lundi 23 mars 2015

CATÉCHISME ORTHODOXE : LE 9éme COMMANDEMENT «Tu ne porteras point de faux témoignage contre ton prochain »

QUE NOUS ORDONNE LE NEUVIÈME COMMANDEMENT?

 Le neuvième Commandement (pris à la lettre) nous ordonne de ne pas prêter devant le tribunal de faux témoignage contre notre prochain, lequel en lui attribuant le mal qu’il n’a pas commis, le fait condamner à recevoir une punition injuste. 

Mais pris plus généralement il nous recommande d’éviter tout péché de parole tel que le mensonge, la diffamation, la moquerie, la calomnie et la profanation. 

Le mensonge transforme les faits et dénomme les ténèbres la lumière.

La diffamation se plaît à disserter sur les défauts des autres.

La moquerie exagère les insuffisances des gens d’une manière comique et est un mélange d'amusement et de mépris. 

La calomnie invente et fabrique le mal qui n’existe pas, au détriment du prochain, afin d’atteindre son honneur et de détruire sa réputation. 

La profanation lance ses flèches et son sarcasme contre les personnes et les choses sacrées, afin de justifier les propres délits de celui qui les profère. 

En tenant en bride notre langue, en lui mettant un mors, nous lui donnons une direction, qui autrement, très souvent, telle une étincelle, met le feu à tout un bois. (Jacques, 1H, 3-5.) 

Par la Vérité, nous écartons le mensonge dont les ténèbres sont le symbole et le diable le père, afin de nous permettre de marcher dans la clarté avec Dieu. 
Notre Seigneur, dans son Sermon sur la Montagne, prononce des paroles édifiantes contre ceux qui critiquent leurs frères.

(extrait du Catéchisme des Grecs orthodoxes par le Protopresbytre  P. Constantin N. Callinicos)
(Voir aussi : Pr 6:16-19 ; 12:22; 16:5 ; Dt 16:22; Is 61:8; Ze 8:17; Mal 2:16; Ex 23:8; Dt 27:25)  


ET POUR COMPLÉTER :

Décodage de 25 techniques de désinformation

Voici quelques techniques courantes utilisées par différents organes de pouvoir – publics ou privés – cherchant à occulter des vérités qui dérangent. Il est utile de garder ces concepts à l’esprit lors de la lecture d’informations relatives à des sujets controversés (ils sont nombreux) … pour autant, règle n°1, que vous sachiez même qu’ils le sont. Faites le test. Vous serez sans doute surpris de constater à quel point ces procédés percolent au travers de nombre de propos tenus par des instances officielles, des « experts » et par extension de nombreux médias.

Technique n°1 : Évitement

Ne pas écouter la controverse, ne pas la voir, ne pas en parler. Si elle n’est pas rapportée, elle n’existe pas et il n’y a pas lieu de s’en occuper.

Technique n°2 : Superficialité

N’aborder la controverse qu’en périphérie, sur des points mineurs voire pittoresques. Éviter soigneusement les points clés de l’argumentation.

Technique n°3 : Indignation

Rejeter le sujet de façon indignée (« jamais une chose pareille ne serait possible »). Jouer sur le sentiment d’incrédulité (« il y aurait eu des fuites », « ça se saurait », …)

Technique n°4 : Rumeur

Considérer la controverse comme une rumeur de plus, sans fondements, quels que soient les arguments présentés.

Technique n°5 : Homme de paille

Présenter la position de son adversaire de façon volontairement erronée, en sélectionnant son argument le plus faible, en amplifiant sa portée puis en le détruisant.

Technique n°6 : Messager

Décrédibiliser le porteur du message. Par extension, associer les opposants à des dénominations impopulaires telles que « excentrique », « extrême-droite », « gauchiste », « terroriste », « conspirationniste », « radical », « fanatique », ou même « blonde » etc…

Technique n°6 bis: Attaque ad hominem

Très appréciée et souvent utilisée. Quitter l’objet de la querelle (indéfendable) et diriger les attaques sur la personne de l’opposant en tenant des propos désobligeants, blessants ou grossiers à son égard. C’est un appel des facultés de l’esprit à celles du corps ou à l’animalité.

Technique n°7 : Biais

Exacerber tous les faits qui pourraient donner à penser que l’opposant opère en dissimulant ses véritables intentions ou est sujet à tout autre forme de biais.

Technique n°8 : Confusion

Quelque soit le niveau de la polémique mais sans y faire référence, confirmer la thèse officielle par un communiqué laconique sur une nouvelle étude favorable et rassurante.

Technique n°9 : Autorité

S’associer à l’autorité (organismes internationaux etc.) et présenter ses arguments avec suffisamment de jargon, de détails techniques et de sources pour les crédibiliser.

Technique n°10 : Innocence

Faire l’innocent. Quelle que soit la solidité des arguments de l’opposant, éviter la discussion en leur contestant toute crédibilité, toute existence de preuves, toute logique ou tout sens. Mélanger le tout pour un maximum d’efficacité.

Technique n°11 : Amalgame

Associer les charges de l’opposant à des charges farfelues facilement réfutables, qu’elles soient antérieures ou le fait d’autres opposants. En y étant associées, les charges subséquentes, quelle que soit leur validité, sont alors beaucoup plus facilement discréditées.

Technique n°12 : Diviser

Diviser pour mieux régner et par extension mettre l’accent sur les différences entre les différents courants des opposants et l’impression de chaos que cela procure.

Technique n°13 : Pseudo-débat

Présenter la version de l’opposant en premier lieu puis démentir par une succession de déclarations issues de sources faisant apparemment autorité.

Technique n°14 : Confession

Admettre avec candeur que des manquements (mineurs) ont été identifiés et que des solutions ont été apportées. Les opposants cependant en ont tiré parti pour gonfler la controverse et tenter de démontrer ce qui n’existe pas.

Technique n°15 : Édulcorer

Utiliser des termes techniques sans contenu émotif pour décrire le problème.

Technique n°16 : Énigme

Les énigmes n’ont pas de solution. Étant donné la multitude des paramètres, des intervenants et de leurs interactions, le sujet est bien trop complexe pour ne pouvoir être jamais résolu. Une technique couramment utilisée pour décourager ceux qui cherchent à suivre…

Technique n°17 : Solution complète

Éviter le problème en exigeant de l’opposant qu’il fournisse une solution complète à la résolution de la controverse.

Technique n° 18 : Omission

Omettre des preuves, des publications ou des témoignages contraires. S’ils n’existent pas, ce ne sont pas des faits, et le sujet ne doit pas être couvert.

Technique n°19 : Sang froid

Amener l’opposant à argumenter dans une position difficile et jouer sur sa perte de sang froid pour le décrédibiliser.

Technique n°20 : Expertise

« You don’t bite de hand that feeds you », disent les Anglais (vous ne mordez pas la main qui vous nourrit). Créer son propre groupe d’experts et le financer directement ou indirectement.

Technique n°21 : Preuve impossible

Ignorer les preuves présentées par l’opposant comme étant non pertinentes et lui demander des preuves inaccessibles, que ce soit matériellement (non disponibles ou soustraites au regard du public), techniquement (années de recherche) ou financièrement.

Technique n° 22 : Déni

Dénier toute crédibilité ou être extrêmement critique vis à vis de publications, de témoignages ou même de propos officiels d’organes de pouvoir, en les désignant comme des « sources non valides » ou « des éléments sortis de leur contexte ».

Technique n°23 : Fausse preuve

Introduire des éléments contradictoires par rapport à l’argument de l’opposant, au besoin en fabriquant de fausses preuves, par exemple sous la forme d’études scientifiques au protocole particulièrement étudié.

Technique n°24 : Grand Jury

Organiser un grand jury ou des états généraux avec tous les atours de la consultation la plus large et la plus ouverte qui soient. Neutraliser ensuite les sujets qui fâchent et présenter le rapport final comme étant l’état du consensus général.

Technique n°25 : Diversion et distraction

Créer l’événement ailleurs pour distraire et écarter l’attention du public.

vendredi 20 mars 2015

RUSSOPHILIE FRANÇAISE (SUITE) traditionnelle et contemporaine

RUSSOPHILIE TRADITIONNELLE sur wikipedia

Auguste Ricard de Montferrand
Biographie

Henry Louis Auguste Ricard est le fils de Benoît Ricard (1747-1788), originaire de Montferrand (Puy-de-Dôme) et de Marie Françoise Louise Fistion dite Fistiony, née vers 1755 et décédée à Paris le 26 juillet 1823. Par conséquent, dès son enfance, on ajouta à son patronyme le nom de la ville de Montferrand en référence aux origines de son père et de ses ancêtres1. Peu connu en France, Auguste Ricard de Montferrand est un architecte célèbre en Russie, car il est l’auteur de plusieurs ouvrages architecturaux importants, dont le plus célèbre est la cathédrale Saint-Isaac de Saint-Pétersbourg (construite de 1818 à 1858).

À vingt ans, Ricard intègre l’école spéciale d’architecture à Paris et alterne ses études avec le service armé dans les troupes de Napoléon.

En 1814, il a l'occasion de faire présenter à l'empereur Alexandre Ier un album de dessins et de projets divers (bibliothèque publique, colonne triomphale, statue équestre...), ce qui lui vaut d'être invité à se rendre en Russie.

En 1816, il fait le voyage jusqu'à Saint-Pétersbourg et il y reste jusqu'à sa mort, demeurant dans un hôtel particulier de la Moïka. Il réalise plusieurs projets, dont l'hôtel Lobanov-Rostrovski (1817-1820), des galeries marchandes et l'église du complexe de la foire industrielle de Nijni Novgorod (1817-1822), le manège de Moscou (1817-1825)...

Auguste Ricard de Montferrand, 
par Eugène Pluchart, (après 1834)

La cathédrale de la Transfiguration, à Nijni Novgorod (1822)

La cathédrale Saint-Isaac (1818-1858) et la statue de Nicolas Ier à Saint-Pétersbourg

Mais son chef-d'œuvre reste la cathédrale Saint-Isaac. Auguste Ricard de Montferrand réalise un album de 34 dessins qui sont présentés à l'empereur le 21 décembre 1816. Son projet est accepté et il est nommé architecte de la Cour. La première pierre est posée le 26 juillet 1819. Les travaux pour les fondations commencent juste après et durent cinq années. Les 36 colonnes de granit sont extraites en Finlande. Ricard de Montferrand doit mettre au point des techniques très élaborées pour leur transport et leur pose. La première colonne est érigée le 20 mars 1828. Les murs et les piliers intérieurs sont terminés en 1836 et il faut attendre 1848 pour que l'on termine de dorer la coupole du dôme. Dix années seront encore nécessaires pour que l'ensemble soit terminé.

Le résultat est à la mesure des aspirations de l'empereur et des ambitions de l'architecte qui souhaitait que sa cathédrale puisse être comparée aux plus somptueuses de toutes comme Saint-Pierre de Rome ou Saint-Paul de Londres. Après 39 ans de travaux, Alexandre II inaugure la cathédrale le 30 mai 1858.

Une autre de ses célèbres réalisations est la conception et l'érection de la colonne d'Alexandre en 1836. L’architecte s’inspire de la colonne Trajan à Rome et se procure les roches granitiques nécessaires à la construction dans une carrière en Finlande. Trois mille soldats sont réquisitionnés pour l’érection de la colonne, qui pèse 600 tonnes et mesure 47,5 mètres. La colonne alexandrine siège maintenant sur un piédestal à Saint-Pétersbourg. Elle valut à Ricard de Montferrand les éloges de l'empereur qui lui dira : « Montferrand, vous vous êtes immortalisé ! ». Désormais, il reçoit également une pension2 et il achète un hôtel particulier au 86 quai de la Moïka.

Cette année 1836 est riche en événements, puisqu'il épouse Éloïse Virginie Véronique Pic dite de Bonnière, née à Saint-Cyr de Vaudreuil le 7 brumaire an VI (28 octobre 1797) et décédée à Meulan le 6 février 1868.

Toujours en 1836, il parvient par des procédés ingénieux, à extraire des cavités de la terre une cloche moscovite nommée "la reine des cloches" et à l'installer sur un piédestal. Fondue en 1733 elle mesure 5,8 m de hauteur et pèse 210 tonnes. Un incendie en 1737 l'avait fait éclater et, depuis, elle était restée en partie enterrée.

Ricard de Montferrand est décédé le 10 juillet 1858 (le 28 juin du calendrier julien) à Saint-Pétersbourg des suites d’une crise aiguë de rhumatismes, survenue après une pneumonie. Il voulait être enterré dans la cathédrale Saint-Isaac mais, comme il était catholique, ce n'était pas envisageable dans une église orthodoxe. La cérémonie eut donc lieu à la cathédrale Sainte Catherine puis le cortège fit trois fois le tour de la cathédrale Saint-Isaac en hommage à son constructeur. Son inhumation eut lieu le 9 novembre 1858 au cimetière Montmartre à Paris.

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RUSSOPHILIE  CONTEMPORAINE

sur le Blog Parlons d'Orthodoxie 



COMMENT UN FRANCAIS A DEMENAGE A IVANOVO ET TROUVE UN SENS A SA VIE : L’HISTOIRE DE JEAN-MICHEL COSNIEAU
Traduction Laurence Guillon pour "PO" 

Le directeur d’une agence parisienne de publicité, Jean-Michel Cosnieau est arrivé à Moscou dans les années 90. Il y a dirigé des boîtes de nuit. Il est ensuite devenu orthodoxe et vit entre Moscou et son village près d’Ivanovo. Jean-Michel jette un regard critique sur le monde occidental contemporain et croit dans les perspectives de la Russie. Il l’a raconté à la correspondante du site « Pravoslavie i mir ». 

Sur son arrivée en Russie 

C’était en 96. Ma femme a péri dans un accident d’avion, entre Paris et New-York. C’était horrible. Et j’avais décidé de changer de vie. En France, j’avais des parents aisés, un poste de directeur régional d’une des plus grosses agences de publicité de Paris. J’arrivai à Moscou, où personne ne me connaissait, et je recommençai tout à partir de zéro. 

Je voulais commencer une nouvelle vie. J’ouvris un petit bar, et décidai de vivre plutôt à Moscou qu’à Paris. Non, je n’avais pas peur. C’était bien sûr un énorme bordel. Mais je sentais palpiter autour de moi une énergie qui me plaisait beaucoup. Il y a vingt ans, en comparaison de maintenant, c’était tout simplement une autre planète. 

La Russie évolue très vite. Et comme j’avais étudié autrefois la politologie à la Sorbonne, il était intéressant pour moi de tout observer et d’essayer de tout comprendre. La Russie se développait sous mes yeux.

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mardi 17 mars 2015

Nouvelles de l'édition et de la culture

Slobodan Despot récolte le Prix littéraire ENS Cachan

le 17 mars 2015 
Avec "Le miel", Slobodan Despot, éditeur et écrivain suisse d'origine serbe, est lauréat du 15e prix littéraire de l’École normale supérieure de Cachan, qui lui sera remis le 17 mars.




15e Prix littéraire ENS Cachan


En sauvant un apiculteur déraciné, le Vieux, au bord d'une route délabrée par la guerre, Vera l'herboriste ignore qu'elle se sauve elle-même. Pour le comprendre, il lui faudra recueillir l'histoire du fils, Vesko le Teigneux, encore prisonnier de ses peurs.
Le voyage épique de Vesko en voiture avec son père, à travers un pays devenu étranger, n'a été possible que par la grâce d'une substance bénéfique, un véritable viatique : le miel.
«Chacun de nos gestes compte», assène Vera au narrateur, venu chez elle pour soigner un mal profond. Dans le cabinet enfumé par les cigarettes et la tisane, pendant plusieurs jours et plusieurs nuits, Vera lui conte cette aventure placée sous le signe du miel. L'herboriste a peut-être trouvé là le meilleur remède à ses maux, et le secret d'une sagesse...

Remise du prix
La cérémonie de remise du prix littéraire se déroulera le mardi 17 mars à 18 h, en présence de l'auteur, des membres du jury étudiant, de représentants de la ville de Cachan, et de la présidence de l'École.
La ville de Cachan s'associe au projet depuis sa création, en offrant l'œuvre d'un artiste plasticien de la ville en récompense du prix.
Un prix littéraire des étudiants
Ce prix, organisé par la Bibliothèque de l'ENS Cachan, a la particularité d'être décerné par un jury d'étudiants de l'École.
Il a pour objectif de récompenser un premier roman d'un auteur de littérature francophone, choisi parmi une liste de quinze premiers romans publiés en français dans le courant de l'année précédente.
Les quinze membres volontaires retenus, représentant l'ensemble des disciplines enseignées à l'ENS Cachan, lisent, échangent et débattent pour élire le lauréat de l'année

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ÉDITIONS DES SYRTES

Salon du livre de Paris du 20 au 23 mars 2015 (entrée payante)
Porte de Versailles-Stand F67 (stand de l’Asdel-éditeurs suisses)

Catherine Le Roux présentera Le Journal de Sibérie de CHEMANOVSKI sur le stand russe samedi 21 à 10h30 (R65)
Véronique Lossky présentera le Journal d’EFRON, fils de Tsvetaeva, samedi 21 à 14h30 sur le stand russe (R65)


Samedi 21 mars à 17h00
Rencontre avec Bernard Le Caro pour La divine liturgie de St Jean Chrysostome
(Librairie  L’Age d’homme-5, rue Férou 75006 Paris) – entrée libre


Jeudi 26 mars à 19h30
Présentation du Journal de Chemanovski (parution le 12 mars)
Par Catherine Le Roux et D. Samson Normand de Chambourg
(ACER-91, rue Olivier de Serres 75015 Paris) – entrée libre

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Une « cartocrise » des festivals annulés en France




Les Voix du Gaou dans le Var, le Festival du film asiatique de Deauville, les Muzik'elles dans le Val-de-Marne… Une centaine de festivals à travers la France ont été supprimés ou annulés en 2015, en raison principalement des coupes budgétaires pratiquées par les collectivités locales ou régionales, selon Le Parisien du dimanche 15 mars.

« En supprimant sa dotation aux collectivités locales, l'Etat les oblige à faire des choix drastiques », relève le quotidien, qui consacre sa « une » et deux pages au phénomène. Les autres causes conduisant à ces suppressions sont la chute de la fréquentation et l'inflation des cachets.

Le journal se base sur le décompte réalisé par une médiatrice culturelle du Nord. Depuis le début de l'année, Emeline Jersol tient un registre des « festivals, structures et associations supprimés-annulés » à travers une carte interactive qu'elle a baptisée « Cartocrise – culture française tu te meurs ».

A l'heure actuelle, la carte comprend 143 points, correspondant à la fois aux festivals annulés ou supprimés et aux structures fermées dans le domaine de la musique, du théâtre, de la danse, des arts plastiques, des arts de la rue, de la littérature ou d'autres domaines.

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Une exposition  du photographe suisse Jean Mohr annulée


Portrait d'un réfugié à Chypre . ( photo 1976 Jean Mohr)

Selon de nombreux médias, l'exposition du photographe suisse Jean Mohr, intitulée "Avec les victimes de la guerre", au siège de l'UNESCO à Paris le 30 mars, a été annulée, suite à l'intervention de l'Ambassadeur de Turquie à Paris.

lundi 16 mars 2015

"Vous serez comme des dieux" (suite) Genèse 3:5

« Bienvenue à Gattaca » sera-t-il bientôt réalité ?


Dans son film Bienvenue à Gattaca, Andrew Niccol décrit une société futuriste eugéniste, une sorte de Meilleur des mondes inégalitaire où la belle vie, les beaux postes et les beaux salaires sont réservés à une élite génétiquement triée sur le volet, issue d'embryons sélectionnés pour présenter un génotype le plus "parfait" possible. Affecté aux tâches les plus ingrates et vu comme un troupeau de quasi-sous-hommes, le vulgum pecus est constitué des humains dont la conception a été laissée au hasard. Ce thriller d'anticipation est sorti en 1997. Dix-huit ans plus tard, nous pouvons nous demander à quel point notre présent n'est pas le prélude à un Gattaca bien réel. Le quotidien britannique The Independent a en effet révélé, vendredi 13 mars, que des chercheurs de la Harvard Medical School, aux Etats-Unis, avaient essayé d'éditer le génome de tissus ovariens de manière à corriger un gène, le BRCA1, qui, lorsqu'il a muté, prédispose au cancer du sein. Une tentative hautement symbolique car, jusqu'à présent, personne n'avait osé toucher au matériel génétique de cellules reproductrices humaines, à l'ADN d'un futur ovule ou à celui d'un spermatozoïde. LIRE LA SUITE ICI
Genèse 3
4Alors le serpent dit à la femme: Vous ne mourrez point; 5mais Dieu sait que, le jour où vous en mangerez, vos yeux s'ouvriront, et que vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal. 6La femme vit que l'arbre était bon à manger et agréable à la vue, et qu'il était précieux pour ouvrir l'intelligence; elle prit de son fruit, et en mangea; elle en donna aussi à son mari, qui était auprès d'elle, et il en mangea.…

mercredi 11 mars 2015

L'INSIDIEUSE, ÉHONTÉE ET GROTESQUE AVANCÉE DU TOTALITARISME DE LA PENSÉE UNIQUE DANS TOUS LES DOMAINES

POUR BIEN MESURER À QUEL POINT NOUS SOMMES DÉSORMAIS RENDUS

Au XIX°s de Baudelaire, la transgression était sans doute subversive et salutaire, de nos jours où toutes les anciennes transgressions sont devenues de nouvelles normes, un nouvel ordre moral avec un nouveau clergé à sa tête, armé de nouveaux inquisiteurs aussi hypocrites qu'impitoyables qui dénoncent, jugent et condamnent sans répit, règne en tout lieu public. Cela devient tellement "énhaurme" que l'on pourrait en ricaner de voir tous ces nouveaux petits marquis de la nouvelle morale qui veulent se faire une réputation à peu de frais dans le nouveau monde de la délation médiatique…  mais cela devient en fait plutôt très inquiétant que toute cette acide libido ressentimentale dégouline de partout s'attaquant à tout et à tous… Il n'est plus de saison d'en sourire seulement.

LISEZ PLUTÔT ATTENTIVEMENT CE QUI SUIT
 paru sur le blog

Ubu en Sarre

12 juillet 2014 : Lorin Maazel casse sa baguette. Il avait 84 ans. Et dirigeait toujours la Philharmonique de Münich. Laquelle se met en quête d’un autre konzert meister pour lui succéder. Elle offre le poste à Valeri   
                   Guerguiev, qui accepte. Il prend ses fonctions le 1erjanvier prochain, pour  
                   cinq ans.
Valeri Guerguiev, d’origine ossète, né à Moscou en 1953, a passé vingt ans de sa vie à la tête du Mariinsky de Saint-Pétersbourg, non sans avoir été, parallèlement, pendant treize ans, le directeur musical de l’orchestre Philharmonique de Rotterdam, premier chef invité du Metropolitan Opera de New York et avoir, en 2007, remplacé sir Colin Davis à la tête de l’Orchestre symphonique de Londres. C’est un des plus grands chefs d’orchestre du monde. Ils ont de la chance à Munich de ne pas tomber de Maazel en Tartempion. S’ils ont fait un pont d’or à celui-ci, ce n’est quand même pas cher payé, car réputation oblige.
Donc, tout baigne. Théoriquement.
Cependant… du 21 au 30 mai 2015 doit se dérouler le Festival de Sarre (à deux pas des frontières française, belge et luxembourgeoise). Ce festival musical se tient tous les deux ans et le Münchner Philharmoniker y est naturellement invité. Mais ce sera, cette fois, sans son chef, qui vient d’être « désinvité » par les organisateurs, pour avoir refusé de critiquer le président Poutine.
Non, ce n’est pas pour rire, c’est vrai.
La décision « qui n’est pas politique », a été prise pour ne point contrister M. Donald Tusk, ancien Premier ministre polonais et actuel président du Conseil européen, sous le patronage de qui doit se dérouler, cette fois, le dit festival. M. Tusk, on le sait, succède, non à Maazel mais à Herman Van Rompuy et Frank-Walter Steinmeier, ministre des Affaires étrangères de Berlin, grands démocrates et droitsdelhommistes sous le soleil, qui soutiennent comme on  sait, de tout leur poids moral, les massacres perpétrés par Kiev et l'OTAN dans le Donbass.
Selon les organisateurs du Festival de Saar, il ne fallait pas froisser Donald Tusk car divers concerts venus de Pologne doivent s‘y dérouler. Les organisateurs ont donc fait appel, pour remplacer Valeri Guerguiev, à un chef d’orchestre polonais, M. Michal Nesterowicz. «Nous avons reçu une demande explicite de l'ambassade polonaise de Berlin nous disant qu’il n'était pas souhaitable d'inviter Guerguiev », a expliqué le directeur du festival Robert Leonardy, avant de préciser : « cela ne va pas qu'un Russe, et en plus un proche de Poutine, puisse participer au Festival. »
Mais qu’a-t-il donc fait Guerguiev, pour mériter ainsi la hart et l’opprobre ? Accrochez-vous : Il a « refusé de dénoncer clairement les violations des droits de l'homme que représentent les lois anti-homosexuelles de Poutine ». Et Courrier International (c’est un canard mainstream) de se poser gravement la question : « Munich peut-elle encore se permettre d'employer Guerguiev ? » Surtout s’il risque, étant sur place, d’aller boire un coup à la Hofbräuhaus… Sait-on jamais ?

2. Guerguiev.jpg
D’accord, il a de mauvaises fréquentations, mais qui prétend être parfait ?

L’abominable Guerguiev s’est donc abstenu de critiquer la politique de la Fédération de Russie à l’égard du lobby homosexuel (l’expression est du Saker)Car c’est évidemment le gouvernement russe, et non Vladimir Poutine, qui a légiféré pour interdire la propagande pédomaniaque dans les écoles. Bof, c’est pareil, pour nos « démocrates » à voile et à vapeur, depuis le temps qu’on ne fait plus ce genre de distingo par ici… C’est la ville de Moscou qui a interdit les gay prides pour les cent ans à venir, et Guerguiev fait de la musique à Saint-Pétersbourg ? Pfftt… tout ça, c’est russe et compagnie ! Chez nous, en Otanazie, est-ce que les couturiers ne dirigent pas l’Éducation Nationale ? (Avec le CRIF il est vrai, bien la preuve que nous ne sommes pas sectaires).


    Double grain de sel des Grosses Orchades 
              Au lobby sus-mentionné :
     Ce n’est pas votre homosexualité qui dérange, c’est votre exhibitionnisme. L’exhibitionnisme des hétéros est aussi intolérable que le vôtre. Étaler sa libido sur la voie publique n’est pas qu’un manque flagrant de savoir-vivre, c’est une agression envers quiconque a gardé quelque décence, respecte les autres et tient à conserver l’estime de soi. Tout le monde n’a pas envie de se promener dans les rues en string avec des plumes dans le cul ou de s’y enfoncer des crucifix. Pourquoi ne conviez-vous pas la presse à venir vous voir faire caca au milieu de la place de la Concorde aux heures de pointe, pendant que vous y êtes ? Ah, (en tout cas pipi) c’est fait ? Pardon.
               À Valeri Guerguiev :
              Maestro, on n’a pas de conseils à vous donner, mais si on était vous, on ferait tout de suite un saut, mettons, à New York, pour y engager une demi-douzaine d’avocats rompus à l’exercice banal en ces contrées d’arracher aux zozos sarrois à nez de Pinocchio une somme aussi pharamineuse que possible, à titre de dommages et intérêts pour atteinte à votre image, à votre réputation ou à n’importe quoi d’autre. Soyez sans crainte, ils trouveraient : ce sont des pros. Et si vous avez scrupule à vous enrichir sur le dos de la bêtise européenne, pourquoi ne pas en faire des bringues monstres les cinq « Rosenmontag » à venir avec vos musiciens, à la bière, à la vodka ou aux deux ? Prosit !
              Euh… si vous invitez Obélix, il faudra que vos baveux se défoncent.


 
3. ubu_chanot_noiretblanc.png
La Pologne étant, comme on sait, le royaume d’Ubu, les choses se présentent ainsi :
La philharmonie de Munich et son nouveau chef sont invités à jouer à Paris le 9 mars, avec la soliste de renommée mondiale Sol Gabetta. Concert d’hommage au chef décédé, né, on vous le rappelle, à Neuilly-sur-Seine. 
Le 10 mars, le même concert devait se donner, pour le même motif, au Festival de Saar, en Allemagne, mais il le sera sans son directeur, et le Polonais Michal Nesterowicz, pas bégueule, prendra sa place. 
Dans un entretien, l’ineffable Robert Leonardy a expliqué, en essayant de cacher son nez qui grandissait à vue d’oeil : « le refus d'inviter Valeri Guerguiev n'est pas le résultat d'une décision politique. Comme ce dernier a officiellement donné son soutien en août dernier à Vladimir Poutine et que le Festival se déroule sous le patronage de l'ancien Premier ministre polonais, Donald Tusk, nous n'avons pas voulu mettre en danger le bon déroulement du Festival.» Quel diplomate, cet homme !
Sources :

mardi 10 mars 2015

VOUS ETES TOUJOURS BIEN SÛRS DE VOULOIR ARMER CES SAUVAGES ?

Ukraine : un prêtre orthodoxe enlevé et torturé


À Borispol, des inconnus ont torturé un prêtre de l’Eglise Orthodoxe Ukrainienne du Patriarcat de Moscou, qui était venu du district de Makeïevka rendre visite à des parents réfugiés. Cette nouvelle est communiquée par la direction du Ministère de l’Intérieur de la région de Kiev.

« La famille du prêtre, au début de l’opération anti-terroriste, avait été forcée de déménager de l’est du pays à Borispol. Cependant, le chef de famille n’avait pas abandonné son service ecclésiastique et était resté dans la région de Donetsk. » précise la déclaration.

L’incident s’est produit le 9 mars, après que la femme du prêtre l’ait accueilli à la gare. Non loin de l’habitation de ses parents, une voiture gris foncé s’est arrêtée près du couple et en sont sortis trois inconnus masqués.

Les preneurs d’otage ont forcé le prêtre à monter dans la voiture et ont disparu dans une direction inconnue.La femme de l’otage s’est adressée à la police.

Les gens qui l’avaient enlevé ont battu l’homme quelques heures de suite, après quoi ils l’ont jeté sur la route. Le soir, le prêtre a appelé sa femme et déclaré qu’il se trouvait dans le district de Barychev.

La police a lancé le plan « interception » dans la région de Kiev, mais n’a pas réussi à attraper les criminels. Des poursuites sont ouvertes pour enlèvement.

Traduction Laurence Guillon

dimanche 8 mars 2015

sur Le Blogue Noir de Brocéliande : Video "Sur les routes de la guerre" (Le Donbass sous le feu part. 8)



Maxim Fadeïev est journaliste dans le réseau d'agences indépendantes News Front, il a survécuau siège de Slaviansk et réside actuellement à Donetsk où il a créé le projet documentaire "Le Donbass sous le feu ". Il était présent pendant la déroute ukrainienne de Debaltsevo. Il en a tiré ce document exceptionnel, la partie 8 de son projet : "Sur les routes de la guerre" (Le Donbass sous le feu part. 8)
(S/T anglais par Kazzura supervisés par Maxim Fadeïev)



Épisodes précédents :

La guerre, c'est la guerre (Le Donbass sous le feu part. 7)

Le Nouvel an 2015 (Le Donbass sous le feu Part. 6)

Séparatistes (Le Donbass sous le feu Part. 5)

Le Terminal (Le Donbass sous le feu Part. 4)