vendredi 19 décembre 2014

SUR LE BLOG de CLAUDE deux excellents articles sur les errances de l'oecuménisme


1. 12 citations sur l'Orthodoxie, l'œcuménisme et le catholicisme romain



1. Œcuménisme: Inventé par les protestants. Adapté par les catholiques. Imposé aux orthodoxes. N'êtes-vous pas d'accord que c'est louche?
2. Beaucoup de protestants voient les catholiques avec générosité, les considèrent comme fondamentalement équivalents aux protestants. Les catholiques étendent le même esprit de générosité en considérant les orthodoxes comme essentiellement catholiques. Mais les différences sont fondamentalement plus profondes.
3. Ce que les orthodoxes, les catholiques, et les protestants ont en commun, est véritablement significatif.…LIRE LA SUITE ICI


2. La voix des Pères



Icône du Sinaï
L'Orthodoxie est la seule Eglise et la seule Vérité. Sa mission œcuménique ne peut pas être autre chose que la confession complète de cette Vérité. Le christianisme occidental a été trompé par le rationalisme (Orthologismos) et il a perdu le sens même et la possession du mystère divin, ainsi que la pleine réalisation du salut. 

Je considère qu'il est extrêmement important que l'on entende cette vérité aujourd'hui en utilisant tous les moyens possibles, puisque le danger de glisser vers les théories du relativisme est grande, même dans les rangs des théologiens orthodoxes.
Père Dumitru Staniloae

Soyez conscients de ne pas être corrompu par l'amour des hérétiques; pour cette raison n'acceptez aucune fausse croyance (dogme) au nom de l'amour.

Saint Jean Chrysostome
et aussi

Saint Théodore le Studite
Saint Antoine le Grand
Saint Marc d'Ephèse
Saint Nicéphore le Confesseur

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mercredi 17 décembre 2014

LA TOUTE SAINTE DÉIPARE, GÉNITRICE DE DIEU

LA DIVINE MATERNITÉ [2] 



La génitrice de Dieu

La tradition orthodoxe n’a pas cru nécessaire d’édicter aucun dogme à propos de la Mère de Dieu. La seule affirmation dogmatique la concernant fut celle du concile d’Éphèse répondant aux Nestoriens, et ce dogme ne la touche qu'indirectement. Du fait de la réalité de l'Incarnation du Christ, de l’unité de Dieu devenant pleinement homme en prenant chair de la Vierge, celle-ci doit être considérée comme «génitrice de Dieu», en grec Theotokos [en latin Deipara, en français Déipare]. C’est par cette expression qu’elle est le plus souvent nommée dans l’Église orthodoxe. Le sens premier de sa figuration au sein de l’icône de la Nativité est directement lié au dogme du concile d’Ephèse. La présence de la Mère de Dieu prouve la réalité de l'Incarnation de Dieu. Celui qui naît de son sein à cette heure précise n’est pas un homme normal qui serait «adopté» par Dieu par la suite, au baptême du Jourdain, ainsi que l'enseignaient les Nestoriens. Celui qui naît d’elle est réellement Dieu. Dès les premiers instants de son existence terrestre, c'est-à-dire dès le développement du fœtus, l’homme qui se crée dans le sein de la Vierge, qui sera assumé par Joseph en lui imposant le nom de Jésus, est parfaitement homme et parfaitement Dieu. 

La glorification de la Mère de Dieu est donc directement liée dans la Tradition orthodoxe au rôle prépondérant qu’elle a joué dans ce mystère de l’Incarnation. 

Il est donc naturel que la figure de la Mère de Dieu tienne une telle place dans l’icône de la Nativité, puisque c’est dans cet événement qu’elle a joué le plus grand rôle. La Nativité constitue le sommet de sa coopération à l’œuvre divine et représente pour elle une certaine glorification, comme l’est toute naissance pour une femme. Or cette glorification est pleinement personnelle. 

En effet, la Mère de Dieu a été beaucoup plus qu’un simple facteur biologique dans l'Incarnation du Sauveur. En acceptant de recevoir en elle le Fils de Dieu, de lui offrir une forme humaine issue de sa chair et de son sang, elle n’a pas été un simple instrument dans la main de Dieu mais une personne libre et agissant en pleine conscience. 

Celle qui représente l'humanité 


Rappelons-nous que, lors de l’Annonciation, la Vierge Marie s’est trouvée confrontée à un choix terrible, engageant le devenir de toute l’humanité et de toute la création. Car elle a été totalement libre d’accepter ou de refuser le désir de Dieu d’accomplir le salut du monde et sa déification dans l’Incarnation. C’est bel et bien volontairement qu’elle est devenue la Mère de Dieu. Rien ne lui a été imposé par Dieu. En s’abaissant jusqu’à devenir un homme, Dieu a condescendu à demander le consentement de l’humanité, exprimé par la plus humble de ses messagères, la plus insignifiante aux yeux des hommes, mais aussi la plus pure et la plus sainte. 

L’Évangéliste saint Luc qui a relaté cet événement de l’Annonciation, a mis en parallèle par le jeu de la construction littéraire le doute de Zacharie, le père de saint Jean-Baptiste, et l'acceptation dans la foi de Marie. La tradition est allée beaucoup plus loin encore en comparant le dialogue entre Marie et l’Archange avec le dialogue entre Ève et le serpent au Paradis. Ève acceptant la suggestion du Tentateur désobéit à Dieu et entraîna Adam et toute l’humanité dans la Chute. Marie reçoit l’annonce de l’Ange, obéit à Dieu et apporte ainsi au monde l’accomplissement du Salut voulu et offert par Dieu, accepté par l’humanité en la personne de la Vierge.

extrait d'une étude de l'Archimandrite Gabriel
parue dans la revue Paix n°80
et publiée avec permission de son auteur

(à suivre )

Une idée de cadeau de Noël : le 6e tome des catéchèses de P. Aimilianos

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«Dieu a placé le prochain à nos côtés pour qu'il nous remémore le Ciel; il est l'image de Dieu ». Et nous, nous plaçons constamment notre prochain devant le tribunal de nos enseignements, de nos observations, afin de le modeler selon nos désirs ou notre volonté. C'est la raison pour laquelle Geronda Aimilianos insistait beaucoup sur l'attitude de ses disciples vis-à-vis de leurs frères: ne pas pénétrer dans la vie d'autrui et ne rien attendre de lui; l'accepter tel qu'il est.

Quand, par cette ascèse, le moine est uni à tous les hommes et enlace l'univers entier, il découvre qu'il est seul. Seul mais jamais seul, parce qu'il vit une communion au-delà de toutes les relations humaines; il connaît par expérience la douceur de la communion avec Dieu. C'est ainsi que Géronda Aimilianos pouvait - et il peut - reprendre les paroles de l'Apôtre Paul: «Ce n'est plus moi qui vis, mais le Christ qui est en moi ?». Il voulait que ses enfants, moines et moniales ou laïcs, deviennent, comme il l'était lui-même, des «vases d'élection» contenant le Saint-Esprit.

mardi 16 décembre 2014

LA DIVINE MATERNITÉ [1]

La figuration de la Mère de Dieu dans l'icône de la Nativité



La fête de la Nativité est tout entière liée à l'événement de l'Incarnation du Christ. Son sens est d’abord historique: elle relate dans un langage qui lui est propre l'événement unique et sans précédent de la naissance du Sauveur. Mais derrière l'aspect historique, l’icône révèle le sens théologique et spirituel de cet événement. En ce sens, l’icône n’est pas une photo de reportage. Sa signification va bien au-delà de l’illustration. Comme l’Écriture ou l’hymnographie, son but est d’introduire dans le mystère de la foi célébré par 1’Église. 

Le moment historique de la naissance de Jésus inaugure une ère nouvelle sans équivalent dans l’histoire de toute la création : Dieu se rend présent au sein du monde, de manière personnelle, en s’incarnant. Il s’avance au-delà de la transcendance de sa nature divine pour s’abaisser en assumant notre nature, en se faisant homme comme nous, se rendant semblable à nous en tout sauf le péché. «Le verbe s'est fait chair et Il a habité parmi nous.» ainsi que l’écrit saint Jean dans le Prologue de son évangile. [Jn 1,14 Le terme grec utilisé par saint Jean signifie littéralement: «Il a dressé sa tente parmi nous», allusion manifeste, de l’avis de la plupart des commentateurs, à la Tente du Témoignage servant de Temple à Israël pendant les quarante ans passés dans le désert avant d’entrer dans la Terre promise.]

Or, curieusement, si l’on regarde l’icône de la Nativité, on se rend compte que la figure du Christ est minuscule. Cela tient tout d’abord à une évidence pratique : un nouveau-né occupe un espace très restreint. Mais, dans le même temps, le sens théologique en découle directement. Cette petitesse, correspond à l'abaissement de Dieu dans l'Incarnation. Au moment de sa naissance, ce qui frappe, c’est justement la faiblesse dont Dieu se revêt, sa vulnérabilité, son insignifiance. L’icône de la Nativité n’est pas une représentation de la gloire du Christ, comme la Transfiguration ou la Résurrection, mais de son abaissement, de son humiliation. 

La périphérie de l'icône

Dans le même temps où elle révèle la réalité de l'Incarnation et l'humilité du Dieu fait chair, l’icône va exposer tout ce qui tourne autour de cette naissance: la venue des mages, le doute de Joseph, 
l’annonce des anges aux bergers, le lavement de l’enfant, événements historiques pour la plupart relatés dans les évangiles de l'enfance. C'est l’aspect narratif de l’icône. Ces événements ont leur importance propre, et sont représentés à leur juste valeur. On notera cependant que leur 
position dans l'ensemble de la composition est périphérique. Le sens de cette composition est très clair. Elle signifie que, par rapport au mystère de l'Incarnation, ils sont sinon au second plan (l’absence de perspective dans l’icône empêche justement de parler de second ou de premier plan) du moins autour du mystère. Ils sont périphériques dans la mesure où ils montrent les incidences de cet événement à la fois historique et miraculeux sur le monde ambiant. 

La disposition de ces scènes au sein de l’icône, loin d'être gratuite, a une signification théologique très claire.


La partie supérieure de l'icône :
les anges contemplant le mystère
les mages chevauchant vers Bethléem ( à gauche)
l'annonce aux bergers (à droite)


Au niveau supérieur correspond le contact avec le ciel, dest-à-dire avec le monde des anges : l’annonce des anges aux bergers, l'étoile guidant les mages et venant se placer «au-dessus de l’endroit ou se trouvait l'enfant», et les mages eux-mêmes. Ces signes miraculeux manifestent, à ceux qui sont aptes à recevoir cette annonce, l'événement miraculeux de la naissance du Sauveur. Cette partie supérieure de l’icône caractérise la foi en la divinité de l’enfant qui vient de naître.

Le doute de saint Joseph (cf Mt 1,18-25)
 
Marie se trouvant enceinte avant qu’ils eussent mené une vie commune,
 Joseph est 
tenté de la répudier, ne connaissant pas l'origine divine de cette conception.

Au niveau inférieur, les deux scènes sont terrestres: le doute de Joseph, avec le Diable venant le tenter (représenté sous les traits d’un vieux berger) et le lavement du nouveau-né par les femmes. Cette 
dernière scène n’appartient pas à l’Èvangile. Elle est décrite dans le Protévangile de Jacques, un apocryphe utilisé dans la tradition liturgique. Elle souligne la réalité humaine de l'Incarnation. C’est un enfant comme les autres qui est lavé par les sages-femmes. Le Protévangile de Jacques raconte que celles-ci, appelées par Joseph, arrivèrent après la naissance du Christ. La naissance proprement dite est restée totalement mystérieuse; personne n’y a assisté. Elles se contentèrent donc de laver l'enfant nouveau-né. 

Les sagesfemmes lavant l'enfant nouveau-né


Le centre de l’icône

La signification profonde de l’icône de la Nativité est révélée par son centre. C’est là que le commentaire théologique de l'Incarnation par la tradition iconographique se révèle avec le plus de profondeur.
Ce centre est constitué par le Christ nouveau-né, la Mère de Dieu et les éléments qui leur sont associés, la montagne, la grotte, la crèche, le bœuf et l’âne. Tous ces éléments s’harmonisent pour fomier une sorte d’écrin où vient se placer la figure de l’enfant nouveau-né.

Schéma de construction de l'icône de la Nativité de l'école de Roublev.
 Le centre de l'auréole du Christ est positionné de manière 
très précise,
 tandis que la figure de la mère de Dieu vient s'insérer 
dans les arcs de cercle de construction. D'après Egon Sendler.

Cependant, 1a Mère de Dieu tient dans cette composition une place immense. On serait presque tenté de dire «une place centrale» ce qui n’est pas exact si 1’on regarde la construction de 1’icône. En effet, le centre de construction de l’icône est occupé par l'auréole du Christ nouveau-né. C’est bel et bien le Christ qui forme le centre théologique de l'icône. mais a Mère de Dieu en est la figure la plus voyante, la plus éclatante de majesté? L'icône manifeste ainsi la place unique qu'elle a tenue en tant que femme dans l'économie du salut.


Nativité de St André Roubliov - cathédrale de l'Annonciation de Moscou

extrait d'une étude de l'Archimandrite Gabriel
parue dans la revue Paix n°80
et publiée avec permission de son auteur

(à suivre )





lundi 15 décembre 2014

RUSSOPHILIE française, OUI !

Roland Dumas
La France doit rétablir une relation privilégiée avec la Russie. Nous traitons mal les Russes, contrairement à ce qui peut se dire dans le monde ! Nous ne tenons compte d’aucun des engagements qui ont été pris, notamment avec Gorbatchev concernant la conférence de Moscou. L’alliance outre-Atlantique n’a pas tenu ses engagements envers Moscou. Je suis contre l’injustice même en politique internationale. "      
Roland Dumas
Ancien ministre de François Mitterrand
 et ex-président du Conseil constitutionnel

samedi 13 décembre 2014

LA LIBERTÉ PARADOXALE DU CHRÉTIEN par le moine Moïse de la Sainte Monrtagne


Saint Père Moïse, prie Dieu pour nous !

Les villes deviennent de plus en plus désolées et elles vont continuer dans cette tendance, tandis que les déserts deviendront habités et refleuriront. Nul impénitent ne pourra faire obstacle à la repentance de la volonté, à la prière des fidèles, à la supplication des pauvres. Personne ne peut empêcher une personne libre de s’imposer à elle-même la réclusion, et l’exil volontaire pour vivre le mystère du Dieu vivant. Ce miracle s’expérimente dans le martyre et dans l'humilité, dans le mode de vie orthodoxe qui s'épanouit toujours dans la quiétude, dans le silence, dans l’attente. 

Nous sommes appelés à vivre la transcendance du Christianisme, qui n'est pas tant la suppression du mal que l'honorable acceptation de soi et des autres, dans une une vie trouvant la richesse dans la pauvreté, la santé dans la maladie, la bénédiction dans la tribulation, la puissance dans la faiblesse, la joie dans la patience, la victoire dans la défaite, l'honneur dans le déshonneur, la liberté dans l'isolement, la majesté dans la douceur, la résistance à la mort, l'incarnation de Dieu, la déification de l'homme. 
Et nous devrions attendre toutes ces réalités spirituelles, non de l'autorité des dirigeants de ce monde, mais de l'autorité que nous pouvons exercer sur nous-mêmes, et dans la création de foyers spirituels sains et lumineux qui sont ceux que nous appelons paroisse, famille, cellule, atelier, bureau, auditorium, chambre.

De cette façon, même si la désolation et la solitude des villes continuent d'exister, elles ne pénétreront pas dans nos cœurs. De cette façon, le monde peut être changé, pas de l'extérieur mais de l'intérieur et d’au-dessus.
Inutile de donner tellement d’importance au missionnaire en Afrique ou à l'inventeur. Grande est la petite personne qui s’abstient de la folie, de l'injustice, de la persécution, et qui s’abstient d’attrister son voisin et sa propre vie. 
Selon Abba Isaac, la personne qui reconnaît et surmonte ses passions est supérieure à la personne qui ressuscite les morts.
Tous ceux qui cherchent à se sauver de l'anxiété pathologique, de la douleur et de la tristesse, du vide et de la solitude sont invités à un rendez-vous avec eux-mêmes et avec Dieu. Et quand vous trouverez le salut, rappelez-vous l'humble personne qui a offert ces pensées.         Geronda Moïse l'Athonite
(version française par Maxime le minime de la source)