Sélection du message

Schismatiques ukrainiens, la réalité : "Patriarcat de Kiev", Église orthodoxe "autocéphale ukrainienne", Église gréco-catholique d'Ukraine et consorts …

" Ces hommes-là sont de faux apôtres , des ouvriers trompeurs, déguisés en apôtres du Christ. Et cela n'est pas étonnant, ...

mercredi 4 octobre 2017

LA PRIÈRE DANS NOTRE VIE SPIRITUELLE par Geronda MOÏSE [1]

La prière en tant qu'aspect important de notre vie spirituelle [1ère partie]

par Geronda MOÏSE l'Agiorite
de bienheureuse mémoire






La vie de prière, dont nous nous entretiendrons, est une partie d'un sujet beaucoup plus large, de la la vie spirituelle en général, la vie en Christ, l'ascension spirituelle, la voie de la sanctification et la déification. Associée à une purification intérieure personnelle et à une vie sacramentelle régulière, une vie de prière contribuera de manière significative à la régénération des fidèles durant cette période difficile dans laquelle nous vivons.

Le contenu de cet entretien n'est pas la propriété de l'auteur. Il consiste principalement en un matériel emprunté aux ressources abondantes qui nous ont été léguées comme héritage par les saints Pères. Sont également inclus de précieux morceaux recueillis avec appétence de la table de dîner spirituelle des anciens du Mont Athos.

Il y a beaucoup de stations ou étapes dans le cheminement de l'ascension spirituelle par la prière. Nous en aborderons brièvement quelques-unes des plus importantes concernant notre sujet.





L'étude est l'une des premières étapes. Dans l'austère règle monastique de Saint Pacôme, l'un des canons exige que les moines novices soient enseignés à lire et à écrire par des moines plus âgés, afin de les aider dans leur étude de la Sainte Écriture. Le Père Théodore de Thèbes, disciple de saint Pacôme, fit l'observation suivante sur sa vie monastique :

« Ni dans notre cœur ni dans notre bouche, nous n'avions autre chose que la parole de Dieu seule, et nous n’avions pas le sentiment que nous vivions sur la terre, mais que nous célébrions dans le ciel. »

L'esprit apprend ce dont il est préoccupé. Si l'on est préoccupé pendant toute la journée par la vie des autres, l’on n’en tire aucun avantage pour soi-même. Par une curiosité débridée et un vain bavardage, surtout lorsque les péchés d'autrui sont abordés avec satisfaction et intérêt, nous stimulons et éveillons nos propres passions. On a pu observer que les gens qui sont colporteurs de ragots, qui font des commérages, et qui défendent la moralité en accusant les autres, ont en général des problèmes très sérieux eux-mêmes. La préoccupation des choses vaines et des conversations malveillantes doivent être évitées ; Ils peuvent totalement annihiler l'esprit de prière.

L'étude nous aidera dans notre effort pour prier en éveillant nos énergies oubliées, en nous fortifiant et en nous revigorant. À ce propos, le Père Isaïe nous instruit :

« Quand vous vous lèverez le matin, avant de commencer votre travail, étudiez les paroles de Dieu. Lorsque vous aurez les paroles de Dieu comme fidèle compagnon, vous ne serez pas préoccupé par les choses mondaines, vous ne serez pas troublé, vous ne pécherez pas. »


Saint Ephrem le Syrien, qui a été décrit incidemment par S. Grégoire de Nysse comme ayant la Sainte Écriture comme unique nourriture, ajoute ceci:

« Les paroles de Dieu rafraîchissent la chaleur de l'âme. Tète les paroles de Dieu comme un enfant pour ta croissance. »

Pour celui qui désire vivre une vie de prière, la nourriture quotidienne de l'Écriture Sainte est indispensable. L'étude de la Bible accélère l'intervention de Dieu dans notre vie. Et il est bon qu’une telle étude précède la prière. En plus de la Sainte Ecriture, en particulier des Psaumes, la vie du saint du jour et un texte ascétique choisi des Pères peuvent soulager le trouble et la détresse du jour, et nous aider à nous préparer à nous abandonner à Dieu. Et il faut insister là-dessus : ce ne sont pas quelques minutes sur les vingt-quatre heures de la journée qu’il faut consacrer à Dieu. Sa présence permanente doit nous accompagner continuellement afin que toutes nos activités soient une préparation pour les heures sacrées où nous embrassons Dieu. Et, en retour, ces heures sacrées de prière nous renforceront pour les luttes qui suivront.

Tout coule tranquillement sous l'œil attentif de Dieu, qui nous bénit et nous sanctifie. Et si nous transgressons, il peut intervenir sévèrement pour nous ramener à la raison. Par conséquent vivons toujours en sa présence.

Les livres liturgiques - Horologion, Psautier, Ménées, Triode, Pentecostaire, Paraclitique - sont non seulement pour le lutrin à l'église, mais aussi pour la salle de prière dans notre maison. Ces livres offrent une grande aide à notre vie spirituelle. C'est une belle chose quand on en vient à aimer ces livres et qu’on en fait des compagnons quotidiens même s’il s’agit seulement d’un Orthros abrégé ou de quelques hymnes de Vêpres, de Complies, ou des Salutations à la Toute SainteTheotokos.

L'Église a assigné des prières particulières pour des événements importants de notre vie tels que la naissance, la maladie, les fiançailles, le mariage et la mort, ainsi que pour diverses autres occasions, comme l'ouverture d'une maison, le début d'une entreprise ou le début d'une carrière professionnelle. L'Église a également désigné des prières pour les heures prescrites de la journée.

Saint Jean Chrysostome, commentant les prières avant et après les repas, note que parmi les motifs de ces prières on trouve les suivants : afin que nous nous souvenions aussi de la nourriture de l'âme ; que nous évitions l'ivresse et l'excès d'indulgence ; que nous développions le discernement de la modération; et que nous exprimions notre gratitude à Dieu pour ses dons.

Aux temps prescrits, l'Église se réunit pour la prière et le culte en commun. Les prières de nombreux fidèles qui se sont réunis sont d’autant plus facilement reçues et entendues par Dieu qu'Il est particulièrement attentif à de telles pétitions. Pour nous aider à recevoir le plein bénéfice des rassemblements ecclésiastiques, accordons une grande attention à ces paroles de saint Symeon le Nouveau Théologien :

« Tenez-vous à l'église comme si vous étiez au ciel avec les anges, et considérez-vous indigne d'être en prière avec vos frères. Et veillez à vous retourner pour observer les frères et les sœurs, pour voir comment s’ils sont debout ou en train de chanter, mais n’observez que vous-même, votre façon de chanter et vos propres péchés. »

Saint Paul a noté que celui qui est heureux devrait chanter. La Psalmodie – le chant spirituel – n'est pas uniquement fait pour les offices religieux, mais pour toutes les circonstances qui le permettent. Nous pouvons chanter à haute voix ou en silence, individuellement ou en groupe, avant et après la prière, et même pendant les intermittences.

D'après Diadoque, évêque de Photicé en plus de la psalmodie ecclésiastique habituelle, nous avons aussi une autre psalmodie qui vient d'un débordement de joie, puissant et émouvant, avec une disposition priante. Cette psalmodie, lorsqu'elle est mue par le Saint-Esprit, est accompagnée par le plaisir du cœur, des larmes spirituelles et une joie incroyable.

Revenant aux aspects préparatoires de la prière, notons les paroles de saint Athanasios dans son traité sur la virginité : «Le croyant qui se consacre à Dieu doit être trouvé avec le Livre dans ses mains quand le soleil se lève. » Il fournit aussi des instructions pour les heures du jour et de la nuit, et comment les fidèles doivent se tenir devant Dieu.

Il est bien établi que les livres sont bénéfiques, mais ils ne conduisent pas toujours à la prière. 
Et il est à noter qu'un enseignant plus grand que les livres est la prière elle-même. 
D'innombrables ascètes ont appris à prier sans le moindre livre. Les livres et les rassemblements à l’église ne peuvent pas toujours être à notre portée, mais nous pouvons toujours apprendre par le travail intérieur de la prière, qui peut être avec nous en tout temps. L'âme de chacun de ceux qui prient réellement devient un temple de Dieu et un lieu sacré de sacrifice. Toutes les prières sont de bonnes prières – prière à haute voix, prières des livres, prières publiques, prières silencieuses du cœur – lorsqu'elles sont pratiquées avec soigneusement et attention.

Comme il n'y a pas de plante saine sans racines, il ne peut y avoir de vie de prière sans les sacrements, en particulier la Sainte Eucharistie. Car, comme le dit Abba Apollos: «Celui qui se retire de la communion des mystères sacrés, fait que Dieu lui-même se retire de lui». Il est d'usage pour les moines de compléter les prières commencées dans leur cellule quand ils se sont réunis à l'église. Et les prières communes commencées dans l'église sont terminées dans leurs cellules. Le mystère de la Sainte Eucharistie, auquel ils ont participé pendant la Divine Liturgie, se poursuit sur l'autel sacré de leurs cœurs avec une prière continue.
(Version française de la source par Maxime le minime)
À SUIVRE

Aucun commentaire: