Les lèvres mensongères font horreur à l'Éternel, tandis que ceux qui agissent avec fidélité lui sont agréables. Proverbes 12:22 «C'est ce qui sort de l'homme qui le rend impur. En effet, c'est de l’intérieur, c'est du cœur des hommes que sortent les mauvaises pensées, les adultères, l'immoralité sexuelle, les meurtres, les vols, la soif de posséder, les méchancetés, la fraude, la débauche, le regard envieux, la calomnie, l'orgueil, la folie. Toutes ces choses mauvaises sortent du dedans et rendent l'homme impur.» Marc 7:20-23 Un témoin fidèle ne ment pas, tandis qu’un faux témoin dit des mensonges. Proverbes 14:5 « Vous, vous avez pour père le diable et vous voulez accomplir les désirs de votre père. Il a été meurtrier dès le commencement et il ne s'est pas tenu dans la vérité parce qu'il n'y a pas de vérité en lui. Lorsqu'il profère le mensonge, il parle de son propre fond, car il est menteur et le père du mensonge. » Jean 8:44 Si les paroles distinguées ne conviennent pas à un fou, les paroles mensongères conviennent d’autant moins à un noble. Proverbes 17:7 « Écarte de ta bouche la fausseté, éloigne de tes lèvres les détours ! Proverbes 4:24 Craindre l'Éternel, c'est détester le mal. L'arrogance, l'orgueil, la voie du mal et la bouche perverse, voilà ce que je déteste. » Proverbes 8:13 « Pierre lui dit : «Ananias, pourquoi Satan a-t-il rempli ton cœur, au point que tu aies menti au Saint-Esprit et gardé une partie du prix du champ? […] Comment as-tu pu former dans ton cœur un projet pareil? Ce n'est pas à des hommes que tu as menti, mais à Dieu.»Actes 5:3-4Mais pour les lâches, les incrédules, les abominables, les meurtriers, les impudiques, les enchanteurs, les idolâtres, et tous les menteurs, leur part sera dans l'étang ardent de feu et de soufre, ce qui est la seconde mort.Apocalypse 21.8

samedi 4 janvier 2025

גלה Révélation, découvrement, mise à nu, ανακαλύπτω, Apocalypse

 

Introduction au livre de l'Apocalypse par Claude Tresmontant selon la source présumée hébraïque hellénisée

גלה


"Selon la date que l'on attribue à l'Apocalypse, la signification et la portée du texte sont différentes.

Le prophétisme hébreu fait partie de l'histoire de l'Univers, de la nature et de l'Homme, et à ce titre il doit être examiné scientifiquement et philosophiquement, tout d'abord pour savoir s'il existe, s'il est réel, et puis pour savoir ce qu'il signifie, ce qu'il enseigne. Essentiellement le prophétisme hébreu enseigne la finalité de la Création. Il n'y a aucune raison de laisser ce fait entre les faits, en dehors de l'analyse philosophique.

Pour l'Apocalypse comme pour les prophètes hébreux antérieurs, il faut tout d'abord essayer de déterminer aussi exactement que possible ce que le prophète connaît, — ce qui est pour lui du passé ou du présent, — ce qu'il ignore, — ce qu'il peut prévoir à vues humaines, — et ce qu'il ne peut prévoir tout seul, — ce qu'il annonce pour l'avenir. Et comme nous venons presque vingt siècles après lui, nous allons comparer ce qu'il a annoncé avec ce que nous savons par l'histoire qui est pour nous passée.


 Le mot français « apocalypse » n'est pas une traduction mais un simple décalque du grec apokalupsis, qui n'était pas utilisé en grec naturel. C'est du grec de traduction. Le substantif apokalupsis est formé à partir du verbe grec apo-kaluptô, découvrir, dévoiler, révéler (Platon, Hérodote, Aristote).

 

Le verbe grec apo-kaluptô traduit le verbe hébreu galah, découvrir, mettre à nu. Exode 20, 26 : Et tu ne monteras pas sur des marches d'escalier à mon autel des sacrifices, afin que (hébreu ascher) ne soit pas découverte (hébreu tigaleh, grec apokalupsès) ta nudité sur l'autel.

Le verbe hébreu galah signifie : découvrir la nudité, dans nombre de textes du Lévitique, 18, 6 ; etc.

Il signifie : découvrir l'oreille pour confier un secret à quelqu'un, pour découvrir quelque chose, pour révéler. — 1 Samuel 9, 15 : Et c'est YHWH qui a découvert l'oreille de Schemouel (hébreu galah et-ôzen, grec apekalupsen to ôtion). — 1 Samuel 20, 2 : Il ne fait pas, mon père, une parole grande ou petite, et il n'a pas [— sans avoir] découvert mon oreille (hébreu we-lô igeleh et ôzeni, grec kai ouk apokalupsei to ôtion mou). — 1 Samuel 20, 12 ; 20, 13 ; etc. — Amos 3, 7 : Parce qu'il ne fait pas, adônaï YHWH, une parole, qu'il ne révèle (hébreu galah, grec apo-kalupsè) son secret (hébreu sôd) à ses serviteurs les prophètes...

Le verbe hébreu galah signifie aussi : être déporté, 2 Rois 24, 14 ; Isaïe 5, 13; 49, 21 ; Amos 6, 7 ; etc.

A la forme piel, le verbe hébreu gillah signifie : découvrir la nudité d'une femme. Ezéchiel 16, 35 : C'est pourquoi, putain (hébreu zônah, grec pornè ; cela s'adresse à Jérusalem), écoute la parole de YHWH... Parce que tu as versé, répandu ton airain (euphémisme) et qu'elle a été découverte (hébreu tiggaleh, grec apokaluphthèsetai) ta nudité dans tes prostitutions sur ceux qui t'ont aimée..., c'est pourquoi me voici qui rassemble tous ceux qui t'ont aimée... Je vais les rassembler sur toi des alentours et je vais découvrir ta nudité (hébreu gilleiti, grec apokalupsô) et ils verront toute ta nudité...

Isaïe 26, 21 : Car voici que YHWH sort de son lieu pour visiter la faute de l'habitant du pays, sur lui. Et il découvrira (hébreu gilletah, grec ape-kalupsei) le pays, ses sangs (au pluriel).

Le substantif hébreu galout, formé à partir du verbe galah, signifie : la déportation, l'exil, 2 Rois 25, 27 ; Jérémie 52, 31 ; Ezéchiel 1,2; etc.

Le substantif grec apokalupsis traduit l'hébreu érewah, la nudité. 1 Samuel 20, 30 : ... à la honte de la nudité de ta mère (hébreu le-bôschet érewat immeka, grec eis aischunèn apokalupseôs métros sou).

A la forme hiphil le verbe hébreu galah signifie : conduire un peuple en exil, 2 Rois 15, 29 ; 17, 6 ; etc. Amos 1,6; Jérémie 20, 4 ; etc.

 

Il est bien possible que l'auteur de l'Apocalypse joue sur ces diverses significations du verbe hébreu galah, puisque dans son livre il est bien question d'une révélation, d'une prophétie portant sur l'avenir,  mais  aussi d'une mise à nue d'une femme qu'il appelle la prostituée, et d'une déportation.

I1 n'est pas du tout évident ni certain que l'Apocalypse ait été écrite d'un seul coup, d'un seul jet. Il est beaucoup plus vraisemblable que c'est un ensemble de visions, d'oracles, de lettres, qui ont été réunis, rassemblés, du vivant de l'auteur ou après sa mort.

Personne ne sait où ont été composés et écrits ces divers documents. Peut-être à Jérusalem, autour de l'année 50, ce qui permettrait de comprendre que ces textes sont écrits en langage codé, chiffré, intelligible pour les frères et les sœurs de la petite communauté chrétienne de Jérusalem.

Personne ne sait qui a traduit de l'hébreu en grec ces textes et documents. Ce qui est sûr et certain, c'est que le traducteur maniait la langue grecque avec beaucoup d'incertitude. La langue grecque de l'Évangile de Jean est loin d'être toujours respectueuse de la grammaire grecque ; elle comporte nombre d'anomalies qui s'expliquent évidemment par l'hébreu sous-jacent. Mais la langue grecque de l'Apocalypse est nettement pire. Ce n'est pas le même traducteur.

 

L'Apocalypse est au fond un livre simple, qui annonce quelques années à l'avance la prise et la destruction de Jérusalem par le feu ; — qui commande à la petite communauté chrétienne naissante de s'enfuir au plus vite, avant qu'il ne soit trop tard, — ce qu'elle a fait ; — et qui annonce la venue de la nouvelle Jérusalem, qui remplace la première.

L'Apocalypse est un livre obscur pour nous, en fin du XXe siècle, comme elle l'a été dans les siècles précédents, parce qu'elle est écrite dans un langage chiffré, codé, qui était parfaitement compréhensible pour les frères et les sœurs de la communauté chrétienne à laquelle elle s'adressait, mais qui est difficile pour nous qui avons perdu le code.

Sous l'occupation allemande, pendant la guerre de 40-45, lorsque des compagnons de la résistance s'adressaient des messages, ils utilisaient un langage codé pour échapper à la police de l'occupant.

Iohanan de l'Apocalypse écrit en pleine terreur à des communautés chrétiennes persécutées à mort. C'est pourquoi il écrit en langage codé. La terreur était le fait de l'occupant romain, — des gouverneurs romains, — des rois judéens collaborateurs, — et du haut sacerdoce de Jérusalem, qui était à la botte du pouvoir romain.

Iohanan qui connaissait la sainte Bibliothèque hébraïque par cœur, procède par allusions à des textes hébreux, à des formules hébraïques, qui étaient familiers aux frères et aux sœurs de la première communauté chrétienne, judéenne, et des premières communautés chrétiennes issues de communautés judéennes de la Diaspora." (À suivre)

INTERPRÉTATION ORTHODOXE DE L'APOCALYPSE [26 ] (suite)

 Le mystère de l'iniquité frappe

Tout au long de l’ère de l’Église, le mystère de l’iniquité a contribué subtilement et insidieusement à favoriser l’incrédulité. L’humanisme d’inspiration satanique, qui avait reçu un tel élan à la Renaissance et au siècle des Lumières, a atteint son apogée nihiliste au début du XXe siècle sous la forme du communisme athée. L’idéologie utopique qui est à la base du communisme, et en fait de la pensée la plus laïque, est rarement clairement comprise, même par ses adeptes ; il fait désormais partie de l’héritage idéologique non examiné de l’ère post-Lumière.




« Il faut comprendre ce qu'est le communisme, a insisté Saint Séraphin Rose. Pas simplement un régime politique ivre de pouvoir, mais un système idéologico-religieux dont le but est de renverser et de supplanter tous les autres systèmes, en particulier le christianisme. Le communisme est en réalité une hérésie très puissante dont la thèse centrale... est le chiliasme ou millénarisme : l'histoire doit atteindre son point culminant dans un  état indéfini de béatitude terrestre, une humanité perfectionnée vivant dans une paix et une harmonie parfaites. »

Le communisme a spécifiquement attaqué le pays qui avait le plus conservé ses anciennes traditions chrétiennes : la Sainte Russie. La propagande a présenté le bolchevisme comme un soulèvement politique et social, ce que des individus crédules du monde entier continuent d’imaginer. Mais la « révolution » était bien plus que cela : c’était en réalité une bataille contre le christianisme.

Les bolcheviks détestaient non seulement l’empereur, mais tout ce qu’il représentait. Ils ne se contentaient pas de le voir destitué, mais voulaient que lui et tous les membres de sa famille soient tués, afin que l'ancien lien de la monarchie chrétienne remontant à Constantin le Grand soit rompu à jamais.


La villa Ipatiev à Iekaterinbourg où fut assassiné le tsar Nicolas II, son épouse Alexandra et leurs cinq enfants. © Fine Art Images/Heritage Images/Getty Images


La Révolution russe était clairement satanique et tout son succès dépendait de l’extermination du dernier monarque chrétien. Si le communisme avait échoué en Russie, il aurait connu la mort sans gloire qu’il mérite.


Le dernier tsar



L’empereur russe, le tsar Nicolas II, était un homme pieux dont les priorités chrétiennes étaient aussi mal comprises par les observateurs occidentaux que méprisées par Lénine.

Suivant la tradition monarchiste, il était, selon les mots de saint Jean Maximovitch, le porteur et l’incarnation de la vision orthodoxe du monde selon laquelle le tsar est le serviteur de Dieu, l’oint de Dieu. ... Il était profondément pénétré par cette conscience ; il considérait le fait de porter la couronne impériale comme un service rendu à Dieu.

Il était une incarnation vivante de la foi en la Divine Providence qui agit dans les destinées des nations et des peuples et oriente les dirigeants fidèles à Dieu vers des actions bonnes et utiles. Il était donc intolérable pour les ennemis de la foi et pour ceux qui s’efforcent de mettre le raisonnement humain et les facultés humaines au-dessus de tout. 

Le tsar a tenté de résister à la Révolution, mais son propre peuple, séduit par les ténèbres intellectuelles du communisme, l’a finalement abandonné. Ainsi, même si la majeure partie du monde ignorait et ignore toujours ce qui s’est réellement passé, la plus grande calamité des temps modernes s’est produite le 17 juillet 1918, lorsque Nicolas II et toute la famille royale ont été assassinés.




Le prêtre Paul Volmensky a écrit que « le meurtre du tsar martyr Nicolas Il... est un indicateur précis que l'Antéchrist est à la porte et que derrière lui se trouvent la seconde venue du Christ et le Jugement dernier. Celui qui retient, le κατέχων a été écarté du chemin  et satan agit sans retenue. »


L'assassinat des Romanov n'était que la première rafale d'une tempête de martyres qui frapperait tous les pays touchés par le communisme. Le père Gleb Yakounine, qui a personnellement souffert sous le régime impie, a écrit :

"La signification pour l'histoire mondiale de la mort en martyr de la famille impériale, quelque chose qui la rapproche des événements bibliques les plus significatifs, consiste dans le fait qu'ici prend fin la période constantinopolitaine de l'existence de l'Église du Christ, et qu'un nouvel âge de martyre et d’apocalypse s’ouvre. Cela commence par le sacrifice volontaire du dernier empereur orthodoxe oint et de sa famille.



    L'archimandrite Constantin de Jordanville présente cette opinion : « La chute de la Russie a marqué le début de l'époque pré-Antéchrist que nous vivons actuellement. Ce cataclysme a supprimé le « pouvoir de retenue » dans le monde, libérant Satan de son pouvoir temporaire servitude (de mille ans, comme les Écritures le disent allégoriquement ) » (À suivre)

jeudi 2 janvier 2025

SAINTES ÉCRITURES , PHILOSOPHIE ET SCIENCE MODERNE par ST LUC DE CRIMÉE




Dieu est esprit. Dieu est amour, et l'effusion de Son Esprit est effusion de l'amour sur tout le vivant. L'amour crée. L'univers a été créé par le flux infini de l'énergie spirituelle de l'amour Divin, qui engendre et absorbe tout. Il a été créé ex nihilo, dans le sens où l'on entend qu'à l'origine il n'y avait pas de « matière ». 
Il n'existe pas de matière éternelle, comme il n'existe pas, en fait, de matière mais seulement une énergie sous ses formes diverses, dont la condensation prend la forme de matière. 
La matière représente une forme stable de l'énergie interne de l'atome; quant à la chaleur, la lumière, l'électricité elles sont des formes instables de cette énergie. Le processus de désintégration des atomes, c'est-à-dire la décomposition de la matière conduit au transfert de cette énergie interne de l'atome, à partir de son état d'équilibre stable à un état instable qui s'appelle électricité, lumière, cha-leur, etc. La matière, se transforme ainsi progressivement en énergie. 
[…] nous avons dit que lors de la désintégration de l'atome se libèrent des formes d'énergie de plus en plus subtiles qui se rapprochent de quelque chose d'immatériel. 
Qu'est-ce qui peut nous empêcher de faire le dernier pas et de reconnaître l'existence d'une énergie totalement immatérielle, spirituelle et de la considérer comme la forme première, génitrice et source de toutes les formes d'énergie physique ?
Uniquement un rejet a priori de l'Esprit et de l'univers spirituel, un refus obstiné et incompréhensible, car une multitude de faits nous oblige, impérativement, à les prendre en compte et à admettre à côté de la nature matérielle illimitée un monde spirituel encore bien plus considérable.

Ton esprit incorruptible est dans tous les êtres (Sg 12, 1).
N'est-ce pas moi qui remplis le ciel et la terre ? (Jr 13, 24) 
S'il ne pensait qu'à lui-même, s'il concentrait en lui son haleine et son souffle, toute chair expirerait à la fois et l'homme retournerait en poussière (Jb 34, 14-15). 
Tu leur reprends le souffle, ils expirent et retournent à leur poussière. 
Tu envoies ton souffle, ils sont créés et tu renouvelles la surface du sol (Ps 104, 29-30). C'est l'esprit qui vivifie (Jn 6, 63). 
 Lui qui tient en son pouvoir l'âme de tout vivant (Jb 12, 10). Les étoiles ont brillé en leurs veilles et se sont réjouies : il les a appelées, et elles ont répondu : - Nous voici ! Elles ont brillé avec allégresse pour leur Créateur (Ba 3, 34-35). 
Les collines prennent une ceinture de joie ; les prés se parent de troupeaux ; les plaines se drapent de blé: tout crie et chante (Ps 65, 13-14). 

    De nombreux psaumes encore, ainsi que le cantique d'Hananya, Azarya et Mishaël .(Cf. Livre de Daniel, 1,7 ; 3. Récit des trois jeunes gens dans la fournaise.) sont empreints d'hylozoïsme.(Cf. la définition dans le dictionnaire Robert pour l'hylozoïsme : « Doctrine d'après laquelle la matière elle-même ou l'univers dans son ensemble sont doués de vie ».)                 
    Dans ces textes Bibliques il apparait clairement que l'Esprit Divin insuffle la vie et fait exister toute chose. Il est impossible de parler d'une « nature morte ». Il n'y a pas de frontières nettes entre la nature inorganique et organique. C'est aussi le point de vue de la science moderne. 
    La philosophie de Fichte et de Locke, comme les profondes réflexions métaphysiques de Leibniz en donnent un témoignage clair. Voici les propos de Leibniz qui font écho aux textes des Saintes Écritures : « Il y aurait une lacune dans la création, si la nature matérielle était l'antithèse de l'esprit. Ceux qui ne reconnaissent pas l'existence d'une âme chez les animaux, ou, dans d'autres corps, une faculté de représentation et en fait la vie, nient la toute-puissance divine : car ils introduisent quelque chose d'incompatible avec Dieu et la nature, précisément une absence totale d'énergies, un vide métaphysique qui est aussi absurde qu'un espace vide ou le vide physique »     Depuis toujours le cosmos est parcouru par une multitude de planètes, d'étoiles qui ne ralentissent jamais leur course. Ce n'est que grâce à la puissance du mouvement, que des corps incroyablement lourds se maintiennent par la force d'inertie dans l'univers spatial comme se maintient dans l'air un projectile volumineux. 
    Des myriades d'astres, de planètes, d'astéroïdes, de météores se meuvent dans l'espace. La face de la terre change sous l'effet de vents, du déferlement des eaux, du frottement des glaciers à la dérive, des variations de température, du ressac des flots. Des nouvelles crêtes montagneuses et des abimes terrestres se forment à la suite du déchaînement des forces volcaniques souterraines.
     Dans les tourbillons des mouvements sans fin, se détruisent et renaissent d'innombrables galaxies. Il s'accomplit le gigantesque processus de l'évolution, mouvement suprême dans l'univers. Presque à la vitesse de la lumière se meuvent à l'infini atomes et électrons, rayons X, ions, et tout ce qui est issu de la dissociation ininterrompue de la matière. Le mouvement permanent des molécules dans les cellules des organes entretient la vie des organismes. Le mouvement moléculaire des cellules nerveuses accompagne le processus de la pensée humaine. Il n'y a pas de répit même dans la mort qui n'est rien d'autre qu'un changement de l'équilibre d'états temporaires déterminés, et une modification de leur durée éphémère. 
     S'il est si évident que le mouvement constitue l'essence et s'avère être la loi fondamentale de la nature physique, il est alors peu probable que cette loi universelle ne règne point aussi dans la vie de l'esprit.  
    Cette loi fondamentale du mouvement pour l'ensemble de la nature efface la frontière entre le vivant et l'inerte. Le dynamisme constitue l'essence de la matière. »
St Luc de Simferopol
 (extrait de L'esprit, l'âme et le corps)

mardi 31 décembre 2024

INTERPRÉTATION ORTHODOXE DE L'APOCALYPSE [25 ] (suite)

Croissance de la Sainte Église


L’intégration sans précédent de l’autorité terrestre et spirituelle dans la personne d’un monarque chrétien a eu des implications profondes et de grande portée. Une fois que "celui qui retient“ fut une réalité vivante, humaine, la Sainte église prospéra. Le christianisme a explosé dans le monde, porté par des missionnaires zélés à l'ouest de l'Irlande, au nord de la Finlande et de la Russie, à l'est de l'Arménie, au sud de l'Afrique et dans tous les points intermédiaires.

Au Xe siècle, le prince slave Vladimir accepta le christianisme pour lui et son peuple et modela la nation russe sur le modèle byzantin. Ses compatriotes ont tellement embrassé les richesses de la Foi que leur pays a fini par être appelé « la Sainte Rus ».

Pendant plus de mille ans, Constantinople resta la capitale du monde chrétien oriental. Les empereurs succédèrent aux empereurs et, même si certains entachèrent leur réputation personnelle, la monarchie elle-même ne faiblit jamais.

Au XVe siècle, l’incursion islamique dans les anciens domaines chrétiens s’est intensifiée sans relâche. Une à une, Antioche, Alexandrie et Jérusalem tombèrent aux mains des musulmans. Finalement, Constantinople elle-même fut assiégée. Le 29 mai 1453, après une longue et âpre bataille, la ville fut prise et son dernier empereur, Constantin XI, mourut au combat.


La Russie devient la « Troisième Rome »


Mais la monarchie chrétienne n’était pas perdue. En tant qu'héritière spirituelle de Byzance, la royauté russe assuma la tutelle du christianisme orthodoxe. La Russie est devenue la « troisième Rome » et ses souverains ont reçu l'onction du Saint-Esprit pour maintenir l'ordre et la paix dans le monde. La capitale de l'empire s'était installée à Moscou et l'empereur adopta pour symbole l'aigle byzantin à deux têtes et pour son titre de « tsar » (dérivé du « césar » romain).





La monarchie chrétienne était si fondamentale pour protéger les peuples de la terre à l’époque de l’Église que l’histoire ne peut être correctement comprise sans elle. La vision laïque de l’empereur comme un simple chef politique ou administratif ignore sa fonction bien plus importante de gardien spirituel. C'est pour cette raison que saint Paul exhortait les anciens chrétiens à prier « pour les rois et tous ceux qui détiennent l'autorité », afin « que nous [les citoyens) menions une vie tranquille et paisible » (1 Timothée 2 : 2).

Sans cette perspective spirituelle, la succession des monarques – en particulier ceux qui ont montré des défauts incontestables – apparaîtra comme une simple confusion ridicule d’intérêts personnels et nationaux.

«Ce n'est que si nous comprenons la place unique de l'Empire romain chrétien dans l'économie divine que l'histoire de l'Église chrétienne aura un sens", a prévenu le Père Michel Azkoul. «C'est seulement alors que l'on comprendra le rôle prééminent de l'empereur ou du roi dans cette histoire. »

Les événements entourant la chute de la monarchie ont été très mal compris par les historiens laïcs. Ceci est prévisible, puisqu’ils omettent le Christ comme agissant dans le monde des hommes. Cependant, l’histoire est bien plus qu’une simple chronologie d’événements.

« L'histoire, écrit Saint Seraphim Rose, n'est pas une chronologie d'événements politiques ou économiques ; c’est  ce qui se produit dans l’âme des hommes, pour le bien ou pour le mal, et alors seulement se reflète dans les événements extérieurs. Dans tout le XIXe siècle, il n'y a eu que deux « événements historiques » : le progrès de la Révolution mondiale, c'est-à-dire le progrès de l'incroyance dans les âmes des hommes ; et la tentative d’une puissance de l’arrêter : la Russie orthodoxe. De même, au XXe siècle, un seul événement historique nous est encore très visible ; les progrès de l'athéisme révolutionnaire (ou de l'antithéisme, pour reprendre le mot plus précis du socialiste Proudhon) une fois qu'il est arrivé au pouvoir.


Le mystère de l'iniquité frappe


Tout au long de l’ère de l’Église, le mystère de l’iniquité a contribué subtilement et insidieusement à favoriser l’incrédulité. L’humanisme d’inspiration satanique, qui avait reçu un tel élan à la Renaissance et au siècle des Lumières, a atteint son apogée nihiliste au début du XXe siècle sous la forme du communisme athée. L’idéologie utopique qui est à la base du communisme, et en fait de la pensée la plus laïque, est rarement clairement comprise, même par ses adeptes ; il fait désormais partie de l’héritage idéologique non examiné de l’ère post-Lumière.

 « Il faut comprendre ce qu'est le communisme, a insisté Saint Séraphim Rose. Pas simplement un régime politique ivre de pouvoir, mais un système idéologico-religieux dont le but est de renverser et de supplanter tous les autres systèmes, en particulier le christianisme. Le communisme est en réalité une hérésie très puissante dont la thèse centrale... est le chiliasme ou millénarisme : l'histoire doit atteindre son point culminant dans un  état indéfini de béatitude terrestre, une humanité perfectionnée vivant dans une paix et une harmonie parfaites. »?



Le communisme a spécifiquement attaqué le pays qui avait le plus conservé ses anciennes traditions chrétiennes : la Sainte Russie. La propagande a présenté le bolchevisme comme un soulèvement politique et social, ce que des individus crédules du monde entier continuent d’imaginer. Mais la « révolution » était bien plus que cela : c’était en réalité une bataille contre le christianisme.

Les bolchéviques détestaient non seulement l’empereur, mais tout ce qu’il représentait. Ils ne se contentaient pas de le voir destitué, mais voulaient que lui et tous les membres de sa famille soient tués, afin que l'ancien lien de la monarchie chrétienne remontant à Constantin le Grand soit rompu à jamais.

La Révolution russe était clairement satanique et tout son succès dépendait de l’extermination du dernier monarque chrétien. Si le communisme avait échoué en Russie, il aurait connu la mort sans gloire qu’il mérite.(À suivre)






 

lundi 30 décembre 2024

samedi 28 décembre 2024

INTERPRÉTATION ORTHODOXE DE L'APOCALYPSE [24 ] (suite)

 Le gardien révélé

Constantin le Grand devient ainsi le premier des gardiens qui « scellent » le mystère de l'iniquité. Saint Jean Chrysostome expliquait au Ve siècle que le monarque chrétien n'était en réalité autre que "celui qui retient" (le  κατέχων, l'obstacle eschatologique à l'Antéchrist) auquel saint Paul avait fait allusion.( 2 Thessaloniciens 2)

 « Quand l'autorité romaine cessera, a écrit Saint Jean Chrysostome, alors il [l'Antéchrist) viendra. Et à juste titre, car aussi longtemps que les gens auront peur de ce gouvernement, personne ne se hâtera de se soumettre à l'Antéchrist; mais après sa destruction, l'anarchie persistera. » et il s'efforcera de tout voler, tant l'autorité humaine que divine.

Saint Jean Maximovitch, a qualifié l'autorité impériale de la monarchie chrétienne de « légale ». Elle a été établie par la Loi de Dieu et a diffusé cette Loi à l'humanité. Dans le domaine de la conduite humaine, la condition de légalité par rapport à l’anarchie est probablement la différence la plus visible entre le Christ et l’Antéchrist.

« Avant l'avènement de l'Antéchrist , écrivait saint Jean Maximovitch, on se prépare déjà dans le monde la possibilité de son apparition : Le mystère de l'iniquité fonctionne déjà (2Thess. 2:7). Les forces qui se préparent à son apparition combattent avant tout contre l'autorité impériale légitime…Saint Jean Chrysostome explique que celui qui retient est l'autorité pieuse et légale : une telle autorité combat contre le mal. C'est pourquoi le « mystère », déjà à l'œuvre dans le monde, lutte contre cette autorité, il désire une autorité sans loi. Lorsque le « mystère parviendra de manière décisive à cette autorité, plus rien n'empêchera l'apparition de l'Antéchrist. » 

    Dans les années 1800, saint Théophane le Reclus anticipait le mal qui accompagnerait la perte éventuelle de la monarchie chrétienne : « Quand la monarchie tombera, dit-il, et partout où les nations instituent un gouvernement autonome (républiques, démocraties), alors l'Antéchrist pourra agir librement. Il ne sera pas difficile à Satan de préparer les électeurs à renoncer au Christ, comme l’expérience nous l’a enseigné lors de la Révolution française. Il n’y aura personne pour opposer son veto au mouvement… Ainsi, lorsqu’un tel ordre social sera institué partout, facilitant l’apparition de mouvements anti-chrétiens, alors l’Antéchrist apparaîtra. »




Il est également instructif de noter que saint Hippolyte faisait référence aux dix orteils de la grande image de Nabuchodonosor comme étant des démocraties : « Les dix orteils de l'image sont équivalents à (énormément) de démocraties. »

(À suivre)


mercredi 25 décembre 2024

Y AURAIT-IL QUELQUE MALÉDICTION MENAÇANT LES PROFANATEURS DE NOTRE DAME DE PARIS ?


Maurice de Sully, le fondateur visionnaire :

— Maurice de Sully (né vers 1120, à Sully-sur-Loire décédé  en 1196). Issu d’une famille modeste, probablement paysanne, ii est évêque de Paris en 1160. Il est considéré comme le fondateur de Notre-Dame, puisqu’il lança sa construction en 1163. Il aurait exprimé le souhait d’être inhumé près de son œuvre magistrale.En tant qu’évêque, Maurice de Sully entreprit des réformes importantes comme l'amélioration de la discipline ecclésiastique parmi le clergé parisien;  la promotion des prières principales et de la prédication en langue vernaculaire, rendant la foi plus accessible aux fidèles ; le soutien aux pauvres.




    Une rumeur médiévale prétendait que son tombeau, placé près du chœur, serait un lieu d’apparitions. On disait que son esprit revenait visiter la cathédrale lors des moments de crise, comme une sorte de protecteur spectral de l’édifice.

 

Le mystère du sarcophage découvert en 2022 :

—  Lors des fouilles archéologiques menées après l’incendie de 2019, un sarcophage en plomb datant du XIIIe siècle a été découvert sous le chœur de la cathédrale. Il contenait les restes d’un haut dignitaire ecclésiastique, probablement un évêque ou un chanoine.

    Certains ont surnommé ce sarcophage "le Gardien silencieux de Notre-Dame." Les spéculations vont bon train quant à l’identité du défunt et aux trésors ou secrets qu’il aurait pu emporter dans sa tombe.

  

Le cœur de Louis XIV (et autres reliques royales) :

— Avant la Révolution française, Notre-Dame accueillait diverses reliques royales, dont les cœurs de rois ou de membres de la famille royale. Ces restes étaient souvent placés dans des urnes ou des tombeaux distincts.

    On raconte que, pendant la Révolution, certains révolutionnaires auraient tenté d’utiliser ces reliques royales pour des rituels alchimiques, croyant qu’elles possédaient des pouvoirs mystiques.

 

 Le fantôme du prêtre révolutionnaire :

— En 1793, pendant la déchristianisation, un prêtre aurait refusé de quitter la cathédrale lorsque celle-ci fut transformée en Temple de la Raison. On dit qu’il aurait été exécuté près du chœur.

    Depuis lors, des visiteurs auraient rapporté avoir vu une silhouette vêtue d’une soutane noire dans les couloirs sombres de Notre-Dame, particulièrement lors des périodes de grands travaux ou de troubles.

 

 Le tombeau disparu des chevaliers croisés :

— Selon une vieille tradition, plusieurs chevaliers ayant participé aux croisades auraient été enterrés dans la cathédrale au Moyen Âge. Cependant, leurs tombes auraient été déplacées ou détruites au fil des siècles.

    Certains disent que ces chevaliers ont laissé une malédiction sur quiconque troublerait leur repos éternel. Cette croyance aurait dissuadé plusieurs fouilles sous la cathédrale.

 

Le chat noir de Notre-Dame :

— Une anecdote plus populaire raconte qu’un chat noir aurait été aperçu rôdant autour des tombes dans la cathédrale, notamment à la tombée de la nuit.

    Ce chat aurait été un esprit protecteur ou un messager, veillant sur les sépultures et éloignant les esprits malveillants. Certains touristes affirment encore aujourd’hui voir des chats noirs près de la cathédrale.

lundi 23 décembre 2024

LE REMANIEMENT (je n'ai pu résister 🤣 )

C'ÉTAIT comme ça DÉJÀ IL Y A  7 ANS !…

INTERPRÉTATION ORTHODOXE DE L'APOCALYPSE [23] (suite)

Qui garde ?

Après un millénaire, celui qui retient doit être retiré de force. Alors Satan sera libéré pour un « petit moment », comme le dit saint Jean dans Apocalypse 20.

On peut dire que cet événement catastrophique marque définitivement le début de la fin, qui culminera avec le retour de notre Seigneur et le Jugement dernier.

Certains ont émis l’hypothèse que « celui qui retient » était le Saint-Esprit ou l’Église. Mais parlant du Saint-Esprit, le Seigneur dit :  «et je prierai mon Père, et Il vous donnera un autre Consolateur, afin qu’Il demeure éternellement avec vous» : (Jean 14 : 16). Et Il promet en outre : « Je bâtirai Mon Église, et les portes de l'Hadès ne prévaudront pas contre elle »(Matthieu 16 :18). Ces passages témoignent que ni le Saint-Esprit ni l'Église, qui est son expression visible, ne pourront jamais être « écartés du chemin ». Le bienheureux Augustin déclare également :

«Il y aura une Église dans ce monde même lorsque le diable sera délié, comme cela a été le cas depuis le commencement et cela sera toujours le cas. »


Qui est donc ce gardien, également décrit comme le

« sceau » que l'ange d'Apocalypse 20 : 3 a posé sur Satan, « afin qu'il ne séduise plus les nations jusqu'à ce que les mille ans soient accomplis » ? Le premier aperçu de lui dans l’histoire manifeste eut lieu en 312 après J.-C., alors que l’empereur romain Constantin menait ses troupes au combat. Levant les yeux, Constantin vit dans le ciel un signe  lumineux  sur lequel étaient inscrits les mots «ἐν τούτῳ νίκα »:  Par ceci (ce signe), tu vaincras.

Bien qu'il soit lui-même païen à l'époque, Constantin ordonna que le chrisme soit inscrit sur les boucliers et les bannières de son armée, qui poursuivit ensuite ses campagnes victorieuses contre toute attente. En conséquence, l’empereur accepta le Christ. Il déplaça ensuite sa capitale à Constantinople, la « seconde Rome », et créa un gouvernement et une culture basés sur les principes chrétiens.


Naissance de la monarchie chrétienne

Ainsi, Constantin devint le premier monarque chrétien, combinant l'autorité de la royauté terrestre avec l'image de la foi chrétienne.

«L'empereur chrétien n'était pas un dirigeant ordinaire, écrit le père Michael Azkoul, Il était Vicarius Christi. Son couronnement était un sacrement, car il était oint, comme Saül, David et Salomon, pour protéger et guider le peuple de Dieu... Son autorité n'était pas simplement politique ou administrative mais spirituelle. On attendait de lui qu’il soit saint afin de conduire sa nation à la sainteté. »

« Le couronnement [de l'empereur], ajoute Arthur Penchyn Stanley,  n'était pas une simple cérémonie, mais une occasion historique et une consécration solennelle. Elle était précédée par le jeûne et l'isolement... [l'empereur] récitant à haute voix la confession de la foi orthodoxe ; lui-même seul à genoux, offrant la prière d'intercession pour l'Empire ».

La monarchie chrétienne a nourri une société chrétienne grâce à une autorité hiérarchique fondée sur l'ordre divin. Le Père Azkoul poursuit :

« Comme Jésus-Christ était à la fois Dieu et homme, la société monarchique orthodoxe possédait également deux dimensions, une terrestre et une céleste, unies comme les deux Natures en Christ. Le Basileus ou Tsar, l'imperium, l'Empereur, représentait l'humanité du Christ et le sacerdoce ou sacerdotium était l'analogie de Sa Divinité. Ils ont collaboré au perfectionnement de la société chrétienne alors même que le Christ tout entier œuvre au salut du monde. »

Les rois n’étaient pas une coïncidence : ils étaient essentiels à une société pleinement chrétienne. Et il fallait des empereurs pour créer un empire entièrement chrétien. Ils ont contribué à protéger l’Église de l’hérésie et du schisme de l’intérieur, ainsi qu’à protéger l’empire de la domination des envahisseurs non chrétiens.

Les gouvernements reflètent la piété ou son absence dans leur structure même, notait saint Grégoire le Théologien au IVe siècle. « Car l'anarchie est une chose sans ordre ; et le règne de plusieurs est factieux, et donc anarchique, et donc désordonné... Mais la monarchie est ce que nous tenons en honneur. »



(À SUIVRE)