Les lèvres mensongères font horreur à l'Éternel, tandis que ceux qui agissent avec fidélité lui sont agréables. Proverbes 12:22 «C'est ce qui sort de l'homme qui le rend impur. En effet, c'est de l’intérieur, c'est du cœur des hommes que sortent les mauvaises pensées, les adultères, l'immoralité sexuelle, les meurtres, les vols, la soif de posséder, les méchancetés, la fraude, la débauche, le regard envieux, la calomnie, l'orgueil, la folie. Toutes ces choses mauvaises sortent du dedans et rendent l'homme impur.» Marc 7:20-23 Un témoin fidèle ne ment pas, tandis qu’un faux témoin dit des mensonges. Proverbes 14:5 « Vous, vous avez pour père le diable et vous voulez accomplir les désirs de votre père. Il a été meurtrier dès le commencement et il ne s'est pas tenu dans la vérité parce qu'il n'y a pas de vérité en lui. Lorsqu'il profère le mensonge, il parle de son propre fond, car il est menteur et le père du mensonge. » Jean 8:44 Si les paroles distinguées ne conviennent pas à un fou, les paroles mensongères conviennent d’autant moins à un noble. Proverbes 17:7 « Écarte de ta bouche la fausseté, éloigne de tes lèvres les détours ! Proverbes 4:24 Craindre l'Éternel, c'est détester le mal. L'arrogance, l'orgueil, la voie du mal et la bouche perverse, voilà ce que je déteste. » Proverbes 8:13 « Pierre lui dit : «Ananias, pourquoi Satan a-t-il rempli ton cœur, au point que tu aies menti au Saint-Esprit et gardé une partie du prix du champ? […] Comment as-tu pu former dans ton cœur un projet pareil? Ce n'est pas à des hommes que tu as menti, mais à Dieu.»Actes 5:3-4Mais pour les lâches, les incrédules, les abominables, les meurtriers, les impudiques, les enchanteurs, les idolâtres, et tous les menteurs, leur part sera dans l'étang ardent de feu et de soufre, ce qui est la seconde mort.Apocalypse 21.8

mardi 11 avril 2017

LE COMBAT SPIRITUEL DE CARÊME jusqu'au bout la Semaine Sainte


Le Carême on ne peut pas s’y tromper… car le diable met le paquet sur nos points faibles et nos failles pour les amplifier, favoriser les circonstances du développement de nos passions et nous tenter sans cesse soit dans l’un soit dans l’autre de nos côtés obscurs.
Et il nous faut tenir le coup dans les maux physiques, dans les frictions conjugales, les conflits avec les enfants adolescents, le souci de la préservation de leur santé psychique, physique, spirituelle, les injustices sur les lieux de travail, les difficultés financières… 

Et quand un foyer diminue un autre s’allume, et si un foyer s’éteint par les larmes d’une prière plus instante, un autre s’enflamme d’autant plus violemment. Le malin nous déteste encore plus dans ces périodes de Carême car chacun, dans sa pauvreté de pécheur, y fait tout de même de son mieux pour mener le bon combat et aussi modeste qu'il soit, c’est toujours  trop pour le malin. L’objectif récurrent est de nous décourager, de nous faire baisser les bras, de nous enfoncer et nous paralyser dans la défaite, de nous maintenir à terre dans nos chutes, dans la désespérance, de nous maintenir dans l’horreur de nous-mêmes, dans la honte et de nous faire douter non seulement de notre motivation et de nos forces mais eu égard à cela de la possibilité du pardon de Dieu.

C’est comme ça que l'on peut comprendre la phrase du Seigneur à Saint Silouane « Tiens ton esprit en enfer et ne désespère pas. » Ces épreuves imposées à nous lors du Carême ne sont permises par Dieu que pour cela, pour qu’à la fois nous voyons clairement et lucidement notre peu de forces personnelles (Sans la grâce de Dieu je ne peux pas grand-chose ou pas longtemps) et qu’en même temps, comme Job, au milieu du feu de l’enfer sur terre que sont ces épreuves qui se succèdent, se conjuguent, se multiplient et s’amplifient (« mon nom est légion »), nous tenions le coup et nous ne doutions jamais de l’Amour de Dieu, toujours là pour voir notre lutte, notre faiblesse, notre  détresse et pour entendre nos prières.

Il ne faut pas s’y tromper : plus on s’adonne à l’ascèse quelle qu’en soit l’intensité, quel qu’en soit le domaine d’application et plus la ruse du malin cherche à nous en détourner ; plus on s’adonne à la prière et plus violentes sont les attaques de l’ennemi qui sait trouver au moment opportun les lieux de prédilection de nos passions. Saint Antoine en sait quelque chose. Il n’y a pas lieu de baisser la garde ; même à terre, il faut encore se défendre, en soulevant encore une fois la croix dont nous sommes chargés, et nous relever pour marcher et avancer, pas à pas, sous le poids et les meurtrissures, accompagnés - on ne peut en douter - des ricanements des démons qui s’agrippent encore à la croix pour la rendre plus lourde, en tentant de nous écraser complètement, et pour se réjouir de nous voir enfin ramper, face contre terre, dénués de toute la dignité que Dieu a conférée à l'homme en le créant à son image et à sa ressemblance. Mais ils ne pourront rien contre les larmes de nos prières, notre foi, notre regard intérieur confiant tourné vers le Royaume des Cieux et son Roi, notre Seigneur compatissant envers notre repentir. Courage mes frères.
Maxime le minime 


samedi 8 avril 2017

LA PAIX selon SAINT SERAPHIM DE SAROV



Cette paix, Notre Seigneur Jésus Christ l'a laissée à ses disciples avant sa mort comme un trésor inestimable en disant : " Je vous laisse ma paix, je vous donne la paix " (Jn 14, 27). L'Apôtre en parle aussi en ces termes : " Et la paix de Dieu qui surpasse toute intelligence gardera vos coeurs et vos pensées en Jésus-Christ " (Ph 4, 7). Si l'homme ne méprise pas les biens de ce monde, il ne peut avoir la paix. La paix s'acquiert par des tribulations. Celui qui veut plaire à Dieu doit traverser beaucoup d'épreuves. Rien ne contribue plus à la paix intérieure que le silence et, si possible, la conversation incessante avec soi-même et rare avec les autres. Nous devons donc concentrer nos pensées, nos désirs et nos actions sur l'acquisition de la Paix de Dieu et crier incessamment avec l'Église :

" Seigneur ! Donne-nous la paix !"

+

Il n'y a rien au-dessus de la paix en Christ, par laquelle sont détruits les assauts des esprits aériens et terrestres. " Car ce n'est pas contre les adversaires de chair et de sang que nous avons à lutter, mais contre les Principautés, contre les Puissances, contre les Régisseurs de ce monde de ténèbres, contre les esprits du mal qui habitent les espaces célestes " (Ep 6, 12). Un homme raisonnable dirige son esprit à l'intérieur et le fait descendre dans son coeur. Alors la grâce de Dieu l'illumine et il se trouve dans un état paisible et suprapaisible : paisible, car sa conscience est en paix ; suprapaisible, car au-dedans de lui il contemple la grâce du Saint-Esprit..
+
Entre en toi-même et vois quelles passions se sont affaiblies en toi ; lesquelles se taisent, par suite de la guérison de ton âme ; lesquelles ont été anéanties et t'ont complètement quitté. Vois si une chair ferme et vivante commence à pousser sur l'ulcère de ton âme - cette chair vivante étant la paix intérieure. Vois aussi quelles passions restent encore - corporelles ou spirituelles ? Et comment réagit ton intelligence ? Entre-t-elle en guerre contre ces passions, ou fait-elle semblant de ne pas les voir ? Et de nouvelles passions ne se sont-elles pas formées ? En étant ainsi attentif, tu peux connaître la mesure de la santé de ton âme.
+
Peut-on ne pas se réjouir en voyant, avec nos yeux de chair, le soleil ? D'autant plus grande est notre joie quand notre esprit, avec l'oeil intérieur, voit le Christ, Soleil de Justice. Nous partageons alors la joie des anges. L'Apôtre a dit à ce sujet " Pour nous, notre cité se trouve dans les cieux " (Ph 3, 20). Celui qui marche dans la paix, ramasse, comme avec une cuiller, les dons de la grâce. Les Pères, étant dans la paix et dans la grâce de Dieu, vivaient vieux. Quand un homme acquiert la paix, il peut déverser sur d'autres la lumière qui éclaire l'esprit... Mais il doit se souvenir des paroles du Seigneur : " Hypocrite, enlève d'abord la poutre de ton oeil, et alors tu verras clair pour enlever la paille de l'oeil de ton frère " (Mt 7, 5).

Paix de ce monde et Paix de Dieu



« Ce que nous attendons, selon la promesse du Seigneur, c’est un ciel nouveau et une terre nouvelle où résidera la justice. Dans l’attente de ce jour, frères bien aimés, faites donc tout pour que le Christ vous trouve nets et irréprochables, dans la paix. » (2 P 3, 13-14)


Par souci à la fois de faire prévaloir la vérité sur le mensonge, ce qui est élémentaire pour un chrétien, et de contribuer modestement à maintenir la paix dans le monde, ce qui est aussi un objectif louable pour un chrétien…
Heureux les artisans de paix, 
car ils seront appelés fils de Dieu 

…on a beau dénoncer toutes les sortes de mensonges et entreprises de déformation de la réalité…


… toute la désinformation qui se fait en vue du maintien d'un pouvoir abusif des plus puissants sur le monde entier par la propagande et l'exercice de la force brutale, on voit bien que la guerre existera toujours dans ce monde déchu. Ceux qui ne veulent rien lâcher de la jouissance de l'exercice de leur puissance sur les autres n'hésiteront jamais à entraîner le monde à sa perte. On nous a fait croire que nous vivrions enfin en paix et qu'il n'y aurait pas de troisième guerre mondiale après l'horreur des deux premières, mais en réalité la guerre a toujours existé et existera toujours, et désormais, même si le champ de bataille est restreint (en Syrie, en Irak, en Libye ou en Ukraine), il ne peut y avoir de guerre que mondiale et les enjeux concerneront toujours les grandes puissances de ce monde.

Quand vient la paix et comment s'obtient-elle ?

Tout simplement quand le plus fort a écrasé le plus faible et qu'ayant subi trop de pertes matérielles et humaines pour pouvoir continuer le combat, celui-ci renonce à se défendre… Alors vient ce qu'on appelle la paix. Alors celui qui triomphe installe aussi totalement que possible chez le vaincu son pouvoir, militairement, économiquement, politiquement, culturellement de façon que l'occupé demeure écrasé suffisamment longtemps et profondément pour que non seulement l'envie lui passe de reprendre sa défense sous quelque forme que ce soit mais qu'il finisse même par oublier son humiliation et si possible ne se rende même plus compte de l'invasion de son espace territorial et mental et des circonstances réelles de cette perte. C'est ça la paix : la victoire consolidée durablement du vainqueur dans tous les domaines. Mais c'est compter sans la mémoire des peuples, en psychanalyse malgré l'exercice arrogant du surmoi, on appelle ça le retour du refoulé et un jour…


Alors bon, le constat étant fait qu'il n'y a rien à attendre du progrès moral de l'homme depuis son apparition sur cette terre, que Caïn a bien assassiné Abel, que sa descendance maudite ne s'est pas entièrement noyée avec le Déluge finalement et que de l'Ancien au Nouveau Testament, il n'est question que de meurtres d'innocents pour asseoir son pouvoir, il va falloir laisser tomber cet espoir de paix là et (il n'est jamais trop tard pour bien faire avant de mourir n'est-ce pas ? ) et essayer de s'occuper de la seule paix qui vaille malgré les sollicitations quotidiennes de faire le contraire, la Paix  que veut nous donner notre Sauveur, celle que recherchent les hésychastes, celle dont parle Saint Seraphim de Sarov et qui malgré son exercice sur un territoire restreint, notre âme, peut s'étendre bien plus loin…
« Acquiers l'esprit de paix, et alors des âmes par milliers seront sauvées autour de toi » 
dit le Saint de Sarov


La Paix dont parle Le Seigneur Lui-même d'abord, et que nous enseigne l'Apôtre ensuite :


« Je vous laisse ma paix, c’est ma paix que je vous donne, je ne vous la donne pas comme le monde la donne. Que votre cœur ne se trouble ni ne s’effraie. » (Jean 14)

« Je vous ai dit toutes ces choses, pour que vous ayez la paix en moi. Dans le monde vous aurez à souffrir, mais gardez courage. J’ai vaincu le monde. »(Jean 16, 33)

« Le Seigneur est proche. N’entretenez aucun souci, mais en tout besoin recourez à l’oraison et à la prière, pénétrées d’action de grâces, pour présenter vos requêtes à Dieu ; Alors la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, prendra sous sa garde vos cœurs et vos pensées, dans le Christ Jésus. » (Philippiens 4,5-7)


Maxime le minime

vendredi 7 avril 2017

Islamisme et/ou islam ?

Le Père Henri Boulad* répond à la lettre des 120 érudits musulmans qui accusent l’État islamique d’avoir sali l’Islam

526x297-wUb

Le 27 octobre dernier, le monde entier avait déjà découvert, horrifié et impuissant, que des otages occidentaux étaient l’un après l’autre décapités par les jihadistes de l’Etat islamique. En Algérie, l’otage français Hervé Gourdel venait de subir la même tragique fin.

Dans ce contexte, 120 érudits musulmans publièrent une longue lettre ouverte de 22 pages adressée à Abu Bakr Al-Baghdadi, le chef autoproclamé des djihadistes de l’Etat islamique, accusant l’État islamique d’avoir sali l’Islam.

Des hauts dignitaires de l’islam qui condamnent les meurtres, tortures et exactions commises par les djihadistes au nom de l’Islam, cela ne peut que m’apporter joie et soulagement. Mais j’ai rapidement eu quelques doutes sur la sincérité des auteurs de cette condamnation.

Car je ne suis ni coupable d’ignorance, ni de sous estimation de la place de la taqiyya dans l’islam, et je ne suis pas un bisounours.

Le Père Henri Boulad a bien voulu étudier cette lettre accusatoire (dont l’effet, nous le voyons chaque jour, est nul), et y apporter une première réponse qu’il nous a proposé de publier sur Dreuz info. 

La voici. 

Je remercie le Père Boulad pour sa contribution, et François Sweydan qui a pris l’initiative de lui transmettre ma demande. – Jean-Patrick Grumberg.


Islamisme et Islam – Henri Boulad, s.j.

Il y a quelques années, le grand juriste Égyptien Saïd el-Achmaoui publiait son fameux livre Al Islam al-siyâssi (L’Islam politique) traduit en français sous le titre de L’Islamisme contre l’islam*. Dans cet ouvrage, Achmaoui cherche à montrer que l’islamisme est une déviation, une perversion du véritable Islam, dont l’orientation est uniquement spirituelle et religieuse.

L’islamisme, c’est l’islam
Je prendrai ici le contre-pied de la position de Achmaoui en affirmant que L’ISLAMISME, C’EST L’ISLAM. Cette affirmation n’a rien d’arbitraire ou de fantaisiste. Elle ne relève pas d’un parti pris ou d’une provocation, ni d’une prise de position fanatique ou intolérante, ni d’une approche volontairement négative ou réductrice.
Je pense au contraire que cette affirmation est parfaitement cohérente avec l’histoire et la géographie, avec le Coran et la Sunna, avec la vie de Mohammad et l’évolution de l’Islam, avec ce que l’Islam dit de lui-même.
Je refuse la position de ceux – musulmans ou chrétiens – qui se voilent la face, jouent à la politique de l’autruche, tournent autour du pot, refusent de voir la réalité en toute objectivité, ou prennent leurs désirs pour des réalités, au nom du dialogue et de la tolérance.
On dira que le problème de l’Islam est plus complexe, que ma position est simpliste, simplificatrice et tend à l’ « amalgame », comme on dit aujourd’hui.
Je suis tout à fait conscient de la variété des Islams. J’ai même fait des conférences sur « Les six Islams » où je déploie l’éventail des différentes tendances, depuis l’Islam ouvert, libéral, modéré et laïcisant, jusqu’à l’Islam le plus radical, en passant par le soufisme, l’Islam des confréries et l’Islam populaire.
Je suis parfaitement au courant de toute la tendance actuelle de l’Islam laïc et laïcisant, moderne et modernisant. Je pense malgré tout que ce courant n’est guère représentatif de l’Islam officiel, de l’Islam orthodoxe et classique, de l’Islam sunnite tel qu’il s’est toujours manifesté, tel qu’il s’est toujours voulu, tel qu’il se veut encore aujourd’hui.
D’où le rejet par l’Islam officiel de tous les penseurs et intellectuels qui, cherchant à réinterpréter l’Islam à la lumière de la modernité, se font taxer d’hérétiques, d’apostats ou de déviationnistes.
L’islamisme n’est ni une caricature, ni une contrefaçon, ni une hérésie, ni un phénomène marginal et aberrant par rapport à l’Islam classique orthodoxe sunnite.

L’islamisme, c’est l’Islam à découvert, l’Islam sans masque et sans fard

Je pense au contraire que l’islamisme, c’est l’Islam à découvert, l’Islam sans masque et sans fard, l’Islam parfaitement conséquent et fidèle à lui-même, un Islam qui a le courage et la lucidité d’aller jusqu’au bout de lui-même, jusqu’à ses dernières implications.

L’islamisme, c’est l’islam dans toute sa logique, dans toute sa rigueur.
L’islamisme est présent dans l’Islam comme le poussin dans l’oeuf, comme le fruit dans la fleur, comme l’arbre dans la graine.

Mais, qu’est-ce que l’islamisme ?

L’islamisme, c’est l’Islam politique, porteur d’un projet et d’un modèle de société visant à l’établissement d’un État théocratique fondé sur la charia, seule loi légitime – parce que divine – telle que révélée et consignée dans le Coran et la Sunna, une loi qui a réponse à tout.
Il s’agit là d’un projet global et globalisant, total, totalisant, totalitaire.
CAR L’ISLAM EST UN TOUT : une foi et un culte, un horizon et une morale, un mode de vie et une vision du monde. Intransigeant, il offre le salut ou la perdition.
L’Islam est LA vérité qui ne supporte pas le doute et ses adeptes forment « la meilleure des communautés ».

L’Islam se veut à la fois religion, état et société, une religion et un Etat

L’Islam se veut À LA FOIS RELIGION, ETAT ET SOCIETE, « dîn wa dawla » (« une religion et un État »). Et c’est ainsi qu’il a été tel depuis ses plus lointaines origines.
L’Hégire, qui marque le passage de la Mecque à Médine et le début de l’ère musulmane, signifie que l’Islam cesse d’être une simple religion pour devenir État politique et société. L’Hégire est le moment où Mohammad cesse d’être un simple chef religieux pour devenir chef d’État et leader politique.

Religion et politique seront désormais indissolublement liés.

« L’Islam est politique ou n’est rien » (Khomeiny).
La « soumission » à Allah – qui est le sens même du mot « islam » – est aussi bien exigée du croyant que de l’État. Le pouvoir politique se voue donc entièrement à une mission religieuse. C’est l’annexion de la politique par la religion.

L’idée d’un Islam laïc – et démocratique – est en soi une hérésie

Ce qui frappe dans l’Islam, c’est son EXTRAORDINAIRE COHÉSION. Car dans l’Islam se mêlent indissolublement, inextricablement le sacré et le profane, le spirituel et le temporel, le religieux et le civil, le public et le privé. L’Islam couvre et embrasse tous les aspects de la vie et de la société. C’est en ce sens que je disais plus haut que l’Islam est global et globalisant, total, totalisant et totalitaire. 

L’idée d’un Islam laïc – et démocratique – est en soi une hérésie. Il contredit l’essence même de l’Islam.

L’ISLAM EST UN CREUSET FUSIONNEL INTENSE qui engendre un tissu social fortement structuré et donne à une société consistance, cohésion et continuité. D’où son extraordinaire capacité d’intégration. L’Islam a toujours été intégrateur, jamais intégré ; toujours assimilateur, jamais assimilé. Une seule exception : l’Espagne… En fait, ce recul n’a été possible que par les moyens que nous connaissons.
Autres atouts de l’Islam : SA GRANDE SIMPLICITÉ. Simplicité de son dogme, de sa morale, de ses principes. SA SOUPLESSE, son élasticité, sa capacité quasi infinie d’adaptation, à partir d’un noyau dur, solide, irréductible.
C’est cette souplesse de l’Islam qui explique en partie sa foudroyante expansion tant en Afrique (subsaharienne 35 %) qu’en Asie. Ce dernier continent, dans lequel le christianisme a pénétré six siècles avant l’Islam, ne compte que 12 % de chrétiens (mais en expansion avec la Chine aujourd’hui), alors qu’on évalue à près de 33 % le nombre de musulmans (Estimation 2009 du Pew Research Center).

Un dernier point : LE JIHAD

Les textes sont clairs : il s’agit bel et bien d’un combat par l’épée 

Le jihad n’est pas un aspect marginal, un accessoire de l’Islam. Il constitue une des principales obligations du croyant. On a voulu interpréter ce terme de façon réductrice, comme si le jihad n’était qu’un combat spirituel et intérieur, un combat contre les passions et les instincts. Non, les textes sont clairs : il s’agit bel et bien d’un combat par l’épée et ce n’est pas un hasard si l’Arabie Saoudite et tel ou tel groupe islamiste représente un glaive sur son écusson (voir Coran : 2.216-217 ; 3.157-158 ; 3.169 ; 8.17 ; 8.39 ; 8.41 ; 8.67 ; 8.69 ; 9.5 ; 9.29 ; 9.41 ; 9.111 ; 9.123 ; 47.35 ; 59.8).
Il y a dans l’Islam l’idée de force, de puissance. L’Islam est la religion de la force. Il s’impose souvent par la force et ne cède en général qu’à la force. C’est un fait : historiquement l’Islam s’est souvent étendu par la contrainte et la violence. Il n’est que de consulter les ouvrages de Bat-Ye’or pour s’en convaincre. D’ailleurs, l’Islam ne divise-t-il pas le monde en deux : « la demeure de l’Islam et celle de la guerre », « Dar al-Islâm wa dâr al-harb » ?
L’Islam a pour ambition et pour prétention de convertir l’humanité entière. Il est par essence planétaire, universel, à l’instar du christianisme. C’est la prétention de ces deux religions à l’universalité qui explique leur incompatibilité et leur rejet réciproques. Pour le musulman, il n’y a qu’une seule vraie religion, l’Islam : « Inna-dîn ‘ind-Allah al-Islâm » (« La religion d’Allah c’est l’Islam »).
Le musulman a en lui la certitude d’avoir raison, de posséder la vérité. Cette conviction a pour conséquence la froide détermination d’aboutir, de réussir un jour à conquérir le monde, envers et contre tout. Rien ne l’arrêtera.
Car l’Islam compte avec le temps. Il a le temps, il a tout le temps, il a toute l’éternité. Il y a dans l’Islam la patience infinie du bédouin suivant sa caravane.
© Henri Boulad, s.j pour Dreuz.info.

* Le père Henri Boulad est né à Alexandrie en 1931. Il est issu par son père d’une famille syrienne chrétienne qui vivait à Damas depuis des siècles et qui a dû fuir vers l’Egypte lors de massacres perpétués contre les chrétiens en 1860 au cours desquels 20.000 chrétiens ont été tués. En 1950, Henri Boulad entre à l’âge de 19 ans au noviciat des jésuites à Bikfaya au Liban. De 1952 à 1957, il vit en France ou il fait une formation littéraire à Laval puis en philosophie à Chantilly, au cours de laquelle il découvre Teilhard de Chardin. Après un cycle d'études théologiques de 1959 à 1963 au Liban, il est ordonné prêtre en 1963. En 1965, il obtient un doctorat en psychologie à l'université de Chicago. Revenu dans son pays en 1967, il devient supérieur religieux des jésuites d'Alexandrie, puis provincial des jésuites du Proche-Orient, et enseigne la théologie au Caire. Il est fortement engagé au service des déshérités, chrétiens et musulmans. En 1982 puis une nouvelle fois en 1996, il est décoré par la France pour son œuvre éducative et son engagement auprès des plus démunis. Cet engagement se poursuit jusqu’à aujourd’hui avec notamment son implication dans Caritas.

mercredi 5 avril 2017

Le genre doit cesser d’être un cache-sexe

Santé: On naît femme, on ne le devient pas

Les femmes payent le prix du déni des différences biologiques  

sur

Peggy Sastre (à gauche, docteur en philosophie ) et Claudine Junien (à droite, professeur de génétique médicale)

Le 14 mai 2014, la revue Nature, référence scientifique par excellence, publiait un article qui, en fondant la recherche sur la différence entre les sexes, allait révolutionner la science, la médecine, et notre santé. Qui s’en souvient ?… Nos médias, d’ordinaire si prompts à traquer le sensationnel, ont alors laissé passer sans une ligne le vrai « scoop » : désormais, aux Etats-Unis, toutes les études, sur des cellules ou sur des modèles animaux, qu’elles portent sur l’Homme ou une autre espèce, devaient, pour être financées, inclure les deux sexes. La sentence  tombait du plus haut de l’instance la plus puissante en matière de recherche dans le monde : l’Institut national de la Santé américain (NIH). Son directeur, le généticien Francis S. Collins, et Janine A. Clayton, directrice du Département de la Recherche sur la Santé des femmes (ORWH), mettaient ainsi définitivement fin à la sous-représentation des femmes dans la recherche médicale et, par voie de conséquence, à une vision unisexe de la santé.1
Certes, dès 1993, un premier pas avait été franchi en incluant obligatoirement les femmes dans la recherche clinique, mais, en s’attaquant là à la recherche fondamentale, le NIH faisait tomber le dernier bastion des tenants des différences sexuelles biologiques réduites aux organes génitaux, hormones sexuelles, fonctions reproductives. Cette vision « bikini », seule la France y resta obstinément fidèle, prenant ainsi dix ans de retard sur le Canada, l’Allemagne, les Pays-Bas, la Suède, l’Italie, Israël… au point qu’en novembre 2016 encore, dans un rapport de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), Jennifer Merchant et Catherine Vidal  ne pouvaient, pour expliquer l’importance du sexe dans la santé, s’empêcher de faire appel aux vieux démons des stéréotypes de genres

Des médicaments… pour les hommes

Jusqu’à quand occultera-t-on les différences biologiques présentes dans nos 60 000 milliards de cellules, et ce dès la conception ? Jusqu’à quand l’équité entre les sexes, telle que l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) la prône depuis 2002 pour résoudre les enjeux sanitaires autour de la maternité, des violences et des infections sexuellement transmissibles sera-t-elle exclusivement déclinée selon les genres sans jamais prendre en compte les différences  biologiques ? Jusqu’à quand la santé sera-t-elle exclue d’un vrai combat pour la parité ? Malgré le coup de poing du NIH, seules 30 % des études cliniques environ représentent les femmes et environ 80% des études chez l’animal ne portent toujours que sur des mâles. Or, de 1997 à 2000, sur 10 molécules retirées du marché, 8 l’ont été en raison d’effets secondaires chez des femmes. Et les femmes font une fois et demi à deux fois plus d’accidents secondaires liés aux médicaments que les hommes : un coût humain et financier exorbitant et… évitable.
Certes, l’inclusion des femelles dans les études sur l’animal impose des coûts supplémentaires. Surtout, elle serait, paraît-il, entravée par la variabilité due à leur cycle de reproduction… sauf qu’il a été démontré que la variabilité entre les individus d’un même sexe est équivalente pour les deux sexes sur la plupart des traits étudiés ! Quant au surcoût, nul n’a encore eu la bonne idée de le comparer à ce que payent les femmes victimes d’accidents secondaires… et le retrait consécutif du marché des médicaments incriminés.

On n’échappe pas à son sexe

Génétiquement, la ressemblance moyenne entre deux hommes ou deux femmes atteint les 99,9%, mais elle n’est que de 98,5% entre un homme et une femme, soit 15 fois plus important qu’entre un humain et un chimpanzé de même sexe ! Toutes les cellules de l’embryon contiennent 23 paires de chromosomes et ont un sexe, déterminé dès la conception, par la paire de chromosomes sexuels: XX pour les filles, XY pour les garçons. Chacun le sait, mais on continue à penser que les différences, « c’est hormonal » ou lié au « genre » dicté par l’environnement. Non ! Les hormones – lors de la différenciation des gonades – puis l’environnement socioculturel – à partir de la naissance – n’interviennent que plus tard.
Sachant que le génome est stable, définitif et identique dans chacune de nos cellules, comment expliquer que nos 23 000 gènes ne s’expriment pas de la même façon selon le tissu, le foie, le rein ou le cerveau ? Tout simplement parce que chaque gène « s’exprime » plus ou moins selon qu’il porte en lui et autour de lui des instructions pour fabriquer une protéine en plus ou moins grande quantité et, de plus, de façon différente selon le sexe… Chez la fille, en effet, un des deux X, d’origine paternelle ou maternelle, est inactivé au hasard dans chaque cellule, et sur les 1 400 gènes de cet X « inactif », 15% à 25% peuvent échapper à l’inactivation et donc s’exprimer davantage. Avec leur X unique, les garçons, en revanche, ne manifestent leur différence que par la petite centaine de gènes spécifiques de leur chromosome Y. Telle une mémoire sexuelle, ces gènes du chromosome X chez la fille et ceux du chromosome Y chez le garçon, modulent au bon moment, dans la bonne cellule, l’expression d’autres gènes, de sorte que, 30 % de nos gènes en moyenne s’expriment différemment selon notre sexe dans tous nos tissus et donc dans chacune de nos cellules.
Et c’est bien ce qui fait la différence et la nécessité de s’entendre sur les mots : le « sexe », se réfère uniquement aux caractéristiques biologiques et physiologiques qui différencient les femmes des hommes depuis la conception et tout au long de la vie ; le « genre » quant à lui, sert à évoquer les rôles qui sont déterminés socialement – après la naissance –  les comportements, les activités et les attributs qu’une société considère comme appropriés pour les hommes et les femmes.
Ce n’est donc pas en masquant ces différences sous prétexte d’éviter toute discrimination qu’on aide les femmes, au contraire ! Ne pas reconnaître les différences sexuelles, malgré l’accumulation de preuves scientifiques en ce sens, c’est pénaliser les femmes… et les hommes !

Un enjeu scientifique majeur

Pourquoi le retard mental, l’autisme, les tumeurs du cerveau et du pancréas sont-ils plus masculins, de même que les conduites à risque, les addictions et la violence? Pourquoi, en revanche, la maladie d’Alzheimer, l’anorexie et autres troubles alimentaires, la dépression, l’ostéoporose et certains cancers, de la thyroïde, par exemple, touchent-ils plus les femmes ? Parce que les maladies ont un sexe ! Ainsi, les hommes seraient protégés contre les maladies auto-immunes (maladies thyroïdiennes, sclérose en plaques, lupus etc..) grâce justement aux gènes de leur chromosome Y. Inversement, deux X peuvent valoir mieux qu’un, car il est démontré que des gènes suppresseurs de tumeur en double exemplaire sur le chromosome X épargneraient aux femmes certains cancers. Mais il a fallu attendre 1990 pour que le NIH, malgré son avance sur le sujet, crée un bureau spécifique de recherche dédié aux femmes (ORWH),  et que l’Agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux (FDA) les inclut systématiquement dans les essais sur les médicaments. La découverte de mécanismes sexués aux niveaux cellulaires et moléculaires, apparus au cours de l’évolution comme compromis entre la reproduction et la survie, éclaire donc peu à peu ces constats. Aurait-on trouvé autrement que, en cas de lésions nerveuses, certaines voies de la douleur passent par la microglie dans le cerveau chez les souris mâles et par des cellules spécifiques du système immunitaire chez les femelles ?

Le genre doit cesser d’être un cache-sexe

La médecine traite encore les femmes et les hommes sur un mode unisexe qui peut nuire à leur santé et  hypothéquer notre système de soins en termes de coûts,  non seulement  financiers, mais sociaux et humains. Pourquoi administrer une dose de vaccin à une femme quand la moitié suffirait ? Est-il acceptable qu’un médecin ne soit pas formé pour reconnaître les différences de symptômes d’infarctus chez une femme par rapport à un homme ou savoir adapter une prescription d’aspirine ou de somnifère en fonction du sexe de son patient ? C’est bien le déni des différences qui est à l’origine de ces inégalités et non les différences elles-mêmes, et ce n’est pas en les occultant que l’on supprimera les discriminations.
Ce n’est pas en supprimant le mot « race » que l’on supprimera le racisme ; le féminisme se condamne à être une coquille creuse s’il se refuse toujours de reconnaître que, n’en déplaise à Simone de Beauvoir, on nait femme : on ne le devient pas… Certes, le social influence le biologique et réciproquement, le biologique influence le social. Le genre dépend effectivement d’un formatage socioculturel progressif lié à la perception et aux implications sociales de notre sexe, avec des stéréotypes difficiles à éradiquer, même s’ils sont erronés. Mais, au nom d’une fausse parité homme/femme, on a trop longtemps mis l’accent sur l’acquis, le social, ce fameux « genre », en occultant l’inné, le biologique, le « sexe ». Plusieurs pays européens ont déjà adapté en conséquence leurs recherches scientifiques et leurs stratégies thérapeutiques. La France peut-elle se permettre de prendre encore du retard et, sous prétexte de parité, éviter avec mépris et aveuglement de reconnaître les différences entre les hommes et les femmes, malgré les évidences scientifiques et au risque de passer à côté de notre santé à tous, femmes ou hommes ? Le 1er Décembre 2015 un colloque sur le sujet a été organisé à Paris par l’académie des Sciences et l’Académie nationale de Médecine; et cette dernière a organisé le 23 Juin 2016 une conférence de presse pour sensibiliser les médias le public et le corps médical et émettre des recommandations.




mardi 4 avril 2017

PRÊTRES SOUS LA TERREUR



LIRE ÉGALEMENT http://www.liberius.net/livres/Les_massacres_de_pretres_sous_la_Revolution_000000708.pdf

MEDIAS COMPLICES OBJECTIFS DES TERRORISTES

Snowden appelle les médias à parler des victimes de l’explosion à St-Pétersbourg

Les médias doivent cesser de parler des terroristes après les attentats et accorder toute leur attention aux victimes, a déclaré lundi Edward Snowden, ex-agent des services secrets américains.

​« Quand les médias parlent des victimes des attentats au lieu de ceux qui sont derrière ces attaques, ils empêchent aux terroristes d'atteindre leurs objectifs politiques […]. Les terroristes volent les vies des gens pour attirer l'attention sur eux. Si on les en prive, ils ne seront plus motivés », a indiqué Edward Snowden sur Twitter.

À propos de l' explosion qui s'est produite lundi après-midi dans le métro de Saint-Pétersbourg, faisant 11 morts et 45 blessés. 

lundi 3 avril 2017

GRAND CARÊME Programme de 40 textes PATRISTIQUES - St ATHANASE Vie de st Antoine extrait 7- La foi agissante, ou la démonstration par des discours ?

Comment est-ce qu’une chose, et surtout la connaissance d’un Dieu, peut le mieux s’acquérir ? par une démonstration, ou par l’énergie de la foi ? Et qu’est-ce qui précède ? La foi agissante, ou la démonstration par des discours ? Ces philosophes répondirent à cela que la foi active précédait, et que c’était elle qui donnait une connaissance certaine. Vous avez fort bien répondu, leur dit Antoine, parce que la foi procède de l’opération de l’âme ; tandis que la Dialectique ne procède que de l’art de ceux qui l’ont inventée. Et ainsi, les personnes qui ont une foi ferme, non seulement n’ont pas besoin de la démonstration des discours, mais elle leur est tout à fait inutile. Ainsi vous travaillez à établir par des raisons ce que nous connaissons très bien par le moyen de la foi, et souvent vous ne pouvez pas même expliquer par vos paroles les choses que nous concevons très facilement, parce que l’opération de la foi est beaucoup plus forte que tous vos arguments philosophiques.

Ainsi nous autres, chrétiens, nous n’établissons pas nos mystères sur la sagesse des raisonnements des Grecs, mais sur la puissance de la foi qui nous vient de Dieu par Jésus-Christ. Et pour vous faire connaître que ce que je dis est vrai, vous voyez que bien que nous ignorions les lettres, nous ne manquons pas de croire en Dieu, d’autant que nous jugeons par ce qu’il a fait, quelle est sa providence en toutes choses. Et pour vous témoigner encore combien notre foi est puissante, nous ne nous appuyons par elle que sur Jésus-Christ ; tandis que vous, vous vous appuyez sur des contestations de sophistes. 

Mais ce qui est encore plus admirable, c’est que personne ne persécute votre religion. Elle est à l’honneur parmi vous dans toutes les villes. Les chrétiens au contraire sont persécutés ; et notre religion ne cesse pas toutefois de fleurir et de croître au préjudice de la vôtre. Les adorations que vous rendez aux idoles, bien qu’accompagnées des acclamations des peuples, et comme protégées de tous côtés par des remparts, ne cessent pas de s’affaiblir de jour en jour ; et au contraire, la foi que nous avons en Jésus-Christ, et la doctrine de l’Église, bien qu’elle passe pour ridicule parmi vous, et qu’elle ait été si souvent persécutée par les empereurs, s’est déjà répandue par toute la terre. Car quand a-t-on jamais vu la connaissance de Dieu reluire ainsi, la tempérance et la chasteté éclater à un si haut point et la mort être devenue méprisable, sinon depuis que la Croix de Jésus-Christ a commencé à paraître dans le monde ? Or qui peut douter de cela, en voyant dans l’Église tant de martyrs faire si peu de cas de la mort, par l’amour qu’ils ont pour Jésus-Christ, et tant de vierges, enflammées de ce même amour, conserver leurs corps si purs et si chastes ? N’avons-nous pas là des marques invincibles pour faire connaître que la foi en Jésus-Christ est la seule véritable foi pour honorer Dieu comme il doit l’être ? Et ne témoignez-vous pas que vous n’avez pas de foi, puisque pour appuyer votre croyance, vous n’avez recours qu’à des arguments ? Et nous, au contraire, selon ce qu’a dit notre Maître, nous ne nous appuyons pas sur les persuasions de la sagesse humaine, mais nous persuadons par la foi, qui précède manifestement tout cet appareil et toute cette recherche de discours et de paroles.

dimanche 2 avril 2017

NOUVELLES D'UKRAINE

Un nouveau cessez-le-feu dans le Donbass et une armée ukrainienne qui ressemblent à un mauvais poisson d'avril


Alors qu'un nouveau cessez-le-feu est entré en vigueur cette nuit à minuit, l'Ukraine a tenu à montrer à quel point elle se fiche de respecter ses engagements dès le premier jour de ce cessez-le-feu, malgré ses belles promesses à Angela Merkel.
Ainsi durant les dernières 24 heures, l'armée ukrainienne a violé 86 fois le cessez-le-feu en République Populaire de Donetsk (RPD) dont sept fois après minuit. Tout y est passé des armes de petit calibre jusqu'à l'artillerie lourde de 122 mm et 152 mm, et même semble-t-il des munitions au phosphore blanc.
En effet, la nuit dernière lors du bombardement du point de passage de Yassinovataya par l'armée ukrainienne, la vidéo qui a été prise sur place montre l'explosion de plusieurs munitions incendiaires qui semblent bien contenir du phosphore blanc :



Les cartouches de ces projectiles explosées et non explosées vont être analysée pour vérification. Mais si cela est confirmé cela serait un nouveau crime de guerre cynique de l'armée ukrainienne contre la population du Donbass, clôturant une semaine déjà bien chargée avec 5 417 obus de mortier, de char d'assaut ou d'artillerie tirés par l'armée ukrainienne sur la RPD, et alors qu'un nouveau cessez-le-feu vient tout juste d'entrer en vigueur.
Ces bombardements ont fait un mort et un blessé parmi les soldats de l'armée de la RPD, qui se sont ajouté aux 6 morts et 20 blessés de la semaine (civils et soldats inclus), et détruit plusieurs habitations, comme dans le district de Petrovskyi à Donetsk, où Sébastien Hairon s'est rendu pour filmer les dégâts :



Au total ces dernières 24 h, trois maisons et une école ont été endommagées ou détruites en RPD, et cinq villages de la république ont été privés d'électricité suite à ces bombardements de l'armée ukrainienne.
En République Populaire de Lougansk (RPL), le cessez-le-feu a tenu à peine une heure… Dès 1 h 20 du matin, l'armée ukrainienne s'est mise à pilonner Kalinovka, puis d'autres localités de la ligne de front, là aussi avec toute la gamme allant des armes légères jusqu'à l'artillerie de 122 mm.
Des provocations dont on voit mal à quoi elles pourront mener de sérieux en terme d'offensive, tant l'état de l'armée ukrainienne se situe entre pitoyable et effarant.
En effet, le ministère de la défense ukrainien a annoncé à peine 28 morts et 175 blessés pour le mois de mars, alors que les chiffres réels sont d'environ 70 morts et plus de 350 blessés parmi les soldats ukrainiens (chiffres venant des hôpitaux et des organisations de volontaires ukrainiens). Il y a tellement de blessés que certains soldats sont envoyés à l'hôpital militaire de Kiev.
Ces mensonges constants démoralisent les soldats ukrainiens qui désertent en masse. Résultat à cause de ce manque de soldats les rotations prévues dans la zone de l'OAT sont suspendues sine-die. Mais cette stratégie augmente encore le mécontentement parmi les soldats qui veulent rentrer chez eux et se mettent en plus en plus à désobéir à leurs commandants. Toutes ces manifestations de mécontentement sont sévèrement réprimées par la division Alpha du SBU qui est arrivée dans la zone de l'OAT.
Le clergé de l'église orthodoxe ukrainienne [autocéphale] (qui n'est reconnue par personne) s'est mis lui aussi à essayer de remotiver les hommes, en envoyant ses prêtres sur le front pour bénir les soldats ukrainiens qui tuent des civils en présentant cela comme un « salut spirituel » (Sic).
Mais malgré tout cela, le commandement de l'OAT est obligé d'imposer une restriction de mouvement à ses soldats de 22 h à 5 h du matin à Kramatorsk, Dzerzhinsk, Dmitrov et Konstantinovka, pour réduire le nombre de déserteurs qui partent pour rentrer chez eux.
Et ce ne sont pas les rumeurs d'offensive imminente de la part de la RPD, censées renforcer la combativité des soldats ukrainiens qui améliorent la situation. Au contraire, les habitants des localités proches du front signalent que les soldats ukrainiens achètent massivement des vêtements civils pour se fondre parmi les habitants en cas d'escalade de la situation et cacher le fait qu'ils sont des soldats.
Toute ressemblance avec les techniques des djihadistes pour s'enfuir d'Alep Est n'est pas une coïncidence fortuite… Avec une armée dans un tel état on voit mal comment le commandement ukrainien espère mener une offensive de grande envergure, qui s'avère malheureusement de plus en plus inévitable, tant l'Ukraine plonge sur tous les plans (60 % de la population vit actuellement sous le seuil de pauvreté d'après l'ONU).
L'horloge tourne, et l'Ukraine poursuit sa descente en enfer. La question désormais n'est pas « si » mais « quand l'Ukraine va-t-elle toucher le fond et attaquer le Donbass en espérant ainsi remonter à la surface ? »
Christelle Néant


UKRAINE: UNE EXPLOSION BIEN ÉTOUFFÉE   (source)

Les débris des explosions se sont répandus sur une vaste zone


 Avez-vous entendu exploser le plus gros dépôt de munitions d’Europe le 23 mars prochain? Pas vraiment? On se demande ici pourquoi.  

Début mai 2004, les autorités cantonales de Schwytz alertent la Centrale nationale d'alarme suisse (CENAL) basée à Zurich et qui dépend du Département de la défense. Plusieurs lacs du centr e et de l'est de la Suisse sont pollués d'une fine poussière grise composée de fer, d'aluminium, de bar yum et de strontium, composants typiques des munitions. Après enquête, on découvre qu'il s'agit de résidus d'une explosion d'un dépôt de munitions ayant eu lieu en Ukraine le 6 mai, près de Melitopol, à quelques encablures de la mer d'Azov et du nord de la Crimée. Toute la presse en parla. 300000 tonnes de munitions étaient stockées dans ce dépôt, soit l'équivalent d'un train de 900 wagons. 

Au plus fort de l'incendie qui a duré une semaine, on comptait 5000 explosions à l’heure. Par miracle, il n'y eut que 5 morts mais tout de même 300 blessés et autant d'immeubles détruits alentours, dans pas moins de 6 villages différents. Une catastrophe dont le coût fut estimé à 500 millions de dollars, selon la BBC à l'époque. 

 On l'oublie un peu trop souvent mais les munitions sont des polluants dévastateurs car les métaux qui les constituent son extrêmement toxiques et cela même sans uranium appauvri. En premier lieu elles contiennent toujours de ce plomb qui génère le saturnisme et constitue un neurotoxique puissant, même à très faible dose, chez le fœtus et l'embryon. Les fabricants d’armes lui allient généralement de l'antimoine et de l'arsenic ou encore du cadmium, également très toxiques. Les explosifs eux-mêmes, comme le TNT, le RDX ou le Tetryl, peuvent être génotoxiques et/ou mutagènes, c'est-à-dire qu'ils sont susceptibles de provoquer des cassures chromosomiques et des dommages fonctionnels du génome. Enfin l’ écotoxicité est évidente lorsqu'un territoire donné est dévasté par le feu, les ondes de choc et les résidus polluants. La liste des méfaits des munitions est en fait très longue et leurs effets peuvent ressembler comme deux gouttes d' eau, en grandes quantités, à une attaque militaire interdite, chimique par exemple. 

 Le 23 mars 2017, une autre catastrophe d'une ampleur presque équivalente semble avoir sérieusement endommagé les tympans médiatiques. A part quelques brèves d'agence façon acouphènes, quasiment aucun bruit de l'explosion des 133000 tonnes de munitions qui ont explosé à Balakliia, près de Kharkiv, n'est arrive jusqu'à nos oreilles occidentales. Alors que les dégâts environnementaux sont énormes, aucune ONG écologiste ne s’en est émue et la CENAL n'a pas davantage été activée. Le contexte d'une telle catastrophe expliquerait-il l'arrêt de l'onde de choc au-dessus des Alpes, comme en d’autres temps le nuage de Tchernobyl? Deux éléments nous le font penser. En premier lieu l'explosion de dépôts de munition est un sport bien documenté en Ukraine totalement soutenue par l'Occident en ce moment. Parmi les plus récents souvenons-nous notamment de Lozova (un nœud ferroviaire dans la même région de Kharkiv). 

Le 27 août 2008, 95000 tonnes de munitions partirent en fumée. On sait là-bas que la destruction volontaire des dépôts est le moyen le plus sûr de camoufler les ponctions criminelles alimentant le trafic d'armes. Or une rumeur tenace voudrait que les séparatistes du Donbass figurent parmi les clients privilégiés de ce trafic depuis 2014. Le dépôt de Balakliia se trouve de fait en bordure du front de l'Est ukrainien. Mais comme toujours, les «causes inexpliquées» des faits divers en temps de guerre sont nombreuses. 

En grattant un peu, on découvre que l'OTAN est très présent dans la gestion des stocks de munitions ukrainiens. Pour cause d'interopérabilité, ce pays doit renouveler, d'ici 2017 (cette année donc) une quantité astronomique d'armes et de munitions, soit 414000 tonnes d'armes et, surprise... 133000 tonnes de munitions, exactement ce qui vient de partir en fumée la semaine dernière. Et ce sont les chiffres de la NSPA (NATO Support Agency), basée au Luxembourg. L'hiver dernier, ce très discret organisme qui fonctionne comme une méga centrale d'achat avait fait parler de lui lorsqu'on découvrit qu'un de ses hauts fonctionnaires, Yves Chandelon, avait été suicidé dans la nuque avec son fusil. Or ce même NSPA, du temps où il s'appelait encore NAMSA, avait débloqué un budget de pas moins de 25 millions d' euros pour démilitariser les munitions ukrainiennes incompatibles OTAN. La société El Dorado Engineering Inc. (basée dans l'Utah, à Salt Lake City) fut l'heureuse élue de ce pactole, même si c'était une broutille par rapport à ce qu'elle reçoit par ailleurs du Pentagone. Elle eut cependant la malencontreuse idée d'installer un incinérateur de déchets explosifs, son fameux «Explosive Waste lncinerator» (EWI) défiant toute concurrence, aux abords de Donetsk. Résultat: non seulement l'interopérabilité prit du retard mais les paiements du contrat d'Eldorado furent sérieusement compromis. Cependant, aucun journaliste n 'a eu l'idée de demander à Frédéric («Fred») Peugeot, en charge du dossier au NSPA, ce qu'il en est. Pourtant, monsieur interopérabilité pour l'Ukraine, c'est bien lui, cet ingénieur français, docteur en détonique de l'Université de Poitiers. Personne n'est allé davantage demander à Bob Hayes ou Glenn Jett Johnson, ses interlocuteurs américains, ce qu'ils pensaient du désastre. Peut-être valait-il mieux, pour certains cerveaux pervers, faire exploser ce dépôt pour atteindre les objectifs de démilitarisation pour 2017? A moins que le fait de polluer très durablement le nord du Donbass, à une telle intensité, ne s’assimilât à un but de guerre? Une attaque toxique interdite mais dont personne ne saura rien, même pas notre CENAL. Le vent soufflait sans doute trop au sud ces jours-là.
(source : ENFUMAGES par Bernard Le Pic in ANTIPRESSE n°70 - 02/04/2017 )

5ème Dimanche du Grand Carême

DIMANCHE DE SAINTE MARIE L'ÉGYPTIENNE



L’impureté où t’entraînaient autrefois les souillures fut l’obstacle t'empêchant la contemplation de tout ce qui est sacré. Mais ta sensibilité et ta claire conscience de tes actes, ô vouée à Dieu, ont pu te décider à retourner vers les biens supérieurs. Regardant l’ icône sacrée de l’humble Servante bénie de Dieu, et reconnaissant toutes tes fautes d’autrefois, ô Renommée, en toute confiance tu as pu vénérer le Bois précieux.

Aux lieux saints tu t'es prosternée dans la joie et l'allégresse et tu as ainsi reçu la très salutaire provision de vertus et tu as vite entamé la marche bénéfique et franchi les courants du Jourdain, allant vers le séjour du Baptiste, où tu t'es installée : tu as vraiment anéanti la sauvagerie de tes passions par ton genre de vie, avec finesse tu as maîtrisé tous les débordements de la chair, Mère toujours mémorisée.

Habitant dans le désert, tu effaças de ton âme toute image des passions, afin d’inscrire en elle l’icône de Dieu, par l’éclat des vertus. De façon sublime, Bienheureuse, tu as resplendi, dans ta légèreté tu pouvais marcher même sur les eaux, alors que dans tes oraisons tu t’élevais de terre jusqu’à Dieu. Et avec assurance, Marie très glorieuse, maintenant, te tenant constamment près du Christ, prie-le de sauver nos âmes.

La puissance de ta Croix a fait des merveilles  ô Christ ! Ainsi l'ancienne courtisane a mené le combat de l'ascèse ; rejetant la faiblesse, elle a vaillamment résisté au diable et ayant reçu le prix de la victoire, elle intercède pour nos âmes.
(Samedi soir à Vêpres)

Sainte Marie prie Dieu pour nous !