Les lèvres mensongères font horreur à l'Éternel, tandis que ceux qui agissent avec fidélité lui sont agréables. Proverbes 12:22 «C'est ce qui sort de l'homme qui le rend impur. En effet, c'est de l’intérieur, c'est du cœur des hommes que sortent les mauvaises pensées, les adultères, l'immoralité sexuelle, les meurtres, les vols, la soif de posséder, les méchancetés, la fraude, la débauche, le regard envieux, la calomnie, l'orgueil, la folie. Toutes ces choses mauvaises sortent du dedans et rendent l'homme impur.» Marc 7:20-23 Un témoin fidèle ne ment pas, tandis qu’un faux témoin dit des mensonges. Proverbes 14:5 « Vous, vous avez pour père le diable et vous voulez accomplir les désirs de votre père. Il a été meurtrier dès le commencement et il ne s'est pas tenu dans la vérité parce qu'il n'y a pas de vérité en lui. Lorsqu'il profère le mensonge, il parle de son propre fond, car il est menteur et le père du mensonge. » Jean 8:44 Si les paroles distinguées ne conviennent pas à un fou, les paroles mensongères conviennent d’autant moins à un noble. Proverbes 17:7 « Écarte de ta bouche la fausseté, éloigne de tes lèvres les détours ! Proverbes 4:24 Craindre l'Éternel, c'est détester le mal. L'arrogance, l'orgueil, la voie du mal et la bouche perverse, voilà ce que je déteste. » Proverbes 8:13 « Pierre lui dit : «Ananias, pourquoi Satan a-t-il rempli ton cœur, au point que tu aies menti au Saint-Esprit et gardé une partie du prix du champ? […] Comment as-tu pu former dans ton cœur un projet pareil? Ce n'est pas à des hommes que tu as menti, mais à Dieu.»Actes 5:3-4Mais pour les lâches, les incrédules, les abominables, les meurtriers, les impudiques, les enchanteurs, les idolâtres, et tous les menteurs, leur part sera dans l'étang ardent de feu et de soufre, ce qui est la seconde mort.Apocalypse 21.8

samedi 28 août 2010

Bonne fête de la Dormition à tous mes frères qui demeurent dans le calendrier primitif de l'Église



Je regrette parfois de n'être plus dans ce qu'on appelle l'Ancien Calendrier, il y avait plus de cohérence plus d'harmonie. Et pour ce que la réforme a apporté ! Lutte entre frères, schismes, colères, ressentiment, perdition... et avec les chrétiens occidentaux fausse union et pas grand chose dans le domaine de la communion...alors à quoi bon avoir perdu (dans tous les sens du terme) ses propres frères pour en acquérir de faux ?
Mais l'Ancien Porphyrios (dont le style et les propos me parlent si bien !) a des propos apaisants à propos du calendrier, il dit "Si tu dois vivre dans le monde, suis le calendrier de l'Église où tu es." C'est ce que j'ai toujours fait...

Dans le typikon des monastères de l'Athos (en tout cas à Simonos Petra et dans ses dépendances), on chante La Paraclisis à la Toute Sainte pendant le jeûne avant la Dormition mais également une semaine après la Fête, comme pour amplifier cette célébration de la Toute Sainte Mère de Dieu tant vénérée. Etant dans le calendrier réformé je ne renouvellerai tout de même pas cette supplication pendant une semaine de plus mais elle reviendra plus tard forcément en dehors de ce contexte, tant est précieuse et nécessaire l'aide de Notre Dame et Souveraine...

vendredi 27 août 2010

SAINT PHANOURIOS, St Patron des choses perdues et Protecteur des prêtres

St Phanourios ( Fanourios, Fanurius)

La Découverte
Lorsque les Hagaréniens gouvernèrent l'île de Rhodes, l'un des dirigeants souhaita reconstruire les remparts de la ville qui avaient été ravagés par les sièges du passé. Aux alentours de la forteresse se trouvaient plusieurs habitations en ruine, dont les Hagaréniens récupérèrent les pierres pour leur construction.
En creusant cet endroit pour le consolider, ils découvrirent une église particulièrement belle, qui était partiellement ensevelie sous les ruines. En creusant jusqu’au sol de l’église, ils trouvèrent de nombreuses saintes icônes, toutes pourries ou en triste état. Une icône pourtant était intacte : elle semblait en effet avoir été peinte le jour-même. Le hiérarque de ce lieu, du nom de Nil, un homme lettré et de grande sainteté vint lire l'inscription de l'icône, qui mentionnait : "Saint Phanourios".



Le saint est représenté tel un jeune homme, vêtu en soldat, tenant une croix dans sa main droite, à la partie supérieure de la croix il y a une bougie allumée. Tout autour de l'icône on peut voir douze scènes de martyre, qui montrent le saint devant le juge, au milieu d'une multitude de soldats qui le frappent à la bouche et la tête avec des pierres ; étendu sur le sol fouetté par les soldats ; nu écorché par des crochets de fer ; incarcéré dans un cachot ; à nouveau debout devant le tribunal du tyran ; brûlé avec des bougies, lié à un chevalet de torture ; jeté au milieu des bêtes sauvages ; écrasé par un grand rocher ; debout devant les idoles tenant des charbons ardents dans ses mains, tandis qu'un démon tout proche pleure et se lamente, et enfin debout au milieu d'une fournaise ardente.

A la vue des douze scènes représentées sur l'icône, le saint hiérarque perçut que le saint avait été un martyr. Aussitôt, une délégation fut envoyée aux dirigeants, leur demandant la permission de restaurer l'église. La demande fut rejetée. Alors, le hiérarque voyagea jusqu'à Constantinople où il obtint un décret habilitant à reconstruire l'église. Elle fut ainsi restaurée et peut être admirée à ce jour, en dehors de la ville.


Le Miracle
À une certaine époque l'île de Crète n'avait pas de hiérarque orthodoxe, mais un évêque latin, imposé par les Vénitiens qui occupaient l’île, qui avaient habilement refusé de permettre la nomination d’un nouveau hiérarque orthodoxe une fois le dernier décédé. Ce mauvais dessein présupposait selon eux que du temps leur serait ainsi laissé pour convertir les orthodoxes aux dogmes papistes. Si les hommes orthodoxes souhaitaient obtenir l'ordination, ils devaient aller à Cythère.
Il arriva ceci que trois diacres, quittèrent la Crète pour se rendre à Cythère pour y être ordonnés prêtres par l’évêque et lorsque cela fut accompli, ils retournèrent dans leur pays, les Hagaréniens les capturèrent en mer et les emmenèrent à Rhodes, où ils furent vendus comme esclaves à d'autres Hagaréniens. Les prêtres nouvellement ordonnés se lamentèrent sur leur malheur jour et nuit.
Mais à Rhodes, ils entendirent parler des merveilles opérées par St Phanourios Le Grand Martyr, et aussitôt ils firent une supplication fervente au saint, le conjurant avec larmes de les délivrer de leur amère servitude. Et ils firent ceci, chacun séparément, sans savoir ce que faisaient les autres, car ils avaient été vendus chacun à un maître différent.
D'une certaine manière ou d’une autre il se produisit qu’ils furent tous les trois autorisés par leurs maîtres à aller se recueillir dans l’église du saint. Par hasard, ils arrivèrent tous ensemble en même temps, ils se prosternèrent ainsi devant l'icône sacrée du saint, le suppliant de les délivrer des mains des Hagaréniens.
Puis ils repartirent, un peu consolés, chacun chez son propre maître, en espérant qu'ils obtiendraient miséricorde. C’est ce qui se produisit car le Saint qui avait écouté leurs supplications eut pitié de leurs larmes. Cette nuit-là il apparut aux Hagaréniens qui étaient les maîtres des prêtres en captivité, et leur commanda de permettre aux serviteurs de Dieu d’aller adorer Dieu dans son église faute de quoi cela pourrait entraîner une destruction terrible sur eux. Mais les Hagaréniens, pensant avoir affaire à de la sorcellerie, chargèrent les prêtres de chaînes rendant encore plus lourds leurs tourments.
Le Grand Martyr Phanourios alla à eux la nuit, les libéra de leurs liens, et les encouragea en leur disant que le lendemain, ils seraient libérés par tous les moyens. Il apparut alors aux Hagaréniens et, leur faisant de sévères reproches, leur déclara: «Si demain vous n'avez pas rendu la liberté à vos serviteurs, vous verrez la puissance de Dieu!" Sur ces paroles, le saint disparut. Le lendemain matin, dans les maisons tous se réveillèrent, aveugles, paralysés et en outre tourmentés par les affres les plus terribles.
Ils évaluèrent ce qui devait être fait, et décidèrent enfin de convoquer les captifs. Quand les trois prêtres misérables vinrent, ils leur demandèrent s'ils étaient en mesure de les guérir à quoi ils répondirent: «Nous prierons Dieu. Que sa volonté soit faite.»
Mais le saint apparut de nouveau aux Hagaréniens la troisième nuit, et leur dit: «Si vous n'envoyez pas à ma maison des lettres d'affranchissement pour les prêtres, vous ne retrouverez ni la santé, ni la lumière [la vue] que vous désirez ». Quand ils eurent à nouveau discuté avec leurs proches et leurs amis, chacun composa une lettre d'émancipation de son propre esclave, les lettres furent ensuite déposées devant l'icône du saint.
Avant même que les messagers envoyés au temple soient de retour, ceux qui auparavant étaient aveugles et paralysés, furent guéris, et s'émerveillant ils rendirent la liberté aux prêtres et les renvoyèrent dans leur patrie à l'amiable. Les prêtres, cependant, firent une copie de l'icône de Saint Phanourios et la prirent avec eux dans leur pays, ainsi chaque année la mémoire du Saint est-elle célébrée.

Le Fanouropita


Mais si Saint Phanourios est dignement fêté chaque 27 aout comme Grand  Martyr de l'Église il est aussi pour beaucoup et pas seulement les Chypriotes, le saint patron des objets perdus, il aide les gens à retrouver ce qui a été perdu que ce soit un objet précieux ou non... voire même la santé, ou le bonheur !

"Phanourios" vient du mot grec, «fanerono» (je révèle)
Si vous avez perdu quelque chose et que vous demandez de l'aide à Saint Phanourios, vous devez faire ensuite un Fanouropita ( gâteau pour St Phanourios.)

Le gâteau cuit est apporté à l'église où il est béni par le prêtre de la paroisse.
Une fois béni, le Fanouropita est partagé et distribué aux fidèles de l'Église.

Voici la recette du Fanouropita :
1 tasse de sucre
1 tasse d'huile végétale
2 tasses de jus d'orange
3 / 4 tasse raisins secs clairs ou foncés
3 / 4 tasse de noix hachées
1 cuillère à café de bicarbonate de soude
1 c. à thé de vanille
4 tasses de farine

Battre le sucre et l'huile jusqu'à obtenir un mélange jaune crèmeux. Dissoudre le bicarbonate de soude dans le jus d'orange et verser lentement dans le mélange sucré. Ajouter les autres ingrédients et verser dans un moule graissé. Cuire au four à 180° pendant 45-50 minutes ou jusqu'à ce qu'un couteau inséré en sorte sans trace de pâte. Couper en carrés pour servir après sa bénédiction à l'église par le prêtre de la paroisse.
(Version française de Maxime le minime d'après http://www.serfes.org/lives/phanourius.htm)

jeudi 26 août 2010

Père PORPHYRIOS : comment nos prières sont exaucées


« Cherchez plutôt le royaume de Dieu et sa justice ; et toutes ces choses vous seront données par surcroît » (Luc 12:31)
"Facilement, très facilement, le Christ peut nous donner ce que nous voulons. Quel est le secret ? Le secret est de ne pas toujours avoir à l’esprit de demander quelque chose. Le secret est de demander votre union avec le Christ de façon désintéressée, sans dire « Donne-moi ce que… » Il suffit de dire « Seigneur Jésus, aie pitié de moi ! » Dieu n’a pas besoin d’informations concernant nos différents besoins. Il est très familier avec nous tous et Il nous donne son amour. Nous répondons à cet amour par la prière et le respect de ses commandements. Devenons la volonté de Dieu. C’est notre plus grand intérêt, le plus sûr pour nous et ceux qui prient."

mercredi 25 août 2010

Les prophéties de St Cosmas d'Etolie

Il n'est pas besoin de prophétiser pour être un grand saint, et tous les saints n'ont pas les mêmes charismes. D'autre part il est souvent difficile d'interpréter les paroles prophétiques, l'Apocalypse en est un illustre exemple, mais il n'empêche, le don de prophétie est un des charismes qui vont souvent avec la sainteté. Bien des phrases de St Cosmas sont sans équivoque en tous cas...

"St Cosmas d'Etolie reçut de Dieu le don de prophétiser. Il annonça de nombreux évènements qui se réalisèrent ensuite.

Le Père Haralambos Vasilopoulos a relaté 99 prophéties dans son livre sur le Saint tandis que le métropolite Augustin de Plorina en cite 125. La plupart ont déjà été accomplies car la majorité se rapporte à la libération de la Grèce du joug turc. Certaines parlent d'inventions comme l'automobile, l'avion, le téléphone, la télévision et les satellites.

En voici quelques unes avec des commentaires :

1 "Cela sera un grand jour pour la Grèce et quiconque vivra sera heureux"

Saint Cosmas avait l'habitude de dire cela dans toutes les provinces occupées par les Turcs et qui furent libérées.

2 "Ce sera long et n'arrivera qu'à la troisième génération, vos petits enfants le verront"

Cette prophétie est extrêmement importante car elle a donné de l'espoir au peuple soumis qui fut étonné. Depuis que ces paroles furent prononcées jusqu'à la libération trois générations vécurent, chaque génération comptant 25 ans.

3 "Il viendra des casquettes rouges, puis des Anglais pendant 54 ans et ensuite cette région redeviendra grecque" (il s'agit de l'ile de Céphalonie dans les Iles ioniennes sous occupation vénitienne)

Les soldats français étaient appelés les "casquettes rouges" à cause de leur képi sous Napoléon. L'accomplissement de cette prophétie est exact car après les Vénitiens les Iles ioniennes furent occupées par la France puis 54 ans par l'Angleterre de 1810 jusqu'en 1864. (exceptée Corfou qu'elle rendit en 1815).

4 "Ce sera long jusqu'à ce que deux grandes fêtes arrivent le même jour" En 1912 où Pâques et l'Annonciation étaient le même jour, l'Epire et d'autres régions de Grèce furent libérées des Turcs.

5 "Les Turcs partiront mais ils reviendront et iront aussi loin que Héxamifia. A la fin ils seront repoussés à Kokkine Mefia. Des Turcs 1/ 3 sera tué, 1/3 sera baptisé et le reste ira à Kokkine Melia"
Kokkine Melia était une région que l'imagination des Grecs asservis plaçait dans les profondeurs de l'Asie

6 "Un jour viendra où le monde sera dirigé par des objets muets et inanimés"
Le Saint annonce ici l'invention et l'utilisation de nombreuses machines, particulièrement les ordinateurs qui supplanteront les hommes.

7 "Le diable viendra à vous par les savants"
C'est par l'élite intellectuelle en provenance de l'Europe occidentale que les idées athées, matérialistes, antichrétiennes et corruptrices ont été introduites en Grèce.

8 ''Après la guerre les hommes devront courir une heure et demie pour trouver un autre humain afin de s'associer à lui" Cette prophétie pourrait annoncer la situation en cas de guerre nucléaire.

9 "Le temps viendra où le diable nous visitera avec sa citrouille" Etrange prophétie! Il s'agit des satellites qui comme des citrouilles tournent dans l'espace au grand étonnement des hommes qui sont surpris de 'ces ovnis qui défient la science. Nous ne désirons pas déprécier la valeur des découvertes scientifiques mais nous censurons l'arrogance du monde moderne qui place les idoles créées à la place du vrai Dieu. Pourtant rien n'est comparable entre les astres immenses créés par Dieu et qui se meuvent dans l'univers et les "citrouilles techniques", petites et fragiles, pourtant si admirées !

10 "Cet enfant grandira, gouvernera la Grèce et sera glorifié" (Ioannes Koletis)
Quand saint Cosmas passa à Syrrako, en 1778, il reçut l'hospitalité dans la famille riche des Koletis qui avait un enfant de 5 ans. Le petit, aimable sur tous les plans, s’assit sur les genoux du Saint et caressa sa barbe. La mère qui avait entendu parler du don de saint Cosmas lui demanda l'avenir de son fils. Il répondit : "Il sera bien éduqué, se rendra à l'étranger, deviendra une personnalité et mourra en dirigeant la Grèce ". L'enfant était Jean Koletis né à Syrrako en 1773. Il se rendit en Europe où il devint physicien puis prit part à la Révolution de 1821. Il devint Ministre et en 1847, sous le règne d'Otto, il mourut comme Premier Ministre de Grèce.

11 "Vous deviendrez un homme important qui va conquérir l'Albanie. Vous prendrez Preveza, Parga, Sauli, Delvino, Grandiki et la grande forteresse. Vous aurez un nom célèbre dans le monde et vous irez à Constantinople mais avec une barbe rouge. C'est la volonté divine Rappelez-vous toutefois, tout au long de votre règne, que vous devez aimer et défendre les Chrétiens si vous voulez que vos successeurs gardent le pouvoir "
Ceci fut dit à Tepeleni, en Albanie, au Pacha Ali et devint réalité 30 ans plus tard. Il fut le seul et puissant gouverneur d'Epire. En annonçant qu'il irait à Constantinople avec "une barbe rouge" le Saint lui annonçait qu'il serait décapité, que sa tête, avec la barbe sanguinolente, serait envoyée à Constantinople, ce qui arriva.
 
12 "Des choses sortiront des écoles que votre esprit n'imagine même pas"

13 "Vous verrez dans les champs des voitures sans chevaux qui courront plus vite que des lapins"

14 "Un temps viendra où la terre sera entourée d'un fil "

15 "Un temps viendra où les gens se parleront d'un endroit éloigné à un autre comme s'ils étaient dans des chambres contigües, par exemple de Constantinople en Russie"

16 ''Vous verrez des hommes volant dans le ciel comme des étourneaux et lançant du feu sur la terre. Ceux qui vivront alors iront aux tombes, en s'écriant: sortez vous qui êtes morts afin que nous les vivants nous puissions y entrer"

Ces prophéties ont été imprimées plus d'un siècle avant la réalisation de ces découvertes scientifiques.

17 ''Il apparaitra une boite du diable qui abêtira le monde et dont les cornes seront sur le toit "
On peut voir sur les toits des maisons combien on compte de ces antennes de télévision et on peut se demander quelle sagesse et quelle crainte de Dieu peuvent avoir ceux qu'abritent ces toits. Que leur montre donc cette boîte du diable telle qu'on l'a faite? Des jeux, des infamies, l'école de la violence, du crime, de l'assouvissement des passions, la restauration de la barbarie.

18 " Ils imposeront les poules et les fenêtres lourdement mais ils n'auront pas le temps d'en profiter"
A partir de 1992 les fiscalités seront similaires dans tous les Etats de l'Europe, au détriment des pays pauvres. Les évènements feront que ces décisions n'auront qu'une portée de courte durée"

(extrait de St Cosmas d'Etolie - hiéromartyr égal aux apôtres
 par Constantin Cavarnos ed. St Jean le Roumain)

mardi 10 août 2010

Le peuple russe a sauvegardé sa foi et l'Église a réagi de facon plus adéquate en aide aux sinistrés dans la lutte contre les incendies en Russie.

Sur le blog du moinillon :
Спаситель-Богородица

"Aujourd’hui l’Orthodoxie russe est infiniment plus profonde car elle est plus intérieure qu’extérieure. Le peuple russe a sauvegardé sa foi. Aujourd’hui encore, il peut arriver que, lors des Liturgies célébrées en Russie, on accorde trop d’importance au chant, mais le peuple n’y fait pas attention car il est en prière..."


Il est bon d'apprendre aujourd'hui de telles nouvelles, à une ère où les mêmes arrogants qui naguère se taisaient , ou mentaient sur le régime soviétique, voire le glorifiaient, ne cessent à notre époque post communiste de traquer le moindre reliquat supposé de totalitarisme chez tous ceux qu'ils soupçonnent d'avoir appartenu au KGB (et de sévir encore impunément) et voient d'anciens communistes non repentis partout, ignorant non seulement le nombre incalculable de martyrs du Bolchevisme et le peuple des crypto chrétiens survivants, mais également l'authenticité de la foi renouvelée du peuple chrétien orthodoxe russe, car ce qui ne semble qu'un investissement dans la culture par un peuple quand il se la ré-approprie, le mène dans la vie spirituelle réelle quand il désire de toute son âme revivre cette culture - en l'occurrence chrétienne. 
Puissent les peuples occidentaux donneurs de leçons en faire autant! 
 Par les prières de nos Saints Pères Seigneur Jésus Christ notre Dieu aie pitié de nous !

Liturgie de la Dormition dans l’antique monastère de La Panagia SOUMELA, la première depuis 88 ans

La télévision grecque ERTWORLD transmettra, en direct, la liturgie qui se déroulera au monastère Panagia Souméla, de 7 à 12 heures, heure grecque, le dimanche 15 août


5 courtes prières pour les épreuves par Saint Ignace du Caucase

Sur le blog de Claude :

St. Ignatius Brianchaninov

Quand les épreuves vous arrivent, il est utile de répéter les courtes phrases suivantes avec attention et de toute votre âme, de les répéter, jusques au moment où, par leur répétition votre cœur sera rempli de paix, de réconfort et de douceur...
 Connaître ces prières ICI

lundi 9 août 2010

De l'Himalaya jusqu'au Christ [8] : Récit d'une ascension par le moine rassophore Adrien [fin]

La révélation d'un Dieu personnel


Dans le sépulcre stérile de Moscou un nouveau monde a commencé à s'ouvrir à moi. L'oppression de la ville pesait peu sur moi, je me suis aperçu que le royaume céleste de Dieu et de ses saints était vraiment plus proche que les dalles grises des bâtiments qui dominent la ville. J'ai visité la Laure Saint-Serge et pour la première fois j’ai pu vénérer les reliques d'un saint. Dans ces "ossements" il semblait y avoir plus de vie que dans toute la Californie du sud. Mon séjour a culminé avec la Nativité au Metochion de Valaam. Je me sentais comme entouré par ce qui semblait être des gens ordinaires, mais qui conservaient un pied dans le ciel. Le christianisme peut être une religion à la foi intangible, mais il me semblait en recevoir une vérification tangible partout où je me tournais.



Quelques jours plus tard, j'ai quitté Moscou. Avant mon départ, ma sœur m'a adressé des paroles de reproche : «Mon cher, si tu as pu passer trois mois chez les bouddhistes, tu peux au moins en passer un chez les orthodoxes.» C’est exactement ce que j'ai fait. Retardant mon retour, je ne suis revenu en Californie que deux mois plus tard. A la veille de l'Annonciation j’ai pris cette route en si mauvais état en direction du monastère Saint Germain d'Alaska. La première chose qui m'a frappé, en venant tout juste de San Diego, a été le fait que ces moines étaient des anachronismes au XXe siècle. Qui a entendu cet appel à renoncer au confort et possessions, en ces temps? On était au milieu du Carême, et il était clairement visible que ces hommes étaient en plein combat spirituel. La sobriété imprégnait le monastère. Ils semblaient prêts à mourir pour la vérité, et ce n'était pas quelque chose que j'avais vu chez IBM, ni à l'école d'art ni au Japon. Il y avait de la souffrance en ces lieux, mais étaient-ils prêts à tout donner pour la seule chose nécessaire? Après tout ce que j'avais vu, je n'avais toujours pas une foi ferme en Dieu, mais je savais que ces moines avaient vu quelque chose et je le désirais.



Le Samedi de Lazare est arrivé. En ce jour l'Eglise commémore la résurrection d'entre les morts après quatre jours de Lazare par le Christ. Je fus réveillé tôt pour assister, dans un monastère voisin, à la liturgie suivie d'un repas. Mais à peine réveillé, je suis retombé aussitôt dans le sommeil. Quand je me suis levé de mon lit, j'ai trouvé le monastère entièrement vide. Pas une âme ne restait. Comme je traversais le monastère, un verset m’est venu à l’esprit : «Voici l'Époux qui vient, à minuit, et Heureux ce serviteur qu'il trouvera en train de veiller ». Et c’était exactement ce qui s'était passé à la fois physiquement et spirituellement. Dieu avait frappé et m'avait offert une fête, mais j'étais resté réticent. Dieu m’avait-Il définitivement fermé la porte ? J'ai commencé la descente de la montagne, espérant être pris en auto-stop jusqu’au couvent. Comme je marchais je méditais sur les événements de la matinée, et il semblait évident que Dieu m'avait permis de rester à la traîne pour me tirer de mon indécision. Enfin je percevais ce qu'on entend par un Dieu personnel. Pourquoi une force impersonnelle m’enverrait-elle un message aussi clair pour le salut de mon âme? Si elle était impersonnelle, pourquoi s’occuperait-elle de ce qui m'était arrivé ? L'amour ne peut exister qu'entre des personnes. Une force ne peut pas aimer (et je vous mets au défi d'essayer d'aimer une force impersonnelle). C'est pourquoi j’en suis venu à la conclusion que Dieu devait être une personne. Comme j’en arraivais à cette déduction, j'ai entendu une voiture se rapprochant de moi par derrière : c’était notre seul voisin sur la montagne. Je lui ai signalé mon désir de descendre et par une étrange "coïncidence" il est arrivé qu’il allait faire ses courses, comme il avait l’habitude de le faire une fois par semaine, au magasin qui voisinait le couvent. Je suis arrivé à temps pour la Liturgie.



Deux ans ont passé et je suis maintenant un moine rassophore, un anachronisme, si vous voulez. Mes combats n'ont pas cessé, mais mes jours d'errance arrivent à leur terme. J'ai parfois pleuré sur mon passé gaspillé, mais quand je regarde de plus près, je vois la main de Dieu me guider à travers même les étapes les plus stériles à première vue. Maintenant, Il m'a amené ici pour une raison, mais qui doit encore être révélée...
(Version française de Maxime le minime

dimanche 8 août 2010

De l'Himalaya jusqu'au Christ [7] : Récit d'une ascension par le moine rassophore Adrien



J'avais le projet de rencontrer des amis en Egypte pour Noël, mais j'ai trouvé un vol moins cher pour Istanbul et j’ai pensé que ce serait un bon point de départ pour l'Europe occidentale et les Etats-Unis. Le transporteur était Aeroflot. Quelques jours plus tard, me revint à esprit qu’Aeroflot était la compagnie aérienne russe et que ma sœur vivait à Moscou. J'ai pensé que peut-être mon vol pourrait faire une escale à Moscou. Cela s'est avéré possible. J’ai donc fait une escale de trois semaines après l’obtention d’un visa pour la Russie. J'ai atterri à Moscou le jour de la Saint Germain.
Ma sœur m'a accueilli à l'aéroport et a donc commencé ma formation intensive de trois semaines dans l'Orthodoxie. Un nouveau monde a commencé à s'ouvrir à moi. J'étais dans un pays où les gens sont morts pour le Christ, et où l'intercession des saints était un événement normal. Ce n'était pas un christianisme vide considéré comme une obligation sociale. C’étaient des gens qui avaient enduré des souffrances incroyables pour la Vérité.

Solovki

J'ai commencé à lire des volumes sur l'Orthodoxie, visiter des églises, et gentiment discuter avec ma sœur sur les différences entre les principes orthodoxes et les principes bouddhistes. Elle revenait sans cesse au même point : la vérité pour le Christianisme a la forme d'une personne. Je ne parvenais à en saisir l'importance. Force ou personne, je ne pouvais pas voir la différence.
Ensuite, j'ai rencontré Père Artemy, un prêtre bien connu à Moscou avec une communauté de fidèles énorme. C’est un homme plein d'abnégation, dont la vie entière est consacrée au Christ et à la propagation de l'Evangile. 


Nous sommes arrivés à son église au cours de la Vigile du samedi soir. Nous l’avons trouvé en train de confesser, entouré d'une foule de cinquante à cent personnes qui attendaient de se confesser. Je me tenais au bord du cercle et avant que beaucoup de temps ait passé j'ai été entraîné en son centre par Père Artemy. Avec les yeux fermés, les mains sur mes épaules, il a commencé à me parler. Quand il voulait mettre l'accent sur un point, il appuyait son front sur le mien. Comme il me parlait dans un anglais très fleuri, j'ai eu la nette impression que ce prêtre, que je n'avais jamais rencontré, connaissait beaucoup plus de moi qu'il ne l’aurait dû. Ce qui m’a vraiment secoué, c'est le sentiment qu'il était soucieux de mon âme, comme s'il avait un intérêt personnel pour elle. Il m'a parlé pendant dix minutes alors que les babouchki impatientées commençaient à se presser autour de nous. Il a continué à parler, en me disant que mon expérience au Népal m'avait été donnée par Dieu pour me sortir du matérialisme. Puis il m'a dit pourquoi le Christianisme était la vraie foi : c’était la seule à avoir un Dieu personnel. Je ne comprenais toujours pas l'importance de ce fait, mais je suis parti en me sentant plus léger, même si je n'avais presque rien dit. (à suivre)
(Version française de Maxime le minime
 de Himalayan Ascent to Christ)

vendredi 6 août 2010

De l'Himalaya jusqu'au Christ [6] : Récit d'une ascension par le moine rassophore Adrien

Aussitôt que le sommet éphémère aurait disparu, je reviendrais à mon propre état normal. J'avais lutté avec des ampoules, des genoux douloureux et la Giardia au ventre, et pour quoi ? Pour jouir certes d’une vue exaltante, mais au bout du compte une jolie vue de plus, et c’est tout. Est-ce que cela m’avait amélioré en tant que personne ou avait aidé quelqu'un d'autre? Non, cela avait simplement nourri mon ego ; j'avais acquis un excellent aliment pour les conversations lors des parties. Où étaient partis tous mes idéaux bouddhistes élevés ? A ce moment, j'ai réalisé que ma vie devait être consacrée à quelque principe supérieur à mon plaisir terrestre.
J'ai décidé de retourner au monastère.
J'ai passé des mois à étudier la philosophie bouddhiste tibétaine et les techniques de méditation.



Mais il y avait certains éléments que j'avais du mal à accepter. La doctrine du karma ne semblait pas permettre le libre arbitre dans l'homme; les décisions de faire le bien ou le mal étaient toujours programmées par les actions précédentes. Comment serait-il possible de se libérer, si chaque décision a été déterminée? Si l'on avait péché depuis des temps sans commencement comme ils le croyaient, comment pourrait-on se purifier dans une vie si brève ?

En un sens, ce qui était si difficile, c'est que c’était si logique ; cela me semblait conçu par un esprit humain. Cependant la philosophie de l'auto-sacrifice s'est enracinée en moi, même si je n'avais pas réussi à agir là-dessus, je savais que je ne pouvais plus vivre la vie que je vivais.



Tandis que je séjournais dans le monastère bouddhiste tibétain, j'ai commencé à lire La Voie du pèlerin (« Les récits d’un pèlerin russe »). J'ai vu dans le Pèlerin la manifestation de l'abnégation et de la compassion que j'avais trouvés dans le bouddhisme tibétain, mais cela venait de la tradition chrétienne, dans laquelle j’avais été élevé. Pourquoi n’avais-je jamais entendu parler de cela dans mon église catholique de mon enfance ? Plus étrange encore est le fait que ma sœur était devenue une moniale orthodoxe russe alors que je ne savais toujours rien des caractéristiques mystiques de la religion. J'ai décidé que peut-être que je n'étais pas prêt à devenir un bouddhiste et que je devrais en savoir plus sur mon propre patrimoine.
Après avoir été frappé à la tête suffisamment de fois, je suis finalement arrivé à la conclusion que tous mes voyages avaient été plutôt inutiles et que je devais rentrer chez moi et m'y ancrer. (à suivre)
(Version française de Maxime le minime de Himalayan Ascent to Christ)

jeudi 5 août 2010

De l'Himalaya jusqu'au Christ [5] : Récit d'une ascension par le moine rassophore Adrien

Après quelques semaines au monastère, je suis parti pour faire du trekking avec mes amis qui étaient arrivés au Népal. Nous avons pris un bus pour traverser le pays et avons commencé notre randonnée dans la montagne de l’Annapurna. Avec nos sacs pleins, nous sommes montés à plus de 4200 m au cours des deux semaines suivantes. Le paysage était magnifique, passant des vallées fertiles aux forêts denses, et aux sommets couverts de neige. La randonnée était pénible à certains moments quand nous devions grimper 300 m, puis descendre d’autant dans une vallée. La beauté de la création était étonnante, mais tous les soirs, quand je m'allongeais pour dormir, ce vieux sentiment de rater quelque chose reparaissait ; j'ai pensé que cela disparaîtrait une fois je serais arrivé à la base de l'Annapurna.


Nous avons atteint notre destination un après-midi, à bout de souffle et plus qu’un peu déçus. Toute la zone était engloutie par une énorme barre de nuages en plein milieu de laquelle nous nous trouvions. Nous avons exploré les glaciers et passé du temps à nous entasser près d'un poêle dans une cabane à thé de petite taille. La nuit venue, il n'y avait aucun signe d'une quelconque rupture du nuage. Nous sommes allés dormir et nous nous sommes réveillés juste avant l'aube avec la nouvelle que le temps s'était éclairci. Je suis allé à l'extérieur et un spectacle des plus étonnants au monde s’est offert à mes yeux. Le soleil se levait lentement au-dessus du monde, que je sentais que je pouvais atteindre et toucher. Alors cette pensée ignoble surgit dans mon esprit, "Quel est l’intérêt ?" Puis cela m'est apparu : tout ce voyage avait été fait pour mon propre plaisir. (à suivre)
(Version française de Maxime le minime de Himalayan Ascent to Christ)

mercredi 4 août 2010

De l'Himalaya jusqu'au Christ [4] : Récit d'une ascension par le moine rassophore Adrien

A cause des paroles d'un simple moine birman, je me suis éveillé au fait que peut-être il y avait quelque chose de plus dans le christianisme que le vernis que j'avais rejeté. Je n'étais pas encore à ce moment-là forcé de faire une enquête sérieuse sur le christianisme, mais le terreau était en préparation.


Peu de temps après je me suis rendu au Népal, où je devais rencontrer des amis pour un trek dans l'Himalaya. Je suis arrivé un peu de temps avant eux, et j’ai décidé en les attendant d’aller dans un monastère bouddhiste tibétain. J'en ai trouvé un à peu de distance de Katmandou qui proposait des cours en anglais. Je suis allé en tant que touriste culturel, goûtant le plat suivant du menu des religions du monde.
Je suis arrivé, sceptique sur tout, m'attendant à trouver quantité d’adeptes du New-Age défoncés. Après les premiers jours mes idées ont été complètement modifiées. Ce n'était pas une religion millénariste de bien-être ; c'étaient des gens qui luttaient sincèrement pour atteindre la vérité. J'ai été étonné d'apprendre qu'ils croyaient à l'enfer. Qui, dans cette ère moderne, croit à l'enfer ? Mais pour eux, c’était le résultat naturel d'une vie gâchée. J'ai été intrigué. J'ai commencé à avoir une écoute plus attentive que pour d'autres doctrines qui étaient propagées. Le noyau de la religion, c'est l'idée que tous les êtres vivent dans un royaume éphémère de désir et de souffrance. Toute souffrance est créée par la course après ce qui est impermanent, il faut donc plutôt se tourner vers ce qui est permanent : la vérité. La seule façon d'atteindre cela consiste est de cesser de s'accrocher à son ego, et au contraire de vivre pour les autres. C’est seulement lorsque nous plaçons le bonheur des autres avant le nôtre que nous pouvons nous-mêmes obtenir le bonheur. J'étais stupéfait : après 27 ans pendant lesquels on m’avait dit : «Fais ce qui te procure du bien-être», les Tibétains étaient en train de me dire que tout ce qui faisait vous sentir bien était sans doute ce qui vous rendrait malheureux dans cette vie ou dans l'autre. C'était une idée révolutionnaire pour moi, mais en même temps j'avais un vague sentiment que je l'avais entendu quelque part. (à suivre)
(Version française de Maxime le minime de Himalayan Ascent to Christ)


mardi 3 août 2010

De l'Himalaya jusqu'au Christ [3] : Récit d'une ascension par le moine rassophore Adrien

J'ai voyagé dans toute l'Asie du Vietnam jusqu’à Singapour, sans but précis en tête. L'excitation produite par de nouveaux lieux et de nouveaux compagnons de voyage me conservait dans la distraction la plupart du temps, mais avant d’aller au lit la douleur sourde de la vacuité revenait. J'étais encore désespérément à la recherche de cet élément qui manquait dans ma vie.


 Je me suis rendu sur les lieux sacrés retirés des Bouddhistes et des Hindous, en même temps que je les atteignais, j'étais déjà en train de planifier la prochaine étape de mon voyage. Au cours de mes voyages à travers la Birmanie, j'ai visité un temple en bordure de Mandalay. Des milliers de marches creusées sur le flanc d'une montagne menaient jusqu’au temple qui dominait toute la ville. Comme je faisais mon ascension, je vis un moine bouddhiste à côté de moi à mon rythme. Il était dans la cinquantaine, petit, un peu gras, avec un joyeux visage rougeaud. Il s'est présenté et nous avons continué notre ascension. En arrivant au sommet nous nous sommes assis sur un mur du temple pour parler tandis que le soleil se couchait sur Mandalay. Après quelques plaisanteries d'introduction, j’ai orienté la conversation sur la situation politique au Myanmar (la Birmanie était à ce moment sous une dictature militaire brutale) dans laquelle a été assassinée une grande partie de la population à la suite des émeutes contre les politiques corrompus de la fin des années quatre-vingts).Il a soupiré et m’a regardé avec un regard déçu: "Pourquoi voulez-vous parler de ça ?" J'ai bredouillé une excuse pour en dissimuler la véritable raison, qui était d’afficher ma connaissance des sujets sérieux. Il a orienté la conversation dans une direction complètement différente. «La semaine dernière, j'ai vu un film appelé« Jésus de Nazareth. "Quelle vie merveilleuse !" Pendant les dix minutes suivantes, il a vanté les mérites du Christ. J'étais prêché par un moine bouddhiste, non pour me convertir à sa religion, mais au christianisme. J'étais abasourdi. Je pensais moi-même bien au-dessus du christianisme depuis que j'étais au lycée, et voilà qu’un païen me redonnait ce que j'avais rejeté.(à suivre)
(Version française de Maxime le minime de Himalayan Ascent to Christ)

lundi 2 août 2010

De l'Himalaya jusqu'au Christ [2] : Récit d'une ascension par le moine rassophore Adrien (2)

Je me suis vite acclimaté à mon nouvel environnement. En deux semaines, j'étais inscrit à un cours de langue et avais trouvé un poste d'enseignant en anglais. C’était surprenant de se trouver dans un pays où l'on pouvait laisser sa voiture en marche pendant qu'on allait dans un magasin sans s'inquiéter qu'il soit volé. L'honnêteté était la norme et cela a amorcé un changement en moi. Ma conscience a commencé à revenir à la vie. J'ai ressenti un immense soulagement, quand j'ai commencé à faire des choses simples comme payer normalement mes tickets pour prendre le métro. Il s'agissait d'une simple adhésion à la loi sans aucune compréhension plus profonde, mais cela a été le catalyseur de changements subtils, et j'ai commencé à respirer plus facilement.



Vivre dans l'ancienne capitale du Japon m'a mis en contact avec deux mille ans de tradition au quotidien. J'avais grandi dans les banlieues du sud de la Californie (le plus vieux bâtiment de mon quartier était de dix ans); ici, je vivais près d'un temple vieux de mille ans où avaient officié d’innombrables empereurs. Les temples, jardins, et les coutumes commençaient à alimenter une âme qui avait consommé beaucoup trop de goudron. Naturellement attiré par la beauté des traditions, j'ai commencé par une phase de bouddhisme zen en dilettante. Pour mon esprit facilement distrait et impatient, c'était trop. Dans un temple zen, il n'y a qu'une seule façon correcte d'accomplir tout acte et cela doit être fait avec précision. Mes prosternations étaient trop violentes, ma posture jamais droite, et mes chaussettes jamais assez propres. Le prêtre frissonna à mon apparence. La perfection était demandée et j’étais loin du compte. Je me suis finalement arrêté non pas à cause de mon insuffisance, mais en raison de l'absence totale de joie que j'ai ressentie là-bas. C’était trop mécanique: appuyez sur les boutons à droite et atteignez l'illumination. Il y avait un calme que je ressentais après avoir médité, mais cela aidait-il vraiment quelqu'un d'autre? J'ai pensé que je pouvais atteindre cet état avec beaucoup moins d'effort grâce à un tranquillisant.

Trois années ont passé, mon japonais était suffisant, et je sentais que j'avais glané de la culture tout ce qui pouvait m’être utile. Le défi de survivre dans une culture étrangère, avait disparu, mon salaire était élevé, mon boulot facile, je pouvais me voir devenir content de moi. Il aurait été très facile de passer les quarante années suivantes dans cette très douillette niche que j'avais creusée. J'ai quitté mon travail, abandonné ma maison et j'ai commencé mon lent voyage de retour vers l'Amérique.
(à suivre)
(Version française de Maxime le minime de Himalayan Ascent to Christ)

samedi 31 juillet 2010

De l'Himalaya jusqu'au Christ [1] : Récit d'une ascension par le moine rassophore Adrien (1)


Voici un récit de conversion qui me touche particulièrement, et dont beaucoup de ceux qui ont fini, guidés invisiblement (à n'en pas douter) par la Sainte Providence, par rejoindre la nef de l'Orthodoxie, après avoir (à première vue) erré dans les régions spirituelles de l'Extrême Orient, comme beaucoup à notre époque, à la recherche d'une nourriture vivifiantepeuvent se sentir proches. 

Il a été initialement publié dans le n ° 190 du magazine "Orthodox Word" et est paru dans au moins deux sites en voici la traduction en français :

"Lorsque nous apprenons à connaître Dieu comme une personne, nous commençons à voir sa main à l'œuvre non seulement dans les circonstances de nos vies quotidiennes, mais aussi dans les événements de notre passé qui nous ont conduit à l'instant présent. Nous voyons comment des vérités partielles, Il nous a conduit à la plénitude de la Vérité, et comment Il continue à nous guider à l’intérieur d’une réalisation plus profonde de cette vérité. Comme le Père Seraphim Rose l’a écrit, quand nous venons au Christ "pas de vérité vraie que nous ayons jamais connue ne sera perdue à jamais."


"Entouré par cinq des plus hauts sommets de l'Himalaya, je me tenais à plus de 4200 mètres, regardant les montagnes de l’Annapurna au lever du soleil. Mon trek au Népal avait commencé quelques semaines auparavant et était à son point culminant. Comme j’étais là à contempler la beauté immaculée flambant au-dessus de moi, une pensée pénétra mon esprit et refusait de le quitter : Quel intérêt ?... Mon ego immédiatement rétorqua à cette pensée aléatoire, " Quel est l'intérêt ?! Qu'est-ce que tu veux dire, Quel est l'intérêt ? «L’intérêt est que tu as parcouru toute cette distance pour voir ces montagnes, profites-en maintenant!" Mon esprit demeurait néanmoins toujours en proie à cette idée. Oui, c'était une des choses les plus belles que j'aie jamais vues, et j'étais rempli de joie en cet instant, mais que deviendraient ces sentiments quand le lendemain je n’aurais plus cette si belle source d’inspiration ? Le bonheur de ce monde ne pourrait jamais m'apporter entière satisfaction. Cela aurait dû m’apparaître comme évident tout au long de ma vie, mais il fallut mon ascension vers le sommet du monde pour que j’accepte cette évidence enfin. Et ce fut mon premier pas vers le Christ et l'Orthodoxie.

Jusqu'à ce moment toute ma vie adulte avait été une vie séculière consacrée à satisfaire des passions diverses. J'avais fini mes études à l'université à l'âge de 21 ans avec l’objectif de me lancer dans les affaires tout en poursuivant une carrière dans l'art. En un an il me semblait être en bonne voie pour atteindre mon objectif. Je vivais alors à Londres, employé par IBM. Ma position était assurée et une promotion était imminente. Ma vie privée était similaire à celle de beaucoup de ma génération : relations occasionnelles, recherche du confort, et constantes distractions me préservant de toute réflexion sur moi-même.

À peu près au même moment, ma sœur aînée est devenue moniale orthodoxe en Alaska. Que ce soit une coïncidence ou non, je n’en suis pas sûr, mais depuis cette époque ma passion pour les occupations mondaines a commencé à décliner. A voir mes collègues de travail, personne ne semblait être vraiment heureux ni content. La satisfaction dont l’appréciation est insaisissable n'a jamais été vraiment présente, mais toujours terriblement à la marge. Voyager, faire du sport, boire avec les "copains" tout cela devenait de plus en plus banal. Chaque lundi revenait la même question: «C’était comment ton week-end ?» Tous les vendredis à nouveau: «Tu as des projets ce week-end ?» Londres est devenu plus gris et la bruine régulière ne réussissait jamais à laver la crasse.

Au lieu de regarder plus en profondeur les causes de mon ennui, j'en ai attribué la faute sans hésiter à la culture d'entreprise. J’ai supposé que mon dédain pour le monde était dû à la préoccupation de gagner de l’argent. Alors j'ai quitté IBM, fait mes valises et suis retourné en Amérique. Cultivant mon dédain pour la prospérité et le consensus social, j'ai commencé ma descente dans la vie de Bohême. Assez curieusement, je ne me suis pas aperçu que les mêmes règles qui régissent le conformisme social sont applicables à la scène alternative. Substituez une veste en cuir à un costume, un tatouage à une Rolex, et un sourcil percé à bouton de manchette et vous avez toujours le même homme.

J'ai commencé à faire une maîtrise en art et j’ai trouvé un emploi au Musée d'Art Moderne. Mes œuvres d’art consistaient en grande toiles faites sur mesure recouvertes d'épaisses couches de goudron. Le goudron n'avait pas été utilisée comme médium artistique auparavant si bien que mon travail a été instantanément populaire. Je m'efforçais d'être passionné par d’obscurs philosophes modernes, post-punk et d’être un fêtard noctambule, mais tout cela me fatiguait. Je reconnaissais que quelque chose n'allait pas avec moi. Pourquoi me trouvais-je dans l'impossibilité de discuter sérieusement d'une exposition d’une galerie présentant un panier de canettes d'aluminium écrasé et des sous-vêtements étendus sur des morceaux de fil de fer ? Pourquoi ne trouvais-je aucune joie à regarder la performance d’un artiste gloussant comme un poulet pendant quinze minutes ?
Heureusement, je me suis vite lassé de mon "style de vie alternatif", c’est alors qu’un ami m'a téléphoné pour me demander si je voulais aller au Japon. J'avais toujours eu de l’intérêt pour les cultures asiatiques, et comme je me considérais comme un nomade par excellence si bien qu’un mois plus tard je me suis retrouvé à Kyoto, au Japon. (à suivre) 
(Version française de Maxime le minime de Himalayan Ascent to Christ)

vendredi 30 juillet 2010

Une liturgie de la Dormition dans l’antique monastère de La Panagia SOUMELA, la première depuis 88 ans



Une liturgie de la Dormition dans l’antique monastère de Panagia SOUMELA

Les autorités turques ont donné leur accord formel à la célébration d'une liturgie lors de la prochaine fête de la Dormition au "musée de Sümela Manastiri", la première depuis 88 ans. Ce site, anciennement connu comme le monastère Panagia Soumela, était le centre spirituel de l'Empire de Trébizonde et des chrétiens orthodoxes du Pont-Euxin. Ayant été fondé en 386, le monastère de Soumela rayonnait jusqu'en 1922, lorsque les moines furent forcés de partir en Grèce où ils ont fondé un nouveau monastère du même nom à Kastania, près de Véria (ou Beroia). La liturgie sera célébrée par le Patriarche œcuménique Bartholoméos Ier la veille du 15 août. Cela sera un jour historique pour le Grecs et surtout pour les Pontiques car, la liturgie aura pour la première fois, depuis des siècles dans ce monastère orthodoxe qui, aujourd’hui, est transformé en musée.

Une Vierge à part : la Panagia SOUMELA
(la Toute Sainte Mère de Dieu des Grecs Pontiques)

La Toute Sainte Vierge Marie célébrée là où se trouve l'Hellénisme

Partout où vit l'hellénisme de la diaspora, jusqu'au bout du monde, il existe une église consacrée à la Toute Sainte Théotokos et des milliers de croyants affluent, notamment le 15 août, jour de la Dormition pour lui adresser leurs prières.
On ne compte plus le nombre d'églises dédiées à la Toute Sainte en Grèce, mais il en est une qui tient une place à part, et qui est à l'honneur en ce jour de la Dormition, c'est la Panagia Soumela, à Vermio, préfecture de Veroia en Macédoine, symbole du martyr et du déracinement des Pontiques, les Grecs du Pont-Euxin, partis de la côte sud, aujourd'hui turque, de la mer Noire.
La Très Sainte Vierge de Soumela est aujourd'hui un des importants lieux de pèlerinage du 15 août, avec celle de l'île de Tinos dans les Cyclades.
Construite en 1951 sur les pentes du mont Vermio près de la localité de Kastania, à Veroia en Macédoine, l'église se veut un rappel du monastère homonyme de Trapezounta (Trabzon) datant du 4ème siècle, sur les montagnes qui dominent de la côte sud de la mer Noire.
Selon la tradition, les moines Varnavas et son neveu Sophronios, partis d'Athènes, y ont été conduits par une vision de la Mère de Dieu pour construire la maison de son icône peinte de la main de l'Evangéliste Lucas. L'icône avait été trouvée à Athènes après la mort de Luc, puis perdue. Toujours selon la tradition, elle avait été transportée par des anges sur le lieu indiqué dans la vision des deux moines.
Arrivés sur place, les deux moines s'installent à côté de la grotte où a été trouvée l'icône, sur une pente raide à 1 000 mètres d'altitude au mont Melas, d’où le nom Soumela (eis tou Mela / au Melas). Avec l'aide d'un monastère voisin, ils construisent une petite église à l'intérieur de la grotte. Avec le temps, le soutien des empereurs de Byzance et la réputation acquise d'une source d'eau miraculeuse, le lieu se développe en un important centre de l'hellénisme du Pont et de la chrétienté. Même sous l'empire ottoman, les musulmans y recourent pour les guérisons et les sultans maintiennent les privilèges acquis sous Byzance. A la fin du 19ème siècle, le lieu compte plusieurs monastères, une auberge de quatre étages, une bibliothèque et plusieurs autres églises et dévotions construites aux alentours.
Mais, l'histoire s'arrête en 1922, avec la catastrophe de Smyrne en Asie Mineure, marquant la fin du soulèvement grec contre le joug turc-ottoman. Avec les échanges de population, les Grecs doivent quitter les terres antiques de l'Anatolie et les Pontiques affluent par centaines de milliers en Grèce continentale, notamment en Macédoine. En 1931, un accord entre les gouvernements grec et turc permet de rapatrier un certain nombre de reliques du monastère parmi lesquelles l'icône de la Vierge. Pendant 20 ans, l'icône est hébergée au musée Byzantin d'Athènes, jusqu'en 1952 où la construction de la nouvelle église est terminée.
Depuis, la Panayia Soumela est devenue un symbole pour les Grecs Pontiques de partout dans le monde. Ceux d'Amérique et du Canada ont créé en 1982 à New York la Fondation de la Toute Sainte  Soumela des Pontiques d'Amérique qui vise à faire revivre le pèlerinage du 15 août dans la "terre Pontique du Nouveau Monde".
Par la suite, en 2005, a été créée la "Holy Institution Panayia Soumela, Inc" qui a procédé à l'achat d'un terrain de 1,5 hectare à West Milford dans le New Jersey et où ont été construits une église, un centre culturel et un bâtiment.