RÉINFORMATION ESTIVALE

samedi 29 août 2015

Les nouveaux maitres du Monde… juste un petit rappel.




Interviewé dans le cadre du documentaire "Goldman Sachs, les nouveaux maîtres du monde", Chris Hedges en vient à décrire le système capitaliste et le système "démocratique" en ces termes : "Nous ne vivons pas en démocratie, mais dans ce que le philosophe Sheldon Wolin appelle un système de totalitarisme inversé. C'est-à-dire que plutôt que de s'organiser autour d'un chef démagogue ou charismatique, cela s'exprime dans l'anonymat de l' "Etat-entreprise". Nous sommes détruits financièrement, moralement, politiquement par des institutions, et la reine de toute c'est Goldman Sachs. Ils ne connaissent pas de limite. Ils transforment tout en marchandise qu'ils exploitent jusqu'à son épuisement ou sa faillite. C'est pourquoi la crise de l'environnement est intimement liée à la crise économique. La mort de l'empire américain n'est peut-être pas une tragédie. C'est peut-être une bonne chose. C'est juste la manière dont nous mourrons qui fait peur, parce que nous nous débattons comme un animal blessé. Les empires tyranniques finissent toujours par imploser..."

vendredi 28 août 2015

15 AOÛT (+ 13)


Ni le tombeau, ni la mort n'ont pu retenir la Mère de Dieu, infatigable dans ses intercessions, espérance inébranlable dans sa protection ; elle qui est Mère de la Vie, l'a transférée à la vie, Celui qui demeura dans son sein toujours vierge.

NOSTALGIE…

церковь Покрова на Нерли

mardi 25 août 2015

Sur le site RELIGIOSCOPE : une analyse particulièrement pertinente de l'"état islamique"



par Olivier Moos docteur en histoire contemporaine de l’Université de Fribourg et de l’École des Hautes Études en Sciences Sociales, chercheur à l’Institut Religioscope. 

Cette analyse présente une approche critique et non exhaustive des principaux éléments composant l’ADN de ce qu’il est convenu d’appeler l’«État islamique», une organisation politico-religieuse qui a conquis un vaste territoire à cheval entre la Syrie et l’Irak. Également connu sous son appellation précédente d’«État islamique d’Irak et du Levant» (EIIL) ou encore Daech, un acronyme arabe à connotation péjorative, le phénomène est au centre de débats quant à son identité, ses pratiques et ses objectifs, controverses alimentées par son caractère récent, spectaculaire et encore insuffisamment documenté.

L’État islamique (EI) désigne une organisation centralisée de type révolutionnaire, en phase d’étatisation, et contrôlant un large territoire à cheval entre l’Est de la Syrie et l’Ouest de l’Irak. Il présente à la fois des ressemblances avec des mouvements salafistes-jihadistes concurrents, milieu dont il est issu, et des utopies politiques extérieures au champ islamique. Ces voisinages théoriques et pratiques en font un objet à la fois familier et singulier: d’un côté, l’État islamique évolue bien dans le champ des militances sunnites fondamentalistes contemporaines et suit une trajectoire en écho à celles d’autres mouvements insurrectionnels dans le monde; de l’autre, ses efforts d’étatisation, profitant d’un environnement révolutionnaire et transitionnel particulièrement conducteur, connaissent un rare succès: un pragmatique caliphate building au service d’un grand récit millénariste qui séduit un nombre conséquent d’individus.

La structure de ce proto-État a été influencée par la rencontre, dans le creuset insurrectionnel irakien, entre le militantisme salafiste-jihadiste de type al-Qaïda et des cercles baathistes. L’ADN de l’État islamique est un mélange éminemment moderne de motifs révolutionnaires, de revanchisme baathiste, et de violentes pratiques purificatrices encouragées par une idéologie apocalyptique. Outre le fait que le phénomène est encore en cours de déchiffrement et donc ouvert à un certain degré de spéculation, c’est cet assemblage même qui favorise la diversité des angles d’analyse et produit un effet de nouveauté qui ne se justifie que partiellement.

L'étude d'Olivier Moos constitue le N° 13 des Cahiers de l'Institut Religioscope. Veuillez cliquer ici pour télécharger le texte intégral (40 pages) au format PDF (1,9 Mo): www.religion.info/pdf/2015_08_Moos_EI.pdf.



Table des matières de l'article
  • Introduction 
  • L’État islamique en contexte 
  • Entre le quotidien et l'utopie : bâtir un État en Jihadie
  • Un État révolutionnaire
  • Salafisme-jihadisme 
  • Néo-wahhabisme
  • De l’idée à la Kalachnikov
  • Millénarisme 
  • Violence sacrificielle et iconoclasme
  • Conclusion 

lundi 24 août 2015

LET'S GO ! QU'ON SE LE DISE…


Le plaidoyer des trois Américains du Thalys contre « la passivité »

Monsieur le Président, est-ce de médailles dont nous avons le plus besoin ?



 […] Simple instinct de survie ou réflexe de soldat entraîné au combat ? Un peu des deux, ont admis les jeunes hommes. […] 

"Je ne me considère pas comme un héros (...) Je me suis dit : "OK, je vais probablement mourir donc autant y aller"


 […] « La leçon qu’on doit retenir c’est que dans un moment de crise comme ça (…) se cacher ou rester assis là où on est ne va rien donner. Lors d’un attentat terroriste comme celui-là, il faut faire quelque chose, s’il vous plaît. » 


Je ne pense pas inutile de reprendre l'article que j'avais déjà fait paraître… en voici donc un extrait :

N’est-il pas venu (depuis longtemps d’ailleurs pour les plus lucides et les plus critiques…) le temps de s’occuper de nous-mêmes sans attendre la moindre sollicitude, le moindre soutien, la moindre compréhension de tous ceux qui se sont hissés à tous les niveaux jusqu’au seuil de leur incompétence ( selon le fameux « principe de Peter ») pour satisfaire, sans scrupule, leur appétit de vaine gloire, leur cupidité, leur soif de jouir de privilèges (dont on nous a fait croire qu’ils avaient été définitivement abolis) le plus tôt possible, sans le moindre souci réel d’un avenir désormais plus qu’incertain, qu’ils maquillent pour conserver leur place le plus longtemps possible (même s’ils savent que ce n’est pas pour longtemps, c’est pour eux toujours ça de pris) et qu’ils aggravent inconsidérément, sans le moindre souci d’un peuple dont ils ne connaissent rien de la vie.

Certains s’occuperont d’eux-mêmes en quittant le pays avant (car ils le peuvent – parce  que sans attache, ou bien suffisamment à l’aise financièrement, ou bien avec déjà de nouvelles perspectives professionnelles). Mais le peuple, lui, que fera-t-il pour prendre soin des siens – hommes, femmes, enfants et vieilles personnes ?
Eh bien il aura intérêt à se préparer au pire, s’équiper, s'informerse former, s’entrainer et se positionner dans tout domaine pour s’organiserrésister et survivre. Chacun – selon  ses compétences, ses dispositions, son tempérament, sa situation, sa localisation, le groupe social auquel il est attaché – trouvera  ce qui lui convient. Il sera nécessaire de communiquer et de nouer des liens forts de solidarité entre tous. 

Avoir une foi forte sera plus que nécessaire. Celui qui n’en a pas fera bien de s’y mettre… en comptant en un premier temps que l’appétit vient en mangeant et en fréquentant ceux qui pourront l’aider à l’alimenter et la conforter. De toute façon la nature a horreur du vide, tout le monde peut le constater et quand les églises se vident les minarets poussent, et pour ceux qui ont eu une mauvaise expérience de l'Église et qui ne veulent plus entendre parler de rien de religieux, il ne faut pas dire que c'est du pareil au même parce que même si les préceptes chrétiens les ont empêché de jouir comme ils le voulaient, ils peuvent constater facilement que ce qui les attend est bien pire.

 Action et prière. Là où nous sommes et dès maintenant : 

  • Prier sans cesse dans l'action, 
  • agir pour nos frères et pour Dieu, 
  • transformer toute action en prière, 
  • orienter tout ce que nous faisons vers Dieu, 
  • prendre toute action pour prétexte à la prière, 
  • profiter de toute action pour s'en servir de support à notre prière
  •  et être certain qu'avec la prière DIEU EST AVEC NOUS. 

Mourir en martyr, si Dieu veut,  est une chose envisageable pour nous sans problème, voire avec gloire pour les plus ardents, mais l’empire chrétien d’orient a bien montré également qu’il n’était pas du tout interdit, en premier lieu, de se défendre quand c’était nécessaire. Fidèle en cela à l’empire romain plus antique : Si vis pacem para bellum. Rien à voir avec le militantisme, encore moins avec le djihad.
Foi et courage, vigilance et sagacité, discrétion et ténacité, solidarité et fraternité. « Aide-toi et le Ciel t’aidera » énonce le dicton. C’est bien là où nous en sommes.

samedi 22 août 2015

Syrie: l'EI rase un monastère vieux de 1.600 ans



Les extrémistes du groupe Etat islamique (EI) ont rasé jeudi au bulldozer le monastère syriaque catholique de Mar Elian (de Saint Elie) vieux de 1.600 ans à Al-Qaryatayn, au centre de Syrie. Vestiges de Palmyre © AFP 2015. JOSEPH EID Syrie: l'Etat islamique a miné le site antique de Palmyre Les djihadistes de l'EI ont filmé la destruction du monastère et ont publié la vidéo sur Internet. L'EI a pris le contrôle d'Al-Qaryatayn le 5 août dernier. Ils ont capturé 230 habitants de la ville dont beaucoup de chrétiens. Selon des témoins, 48 prisonniers ont plus tard été relâchés, 110 autres ont été conduits à Raqqa (nord), considérée comme la "capitale" de l'EI. Le sort de 70 autres otages d'Al-Qaryatayn demeure inconnu. Fondé en 432 av.J-C près de la route reliant la ville syrienne de Palmyre aux monts Qalamoun, à la frontière libanaise, le monastère d'Al-Qaryatayn était un lieu de pèlerinage de dialogue entre chrétiens et musulmans. Il a accueilli et protégé des milliers de réfugiés syriens de mars 2011 à août 2015.