) pour le Pakistan occidental, qui les avait formés et armés contre le Bangladesh. Leur défaite allait les obliger à se distinguer de leurs frères bengalis en se propulsant dorénavant comme «Rohingyas» et non plus «Bengalis d’Arakan». Les armes qu’ils avaient accumulées allaient encore se retourner contre les mécréants Birmans. Les ci-devant Rohingya exigèrent à nouveau leur indépendance et la création de leur propre État, à l’issue d’un congrès pour la «Libération nationale Rohingya», tenu le 15 juillet 1972. Ils constituèrent dans la foulée divers groupes armés dont notamment la RSO (Rohingya Solidarity Organization), l’ARIF (Arakan Rohingya Islamic Front), le RPF (Rohingya Patriotic Front), RLO (Rohingya Liberation Organization) et l’IMA (Itihadul Mozahadin of Arakan).

Les évènements actuels s’inscrivent donc dans une implacable logique islamisante itérative, mais cette fois avec une aide internationale massive. Et cela n’a rien d’un hasard.

L’arrière-plan géostratégique


Dans ce millefeuille bien fourbi, on retrouve évidemment le «Deep state» américain, qui voit d’un mauvais œil l’influence tenace de la Chine sur le pays. Surtout depuis la mise en service, en 2013, des pipe-lines et gazoducs reliant la côte birmane, justement au beau milieu de la province d’Arakan, au Yunnan. Ils ne souhaitent pas non plus que les approvisionnements chinois soient facilités par le transport terrestre via la Birmanie, en comparaison du difficile et coûteux convoyage maritime via le détroit de Malacca. Ils s’agacent également de la coopération militaro-industrielle entre la junte birmane et la Corée du Nord. Ils vont donc activer leurs légions étrangères composées des pseudo-ONG habituelles, dont l’incontournable galaxie impériale de George Soros, toutes encadrées par des fonctionnaires chevronnés de la subversion clandestine.

A la veille de la nouvelle phase de jihad à laquelle nous assistons, en avril 2016 pour être précis, le géant californien Chevron mettait subitement en vente tous ses actifs birmans, dont ses 28,3% dans les gisements de gaz de Yadana («trésor» en birman), et de Sein en mer d’Andaman, opérés par le groupe Total depuis 2000, et surtout ses 99% du bloc d’exploration gazier «A5» dans le bassin de Rakhine, c’est-à-dire encore une fois l’Arakan.

C’est dans ce contexte qu’on verra arriver au pouvoir, en cette même année 2016, Aung San Suu Kyi, devenant «ministre de la présidence», c’est-à-dire l’équivalent d’un premier ministre mais sans compétence sur l’armée ni la police ni les gardes-frontières. Le Deep-state, s’émouvant de cette faiblesse, relancera la machine de guerre islamique au détour de quelques provocations très classiques, voyant des musulmans sous-armés attaquer des commissariats de police, et déclenchant la répression mécanique prévue. Les Rohingya passeront ainsi à l’état si envié de «peuple le plus persécuté de la planète», et de victime d’un «effroyable nettoyage ethnique», etc.

La machine de propagande se remet en marche


On aura recours à quelques célébrités sacerdotales, comme Barbet Schrœder partant filmer cet illustre moine bouddhiste extrémiste et nationaliste au péril de son confort bobo. Des dizaines d’experts indépendants, payés par on ne sait qui, mais instruisant tous à charge, justifieront tous en chœur les accusations les plus abominables contre les malfaisants sorciers bouddhistes islamophobes. Les agences de presse relaieront et les médias de grande surface écouleront la marchandise en promos spéciales et têtes de gondoles. Après quelques premières de couv bien trempées du Time magazine, du New York Times ou du Guardian, reprises en images par toutes les grandes chaînes tv et radio en prime time et commentées à saturation dans l’infosphère, la planète entière saura enfin qu’au bout du compte, les bouddhistes ne sont pas si pacifiques que cela et que leur violence exterminatrice pourrait même être pire que celle des jihadistes. Joli coup pour les islamistes qui neutralise définitivement le contre-exemple bouddhiste classique à leur jihad pathologique.

Il ne reste plus à l’ONU, à la Commission européenne et à la Maison-Blanche de «s’inquiéter des exactions intolérables des moines» pour s’attendre à un jihad victimaire aussi légitime que le fut celui de l’UÇK en prélude à la création du Kosovo. Et tant pis pour les Bouddhistes qui avaient survécu depuis 2300 ans au jihad. Ils en ont bien assez profité comme ça et doivent laisser la place à «l’ôtre».

En attendant ces prochaines nuits de cristal, Chevron n’a toujours pas vendu sa place. Au lieu de cela, le pétrolier subit la pression d’un groupe d’actionnaires pour intervenir contre le «génocide des Rohingyas». Il s’agit du fond Halal Azzad (Azzad Asset Management) associé pour la circonstance au fonds américain des sœurs Ursulines (Ursuline Sisters of Tildonk), représenté par la sœur Valérie Heinonen, une activiste par profession.

C’est que le Vatican tout entier ne manquera pas une telle occasion de faire cause commune avec l’islam jihadiste, dès lors qu’il s’agit de convertir les idolâtres bouddhistes. Le pape François ne doute d’ailleurs pas une seconde de la victoire du monothéisme armé. Alors qu’il savourait son tour de force d’avoir finalement réussi à ouvrir une nonciature en Birmanie, en mai dernier, il félicita son invitée, Madame Aung San Suu Kyi, d’être «une bonne chrétienne», elle qui n’a nullement décidé d’abandonner le bouddhisme.


«Un iceberg de manipulation»


Reste que l’Arakan n’est pas le Kosovo et que la Chine ne lâchera pas la Birmanie. Elle vient de le faire savoir, au grand dam de ses alliés pakistanais, grands pourvoyeurs d’armement de tous les jihads. Pour obtenir son renoncement, il faudra ouvrir un conflit dont le scenario sera autrement plus complexe que le bombardement gagné d’avance de la pauvre Serbie par l’armada de l’OTAN. Madame Aung San Suu Kyi le sait parfaitement lorsqu’elle ose affirmer que l’opération en cours est comparable à un «iceberg de manipulation». Les Saoudiens aussi, qui d’une main financent le jihad et de l’autre continuent de signer des contrats avec la Birmanie et la Chine, depuis 2011, pour exploiter le gaz birman, tandis que les émirats investissent, entre autres, dans les infrastructures routières et hôtelières de l’Arakan.

En revanche, côté occidental, l’unanimisme d’indignation antibouddhiste révèle toute la quantité de puissance transférée à l’islam. L’Europe est évidemment mûre pour que le pouvoir islamique s’officialise bientôt ici, et irrémédiablement, elle qui crache si aveuglément sur tous ceux qui s’y opposent comme ils peuvent depuis plus de mille ans, moines birmans en tête.


BIRMANIE | Un Ben Laden 2.0 ? 

(SOURCE)

Il s’appelle Ata Ullah — comme un célèbre chanteur pakistanais —, il est le leader de l’insurrection armée des Rohingyas musulmans et il est loin de faire l’unanimité dans son propre camp.

«Héros ou fléau pour son peuple?» se demande prudemment [Le Point]( en relayant les interrogations que suscite ce «Che Guevara» islamiste surgi comme de nulle part. «Amateur malavisé» — le plus audacieux jugement que se permet le magazine — paraît pourtant de la camomille au regard de la biographie, pourtant très éloquente, du personnage.


«Ullah toutefois a connu un sort différent [de la grande majorité des Rohingyas]: né à Karachi au Pakistan, il a grandi dans une famille de la classe moyenne.

Son père a étudié dans la prestigieuse madrasa Darul-Uloom avant de partir enseigner en Arabie saoudite, à Ryad, puis Taif, selon un proche.

Le jeune Ullah y a appris à réciter le coran. Il a été repéré par de riches Saoudiens qui l'ont recruté pour l'enseigner à leurs enfants. Il a rapidement été admis dans leur cercle intime, participant à de somptueuses fêtes et parties de chasse.

“Les Saoudiens l'aimaient beaucoup et le traitaient comme l'un des leurs", relate un proche de Ullah.

Ullah abandonna cette vie confortable après des émeutes en Etat Rakhine en 2012, qui provoquèrent le déplacement de plus de 140.000 personnes, pour la plupart rohingyas. Il quitta l'Arabie pour se battre en Birmanie.»

Bref: un jeune Pakistanais de la classe moyenne, émigré en Arabie avec son père docteur de la foi, abandonne soudain sa vie de plaisirs et de parties de chasse pour aller mener la guérilla dans un pays du sud-est asiatique qui n'est même pas le sien...

Il faut être aveugle comme un journaliste de grand chemin pour ne pas remarquer les bizarreries de cette biographie – ni leur ressemblance criante avec celle d’un illustre prédécesseur. Le nouveau Ben Laden est en selle, formé de longue date par l’argent et le fanatisme saoudiens, et infiltré sur le terrain au début même de la campagne de propagande anglo-saxonne en faveur de la «minorité la plus opprimée au monde».

Nos brillants analystes, bien évidemment, n’y ont vu qu'un joli conte de fées.

Seule perle dans l'article de l'AFP, mais il faut bien ouvrir l'oeil pour la repêcher:

«Ata Ullah est le visage le plus connu de l'armée du salut des Rohingyas de l'Arakan (ARSA), un mouvement rebelle qui a attaqué des dizaines de poste-frontières birmans, déclenchant une répression de l'armée qui a poussé quelque 420.000 Rohingyas à fuir vers le Bangladesh.»

En d'autres termes: l'hostilité de l'Etat et de la majorité bouddhiste n'est pas seulement une affaire d'islamophobie. Elle est le résultat d'une campagne de provocation délibérément menée par une guérilla islamique avec à sa tête un agent saoudien.

Merci à l'AFP pour cette très utile bévue!

LIRE ÉGALEMENThttps://www.gearoidocolmain.org/fr/rohingya-psyops-us-covert-war-myanmar/

extrait
En 1942, plus de 50 000 Bouddhistes ont été massacrés par des Musulmans « Rohingyas » à MaungDaw dans l’État d’Arakan. Les massacres de civils bouddhistes ont depuis été d’une régulière occurrence, d’échelle massive ces dernières années. Le modus operandi Rohingya est d’accuser la victime. Rick Heizman est l’un des rares chercheurs indépendants qui aient documenté le génocide en cours de paysans bouddhistes pauvres, par des terroristes « Rohingyas » soutenus par l’Occident. Le travail de Heizman pour l’Organisation Arakane pour les Droits de l’Homme et le Développement est le fruit de recherches exhaustives. Le Dr. Leider, cité plus haut, est lui-même l’un des rares experts ayant entrepris une approche scientifique du problème Rohingya. Il a dénoncé l’analyse médiatique internationale et des groupes de défense des droits de l’homme, qu’il considère biaisée et jouant sur le facteur émotionnel. Il a déclaré aux médias birmans, « les journalistes ont besoin de faire plus attention à diversifier leurs sources de documentation. »


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Jonah Fisher visite la Birmanie pour rencontrer le moine bouddhiste Wirathu et les membres de la communauté musulmane de Birmanie qui ont été pris dans les affrontements avec les nationalistes bouddhistes. Diffusion sur BBC World et BBC News Channel août / septembre 2013. @jonahfisher

mercredi 4 octobre 2017

LA PRIÈRE DANS NOTRE VIE SPIRITUELLE par Geronda MOÏSE [1]

La prière en tant qu'aspect important de notre vie spirituelle [1ère partie]

par Geronda MOÏSE l'Agiorite
de bienheureuse mémoire






La vie de prière, dont nous nous entretiendrons, est une partie d'un sujet beaucoup plus large, de la la vie spirituelle en général, la vie en Christ, l'ascension spirituelle, la voie de la sanctification et la déification. Associée à une purification intérieure personnelle et à une vie sacramentelle régulière, une vie de prière contribuera de manière significative à la régénération des fidèles durant cette période difficile dans laquelle nous vivons.

Le contenu de cet entretien n'est pas la propriété de l'auteur. Il consiste principalement en un matériel emprunté aux ressources abondantes qui nous ont été léguées comme héritage par les saints Pères. Sont également inclus de précieux morceaux recueillis avec appétence de la table de dîner spirituelle des anciens du Mont Athos.

Il y a beaucoup de stations ou étapes dans le cheminement de l'ascension spirituelle par la prière. Nous en aborderons brièvement quelques-unes des plus importantes concernant notre sujet.





L'étude est l'une des premières étapes. Dans l'austère règle monastique de Saint Pacôme, l'un des canons exige que les moines novices soient enseignés à lire et à écrire par des moines plus âgés, afin de les aider dans leur étude de la Sainte Écriture. Le Père Théodore de Thèbes, disciple de saint Pacôme, fit l'observation suivante sur sa vie monastique :

« Ni dans notre cœur ni dans notre bouche, nous n'avions autre chose que la parole de Dieu seule, et nous n’avions pas le sentiment que nous vivions sur la terre, mais que nous célébrions dans le ciel. »

L'esprit apprend ce dont il est préoccupé. Si l'on est préoccupé pendant toute la journée par la vie des autres, l’on n’en tire aucun avantage pour soi-même. Par une curiosité débridée et un vain bavardage, surtout lorsque les péchés d'autrui sont abordés avec satisfaction et intérêt, nous stimulons et éveillons nos propres passions. On a pu observer que les gens qui sont colporteurs de ragots, qui font des commérages, et qui défendent la moralité en accusant les autres, ont en général des problèmes très sérieux eux-mêmes. La préoccupation des choses vaines et des conversations malveillantes doivent être évitées ; Ils peuvent totalement annihiler l'esprit de prière.

L'étude nous aidera dans notre effort pour prier en éveillant nos énergies oubliées, en nous fortifiant et en nous revigorant. À ce propos, le Père Isaïe nous instruit :

« Quand vous vous lèverez le matin, avant de commencer votre travail, étudiez les paroles de Dieu. Lorsque vous aurez les paroles de Dieu comme fidèle compagnon, vous ne serez pas préoccupé par les choses mondaines, vous ne serez pas troublé, vous ne pécherez pas. »


Saint Ephrem le Syrien, qui a été décrit incidemment par S. Grégoire de Nysse comme ayant la Sainte Écriture comme unique nourriture, ajoute ceci:

« Les paroles de Dieu rafraîchissent la chaleur de l'âme. Tète les paroles de Dieu comme un enfant pour ta croissance. »

Pour celui qui désire vivre une vie de prière, la nourriture quotidienne de l'Écriture Sainte est indispensable. L'étude de la Bible accélère l'intervention de Dieu dans notre vie. Et il est bon qu’une telle étude précède la prière. En plus de la Sainte Ecriture, en particulier des Psaumes, la vie du saint du jour et un texte ascétique choisi des Pères peuvent soulager le trouble et la détresse du jour, et nous aider à nous préparer à nous abandonner à Dieu. Et il faut insister là-dessus : ce ne sont pas quelques minutes sur les vingt-quatre heures de la journée qu’il faut consacrer à Dieu. Sa présence permanente doit nous accompagner continuellement afin que toutes nos activités soient une préparation pour les heures sacrées où nous embrassons Dieu. Et, en retour, ces heures sacrées de prière nous renforceront pour les luttes qui suivront.

Tout coule tranquillement sous l'œil attentif de Dieu, qui nous bénit et nous sanctifie. Et si nous transgressons, il peut intervenir sévèrement pour nous ramener à la raison. Par conséquent vivons toujours en sa présence.

Les livres liturgiques - Horologion, Psautier, Ménées, Triode, Pentecostaire, Paraclitique - sont non seulement pour le lutrin à l'église, mais aussi pour la salle de prière dans notre maison. Ces livres offrent une grande aide à notre vie spirituelle. C'est une belle chose quand on en vient à aimer ces livres et qu’on en fait des compagnons quotidiens même s’il s’agit seulement d’un Orthros abrégé ou de quelques hymnes de Vêpres, de Complies, ou des Salutations à la Toute SainteTheotokos.

L'Église a assigné des prières particulières pour des événements importants de notre vie tels que la naissance, la maladie, les fiançailles, le mariage et la mort, ainsi que pour diverses autres occasions, comme l'ouverture d'une maison, le début d'une entreprise ou le début d'une carrière professionnelle. L'Église a également désigné des prières pour les heures prescrites de la journée.

Saint Jean Chrysostome, commentant les prières avant et après les repas, note que parmi les motifs de ces prières on trouve les suivants : afin que nous nous souvenions aussi de la nourriture de l'âme ; que nous évitions l'ivresse et l'excès d'indulgence ; que nous développions le discernement de la modération; et que nous exprimions notre gratitude à Dieu pour ses dons.

Aux temps prescrits, l'Église se réunit pour la prière et le culte en commun. Les prières de nombreux fidèles qui se sont réunis sont d’autant plus facilement reçues et entendues par Dieu qu'Il est particulièrement attentif à de telles pétitions. Pour nous aider à recevoir le plein bénéfice des rassemblements ecclésiastiques, accordons une grande attention à ces paroles de saint Symeon le Nouveau Théologien :

« Tenez-vous à l'église comme si vous étiez au ciel avec les anges, et considérez-vous indigne d'être en prière avec vos frères. Et veillez à vous retourner pour observer les frères et les sœurs, pour voir comment s’ils sont debout ou en train de chanter, mais n’observez que vous-même, votre façon de chanter et vos propres péchés. »

Saint Paul a noté que celui qui est heureux devrait chanter. La Psalmodie – le chant spirituel – n'est pas uniquement fait pour les offices religieux, mais pour toutes les circonstances qui le permettent. Nous pouvons chanter à haute voix ou en silence, individuellement ou en groupe, avant et après la prière, et même pendant les intermittences.

D'après Diadoque, évêque de Photicé en plus de la psalmodie ecclésiastique habituelle, nous avons aussi une autre psalmodie qui vient d'un débordement de joie, puissant et émouvant, avec une disposition priante. Cette psalmodie, lorsqu'elle est mue par le Saint-Esprit, est accompagnée par le plaisir du cœur, des larmes spirituelles et une joie incroyable.

Revenant aux aspects préparatoires de la prière, notons les paroles de saint Athanasios dans son traité sur la virginité : «Le croyant qui se consacre à Dieu doit être trouvé avec le Livre dans ses mains quand le soleil se lève. » Il fournit aussi des instructions pour les heures du jour et de la nuit, et comment les fidèles doivent se tenir devant Dieu.

Il est bien établi que les livres sont bénéfiques, mais ils ne conduisent pas toujours à la prière. 
Et il est à noter qu'un enseignant plus grand que les livres est la prière elle-même. 
D'innombrables ascètes ont appris à prier sans le moindre livre. Les livres et les rassemblements à l’église ne peuvent pas toujours être à notre portée, mais nous pouvons toujours apprendre par le travail intérieur de la prière, qui peut être avec nous en tout temps. L'âme de chacun de ceux qui prient réellement devient un temple de Dieu et un lieu sacré de sacrifice. Toutes les prières sont de bonnes prières – prière à haute voix, prières des livres, prières publiques, prières silencieuses du cœur – lorsqu'elles sont pratiquées avec soigneusement et attention.

Comme il n'y a pas de plante saine sans racines, il ne peut y avoir de vie de prière sans les sacrements, en particulier la Sainte Eucharistie. Car, comme le dit Abba Apollos: «Celui qui se retire de la communion des mystères sacrés, fait que Dieu lui-même se retire de lui». Il est d'usage pour les moines de compléter les prières commencées dans leur cellule quand ils se sont réunis à l'église. Et les prières communes commencées dans l'église sont terminées dans leurs cellules. Le mystère de la Sainte Eucharistie, auquel ils ont participé pendant la Divine Liturgie, se poursuit sur l'autel sacré de leurs cœurs avec une prière continue.
(Version française de la source par Maxime le minime)
À SUIVRE

mardi 3 octobre 2017

parution prochaine d’un livre du père archimandrite Placide (Deseille) intitulé De l’Orient à l’Occident – orthodoxie et catholicisme

Parution prochaine d’un livre de l’archimandrite Placide (Deseille), « De l’Orient à l’Occident – orthodoxie et catholicisme »

Parution prochaine d’un livre de l’archimandrite Placide (Deseille), « De l’Orient à l’Occident – orthodoxie et catholicisme »
Les Editions des Syrtes annoncent la parution prochaine d’un livre du père archimandrite Placide (Deseille) intitulé De l’Orient à l’Occident – orthodoxie et catholicisme. L’ouvrage de 450 pages (couverture ci-contre), qui comprend un avant-propos de Bernard Le Caro, sera disponible à partir du 16 novembre au prix de 20 euros.

Présentation de l’éditeur: « Si les divergences principales entre l’orthodoxie et les confessions occidentales sont aujourd’hui connues, les racines de celles-ci, ainsi que leurs implications sur la vie spirituelle ont été peu traitées en langue française. Peu de choses sont connues sur la période qui a précédé le schisme de 1054 et qui l’a préparé. C’est, entre autres, cette lacune que vient compléter l’ouvrage du père Placide, de façon positive et avec discernement, en cherchant « la confession et non la confrontation ». Dans cet esprit, il sait déceler également ce qui, en Occident, a gardé un parfum d’orthodoxie après le schisme.
En même temps qu’une œuvre, ces pages retracent le parcours de l’archimandrite Placide Deseille. Ayant vécu depuis son adolescence dans un monastère cistercien et ayant étudié en profondeur les sources bibliques et patristiques, il est devenu orthodoxe au Mont Athos et porte en Occident, depuis plus de quarante ans, le témoignage de la tradition de l’Église des dix premiers siècles, toujours vivante dans l’orthodoxie. Comme le dit l’higoumène du monastère de Simonos Petras, il s’agit d’un « témoignage authentique de la vie orthodoxe et du monachisme athonite dans un environnement quasiment déchristianisé et dans une société en décomposition ».
L’ouvrage part de l’Orient des premiers siècles pour arriver en Occident au XXIe siècle : des racines chrétiennes de la France avec une foi commune à l’Occident et à l’Orient, puis ses déviations, notamment au niveau de son repli sur l’augustinisme, pour arriver à la Révolution française. Mais ce livre ne se cantonne pas à l’histoire ancienne, abordant les problèmes actuels de l’Église orthodoxe et sa façon de les résoudre. La sincérité et la profondeur de la démarche du père Placide, sa connaissance approfondie de la tradition spirituelle et théologique occidentale, et son expérience de l’orthodoxie donnent à sa parole une autorité unique.
L’archimandrite Placide (Deseille), né en 1926, entre à l’abbaye cistercienne de Bellefontaine en 1942 à l’âge de seize ans. Il fonde en 1966 avec d’autres moines un monastère de rite byzantin à Aubazine en Corrèze. En 1977, les moines décident de devenir orthodoxes et en février 1978, ils deviennent moines au Mont Athos. Rentré en France peu après, père Placide fonde le monastère Saint-Antoine-le-Grand, à Saint-Laurent-en-Royans (Drôme) dans le Vercors, et en devient l’higoumène. Dans son sillage naît le monastère de la Protection de la Mère de Dieu, plus connu aujourd’hui sous le nom de monastère de Solan. Il a enseigné à l’Institut Saint-Serge, et est également auteur et traducteur de plusieurs ouvrages sur la spiritualité et le monachisme orthodoxes. »

samedi 30 septembre 2017

Éthique et technologie par St Nikolai Velimirovich de Jitcha

À l'origine, la religion était la mère de l'éthique et de la technologie. En tout premier, la religion était une source torrentielle jaillissant des profondeurs cachées, l'éthique, une rivière transportant la vie et la technologie à l'aide de canaux artistiques, transportait l'eau de cette rivière dans toutes les artères de la vie de l'homme.

Dieu a énoncé à l'homme la loi de la foi, la loi du comportement et la connaissance de la technologie.

En suivant les directives de Dieu, Noé a construit un bateau qui a parcouru l'un des plus longs trajets de l'histoire de la navigation.

Par une inspiration divine, Betsaléel a été rempli de l'esprit de Dieu, en intelligence, en industrie et en science, et pour toutes sortes d'ouvrages; pour faire des inventions, pour travailler l'or, l'argent et l'airain, pour tailler et enchâsser des pierreries, pour tailler le bois et exécuter toutes sortes d'ouvrages. (Exode 31: 1-11).

De la même manière, le temple de Salomon, l'une des plus grandes merveilles architecturales du monde antique, a été construit par des personnes enseignées par l'Esprit de Dieu et dirigées par la main du Seigneur. C'est le témoignage des Saintes Écritures.

Dieu a été la raison de la vraie foi, du bon comportement et de la connaissance de la technologie parmi le peuple.

Tandis que les gens vivaient continuellement avec Dieu au-dessus d'eux, devant eux et autour d'eux, tout comme l'air et la lumière, ils Lui attribuaient et Lui consacraient tous leurs travaux techniques et leurs ouvrages, à Lui, leur Seigneur et leur Créateur.

Lorsque le sentiment de la présence de Dieu s'est dissipée et que la vision spirituelle s'est obscurcie, c'est à ce moment-là que l’orgueil est entré chez les commerçants et les artisans, et qu’ils ont commencé à s’attribuer exclusivement à eux-mêmes la gloire pour la réalisation de leurs bâtiments, leurs travaux personnels et leurs œuvres intellectuelles. Ils ont alors commencé à faire un mauvais usage de leur travail quand l'ombre du maudit a commencé à tomber sur la technologie.

Beaucoup se plaignent de la technologie.
Beaucoup accusent la technologie moderne de tous les malheurs dans le monde.

La technologie est-elle vraiment à blamer, ou bien ceux qui créent de la technologie et qui l'utilisent ?
Est-ce qu’il y a lieu de blâmer une croix de bois si l’on l’utilise pour crucifier quelqu’un ?
Est-ce le marteau qui est responsable si quelqu’un l’utilise pour briser le crâne de ses prochains ?
La technologie n’éprouve aucun sentiment ni bon ni mauvais.
Les mêmes tuyaux peuvent être utilisés pour l'eau potable ou l'égout.

Le mal ne vient pas de la technologie insensible et morte, mais plutôt du cœur mort des gens.
Complètement conscient de la présence de Dieu et sans le moindre orgueil, Noé a construit un merveilleux navire fabriqué pour son salut et pour les nouvelles humanités à naître.
Dans une conscience assombrie vis à vis de la présence de Dieu, les gens remplis d'orgueil s'entendirent entre eux : « Construisons-nous une ville et une tour dont le sommet atteindra jusqu’au ciel, alors notre nom deviendra célèbre». Ce fut la construction de la tour de Babel.

Lorsque le roi Salomon eut fini de construire le glorieux temple de Dieu, il leva ses mains vers le ciel et, dans l'humilité, a crié: " « Voici, les cieux, et les cieux au-dessus des cieux, ne peuvent te contenir : alors combien moins ce temple que j'ai bâti ! » ".
Ce merveilleux temple a duré onze générations. Il a été réduit en poussière et en cendres quand les descendants sans Dieu du roi Salomon en effet , l'ont transformé d'une «maison de prières en une maison de commerce. »
Ce qui a conservé le Temple intact sur ses fondations n’est pas à mettre au crédit de la technologie, pas plus qu’on ne peut accuser la technologie si le temple a disparu de la terre.

La technologie est sourde, muette et sans réponse. Elle dépend entièrement de l'éthique, de l'éthique fondée sur la foi.

Bien connue est l'histoire biblique du roi Nabuchodonosor. Il construisit la ville de Babylone avec des palais et des tours suspendues, avec une maîtrise technique et une beauté telles qu’elles étaient inconnues du monde jusqu'alors. Le roi regarda la ville qu'il avait construite, debout sur le toit de son palais et dit avec orgueil : "Est-ce que ce n'est pas Babylone la Grande, que j'ai moi-même construite comme résidence royale par la puissance de mon pouvoir et pour la gloire de ma majesté?" Alors qu'il prononçait encore ces paroles remplies de vanité, Dieu l'a frappé de folie et il est devenu insensé, et c’est dans la folie qu’il a vécu pendant sept ans comme une bête parmi les bêtes des forêts.
Sa ville, Babylone la Grande, devint un tas de décombres et l’on s’en moqua. Ce fut un désert sans habitants, exactement comment le Prophète Jérémie l’avait prophétisé. (Jérémie 51:37)

Partout où la crainte de Dieu disparaît, et la loi morale de Dieu est piétinée, là, la montagne de la technologie humaine s’effondre et retourne à la poussière d’où elle a été construite.

C'est ainsi que la Tour Eiffel et les cathédrales allemandes, et les gratte-ciel américains, les tours de la technique et de l'architecture humaines, s'effondreront en une poussière informe si l'orgueil humain, fût-il chrétien, s’efforce au mépris de Dieu de passer toutes les bornes de l’orgueil et du péché et réussissent à mettre fin à la longue souffrance de Dieu. [traduction incertaine]

Pourquoi tant de civilisations glorieuses sont-elles profondément enfouies sous la terre et qu’au-dessus d’elles, les laboureurs creusent le sol sans même se rendre compte que leurs tours et leurs os se trouvent sous cette terre labourée ?
Comment se fait-il que, de tous les glorieux bâtiments en marbre des Grecs, rien ne reste que l'Acropole ?

Comment la terre a-t-elle osé occulter du soleil et des yeux des hommes les temples titanesques de Balbek et d'Egypte, ainsi que les villes glorieuses d’Egbata, Persépolis, Tyr, Sidon et Troie, sur lesquelles viennent maintenant paître paisiblement des vaches, et grouiner les cochons, et les bergers construire des écuries avec le marbre dispersé ? Pourquoi les orgueilleuses cités et les temples et les palais du roi Montezuma ont-ils disparu sans laisser de traces ? Pourquoi les royaumes des Incas et des Péruviens à la brillante civilisation ont-ils également disparu ? Quelle main impitoyable a recouvert de boue toutes ces constructions humaines, qui, par leur force, leur conception et leur beauté, peuvent rivaliser avec les meilleures constructions modernes ?

Pourquoi existe-t-il des ruptures et pas de continuité dans les civilisations de l'humanité ?

C'est parce qu'aucune d'entre elles ne plaisait à l’unique Dieu Saint..

Aucune de ces civilisations enterrées n'a été détruite par le temps ni par le manque de solidité dans leur construction, mais c’est par le péché contre la sainte foi et la sainte éthique.
L'instabilité de l'éthique et non la technologie les a enterrées toutes dans une obscurité profonde.

«Et toi, Capernaüm, qui as été élevée jusqu'au ciel, tu seras abaissée jusqu'au séjour des morts. » Cette prophétie du Christ, au temps où Capernaüm brillait de gloire, telle une cité de conte fées à côté d'un lac, fut accomplie. Elle a été si terriblement accomplie qu’aujourd’hui, lorsqu'un voyageur se trouve parmi les épines et les serpents, où la ville riche et fière de Capernaüm s'est exaltée un jour, il demande avec effroi : «Est-il possible que ce lieu détestable ait été autrefois une demeure des hommes ? »

L'éthique est durable et immuable, c'est-à-dire l'éthique évangélique, mais la technologie change toujours. L'éthique est telle une dame, et à la technologie sa servante. C'est pourquoi l'éthique doit contrôler la technologie. Les valeurs éternelles sont le territoire de l'éthique et non de la technologie. Il est dévastateur pour un peuple entier de mettre le but de leur vie dans la technologie, et tout leur travail et leur sueur en sacrifice à l'avancement de la technologie, traînant derrière eux l'éthique, comme Achille traînant le corps d’Hector mort attaché à un chariot. Un peuple comme celui-ci peut réussir à construire toutes ses villes d'ivoire et d'or, mais si les gens aiment Ahab et Jezabel y vivent, les chiens auront le dernier mot et non les gens. Entre l'honneur et l’habileté, il est facile de choisir. Un homme honnête même sans habileté est plus respectable à notre époque qu'un homme habile sans honnêteté.

La technologie change la relation de l'homme avec la nature, mais pas celle de l'homme avec Dieu.

Celui qui pense autrement valorise les choses plus que les gens, et la poussière plus que l'esprit. La guerre entre les hommes et Dieu est une horrible tragédie de notre temps.

Dieu veut élever et exalter l'identité de l'homme au-dessus de la matérialité stupide et sans vie, alors que les hommes veulent enterrer leur identité et oublier leur Créateur et faire de la technologie et la richesse matérielle le seul but de leur vie.

Beaucoup de personnes qui sont spirituellement et moralement handicapées par leur absence de foi en Christ, créent des idoles technologiques modernes qu'elles adorent et invitent tous les peuples et toutes les nations à apporter des sacrifices à ces idoles.


Extrait des Œuvres complètes de l'évêque Nikolai [en serbe], livre 12, p. 23. Traduit du serbe par Marija Miljkovic. Envoyé au Centre d'information chrétienne orthodoxe par le P. Srboljub Jockovic. 

version française de la source
 par Maxime le minime

mardi 26 septembre 2017

AL ANDALOUS en marche ?




En 2010, Abdelwalhab Houizi, imam de la mosquée Ibn Hazn de Lérida, devant des fidèles musulmans (l’enregistrement avait été diffusé sur Internet)  déclarait à propos des indépendantistes catalans

« Ils cherchent notre soutien pour obtenir des votes, mais ce qu’ils ne savent pas, c’est que quand ils nous laisseront voter, nous voterons tous pour les partis islamiques, car nous ne raisonnons pas en termes de gauche et de droite. Ceci nous fera gagner les mairies, et à partir de là, avec les compétences étendues des collectivités territoriales, l’islam commencera à s’implanter. » 

Lors de la « Consultation populaire » de 2014, les séparatistes catalans avaient encouragé – avec succès – les musulmans à voter et ils avaient même autorisé les résidents sans nationalité espagnole à se prononcer eux aussi sur la séparation de la Catalogne du reste de l’Espagne. (source)

lundi 25 septembre 2017

Bientôt une nouvelle crise financière ?


"Une politique d'intérêt zéro c'est une politique qui est favorable aux Goldman Sachs et défavorables aux petites gens. On suit depuis dix ans une politique fondamentalement favorable aux riches et fondamentalement défavorable aux pauvres. Et ça nous emmène à des problèmes politiques avec la montée des populismes partout. Donc, quelque part, les banques centrales en favorisant les riches sont en train de f… en l'air le capitalisme. Ce qui est une façon de prendre des risques et celui qui a de l'argent prend des risques… on a bâti un système où si ça marche c'est pour le riche, si ça ne marche pas c'est pour le pauvre. Ce qui n'est pas acceptable d'un point de vue économique : c'est une saloperie. "

samedi 23 septembre 2017

Tableaux de la vie de la Bienheureuse Xenia de Saint-Petersbourg




La bienheureuse Xénia vécut au XVIIIe siècle. Épouse du colonel André Théodorovitch Petrov, chanteur à la cour de la tzarine Élisabeth, rien ne semblait la destiner à l’ascèse terrible de la folie pour le Christ. N’ayant pas eu d’enfants, elle aimait d’autant plus son époux, reportant sur lui l’amour qu’elle eût dispensé à ceux-ci. Au cours d’une réception au cours de laquelle il avait beaucoup bu, André Théodorovitch, pourtant jeune et en bonne santé, mourut soudain sans avoir eu le temps de se préparer spirituellement et sans avoir communié une ultime fois aux Saints Mystères du Christ. Xénia changea alors totalement. Elle se revêtit des habits de son mari et demanda que, désormais, on ne l’appelle plus qu’André Théodorovitch.
Réalisant la vanité des biens terrestres et le caractère très transitoire des joies de la vie ici-bas, elle se dépouilla de ce qu’elle avait. LIRE LA SUITE ICI







































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LES CAUSES DE NOTRE SOUFFRANCE par saint Nicolas Vélimirovitch



"Pour un homme sensé, il est naturel  de toujours chercher les causes de sa souffrance d'abord en lui-même, et pour les insensés d'accuser continuellement les autres. L'homme sensé se souvient de tous ses péchés, depuis l'enfance ; il se les rappelle avec la crainte de Dieu sans s'étonner de souffrir en conséquence de ses péchés ; et, quand alors la souffrance s’abat sur lui, qu’elle provienne de ses amis, ou de ses ennemis, des hommes ou des esprits mauvais, tôt ou tard, il connaît aussitôt les causes de sa souffrance, car il connaît et se rappelle ses péchés. L'insensé, cependant, est oublieux, et oublie toute son iniquité ; alors, quand la souffrance s’abat sur lui, il se tord dans le tourment et demande avec étonnement pourquoi il a mal à la tête, pourquoi il devrait perdre tout son argent ou pourquoi ses enfants devraient mourir. Et, dans sa folie et sa fureur, il pointera son doigt sur tout être sur la terre et dans le ciel, pour l’accuser d’être responsable de sa souffrance, avant de pointer le doigt sur lui-même, le seul vraiment responsable de cela."

St NICOLAS VÉLIMIROVITCH
in Homélies sur les évangiles pour les dimanches et jours de fête.

jeudi 21 septembre 2017

CONSENSUS , UNION ou UNITÉ ? par Mgr Hiérotheos

Sur le Blog

La Lorgnette de Tsargrad

un texte du Métropolite Hiérotheos de Naupacte sur l'Unité

EXTRAIT


"[…] Dans la société, on parle d’une union entre des points de vue divergents ; c’est précisément l’œuvre du système de la démocratie. Différents centres de pouvoir, différents programmes émanant de partis politiques divers, différentes positions émergeant lors de discussions et débats internes aux partis sont, lorsqu’ils se déploient dans le cadre d’une expression démocratique, le signe d’un consensus réalisé.
Mais il n’en va pas ainsi dans l’Église. L’unité n’est pas la conciliation formelle de diverses positions qui viendraient à s’écarter de la révélation de la foi, et de la Tradition. L’unité est fruit de l’Esprit Saint, communion à l’Esprit Saint, unité de foi.
C’est ainsi qu’au sein de l’Église, nous ne pouvons, «afin de préserver l’unité», aller contre l’ecclésiologie et la théologie orthodoxes, sapant finalement de cette façon les fondements de la foi telle qu’elle nous a été révélée par Dieu. Si quelqu’un vient à s’écarter de la foi, l’union avec lui n’est pas une bonne chose, mais au contraire, celui qui préserve la vérité révélée est en réalité un protecteur de l’unité. Pour traiter des questions de l’Église, il n’est pas admissible de s’en tenir à la diplomatie, de renier sa parole, de changer tout le temps d’avis tout en considérant qu’il s’agirait d’une contribution à la réalisation de l’unité.[…]" 
lire l'article intégral ICI 

mercredi 20 septembre 2017

Être chrétien dans un monde qui ne l'est plus par Rod Dreher

Comment être chrétien dans un monde qui ne l'est plus

Le pari bénédictin Broché – 13 septembre 2017

de Rod Dreher (Auteur), 

Denis Yrieix (Préface), Hubert Darbon (Traduction)



Préface inédite de l'auteur et introduction d'Yrieix Denis

Voici un essai décisif, peu consensuel, fruit d'une intuition tenace : les chrétiens vont devoir prendre de fermes résolutions, intérieures et pratiques, pour résister aux fléaux de la modernité. En effet, comment vivre sa foi dans un monde sécularisé devenu de plus en plus hostile à l'Évangile ? Ceux qui minimisent le phénomène participent à son accélération, affirme l'auteur avec lucidité, sans regrets ni résignation. Depuis son poste d'observation, ce père de famille, chrétien fervent et journaliste renommé (The American Conservative), scrute et enquête : quelles sont les racines de la fragmentation de nos sociétés occidentales ? En quoi la sexualité et la technologie déstabilisent l'Église ? Pourquoi les sacrifices, la liturgie et la prière constituent les clés d'un réveil ?

Rod Dreher perçoit l'urgence, non pas d'une nouvelle croisade, mais de la conversion des âmes, pour le bien de tous ; avec Jacques Maritain il invite à être « l'armée des étoiles jetée dans le ciel ».

« [...] l'essai religieux le plus important et discuté de la décennie. »

David Brooks, THE NEW YORK TIMES

« Un livre étonnant [...] »

Patrick J. Deneen, FIRST THINGS

« Une vision perspicace et optimiste pour les chrétiens [...] »

Mollie Ziegler Hemingway, THE FEDERALIST

Traduit de l'anglais (États-Unis) par Hubert Darbon

VOIR RECENSION par Jean Claude LARCHET :
http://orthodoxie.com/recension-rod-dreher-etre-chretien-monde-ne-lest-plus-pari-benedictin/

LIRE AUSSI : 
"Qu'y a-t-il de si attirant dans l'Orthodoxie ?


Ils n'effaceront pas la croix aussi facilement…


En fait Lidl n'était pas précurseur dans l'effacement de la croix des églises grecques de la pub de leurs produits voyez plutôt cet article « La Croix demeure tandis que le monde tourne »

lundi 18 septembre 2017

Plus de personnes en Russie pour voir saint Nicolas que de musulmans du monde entier à La Mecque

Durant les deux mois du séjour des reliques de St Nicolas à Moscou et à Saint-Pétersbourg, environ deux millions et demi de personnes sont venues les vénérer.


« On a considéré un temps que la plus grande concentration de pèlerins était celle observée à La Mecque. Mais j’ai cherché à savoir combien de personnes vont à La Mecque par an, or il se trouve qu’elles sont environ deux millions. Plus de personnes en Russie sont venues voir saint Nicolas que de musulmans du monde entier viennent à La Mecque. Je ne sais pas combien de millions de personnes seraient venues vénérer les reliques si elles étaient restées toute une année. Ce fut un facteur spirituel très important pour l’affermissement de la foi dans le peuple. Les gens faisaient la queue pendant six, huit, dix heures pour vénérer la relique. Cette année, l’été a été très pluvieux, il y a eu de fortes pluies, mais les gens restaient debout sans broncher » a raconté le patriarche Cyrille aux représentants de l’Église catholique romaine. Il a souligné que des représentants de toutes les classes de la société étaient venus vénérer les reliques de saint Nicolas.


« Lorsque j’ai accompagné les reliques à Saint-Pétersbourg, j’ai dit qu’aucune action de diplomatie ecclésiastique ou de diplomatie tout court n’aurait pu faire plus pour le rapprochement de l’Orient et de l’Occident que ne l’a fait la translation en Russie des reliques de saint Nicolas. Ce simple fait que nous avons en commun des reliques, des objets sacrés, est devenu évident pour les orthodoxes de Russie, et cela ne peut pas ne pas laisser de traces » a constaté Sa Sainteté. (source)