Les lèvres mensongères font horreur à l'Éternel, tandis que ceux qui agissent avec fidélité lui sont agréables. Proverbes 12:22 «C'est ce qui sort de l'homme qui le rend impur. En effet, c'est de l’intérieur, c'est du cœur des hommes que sortent les mauvaises pensées, les adultères, l'immoralité sexuelle, les meurtres, les vols, la soif de posséder, les méchancetés, la fraude, la débauche, le regard envieux, la calomnie, l'orgueil, la folie. Toutes ces choses mauvaises sortent du dedans et rendent l'homme impur.» Marc 7:20-23 Un témoin fidèle ne ment pas, tandis qu’un faux témoin dit des mensonges. Proverbes 14:5 « Vous, vous avez pour père le diable et vous voulez accomplir les désirs de votre père. Il a été meurtrier dès le commencement et il ne s'est pas tenu dans la vérité parce qu'il n'y a pas de vérité en lui. Lorsqu'il profère le mensonge, il parle de son propre fond, car il est menteur et le père du mensonge. » Jean 8:44 Si les paroles distinguées ne conviennent pas à un fou, les paroles mensongères conviennent d’autant moins à un noble. Proverbes 17:7 « Écarte de ta bouche la fausseté, éloigne de tes lèvres les détours ! Proverbes 4:24 Craindre l'Éternel, c'est détester le mal. L'arrogance, l'orgueil, la voie du mal et la bouche perverse, voilà ce que je déteste. » Proverbes 8:13 « Pierre lui dit : «Ananias, pourquoi Satan a-t-il rempli ton cœur, au point que tu aies menti au Saint-Esprit et gardé une partie du prix du champ? […] Comment as-tu pu former dans ton cœur un projet pareil? Ce n'est pas à des hommes que tu as menti, mais à Dieu.»Actes 5:3-4Mais pour les lâches, les incrédules, les abominables, les meurtriers, les impudiques, les enchanteurs, les idolâtres, et tous les menteurs, leur part sera dans l'étang ardent de feu et de soufre, ce qui est la seconde mort.Apocalypse 21.8

mercredi 15 septembre 2010

Les croisades du point de vue de Byzance et du monde musulman [3]

Le rôle de la religion dans la guerre (suite) mais aussi dans différentes activités de groupe

Des cris de guerre, tels que « Dieu aide les Romains », ou « La Croix est victorieuse », ne transforment pas la nature d'une guerre particulière.  Les slogans religieux et les symboles sont utilisés pour inculquer la confiance aux soldats et relever le moral de l'armée. Les services religieux, en particulier la liturgie eucharistique, sont destinés au confort du soldat et à le préparer à risquer sa vie14. Il y a encore des aumôniers pour faire des offices religieux dans les armées modernes, mais qui ne sanctifient pas leurs conflits. Les athlètes se joignent souvent dans la prière avant un match, mais nous ne parlons pas à ce sujet d'un match de football américain saint ou d'un match de football saint.



L'église a certainement prié pour la victoire, mais elle a rejeté la demande de Nicéphore Phocas d’honorer les soldats comme martyrs15. La croix a été affichée sur les étendards, ou utilisée à la place d'un étendard pour rappeler aux troupes la protection de Dieu  et qu'ils se battaient pour une nation chrétienne16.  À travers les siècles, la croix, il faut le noter, a été représentée sur de nombreuses bannières dans des guerres qui sont loin d’avoir été sainte. La croix sur les drapeaux de plusieurs nations modernes ne nous dit rien sur la sensibilité religieuse de ses citoyens; la Grande-Bretagne a trois croix sur son drapeau...
mais...




(Version française de Maxime le minime)
d'après Defenders of the Christian People: Holy War in Byzantium
By George T. Dennis 
un extrait de Les croisades du point de vue de Byzance et du monde musulman
édité par Angeliki E. Laiou et Mottahedeh Parviz Roy
publié par Dumbarton Oaks Research Library and Collection
Washington, D.C.

Les croisades du point de vue de Byzance et du monde musulman [2]

Le rôle de la religion dans la guerre


"Maintenant, le point le plus important.




J'ai déjà indiqué que les Byzantins n'avaient aucun concept d'une guerre sainte véritable, bien que cela sera spécifié plus bas. Les écrivains byzantins n’utilisaient  le terme de guerre sainte (hieros polemos) seulement en référence à l'une des trois « guerres sacrées » menées pour la possession de l'oracle d'Apollon à Delphes et qui ont eu lieu en 590, 449, 355-347, toutes av JC. La plupart des références byzantines, comme la Souda (I.191), allusion à la seconde, apparemment à la suite de Thucydide (1.112) et Aristophane (Aves 556). Le terme de guerre sainte est utilisé, autant que je puisse en juger, par des écrivains antiques et byzantins seulement dans le cadre de ces guerres. 

En un sens, cependant, toutes les guerres byzantines ont été saintes, parce que l'empereur a été sacré, et c'est par son autorité et, parfois, sous sa direction que les guerres ont été menées.
Elles ont été déclarées par l'empereur et on s’est battu au nom de l'empire. Elles ont été des guerres impériales, entièrement dans la tradition romaine. Leur caractère essentiel n'a pas changé parce que désormais les légions entraient dans la bataille sous le signe de la croix. Leurs prières pour obtenir la bénédiction de Dieu et d'autres pratiques religieuses n'ont pas rendu leurs guerres saintes ou spécifiquement religieuses, comme cela a parfois été affirmé12.
Depuis des temps immémoriaux, la religion a joué un rôle dans la guerre. Un peuple offre un sacrifice à ses dieux avant d'aller au combat et, en en sortant victorieux, va renverser les statues des dieux des adversaires pour les remplacer par les siennes. S'agit-il de guerres de religion, ou sont-ils simplement les conflits tribaux motivés par la vengeance, le pillage ou l'acquisition de terres ou d’esclaves ?






L'invocation de divinités est essentiellement un moyen supplémentaire d'assurer la victoire, en enrôlant l'aide de puissants alliés pour faire pencher la balance en sa faveur. Considérons la Guerre de Troie. Non seulement les dieux et les déesses furent convoqués par la prière et le sacrifice, mais ils participèrent directement aux combats. Pourtant, il ne viendrait à l’idée de personne de définir la guerre de Troie comme une guerre sainte. Considérons, aussi, les conflits qui ont souvent été cités comme des précédents et comme des modèles d'inspiration pour les guerres saintes chrétiennes, je veux dire celles menées par le peuple d'Israël, selon les livres de Josué, des Juges, des Rois, et d’autres. Pense-t-on  vraiment que l’on peut les considérer comme des guerres de religion?


N'étaient-ils pas principalement des conflits armés entre des tribus semi-nomades qui luttaient pour acquérir des terres? Leur Dieu peut d’ailleurs leur accorder la victoire ou la leur refuser, mais, en dernière analyse, la motivation fondamentale et l'objectif de la plupart de ces guerres ne sont pas essentiellement religieux, celles des Macchabées sont peut-être une exception. Combien de guerres, ensuite, plus tard, menées par les chrétiens et les musulmans ont été des guerres vraiment religieuses, sans parler de guerres saintes ? N’ont-elles pas été, dans une large mesure, des conflits tribaux ou féodaux avec beaucoup de signes extérieurs religieux ?


En essayant de les classer comme conflits religieux ou sacrés, on peut se demander : Est-ce que dans ces guerres on se bat principalement pour des raisons religieuses? S’il n’y avait eu que  peu ou pas de motivation religieuse se serait-on encore battu ?


 Les premiers croisés [en revanche] fournissent un bon exemple. Personne avec son bon sens, même au Moyen Age, ne quitterait le confort de sa maison, n’emballerait tous ses biens, ne partirait pour une marche de deux mille kilomètres, n’endurerait des souffrances incroyables, et tout ceci face à la menace très réelle de la mort s'il n'était pas motivé par la religion. Bien qu'il y en ait eu quelques-uns, comme Bohémond, qui ont pu avoir des motifs moins nobles, la majorité des Croisés n’avait pas à gagner le moindre avantage stratégique, économique ou politique, en particulier au cours des cent premières années. Ils se mirent en marche vers l'Orient pour ce qu'ils considéraient comme une action religieuse, sinon un devoir. Pour eux, ce fut sûrement une guerre sainte.





D'autre part, les longues campagnes d’Herakleios contre les Perses, parfois dépeintes comme une croisade prototype, abondaient en éléments religieux13. Les Perses avaient détruit des églises, massacré les chrétiens, et emporté la Sainte Croix de Jérusalem ; ils devaient être punis et la croix restaurée. Le patriarche a prié pour la victoire et béni les troupes qui marchaient sous l'étendard de la croix. La religion a joué un rôle majeur dans le conflit. Mais, même si ces motivations religieuses n'avaient pas été présentes ou n'avaient pas été aussi importantes, Herakleios serait presque certainement tout de même parti en guerre. Ses guerres ont été menées autant pour conserver un avantage stratégique et défendre le territoire, que pour la religion. Les guerres d’Herakleios n'étaient que la première phase du conflit géopolitique entre les Romains et les Perses qui avaient cours depuis six cents ans. Elles ont été des guerres impériales, et non des guerres saintes. 
Bien que la rhétorique et le rituel religieux aient été importants et omniprésents, les guerres byzantines suivantes, celles de Nicéphore Phocas, au Xe siècle, par exemple, ou celles des empereurs Comnène au douzième, ont d'abord et avant tout été des guerres impériales. Que leurs objectifs parfois aient coïncidé avec des objectifs religieux n'ont pas modifié cette caractéristique fondamentale. Enfin, il convient de noter que les mêmes pratiques religieuses ont été observées par les forces armées byzantines, qu’elles soient confrontées à un ennemi non-chrétien ou chrétien." (à suivre)

(Version française de Maxime le minime)
d'après Defenders of the Christian People: Holy War in Byzantium
By George T. Dennis 
un extrait de Les croisades du point de vue de Byzance et du monde musulman
édité par Angeliki E. Laiou et Mottahedeh Parviz Roy
publié par Dumbarton Oaks Research Library and Collection
Washington, D.C.
NB : une page de notes paraîtra ultérieurement de façon séparée.


lundi 13 septembre 2010

Les croisades du point de vue de Byzance et du monde musulman [1]

Les défenseurs du peuple chrétien : Guerre sainte à Byzance [1]







"Pour la plupart des gens civilisés, le terme de guerre sainte est une contradiction dans les termes. Quel motif religieux pourrait bien transformer la destruction et le massacre de milliers d’ êtres humains en un acte saint et méritoire ? Mais, comme nous le savons, la religion a trop souvent servi de prétexte à la violence. Avant d'aller plus loin, toutefois, nous devrions nous accorder sur une définition de la guerre sainte. Trois critères, je crois, sont essentiels. Une guerre sainte a été déclarée par une autorité religieuse compétente, les exemples évidents étant du côté chrétien un pape ou un calife du côté musulman. L'objectif doit être religieux ; à nouveau, deux exemples évidents sont la protection ou le rétablissement de sanctuaires ou de la conversion forcée ou l'assujettissement d'autrui à votre religion. Il pourrait, bien sûr, y avoir d'autres objectifs. Enfin, on promet à ceux qui participent à la guerre sainte une récompense spirituelle, comme la remise de leurs péchés ou l'assurance d'une place au paradis1.
Dans le monde autour de la Méditerranée, deux formes de guerre sainte ont émergé. En premier, le Jihād Musulman. On a beaucoup écrit à ce sujet, et je tiens seulement à souligner ses caractéristiques marquantes2 Le Jihād est pour la communauté musulmane un devoir religieux de propager l'Islam, en employant la contrainte sous toutes ses formes selon les besoins, jusqu'à ce que le monde entier professe l'islam ou soit soumis à ses lois. À certains moments, surtout quand le calife, ou toute autre autorité religieuse, le proclame, cette obligation prend la forme d'un conflit armé. Ceux qui meurent dans la lutte sont acclamés comme martyrs et on pense qu'ils vont tout droit au paradis. On peut trouver des traces de la doctrine du Jihād dès les premiers jours de l'Islam, mais peut-être pas directement à Mahomet lui-même. Le Jihād n’est pas devenu l'un des cinq piliers de l'Islam, mais il a été maintenu en vigueur par la prédication et l'attrait de l'idéal du martyre et du paradis et les récompenses les plus tangibles du butin et du pillage. En substance, il était agressif et inclina à la conquête. Bien sûr, toutes les guerres menées par les puissances musulmanes, y compris celles contre les non-croyants, n’ont été des guerres saintes. Beaucoup ont été simplement tribales, ethniques, nationales, voire des conflits dont les racines provenaient souvent de l'époque préislamique.

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En Europe occidentale, l'idée d'une guerre sainte se développa plus tard et pour des raisons différentes.
Tant de choses ont été écrites à ce sujet qu'il n'y a pas besoin d'entrer dans les détails3 D'abord, nous devons nous rappeler que ce que nous appelons une croisade, en particulier durant le premier siècle, fut un pèlerinage, et ceux qui y ont pris part étaient des pèlerins, c'était un saint voyage (iter, passagium), pas une guerre sainte. Elle était considérée essentiellement comme défensive, c'est-à- dire que des escortes armées étaient chargées de protéger les pèlerins en route pour les lieux saints de la chrétienté et devaient récupérer ou défendre les lieux saints en Palestine. Ce caractère défensif faisait la différence avec le Jihād, de même que le fait qu'il ne préconisait pas l'imposition par la force du christianisme aux autres. Dans les siècles suivants, il est vrai, et pour certains participants, il prit un caractère plus belliqueux. Il suffit de rappeler les croisades dite des Albigeois ou celle qui a saccagé Constantinople en 1204. Pourtant, l'idée d'utiliser la force pour convertir l'infidèle était, à quelques exceptions près, étrangère au christianisme, de l'Est et de l'Ouest. Mais les Croisades ont été proclamées par la plus haute autorité religieuse à l’Ouest, le pape, elles ont été dirigées dans un but religieux, la protection des chrétiens en Orient et la récupération et la défense des lieux saints, et ceux qui ont pris part ont eu la promesse de récompenses religieuses, en particulier la rémission des péchés.




Pour les Byzantins, il faut le dire dès le départ, les idées et les formes de la guerre sainte, Jihād ou  croisade, étaient odieuses4. Ils rejetaient absolument l’un comme l’autre. Premièrement, le Jihād. Ils ne le comprenaient pas. Ce qui motivait les armées de l'Islam, ainsi que les Byzantins l'ont vu, a été l'espoir du butin et un amour barbare des combats. Selon Léon VI, « Les Sarrasins ne partaient pas en campagne avec un sens du service et de la discipline militaires, mais plutôt par amour du gain et de la licence ou, plus exactement, dans le but de piller au nom de leur foi. » 5. Léon les rejette comme des « barbares et infidèles » uniquement préoccupés  de pillages6. L’immense majorité d'entre eux venaient de Syrie et de Palestine, « inconscients des dangers de la guerre, avec nulle autre intention que de piller » 7. Les auteurs byzantins, du septième au quatorzième siècle, répètent ces accusations, car ils professent leur répugnance absolue pour la doctrine du Jihād. Dans leurs polémiques contre l'islam ils critiquent avec véhémence le Jihād comme à peine plus qu’une licence pour le meurtre  injustifié et un prétexte pour piller8. Les Byzantins, en revanche, s’il leur arrivait  de se livrer au massacre et au pillage, ne les justifiaient jamais au nom de la religion.
En ce qui concerne les croisades, il suffit d'écouter Anna Comnène, qui abhorrait la fois le mouvement et beaucoup de ses participants9.  Cependant, certains Byzantins firent bon accueil aux Occidentaux au début. Ils étaient, après tout, d’autres chrétiens, bien que peut-être quelque peu approximatifs dans leurs enseignements et leurs pratiques. L'Empereur Alexis les a traités d’une manière civile presque cordiale, mais il a toujours été nerveux au sujet de ce qu'ils pourraient faire, et il leur a fourni une assistance militaire à travers l'Asie Mineure. Mais, en général, les Byzantins ne semblaient jamais à comprendre pourquoi tous ces chevaliers occidentaux et leurs partisans  marchaient à travers leurs terres. La restitution de Jérusalem à la domination chrétienne était peut-être un objectif louable, mais ça valait-il un tel effort, aussi immense, rempli de tant de périls et d’incertitudes et réalisé avec une telle brutalité ? Constantinople, après tout, était la Nouvelle Jérusalem, la vraie ville sainte. Les Byzantins, toujours pratiques, étaient bien plus intéressés par la possession d'Antioche en raison de sa position stratégique importante que de mettre la main sur Jérusalem avec toute sa valeur sentimentale. Le pèlerinage, ils comprenaient, et la guerre, ils comprenaient, mais la conjonction des deux, ils ne comprenaient pas. Ils ont été tout à fait consternés par la prédication de Saint Bernard et son appel à l'extermination de l'infidèle (delenda penitus), ainsi que son affirmation selon laquelle tuer un ennemi du Christ n'était pas un homicide, mais malecide10.



Et qu'auraient-ils pensé de la règle qu'il rédigea pour les Templiers, des moines qui portaient des armes meurtrières dans la bataille?11 Les Byzantins en vinrent bientôt à croire que les guerriers de l’ouest n’avaient rien de moins à l'esprit que la conquête de l'empire, et les événements de 1204 ont prouvé qu'ils avaient raison. Finalement, ils en sont venus à détester les Latins autant, voire plus, que les musulmans. Si jamais les Latins rapportaient leurs expéditions à la «guerre sainte », ce terme, c’est clair, n'aurait pas été apprécié par les Byzantins."(à suivre)
(Version française de Maxime le minime)
d'après Defenders of the Christian People: Holy War in Byzantium
By George T. Dennis 
un extrait de Les croisades du point de vue de Byzance et du monde musulman
édité par Angeliki E. Laiou et Mottahedeh Parviz Roy
publié par Dumbarton Oaks Research Library and Collection
Washington, D.C.
NB : une page de notes paraîtra ultérieurement de façon séparée.

vendredi 10 septembre 2010

La beauté et la dignité de l'âme humaine par St Tikhon de Zadonsk

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La beauté et la dignité de l'âme humaine résultent surtout du fait que notre Dieu et Créateur lui a imprimé sa divine image. Qu'elle est merveilleuse et splendide cette beauté et dignité de l'âme ! L'âme humaine est honorée et ornée de l'image de Dieu ! Toutes les choses créées sont admirables, elles sont toutes des témoignages de la toute-puissance et de la sagesse divine ; mais l'homme a dans son âme l'image et la ressemblance de son Créateur ! Dans la création de tous les autres êtres apparaissent la toute-puissance et la sagesse de Dieu, mais dans l'âme humaine, se manifeste en plus la ressemblance, l'image- de Dieu. La créature peut-elle avoir un plus bel ornement et un plus grand Privilège que d'avoir en soi l'image de son Créateur ? Qui est capable de comprendre et d'exprimer par des paroles cette beauté, ce privilège ? L'image doit ressembler à son prototype, comme l'image dans le miroir ressemble à celui qui regarde le miroir ... Songe seulement à la beauté et splendeur que possède l’être incréé, Dieu, et tu saisiras un peu la beauté et la bonté de l'être créé à sa ressemblance. Dieu est la beauté infinie, dont les saints anges ne peuvent jamais se rassasier et qu'ils ne peuvent jamais assez louer. La béatitude éternelle des élus de Dieu consiste surtout à contempler sans fin, face à face, cette bonté infinie, à en jouir sans en être rassasié.

jeudi 9 septembre 2010

La morale, l'art, la foi chrétienne par CHRISTOS YANNARAS


"Pour que l'existence puisse enjamber la vie, passer le seuil de la mort et marcher ailleurs, au-delà de l'être périssable, les possibilités de notre nature ne suffisent pas. L'éthique a beau exercer comme il faut la volonté, nos vertus ont beau se tenir sur la brèche, il n'est pas possible que la nature surmonte la condition mortelle. Sur l'échelle de l'« élévation » morale nous mesurons l'illusion du dépassement naturel. Mais sur chaque degré, en bas le vide de la mort est une inexorable béance.
L'éros: oui, c'est lui qui change l'existence en relation. Il est une autre perception de la vie. Déjà dans l'antichambre de l'éros, dans l'art, quelque chose répand comme les prémices d'une certitude. Poètes, musiciens, peintres, rendus à la terre depuis des années ou des siècles - ossements secs et nus -: et pourtant leur parole perdure. Elle dure dans l'immédiateté personnelle de la relation. Autant tu t'abandonnes à la relation, autant brille en toi l'altérité personnelle de leur parole, de leur« âme ». Autant tu te livres à l'éros, autant s'allume également l'espérance nostalgique d'une immortalité de ta propre « âme ».
La «foi chrétienne transforme lumineusement l'espérance nostalgique en degrés d'attente amoureuse. L'éros: oui, il change l'existence en vie dégagée de toute contrainte, parce que Dieu lui-même est comme l'accomplissement d'une union amoureuse dans la Trinité : « Dieu est amour ». Il a pris l'individualité mortelle - le Christ Jésus - et il a transformé la mort en obéissance (par sa relation avec le Père), il en a fait une communion à la vie immortelle. La condition mortelle est demeurée une maladie de la nature, et l'immortalité une possibilité offerte dans la relation. Le moi secret, ou notre « âme », notre personne véritable, émerge de la mort en toute liberté, quand nous reconnaissons dans le lieu de l'Autre l'appel personnel qui nous fonde comme sujets: la personne du Père qui aime."
CHRISTOS YANNARAS
Variations sur le Cantique des Cantiques
Essai sur l'éros
Traduit du grec par Jacques Touraille
ed.DDB

vendredi 3 septembre 2010

La disparition du mot péché n'est pas la disparition du péché...(à propos de scandale)


Peut-être vais-je enfoncer des portes ouvertes pour certains mais cela ne fait rien, il me semble que la petite analyse qui suit pourrait servir de point de départ à d'autres réflexions...

Voici donc un extrait de Luc 17, 1-2 en grec suivi de la traduction la plus répandue :

1.Εἶπεν δὲ πρὸς τοὺς μαθητὰς αὐτοῦ, Ἀνένδεκτόν ἐστιν τοῦ τὰ σκάνδαλα μὴ ἐλθεῖν, πλὴν οὐαὶ δι’ οὗ ἔρχεται· 
Jésus dit à ses disciples : Il est impossible qu'il n'arrive pas des scandales ; mais malheur à celui par qui ils arrivent ! 
2.λυσιτελεῖ αὐτῷ εἰ λίθος μυλικὸς περίκειται περὶ τὸν τράχηλον αὐτοῦ καὶ ἔρριπται εἰς τὴν θάλασσαν ἢ ἵνα σκανδαλίσῃ τῶν μικρῶν τούτων ἕνα
Il vaudrait mieux pour lui qu'on mît à son cou une pierre de moulin et qu'on le jetât dans la mer, que s'il scandalisait un de ces petits.

On peut penser qu'il n'y a guère de problème dans cette traduction et que le texte français suit de près le grec. Ainsi le mot σκάνδαλα est traduit par scandales. Le problème est que la plupart des lecteurs contemporains ne connaissent pas le sens du mot scandale tel qu'il a été employé à l'origine par le traducteur. Ainsi ce mot, pour un contemporain, est synonyme d'un évènement, d'une action, d'une parole ou d'une information qui, à la fois par son éclat, par la déplaisante surprise provoquée, par son incongruité ou sa démesure par rapport aux normes (quelles qu'elles soient), est choquant émotionnellement, esthétiquement ou moralement ; c'est quelque chose qui n'aurait pas du se produire, qui est inconvenant.
Dans ce sens on pourrait comprendre l'Évangile comme un avertissement qu'il ne faut pas faire de vagues en quelconque sorte, que cela ne se fait pas, que Jésus désapprouve et même promet de très mauvaises conséquences pour le fauteur de trouble. Bon, si c'est ça, on peut comprendre que Jésus préconise une bonne éducation, ce qui est tout à faire recevable d'autant que l'on sait bien que celui qui provoque un scandale en est souvent éclaboussé.
Dans 2., toujours avec cette même signification du mot scandale, on pourrait comprendre aisément que Jésus, qui aime et protège par dessus tout les enfants, insiste pour mettre en relief la plus grande gravité qu'il y a à scandaliser des enfants ; on pourrait en effet considérer les enfants comme plus vulnérables, plus fragiles émotionnellement, et donc les choquer pourrait provoquer chez eux de plus importants traumatismes encore que chez l'adulte.
Tout cela est recevable par tous, sans le besoin de se sentir particulièrement chrétien... 

Eh bien c'est peut-être bien ça le problème... Est-ce bien chrétien cette traduction ? Le Christ ne serait donc qu'un maître de bonnes manières, de savoir vivre mondain ? Mondain trop mondain... Le Christ un militant des droits de l'enfant ? Humain trop humain... Le Verbe incarné, le Dieu fait homme, venu en ce monde pour faire de la morale sociale ?

Cette vision occidentale convenue du Christ avant tout humain qui est désormais la plus répandue, correspond bien à cette traduction de σκάνδαλα  par scandales dans un sens contemporain.
En réalité σκάνδαλα  ce sont des pièges placés sur le chemin, des obstacles pour faire tomber ! (Dictionnaire A.Bailly) on serait plus proche de la littéralité du mot en traduisant σκάνδαλα  par mines anti-personnel (scandere en latin c'est sauter !), il s'agit bien de faire des victimes. La chute provoquée est bien celle du péché ici (La chute de nos ancêtres, c'est le péché ancestral). Chuter c'est pécher.



Si l'on traduit correctement (ce que font certaines traductions) ce que le Christ condamne c'est non pas un comportement inconvenant, c'est bien plus grave que cela, il s'agit de faire tomber, de faire commettre le péché non seulement à des adultes mais, encore plus grave, à des enfants. Scandaliser un enfant au sens de l'Évangile, c'est le faire tomber, le faire pécher ! Rien plus de grave que de faire pécher des enfants ! Il vaudrait mieux mourir noyé...

Mais comment fait-on cela ? Qu'est-ce qu'on fait pour placer des embûches sur le chemin des enfants ? Comment en arrive-t-on à cela ? En quoi cela consiste-t-il ?

Il y a bien des domaines où l'on multiplie volontairement les embûches pour faire tomber les enfants et où on les livre aux manipulateurs qui pour s'enrichir sans le moindre scrupule, sans le moindre respect, sans le moindre amour réel des enfants, leur font croire qu'ils ont des désirs d'adulte dans tous  les domaines et leur font faire des choses qui rendent confuses leurs têtes et abîment leur corps.
Mais l'enfer est aussi pavé de bonnes intentions : que de parents qui voulant  gâter leurs enfants, par amour ( ou pour regarder leurs programmes Télé en toute tranquillité le soir venu après une journée de travail...), installent dans leur chambre "pour respecter et favoriser leur autonomie" (sic) :   téléphonie diversifiée, Internet, télévision et enregistreurs-lecteurs multimédia de toutes sortes, les livrant seuls, démunis, avec toutes les occasions de chute, à la merci de tous les pervers visibles ou invisibles, en toute bonne conscience ! Si Le Seigneur a dit vrai, il va y avoir des comptes à rendre tôt ou tard...

On oublie le sens des mots, on oublie à quel point notre lexique est marqué par la foi, puis la religion, et à tout le moins la culture chrétiennes. On fait tomber en désuétude le sens de mots que l'on conserve dans un autre sens quelquefois contraire, ou bien des mots ne sont plus du tout usités et tombent dans l'oubli, ils ne sont donc plus compris... pas plus que les notions qu'ils transmettaient.

Certes les langues sont vivantes et leur destin inéluctable est d'évoluer sans cesse par l'usage qu'en font à chaque époque leurs locuteurs, mais même si le mot péché a pris aujourd'hui des allures de séduction extrême après être devenu naguère seulement quelquefois "mignon" alors qu'il pouvait autrefois aller jusqu'à devenir "mortel" (du moins dans la théologie latine), même si le mot même  vient à disparaître de l'usage, sa réalité n'en demeurera pas moins... comme l'actualité de l'Évangile ne passera point.
Maxime Le minime



jeudi 2 septembre 2010

Père Gabriel Bunge dans l'Église

Une belle photo de sa réception dans l'Église
Voilà une bonne nouvelle qui sera loin de nous affliger...
Une belle lumière vient de s'ajouter à toutes celles qui brûlent ardemment
pour illuminer notre Sainte Église orthodoxe.
Puisse Notre Toute Sainte Souveraine lui obtenir toutes les grâces !
Félicitations !





Voir le blog de Claude :

lundi 30 août 2010

L'ancien gouverneur Pataki réitère son appui à la reconstruction de l'église Saint-Nicolas à Ground Zero







L'icône de l'archange saint Michel est une collaboration unique entre ArtAID, "Icônes Sacrées", et les familles du World Trade Center à la mémoire de tous ceux qui ont péri le 11 Septembre 2001. L'icône a été créée pour le premier anniversaire de l'attentat à la demande des familles des victimes. Elle a été inspirée par les paroles du gouverneur Pataki pour qui les vestiges du WTC sont une terre sacrée, et l'église orthodoxe grecque Saint-Nicolas doit être reconstruite. ArtAID a pris contact avec Sacred-Icons (www.sacredicons.com), qui a créé cette magnifique oeuvre d'art. Elle rend également hommage à l'église Saint Nicolas, détruite lors de l'effondrement des Twin Towers, et à tous ceux qui ont péri le 11 Septembre. Les mots sur le phylactère de St Michel ont été composés par Thomas Meehan, père de Colleen Meehan Barkow.

L'archevêque Demetrios fait une déclaration
23/8/2010
NEW YORK - Lors de la commémoration du neuvième anniversaire du 9 / 11 des attaques terroristes,  s'est produit une lame de fond de soutien public pour la reconstruction de  l'église orthodoxe grecque Saint-Nicolas, qui a été détruite sous les décombres de la tour sud tombée le 11 septembre 2001 et un regain d'intérêt croissant dans les médias. L'ancien gouverneur de New York George Pataki avait dès le début exprimé son soutien pour la reconstruction de Saint-Nicolas, au lendemain de la tragédie.
Aujourd'hui, représentant Son Eminence l'Archevêque Demetrios d'Amérique, Mgr Andonios de Phasiane, le chancelier de l'archidiocèse, a rejoint l'ancien gouverneur Pataki et George Demos, candidat du Congrès américain, dans une conférence de presse tenue à Ground Zero sur la re-construction de Saint- Nicolas et le blocage des négociations par l'autorité portuaire.
Le gouverneur Pataki a invité l'Autorité portuaire à reprendre les négociations avec l'Archevêché orthodoxe grec au plus tôt, de sorte que le processus de reconstruction au 130 Liberty Street, le site que l'administration portuaire avait promis depuis lors, puisse commencer dès que possible.
L'Archevêque Demetrios d'Amérique, qui est en voyage pour visiter l'île d'Imbros avec le Patriarche Œcuménique Bartholomée, a émis la déclaration suivante:
DÉCLARATION DE Archevêque Demetrios
Je saisis cette occasion pour exprimer ma profonde gratitude à l'ancien gouverneur Georges 
Pataki pour son initiative cet après-midi de réponse aux préoccupations non seulement de notre propre communauté mais aussi des citoyens de toute notre nation et du monde en ce qui concerne la reconstruction de l'église Saint-Nicolas. Peu après le 11 septembre, le gouverneur a exprimé son engagement que cette église serait reconstruite et cette rencontre manifeste une fois encore qu'il est une personne honorable qui tient sa parole. Nous sommes encouragés et profondément touchés par cela.
Comme il est bien connu, le 11 Septembre 2001, notre ville et la nation ont subi une attaque terroriste de proportions sans précédent. En plus de la perte tragique et horrible de près de 3.000 victimes innocentes, un certain nombre d'entre elles étaient membres de notre propre communauté, le monde a assisté à l'effondrement inimaginable des Twin Towers. Quand la deuxième tour est tombée, elle a atterri sur l'église grecque orthodoxe de Saint-Nicolas et en a effacé toutes les traces, la seule maison de culte détruite ce jour-là. Ouverte en 1916 par un groupe d'immigrés grecs, l'église a non seulement servi les besoins spirituels de ses paroissiens, mais a aussi été un espace sacré dans lequel les gens de toutes origines ethniques et religieuses qui travaillaient dans les environs s'arrêtaient souvent, pour allumer une bougie et passer quelques instants dans la prière et la réflexion.
L'archidiocèse et le recteur de la paroisse de Saint-Nicolas, nous restons fermement attachés à la reconstruction de l'église au 130 Liberty Street, en respect de l'accord de longue date avec le LMDC et l'autorité portuaire. Nous croyons et nous affirmons que la nouvelle église de Saint-Nicolas aura une importance d'une portée bien plus grande que celle d'une simple église paroissiale et que l'on peut envisager le site comme un monument commémoratif approprié pour les 3.000 personnes innocentes de toutes les religions qui ont perdu leur vie ce jour-là. Confiant dans Dieu Tout-Puissant, nous espérons que nous réussirons dans cette entreprise sacrée en particulier avec l'aide et le soutien de personnes comme notre cher ami, le gouverneur Pataki.
Je transmets mes plus chaleureuses salutations et mes meilleurs voeux paternels et j'invoque sur vous tous d'abondantes bénédictions du Tout-Puissant.
Archevêque Demetrios d'Amérique
(Version française de Maxime le minime

dimanche 29 août 2010

St MOÏSE L'ÉTHIOPIEN (ou" Le Noir" ou "Le Fort") et ... Shawn "Thunder" Wallace


C'est aujourd'hui la fête de St Moïse "le Noir" (ou "Le Fort") 


"Moïse était esclave d'un fonctionnaire du gouvernement de l'Egypte qui l'avait licencié après qu'il ait été suspecté de vol et d'assassinat. Il devint le leader d'un gang de bandits qui parcouraient la vallée du Nil en répandant la terreur et la violence. C'était un personnage grand et imposant.





Sa conversion au christianisme
Un jour, un chien qui aboyait empêcha Moïse de procéder à un vol qualifié, si bien qu'il jura de se venger sur son propriétaire. Son arme dans sa bouche, Moïse traversa la rivière à la nage vers la cabane du propriétaire. Celui-ci, encore une fois alerté, se cacha, et Moïse préleva quelques uns de ses moutons les destinant à l'abattoir. Tentant de se cacher des autorités locales, il se réfugia auprès de quelques moines dans une colonie dans le désert de Scetes, près d'Alexandrie. Le dévouement de leur vie, ainsi que leur paix et leur joie influencèrent Moïse profondément. Il abandonna bientôt son ancien mode de vie, devint chrétien, fut baptisé et devint membre de la communauté monastique de Scetes.

Vie monastique
L'adaptation de Moïse à la discipline monastique régulière fut plutôt difficile et prit du temps. Son sens de l'aventure demeurait en  lui. Attaqué par un groupe de voleurs dans sa cellule du désert, Moïse riposta, maîtrisa les intrus, et les entraîna à la chapelle où les autres moines étaient en prière. Il dit aux frères qu'il ne pensait pas que c'était chrétien de faire du mal aux voleurs et leur demanda ce qu'il devait faire avec eux. Les voleurs, accablés,  se repentirent et convertis à leur tour se joignirent à la communauté.

Moïse était zélé pour tout ce qu'il faisait, mais le découragement le saisit quand il se rendit compte qu'il n'était pas assez parfait. Un matin, Saint Isidore, abbé du monastère, prit Moïse sur le toit et, ensemble, ils observèrent les premiers rayons de l'aube à l'horizon. Isidore dit à Moïse: «Ce n'est que lentement que les rayons du soleil viennent de  la nuit et annoncent l'avènement d'une nouvelle journée, ainsi, ce n'est que lentement que l'on devient un contemplatif parfait."

Moïse s'avéra efficace en tant que chef spirituel prophétique. L'abbé avait ordonné aux frères de jeûner pendant une semaine particulière. Certains frères vinrent à Moïse, et il prépara un repas pour eux. Des moines voisins  signalèrent à l'abbé que Moïse avait rompu le jeûne. Quand ils vinrent pour faire confronter Moïse, ils changèrent d'avis, et dirent : "Tu n'as pas conservé le commandement de l'homme, mais c'était pour que tu puisses garder le commandement divin de l'hospitalité." Certains voient dans ce récit l'une des premières allusions au jeûne pascal, qui s'est développé à cette époque.

Un jour un frère avait commis une faute et Moïse avait été invité à une réunion pour discuter d'une pénitence appropriée, mais Moïse refusa d'y assister. Quand il fut de nouveau appelé à la réunion, Moïse prit un pot rempli d'eau qui fuyait qu'il apporta sur son épaule. Une autre version de l'histoire dit que c'est un panier rempli de sable. Quand il fut arrivé sur le lieu de réunion, les autres demandèrent pourquoi il portait cette cruche. Il répondit: "Mes péchés s'envolent derrière moi et je ne les vois pas, mais aujourd'hui, je viens juger les erreurs d'un autre." En entendant cela, les frères assemblés pardonnèrent le moine errant.

Moïse devint le chef spirituel d'une colonie d'ermites dans le désert occidental. Plus tard, il fut ordonné prêtre.

Mort
Alors qu'il avait sans doute 75 ans, environ en l'an 405 , on apprit qu'un groupe de Berbères se préparait à attaquer le monastère. Les frères voulaient se défendre, mais Moïse le leur interdit. Il leur dit de se retirer, plutôt que de prendre les armes. Lui et sept autres moines restèrent et accueillirent les envahisseurs à bras ouverts, mais ils furent tous martyrisés par les bandits le 24 Paoni (1°Juillet)

Une histoire de la mort de Moïse est racontée dans Le Paradis des Pères de l'Église :"31. 
Abba Poemen dit: Abba Moïse posa une question à Abba Zacharie quand il était sur le point de mourir, et lui dit: " Père, serait-il bon que nous nous taisions ?" Et Zacharie, lui dit: "Oui, mon fils, tais-toi." Et au moment de sa mort, tandis que Abba Isidore était assis près de lui, Abba Moïse leva les yeux au ciel, et dit:" Réjouis-toi, ô mon fils Zacharie, car les portes du ciel se sont ouvertes. "

Un projet de film consacré à St Moïse :


est en gestation voir le site de Nathan Lee Lewis : 
 voir également ce lien : 

(Version française de Maxime le minime)



Shawn "Thunder" Wallace


En hommage à Abba Moïse, j'aimerais offrir ces vidéos d'un musicien de jazz américain, noir et orthodoxe, Shawn "Thunder" Wallace. Le moinillon a donné le "mauvais"   exemple en mettant sur son blog de (belles) vidéos musicales. Je vais donc me sentir autorisé aussi à le faire puisqu'un moine a créé un précédent...
J'aime le jazz, l'ai pratiqué longtemps moi-même et j'avais envie depuis quelque temps déjà de présenter ce témoignage de ce grand et fort (aux deux sens des termes, comme St Moïse) musicien, instrumentiste, compositeur et enseignant qui a consacré sur son site internet des pages entières à la foi orthodoxe !  Et voilà l'occasion ! Avis aux amateurs ! (J'ai rajouté les liens des vidéos parce que sur mon blog elles n'ont pas l'air de toujours bien fonctionner) Maxime le minime