Ô Très Sainte Reine et souveraine Génitrice de Dieu, nous prosternant avec foi et amour devant ta précieuse icône, nous te prions : Ne détourne pas ta face de ceux qui accourent vers toi ; ô Mère pleine de compassion, prie ton Fils et notre Dieu, le Seigneur Jésus-Christ, pour qu’Il préserve notre terre en paix ; qu’Il affermisse ce pays ; qu’Il garde Sa Sainte Église exempte de l’incroyance, de l’hérésie ou du schisme, car nous n’avons d’autre recours, d’autre espérance que toi, ô Vierge Toute Pure, secours tout puissant et protectrice des chrétiens.
Délivre tous ceux qui demandent avec amour ton intercession, des assauts du péché, des attaques des hommes mauvais, de toutes tentations, afflictions et détresses, et de la mort subite.
Accorde-nous un esprit contrit, un cœur humble, des pensées pures, l’amendement de nos vies pécheresses, et la rémission des péchés, afin que nous puissions avec reconnaissance chanter les louanges des grandes choses que tu accomplis, et fais que nous soyons rendus dignes du Royaume Éternel, dans les siècles des siècles. Amen !
Jérusalem, mercredi. A l’occasion des travaux de consolidation de
l’édicule, qui abrite la tombe du Christ, celle-ci a été ouverte par des
experts de l’université d’Athènes.
Un lit funéraire taillé dans le roc au cœur d'une ancienne carrière de pierre désaffectée. Il y a mille sept cents ans, l'empereur Constantin fait isoler cette tombe, vénérée depuis trois siècles par les descendants des apôtres qui y voient le tombeau de Jésus de Nazareth. L'empereur y édifie une église destinée à glorifier la mort et la résurrection du Christ. Deux millions de pèlerins poussent chaque année les portes de l'église du Saint-Sépulcre à Jérusalem. Et pour la première fois depuis deux siècles, la tombe de Jésus vient d'être ouverte, à la faveur de travaux de rénovation.
« Si l'on n'a pas la certitude à 100 % que ce soit son tombeau, c'est un endroit fondateur pour nous », confie Erwan, fervent catholique. Si elle suscite autant d'intérêt parmi les chrétiens, c'est que, selon le magazine « National Geographic », qui lui a consacré un article, la mise au jour du lit funéraire « va fournir aux chercheurs une occasion sans précédent d'étudier la surface d'origine de ce qui est considéré comme le site le plus sacré du christianisme ».
Les différentes communautés chrétiennes ont mis leurs différends de côté
« Il n'y aura jamais de preuve scientifique de la résurrection de Jésus car cela appartient au registre de la foi, explique l'historien des religions Jean-François Colosimo. Mais peut-être que des analyses radiographiques et de datation permettront de savoir à quelle période précise cette pierre a été taillée et s'il s'agit vraisemblablement du lieu identifié comme étant celui où le corps du Christ a été posé après sa mort. »
VIDEO. Ils ouvrent le tombeau de Jésus-Christ pour la première fois depuis des siècles (National Geographic)
Ces travaux sont financés par les trois principales confessions (Grecs orthodoxes, franciscains et Arméniens) qui gèrent le Saint-Sépulcre. Au total, six communautés chrétiennes y cohabitent. « Ce qui donne lieu à de fréquentes querelles à l'intérieur à coups d'encensoir et de chandelier, explique Jean-François Colosimo. Le fait qu'ils aient mis de côté leurs différends pour autoriser cette restauration est en soi un petit miracle et un symbole fort. Dans cette période où l'on assiste à l'exode des chrétiens d'Orient, devenus la cible de Daech, ils ont pris conscience que la présence chrétienne à Jérusalem est devenue un enjeu majeur. »
EN IMAGES. Le tombeau de Jésus ouvert pour la première fois depuis des siècles
Les experts de l'université d'Athènes travaillent à la restauration de l'édicule qui surplombe le tombeau de Jesus, où son corps est censé avoir reposé pendant trois jours avant sa résurrection. Cette photo a été prise le 28 octobre.
Une équipe de spécialistes de l'université d'Athènes travaille à restaurer et à renforcer l'édicule situé au-dessus de la tombe, où son corps est censé avoir reposé. La plaque de marbre recouvrant la tombe a été déplacée durant trois jours dans le cadre de travaux de restauration menés dans cette église située dans la vieille ville.
En juin dernier, des nonnes chrétiennes en pèlerinage sur le lieu saint avaient assisté au travail de restauration effectué sur l'extérieur du tombeau.
Les cierges des pèlerins chrétiens illuminent l'église du Saint Sépulcre durant la cérémonie du Feu sacré qui célèbre la résurrection du Christ dans la vieille ville de Jérusalem, ici photographiés en avril 2015.
En juin dernier, l'équipe d'experts de l'université d'Athènes a débuté les travaux de restauration du tombeau de Jésus Christ.
Archive. En mai 2012, des prêtres grecs orthodoxes en train de célébrer la messe devant le tombeau de Jésus.
Mars 2016. Des prêtres chrétiens portent des feuilles de palmier durant le dimanche des rameaux.
Des pèlerins font la queue pour visiter la tombe de Jésus, dont les travaux de restauration ont débuté, en mai 2016.
Les experts grecs remettent en place la dalle de marbre qui recouvrait la tombe de Jésus.
Les experts grecs remettent en place la dalle de marbre qui recouvrait la tombe de Jésus.
Une équipe de spécialistes de l'université d'Athènes travaille à restaurer et à renforcer l'édicule situé au-dessus de la tombe, où son corps est censé avoir reposé. La plaque de marbre recouvrant la tombe a été déplacée durant trois jours dans le cadre de travaux de restauration menés dans cette église située dans la vieille ville.
Un moine franciscain observe pour la première fois la tombe ouverte de Jésus, le 28 octobre.
Les cierges des pèlerins chrétiens illuminent l'église du Saint Sépulcre durant la cérémonie du Feu sacré qui célèbre la résurrection du Christ dans la vieille ville de Jérusalem, ici photographiés en avril 2015.
Cette photo montre la tombe supposée de Jésus après qu'elle a été ouverte pour la première fois depuis des siècles, dans le cadre du travail de conservation réalisé par une équipe d'experts grecs, le 28 Octobre 2016.
Les experts de l'Université technique nationale d'Athènes pour la préservation du patrimoine ont enlevé la dalle de marbre qui recouvrait la tombe d'origine, depuis la dernière restauration de l'édicule en 1810 par l'architecte grec Nikolaos Comnène.
« Valider si c'est le bon endroit »
Installée depuis onze ans à Jérusalem, Marie-Armelle Beaulieu, rédactrice en chef de « Terre Sainte Magazine », a pu voir la tombe de Jésus.
Pourquoi en est-on venu à ouvrir le tombeau de Jésus ?
Marie-Armelle Beaulieu. Parce que l'édicule, la petite structure en marbre qui l'enserre, est très dégradé. Il avait subi en 1927 un tremblement de terre et les autorités britanniques avaient déjà, à l'époque, demandé aux Eglises de le restaurer. Aujourd'hui, à cause du taux d'humidité élevé dans le Saint-Sépulcre et des dégagements de gaz carbonique liés à l'afflux de visiteurs (NDLR : 2 millions chaque année), les experts craignaient que la pierre sur laquelle le corps du Christ a été posé ne s'effrite et c'est pourquoi il fallait ouvrir le tombeau pour vérifier son état.
Avez-vous pu le voir ?
J'ai eu cette chance, grâce à un moine grec orthodoxe qui m'a invitée. Voir ce rocher de ses yeux, c'est bouleversant. On est dans le lieu le plus sacré du monde chrétien, à l'endroit où Jésus a ressuscité et vaincu la mort. En termes de symbole, c'est comme un spationaute qui, après vingt ans d'attente, est enfin envoyé dans les étoiles.
Qu'est-ce que les archéologues espèrent trouver ?
Cette question est si cruciale et sensible que le patriarche orthodoxe, commanditaire de ces travaux, a déclaré en mai dernier que ce tombeau n'était pas un édifice archéologique et que ces pierres étaient plus que des pierres. Mais j'ai du mal à croire que l'on mobilise une trentaine de départements d'une université technique d'Athènes pour se contenter de consolider un bâtiment. En 324, quand l'évêque de Jérusalem a identifié ce tombeau comme étant celui de Jésus, aucun des témoins oculaires de l'époque n'a expliqué comment l'évêque était certain qu'il s'agissait bien du lit funéraire du Christ. Un scientifique britannique suppose qu'il y avait des graffitis dessus. Et au XVIe siècle, des religieux y auraient aperçu des morceaux de fresques. Cela fait 1 700 ans que les chrétiens viennent se recueillir sur cette tombe. Et c'est la première fois que la science, grâce aux techniques modernes, va peut-être pouvoir valider si c'est le bon endroit ou pas.
Je n’avais pas prévu de revenir sur l’actualité de la campagne présidentielle américaine mais compte tenu des revirement spectaculaires de ces derniers jours, est-il possible de faire autrement ?
Ceux qui ne seraient pas encore familiarisés avec quelques scandales collant aux basques d’Hillary Clinton peuvent se référer à un ancien billet sur le sujet. Depuis, l’eau aurait dû couler sous les ponts. Le scandale consécutif à l’enregistrement de propos salaces de Trump à son insu en 2005 aurait dû démolir ses dernières chances de succès pour les élections. Hillary aurait dû triompher sans coup férir… Mais il est des campagnes où rien ne se déroule comme prévu.
Il était une fois un serveur mail
En 2009, lorsque Hillary Clinton accéda au poste de Secrétaire d’État sous la présidence Obama, les Clinton mirent en place une messagerie parallèle, privée. Pendant des années, les affaires ayant trait à la diplomatie américaine circulèrent à travers l’adresse électronique HDR22@ClintonEmail.com. Ce serveur mail privé était en parfaite violation du Federal Records Act, qui impose une copie pour archivage des communications officielles des élus et hauts fonctionnaires pour des activités liées à leur mandat, et de la loi sur la liberté d’information (Freedom of Information Act) permettant à toute personne en faisant la demande de consulter ces échanges, sauf ceux classés confidentiels ou secret-défense.
Il faut noter que Mme Clinton savait parfaitement qu’elle violait la loi, sauf à faire preuve de troubles de la mémoire confinant à la démence. En 2007, alors dans l’opposition, elle reprocha à des élus républicains leur utilisation de mails privés dans le cadre de leurs fonctions. En 2011, alors même qu’elle utilisait son serveur privé, elle envoya un message enjoignant les ambassadeurs sous ses ordres à ne pas utiliser des adresses privées. En 2012, elle réprimanda sévèrement un ambassadeur et le licencia ensuite pour être passé outre.
Mme Clinton prétendit que les e-mails manquants n’avaient aucune importance, comme les cours de yoga de sa fille, et relevaient de la sphère privée.
Sommée de livrer son serveur aux autorités, Hillary Clinton en fit effacer le contenu avec un logiciel professionnel, affirmant qu’il s’agissait d’une « simple erreur de manipulation » du technicien, sans préméditation. Les internautes purent démontrer qu’il s’agissait là d’un mensonge grossier, le technicien en question cherchant à savoir comment effacer des données sensibles plusieurs mois auparavant.
Sans avoir accès à l’entier de la correspondance d’Hillary Clinton, les enquêteurs du FBI parvinrent à trouver des données classifiées dans les mails « gracieusement fournis » par l’ancienne Secrétaire d’État. Mais tout ceci se termina abruptement en juillet par la décision de James Comey, directeur du FBI… De clore l’enquête, à la stupéfaction générale. Mme Clinton fut réprimandée pour sa « grave négligence » et ce fut tout.
Démocrates et journalistes chantèrent des louanges et tressèrent des lauriers à James Comey, incarnant le bon sens et la raison, alors que le grand public et les Républicains restaient pour le moins dubitatifs sur cette conclusion en queue de poisson.
Mais ça, c’était avant.
Réouverture de l’enquête
L’annonce par James Comey de la réouverture de l’enquête du FBI sur les e-mails de Clinton à moins de deux semaines de l’élection présidentielle fit l’effet d’une bombe.
À ce stade, nous ne savons pas encore quelles sont les nouvelles données sur lesquelles le FBI a pris sa décision, mais une chose paraît certaine : une annonce pareille si près d’un scrutin aussi important implique que le FBI soit tombé, au minimum, sur de la dynamite.
Nous savons en revanche d’où viennent ces nouvelles données : de l’ordinateur d’Anthony Weiner, politicien démocrate de New York. En fouillant dans les e-mails de ce sinistre personnage, les enquêteurs ont trouvé des dizaines de milliers de courriers électroniques liés à Hillary Clinton et à son serveur mail.
Car il se trouve que M. Weiner est aussi le mari de Huma Abedin, principale aide de camp d’Hillary Clinton depuis vingt ans, une collaboratrice si proche d’elle que Clinton la qualifie parfois de « fille adoptive ».
À ce stade, nous ne savons pas non plus comment ces courriers se sont retrouvés là – probablement des mécanismes de réplication entre comptes mails oubliés depuis longtemps, dont l’enquête éclairera peut-être la mise en place et la motivation.
Toujours est-il que la campagne présidentielle d’Hillary Clinton vient d’exploser en plein vol.
La machinerie Clinton se pulvérise
Selon toute vraisemblance, le FBI vient probablement de mettre la main sur les fameux 33 000 e-mails manquants dissimulés par Hillary, et sans doute de nombreux autres. La nouvelle est tellement importante qu’il n’est pas possible de la cacher, de la minimiser, de la détourner – même si tous les médias s’y emploient.
La fin de campagne présidentielle s’est transformée en cauchemar pour Hillary. Les accusations de Trump font mouche. Son serveur mail était au cœur de toute sa communication – non seulement ses entorses au protocole dans son rôle de Secrétaire d’État, mais aussi les affaires ayant trait à la Fondation Clinton et au trafic d’influence entretenu par le couple en préparation de son retour au pouvoir. Le FBI a désormais également placé la Fondation sous enquête.
Les informations filtrées peu à peu corroborent celles que diffuse depuis des jours Wikileaks à travers le piratage du compte Gmail de John Podesta, chef de cabinet de la Maison Blanche de Bill Clinton entre 1998 et 2001, puis conseiller spécial de l’administration Obama en 2013, puis directeur de campagne d’Hillary Clinton pour les présidentielles de cette année.
Les cartes sont retournées les uns après les autres, révélant leurs secrets. La mise aux enchères de postes d’ambassadeurs. Le chantage à l’extorsion exercé contre des Saoudiens. Les manipulations d’Hillary pour évincer Sanders des primaires démocrates. Les débats truqués. La collusion avec la ministre de la Justice, qui a invoqué depuis le Cinquième Amendement pour ne pas témoigner contre elle-même. La complicité d’Obama dans cette histoire de serveur mail privé, ses efforts pour enterrer l’affaire, et même sa propre utilisation d’une messagerie parallèle. L’utilisation d’activistes payés pour provoquer la violence dans les réunions électorales de Donald Trump.
Les ondes de choc sont incalculables et promettent de résonner longtemps, longtemps après que les Clinton et leurs complices croupissent en prison – une issue qui paraît de plus en plus vraisemblable.
Reste une seule question – Que va-t-il se passer maintenant ? Charles Gave tente de répondre :
Jamais les milliers d’e-mails ne pourront être traités dans les jours qui viennent et donc l’élection va avoir lieu dans la plus grande incertitude juridique. Si des preuves certaines sont trouvées, madame Clinton ira en prison, certainement.
Si les citoyens sont assez bêtes pour voter pour quelqu’un qui risque d’aller en prison à peine élu (…) alors nous aurons une crise de régime aux USA, de nature constitutionnelle.
Le Président nouvellement élu sera traduit devant un tribunal constitué par le Congrès et sera sans doute « impeached » par la Chambre des Représentants qui laissera au Sénat la responsabilité de destituer le Président. Voilà qui rendra les US quasiment ingouvernables pendant au moins deux ans, jusqu’à l’élection suivante.
Si monsieur Trump est élu, ce qui me paraît de plus en plus probable, madame Clinton et sans doute son Bill de mari iront en prison où ils risquent de retrouver une grosse partie de l’administration Obama, en commençant par la Ministre de la justice.
Et je ne pense pas que le Président Trump sera particulièrement généreux pour ceux qui l’insultent depuis plus d’un an.
Mais bien des incertitudes subsistent. Pour commencer, il n’est pas du tout certain que les États-Unis parviennent à déterminer qui sera leur Président au lendemain de l’élection présidentielle.
De nombreuses surprises nous attendent sans doute encore.
J'aime le regard de Laurence, ses photos sont de plus en plus belles. Laurence sait bien ce que nous avons perdu "en occident", ce que nous risquons de perdre, et ce que les Russes risquent de perdre. Elle sait voir la beauté des paysages, des saisons, des coutumes… et ce qu'elle voit en Russie ce n'est pas la Sainte Russie rêvée, et pas non plus seulement la pesanteur du réalisme soviétique de naguère ; c'est le pays réel. Et justement, on peut se poser la question : le communisme tout en ayant eu majoritairement le (vain) projet d'éradiquer l'Orthodoxie russe n'avait-il pas conservé voire valorisé toute cette beauté et ces savoir-faire de l'art populaire dans toutes ses composantes : artisanales, architecturales, artistiques, chorégraphiques, musicales, costumières etc. que chaque région avait perpétuées avec fierté ? [voir tout de même le commentaire de Laurence en bas d'article] Mais le "modernisme" d'influence "libéralo-occidentale" si vanté comme valeur universelle, n'est-il pas en train de réduire, d'écraser, de broyer et d'éradiquer tout cela ? Continuez de lire le blog de Laurence, elle sait (avec son esprit aiguisé et sa sensibilité attentive) de quoi elle parle, et elle a les bons yeux pour nous parler du pays réel. L'amour ne rend pas aveugle, mais l'amour sait voir aussi ce que les autres sont incapables de voir, aveuglés qu'ils sont non par l'amour mais plutôt par l'ignorance, l'intolérance et la stupidité d'un nouveau conformisme haineux, autant de tares que ces pharisiens new look ont pourtant la prétention de relever et condamner à tout propos, dans tout domaine, se targuant d'être les consciences morales incontournables de notre temps… Auto-satisfaits mais jamais auto-critiques. Extraits […] Olga Kalashnikova m’a proposé d’aller faire une expédition photo dans des endroits pittoresques, car il neigeait dru, ce qui conférait aux paysages un intérêt particulier.[…] En arrivant à la rivière Troubej, j’ai vu sur la rive opposée, dans un demi jour vibrant de flocons, se déplacer une mariée toute en blanc, sous son voile, avec son époux en costume foncé, ils avançaient pareils à des fantômes, dans ce monde hivernal. D’après Olga, la coutume locale veut que le mari porte la mariée tout le long du pont qui franchit la rivière.
Je me souviens d’une isba particulièrement jolie, près de l’entrée du monastère. Le fronton en était orné d’une poule et d’un coq sculptés et peints. La petite vieille qui habitait là, et qui avait de beaux yeux très bleus, m’avait expliqué que ces sculptures étaient l’œuvre de son mari et les représentaient tous deux, lui le coq, elle la poule. Je n’ose pas retourner à cet emplacement de peur de voir cette merveilleuse petite maison remplacée par un machin prétentieux.
Nous avons fait halte au bord d’une rivière, dans la forêt, la neige soulignait tous les reliefs d’une lumière sans éclat, sur les sombres ramures, à la lisière des berges où l’eau commençait à geler. Les roseaux balançaient au vent glacial de petites mains blanches et crispées. L’atmosphère était sévère et magique, mystérieuse, envoûtante.
Puis nous sommes allées du côté de Koupanskoïé, près du musée du chemin de fer, où se dresse une église neuve, en bois, consacrée à la sainte Trinité. Dans cette grisaille, les herbes semblaient balancer des fleurs immaculées et glaciales, je voyais se déployer des rangées de présences oscillantes, d’anges suspendus. Les arbres se perdaient dans la brume neigeuse, où des reflets encore dorés se fanaient ça et là.
A Koupanskoïé, beaucoup de très jolies isbas se conservent encore, et cela donne au paysage une toute autre allure, elles ne s’imposent pas, elles accompagnent les accidents du terrain, elles nous mènent doucement jusqu’à l’église comme une double rangée de paysannes parées pour une fête.
Au retour, Olga m’a invitée dans un restaurant du coin pour prendre le thé, elle m’a offert une bouteille d’hydromel. Les gâteaux étaient très bons, nous avons beaucoup parlé, de l'éducation des enfants, de la très mauvaise influence de l'ordinateur sur leur développement et leur psychisme, de la mutilation grave que représente pour l'âme de nos contemporains la rupture de la transmission du patrimoine culturel et des savoirs faire populaires. […]
Dans l’éparchie d’Ekaterinbourg s’est déroulée du 27 au 29 mai 2016 une conférence monastique internationale «L’héritage patristique à la lumière de la tradition athonite : la guidance spirituelle», à laquelle ont pris part des archimandrites et higoumènes de Russie, de Grèce, de Chypre, de France, d’Allemagne et d’Ukraine. Le 28 mai, son Éminence le Métropolite Athanasios de Limassol, arrivé en Russie pour participer à la conférence, a également rencontré le clergé, les moines et des laïcs de l’éparchie. Cette rencontre fut consacrée à l’importance pour le Chrétien, particulièrement en ces temps de crise, de s’en remettre à la Providence Divine et de se sentir proche du Christ. Voici la traduction de son intervention, publiée sur le site Pravoslavie.ru le 06 juin 2016.
Notre époque connaît de nombreuses difficultés et de nombreux problèmes. Il y en eut beaucoup aussi en d’autres époques. De nombreux nuages s’amoncellent à l’horizon et les cœurs des hommes sont habités par de grandes inquiétudes. Dans le monde se produisent beaucoup d’événements difficiles, des «crises», mais nous, Chrétiens, nous devons nous occuper d’une seule crise, la crise du jugement de Dieu (En grec, jugement et crise peuvent se traduire par le même terme κρίση). Toute société reçoit une récompense en fonction de la vie qu’elle mène. Il en va de même en ce qui concerne chaque homme. Et dans toutes ces difficultés, nous entendons une voix, la voix de l’Évangile, la voix de notre Seigneur le Christ, Qui nous dit «Vous aurez à souffrir dans le monde, mais prenez courage: moi, j’ai vaincu le monde» (Jean 16:33).
Je vous dis aujourd’hui ce que je dis toujours lors des entretiens dans ma métropole. Il s’agit de mon expérience de vie. Quand j’étais moine à la Sainte Montagne, j’accomplissais mon obédience près de mon ancien, Geronda Joseph, et mon expérience m’a appris comment le diable combattait le moine. Ensuite, je suis devenu higoumène à Chypre, dans un grand monastère, et j’ai vu comment le diable attaque un higoumène. La lutte était plus forte que pour le simple moine car l’higoumène doit penser au monastère et à tous les moines. Mais avec l’aide de Dieu, j’ai pu soutenir ce combat. Après je suis devenu évêque et j’ai vu la guerre que le diable mène contre l’évêque. Elle est beaucoup plus intense qu’avec l’higoumène, car l’évêque se trouve à la tête de l’Église. Les différentes formes de service dans l’Église requièrent effort et labeur ; il faut toujours surmonter une multitude d’obstacles et de tentations. Rien ne se déroule sans tentation, aussi fort que nous puissions le souhaiter. Le diable élève des murs entiers à chaque pas que nous voulons accomplir. Arrive alors un moment où, en tant qu’homme, nous disons «C’est impossible!» Mais il est toujours possible d’accomplir l’œuvre de Dieu. La volonté de Dieu est telle que toutes les œuvres divines se réalisent à travers de grandes difficultés, par la lutte, afin qu’il soit évident que c’est Dieu qui les accomplit et non les efforts de l’homme, et afin que nous louions Dieu. En tant qu’évêque, j’ai pris conscience de ce que Dieu dirige l’Église et le monde entier. J’ai compris la signification des paroles du Seigneur, quand Il dit dans l’Évangile : «Que Ta volonté soit faite!» (Mat. 26:42)
Cela signifie que nous tous devons confier à la volonté et à la Providence divines tout ce qui concerne l’Église et le monde entier. C’est cela que nous prions lors de chaque Divine Liturgie. Après avoir commémoré la Très Sainte Mère de Dieu et tous les saints, à la fin de chaque ekténie, nous disons «Et confions-nous nous-mêmes les uns les autres et toute notre vie au Christ notre Dieu». C’est-à-dire que nous devons nous remettre nous-mêmes, nos frères et sœurs et parents, entre les mains du Christ. Nous confier, cela veux dire tout remettre, tout le poids, de nos mains aux mains du Christ. Il s’agit pour nous du plus grand acte d’amour et d’obéissance au Christ. C’est ce dont a parlé le Seigneur : «Je vous laisse la paix, Je vous donne Ma paix…Que votre cœur ne se trouble point et ne s’alarme point» (Jean 14:27).
Le Christ ne parle pas de la paix terrestre, qui dépend d’événements extérieurs, mais de la paix dont rien ne peut déposséder nos cœurs. Au cours des siècles, les Chrétiens ont témoigné de ce que rien ne peut enlever la paix du Christ de leur cœur. L’Église a vécu de nombreuses persécutions et difficultés. Jusqu’à une époque récente en Russie une grande persécution était dirigée contre la foi du Christ, et le Paradis se remplit de nouveaux saints et martyrs qui allèrent jusqu’au bout de leur ascèse pour le Christ. Malgré que des temps nouveaux soient arrivés, qui amènent aussi leurs difficultés, la parole de Dieu demeure immuable : Sa promesse d’être avec nous jusqu’à la fin des temps reste vraie et sûre. Il est possible que nous nous sentions opprimés par le poids des problèmes quotidiens, mais nous devons apprendre à nous défaire de ce fardeau et tout remettre dans les mains du Christ, dans l’esprit de l’Évangile. Il est dit dans l’Évangile : «Soyez toujours joyeux. Priez sans cesse». (1 Thess. 5:16,17) La joie et la prière doivent être les traits distinctifs de notre âme. Notre préoccupation principale doit être de devenir digne de l’union avec le Christ (et ce but s’atteint à travers l’Église). Quand nous nous inquiétons et nous tourmentons excessivement pour ce qui se passe autour de nous, nous offensons notre Père Céleste. C’est comme si nous Lui disions que nous nous préoccupions plus que Lui de ce qui se passe.
Au monastère, quand nous devions faire face à de grandes difficultés, nous allions chez notre geronda, le Père Joseph de Vatopedi et nous lui demandions : «Père, que faut-il faire quand nous sommes enferrés dans de telles épreuves? Comment en sortir?» Alors, Geronda nous apaisait : «N’ayez crainte! Il ne vous arrivera ni plus ni moins que ce Dieu permettra».
Et puisque Dieu sait ce qui va arriver, nous devons garder notre âme en paix et dire : «Que Ta volonté soit faite». Geronda Païssios donnait ce conseil aux moines : ceux qui vivent selon Dieu doivent se sentir comme des petits enfants dans les bras de leur mère. Dans les bras de sa mère, le petit ne craint rien. Rien ne peut l’inquiéter. Il ne pense à rien. Il se réjouit de la chaleur de l’étreinte et de l’amour de sa mère. De même, nous aussi devons dans nos âmes nous réjouir de l’amour du Christ. Saint Païssios disait encore ceci : «Le Christ est l’oxygène de l’homme. N’en faites pas du monoxyde de carbone!». Il disait cela quand les gens se tracassaient, soi-disant au nom du Christ, et avaient peur du lendemain.
Un autre grand geronda qui vécut en Grèce, Saint Porphyrios le Kavsokalyvite, donnait tout le temps cette instruction à ses enfants spirituels : «Pensez seulement au Christ ! Ne vous occupez de rien d’autre que de Lui. Le Christ est tout. Remettez tout entre Ses mains et vous n’aurez rien à craindre». L’Esprit du Christ dans l’homme contemporain, c’est la joie et la liberté.
Souvent, nous éprouvons de l’inquiétude au sujet de notre salut, de celui de nos enfants, et des membres de notre famille, ou au sujet de notre patrie ou même de l’Église. Ce sont des sentiments humains et ils sont tout naturels, jusqu’à un certain point. Seulement si nous permettons à ces soucis de nous dominer, rapidement ils vont plonger toute notre âme dans les ténèbres. L’expérience pluriséculaire de l’Église nous a prouvé que la victoire qui triomphe du monde, c’est notre foi (1 Jean 5:4). La puissance de l’enfer ne vaincra jamais l’Église. L’Écriture nous dit aussi que pas un homme qui espère en Dieu ne sera confus (Isaïe 49:23). Il ne peut se faire qu’un homme faisant appel à Dieu ne reçoive pas de réponse.
Je terminerai cette brève intervention en narrant le sentiment que j’éprouve dans mon éparchie. Très nombreux sont ceux qui viennent à moi; ils sont des milliers. Ils se confessent, nous évoquons avec eux des sujets spirituels. Il existe des cas dans lesquels les gens ne peuvent rien faire. Malheureusement, ils vivent dans de telles conditions, dans une telle disposition d’esprit, qu’ils se préparent à un naufrage inévitable. Et malheureusement, ou heureusement, nous ne pouvons pas le leur dire, car le Christ ne nous le permet pas. Notre raison nous dit qu’ils vont à leur perte. Mais la foi dit qu’à Dieu tout est possible. Et quand de tels hommes nous demandent : «Que vais-je devenir ? Je ne ferai rien de bon de moi-même!», nous leur répondons par les mots de l’Ancien Testament, repris dans les Actes. Bien, tu ne peux rien y faire. Toutes les circonstances indiquent que tu vas à ta perte. Et cela peut concerner toutes les circonstances de notre vie; économiques, nationales, internationales. Mais que dit l’Esprit ? Dans les derniers temps, quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé. (Actes 2:21) Que nous reste-t-il à faire ? Invoquer le nom du Seigneur. Quels que nous soyons, quelles que soient nos difficultés, quelle que soit la situation dans laquelle nous nous trouvions, nous devons invoquer le nom du Seigneur. Et si nous avons la foi, et l’humilité, alors, le Seigneur sera toujours avec nous, Il sera toujours notre Sauveur et notre Libérateur.
Ici, en Russie, j’ai vu de nombreuses et superbes icônes byzantines de la Résurrection du Christ.
Le Christ, comme un homme fort, prend par la main Adam et Eve et les tire hors de l’enfer. Mais avez-vous remarqué un détail ? Il tient nos ancêtres non par la main mais par le poignet. Pourquoi fait-Il cela ? Pour montrer qu’Adam et Eve sont morts et qu’ils ne peuvent rien faire par eux-mêmes pour leur salut. Quand quelqu’un vous demande de lui donner la main, vous lui tendez la main et il vous prend par la main. Mais les morts on les prends par les poignets, car ils ne peuvent vous tendre la main, et on les soulève de force. Le Seigneur veut montrer ainsi qu’Il peut même ressusciter l’homme que le péché a mené à la mort. Et rien ne résiste à la force de l’amour du Christ. C’est pourquoi nous devons, chers frères et sœurs avoir la joie du Christ en nos cœurs, Son amour et Sa paix. N’acceptons rien qui puisse détruire cette paix, cette joie et cet amour en nous, que le Seigneur a installés en nos cœurs. Et apprenons ce grand art : remettre tout entre les mains du Christ. Je vous souhaite de conserver toujours cet amour et cette paix dans vos cœurs, par les prières de votre saint évêque, et des saints pères et frères moines. Amen.
Comme somme toute, l'actualité des manigances meurtrières des hommes menteurs, serviteurs du diable, n'est pas une chose nouvelle et qui durera sans doute jusqu'à ce que tout le monde soit asservi et détruit, avant la venue de Notre Seigneur, autant rappeler qu'il y a lieu de s'occuper de sa propre progression spirituelle pour rester sur les berges de ce flot fétide, pestilentiel et mortifère mais pour cela le saint starets Ambroise d'Optina nous donne ce bon conseil :
Quand France 24 bidonne totalement un reportage sur le Donbass - Falsifications et mauvaise foi au menu d'un reportage de science-fiction
Après la chaîne allemande ZDF qui s'était faite attraper les deux mains dans le pot de confiture après avoir monté un reportage de toute pièce, nous pensions tous que ce genre de méthodes seraient remisées au placard après que la réputation de la chaîne de télévision ait souffert de ce manquement grave aux règles déontologiques journalistiques de base.
Et bien non. Toujours plus loin, toujours plus haut, surtout dans la bêtise, la chaîne française France 24, via sa « journaliste » Elena Volochine, a réussi à se hisser au même niveau de désinformation que son homologue allemande, avec son reportage intitulé « Donetsk, une "république" sous perfusion », diffusé hier.
J'ai croisé Elena Volochine à Zaïtsevo lors d'un reportage sur les positions de l'armée de la République Populaire de Donetsk, le 8 juillet 2016. Trois mois. Il lui a fallu tout ce temps pour sortir son reportage, et quand on regarde ce dernier en ayant toutes les informations en main, on comprend pourquoi.
Conversation créée de toute pièce en trafiquant le matériel audio enregistré ce jour-là, mensonges éhontés et omissions en tout genre émaillent cette vidéo de désinformation digne des plus grands propagandistes.
Le tout en mêlant notre agence de presse DONi, à ces mensonges, en essayant de nous faire passer pour des contrefacteurs et des metteurs en scène de reportages bidons.
J'ai donc décidé de montrer via quelques scènes les plus emblématiques pourquoi cette vidéo est un tissu de mensonges. Suivez moi pour une démystification en règle :