κυριε Iησου χριστε ελεισον με !

κυριε Iησου χριστε ελεισον με !
Ensuite viendra la fin, quand il remettra le royaume à celui qui est Dieu et Père, après avoir détruit toute domination, toute autorité et toute puissance.Car il faut qu'il règne jusqu'à ce qu'il ait mis tous les ennemis sous ses pieds. Le dernier ennemi qui sera détruit, c'est la mort.(1 Cor. 15)

menologion

jeudi 15 mai 2008

Pour Надежда


Надя m'a offert une médaille de la Toute Sainte Mère de Dieu Иверская et je la porte toujours autour du cou. De temps à autre, de manière inattendue, et toujours merveilleuse pour moi, elle sort de mon col et je comprends qu'Elle ne m'abandonne pas, et je peux ainsi La vénérer et même si je tombe si souvent, à mon grand dam, dans le péché, je me dis que ce serait peut-être bien pire si Elle ne me collait pas à la peau... C'est Надя qui m'a montré ce que la Παναγία η Πορταΐτισσα voulait me dire, me faire comprendre, ce qu'elle voulait que je fasse en dépit du jugement des hommes... Et c'est vrai qu'Elle ne m'a jamais abandonné. J'ai perdu de vue Надя qui a déménagé avec sa famille comme moi et j'en suis très triste, car je voudrais encore la remercier pour son aide d'il y a maintenant sept ans ! Si elle tombait par hasard sur mon blog (que la Toute Sainte l'y mène) elle, dont la fille a prénommé son fils Maxime en souvenir de notre si précieuse amitié, je voudrais qu'elle le sache : Très chère Надя, puisse la Sainte Mère de Dieu te protéger corps et âme, toi et les tiens ! Ma fille aînée m'avait offert une reproduction de l'icône de notre frère martyr Joseph Munos peu avant que nous ne (re)devenions Orthodoxes. Nous avons traversé de terribles épreuves et je ne me suis aperçu que bien plus tard que, de la petite reproduction de cette icône (en papier collé !), avait suinté du myrrhon, sans doute pendant cette époque difficile : le papier en est encore aujourd'hui tout marqué. A plusieurs reprises ensuite, la surface a été ointe par endroits, j'ai vu de mes yeux incrédules et fascinés ces petites taches luisantes inexplicables, ne comprenant en rien ce qui pouvait me valoir une telle grâce. Et puis cela m'a obsédé par moments et je suis allé voir s'il n'y avait pas encore quelque chose mais rien... Ai-je démérité, davantage été infidèle, en fait je ne le pense pas ; ce n'est pas parce que je l'avais mérité que le myrrhon est apparu mais ce n'est pas non plus parce que j'ai péché davantage qu'il n'est pas réapparu... Bien sûr j'espère qu'un nouveau suintement reviendra un jour... mais je suis certain que l'Amour de Dieu qui passe par la Toute Sainte est avec nous les pécheurs dont je suis le premier et je sais sans le moindre doute qu'Elle m'a assisté toutes ces dernières années.
Merci à Ptit Moine de m'avoir rappelé le 60ème anniversaire de Jose.

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jeudi 8 mai 2008

ΠΑΤΕΡ ΗΜΩΝ


Ne pas penser qu'il y a une seule version de la prière du Seigneur (la "bonne"), aller sur ce merveilleux site !


Voici quelques traductions en français :


Français (Assemblée des évêques orthodoxes de France): Notre Père
Français: Notre Père
Français (La plus ancienne traduction connue en français - XIIe siècle): Li nostre Perre
Français (XIIe siècle v2): Sire Pere
Français (Anglo-Norman du XIIe siècle): Li nostre Pere
Français (XIIIe siècle): Nostre Peres
Français (Raoul de Presles, fin XIVe siècle): Nostre Pere
Français (Piccard XVe siècle): Peres nostres
Français (Bible protestante XVIe siècle): Nostre pere
Français (Clément Marot XVIe siècle): Pere de nous
Français (Bible protestante du XVIe siècle Pierre Robert Olivetan): Nostre Pere
Français (Confession de foi de Genève XVIe siècle Jean Calvin): Nostre Pere
Français (Traduction catholique du XVIe siècle Yves d'Evreux): Nostre Pere
Français (Bible Protestante du XVIIe siècle Maresior): Nostre pere
Français (Bible catholique du XVIIe siècle Lemaitre de Sacy): Notre Pere
Français (Bible Protestante du XVIIIe siècle David Martin): Nostre pere
Français (Bible Catholique du XVIIIe siècle Richard Simon): Nôtre pere
Français (Bible Protestante du XIXe siècle J.-F. Ostervald): Nostre pere
Français (Bible Protestante du XIXe siècle Darby): Notre Père
Français (Bible Catholique du XIXe siècle Augustin Crampon): Notre Père
Français (Traduction Louis Segond 1881): Notre Père
Français (La Version Synodale 1910): Notre Père
Français (Traduction par spécialiste de l'Hébreu Paul Joün 1930): Notre Père
Français (Traduction par Émile Osty 1948): Notre Père
Français (La Bible de Jérusalem 1950): Notre Père
Français (La Bible en français courant 1982): Notre Père
Français (Traduction Œcuménique de la Bible 1988): Notre père
Français (Traduction d'André Chouraqui 1989): Notre père
Français (Français fondamental 1990): Notre Père
Français (Traduction de Claude Tresmontant 1991): notre père
Français (Bible de la Liturgie 1993): Notre Père
Français (Bible du Semeur 2000): Notre Père
Français (Bible "des écrivains" Bayard 2001): Notre Père
Français (Nouvelle Bible Segond NBS 2002): Notre Père
Français (Traduction Littérale par Louis Pernot): Notre Père
Français (Traduction Explicative par Louis Pernot): Notre Père

Lire l’intéressant débat qui a eu lieu sur le " Forum Orthodoxe "
à partir du livre de " Jean-Marie Gourvil "sur la traduction du Notre Père : « Ne nous laisse pas entrer dans l'épreuve" Une nouvelle traduction orthodoxe du Notre Père » paru aux éditions Editions F.-X. de Guibert
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mardi 6 mai 2008

DU CATHOLICISME À L'ORTHODOXIE. IV

Ma conversion(suite)

Cette expérience ratée de Zen Chrétien (me reste un très beau livre de J.K. Kadowaki " Le Zen et La Bible" aux Editions Albin Michel, Collection Espace livre) m’aida à sortir de ces eaux mêlées et à prendre davantage en compte mon nouvel engagement. Mon cœur était devenu chrétien, restait à sanctifier la tête.
Je fis donc un beau colis avec mes statues et objets de culte bouddhistes (qu’un dévot charismatique m’avait vivement pressé d’enterrer ou de jeter à la poubelle avant de me faire administrer un exorcisme - auquel n’avait même pas pensé le Bénédictin !...) et j’envoyai le tout à Lama Denis avec une lettre où je lui disais qu’étant devenu chrétien je lui faisais cadeau de ces objets me semblant lui revenir de droit. J’ajoutai à ma lettre une demande, à lui qui avait l’habitude d’organiser des rencontres spirituelles inter traditions, de me donner quelques conseils et adresses concernant des maîtres spirituels chrétiens afin que je puisse suivre leur enseignement comme on le fait dans le Bouddhisme. C’était un peu audacieux et peut-être un peu cavalier de ma part cependant Lama Denis non seulement me remercia du cadeau mais il me donna bien volontiers trois adresses de moines chrétiens qui pourraient correspondre à mes vœux en me souhaitant bonne route.
Je m’empressai donc, étant en congé, de contacter ces Pères spirituels sans savoir lequel serait celui qui me conviendrait bien sûr.
Et voici comment la Providence, qui a pris soin de moi à tout instant de ma recherche, Bénie soit-Elle ! - est intervenue :
J’avais donc trois personnes à contacter dans trois monastères différents et je ne connaissais aucun des trois. Je téléphonai donc au premier de la liste à plusieurs reprises, en vain. Je téléphonai donc au second mais toujours sans succès après plusieurs tentatives. Je commençai à être un peu découragé. Il ne m’en restait donc plus qu’un… qui me répondit, celui-ci, au premier appel téléphonique ; je lui demandai s’il était possible de séjourner dans son monastère, il répondit par l’affirmative, je lui demandai donc s’il était possible de venir rapidement et il me répondit que ça l’était et je lui annonçai donc ma venue. J’étais donc attendu. Je pris donc le train pour ma destination, puis un taxi m’emporta jusqu’au monastère en question. Je ne vous dis pas tout de suite où c’était ni comment s’appelait le Révérend Père en question pour laisser un peu les choses en suspens. Parvenu devant le portail du monastère, celui-ci me parut des plus exotiques (tout est relatif…) si bien que je fis part de ma surprise au chauffeur et lui demandai s’il ne s’agissait pas par hasard d’un monastère… orthodoxe ! Je n’en avais jamais vu mais cette idée m’était venue tout à coup. Il me confirma aussitôt dans mon intuition et je me réjouis de la bonne surprise car, c’est étonnant mais à l’époque j’étais plutôt œcuménique (Ben oui ! comme quoi…). Je n’avais lu que peu d’ouvrages sur l’Orthodoxie mais j’étais d’autant plus ouvert à ce domaine qu’elle faisait partie pour moi à l’époque de l’Orient dont j’attendais le salut depuis les débuts de ma recherche.
Ce monastère était celui de Père Placide Deseille .





Monastère St Antoine le Grand


J'y restai une semaine essayant d'avoir le plus d'entretiens possibles avec Geronda bien sûr. Ils furent peu nombreux bien sûr, l'Higoumène ayant un emploi du temps chargé, mais ils furent attentifs à ma quête, bienveillants, éclairants, instructifs et encourageants.

C’était le Grand Carême (une fois de plus !) et j’assistai à tous les offices. Désorienté en un premier temps, j’ai regardé et j’ai imité, comme tout le monde fait. Mes nuits ont été courtes entre les offices, les prières et les livres et revues dont j’essayai de lire le plus possible ; il restait peu pour le sommeil. Un texte m'a ébloui totalement : "Chant d'entrée" du Père Basile, (Βασίλειος Γοντικάκης) higoumène, à l'époque encore, du monastère de Stavronikita et maintenant de celui d'Iviron (que la Toute Sainte Portaïtissa le garde !). Tout ce que je cherchais s'y trouvait dans une forme splendide, merveilleuse et pénétrante, cela oui ! c'était le Christianisme auquel aspirait tout mon être !


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lundi 5 mai 2008

DU CATHOLICISME À L'ORTHODOXIE. III

Ma conversion (suite)

Bref je n’avais pas encore trouvé, dans tout ça, tout à fait mon compte alors j’ai ressorti mon zafu et je suis allé voir chez ceux qui avaient reconnu les bienfaits du Zazen tout en restant chrétiens, et plus particulièrement catholiques. J’ai contacté un Bénédictin dans la ville, le RP Benoît Billot qui avait fait de nombreux séjours au Japon dans des monastères Zen, qui pratiquait donc le Zazen tout en demeurant moine catholique et qui m’a accueilli avec beaucoup de sympathie bien qu’étonné que j’apprécie le grégorien. Quant à moi je fus étonné qu'un Bénédcitin n'aimât point le grégorien mais j’ai pensé un temps avoir trouvé ce qui me convenait. J’ai participé à des liturgies préparées par un temps de Zazen et où l’on communiait ensuite sous la forme de petits pains levés (que je comprendrai ensuite être inspirés des prosphores orthodoxes). J’ai assisté à des conférences intéressantes sur les mystiques rhénans hommes et femmes, et sur la théologie apophatique de l’Eglise d’orient et même sur la Prière du cœur. Et je suis resté attentif et ouvert jusqu’à ce que je participe à une session de Zazen que j’attendais avec impatience « à la sauce » catho et là je n’ai pas pu en faire d’autres. C’était bien trop éloigné de ce que j’avais connu : on était tous en rond les uns en face des autres, dans un louable projet de fraternité sans doute, mais j’étais habitué à être face à un mur nu, face à moi-même et puis il n’y avait pas tout le rituel immuable si beau et qui était si nécessaire quand je pratiquais, et je ne parvenais pas à m’y retrouver dans cette adaptation, tout cela me paraissait faible et dénaturé… et puis il y avait un peu trop de dames à mon goût et je me demandais au bout d’un moment si j’avais bien ma place là au milieu de ces dévotes (au Père Billot…) entre deux tranches d’Hadwige d’Anvers et des Béguines d'autant que je m'étais penché depuis un certain sur la mystique rhénane masculine. Je n’y suis donc pas resté plus longtemps…

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samedi 3 mai 2008

l'ORTHODOXIE qu'on enseigne à l'école (suite)

Pour ceux qui auraient lu le message précédent je voudrais dire que j'ai pris conscience que la formulation de mon message précédent n'était ni assez claire ni très mobilisatrice par son "humeur". Elle était un peu emportée et peut-être même a-t-elle blessé certains et je leur en demande pardon.

Ceci s'explique par le fait que je m'inquiète, comme beaucoup, de l'avenir de l'Orthodoxie en Europe et malgré mon désir d'adhérer à une juste ecclésiologie, donc orthodoxe, j'ai la conviction que l'histoire de l'Eglise ne s'est pas faite seulement par la vertu des Saints et la grâce de Dieu mais également par la main tout ce qu'il y a de plus mondaine de l'homme, autrement dit l'organisation politique entre autres (je ne parle bien sûr ni de conquêtes armées ni encore moins de croisades). Je crains que certaines prises de position, pour légitimes qu'elles semblent, ne fassent fausse route.

J'ai toujours été un fidèle de paroisses du Patriarcat œcuménique, russe - majoritairement - puis grecque, mais mon initiation à l'Orthodoxie s'est faite d'abord au sein du Patriarcat de Moscou et dans cette église, j'ai communié régulièrement pendant les premiers temps ; par ailleurs, plus tard, mes amitiés dans l'Eglise Russe Hors Frontières m'ont aussi amené à me rendre aux offices assez régulièrement et aux liturgies à maintes reprises où le Père Michel (de bienheureuse mémoire) m'a toujours reçu à la communion avec la plus totale bienveillance. Je n’étais bien sûr pas le seul à circuler d’une juridiction à l’autre sans retenue. Bien que fondamentalement anti-communiste et quelquefois sceptique par rapport à la pratique de ceux que l’on appelait, à tort, avec une nuance de mépris les « Sov », j’avais le désir d’embrasser toute l’Orthodoxie car non seulement j’en avais suffisamment appris sur le martyre de l’Eglise Russe restée sur place mais j’avais rencontré suffisamment de fidèles du Patriarcat au cœur pur pour désirer sincèrement rester en communion avec cette Eglise, c'est-à-dire pas seulement son clergé mais ses fidèles. Pour ce qui est de la Russie j’avais été élevé non pas dans la slavophilie mais dans philoslavie si j’ose dire, si bien que j’avais déjà des amis russes athées bien avant ma conversion. L’âme russe si elle est un mythe pour certains ne l’a jamais été pour moi et je sais bien ce qui a pu se maintenir de meilleur de la Russie et traverser le siècle d’horreur passé. Je n’ai donc jamais fait de généralisation abusive de la même façon que je n’ai assimilé tout le peuple allemand au Nazisme. Aussi ai-je accueilli la proposition de naguère du Patriarcat et l’annonce de la réunion des juridictions dans une même église avec joie, j’ose le dire.

J’ai longtemps pensé que, n’étant pas d’origine orthodoxe, j’étais à ma place sous la juridiction du Patriarcat de Constantinople et j’ai souvent défendu celui que je considérais comme mon Patriarcat...> Mais force est de constater que la situation particulièrement difficile, précaire et dramatique voire dangereuse de Constantinople a entraîné le Patriarche à lutter avec des moyens qui n’ont eu malheureusement bien souvent rien à envier aux manœuvres vaticanes. Le Phanar n’aura jamais eu en fait la moindre ressemblance avec le Vatican et toute prétention ou tout rêve de ce genre ne pouvait correspondre en rien à la place historique, religieuse, diplomatique, politique et financière de l’Eglise de Rome. Alors à quoi bon être obligé de chercher toutes sortes de moyens, ni très corrects quelquefois ni très efficaces la plupart du temps, dans cette si misérable situation malgré la solidarité généreuse panhellène de la diaspora, pour chercher à se faire reconnaître et demeurer à tout prix à Istanbul.

Compter sur l’entrée de la Turquie (avec la forte pression américaine… pour déstabiliser l’Europe en construction ?) en Europe en appuyant sa candidature, est-ce que cela aura été suffisant à la reconnaissance du Patriarcat Œcuménique et à la réouverture du séminaire de Halki ? Est-ce que cela aura fait cesser les malveillances voire les attentats ? Etait-ce le bon plan ? Compter sur la reconnaissance par la Turquie de l’Orthodoxie, de bonne volonté ou par la force des conditions préalables à la réception de la Turquie en Europe, est-ce bien encore une option réaliste ? Resterait, mais il est déjà tard et ce ne sera pas facile, à déménager d’Istanbul que l’on peut difficilement, malgré qu'on en ait, appeler encore Constantinople et venir en Suisse ou en Grèce - maintenant plus plausiblement... A mon humble avis c’était la solution la plus réaliste et elle pouvait être fondée, car une ville aussi prestigieux ait été son passé, n’est pas éternellement un siège patriarcal. Il eut préférable et plus efficace pour son rayonnement que ce déménagement ait eu lieu il y a longtemps, cela n’a pas été choisi : par entêtement, faux espoir ou manque de discernement ?

Mon point de vue est que si la Turquie se moque comme d’une guigne du prestige historique, religieux et moral du Patriarcat œcuménique, c’est qu’elle pense pouvoir le faire sans problème sérieux internationalement et qu’il n’y a donc aucun effort à faire dans le sens d’une reconnaissance. Dont acte. Cela signifie que désormais « Constantinople » ne pèse pas tellement lourd sur la scène internationale et que les pauvres Orthodoxes sont plus dans la position de le soutenir que d’être soutenu par lui.

Je pose alors la question : Particulièrement nous, Orthodoxes archi minoritaires dans des terres hétérodoxes voire antichrétiennes, n’avons-nous pas intérêt à nous regrouper sous la protection d’une juridiction un peu moins dans l’insécurité que celle de Constantinople et cette proposition de Moscou n’était-elle pas l’occasion de prendre refuge dans une Eglise dont le poids est plus estimable (inutile de pinailler avec les chiffres car il en est de même avec Rome : peu importe le nombre de pratiquants réels, l’importance demeure intacte internationalement) d’autant qu’il était offert de préserver une originalité à chaque communauté ralliée ? Et après tout, s'il existe réellement des raisons de se méfier d'un possible totalitarisme moscovite ne serait-il pas audacieux mais habile de faire comme le camarade Trotski le préconisait : de l'"entrisme" ?

Si j’osais, mais je vais oser malgré l’effroi que je vais susciter peut-être (chez ceux qui ont la condescendance de me lire bien sûr), je dirais à ceux qui suspectent toujours et partout le clergé de Moscou d’être encore à la solde du KGB, je dirais ceci : si l’Eglise de Moscou organise aussi bien les églises occidentales, avec le même soutien logistique et de formation, que le PCUS s’occupait des cellules des PC d’occident, eh bien, ma foi ! nous aurions quelque chose de solide et de fiable, qui ferait largement le poids. Ce n’est certes pas très joli de comparer le Corps du Christ avec une organisation idéologique, certes, mais je ne parle que d’efficacité et de représentativité, car relisez, je vous prie, ce projet de programme d’enseignement de l’Histoire, tirez en les leçons et vous constaterez qu’il vaudrait mieux tenir compte assez vite, avant qu’il ne soit trop tard, du peu de considération qui est échu au monde orthodoxe. Ce qui peut se traduire par (lisez aussi les programmes de Géographie !) la Russie ce n’est plus grand-chose, ce qui compte c’est l’Inde et la Chine, quant aux autres pays « orthodoxes » que dire de l’importance de la Grèce, de la Bulgarie, de la Roumanie, de la Serbie ! etc….

N’est-il pas temps de nous regrouper en un lieu spirituel qui représente vraiment quelque chose aux yeux du monde tout simplement pour que nous puissions exister encore un peu plus longtemps ?
J’ai une autre raison peu ecclésiale je vous l’accorde mais religieuse tout de même de préconiser l’orientation moscovite : quid de l’Islam et de sa progression sur nos terres ? La Russie ne serait-elle pas la mieux placée de par son expérience multiséculaire de coexistence des religions pour nous aider à maintenir et à gérer dans des limites acceptables l’existence de l’Islam dans un cadre revendiquant clairement la primauté de ses origines chrétiennes ?
Enfin une dernière raison moins religieuse encore : faire exister et consolider un axe Paris-Berlin-Moscou ne serait-il pas la meilleure stratégie de construction d’une Europe vraiment européenne et assez forte pour prendre la place qu’elle mérite dans le monde face à l’Amérique et à l’Asie ? Dans ce sens, tisser des liens étroits avec le Patriarcat de Moscou ne serait-ce pas le plus adéquat des gestes à redonner à l’Europe « de l’Atlantique à l’Oural » son identité chrétienne ?


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DU CATHOLICISME À L'ORTHODOXIE. II

Ma conversion (suite)

La grâce demeurait néanmoins suffisamment en moi pour que je ne me décourage pas. Je décidai donc de mettre de côté momentanément mon besoin de grégorien et je poursuivis mes recherches dans ce qui était plus contemporain de ce que je connaissais du Christianisme. C’est ainsi que j’allai explorer le mouvement charismatique et je dois dire que ces groupes n’étaient pas plus appréciés que les zélotes du rite de St Pie X par les représentant officiels de l’Eglise romaine. Ceux-ci n’étaient pas politiquement corrects quant à ceux-là, ils furent assez tôt soupçonnés de sectarisme. Il y a une certaine injustice dans ces représentations hâtives.
À St Nicolas du Chardonnet où je me suis rendu quelquefois, j’ai été agréablement étonné de voir qu’il y avait beaucoup de dévotion, que visiblement toutes les classes sociales y étaient représentées ainsi que toutes les races et que l’église était pleine, contrairement aux « normales », et tout cela avec une liturgie grégorienne qui avait belle allure. Je n’y ai donc point constaté que c’était un abominable repère de fascistes, racistes et autres farouches gardiens de leurs privilèges méprisant le peuple malgré le lumineux changement de régime déjà ancien de trois siècles que nous a valu La Révolution Française...
Quant aux charismatiques particulièrement La communauté du Lion de Juda et de l’Agneau immolé à laquelle j’ai rendu visite plusieurs fois également, j’y ai vu de tout certes (des fanatiques, des clients évidents de groupes sectaires, des illuminés, et autres) mais aussi des chrétiens désireux de retrouver toute l’authenticité, la force, l’efficience, de la Parole de Dieu, et de puiser leur foi dans le miracle des guérisons de toutes sortes comme il est enseigné dans les Ecritures pas plus ni moins. J’ai vu aussi chez eux le désir de vivre fraternellement, donc en communauté comme les premiers chrétiens.
J’y ai vu également une forme d’ouverture que je ne pouvais qu’approuver venant du Bouddhisme moi-même et étant toujours respectueux et reconnaissant envers ce chemin spirituel. Ironiquement cette ouverture ne concernait pas le Bouddhisme qui y était diabolisé et l’on me conseilla carrément un exorcisme…Y existait donc un certain « œcuménisme » (que je critique tellement maintenant dans son côté erroné, réducteur et impérialiste) qui ouvrait largement les portes et les fenêtres - certes dans la confusion - sur le Judaïsme, et… l’Orthodoxie ; ce qui n’a pas été sans effet sur moi. Les intentions (en faisant la part du militantisme et du prosélytisme romain prêt à tout récupérer) me semblent toujours plutôt louables même si les résultats et la suite le sont certes beaucoup moins…

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jeudi 1 mai 2008

l'ORTHODOXIE qu'on enseigne à l'école

ATTENTION !
VOICI CE QUI ATTEND NOS ENFANTS A L'ECOLE !
Voici ce qui est prévu dans les nouveaux programmes pour nos collègiens, il faut savoir que jusqu'à présent "L'empire byzantin" ne prenait que 3 heures du programme d'Histoire dans l'année, ce qui était déjà fort peu et bien souvent bâclé par des enseignants peu formés à l'Université dans cette matière...
Désormais voici ce qu'il va en rester :

HISTOIRE
Projet de programme – Classe de cinquième
http://eduscol.education.fr/D0082/Projet_HGEC.pdf
Consultation sur les nouveaux programmes du collège – Histoire-Géographie-Éducation civique

I – L’OCCIDENT CAROLINGIEN ET SES VOISINS VERS 800
(3 heures)
CONNNAISSANCES
Trois grandes civilisations du IXe siècle (Occident carolingien,
empire byzantin et monde musulman) sont situées et caractérisées.
DÉMARCHES
La caractérisation de chacune des trois civilisations, resituées sur une carte, se fait
à partir d’exemples au choix :
- de personnages (Charlemagne*, Irène, Haroun el Rachid…),
- d’événements (le couronnement de Charlemagne*…)
- ou d’œuvres d’art* (une image de la chapelle d’Aix, Sainte-Sophie, une
mosquée…)
* voir la liste des œuvres de référence déjà abordées à l’école primaire
CAPACITES
Connaître et utiliser les repères suivants :
- l’empire carolingien, l’empire byzantin et l’empire abbasside sur la carte de l’Europe au IXe siècle
- le couronnement de Charlemagne : 800 *
- le traité de Verdun : 843
Décrire quelques grandes caractéristiques de l’empire carolingien, de l’empire byzantin et du monde musulman au IXe siècle.

Si vous voulez en savoir davantage sur l'ensemble du programme cliquez sur le lien ci-dessus, c'est très instructif quant à la direction que continue de prendre quel que soit le parti au pouvoir le bourrage de crâne des enfants.
Est-il nécessaire de rappeler les liens entre l'idéologie et l'enseignement et pas seulement dans les pays totalitaires (!), la place de la géostratégie sous-jacente, avec la conception et la place de l'Europe qui nous est imposée depuis un certain temps maintenant... quid de l'Orthodoxie là-dedans ?

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