Les lèvres mensongères font horreur à l'Éternel, tandis que ceux qui agissent avec fidélité lui sont agréables. Proverbes 12:22 «C'est ce qui sort de l'homme qui le rend impur. En effet, c'est de l’intérieur, c'est du cœur des hommes que sortent les mauvaises pensées, les adultères, l'immoralité sexuelle, les meurtres, les vols, la soif de posséder, les méchancetés, la fraude, la débauche, le regard envieux, la calomnie, l'orgueil, la folie. Toutes ces choses mauvaises sortent du dedans et rendent l'homme impur.» Marc 7:20-23 Un témoin fidèle ne ment pas, tandis qu’un faux témoin dit des mensonges. Proverbes 14:5 « Vous, vous avez pour père le diable et vous voulez accomplir les désirs de votre père. Il a été meurtrier dès le commencement et il ne s'est pas tenu dans la vérité parce qu'il n'y a pas de vérité en lui. Lorsqu'il profère le mensonge, il parle de son propre fond, car il est menteur et le père du mensonge. » Jean 8:44 Si les paroles distinguées ne conviennent pas à un fou, les paroles mensongères conviennent d’autant moins à un noble. Proverbes 17:7 « Écarte de ta bouche la fausseté, éloigne de tes lèvres les détours ! Proverbes 4:24 Craindre l'Éternel, c'est détester le mal. L'arrogance, l'orgueil, la voie du mal et la bouche perverse, voilà ce que je déteste. » Proverbes 8:13 « Pierre lui dit : «Ananias, pourquoi Satan a-t-il rempli ton cœur, au point que tu aies menti au Saint-Esprit et gardé une partie du prix du champ? […] Comment as-tu pu former dans ton cœur un projet pareil? Ce n'est pas à des hommes que tu as menti, mais à Dieu.»Actes 5:3-4Mais pour les lâches, les incrédules, les abominables, les meurtriers, les impudiques, les enchanteurs, les idolâtres, et tous les menteurs, leur part sera dans l'étang ardent de feu et de soufre, ce qui est la seconde mort.Apocalypse 21.8

lundi 13 septembre 2010

Les croisades du point de vue de Byzance et du monde musulman [1]

Les défenseurs du peuple chrétien : Guerre sainte à Byzance [1]







"Pour la plupart des gens civilisés, le terme de guerre sainte est une contradiction dans les termes. Quel motif religieux pourrait bien transformer la destruction et le massacre de milliers d’ êtres humains en un acte saint et méritoire ? Mais, comme nous le savons, la religion a trop souvent servi de prétexte à la violence. Avant d'aller plus loin, toutefois, nous devrions nous accorder sur une définition de la guerre sainte. Trois critères, je crois, sont essentiels. Une guerre sainte a été déclarée par une autorité religieuse compétente, les exemples évidents étant du côté chrétien un pape ou un calife du côté musulman. L'objectif doit être religieux ; à nouveau, deux exemples évidents sont la protection ou le rétablissement de sanctuaires ou de la conversion forcée ou l'assujettissement d'autrui à votre religion. Il pourrait, bien sûr, y avoir d'autres objectifs. Enfin, on promet à ceux qui participent à la guerre sainte une récompense spirituelle, comme la remise de leurs péchés ou l'assurance d'une place au paradis1.
Dans le monde autour de la Méditerranée, deux formes de guerre sainte ont émergé. En premier, le Jihād Musulman. On a beaucoup écrit à ce sujet, et je tiens seulement à souligner ses caractéristiques marquantes2 Le Jihād est pour la communauté musulmane un devoir religieux de propager l'Islam, en employant la contrainte sous toutes ses formes selon les besoins, jusqu'à ce que le monde entier professe l'islam ou soit soumis à ses lois. À certains moments, surtout quand le calife, ou toute autre autorité religieuse, le proclame, cette obligation prend la forme d'un conflit armé. Ceux qui meurent dans la lutte sont acclamés comme martyrs et on pense qu'ils vont tout droit au paradis. On peut trouver des traces de la doctrine du Jihād dès les premiers jours de l'Islam, mais peut-être pas directement à Mahomet lui-même. Le Jihād n’est pas devenu l'un des cinq piliers de l'Islam, mais il a été maintenu en vigueur par la prédication et l'attrait de l'idéal du martyre et du paradis et les récompenses les plus tangibles du butin et du pillage. En substance, il était agressif et inclina à la conquête. Bien sûr, toutes les guerres menées par les puissances musulmanes, y compris celles contre les non-croyants, n’ont été des guerres saintes. Beaucoup ont été simplement tribales, ethniques, nationales, voire des conflits dont les racines provenaient souvent de l'époque préislamique.

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En Europe occidentale, l'idée d'une guerre sainte se développa plus tard et pour des raisons différentes.
Tant de choses ont été écrites à ce sujet qu'il n'y a pas besoin d'entrer dans les détails3 D'abord, nous devons nous rappeler que ce que nous appelons une croisade, en particulier durant le premier siècle, fut un pèlerinage, et ceux qui y ont pris part étaient des pèlerins, c'était un saint voyage (iter, passagium), pas une guerre sainte. Elle était considérée essentiellement comme défensive, c'est-à- dire que des escortes armées étaient chargées de protéger les pèlerins en route pour les lieux saints de la chrétienté et devaient récupérer ou défendre les lieux saints en Palestine. Ce caractère défensif faisait la différence avec le Jihād, de même que le fait qu'il ne préconisait pas l'imposition par la force du christianisme aux autres. Dans les siècles suivants, il est vrai, et pour certains participants, il prit un caractère plus belliqueux. Il suffit de rappeler les croisades dite des Albigeois ou celle qui a saccagé Constantinople en 1204. Pourtant, l'idée d'utiliser la force pour convertir l'infidèle était, à quelques exceptions près, étrangère au christianisme, de l'Est et de l'Ouest. Mais les Croisades ont été proclamées par la plus haute autorité religieuse à l’Ouest, le pape, elles ont été dirigées dans un but religieux, la protection des chrétiens en Orient et la récupération et la défense des lieux saints, et ceux qui ont pris part ont eu la promesse de récompenses religieuses, en particulier la rémission des péchés.




Pour les Byzantins, il faut le dire dès le départ, les idées et les formes de la guerre sainte, Jihād ou  croisade, étaient odieuses4. Ils rejetaient absolument l’un comme l’autre. Premièrement, le Jihād. Ils ne le comprenaient pas. Ce qui motivait les armées de l'Islam, ainsi que les Byzantins l'ont vu, a été l'espoir du butin et un amour barbare des combats. Selon Léon VI, « Les Sarrasins ne partaient pas en campagne avec un sens du service et de la discipline militaires, mais plutôt par amour du gain et de la licence ou, plus exactement, dans le but de piller au nom de leur foi. » 5. Léon les rejette comme des « barbares et infidèles » uniquement préoccupés  de pillages6. L’immense majorité d'entre eux venaient de Syrie et de Palestine, « inconscients des dangers de la guerre, avec nulle autre intention que de piller » 7. Les auteurs byzantins, du septième au quatorzième siècle, répètent ces accusations, car ils professent leur répugnance absolue pour la doctrine du Jihād. Dans leurs polémiques contre l'islam ils critiquent avec véhémence le Jihād comme à peine plus qu’une licence pour le meurtre  injustifié et un prétexte pour piller8. Les Byzantins, en revanche, s’il leur arrivait  de se livrer au massacre et au pillage, ne les justifiaient jamais au nom de la religion.
En ce qui concerne les croisades, il suffit d'écouter Anna Comnène, qui abhorrait la fois le mouvement et beaucoup de ses participants9.  Cependant, certains Byzantins firent bon accueil aux Occidentaux au début. Ils étaient, après tout, d’autres chrétiens, bien que peut-être quelque peu approximatifs dans leurs enseignements et leurs pratiques. L'Empereur Alexis les a traités d’une manière civile presque cordiale, mais il a toujours été nerveux au sujet de ce qu'ils pourraient faire, et il leur a fourni une assistance militaire à travers l'Asie Mineure. Mais, en général, les Byzantins ne semblaient jamais à comprendre pourquoi tous ces chevaliers occidentaux et leurs partisans  marchaient à travers leurs terres. La restitution de Jérusalem à la domination chrétienne était peut-être un objectif louable, mais ça valait-il un tel effort, aussi immense, rempli de tant de périls et d’incertitudes et réalisé avec une telle brutalité ? Constantinople, après tout, était la Nouvelle Jérusalem, la vraie ville sainte. Les Byzantins, toujours pratiques, étaient bien plus intéressés par la possession d'Antioche en raison de sa position stratégique importante que de mettre la main sur Jérusalem avec toute sa valeur sentimentale. Le pèlerinage, ils comprenaient, et la guerre, ils comprenaient, mais la conjonction des deux, ils ne comprenaient pas. Ils ont été tout à fait consternés par la prédication de Saint Bernard et son appel à l'extermination de l'infidèle (delenda penitus), ainsi que son affirmation selon laquelle tuer un ennemi du Christ n'était pas un homicide, mais malecide10.



Et qu'auraient-ils pensé de la règle qu'il rédigea pour les Templiers, des moines qui portaient des armes meurtrières dans la bataille?11 Les Byzantins en vinrent bientôt à croire que les guerriers de l’ouest n’avaient rien de moins à l'esprit que la conquête de l'empire, et les événements de 1204 ont prouvé qu'ils avaient raison. Finalement, ils en sont venus à détester les Latins autant, voire plus, que les musulmans. Si jamais les Latins rapportaient leurs expéditions à la «guerre sainte », ce terme, c’est clair, n'aurait pas été apprécié par les Byzantins."(à suivre)
(Version française de Maxime le minime)
d'après Defenders of the Christian People: Holy War in Byzantium
By George T. Dennis 
un extrait de Les croisades du point de vue de Byzance et du monde musulman
édité par Angeliki E. Laiou et Mottahedeh Parviz Roy
publié par Dumbarton Oaks Research Library and Collection
Washington, D.C.
NB : une page de notes paraîtra ultérieurement de façon séparée.

vendredi 10 septembre 2010

La beauté et la dignité de l'âme humaine par St Tikhon de Zadonsk

`

La beauté et la dignité de l'âme humaine résultent surtout du fait que notre Dieu et Créateur lui a imprimé sa divine image. Qu'elle est merveilleuse et splendide cette beauté et dignité de l'âme ! L'âme humaine est honorée et ornée de l'image de Dieu ! Toutes les choses créées sont admirables, elles sont toutes des témoignages de la toute-puissance et de la sagesse divine ; mais l'homme a dans son âme l'image et la ressemblance de son Créateur ! Dans la création de tous les autres êtres apparaissent la toute-puissance et la sagesse de Dieu, mais dans l'âme humaine, se manifeste en plus la ressemblance, l'image- de Dieu. La créature peut-elle avoir un plus bel ornement et un plus grand Privilège que d'avoir en soi l'image de son Créateur ? Qui est capable de comprendre et d'exprimer par des paroles cette beauté, ce privilège ? L'image doit ressembler à son prototype, comme l'image dans le miroir ressemble à celui qui regarde le miroir ... Songe seulement à la beauté et splendeur que possède l’être incréé, Dieu, et tu saisiras un peu la beauté et la bonté de l'être créé à sa ressemblance. Dieu est la beauté infinie, dont les saints anges ne peuvent jamais se rassasier et qu'ils ne peuvent jamais assez louer. La béatitude éternelle des élus de Dieu consiste surtout à contempler sans fin, face à face, cette bonté infinie, à en jouir sans en être rassasié.

jeudi 9 septembre 2010

La morale, l'art, la foi chrétienne par CHRISTOS YANNARAS


"Pour que l'existence puisse enjamber la vie, passer le seuil de la mort et marcher ailleurs, au-delà de l'être périssable, les possibilités de notre nature ne suffisent pas. L'éthique a beau exercer comme il faut la volonté, nos vertus ont beau se tenir sur la brèche, il n'est pas possible que la nature surmonte la condition mortelle. Sur l'échelle de l'« élévation » morale nous mesurons l'illusion du dépassement naturel. Mais sur chaque degré, en bas le vide de la mort est une inexorable béance.
L'éros: oui, c'est lui qui change l'existence en relation. Il est une autre perception de la vie. Déjà dans l'antichambre de l'éros, dans l'art, quelque chose répand comme les prémices d'une certitude. Poètes, musiciens, peintres, rendus à la terre depuis des années ou des siècles - ossements secs et nus -: et pourtant leur parole perdure. Elle dure dans l'immédiateté personnelle de la relation. Autant tu t'abandonnes à la relation, autant brille en toi l'altérité personnelle de leur parole, de leur« âme ». Autant tu te livres à l'éros, autant s'allume également l'espérance nostalgique d'une immortalité de ta propre « âme ».
La «foi chrétienne transforme lumineusement l'espérance nostalgique en degrés d'attente amoureuse. L'éros: oui, il change l'existence en vie dégagée de toute contrainte, parce que Dieu lui-même est comme l'accomplissement d'une union amoureuse dans la Trinité : « Dieu est amour ». Il a pris l'individualité mortelle - le Christ Jésus - et il a transformé la mort en obéissance (par sa relation avec le Père), il en a fait une communion à la vie immortelle. La condition mortelle est demeurée une maladie de la nature, et l'immortalité une possibilité offerte dans la relation. Le moi secret, ou notre « âme », notre personne véritable, émerge de la mort en toute liberté, quand nous reconnaissons dans le lieu de l'Autre l'appel personnel qui nous fonde comme sujets: la personne du Père qui aime."
CHRISTOS YANNARAS
Variations sur le Cantique des Cantiques
Essai sur l'éros
Traduit du grec par Jacques Touraille
ed.DDB

vendredi 3 septembre 2010

La disparition du mot péché n'est pas la disparition du péché...(à propos de scandale)


Peut-être vais-je enfoncer des portes ouvertes pour certains mais cela ne fait rien, il me semble que la petite analyse qui suit pourrait servir de point de départ à d'autres réflexions...

Voici donc un extrait de Luc 17, 1-2 en grec suivi de la traduction la plus répandue :

1.Εἶπεν δὲ πρὸς τοὺς μαθητὰς αὐτοῦ, Ἀνένδεκτόν ἐστιν τοῦ τὰ σκάνδαλα μὴ ἐλθεῖν, πλὴν οὐαὶ δι’ οὗ ἔρχεται· 
Jésus dit à ses disciples : Il est impossible qu'il n'arrive pas des scandales ; mais malheur à celui par qui ils arrivent ! 
2.λυσιτελεῖ αὐτῷ εἰ λίθος μυλικὸς περίκειται περὶ τὸν τράχηλον αὐτοῦ καὶ ἔρριπται εἰς τὴν θάλασσαν ἢ ἵνα σκανδαλίσῃ τῶν μικρῶν τούτων ἕνα
Il vaudrait mieux pour lui qu'on mît à son cou une pierre de moulin et qu'on le jetât dans la mer, que s'il scandalisait un de ces petits.

On peut penser qu'il n'y a guère de problème dans cette traduction et que le texte français suit de près le grec. Ainsi le mot σκάνδαλα est traduit par scandales. Le problème est que la plupart des lecteurs contemporains ne connaissent pas le sens du mot scandale tel qu'il a été employé à l'origine par le traducteur. Ainsi ce mot, pour un contemporain, est synonyme d'un évènement, d'une action, d'une parole ou d'une information qui, à la fois par son éclat, par la déplaisante surprise provoquée, par son incongruité ou sa démesure par rapport aux normes (quelles qu'elles soient), est choquant émotionnellement, esthétiquement ou moralement ; c'est quelque chose qui n'aurait pas du se produire, qui est inconvenant.
Dans ce sens on pourrait comprendre l'Évangile comme un avertissement qu'il ne faut pas faire de vagues en quelconque sorte, que cela ne se fait pas, que Jésus désapprouve et même promet de très mauvaises conséquences pour le fauteur de trouble. Bon, si c'est ça, on peut comprendre que Jésus préconise une bonne éducation, ce qui est tout à faire recevable d'autant que l'on sait bien que celui qui provoque un scandale en est souvent éclaboussé.
Dans 2., toujours avec cette même signification du mot scandale, on pourrait comprendre aisément que Jésus, qui aime et protège par dessus tout les enfants, insiste pour mettre en relief la plus grande gravité qu'il y a à scandaliser des enfants ; on pourrait en effet considérer les enfants comme plus vulnérables, plus fragiles émotionnellement, et donc les choquer pourrait provoquer chez eux de plus importants traumatismes encore que chez l'adulte.
Tout cela est recevable par tous, sans le besoin de se sentir particulièrement chrétien... 

Eh bien c'est peut-être bien ça le problème... Est-ce bien chrétien cette traduction ? Le Christ ne serait donc qu'un maître de bonnes manières, de savoir vivre mondain ? Mondain trop mondain... Le Christ un militant des droits de l'enfant ? Humain trop humain... Le Verbe incarné, le Dieu fait homme, venu en ce monde pour faire de la morale sociale ?

Cette vision occidentale convenue du Christ avant tout humain qui est désormais la plus répandue, correspond bien à cette traduction de σκάνδαλα  par scandales dans un sens contemporain.
En réalité σκάνδαλα  ce sont des pièges placés sur le chemin, des obstacles pour faire tomber ! (Dictionnaire A.Bailly) on serait plus proche de la littéralité du mot en traduisant σκάνδαλα  par mines anti-personnel (scandere en latin c'est sauter !), il s'agit bien de faire des victimes. La chute provoquée est bien celle du péché ici (La chute de nos ancêtres, c'est le péché ancestral). Chuter c'est pécher.



Si l'on traduit correctement (ce que font certaines traductions) ce que le Christ condamne c'est non pas un comportement inconvenant, c'est bien plus grave que cela, il s'agit de faire tomber, de faire commettre le péché non seulement à des adultes mais, encore plus grave, à des enfants. Scandaliser un enfant au sens de l'Évangile, c'est le faire tomber, le faire pécher ! Rien plus de grave que de faire pécher des enfants ! Il vaudrait mieux mourir noyé...

Mais comment fait-on cela ? Qu'est-ce qu'on fait pour placer des embûches sur le chemin des enfants ? Comment en arrive-t-on à cela ? En quoi cela consiste-t-il ?

Il y a bien des domaines où l'on multiplie volontairement les embûches pour faire tomber les enfants et où on les livre aux manipulateurs qui pour s'enrichir sans le moindre scrupule, sans le moindre respect, sans le moindre amour réel des enfants, leur font croire qu'ils ont des désirs d'adulte dans tous  les domaines et leur font faire des choses qui rendent confuses leurs têtes et abîment leur corps.
Mais l'enfer est aussi pavé de bonnes intentions : que de parents qui voulant  gâter leurs enfants, par amour ( ou pour regarder leurs programmes Télé en toute tranquillité le soir venu après une journée de travail...), installent dans leur chambre "pour respecter et favoriser leur autonomie" (sic) :   téléphonie diversifiée, Internet, télévision et enregistreurs-lecteurs multimédia de toutes sortes, les livrant seuls, démunis, avec toutes les occasions de chute, à la merci de tous les pervers visibles ou invisibles, en toute bonne conscience ! Si Le Seigneur a dit vrai, il va y avoir des comptes à rendre tôt ou tard...

On oublie le sens des mots, on oublie à quel point notre lexique est marqué par la foi, puis la religion, et à tout le moins la culture chrétiennes. On fait tomber en désuétude le sens de mots que l'on conserve dans un autre sens quelquefois contraire, ou bien des mots ne sont plus du tout usités et tombent dans l'oubli, ils ne sont donc plus compris... pas plus que les notions qu'ils transmettaient.

Certes les langues sont vivantes et leur destin inéluctable est d'évoluer sans cesse par l'usage qu'en font à chaque époque leurs locuteurs, mais même si le mot péché a pris aujourd'hui des allures de séduction extrême après être devenu naguère seulement quelquefois "mignon" alors qu'il pouvait autrefois aller jusqu'à devenir "mortel" (du moins dans la théologie latine), même si le mot même  vient à disparaître de l'usage, sa réalité n'en demeurera pas moins... comme l'actualité de l'Évangile ne passera point.
Maxime Le minime



jeudi 2 septembre 2010

Père Gabriel Bunge dans l'Église

Une belle photo de sa réception dans l'Église
Voilà une bonne nouvelle qui sera loin de nous affliger...
Une belle lumière vient de s'ajouter à toutes celles qui brûlent ardemment
pour illuminer notre Sainte Église orthodoxe.
Puisse Notre Toute Sainte Souveraine lui obtenir toutes les grâces !
Félicitations !





Voir le blog de Claude :

lundi 30 août 2010

L'ancien gouverneur Pataki réitère son appui à la reconstruction de l'église Saint-Nicolas à Ground Zero







L'icône de l'archange saint Michel est une collaboration unique entre ArtAID, "Icônes Sacrées", et les familles du World Trade Center à la mémoire de tous ceux qui ont péri le 11 Septembre 2001. L'icône a été créée pour le premier anniversaire de l'attentat à la demande des familles des victimes. Elle a été inspirée par les paroles du gouverneur Pataki pour qui les vestiges du WTC sont une terre sacrée, et l'église orthodoxe grecque Saint-Nicolas doit être reconstruite. ArtAID a pris contact avec Sacred-Icons (www.sacredicons.com), qui a créé cette magnifique oeuvre d'art. Elle rend également hommage à l'église Saint Nicolas, détruite lors de l'effondrement des Twin Towers, et à tous ceux qui ont péri le 11 Septembre. Les mots sur le phylactère de St Michel ont été composés par Thomas Meehan, père de Colleen Meehan Barkow.

L'archevêque Demetrios fait une déclaration
23/8/2010
NEW YORK - Lors de la commémoration du neuvième anniversaire du 9 / 11 des attaques terroristes,  s'est produit une lame de fond de soutien public pour la reconstruction de  l'église orthodoxe grecque Saint-Nicolas, qui a été détruite sous les décombres de la tour sud tombée le 11 septembre 2001 et un regain d'intérêt croissant dans les médias. L'ancien gouverneur de New York George Pataki avait dès le début exprimé son soutien pour la reconstruction de Saint-Nicolas, au lendemain de la tragédie.
Aujourd'hui, représentant Son Eminence l'Archevêque Demetrios d'Amérique, Mgr Andonios de Phasiane, le chancelier de l'archidiocèse, a rejoint l'ancien gouverneur Pataki et George Demos, candidat du Congrès américain, dans une conférence de presse tenue à Ground Zero sur la re-construction de Saint- Nicolas et le blocage des négociations par l'autorité portuaire.
Le gouverneur Pataki a invité l'Autorité portuaire à reprendre les négociations avec l'Archevêché orthodoxe grec au plus tôt, de sorte que le processus de reconstruction au 130 Liberty Street, le site que l'administration portuaire avait promis depuis lors, puisse commencer dès que possible.
L'Archevêque Demetrios d'Amérique, qui est en voyage pour visiter l'île d'Imbros avec le Patriarche Œcuménique Bartholomée, a émis la déclaration suivante:
DÉCLARATION DE Archevêque Demetrios
Je saisis cette occasion pour exprimer ma profonde gratitude à l'ancien gouverneur Georges 
Pataki pour son initiative cet après-midi de réponse aux préoccupations non seulement de notre propre communauté mais aussi des citoyens de toute notre nation et du monde en ce qui concerne la reconstruction de l'église Saint-Nicolas. Peu après le 11 septembre, le gouverneur a exprimé son engagement que cette église serait reconstruite et cette rencontre manifeste une fois encore qu'il est une personne honorable qui tient sa parole. Nous sommes encouragés et profondément touchés par cela.
Comme il est bien connu, le 11 Septembre 2001, notre ville et la nation ont subi une attaque terroriste de proportions sans précédent. En plus de la perte tragique et horrible de près de 3.000 victimes innocentes, un certain nombre d'entre elles étaient membres de notre propre communauté, le monde a assisté à l'effondrement inimaginable des Twin Towers. Quand la deuxième tour est tombée, elle a atterri sur l'église grecque orthodoxe de Saint-Nicolas et en a effacé toutes les traces, la seule maison de culte détruite ce jour-là. Ouverte en 1916 par un groupe d'immigrés grecs, l'église a non seulement servi les besoins spirituels de ses paroissiens, mais a aussi été un espace sacré dans lequel les gens de toutes origines ethniques et religieuses qui travaillaient dans les environs s'arrêtaient souvent, pour allumer une bougie et passer quelques instants dans la prière et la réflexion.
L'archidiocèse et le recteur de la paroisse de Saint-Nicolas, nous restons fermement attachés à la reconstruction de l'église au 130 Liberty Street, en respect de l'accord de longue date avec le LMDC et l'autorité portuaire. Nous croyons et nous affirmons que la nouvelle église de Saint-Nicolas aura une importance d'une portée bien plus grande que celle d'une simple église paroissiale et que l'on peut envisager le site comme un monument commémoratif approprié pour les 3.000 personnes innocentes de toutes les religions qui ont perdu leur vie ce jour-là. Confiant dans Dieu Tout-Puissant, nous espérons que nous réussirons dans cette entreprise sacrée en particulier avec l'aide et le soutien de personnes comme notre cher ami, le gouverneur Pataki.
Je transmets mes plus chaleureuses salutations et mes meilleurs voeux paternels et j'invoque sur vous tous d'abondantes bénédictions du Tout-Puissant.
Archevêque Demetrios d'Amérique
(Version française de Maxime le minime

dimanche 29 août 2010

St MOÏSE L'ÉTHIOPIEN (ou" Le Noir" ou "Le Fort") et ... Shawn "Thunder" Wallace


C'est aujourd'hui la fête de St Moïse "le Noir" (ou "Le Fort") 


"Moïse était esclave d'un fonctionnaire du gouvernement de l'Egypte qui l'avait licencié après qu'il ait été suspecté de vol et d'assassinat. Il devint le leader d'un gang de bandits qui parcouraient la vallée du Nil en répandant la terreur et la violence. C'était un personnage grand et imposant.





Sa conversion au christianisme
Un jour, un chien qui aboyait empêcha Moïse de procéder à un vol qualifié, si bien qu'il jura de se venger sur son propriétaire. Son arme dans sa bouche, Moïse traversa la rivière à la nage vers la cabane du propriétaire. Celui-ci, encore une fois alerté, se cacha, et Moïse préleva quelques uns de ses moutons les destinant à l'abattoir. Tentant de se cacher des autorités locales, il se réfugia auprès de quelques moines dans une colonie dans le désert de Scetes, près d'Alexandrie. Le dévouement de leur vie, ainsi que leur paix et leur joie influencèrent Moïse profondément. Il abandonna bientôt son ancien mode de vie, devint chrétien, fut baptisé et devint membre de la communauté monastique de Scetes.

Vie monastique
L'adaptation de Moïse à la discipline monastique régulière fut plutôt difficile et prit du temps. Son sens de l'aventure demeurait en  lui. Attaqué par un groupe de voleurs dans sa cellule du désert, Moïse riposta, maîtrisa les intrus, et les entraîna à la chapelle où les autres moines étaient en prière. Il dit aux frères qu'il ne pensait pas que c'était chrétien de faire du mal aux voleurs et leur demanda ce qu'il devait faire avec eux. Les voleurs, accablés,  se repentirent et convertis à leur tour se joignirent à la communauté.

Moïse était zélé pour tout ce qu'il faisait, mais le découragement le saisit quand il se rendit compte qu'il n'était pas assez parfait. Un matin, Saint Isidore, abbé du monastère, prit Moïse sur le toit et, ensemble, ils observèrent les premiers rayons de l'aube à l'horizon. Isidore dit à Moïse: «Ce n'est que lentement que les rayons du soleil viennent de  la nuit et annoncent l'avènement d'une nouvelle journée, ainsi, ce n'est que lentement que l'on devient un contemplatif parfait."

Moïse s'avéra efficace en tant que chef spirituel prophétique. L'abbé avait ordonné aux frères de jeûner pendant une semaine particulière. Certains frères vinrent à Moïse, et il prépara un repas pour eux. Des moines voisins  signalèrent à l'abbé que Moïse avait rompu le jeûne. Quand ils vinrent pour faire confronter Moïse, ils changèrent d'avis, et dirent : "Tu n'as pas conservé le commandement de l'homme, mais c'était pour que tu puisses garder le commandement divin de l'hospitalité." Certains voient dans ce récit l'une des premières allusions au jeûne pascal, qui s'est développé à cette époque.

Un jour un frère avait commis une faute et Moïse avait été invité à une réunion pour discuter d'une pénitence appropriée, mais Moïse refusa d'y assister. Quand il fut de nouveau appelé à la réunion, Moïse prit un pot rempli d'eau qui fuyait qu'il apporta sur son épaule. Une autre version de l'histoire dit que c'est un panier rempli de sable. Quand il fut arrivé sur le lieu de réunion, les autres demandèrent pourquoi il portait cette cruche. Il répondit: "Mes péchés s'envolent derrière moi et je ne les vois pas, mais aujourd'hui, je viens juger les erreurs d'un autre." En entendant cela, les frères assemblés pardonnèrent le moine errant.

Moïse devint le chef spirituel d'une colonie d'ermites dans le désert occidental. Plus tard, il fut ordonné prêtre.

Mort
Alors qu'il avait sans doute 75 ans, environ en l'an 405 , on apprit qu'un groupe de Berbères se préparait à attaquer le monastère. Les frères voulaient se défendre, mais Moïse le leur interdit. Il leur dit de se retirer, plutôt que de prendre les armes. Lui et sept autres moines restèrent et accueillirent les envahisseurs à bras ouverts, mais ils furent tous martyrisés par les bandits le 24 Paoni (1°Juillet)

Une histoire de la mort de Moïse est racontée dans Le Paradis des Pères de l'Église :"31. 
Abba Poemen dit: Abba Moïse posa une question à Abba Zacharie quand il était sur le point de mourir, et lui dit: " Père, serait-il bon que nous nous taisions ?" Et Zacharie, lui dit: "Oui, mon fils, tais-toi." Et au moment de sa mort, tandis que Abba Isidore était assis près de lui, Abba Moïse leva les yeux au ciel, et dit:" Réjouis-toi, ô mon fils Zacharie, car les portes du ciel se sont ouvertes. "

Un projet de film consacré à St Moïse :


est en gestation voir le site de Nathan Lee Lewis : 
 voir également ce lien : 

(Version française de Maxime le minime)



Shawn "Thunder" Wallace


En hommage à Abba Moïse, j'aimerais offrir ces vidéos d'un musicien de jazz américain, noir et orthodoxe, Shawn "Thunder" Wallace. Le moinillon a donné le "mauvais"   exemple en mettant sur son blog de (belles) vidéos musicales. Je vais donc me sentir autorisé aussi à le faire puisqu'un moine a créé un précédent...
J'aime le jazz, l'ai pratiqué longtemps moi-même et j'avais envie depuis quelque temps déjà de présenter ce témoignage de ce grand et fort (aux deux sens des termes, comme St Moïse) musicien, instrumentiste, compositeur et enseignant qui a consacré sur son site internet des pages entières à la foi orthodoxe !  Et voilà l'occasion ! Avis aux amateurs ! (J'ai rajouté les liens des vidéos parce que sur mon blog elles n'ont pas l'air de toujours bien fonctionner) Maxime le minime





samedi 28 août 2010

Bonne fête de la Dormition à tous mes frères qui demeurent dans le calendrier primitif de l'Église



Je regrette parfois de n'être plus dans ce qu'on appelle l'Ancien Calendrier, il y avait plus de cohérence plus d'harmonie. Et pour ce que la réforme a apporté ! Lutte entre frères, schismes, colères, ressentiment, perdition... et avec les chrétiens occidentaux fausse union et pas grand chose dans le domaine de la communion...alors à quoi bon avoir perdu (dans tous les sens du terme) ses propres frères pour en acquérir de faux ?
Mais l'Ancien Porphyrios (dont le style et les propos me parlent si bien !) a des propos apaisants à propos du calendrier, il dit "Si tu dois vivre dans le monde, suis le calendrier de l'Église où tu es." C'est ce que j'ai toujours fait...

Dans le typikon des monastères de l'Athos (en tout cas à Simonos Petra et dans ses dépendances), on chante La Paraclisis à la Toute Sainte pendant le jeûne avant la Dormition mais également une semaine après la Fête, comme pour amplifier cette célébration de la Toute Sainte Mère de Dieu tant vénérée. Etant dans le calendrier réformé je ne renouvellerai tout de même pas cette supplication pendant une semaine de plus mais elle reviendra plus tard forcément en dehors de ce contexte, tant est précieuse et nécessaire l'aide de Notre Dame et Souveraine...

vendredi 27 août 2010

SAINT PHANOURIOS, St Patron des choses perdues et Protecteur des prêtres

St Phanourios ( Fanourios, Fanurius)

La Découverte
Lorsque les Hagaréniens gouvernèrent l'île de Rhodes, l'un des dirigeants souhaita reconstruire les remparts de la ville qui avaient été ravagés par les sièges du passé. Aux alentours de la forteresse se trouvaient plusieurs habitations en ruine, dont les Hagaréniens récupérèrent les pierres pour leur construction.
En creusant cet endroit pour le consolider, ils découvrirent une église particulièrement belle, qui était partiellement ensevelie sous les ruines. En creusant jusqu’au sol de l’église, ils trouvèrent de nombreuses saintes icônes, toutes pourries ou en triste état. Une icône pourtant était intacte : elle semblait en effet avoir été peinte le jour-même. Le hiérarque de ce lieu, du nom de Nil, un homme lettré et de grande sainteté vint lire l'inscription de l'icône, qui mentionnait : "Saint Phanourios".



Le saint est représenté tel un jeune homme, vêtu en soldat, tenant une croix dans sa main droite, à la partie supérieure de la croix il y a une bougie allumée. Tout autour de l'icône on peut voir douze scènes de martyre, qui montrent le saint devant le juge, au milieu d'une multitude de soldats qui le frappent à la bouche et la tête avec des pierres ; étendu sur le sol fouetté par les soldats ; nu écorché par des crochets de fer ; incarcéré dans un cachot ; à nouveau debout devant le tribunal du tyran ; brûlé avec des bougies, lié à un chevalet de torture ; jeté au milieu des bêtes sauvages ; écrasé par un grand rocher ; debout devant les idoles tenant des charbons ardents dans ses mains, tandis qu'un démon tout proche pleure et se lamente, et enfin debout au milieu d'une fournaise ardente.

A la vue des douze scènes représentées sur l'icône, le saint hiérarque perçut que le saint avait été un martyr. Aussitôt, une délégation fut envoyée aux dirigeants, leur demandant la permission de restaurer l'église. La demande fut rejetée. Alors, le hiérarque voyagea jusqu'à Constantinople où il obtint un décret habilitant à reconstruire l'église. Elle fut ainsi restaurée et peut être admirée à ce jour, en dehors de la ville.


Le Miracle
À une certaine époque l'île de Crète n'avait pas de hiérarque orthodoxe, mais un évêque latin, imposé par les Vénitiens qui occupaient l’île, qui avaient habilement refusé de permettre la nomination d’un nouveau hiérarque orthodoxe une fois le dernier décédé. Ce mauvais dessein présupposait selon eux que du temps leur serait ainsi laissé pour convertir les orthodoxes aux dogmes papistes. Si les hommes orthodoxes souhaitaient obtenir l'ordination, ils devaient aller à Cythère.
Il arriva ceci que trois diacres, quittèrent la Crète pour se rendre à Cythère pour y être ordonnés prêtres par l’évêque et lorsque cela fut accompli, ils retournèrent dans leur pays, les Hagaréniens les capturèrent en mer et les emmenèrent à Rhodes, où ils furent vendus comme esclaves à d'autres Hagaréniens. Les prêtres nouvellement ordonnés se lamentèrent sur leur malheur jour et nuit.
Mais à Rhodes, ils entendirent parler des merveilles opérées par St Phanourios Le Grand Martyr, et aussitôt ils firent une supplication fervente au saint, le conjurant avec larmes de les délivrer de leur amère servitude. Et ils firent ceci, chacun séparément, sans savoir ce que faisaient les autres, car ils avaient été vendus chacun à un maître différent.
D'une certaine manière ou d’une autre il se produisit qu’ils furent tous les trois autorisés par leurs maîtres à aller se recueillir dans l’église du saint. Par hasard, ils arrivèrent tous ensemble en même temps, ils se prosternèrent ainsi devant l'icône sacrée du saint, le suppliant de les délivrer des mains des Hagaréniens.
Puis ils repartirent, un peu consolés, chacun chez son propre maître, en espérant qu'ils obtiendraient miséricorde. C’est ce qui se produisit car le Saint qui avait écouté leurs supplications eut pitié de leurs larmes. Cette nuit-là il apparut aux Hagaréniens qui étaient les maîtres des prêtres en captivité, et leur commanda de permettre aux serviteurs de Dieu d’aller adorer Dieu dans son église faute de quoi cela pourrait entraîner une destruction terrible sur eux. Mais les Hagaréniens, pensant avoir affaire à de la sorcellerie, chargèrent les prêtres de chaînes rendant encore plus lourds leurs tourments.
Le Grand Martyr Phanourios alla à eux la nuit, les libéra de leurs liens, et les encouragea en leur disant que le lendemain, ils seraient libérés par tous les moyens. Il apparut alors aux Hagaréniens et, leur faisant de sévères reproches, leur déclara: «Si demain vous n'avez pas rendu la liberté à vos serviteurs, vous verrez la puissance de Dieu!" Sur ces paroles, le saint disparut. Le lendemain matin, dans les maisons tous se réveillèrent, aveugles, paralysés et en outre tourmentés par les affres les plus terribles.
Ils évaluèrent ce qui devait être fait, et décidèrent enfin de convoquer les captifs. Quand les trois prêtres misérables vinrent, ils leur demandèrent s'ils étaient en mesure de les guérir à quoi ils répondirent: «Nous prierons Dieu. Que sa volonté soit faite.»
Mais le saint apparut de nouveau aux Hagaréniens la troisième nuit, et leur dit: «Si vous n'envoyez pas à ma maison des lettres d'affranchissement pour les prêtres, vous ne retrouverez ni la santé, ni la lumière [la vue] que vous désirez ». Quand ils eurent à nouveau discuté avec leurs proches et leurs amis, chacun composa une lettre d'émancipation de son propre esclave, les lettres furent ensuite déposées devant l'icône du saint.
Avant même que les messagers envoyés au temple soient de retour, ceux qui auparavant étaient aveugles et paralysés, furent guéris, et s'émerveillant ils rendirent la liberté aux prêtres et les renvoyèrent dans leur patrie à l'amiable. Les prêtres, cependant, firent une copie de l'icône de Saint Phanourios et la prirent avec eux dans leur pays, ainsi chaque année la mémoire du Saint est-elle célébrée.

Le Fanouropita


Mais si Saint Phanourios est dignement fêté chaque 27 aout comme Grand  Martyr de l'Église il est aussi pour beaucoup et pas seulement les Chypriotes, le saint patron des objets perdus, il aide les gens à retrouver ce qui a été perdu que ce soit un objet précieux ou non... voire même la santé, ou le bonheur !

"Phanourios" vient du mot grec, «fanerono» (je révèle)
Si vous avez perdu quelque chose et que vous demandez de l'aide à Saint Phanourios, vous devez faire ensuite un Fanouropita ( gâteau pour St Phanourios.)

Le gâteau cuit est apporté à l'église où il est béni par le prêtre de la paroisse.
Une fois béni, le Fanouropita est partagé et distribué aux fidèles de l'Église.

Voici la recette du Fanouropita :
1 tasse de sucre
1 tasse d'huile végétale
2 tasses de jus d'orange
3 / 4 tasse raisins secs clairs ou foncés
3 / 4 tasse de noix hachées
1 cuillère à café de bicarbonate de soude
1 c. à thé de vanille
4 tasses de farine

Battre le sucre et l'huile jusqu'à obtenir un mélange jaune crèmeux. Dissoudre le bicarbonate de soude dans le jus d'orange et verser lentement dans le mélange sucré. Ajouter les autres ingrédients et verser dans un moule graissé. Cuire au four à 180° pendant 45-50 minutes ou jusqu'à ce qu'un couteau inséré en sorte sans trace de pâte. Couper en carrés pour servir après sa bénédiction à l'église par le prêtre de la paroisse.
(Version française de Maxime le minime d'après http://www.serfes.org/lives/phanourius.htm)

jeudi 26 août 2010

Père PORPHYRIOS : comment nos prières sont exaucées


« Cherchez plutôt le royaume de Dieu et sa justice ; et toutes ces choses vous seront données par surcroît » (Luc 12:31)
"Facilement, très facilement, le Christ peut nous donner ce que nous voulons. Quel est le secret ? Le secret est de ne pas toujours avoir à l’esprit de demander quelque chose. Le secret est de demander votre union avec le Christ de façon désintéressée, sans dire « Donne-moi ce que… » Il suffit de dire « Seigneur Jésus, aie pitié de moi ! » Dieu n’a pas besoin d’informations concernant nos différents besoins. Il est très familier avec nous tous et Il nous donne son amour. Nous répondons à cet amour par la prière et le respect de ses commandements. Devenons la volonté de Dieu. C’est notre plus grand intérêt, le plus sûr pour nous et ceux qui prient."

mercredi 25 août 2010

Les prophéties de St Cosmas d'Etolie

Il n'est pas besoin de prophétiser pour être un grand saint, et tous les saints n'ont pas les mêmes charismes. D'autre part il est souvent difficile d'interpréter les paroles prophétiques, l'Apocalypse en est un illustre exemple, mais il n'empêche, le don de prophétie est un des charismes qui vont souvent avec la sainteté. Bien des phrases de St Cosmas sont sans équivoque en tous cas...

"St Cosmas d'Etolie reçut de Dieu le don de prophétiser. Il annonça de nombreux évènements qui se réalisèrent ensuite.

Le Père Haralambos Vasilopoulos a relaté 99 prophéties dans son livre sur le Saint tandis que le métropolite Augustin de Plorina en cite 125. La plupart ont déjà été accomplies car la majorité se rapporte à la libération de la Grèce du joug turc. Certaines parlent d'inventions comme l'automobile, l'avion, le téléphone, la télévision et les satellites.

En voici quelques unes avec des commentaires :

1 "Cela sera un grand jour pour la Grèce et quiconque vivra sera heureux"

Saint Cosmas avait l'habitude de dire cela dans toutes les provinces occupées par les Turcs et qui furent libérées.

2 "Ce sera long et n'arrivera qu'à la troisième génération, vos petits enfants le verront"

Cette prophétie est extrêmement importante car elle a donné de l'espoir au peuple soumis qui fut étonné. Depuis que ces paroles furent prononcées jusqu'à la libération trois générations vécurent, chaque génération comptant 25 ans.

3 "Il viendra des casquettes rouges, puis des Anglais pendant 54 ans et ensuite cette région redeviendra grecque" (il s'agit de l'ile de Céphalonie dans les Iles ioniennes sous occupation vénitienne)

Les soldats français étaient appelés les "casquettes rouges" à cause de leur képi sous Napoléon. L'accomplissement de cette prophétie est exact car après les Vénitiens les Iles ioniennes furent occupées par la France puis 54 ans par l'Angleterre de 1810 jusqu'en 1864. (exceptée Corfou qu'elle rendit en 1815).

4 "Ce sera long jusqu'à ce que deux grandes fêtes arrivent le même jour" En 1912 où Pâques et l'Annonciation étaient le même jour, l'Epire et d'autres régions de Grèce furent libérées des Turcs.

5 "Les Turcs partiront mais ils reviendront et iront aussi loin que Héxamifia. A la fin ils seront repoussés à Kokkine Mefia. Des Turcs 1/ 3 sera tué, 1/3 sera baptisé et le reste ira à Kokkine Melia"
Kokkine Melia était une région que l'imagination des Grecs asservis plaçait dans les profondeurs de l'Asie

6 "Un jour viendra où le monde sera dirigé par des objets muets et inanimés"
Le Saint annonce ici l'invention et l'utilisation de nombreuses machines, particulièrement les ordinateurs qui supplanteront les hommes.

7 "Le diable viendra à vous par les savants"
C'est par l'élite intellectuelle en provenance de l'Europe occidentale que les idées athées, matérialistes, antichrétiennes et corruptrices ont été introduites en Grèce.

8 ''Après la guerre les hommes devront courir une heure et demie pour trouver un autre humain afin de s'associer à lui" Cette prophétie pourrait annoncer la situation en cas de guerre nucléaire.

9 "Le temps viendra où le diable nous visitera avec sa citrouille" Etrange prophétie! Il s'agit des satellites qui comme des citrouilles tournent dans l'espace au grand étonnement des hommes qui sont surpris de 'ces ovnis qui défient la science. Nous ne désirons pas déprécier la valeur des découvertes scientifiques mais nous censurons l'arrogance du monde moderne qui place les idoles créées à la place du vrai Dieu. Pourtant rien n'est comparable entre les astres immenses créés par Dieu et qui se meuvent dans l'univers et les "citrouilles techniques", petites et fragiles, pourtant si admirées !

10 "Cet enfant grandira, gouvernera la Grèce et sera glorifié" (Ioannes Koletis)
Quand saint Cosmas passa à Syrrako, en 1778, il reçut l'hospitalité dans la famille riche des Koletis qui avait un enfant de 5 ans. Le petit, aimable sur tous les plans, s’assit sur les genoux du Saint et caressa sa barbe. La mère qui avait entendu parler du don de saint Cosmas lui demanda l'avenir de son fils. Il répondit : "Il sera bien éduqué, se rendra à l'étranger, deviendra une personnalité et mourra en dirigeant la Grèce ". L'enfant était Jean Koletis né à Syrrako en 1773. Il se rendit en Europe où il devint physicien puis prit part à la Révolution de 1821. Il devint Ministre et en 1847, sous le règne d'Otto, il mourut comme Premier Ministre de Grèce.

11 "Vous deviendrez un homme important qui va conquérir l'Albanie. Vous prendrez Preveza, Parga, Sauli, Delvino, Grandiki et la grande forteresse. Vous aurez un nom célèbre dans le monde et vous irez à Constantinople mais avec une barbe rouge. C'est la volonté divine Rappelez-vous toutefois, tout au long de votre règne, que vous devez aimer et défendre les Chrétiens si vous voulez que vos successeurs gardent le pouvoir "
Ceci fut dit à Tepeleni, en Albanie, au Pacha Ali et devint réalité 30 ans plus tard. Il fut le seul et puissant gouverneur d'Epire. En annonçant qu'il irait à Constantinople avec "une barbe rouge" le Saint lui annonçait qu'il serait décapité, que sa tête, avec la barbe sanguinolente, serait envoyée à Constantinople, ce qui arriva.
 
12 "Des choses sortiront des écoles que votre esprit n'imagine même pas"

13 "Vous verrez dans les champs des voitures sans chevaux qui courront plus vite que des lapins"

14 "Un temps viendra où la terre sera entourée d'un fil "

15 "Un temps viendra où les gens se parleront d'un endroit éloigné à un autre comme s'ils étaient dans des chambres contigües, par exemple de Constantinople en Russie"

16 ''Vous verrez des hommes volant dans le ciel comme des étourneaux et lançant du feu sur la terre. Ceux qui vivront alors iront aux tombes, en s'écriant: sortez vous qui êtes morts afin que nous les vivants nous puissions y entrer"

Ces prophéties ont été imprimées plus d'un siècle avant la réalisation de ces découvertes scientifiques.

17 ''Il apparaitra une boite du diable qui abêtira le monde et dont les cornes seront sur le toit "
On peut voir sur les toits des maisons combien on compte de ces antennes de télévision et on peut se demander quelle sagesse et quelle crainte de Dieu peuvent avoir ceux qu'abritent ces toits. Que leur montre donc cette boîte du diable telle qu'on l'a faite? Des jeux, des infamies, l'école de la violence, du crime, de l'assouvissement des passions, la restauration de la barbarie.

18 " Ils imposeront les poules et les fenêtres lourdement mais ils n'auront pas le temps d'en profiter"
A partir de 1992 les fiscalités seront similaires dans tous les Etats de l'Europe, au détriment des pays pauvres. Les évènements feront que ces décisions n'auront qu'une portée de courte durée"

(extrait de St Cosmas d'Etolie - hiéromartyr égal aux apôtres
 par Constantin Cavarnos ed. St Jean le Roumain)