Les lèvres mensongères font horreur à l'Éternel, tandis que ceux qui agissent avec fidélité lui sont agréables. Proverbes 12:22 «C'est ce qui sort de l'homme qui le rend impur. En effet, c'est de l’intérieur, c'est du cœur des hommes que sortent les mauvaises pensées, les adultères, l'immoralité sexuelle, les meurtres, les vols, la soif de posséder, les méchancetés, la fraude, la débauche, le regard envieux, la calomnie, l'orgueil, la folie. Toutes ces choses mauvaises sortent du dedans et rendent l'homme impur.» Marc 7:20-23 Un témoin fidèle ne ment pas, tandis qu’un faux témoin dit des mensonges. Proverbes 14:5 « Vous, vous avez pour père le diable et vous voulez accomplir les désirs de votre père. Il a été meurtrier dès le commencement et il ne s'est pas tenu dans la vérité parce qu'il n'y a pas de vérité en lui. Lorsqu'il profère le mensonge, il parle de son propre fond, car il est menteur et le père du mensonge. » Jean 8:44 Si les paroles distinguées ne conviennent pas à un fou, les paroles mensongères conviennent d’autant moins à un noble. Proverbes 17:7 « Écarte de ta bouche la fausseté, éloigne de tes lèvres les détours ! Proverbes 4:24 Craindre l'Éternel, c'est détester le mal. L'arrogance, l'orgueil, la voie du mal et la bouche perverse, voilà ce que je déteste. » Proverbes 8:13 « Pierre lui dit : «Ananias, pourquoi Satan a-t-il rempli ton cœur, au point que tu aies menti au Saint-Esprit et gardé une partie du prix du champ? […] Comment as-tu pu former dans ton cœur un projet pareil? Ce n'est pas à des hommes que tu as menti, mais à Dieu.»Actes 5:3-4Mais pour les lâches, les incrédules, les abominables, les meurtriers, les impudiques, les enchanteurs, les idolâtres, et tous les menteurs, leur part sera dans l'étang ardent de feu et de soufre, ce qui est la seconde mort.Apocalypse 21.8

mardi 10 juin 2025

L'AGENDA : LEUR VISION – VOTRE AVENIR » (2025)

(source)

Pour ceux d'entre vous qui auraient manqué l'annonce, l'administration Trump a attribué à Palantir un contrat sans précédent pour créer une vaste nouvelle plateforme de données gouvernementales reliant les dossiers privés de chacun :

Palantir va créer une vaste plateforme fédérale de données qui reliera les dossiers privés de millions d'Américains grâce à un puissant système d'IA. Soutenu par l'administration Trump, le nouvel accord de Palantir regroupe les données de la Sécurité sociale, de l'IRS et de l'immigration au sein d'un système centralisé. L'entreprise utilise son logiciel Gotham pour signaler les fraudes, suivre les comportements et potentiellement influencer les décisions gouvernementales. Alors que l'action Palantir a bondi de 5,38 % après l'annonce, les défenseurs de la vie privée s'inquiètent de la surveillance et des abus.

Palantir, dont l'un des fondateurs (Peter Thiel) est à l'origine de la création de JD Vance, est décrite comme « l'entreprise de logiciels la plus dangereuse au monde ». Palantir  est l'entreprise de référence  pour ce que l'industrie du renseignement appelle le « minage » : la collecte et l'analyse de données numériques pour les services de renseignement et les forces de l'ordre américains et israéliens. Aux États-Unis, des services de police, du sud de la Californie à Boston, utilisent Palantir pour traquer toutes sortes de personnes. Palantir a même collaboré avec Pékin pour traquer des citoyens chinois. Depuis 2024,  Palantir collabore directement avec l'armée israélienne sur sa campagne d'« assassinats ciblés ». Palantir utilise les informations des réseaux sociaux de Meta et d'autres entreprises, ainsi que les données des téléphones portables, pour traquer les personnes que Tsahal peut ensuite cibler pour les assassiner.  Les experts estiment que des dizaines de milliers de personnes ont été tuées lors de cette campagne menée par Palantir, y compris des journalistes innocents. 

Alex Karp, cofondateur de Palantir,  évoque souvent, avec désinvolture et en public, l'utilité de son produit basé sur l'IA pour faciliter le massacre d'êtres humains. MAGA devrait-il simplement « faire confiance au plan » qui place Palantir au cœur de toutes nos données personnelles ?

Imaginez une plateforme qui regrouperait toutes vos données gouvernementales, vos données financières, vos déplacements réels, vos SMS, vos appels, votre historique de navigation web et peut-être même vos conversations à domicile (vos appareils dotés d'IA cessent-ils parfois de vous écouter ?). Imaginez maintenant cette plateforme entre les mains d'un régime déterminé à transformer le monde en prison numérique. Vous n'avez pas peur, dites-vous ? Parce que si vous ne faites rien de mal, pourquoi le gouvernement se soucierait-il de vous ?

 Rappelez-vous une chose importante : comme dans 1984 d'Orwell , l'objectif n'est pas de vous punir pour votre Pensée Criminelle . L'objectif est de contrôler si totalement chaque aspect de votre vie, intérieurement et extérieurement, que vous ne soyez même plus capable de formuler une pensée inacceptable. Le niveau de contrôle le plus élevé est atteint lorsque les citoyens ne se rendent même plus compte qu'ils sont contrôlés de l'extérieur, car la peur et le conditionnement ont complètement intériorisé la matrice du contrôle.


Le documentaire (à voir sur https://oraclefilms.tv/mettra en vedette, entre autres experts, Aman Jabbi, expert des villes intelligentes et ancien initié de la Silicon Valley, qui tire la sonnette d'alarme depuis des années face à l'avènement de l'identité numérique obligatoire et à la montée en puissance de la surveillance étatique américaine. Orthodox Reflections a déjà publié des extraits de ses travaux.

En conclusion, des projets comme ce documentaire et des écrits publiés sur des sites comme Orthodox Reflections sont souvent critiqués pour leur manque de solutions aux dilemmes mis en lumière. À vrai dire, il n'y en a peut-être pas, si ce n'est le retour de Jésus pour nous sauver tous. Cependant, si des solutions viables existent, deux conditions préalables sont nécessaires à leur formulation et à leur mise en œuvre. La diffusion de la vérité contribue à les établir.

Condition préalable 1 – Nous devons abandonner le processus politique comme solution. Les cycles électoraux Trump-Biden-Trump ont été une bénédiction, car ils ont ouvert les yeux sur la pure futilité du « vote pour le changement ». Trump a fait des promesses extravagantes en 2024 : améliorer les soins de santé, réduire les maladies chroniques, soutenir la liberté vaccinale, mettre fin aux guerres étrangères, équilibrer le budget, rétablir la liberté d'expression, renforcer le droit à la vie privée et limiter les excès de l'État. Son style pompeux explique en partie ses promesses grandioses, mais il était également nécessaire pour convaincre sa base qu'il était sincère. Si Trump avait mené une campagne aussi tiède que celle de Romney ou McCain (facilement qualifiée de « démocrate allégé »), il aurait bien pu perdre. Pour inciter ses électeurs à voter, Trump a dû leur balancer de la viande crue populiste. Outre les véritables adeptes du mouvement MAGA , le reste de la base électorale de Trump a déjà compris que toutes ces promesses n'étaient que de la rhétorique pour obtenir leurs votes. Peu importe pour qui vous votez, vous obtenez toujours la même chose. Quelle que soit la solution future, à supposer qu'elle existe, la première étape consiste à reconnaître l'inutilité de voter dans un système oligarchique où le résultat réel est truqué bien à l'avance.

Condition préalable 2 – Toute l'énergie que vous consacrez à la politique nationale serait mieux employée à lire les Écritures, à prier, à jeûner, à assister à la liturgie et à lire la vie des saints. Notre sainteté personnelle est quelque chose que nous pouvons améliorer, même dans les conditions les plus difficiles. C'est elle qui nous permettra de survivre en tant que chrétiens, que ce soit dans une prison numérique ou même physique où nous jette notre hérésie antigouvernementale.

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France

 Palantir dans le renseignement français jusqu'à la fin de la présidence Macron ?

 La mise en place de l'outil OTDH au sein de la DGSI nécessitera encore plusieurs mois, voire des années, avant d'être totalement effective. Un délai qui assure à l'américain Palantir de rester présent dans le renseignement français encore quelque temps. [...] Publié le 17/04/2025 à 4h00 GMT Lecture 2 minutes Pierre Gastineau (source)


P. ANDREW, ÊTES-VOUS PRO-RUSSE ? EXTRAIT D'INTERVIEW

 Q : […] Vous semblez soutenir la partie russe dans le conflit en Ukraine ?

R : Absolument pas, c'est faux. Aucun ecclésiastique ne peut soutenir la guerre et la violence. Cependant, en tant qu'observateur politique et historien culturel, connaissant parfaitement la Russie et l'Ukraine, officiellement et officieusement, ayant rencontré les deux récents patriarches et le président Poutine, et connaissant parfaitement l'agressivité et l'hypocrisie de l'Occident, plusieurs choses étaient évidentes.

Premièrement, il était évident dès le départ qu'en tant que grande puissance, la Russie remporterait ce conflit profondément tragique et catastrophique. Il ne s'agit pas d'un soutien, mais simplement de la reconnaissance d'une évidence. Il était également clair que le régime de Kiev était fasciste et athée et agissait simplement comme mandataire des États-Unis et de l'UE, pourtant très agressifs. Il était évident que le régime anti-ukrainien de Kiev n'existait que parce que l'OTAN l'utilisait pour tenter de détruire la Russie et de s'emparer de ses richesses, car l'Ukraine représente la dernière chance pour l'Occident de dominer le monde et de rembourser ses dettes colossales. Il était également évident pour tous que le régime de Kiev persécutait l'Église orthodoxe ukrainienne et toutes les minorités qui y vivent (et les Russes en Ukraine représentent une minorité de 40 % !) depuis des années. Ils ont du sang sur les mains – ce ne sont pas les Russes qui ont commencé.

De plus, le soutien de la CIA et de Constantinople à la fausse Église, l'OCU, sous Doumenko, constitue un abus des canons, au même titre que celui commis par d'autres, tout comme l'actuelle « défroquage » des évêques de Chypre pour leur fidélité au Christ, refusant de reconnaître la fausse Église. Cette dernière a totalement discrédité l'Église de Chypre, qui s'incline devant Constantinople discréditée et l'ambassadeur américain local. Franchement, il y a quelque chose de tout à fait satanique dans le régime de Kiev, qui ferme des centaines d'églises, menace de les transformer en casinos et fait de la propagande LGBT.

Il était également évident que le peuple ukrainien, et en particulier les véritables orthodoxes, étaient les victimes de cette guerre. Enfin, il était manifeste que les grands médias occidentaux, ignorants et arrogants, financés par la CIA et le MI6, eux-mêmes financés par le complexe militaro-financier des États-Unis et du Royaume-Uni, soutenaient les nazis de Kiev parce qu'ils pouvaient tirer beaucoup d'argent d'un tel conflit. Ils proféraient des mensonges éhontés. Il en fut de même en Grande-Bretagne pendant la Première Guerre mondiale, où les journaux, propriété de marchands d'armes millionnaires, proféraient le même type de mensonges.

mardi 3 juin 2025

EUTHANASIE

"La souveraineté sur la mort comme point de bascule


Vertige. Tel est le mot qui s’impose lorsque l’on prend la mesure des conséquences profondes de la légalisation de l’euthanasie en France. L’intention peut sembler noble : soulager les souffrances. Mais la rupture qu’elle introduit est irréversible. Car derrière les revendications d’un nouveau “droit”, se cache une bascule anthropologique majeure : l’État dispose désormais du pouvoir légal de donner la mort. Ce glissement transforme l’État protecteur de la vie, en gestionnaire de la mort. La vie humaine cesse d’être un bien intangible. Elle devient conditionnelle, soumise à des critères aujourd’hui médicaux, et non plus protégée par un principe supérieur d’inviolabilité. À partir du moment où l’on admet que certaines vies peuvent être abrégées, d’autres pourront être jugées indignes de vivre. Ce vote des députés français est l’expression ultime d’une anthropologie réductrice, purement matérialiste, qui croit servir la liberté en abolissant la douleur par la mort. Cette brèche ouverte sera lourde de conséquences. 
    L’interdit de tuer n’est pas un vestige religieux, mais le socle de toute société civilisée. Il protégeait d’abord les plus vulnérables, les personnes malades, les personnes âgées, les personnes handicapées ou dépressives contre la pression implicite de devoir disparaître “raisonnablement”. Transgresser cet interdit conduit à abandonner la protection inconditionnelle de la vie, pour entrer dans une logique de sélection. Un jour, nous nous souviendrons que les députés ont voté cette loi au lendemain de la publication d’un rapport sur l’entrisme islamiste. Deux faits en apparence sans lien, mais liés par une même logique : la légitimation de la mort administrée par une autorité. Si la France légalise la suppression de la vie de personnes innocentes au nom de leur souffrance, sur quelle base solide pourra-t-elle condamner des régimes qui suppriment des vies au nom de la pureté morale ou religieuse ? 
    Ce que redoutait Robert Badinter [1] n’était pas seulement le retour de la peine de mort, mais la réintroduction du principe même de la mort légale infligée par l’État. Un pouvoir qu’il ne devrait jamais, jamais posséder : le pouvoir de trancher entre les vies qui méritent d’être vécues et celles qu’il serait légitime d’abréger. Ce que l’euthanasie inaugure est une extension silencieuse du champ de la mort administrée et autorisée, dont nul ne peut dire jusqu’où elle ira. C’est là le paradoxe tragique : au nom d’une autonomie exaltée, d’une liberté de disposer de son corps, nous appelons sans le vouloir le retour d’autres idoles bien plus brutales. Ce que nous justifions ici par la liberté individuelle, d’autres le justifieront demain au nom de leurs principes religieux ou d’un idéal collectif. Une société qui banalise la mort et la donne, prépare le terrain pour celle qui imposera la mort comme solution.     Nos parlementaires, souvent hypnotisés par le désir de plaire en accordant des droits nouveaux, manquent de lucidité sur la réalité de la nature spirituelle de l’être humain. Sans conscience claire de la profondeur réelle et spirituelle de la personne, ils semblent croire qu’en mettant fin à la vie du corps, on délivre des souffrances.         Rien n’est moins garanti. En effet, l’être humain n’est pas qu’un corps. Il est doué d’une âme unique, immortelle et irréductible à la matière du corps. À la mort, on ne perd que son corps. Jamais son histoire. Car tout ce qui nous a fait demeure : le bien comme le mal, la vérité comme le mensonge, lumière et ténèbres coexistent en chacun de nous. La mort fait advenir une séparation, celle de l’âme et du corps. Si le corps meurt en effet, l’âme humaine demeure indestructible. Or, l’âme a été sciemment éliminée de tous les discours pour mieux livrer les corps au pouvoir de la société. L’âme est simplement cette instance qui nous permet de dire « je ». Ce « je » ne meurt jamais ! Notre société s’est délestée de la vérité la plus essentielle et commune à toutes les civilisations. L’âme, séparée du corps, entre dans sa destinée éternelle. Elle devient incapable de progresser ou de régresser. Elle est comme figée dans un état à l’instant de la mort. La négation de cette vérité métaphysique est dramatique. Les députés semblent ignorer qu’une souffrance plus aiguë peut demeurer en l’âme, celle du désespoir, du rejet de la Bonté qui nous a offert le cadeau de la vie en ce monde. Qui peut, en vérité, présumer de sa capacité à affronter ce face-à-face ultime sans être terrassé d’orgueil ? Voilà pourquoi il est si redoutable d’en hâter l’instant.
         Il semble bien que nos députés soient les seuls à ne plus craindre la mort et ce qu’elle provoque. Il y a sur ces questions un interdit, qu’il faut dénoncer. Une confusion qu’il faut clarifier : une vérité philosophique et métaphysique n’est pas d’abord religieuse. Par peur de la seconde, on en écarte la première. Derrière l’affirmation de la liberté de disposer de soi, c’est en vérité une défaite de la raison et une trahison de la dignité humaine. Hâter la mort, c’est jouer avec un mystère que nul ne maîtrise. La dépénalisation de l’euthanasie fait du « meurtre », défini par le Code pénal comme « le fait de donner volontairement la mort à autrui », une procédure désormais légitime dans certains cas. Car l’euthanasie, ne nous y trompons pas, n’est rien d’autre qu’une forme d’auto-condamnation du malade, déguisée en libération. C’est le malade qui, dans sa souffrance extrême, demande à subir une peine pour être délivré d’un poids dont personne n’est objectivement coupable. Et l’État, au lieu de protéger, exécute sa demande. Ce geste, fût-il encadré, demeure la réplique, en miroir, de ce que des régimes autoritaires pratiquent depuis des siècles : donner la mort, avec justification. Il faut élargir la focale pour prendre la mesure de notre dérive ! 
        L’État n’a pas le droit de tuer. Il ne l’a jamais eu. Et il ne l’aura jamais sans trahir ce qu’est une civilisation humaine. L’euthanasie est une loi qui conjugue les trois vents mauvais de notre époque : le vent de l’indifférentisme à l’égard de la réalité de la mort ; le vent du matérialisme qui réduit l’homme à son corps ; le vent de l’individualisme qui fait primer la liberté individuelle sur le bien de tous. Il est encore temps de refuser cette défaite morale. 
        Notre civilisation n’a pas besoin de légaliser la mort : elle a besoin de retrouver le sens de la vie. Il n’y a de vraie rédemption que dans l’accueil lucide et courageux de l’existence, jusque dans l’épreuve. Il faut choisir entre une société fondée sur le respect de toute personne, aimée et soutenue jusqu’au terme inéluctable à son heure, ou une société livrée à l’arbitraire de la mort légitime. La ligne de fracture est là.(source)


lundi 2 juin 2025

LA CONNAISSANCE RESTE DANS LES LIMITES DE LA NATURE, ET LA FOI S’ÉLÈVE AU-DESSUS DE LA NATURE


ST ISAAC LE SYRIEN


SUR LES TROIS MODES DE LA CONNAISSANCE.

Sur la différence de leur pratique et de leur sens. Sur la foi de l’âme et la secrète richesse qui est cachée en elle. Et combien la connaissance du monde diffère en ses modes de la simplicité de la foi.

   

     L’âme qui voyage par les sentiers de la vie monastique et sur le chemin de la foi y fait souvent de grands progrès. Mais si elle retourne aux modes [purement humains] de la connaissance, aussitôt elle se met à boiter dans sa foi, et elle est privée de la puissance spirituelle de celle-ci. Cette puissance, sous les diverses formes de la divine assistance, se manifeste elle-même dans l’âme pure qui, sans poser de questions, a recours à elle avec simplicité en tout ce qui la concerne. En effet, l’âme qui, avec foi, s’est confiée à Dieu une fois pour toutes et a reçu, à travers de nombreuses expériences, le goût de son secours, ne se soucie plus d’elle-même.  Elle reste à l'émerveillement et dans le silence, et elle n’est plus capable de retourner aux modes de sa connaissance et d’en faire usage, de peur que, dans le cas contraire, elle ne soit privée [du secours] de la Providence de Dieu, qui sans cesse la visite secrètement, prend soin d’elle et l’accompagne constamment dans ses multiples voies. Ce serait folie de sa part que de se croire capable de pourvoir à ses besoins en s’appuyant sur la force de sa propre connaissance. Ceux sur qui la lumière de la foi est descendue auraient honte de prier pour eux-mêmes, ou de dire à Dieu : « Donne-nous ceci », ou : « Reçois de nous cela », ou de se soucier d’eux-mêmes en quoi que ce soit. En effet, à tout moment, par les yeux spirituels de la foi, ils voient à tout moment la Providence les couvrir de son ombre, venant du Père véritable dont l’amour sans mesure surpasse l’amour de tous les pères terrestres et qui a le pouvoir et la force de nous secourir au-delà de toute mesure et de tout ce que nous pouvons demander, désirer et concevoir.

    En effet, la connaissance est opposée à la foi, et la foi, par tout ce qu’elle est, efface les lois de la connaissance, — nous ne parlons pas ici de la connaissance spirituelle. Par définition en effet, la connaissance ne permet pas d’agir sans enquête et sans examen préalables ; on doit rechercher si ce qu’on envisage et désire faire est possible. Mais que dire de la foi ? Si le « oui » et le « non » se présentent à égalité devant elle, est-elle obligée de ne pas prendre de décision? 

    La connaissance ne peut pas exister sans recherches et sans procédés d’investigation, et vise toujours dans le doute à obtenir une certitude à l’égard de la vérité. La foi, en revanche, est une perception directe, limpide et simple, éloignée de tous les détours et de tous les procédés de recherche. Vois-tu combien elles sont opposées l’une à l’autre ? La demeure de la foi est l’esprit d’enfance et la simplicité du cœur. « Dans la simplicité de leur cœur, est-il écrit, ils glorifiaient Dieu » (cf. Col.,3, 22), et : « Si vous ne vous convertissez pas et ne redevenez pas comme de petits enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume des cieux » (Ml., 1 8, 3). Mais ces deux qualités ne conviennent pas à  la connaissance qui les rejette  et s’y oppose.

    La connaissance demeure dans les limites de la nature en toutes ses démarches, tandis que la foi chemine au-dessus de la nature. La connaissance n’admet rien qui soit en désaccord avec la nature, et elle s’en tient éloignée. La foi en revanche, s'en empare hardiment  et déclare sans ambage : « Sur l’aspic et le basilic tu marcheras, et tu fouleras le lion et le dragon » (Ps.90, 12). La crainte suit la connaissance, l’espérance suit la foi. Ainsi, celui qui marche dans les modes de la connaissance est lié par la crainte ; il n’est même pas digne de la liberté. Mais celui qui suit le chemin de la foi devient aussitôt libre et maître de lui-même, et il agit en maître en toutes choses avec la liberté d’un fils de Dieu. L’homme qui a trouvé cette foi use comme Dieu lui-même de tous les éléments de la création. La foi en effet a le pouvoir d’opérer une nouvelle création, à la ressemblance de Dieu : « Si tu le veux, est-il écrit, toutes choses seront à ta disposition » (cf. Job,23, 13). Souvent la foi peut ainsi tout faire de rien, mais la connaissance ne peut rien faire sans une matière. La connaissance n’ose pas entreprendre quelque chose qui n’a pas été accordé aux possibilités perceptibles de la nature. Comment cela ? La nature fluide de l’eau ne permet pas qu’un corps marche sur sa surface, et celui qui s’approche trop près du feu se brûle ; celui qui oserait n’en pas tenir compte se mettrait en danger ; la connaissance se tient soigneusement en garde contre de telles choses, et il est absolument impossible de la convaincre d’outrepasser les limites de la nature.

    En revanche, la foi les transgresse avec autorité, en disant : « Si tu passes par le feu, il ne te brûlera pas, et les fleuves ne te submergeront pas » (Is.,43, 2). C’est ce que la foi a souvent fait sous les yeux de toute la création. Si la connaissance s’était trouvée dans une situation l’invitant à tenter quelque chose de ce genre, elle ne se serait en aucune façon laissé persuader de le faire. Par la foi, beaucoup sont entrés dans le feu, ils ont mis un frein au pouvoir qu’il a de brûler, ils ont marché au milieu des flammes sans être consumés, ils ont marché sur la mer comme sur une terre ferme. Toutes ces choses étaient au-dessus de la nature, contredisaient les lois de la connaissance, et montraient la vanité de ses principes et de ses lois. Vois-tu comment la connaissance reste dans les limites de la nature, et vois-tu comment la foi s’élève au-dessus de la nature et y trace ses propres sentiers ? 



mardi 27 mai 2025

VÉRITÉ INTEMPORELLE ET POUVOIR TEMPOREL un beau texte de Jean Bouchart d'Orval


Le roi est intronisé ; l'archevêque dit au roi : « vivat rex in aeternum »
https://fr.wikipedia.org/wiki/Sacre_des_rois_de_France


 La divine monarchie


 O Genre humain, au milieu de combien d’orages et de catastrophes, de combien de naufrages dois-tu être ballotté, tandis que, devenu un monstre aux multiples têtes, tu disperses tes efforts en tous sens ! Les deux modes de ton intellect sont malades, ainsi que ton cœur : tu ne soignes pas l’intellect supérieur avec des arguments irréfutables, ni l’intellect inférieur avec l’image de l’expérience, pas plus que tu ne soignes ton cœur avec la douceur des divins conseils, bien que souffle à tes oreilles la trompette du Saint-Esprit : « Qu’il est bon, qu’il est agréable de vivre unis en frères1 . » Dante Alighieri, De Monarchia (La Monarchie)

     Qui de nos jours n’a pas réalisé que notre civilisation traverse une crise aiguë de gouvernance ? La majorité des citoyens de nos sociétés occidentales se lève tous les matins sur un arrière-plan d’incertitude grandissante et d’anxiété par rapport à la direction que prennent ces sociétés sur à peu près tous les plans : vie citoyenne, économie, sécurité, paix internationale, etc. Il y a quelques décennies à peine, on pouvait encore entendre le boulanger, le laitier, le facteur ou les simples passants chanter sur la rue ; aujourd’hui un silence de plomb s’est étendu sur les cœurs et les esprits. La simple joie de vivre individuelle et collective déserte de plus en plus nos existences et les citoyens sont de plus en plus confus et perdus. Où que le regard se tourne dans les chancelleries d’Occident, il ne rencontre que des ignorants, des pantins, des pleutres, des larves. Il n’y a plus de chefs en Occident, de vrais chefs dotés d’envergure de vision et de puissance d’action. 

Deux qualités différentes caractérisent un homme d’État. L’une est la capacité de saisir rapidement les circonstances auxquelles il fait face et d’y réagir promptement : cela peut être utile ponctuellement en lui permettant de tenir compte des courants environnants avec un esprit clair. La seconde, la plus noble, est un génie politique créatif lui permettant de mener ses contemporains dans de nouvelles directions et capable d’engendrer lui-même des circonstances nouvelles. Matthias Gelzer, Cæsar: der Politiker und Staatsmann 

    Il y a plusieurs siècles déjà, la caste des marchands s’est emparée du pouvoir temporel et ne l’a plus laissé depuis. Nous avons dérivé de plus en plus loin d’une civilisation et de sociétés naturelles et normales, c’est-à-dire qui soient en résonance avec la vérité profonde de l’existence. Pour la première fois dans l’histoire connue de l’humanité, une civilisation profane sévit et s’est imposée dans le monde, avec de rares pays qui résistent : il n’y a donc pas lieu de s’étonner de la voir tout profaner et avilir. Tout cela est l’aboutissement d’un long processus : la dégénérescence a commencé il y a très longtemps.

 Il faut des chefs, sinon les forts oppriment les faibles, la majorité blesse la minorité, les malins trompent les cœurs simples, les téméraires agressent les timides, chacun garde ses connaissances pour soi, de même que ses richesses, sans jamais rien partager. Il faut donc des chefs pour retrouver un peu d’égalité et réunir les êtres. L’Art de gouverner (Le Livre des maître du Sud-de-Houai)

[…]

LIRE LA SUITE ➡️ ICI 

dimanche 25 mai 2025

CQFD

Le shadow banning, en français bannissement furtif, est, dans une communauté en ligne, le blocage total ou partiel d'un utilisateur ou de sa production, à l'insu de celui-ci. Cela se fait en rendant les interventions de l'utilisateur invisibles ou moins visibles pour les autres membres de la communauté, tout en les gardant généralement visibles pour lui-même, dans l'espoir que l'absence de réactions finira par lasser l'utilisateur et amener ce dernier à adapter ses publications ou à les réduire, voire carrément à quitter la communauté concernée. Wikipedia (FR)

jeudi 15 mai 2025

L'ORTHODOXIE ? PAS UNE RELIGION… MAIS UNE RÉVÉLATION !



Après une enfance effroyablement vide d'amour marquée par des abus sexuels, Klaus Kenneth se met en marge de la société et part seul, pendant plus de douze ans, à la recherche de l'amour et de la vérité. Un parcours dangereux, plein de désillusion, de haine, de mort, le fait voyager d'un continent à l'autre et passer d'une religion à l'autre. Pourtant, aucune de ces religions, ni l'occultisme, ni l'ésotérisme, ni les drogues, pas davantage que l'art ou la musique ne parviennent à combler son vide intérieur. Mais une dramatique rencontre avec ce Dieu encore inconnu, lors d'une prise d'otage en Colombie, où il aurait dû être abattu, marquera un tournant dans sa vie et le mènera vers une conversion aussi inattendue que durable. L'auteur nous emmène dans son incroyable parcours de vie sans rien nous cacher et nous donne ainsi un témoignage de foi impressionnant.


Deux millions de kilomètres vers la liberté: 

Un incroyable parcours vers la foi 



mercredi 14 mai 2025

IL Y A CEUX QUI SAVENT…

"Nous sommes donc dans une nouvelle période de l'histoire humaine où la survie personnelle de chacun n'est plus une question de foi, de croyance, d'intuition ou d'opinion, mais de connaissance. Comme il y eut un temps où, déjà, certains savaient que la terre tournait autour du soleil, alors que d'autres l'ignoraient, parce qu'ils étaient mal informés ; de même aujourd'hui, il y a ceux qui savent que la survie est un fait et ceux qui pensent que ce n'est qu'une hypothèse dont on peut toujours discuter."

P. François BRUNE☦︎
 in Les morts nous parlent 

"L'AUTRE MONDE" EST AUSSI CELUI-CI…

BONNE NOUVELLE :
 L'Apocalypse c'est bien aussi (et plutôt)  la Révélation  
de ce qui était caché mais bien présent
et que l'on découvre de plus en plus,  un peu partout…

ON EST BIEN PARTI 
DANS LA BONNE DIRECTION  ! 😃



Fabienne Raoul a travaillé 15 ans dans le domaine de l’ingénierie nucléaire française. Elle est désormais sophrologue, auteur et consultante auprès de chercheurs académiques et universitaires. Elle publie « Ces guérisons qui défient la science : miracles, rémissions inexpliquées… Patients et experts prennent la parole » (éd. Harper Collins). 

 Un ouvrage dans lequel Fabienne Raoul explore « les ressources insoupçonnées du corps et de l’esprit, le rôle des émotions, les médecines traditionnelles, le magnétisme ou l’impact des expériences de mort imminente (EMI) sur le processus de guérison. »
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 « Cette “en-quête” a été initiée il y a vingt ans, lorsque les premières questions autour de la guérison ont émergé à la suite d’un grand bouleversement dans ma vie », souligne l’auteur. En 2004, Fabienne Raoul a en effet vécu une EMI qui a profondément changé sa compréhension de la vie et du sens de l’existence. « J'avais 27 ans et j'ai fait une expérience de mort imminente au travail à la suite d’un malaise cardiaque. [...] Je suis passée dans une autre réalité faite de lumière et d'amour. J'étais attendue de l'autre côté », explique-t-elle. Bouleversée par cette EMI, la jeune femme connaît des changements de vie profonds : « Je suis devenue beaucoup plus empathique. Mes facultés d'intuition se sont développées. C'est comme si cette expérience avait ouvert quelque chose en moi, une plus grande sensibilité. » « J'ai cette reliance à l'invisible qui est de l'ordre de l'intime et qui se manifeste parfois par des fulgurances, des informations qui viennent et que je ne peux pas expliquer. Ça peut paraître fou mais pour moi, l’intuition, les perceptions extrasensorielles font en réalité partie de l'être humain. » Quelques années plus tard, Fabienne Raoul vit une seconde expérience marquante : subitement, ses jambes ne la portent plus et elle est incapable de contrôler son corps. Hospitalisée en urgence, elle apprend qu’elle souffre d’une maladie neurologique. « Il ne me reste qu’à lâcher prise. Un soir, sur mon lit d’hôpital, je jette une bouteille à la mer. Dans mon désespoir, je m’en remets aux forces de l’invisible. Qui interviennent. Et je m’en sors... Cette expérience agit comme un déclic, elle déclenche aussi un flot de questions existentielles et métaphysiques, qui dépassent largement l’histoire de ma propre vie. » Ces deux épreuves initiatiques constituent le point de départ d’une « quête de compréhension de la relation visible-invisible » qui a amené Fabienne Raoul à enquêter sur les phénomènes de guérisons inexpliquées et à rencontrer des dizaines de malades, de médecins, de praticiens et d’infirmiers. « Parce que je suis directement concernée par cette thématique de la guérison, parce que ma chair a vécu et imprimé des expériences sortant de mon cadre intellectuel de scientifique matérialiste et athée, j’ai voulu comprendre. »

mardi 13 mai 2025

"SANS ÊTRE CRUCIFIÉS, NOUS NE RESSUSCITERONS PAS, NOUS NE SERONS PAS GLORIFIÉS"

 

Métropolite Néophyte de Morphou

Le temps est venu où tout sera humilié… ils seront humiliés pour être crucifiés, ressuscités et glorifiés à nouveau selon la tradition orthodoxe sur toute la terre. Car nous n'avons pas de Dieu « ethnique ou national », mais le Dieu trinitaire, le Dieu du monde entier, qui veut que la foi apostolique des orthodoxes éprouve notre foi à tous, dirigeants et peuples, de nos jours. Car le Christ a besoin de son propre peuple maintenant, pour former « le nouvel équipage de son navire », comme le disait saint Porphyrios le Kafsokalyvite. Quel est le navire du Christ ? C'est l'Église orthodoxe. C'est le navire du Christ. Et le Christ a décidé de libérer l'équipage de son navire, qui n'est pas seulement vous, simples chrétiens, mais aussi les prêtres, les évêques, les patriarches et les autorités civiles. Maintenant, nous allons tous passer des examens. Avec l'Esprit Saint – l'Esprit de Vérité – luttons pour nous purifier par la repentance, pour passer de l'anormal au naturel et pour atteindre le surnaturel que notre Église orthodoxe veut nous donner – et pas seulement à nous, mais à toute personne bien intentionnée, européenne ou non. Car la seule et unique vérité de la foi orthodoxe est celle qui libère l'homme du péché, de la tromperie, de la mort et du diable… Et parce que nous aimons l'homme mais non le péché, nous aimons l'Europe plus qu'on ne le pense ! La libération du péché et de l'athéisme de l'Europe sera bénéfique pour le monde entier ; et cela viendra grâce à la lumière de l'orthodoxie qui surviendra après les événements – douloureux et révélateurs – que nous vivons et que nous vivrons.

Métropolite Néophyte de Morphou



     

Une nouvelle publication distribuée par Uncut Mountain Press présente pour la première fois en anglais la sagesse spirituelle tirée des homélies de Son Éminence le métropolite Neophytos de Morphou de l'Église orthodoxe de Chypre.

Le métropolite Néophyte est connu comme un hiérarque fidèle, un fervent défenseur de l'orthodoxie et un héritier de la tradition de certains des plus grands saints du XXe siècle, qu'il a personnellement connus : les saints Païssios, Porphyrios, Iakovos, Euménios et Gerontissa Galaktia.

Le nouveau livre, Sans être crucifiés, nous ne serons pas ressuscités, nous ne serons pas glorifiés ,présente les « paroles pleines de grâce, sages et pénétrantes du métropolite Néophyte de Morphou ».

« Distillant la sagesse et l'illumination divine qui lui ont été transmises personnellement par certains des plus grands saints de notre époque... les paroles de ce bon berger vous tirent hors de l'engourdissement mortel du monde et vous plongent dans la douceur componente de l'arôme de la repentance et de la sainteté », écrit Uncut Mountain Press*.

Couvrant tout le spectre de la vie spirituelle, des sommets de l'humilité aux profondeurs de la repentance, les intuitions prophétiques des saints s'appliquent à notre vie et à notre époque. Ainsi, nous communions à leur liberté divinement inspirée et transmise, l'action de grâce jaillissant de nos cœurs et la confiance jaillissant de la “bonne terre”, tandis que nous passons de la gloire de la Croix à celle de la Résurrection.

*.NB : le livre semble difficile à obtenir sur le site d'UncutMountain Press mais il est en vente sur le site de Monastiriaka 

vendredi 2 mai 2025

LE DÉNUÉ DE SENS ET LA LAIDEUR selon MIRCEA ELIADE

 


Claude-Henri Rocquet : Vous parliez tout à l'heure de l'importance du récit, et dans votre Journal, vous êtes extrêmement critique envers une partie de la littérature et de l'art modernes. Vous classez dans la même catégorie le nihilisme philosophique, l'anarchisme politique et moral, et l'art dénué de sens.

Mircea Eliade : Le dénué de sens me semble la chose la plus antihumaine qui soit. Être humain, c'est chercher du sens, de la valeur – l'inventer, le projeter, le réinventer. Ainsi, le triomphe du dénué de sens, dans certains domaines de l'art moderne, me semble une révolte contre l'humanité. C'est une dessiccation, une stérilisation – et un grand ennui ! J'accepte la stérilité, l'ennui, la monotonie, mais seulement comme exercice spirituel, préparation à la contemplation mystique. Dans ce cas, il y a un sens. Mais offrir le dénué de sens comme objet de « contemplation » et de plaisir esthétique, je n'accepte pas cela, je m'y révolte totalement. Je vois bien sûr que c'est parfois un cri de détresse poussé par certains artistes pour protester contre l'absurdité de l'existence moderne. Mais répéter ce message à l'infini et, ce faisant, ne faire qu'aggraver l'absurdité, je n'en vois pas l'intérêt.

Claude-Henri Rocquet : Vous rejetez également la laideur en art. Je pense à ce que vous dites de Francis Bacon, par exemple.

Mircea Eliade : Je comprends parfaitement sa raison de rechercher la laideur comme objet de sa création plastique. Mais en même temps, j'éprouve une certaine résistance à cette laideur, car nous la voyons déjà partout autour de nous, aujourd'hui plus que jamais. Pourquoi ajouter de la laideur à la laideur universelle dans laquelle nous nous enfonçons chaque jour davantage ?

jeudi 1 mai 2025

COURS DE SURVIE ORTHODOXE par St Seraphim Rose [3]


INTRODUCTION - VISION ORTHODOXE DU MONDE (suite et fin) 


 "Et puis un événement très important s'est produit, qui a déterminé l'histoire du millénaire suivant, mais qui lui a donné une direction. Car, pour comprendre ce qui se passe, il faut examiner la situation actuelle.
 L'orthodoxie, selon un observateur objectif, est une opinion parmi d'autres ; c'est une opinion minoritaire et elle est tout à fait contraire à l'esprit du temps. C'est pourquoi ces Schmemann et consorts tentent de la moderniser, de la ramener au courant dominant pour éviter d'être ridiculisés. C'est quelque chose de totalement dépassé, qui n'a aucun sens en termes de pluralisme ou d'intégration aux autres religions, et qui n'est tout simplement pas crédible. Il existe de nombreuses autres religions qui, mieux adaptées à leur époque, semblent beaucoup plus crédibles, lorsqu'un catholique s'entend bien mieux avec un luthérien, un baptiste ou même un fondamentaliste moderne qu' avec un authentique chrétien orthodoxe, car ils ont beaucoup plus en commun. Kalomiros remarque que l'orthodoxie se distingue de tous ces Occidentaux par le fait qu'ils ont tous le même passé, la même formation. Mais l'orthodoxie est différente d'elles toutes. Elle leur résiste, car toutes les autres, même opposées, sont solidaires car elles sont issues de la même mentalité, la mentalité occidentale.

    La mentalité occidentale était autrefois orthodoxe. C'est pourquoi nous observons toute l'histoire de l'Occident des mille dernières années, qui semble n'avoir aucun contact avec l'orthodoxie. Nous observons l'art et, dès le début, il y a un vestige de style iconographique, surtout en Italie, mais il disparaît très vite. L'art occidental est quelque chose d'assez autonome, et nous n'avons aucun contact avec lui dans l'orthodoxie, et nous ne pouvons pas le comprendre. [bande sonore incompréhensible] qu'il semble y avoir quelque chose en commun. Ou, la musique... eh bien, nous, les orthodoxes, connaissons notre musique d'église. L'Occident a connu un grand développement de la musique profane, parfois religieuse, mais ce n'est pas ce que nous appellerions la musique religieuse.

Nous avons l'histoire de l'ascension et du déclin des nations, des monarchies, du principe de la monarchie, du principe de la démocratie, de toutes les différentes institutions politiques, l'histoire de la philosophie occidentale d'un système à l'autre.

Et toutes ces manifestations de la vie de l'homme occidental depuis mille ans semblent n'avoir aucun point commun avec l'orthodoxie. Et donc, comment pouvons-nous comprendre ces choses d'un point de vue orthodoxe ? Qu'y a-t-il derrière tout cela ? Et c'est là qu'intervient cet événement important qui s'est produit il y a mille ans : le schisme de l'Église de Rome.


Pour analyser le monde actuel, beaucoup de gens remontent à la période des Lumières et à la Révolution française. Et au-delà, on peut remonter à l'essor des sciences, à la Renaissance et à la Réforme. Cela semble plutôt correspondre au début des temps modernes. Ceux qui approfondissent leur réflexion remonteront plus loin ; et ils constateront que, même à la fin du Moyen Âge, de nombreux courants, anomalies, etc., s'éloignaient de la synthèse catholique, de la synthèse scolastique du XIIIe siècle. Mais il faut remonter plus loin, car même au XIIIe siècle, voire au XIIe, on découvre quelque chose qui est encore assez étranger à l'orthodoxie.

Ces philosophes scolastiques sont très différents des théologiens orthodoxes. L'art de Giotto, même à cette époque, si vous regardez ses peintures, lui qui est censé être vraiment primitif, aussi primitif qu'on puisse l'être en Occident, vous constaterez que les principes de sa peinture sont totalement étrangers à l'orthodoxie. Il y introduit... Il peint de nombreux tableaux de François d'Assise et y introduit un élément dramatique, pittoresque, mignon, qui, bien sûr, fera dire à une personne éduquée par les icônes : « Ce n'est pas sérieux; c'est une sorte d'art populaire, ce n'est pas sérieux. » Mais Giotto est un artiste de la meilleure tradition occidentale, très apprécié pour son caractère primitif et sa proximité avec la tradition byzantine et tout le reste. Mais ce sentiment anecdotique et peu sérieux qui est le sien le rend déjà totalement étranger aux icônes orthodoxes.

Et, bien sûr, il en va de même pour les saints; ils - les « saints occidentaux » comme on les appelle - sont déjà très différents des saints orthodoxes. Il y a déjà quelque chose d'inscrit. C'est très intéressant, il y a un œcuméniste catholique, dominicain, Yves Congar, qui a écrit un livre en 1954 intitulé Neuf cents ans après sur le schisme de 1054 ; et il a dit qu'il était vraiment regrettable que l'Église orthodoxe se soit séparée de Rome à cette époque, ou vice versa, comme il le dit, .... (interruption de bande) ...les écrits de Kireyevsky, qui a lui-même étudié la sagesse occidentale, l'a rejetée, a trouvé l'Orthodoxie, puis est revenu, non pas pour être orthodoxe face à un monde sans compréhension, mais pour y trouver la clé de la compréhension de l'histoire de l'Occident et de ce qui s'y passe."


  1. Source ? Cf. The Ego and His Own, Max Stirner, « Mon souci n'est ni le Divin ni l'Humain, ni le Vrai, le Bien, le Juste, le Libre, etc., mais simplement mon propre moi, et il n'est pas général, il est individuel. Pour moi, rien n'est au-dessus de moi.» Cité dans The Great Quotations, compilé par Georges Seldes, Pocket Books, 1967, p. 859.
  2. Armstrong, Herbert W., The Early Writings of Herbert W. Armstrong, Richard C.

Nickels, éd., Giving and Sharing, Neck City, Missouri, 1996, p. 140, citant The United States in Prophecy, 1945 : « Que vous soyez sceptique, athée, membre d'une église ou chrétien rempli de l'Esprit, vous trouverez ici une vérité étonnante, longtemps cachée.

C'est une révélation saisissante. Bien que condensée et brève, elle est claire et simple, compréhensible, et une vérité qui demeure PROUVÉE. Aucune histoire de fiction n'a été aussi étrange, aussi captivante, aussi pleine de suspense, que cette histoire captivante de la Bible.» P. 163 : « Cette révélation est si étonnante, si différente de la conception courante, que vous ne l'avez probablement pas vraiment saisie à la première lecture.

Une grande partie des premières pages prendra un autre aspect à la relecture... Elle deviendra deux fois plus intéressante, deux fois plus REELLE !»

3. Ibid., p. 179, citant l'éditorial de The Plain Truth de 1934 : « La véritable VÉRITÉ est simple et évidente, non pas dure et difficile.» 4. Marc 16:2,9 ; Luc 24:1 ; Jean 20:1. 5.

Armstrong, Early Writings, « Quel jour est le sabbat du Nouveau Testament? » p. 49. 6.

Congar, Yves, Neuf cents ans après, Greenwood Press, Westport, Connecticut, 1959. 7. Il ne s'agit pas d'une citation exacte, mais d'une paraphrase de l'ensemble du thème du livre de Congar.

mardi 29 avril 2025

COURS DE SURVIE ORTHODOXE par St Seraphim Rose [2]


INTRODUCTION - VISION ORTHODOXE DU MONDE (suite)


Après cela, comme le dit Kireyevsky, le courant dominant de l'Occident s'est imposé en politique. C'est pourquoi, surtout après 1848, et à partir de la Révolution française, et surtout après 1848, l'événement majeur de l'histoire européenne et mondiale fut la progression de la révolution, dont nous parlerons plus loin.
Ainsi, quiconque aspire à une compréhension orthodoxe doit être prêt à observer avec un esprit et un cœur ouvert ce qui se passe dans le monde et à utiliser son esprit pour en découvrir les causes, les fondements. Et nous devons le faire maintenant que l'ère de la philosophie est révolue et que les points de vue sont très orientés vers la pratique. Il est étonnant de constater que, même à l'université, l'esprit n'est plus du tout sollicité. La critique d'art devient un simple prétexte pour un goût subjectif ; il n'y a plus aucun critère objectif. Dans ce monde, les nouvelles croyances philosophiques et les idées très dangereuses ne sont plus présentées comme une vérité dont on peut facilement comprendre la fausseté, mais comme autre chose.

Par exemple, les consommateurs de drogues vous diront : « Je découvre de nouveaux aspects de la réalité. Etes-vous contre ces nouveaux aspects ? Etes-vous contre les profondeurs de l'esprit ? » En réalité, les Saints Pères parlent des profondeurs de l'esprit – et qu'allez-vous répondre à cela ? Il ne vous donne pas une vérité nouvelle à laquelle vous pourriez dire : « C'est faux » ; il vous offre une nouvelle perspective. Il faut s'arrêter et réfléchir : qu'est-ce que cela signifie ? Qu'est-ce que les profondeurs de l'esprit ? Qui est là, que se passe-t-il ? Il faut être capable d'évaluer ce qui se cache derrière ce genre de déclaration et de se demander si, en réalité, c'est très concret, car quelqu'un pourrait venir vous voir et vous demander : « Dois-je arrêter ou continuer ? » ou « Est-ce mal ? » Et il faut savoir pourquoi. Si vous vous contentez de dire : « Non, la drogue est mal, c'est exclu », il est fort probable qu'il ne soit pas convaincu, car quelqu'un d'autre lui fournira une excuse très plausible. Vous devez lui dire — bien sûr, vous devez lui dire : « Tu ferais mieux d'arrêter parce que c'est très dangereux » ; mais [vous] devez aussi être capable de dire, si vous avez une philosophie de vie complète, pourquoi ce n'est pas bien et où cela va vous mener.

     Il existe également de nombreux progrès scientifiques auxquels sont rattachés des points de vue philosophiques. Par exemple, l'évolution est un sujet majeur ; c'est une question très complexe à laquelle on ne trouve pas immédiatement de réponse. Un sectaire dira : « C'est contraire à la Genèse ; c'est contraire à l'interprétation littérale.» Et c'est très facile à démonter, car interpréter la Genèse de manière absolument littérale, comme ils le souhaitent, aboutit à des absurdités ridicules.

Ou encore, il existe l'idée que nous sommes désormais capables de gouverner notre propre avenir. Par conséquent, nous déterminerons dans des éprouvettes si un enfant sera un garçon ou une fille et lui donnerons le cerveau d'Einstein, ou quelque chose du genre. Il faut savoir si c'est bien ou mal. Que se passe-t-il ? Sur quoi puis-je critiquer cela ?

Et, bien sûr, il est très important de pouvoir comprendre ce qui se passe dans le monde politique, car dans les sociétés libres, les gens votent. Il faut comprendre la valeur du vote, ou tout ce qui se cache derrière la politique. Est-ce que ça vaut la peine d'y participer ? Est-ce bien, mal ? Voyons cela sous un angle différent. C'est la même chose avec la musique et l'art, surtout la musique, tellement omniprésente dans la société ; on va au supermarché et on trouve de la musique. Il y a toute une philosophie derrière ce genre de musique ; et il faut comprendre ce que cette musique essaie de nous faire, ce qui se cache derrière. Il y a toute une philosophie derrière tout ça.

Si vous demandez à un sectaire de vous donner une vision du monde, une vue d'ensemble de ce qui se passe dans le monde, il vous donnera, encore une fois, une vision très étroite, mais pleine de vérités, car il a lu les Écritures ; il peut vous parler de la fin du monde, de l'Apocalypse, de l'Antéchrist, et même vous donner une vision plausible de ce qui se passe dans le monde. Et ils peuvent vous dire que…

Il y a ce magazine appelé La Pure Vérité, qui, dit-il, « C'est la pure vérité. J'ai découvert la pure vérité, cachée depuis deux mille ans. Je l'ai découverte en m'asseyant dans mon placard et en y réfléchissant, et personne d'autre que moi ne réfléchit à ces choses. Et la voilà. C'est ici, tout simplement.» Et il vous débite un tas de balivernes, avec sa vision subjective des choses, où il peut présenter les choses de manière « pure et simple », et c'est comme ça. Et des millions de personnes le suivent ; toutes ne sont pas ses véritables disciples, membres de sa secte, mais beaucoup prennent cela très au sérieux et pensent que c'est très logique. Et il vous dira toutes sortes de choses : que le Christ est mort un mercredi et est ressuscité un samedi, selon toutes les déductions – même si l'Écriture dit « le premier jour de la semaine ». Il a une explication pour expliquer cela, et comment ce n'était pas vraiment vendredi, mais mercredi, et comment expliquer trois jours – pas le troisième jour, mais trois jours, soixante-douze heures. Et, eh bien, il vous donne toutes sortes d'idées fantastiques comme ça, mêlées à toutes sortes de vérités. Et si vous n'êtes pas capable de discernement, vous pouvez vous attirer toutes sortes d'ennuis. Même nos sectaires le regardent beaucoup parce qu'ils ont une vision très similaire, ce sont les Adventistes du Septième Jour. Et ils vous diront qu'il parle de – j'oublie comment il l'appelle – mais après les soixante premières années ou quelque chose comme ça de cette ère, une trentaine d'années après la Résurrection du Christ, il y a le « siècle manquant » ou quelque chose comme ça. Soudain, la vérité est sortie, clandestinement ou ailleurs. Elle n'est revenue qu'avec l'apparition d'Armstrong.

  Et c'est la même chose pour d'autres sectaires : Ellen White a le même genre de philosophie. Il en existe différentes variantes. Certains diront que c'est Constantin qui a fait les mauvaises choses. En général, ils la datent beaucoup plus tôt, afin de ne pas avoir à accepter ce qui vient après. Et ils ne peuvent pas vraiment expliquer comment c'est un concile de l'Église au IIe ou au début du IIIe siècle qui a déterminé le canon des Écritures. Il faut donc faire comprendre comment un concile a pu déterminer cela, alors qu'il était déjà apostat. Mais ils acceptent ce décret du concile. C'est très intéressant, on peut trouver cela très illogique.

    Mais pour nous, il ne s'agit pas d'une approche simple et bidimensionnelle pour comprendre ce qui se passe dans le monde. Nous devons donc d'abord comprendre ce qu'est l'histoire du monde, quelles sont les forces qui façonnent l'histoire du monde. Et c'est très simple, fondamentalement, car il y a un Dieu et il y a le diable ; Et l'histoire du monde se déroule entre ces deux adversaires. Et l'homme, le cœur de l'homme, est le terrain sur lequel elle se joue.

    Si vous lisez l'Ancien Testament, vous découvrirez une histoire remarquable, différente de celle de n'importe quel autre pays. Dans d'autres pays, des dirigeants s'élèvent et tombent : il y a la tyrannie, il y a des paradis démocratiques, il y a des guerres, parfois le triomphe du juste, parfois celui de l'injuste ; et toute l'histoire est extrêmement sceptique. Les historiens vous raconteront leur chronique de crimes et de sauvagerie, sans aucun sens. Et ce qui en ressort est un événement fortuit dont personne ne peut saisir le sens. Mais dans l'histoire d'Israël, nous voyons une chose très profonde : l'histoire du peuple élu de Dieu, qui suit tantôt les commandements de Dieu, tantôt s'en écarte ; et son histoire dépend de ce qu'il est, s'il suit Dieu ou s'en éloigne. La situation devient très complexe lorsqu'ils sont emmenés d'Égypte dans le désert, à une très courte distance – ce qui peut se faire aujourd'hui en un jour et une semaine environ, puis en une ou deux semaines – et qu'ils passent quarante ans dans le désert et vivent toutes sortes d'aventures, hésitant entre la foi en Dieu et l'éloignement de Lui. À tel point que, lorsque Moïse se rendit brièvement sur la montagne pour recevoir les commandements de Dieu et rencontrer Dieu lui-même, le peuple adorait un veau d'or.

    Toute l'histoire d'Israël est cette histoire entre la foi et l'incrédulité, entre la foi en Dieu et l'éloignement de Lui. Et l'histoire d'Israël devient, dans le Nouveau Testament, l'histoire de l'Église, le nouvel Israël. Et l'histoire de l'humanité, depuis la venue du Christ sur terre jusqu'à nos jours, est l'histoire de l'Église et de ces peuples qui, soit se rallient à l'Église, soit la combattent, soit se rallient à l'Église et s'en détournent. L'histoire du monde, depuis cette époque jusqu'à aujourd'hui, n'a de sens que si l'on comprend qu'un plan est en cours, celui de Dieu pour le salut des hommes. Et il est nécessaire d'avoir une compréhension claire du christianisme, de ce qu'est l'orthodoxie et de ce qu'est le salut, afin de comprendre comment ce plan se manifeste dans l'histoire.

    L'histoire de l'humanité, au cours du premier millénaire de l'ère chrétienne, est celle de la propagation de l'Évangile dans divers pays. Certains l'ont accepté, d'autres avec beaucoup d'empressement, d'autres avec moins d'empressement. En général, les gens simples acceptent beaucoup plus facilement. Et parfois, des tentations, des hérésies, apparaissent, qui sont l'ivraie semée par le diable pour perturber les gens et les éloigner de la vérité. C'est pourquoi les Conciles œcuméniques et les écrits des Pères nous enseignent la bonne approche de la vérité et ce qui est faux. Et lorsque des erreurs dangereuses, des hérésies, surgissaient, l'Église les condamnait. Ceux qui s'accrochaient à ces erreurs contre l'Église étaient anathématisés et quittaient l'Église. Ainsi, très tôt, des groupes, des hérésies, se séparèrent de l'Église, mais l'Église elle-même fut le principal groupe à survivre, même si elle fut parfois réduite à un nombre très restreint à cause des hérésies. Elle revenait sans cesse, et pendant le premier millénaire, c'était la croyance dominante chez les peuples, de Byzance jusqu'à la Bretagne, et à l'Est, elle n'était pas aussi forte. En Orient, les peuples sont plus sophistiqués, plus philosophiques ; ils avaient leurs propres croyances ; il est beaucoup plus difficile de les atteindre. Les peuples simples acceptaient beaucoup plus facilement.
Et puis un événement très important s'est produit, qui a déterminé l'histoire du millénaire suivant, mais qui lui a donné une direction. Car, pour comprendre ce qui se passe, il faut examiner la situation actuelle." (À suivre)


LA LOI COSMIQUE DE LA RÉSURRECTION

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Car peut-être que toi aussi, 
dans ton effondrement, 
tu portes déjà le secret d’un jaillissement. 
 CHRIST EST RESSUSCITÉ !

vendredi 25 avril 2025

LE DÉLIRE DE LA RÉDUCTION DU "RÉCHAUFEMMENT CLIMATIQUE"

L'Angleterre veut faire une expérience pour bloquer le soleil pour "réduire le "réchauffement climatique"".

Vous savez qui est a eu la même idée? Bill Gates, en 2021.

Et la Suède a refusé l'expérience. https://www.forbes.com/sites/arielcohen/2021/01/11/bill-gates-backed-climate-solution-gains-traction-but-concerns-linger/


On appelle ça de la géo ingénierie solaire. Ils voulaient envoyer des particules de craie en spray dans la stratosphère pour refléter la lumière du soleil et réduire la température.


Le souci: c'est une pente glissante. Si un pays fait aujourd'hui juste un petit test, demain ça peut être toute une flotte gouvernementale qui balance des particules dans l'air. Et là vous avez un vrai risque.


Mais même si en 2023 les Echos titraient que ça "inquiétait Bruxelles", https://www.lesechos.fr/monde/enjeux-internationaux/la-deviation-des-rayons-du-soleil-une-idee-qui-inquiete-bruxelles-1958914 aujourd'hui on dira "les complotistes pensent que le gouvernement change le climat".