Les lèvres mensongères font horreur à l'Éternel, tandis que ceux qui agissent avec fidélité lui sont agréables. Proverbes 12:22 «C'est ce qui sort de l'homme qui le rend impur. En effet, c'est de l’intérieur, c'est du cœur des hommes que sortent les mauvaises pensées, les adultères, l'immoralité sexuelle, les meurtres, les vols, la soif de posséder, les méchancetés, la fraude, la débauche, le regard envieux, la calomnie, l'orgueil, la folie. Toutes ces choses mauvaises sortent du dedans et rendent l'homme impur.» Marc 7:20-23 Un témoin fidèle ne ment pas, tandis qu’un faux témoin dit des mensonges. Proverbes 14:5 « Vous, vous avez pour père le diable et vous voulez accomplir les désirs de votre père. Il a été meurtrier dès le commencement et il ne s'est pas tenu dans la vérité parce qu'il n'y a pas de vérité en lui. Lorsqu'il profère le mensonge, il parle de son propre fond, car il est menteur et le père du mensonge. » Jean 8:44 Si les paroles distinguées ne conviennent pas à un fou, les paroles mensongères conviennent d’autant moins à un noble. Proverbes 17:7 « Écarte de ta bouche la fausseté, éloigne de tes lèvres les détours ! Proverbes 4:24 Craindre l'Éternel, c'est détester le mal. L'arrogance, l'orgueil, la voie du mal et la bouche perverse, voilà ce que je déteste. » Proverbes 8:13 « Pierre lui dit : «Ananias, pourquoi Satan a-t-il rempli ton cœur, au point que tu aies menti au Saint-Esprit et gardé une partie du prix du champ? […] Comment as-tu pu former dans ton cœur un projet pareil? Ce n'est pas à des hommes que tu as menti, mais à Dieu.»Actes 5:3-4Mais pour les lâches, les incrédules, les abominables, les meurtriers, les impudiques, les enchanteurs, les idolâtres, et tous les menteurs, leur part sera dans l'étang ardent de feu et de soufre, ce qui est la seconde mort.Apocalypse 21.8

jeudi 19 décembre 2024

POUR SORTIR D'UN UNIVERS TOTALITAIRE par P. Nicolae Steinhard

TROIS SOLUTIONS  

Testament politique 

 
P. Nicolae Steinhard

Pour sortir d’un univers concentrationnaire – et il n’est pas nécessaire que ce soit un camp, une prison ou une autre forme d’incarcération ; cette théorie s’applique à tout produit du totalitarisme – il existe la solution (mystique) de la foi. Cependant, il ne sera pas question de celle-ci dans ce qui suit, car elle est le fruit de la grâce, par essence sélective.  Les trois solutions que nous mentionnons sont strictement mondaines, de caractère pratique, et se présentent comme accessibles à tous.  

 Première solution : celle de Soljenitsyne  

Dans Le Premier Cercle, Alexandre Issaïevitch la mentionne brièvement, revenant dessus dans le premier volume de L’Archipel du Goulag.  

Elle consiste, pour quiconque franchit le seuil de la Sécurité ou d’un autre organe analogue d’enquête, à se dire avec fermeté : « En cet instant même, je meurs. »  

Il lui est permis de se parler en se consolant : « Pauvre jeunesse ou hélas, ma vieillesse ; ma femme, mes enfants, moi-même, mon talent ou mes biens ou mon pouvoir, ma bien-aimée, les vins que je ne boirai plus, les livres que je ne lirai plus, les promenades que je ne ferai plus, la musique que je n’écouterai plus, etc., etc., etc. »  

Mais une chose est certaine et irréparable : à partir de maintenant, je suis un homme mort.  

Si une telle pensée est adoptée sans hésitation, l’individu est sauvé. Il n’y a plus rien qu’on puisse lui faire. Il ne peut plus être menacé, manipulé, berné, dupé. Puisqu’il se considère comme mort, rien ne l’effraie, ne l’attire, ne le provoque. Il ne peut plus être amorcé. N’ayant plus d’espoir, ayant quitté le monde, il n’a plus rien à convoiter, à préserver ou à regagner, rien pour lequel il vendrait son âme, sa paix, son honneur. Il n’existe plus de monnaie avec laquelle il pourrait être payé pour trahir.  

Il est toutefois nécessaire, bien sûr, que cette résolution soit ferme, définitive. On se déclare mort, on accepte de se soumettre à la mort, on anéantit tout espoir. On peut regretter, comme Mme d’Houdetot, mais ce suicide moral et par anticipation ne rate jamais. Le risque d’une faiblesse, d’un consentement à une dénonciation, à un aveu fantaisiste, disparaît totalement.  

Deuxième solution : celle d’Alexandre Zinoviev  

Celle-ci est décrite par un des personnages du livre Les Hauteurs béantes.  

Le personnage est un jeune homme, présenté sous le surnom allégorique Le Rebelle. La solution réside dans une totale inadéquation au système.  

Le Rebelle n’a pas de domicile fixe, pas de papiers en règle, pas d’emploi ; il est vagabond, parasite, un sans-le-sou, un vagabond. Il vit au jour le jour, de ce qu’on lui donne, de ce qui tombe, de presque rien. Il est vêtu de haillons. Il travaille occasionnellement, parfois, quand et si l’occasion se présente.  

Il passe presque tout son temps en prison ou dans des camps de travail, dort où il peut. Il erre. Jamais il n’entre dans le système, pas même pour le plus insignifiant, le plus vil, le moins engageant des emplois. Même gardien de porcs, il refuse, ne suivant pas l’exemple du héros d’une nouvelle d’Arthur Schnitzler : ce dernier, obsédé par la peur de la responsabilité, finit par devenir porcher. NON, le Rebelle s’est projeté (dans un style existentialiste) une fois pour toutes en marginal, misérable, moine bouddhiste mendiant, fou, un dément pour (et en quête de) liberté.  

Un tel homme, en marge de la société, est lui aussi immunisé : on ne peut exercer sur lui aucune pression, on n’a rien à lui prendre, rien à lui offrir. On peut l’emprisonner, le harceler, le mépriser, le moquer : mais il leur échappe. Une fois pour toutes, il a consenti à vivre sa vie selon l’exemple et le modèle d’un perpétuel asile de nuit. De la pauvreté, du scepticisme, de l’irresponsabilité, il a fait un credo ; il ressemble à un animal sauvage, une bête famélique, un brigand de grand chemin. Il est Ferrante Palia dans La Chartreuse de Parme de Stendhal. Il est Zacharias Lichter de Matei Călinescu. Il est un iurodivî  laïc, un voyageur infatigable (et Wotan descendant sur cette terre, quel nom porte-t-il ? Le Vagabond), un Juif errant. 

Et il parle sans retenue, débite à volonté, donne voix aux anecdotes les plus dangereuses, ne connaît pas le respect, traite tout avec désinvolture, dit tout ce qui lui passe par la tête, prononce des vérités que les autres n’oseraient même pas murmurer. Il est comme l’enfant du conte d’Andersen sur le roi nu. Il est le bouffon du Roi Lear. Il est le loup de la fable – audacieuse elle aussi – de La Fontaine : il ignore tout du collier.  

Il est libre, libre, libre.  

Troisième solution : celle de Winston Churchill et de Vladimir Boukovski  

Elle se résume ainsi : face à la tyrannie, à l’oppression, à la misère, aux malheurs, aux calamités, aux épreuves, aux dangers, non seulement on ne se rend pas, mais on puise en elles une folle envie de vivre et de lutter.  

En mars 1939, Churchill disait à Marthe Bibesco :  

« Il y aura la guerre. L’Empire britannique sera réduit en poussière. La mort nous guette tous. Et moi, je me sens rajeunir de vingt ans. »  

Plus la situation empire, plus les difficultés sont immenses, plus on est frappé, encerclé ou soumis à des attaques ; plus il devient impossible d’entrevoir une quelconque espérance rationnelle ou probable ; plus le gris, l’obscurité, la viscosité s’épaississent, s’entrelacent et se rendent inextricables ; plus le danger se dresse directement devant soi, plus on a soif de lutte et plus on ressent une sensation croissante d’euphorie inexplicable et écrasante.  

On est assailli de toutes parts, par des forces infiniment plus puissantes que les siennes : on lutte. On est vaincu : on les défie. On est perdu : on attaque. (Ainsi parlait Churchill en 1940). On rit, on aiguise ses dents et son couteau, on rajeunit. On ressent la piqûre du bonheur, un bonheur indescriptible : celui de frapper, même infiniment moins fort qu’eux. Non seulement on ne désespère pas, on ne se déclare ni vaincu ni abattu, mais on savoure pleinement la joie de résister, de s’opposer, et on éprouve une sensation de gaieté fougueuse, démente.  

Cette solution, bien sûr, présuppose une force de caractère exceptionnelle, une conception militaire de la vie, une remarquable endurance morale, une volonté d’acier ennoblie et une santé spirituelle à toute épreuve. Elle exige sans doute aussi un esprit sportif : aimer le combat en lui-même — l’affrontement — plus que le succès.  

Elle est tout aussi salvatrice et absolue, car elle repose sur un paradoxe : à mesure qu’ils te frappent, qu’ils te font plus de mal, qu’ils t’imposent des souffrances de plus en plus injustes, qu’ils te coincent dans des situations encore plus inextricables, toi, tu te réjouis davantage. Tu te renforces, tu rajeunis !  

La solution de Churchill coïncide avec celle de Vladimir Boukovski.  

Boukovski raconte que lorsqu’il a reçu sa première convocation au siège du KGB, il n’a pas pu fermer l’œil de la nuit. Une réaction naturelle, penserait le lecteur de ses mémoires, rien de plus normal : l’incertitude, la peur, l’émotion. Mais Boukovski poursuit :  

« Je n’ai pas pu dormir d’impatience. J’avais hâte que le jour se lève, de me retrouver face à eux, de leur dire tout ce que je pense d’eux et de foncer sur eux comme un tank. Je ne pouvais imaginer plus grande joie. »  

Voilà pourquoi il n’a pas dormi : non par peur, inquiétude ou émotion. Mais par impatience de leur crier la vérité en face et de foncer sur eux comme un tank !  

Des paroles plus extraordinaires ont-elles jamais été prononcées ou écrites dans le monde ? Et je me demande – sans prétendre que ce soit ainsi, pas du tout, je me pose seulement la question, je ne peux pas ne pas me poser cette question – si cet univers, avec ses essaims de galaxies contenant chacune des milliers ou des millions de galaxies, chaque galaxie comprenant des milliards de soleils et au moins plusieurs milliards de planètes autour de ces soleils, si tous ces espaces, distances et sphères mesurées en années-lumière, parsecs et trillions de kilomètres, si toute cette agitation de matière, d’astres, de comètes, de satellites, de pulsars, de quasars, de trous noirs, de poussières cosmiques, de météores, et que sais-je encore, si toutes ces ères, tous ces éons, tous ces temps et ces continuum espace-temps et toutes les astrophysiques newtoniennes ou relativistes ne sont pas venus à l’existence uniquement pour que ces paroles de Boukovski puissent être exprimées.

Conclusion

     Les trois solutions sont certaines et infaillibles. Je ne connais pas d’autres moyens pour sortir d’une situation-limite, d’un univers concentrationnaire, des filets d’un procès kafkaïen, d’un jeu de type domino, d’un labyrinthe ou d’une salle d’interrogatoire, de la peur et de la panique, de n’importe quel piège à souris, ou de tout cauchemar phénoménal. Seulement ces trois-là. Cependant, chacune d’entre elles est bonne, suffisante et salvatrice. Prenez garde : Soljenitsyne, Zinoviev, Churchill, Boukovski. La mort consentie, assumée, anticipée, provoquée ; l’indifférence et l’insolence ; le courage accompagné d’une joie effrénée. Vous êtes libres de choisir. Mais vous devez comprendre que – parlant humainement, d’un point de vue mondain – il est très improbable que vous trouviez une autre voie pour affronter ce cercle de fer, qui est en grande partie aussi un cercle de craie (voir État de siège de Camus : le fondement de la dictature est une fantasmagorie : la peur). Peut-être protesterez-vous, en considérant que ces solutions impliquent une forme de vie équivalente à la mort, ou pire que la mort, ou comportant le risque de mort physique à tout moment. Cela est vrai. Vous êtes surpris ? Parce que vous n’avez pas lu Igor Chafarévitch, parce que vous ne savez pas encore que le totalitarisme n’est pas tant la consolidation d’une théorie économique, biologique ou sociale, qu’il est avant tout la manifestation d’une attraction pour la mort. Et le secret de ceux qui ne peuvent être intégrés dans l’abîme totalitaire est simple : ils aiment la vie, pas la mort. Mais la mort, qui, seul, l’a vaincue ? Celui qui, par la mort, a terrassé la mort.  


P. Nicolae Steinhard

Journal de la Félicité


mardi 17 décembre 2024

INTERPRÉTATION ORTHODOXE DE L'APOCALYPSE [22] (suite)

"Qui place les rois de la terre sur leurs trônes ? Lui qui seul siège sur le trône de feu de toute éternité et qui seul, au sens propre du terme, règne sur toute la création. L'autorité, le pouvoir, le courage et la sagesse sont donnés au tsar par le Seigneur pour gouverner ses sujets. » Saint Jean de Cronstadt 

     La perspective de la fin de l'esclavage millénaire de Satan, même si pour une courte période, a inquiété les gens bien avant qu'elle ne commence. C’est un nuage inquiétant à l’horizon qui s’agrandit et s’assombrit à mesure que les siècles passent. Même si l'événement était lointain pour eux, les prophètes et les apôtres de la Bible l'ont décrit dans les termes les plus terribles : « Ce jour est un jour de colère... un jour de ténèbres et de tristesse » (Sophonie). 1:15) : « un temps de détresse tel qu'il n'y en a jamais eu depuis qu'il existe une nation, même jusqu'à cette époque » (Daniel 12:1) ; 
« Dans les derniers jours, des temps difficiles viendront»  (2 Timothée 3 : 1). 

     "Les derniers jours" - cette seule phrase biblique évoque des images effrayantes, et des gens anxieux ont prédit la "fin du monde" tout au long de l'histoire. Bien que le Christ ait déclaré que le moment réel de son retour est un secret connu uniquement de Dieu, les Saintes Écritures offrent des indications spécifiques quant au moment où la fin des temps doit commencer.     

        La Bible enseigne que Dieu a confié à des anges la tâche de lier Satan au début de ses mille ans dans l’abîme : « Alors je vis un ange descendre du ciel, ayant la clé de l’abîme et une grande chaîne à la main. Il saisit le dragon, le serpent des temps anciens, qui est le Diable et Satan, et il le lia pour mille ans » (Apocalypse 20 : 1, 2). 


    Pourtant, aucun ange n’est chargé de maintenir le serpent lié !

 Celui qui retient

 Saint Paul a révélé que c'est en réalité un homme (bien qu'il ait une mission divine), et non un ange, qui doit retenir le malin dans son esclavage. L'Apôtre a en outre averti que ce gardien humain finirait par être lui-même écarté, « écarté du chemin », permettant au malin de s'échapper de sa prison : « Que personne ne vous séduise par quelque moyen que ce soit ; car ce jour ne viendra que si la chute vient d'abord, et l'homme du péché est révélé, le fils de perdition, qui s'oppose et s'élève au-dessus de tout ce qu'on appelle Dieu ou de ce qui est adoré... Et maintenant vous savez ce qui retient, afin qu'il soit révélé. en son temps. Car le mystère de l'iniquité est déjà à l'œuvre; Celui qui retient maintenant le fera jusqu'à ce qu'Il soit écarté du chemin. Et alors l’inique sera révélé » (2 Thessaloniciens 2 : 3-8). 

     Pendant qu'il est enfermé, l'influence de Satan est limitée et clandestine, "le mystère de l’iniquité". Selon le Père Seraphim Rose, on l'appelle un mystère « parce qu'un mystère est quelque chose qui n'est pas entièrement révélé dans ce monde, qui vient d'un autre monde. Le mystère de la justice est toute l'histoire de la façon dont Dieu est venu du ciel et s'est incarné dans afin de nous sauver ; et le mystère de l'iniquité est le contraire : c'est un mystère venu de l'enfer qui fait irruption dans ce monde et le change. C'est donc le mystère de l'iniquité qui prépare le monde à la venue de l’homme d’iniquité.» (À suivre)

samedi 14 décembre 2024

PLACEMENT DE PRODUITS dans une "caverne de bandits" ?

« Travailler pour l’Église, c’est aussi rock’n’roll qu’avec les Sex Pistols » (Jean-Charles de Castelbajac, styliste)

 



1975



mercredi 11 décembre 2024

INTERPRÉTATION ORTHODOXE DE L'APOCALYPSE [21] (suite)


Satan enchaîné



L'Évangile prêché

Avec Satan ainsi maîtrisé, le christianisme a connu une croissance constante. À l’époque du Moyen Âge, la société européenne, tant à l’Est qu’à l’Ouest, avait une vision du monde centrée sur le Christ. L'activité missionnaire a prospéré, motivée par le commandement du Seigneur « d'aller par tout le monde et prêcher la bonne nouvelle à toute la création » (Marc 16 : 15).

La période d'esclavage de Satan est en outre liée à la prédication de l'Évangile du Christ. « Et cette bonne nouvelle du royaume sera prêchée dans le monde entier, comme témoignage à toutes les nations, et alors la fin viendra » (Matthieu 24 : 14). Cela a également été donné comme un autre signe des derniers jours : la fin ne peut avoir lieu tant que tous les hommes n'ont pas eu la chance d'entendre et de croire ; personne ne peut prétendre ignorer la Vérité. Comme indiqué dans A Ray of Light de l'Archimandite Panteleimon de Jordanville, « Le message concernant le Christ sera répandu dans toutes les nations du monde ; aucune nation ou tribu, même dans les coins les plus reculés et inconnus de la terre, ne sera laissée sans l'éclairage de l'enseignement du Christ. Le dernier commandement de Jésus-Christ sera soyez accompli -"Allez dans le monde entier et prêchez l'Évangile à toute la création " (Marc 16 : 15). »

Le Livre de l'Apocalypse décrit en une seule phrase les grandes lignes de l'histoire sacrée en termes du règne libre initial de Satan, de sa restriction pendant l'ère de l'Église, de sa libération à la fin des temps et de sa condamnation ultime : « Et les habitants de la terre, ceux dont le nom n'a pas été écrit dès la fondation du monde dans le livre de vie, s'étonneront en voyant la bête, parce qu'elle était, et qu'elle n'est plus, et qu'elle reparaîtra.  » (Apocalypse 17 : 8).

Cette vision parvint à saint Jean le Théologien pendant sa période d'exil sur l'île de Patmos après la résurrection du Christ. A cette époque, Satan, étant en esclavage, "n'est pas." Avant cela, il « était », et à la fin de l’ère de l’Église, il « sortira de l’abîme ». Au retour du Christ, il « ira à la perdition ».

Saint André développe ainsi la vision de saint Jean : « Cette bête, c'est Satan qui, mis à mort par la Croix du Christ, reviendra, comme on dit, à la fin, à la vie. Par de faux signes et par de faux miracles, il Il agira, par l'intermédiaire de l'Antéchrist, pour renverser la Croix. C'est pourquoi il était et a agi jusqu'au temps de la Croix, puis il n'était plus, dans la mesure où par la passion salvatrice il était rendu impuissant et privé de l'autorité qui lui était attachée qu'il avait sur les peuples par le culte des idoles. »

L'incarcération millénaire de Satan figure parmi les événements véritablement significatifs de l'histoire sacrée.

Si cela ne s’était pas produit, la Terre serait sûrement méconnaissable aujourd’hui. L'"histoire" laïque, ignorant le Christ, ne peut pas comprendre la réalité spirituelle qui sous-tend les événements du monde. Pourtant, les signes des derniers jours ne seront pas reconnus par ceux qui ne comprennent pas clairement la période d’esclavage de Satan. Pourquoi? Parce que finalement le malin devient LIBRE ! " ( À Suivre)

EXERCEZ VOTRE DISCERNEMENT et PRÉPAREZ un AVENIR à l'ÉGLISE pour les JOURS SOMBRES



Dans les premiers siècles du christianisme, les hommes de prière jugés dignes de célébrer les offices étaient choisis en fonction de leur vie exemplaire, de leurs charismes spirituels, et de leur capacité à guider les communautés dans la foi. Ces choix étaient validés par un processus communautaire, spirituel et souvent apostolique, ancré dans la prière et le discernement, le choix et la validation des hommes considérés comme dignes de célébrer les charges religieuses étaient distingués par une combinaison de discernement communautaire, de charismes personnels et d'approbation par des autorités spirituelles. Voici les principaux éléments qui encadraient ce processus :  

Les critères de discernement :

Réputation de piété et de vie exemplaire:

  - Les premiers responsables étaient choisis parmi ceux dont la vie manifestait une foi profonde, une conduite irréprochable et une fidélité à l'enseignement du Christ.

  - L'apôtre Paul donne des critères dans les épîtres pastorales (1 Timothée 3:1-7, Tite 1:5-9) 


 1 Timothée 3:1-7 

           1 C’est une vérité certaine, que si quelqu’un souhaite l’épiscopat, il désire une fonction et une œuvre sainte.
         2 Il faut donc que l’évêque soit irrépréhensible ; qu’il n’ait épousé qu’une femme ; qu’il soit sobreprudentgrave et modestechasteaimant l’hospitalitécapable d’instruire ; 3 qu’il ne soit ni sujet au vinni violent et prompt à frapper, mais équitable et modérééloigné des contestationsdésintéressé ; 4 qu’il gouverne bien sa propre famille, et qu’il maintienne ses enfants dans l’obéissance et dans toute sorte d’honnêteté. 5 Car si quelqu’un ne sait pas gouverner sa propre famille, comment pourra-t-il conduire l’Église de Dieu ? 6 Que ce ne soit point un néophyte ; de peur que s’élevant d’orgueil, il ne tombe dans la même condamnation que le diable. 7 Il faut encore qu’il ait bon témoignage de ceux qui sont hors de l’Église ; de peur qu’il ne tombe dans l’opprobre, et dans le piège du démon. 
           8 Que les diacres de même soient honnêtes et bien réglés ; qu’ils ne soient point doubles dans leurs parolesni sujets à boire beaucoup de vin ; qu’ils ne cherchent point de gain honteux ; 9 mais qu’ils conservent le mystère de la foi avec une conscience pure. 10 Ils doivent aussi être éprouvés auparavant, puis admis au sacré ministère, s’ils sont sans reproche. 
          11 Que les femmes de même soient chastes et bien réglées, exemptes de médisancesobresfidèles en toutes choses. 
        12 Qu’on prenne pour diacres ceux qui n’auront épousé qu’une femmequi gouvernent bien leurs enfants et leurs propres familles. 13 Car le bon usage de leur ministère leur sera un degré légitime pour monter plus haut, et leur donnera une grande confiance dans la foi de Jésus-Christ.


Tite 1:5-9


5 Je vous ai laissé en Crète, afin que vous y régliez tout ce qui reste à y régler, et que vous établissiez des prêtres , des anciens. en chaque ville, selon l’ordre que je vous en ai donné; 6 choisissant celui qui sera irrépréhensible, qui n’aura épousé qu’une femme, mari d’une seule femme, dont les enfants seront fidèlesnon accusés de débaucheni désobéissants. 7 Car il faut que l’évêque soit irréprochable, comme étant le dispensateur et l’économe de Dieu; qu’il ne soit ni altierni colèreni sujet au vinni violent et prompt à frapper, ni porté à un gain honteux; 8 mais qu’il aime à exercer l’hospitalité; qu’il soit affable; qu’il soit sobre, juste, saint, tempérant: 9 qu’il soit fortement attaché aux vérités de la foi telles qu’on les lui a enseignées, afin qu’il soit capable d’exhorter selon la saine doctrine, et de convaincre ceux qui s’y opposent.

Charisme spirituel  :

  - Le choix se fondait souvent sur la reconnaissance d'un appel ou d'un don particulier, comme la capacité à enseigner, à prophétiser ou à conduire la prière.

  - L’imposition des mains (symbolisant le don du Saint-Esprit) accompagnait généralement l’approbation, marquant une consécration spirituelle.


2. Processus de désignation


- Élection par la communauté  :

  - Dans les premières communautés chrétiennes, les membres jouaient un rôle actif dans l'identification des responsables. L’exemple de la désignation de Matthieu comme apôtre (Actes 1:23-26) montre l’importance de la prière et parfois du tirage au sort pour discerner la volonté de Dieu.

  - De même, les diacres furent choisis par la communauté en fonction de leur "bonne réputation" et de leur "plénitude de l'Esprit et de sagesse" (Actes 6:3-6).


- Approbation apostolique:

  - Les apôtres, en tant que témoins directs de la résurrection et fondateurs des premières Églises, validaient souvent les choix de la communauté ou désignaient directement des responsables (par exemple, Timothée et Tite, que Paul charge d'organiser les Églises locales).


3. Structures émergentes : évêques, presbytres et diacres

  • Évêques (episkopoi) :

  - Les évêques avaient une fonction de supervision et de garde de la doctrine. Ils étaient souvent choisis parmi les presbytres pour leur maturité spirituelle et leur capacité à enseigner.

  

-  Anciens   (πρεσβύτρες )  :

  - Les Anciens, les "presbytres" étaient des hommes de prière, responsables de diriger les communautés locales. Ils agissaient souvent comme conseillers des évêques.

  

- Diacres (διάκονοι) :

  - Les diacres étaient initialement chargés de l’aide matérielle et sociale au sein de la communauté. Cependant, ils jouaient aussi un rôle spirituel, comme le montre Étienne dans le livre des Actes.


 4. Rôle de la prière et du discernement spirituel


Prière communautaire :

  - La prière collective était essentielle pour demander la guidance divine dans la désignation des responsables.

  - L'imposition des mains lors de la consécration impliquait une invocation du Saint-Esprit.

-  Ayant l’approbation de Dieu  :

  - On croyait que la personne choisie devait manifester les fruits de l'Esprit dans sa vie quotidienne, comme l'humilité, la sagesse et l'amour.


5. Formation et transmission apostolique


Instruction dans la foi :

  - Les candidats étaient souvent formés par des apôtres ou des enseignants qualifiés. Cette formation incluait l’étude des Écritures, la doctrine chrétienne et les pratiques liturgiques.

  

- Succession apostolique  :

  - Les évêques revendiquaient leur légitimité en s’inscrivant dans une chaîne de transmission spirituelle remontant aux apôtres eux-mêmes. Cette "succession apostolique" garantissait l’orthodoxie et l’unité doctrinale.


6. Exclusion des indignes 


- Déviation doctrinale :

  Les hérétiques ou ceux dont l'enseignement s'écartait de l'orthodoxie étaient écartés. Les lettres de Paul et les écrits de Jean mentionnent plusieurs avertissements contre les faux enseignants (ex. 2 Jean 1:7-11).

  

- Critères moraux :

  Un comportement immoral, tel que la cupidité ou l’ivrognerie, disqualifiait un candidat.


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mardi 10 décembre 2024

ce qui s'est passé à Damas…

 …ce qui s'est passé à Damas: déjà 350 millions de dollars/devises ont été emportés, et on est sans nouvelles des 26 tonnes d'or qui constituaient la réserve métal jaune de la Banque Centrale de Syrie. 

Notez que les informations de Haaretz, le journal de Tel-Aviv, étaient justes: Netanyahou a signé un cessez-le-feu uniquement pour déplacer ses troupes en Syrie et achever avec la CIA ce qui restait de Damas. 

Ainsi prend fin l'accès au port syrien de tous les navires russes. Les espions américains ont réussi leur plan avec l'aide intéressée d'Erdogan... Revue de Presse par Pierre Jovanovic © www.quotidien.com 2008-2024

lundi 9 décembre 2024

Chrétiens en Syrie…


catastrophe pour les minorités chrétiennes du pays


https://pgibertie.com/2024/12/09/lassassin-de-samuel-paty-admirait-al-jolani-le-nouveau-maitre-de-la-syrie-mais-les-journalistes-ont-une-memoire-de-poisson-rouge/


LE POINT SUR l'ANNULATION DES ÉLECTIONS EN ROUMANIE.… EURK !

 


Lire aussi l'article suivant

INTERPRÉTATION ORTHODOXE DE L'APOCALYPSE [20] (suite)

Le Christ est venu dans un monde perdu dans l'incrédulité et a initié une phase sans précédent de l'expérience humaine en "chassant" le "prince de ce monde" et en lui refusant ainsi l'exercice total de ses pouvoirs maléfiques.  

« Maintenant a lieu le jugement de ce monde,dit Jésus, alors qu'il se préparait à aller à la Croix. Maintenant, le prince de ce monde sera jeté dehors » (Jean 12:31).  

Après la Résurrection du Christ, l'influence de Satan sur la terre a été considérablement réduite. Il ne pouvait plus agir ouvertement, comme un homme fort contrôlant sa propre maison, mais seulement de manière secrète, mystérieuse et sournoise. Pour la première fois depuis Adam et Ève, le chemin entre l'homme et Dieu a été restauré. « Les chrétiens orthodoxes qui ont expérimenté la vie de grâce dans l'Église peuvent bien comprendre ce que les protestants ne peuvent pas, écrit le théologien orthodoxe contemporain Père Michel Pomazansky, que les “mille ans“ (toute la période) du règne du Christ avec ses saints et le pouvoir limité du diable sont maintenant. »  

Le Saint-Esprit, opérant à travers l'Église, a été donné pour attirer les gens vers la Vérité salvatrice du Christ.  

En conséquence, le Christianisme a prospéré même face à de grandes persécutions, et l'Évangile s'est répandu sur la terre. « Avec la venue du Fils de Dieu incarné sur la terre, écrit l'archevêque Avèrky, et en particulier à partir du moment de sa rédemption de l'humanité par sa mort sur la Croix, Satan a été lié, le paganisme a été renversé, et il est venu sur terre le règne millénaire du Christ... l'établissement sur terre de l'Église du Christ. »  

Le mariage du Christ avec son Église a ainsi été préparé, et toutes les personnes, "mauvaises et bonnes," comme le rapporte Matthieu, ont été invitées au festin. Le Seigneur a décrit cela dans une parabole révélatrice :  

« Le royaume des cieux est semblable à un roi qui fit des noces pour son fils. Il envoya ses serviteurs appeler ceux qui étaient invités aux noces ; mais ils ne voulurent pas venir. Il envoya encore d'autres serviteurs, en disant : « Dites aux invités : Voici, j'ai préparé mon festin, mes bœufs et mes bêtes grasses sont tués, tout est prêt ; venez aux noces. Mais, sans en tenir compte, ils s'en allèrent, celui-ci à son champ, celui-là à son commerce ; et les autres se saisirent des serviteurs, les outragèrent et les tuèrent. Le roi fut irrité ; il envoya ses troupes, fit périr ces meurtriers et brûla leur ville. Alors il dit à ses serviteurs : « Les noces sont prêtes, mais les invités n'en étaient pas dignes. Allez donc dans les carrefours, et appelez aux noces tous ceux que vous trouverez. » Ces serviteurs allèrent sur les chemins, rassemblèrent tous ceux qu'ils trouvèrent, mauvais et bons, et la salle des noces fut pleine de convives.  

Le roi entra pour voir les convives, et il aperçut là un homme qui n'avait pas revêtu un habit de noces. Il lui dit : « Mon ami, comment es-tu entré ici sans avoir un habit de noces ? » Cet homme resta muet. Alors le roi dit aux serviteurs : « Liez-lui les pieds et les mains, et jetez-le dans les ténèbres du dehors : c'est là qu'il y aura des pleurs et des grincements de dents » (Matthieu 22:2-13).  

 

Il est notable que, dans cette parabole, une seule personne, parmi tous ceux qui sont venus, a reçu le reproche du Seigneur pour ne pas avoir porté un habit de noces. Puisque dans la culture de Jésus les habits de noces étaient fournis par l'hôte, ne pas en porter montre un manque de respect et une impolitesse délibérée. Cela suggère fortement que l'intrus était Satan, et confirme davantage que le malin a été emprisonné pendant les jours de la formation de l'Église, car le roi a ordonné à ses serviteurs de « le lier pieds et mains, de l'emporter et de le jeter dans les ténèbres extérieures. »  (À suivre)

 

 

 

samedi 7 décembre 2024

L'ORGUEIL et le MÉPRIS et ce qui en découle par P. Nicolae Steinhardt

 

« Maintenant je sais, je l’ai appris aussi»  Nicolae Steinhardt


 Quand un homme parvient à réaliser quelque chose qui lui a demandé beaucoup d'efforts, l'orgueil commence à s'installer en lui.     Celui qui a perdu du poids regarde avec mépris les gros, et celui qui a arrêté de fumer fronce le nez avec dédain quand un autre se vautre encore dans son vice. Si quelqu'un réprime avec zèle sa sexualité, il regarde avec mépris et orgueil le pécheur qui lutte pour échapper à son péché, mais l'instinct le devance ! 
     Ce que nous réussissons peut nous souiller plus que le péché lui-même. Ce que nous acquérons peut bouleverser nos repères émotionnels au point de remplir notre âme de venin.
     L'argent qui vient à nous peut nous rendre arrogants et avares, tout comme le succès peut nous plonger dans l'abîme terrifiant des péchés de l'âme.
    Le chemin vers l'amour se rétrécit lorsque nous regardons les autres d'une hauteur d'aigle en vol. La douceur du cœur se dessèche sur les tiges du mépris, de la haine et de l'orgueil, si l'âme n'est pas prête à accueillir son succès avec la modestie et la grâce d'une fleur... 
     Tout ce que nous réussissons pour nous-mêmes et qui nous apporte de l'énergie est destiné à se retourner vers ceux qui luttent encore dans la souffrance et le péché. Nos yeux ne sont pas faits pour le mépris, mais pour exprimer le visage de l'amour qui s'efforce de sortir de nos âmes. Nos succès ne nous sont pas donnés pour nous pavaner comme des paons dans les manteaux des statues, mais pour les transformer en amour, en développement et en don pour ceux qui nous entourent. 
     Si tu réprimes ta faim pendant que tu jeûnes, la faim ne fera que croître. Ton esprit va rêver de mets délicieux et raffinés, il va sentir les odeurs les plus appétissantes même dans le sommeil, pour que, le jour suivant, fou de frustration, il compense son manque par un mépris défiant envers celui qui ne jeûne pas. Alors, le jeûne devient une occasion d'orgueil, d'expression de la vanité et d'une victoire triomphante sur les désirs… Mais, au-delà de tout, l'orgueil reste de l'orgueil, et le sentiment de frustration le confirme. 
     Si tu as réussi dans la vie, ne t'accroche pas aux échecs des autres, pour ne pas éveiller en toi le ver vorace de l'orgueil et la passion de l'arrogance. La réussite est l'énergie de l'amour et de ta capacité à accepter la vie, mais elle ne reste pas immobile, elle n'est pas comme une montagne ou un océan. 
     L'orgueil et l'arrogance de la réussite te font descendre lentement de ton piédestal, car ils dessinent dans le ciel de ta vie des événements qui leur sont propres. 
     Perds du poids, réjouis-toi et tais-toi ! Arrête de fumer, réjouis-toi et tais-toi ! Nettoie ta cour, réjouis-toi de sa propreté et laisse les déchets du voisin là où le voisin les a mis. Car entre le voisin et les ordures dans la cour, il existe une relation cachée, des émotions que tu ne connais pas, des sentiments que tu ne soupçonneras jamais et des causes qui resteront, peut-être, à jamais cachées à ton esprit et à ton cœur. 
     Entre l'homme gros et sa graisse, il existe une relation cachée. Une compréhension. Un secret. Un sentiment mal compris. Une émotion inassouvie. Un amour rejeté. La graisse est le professeur du gros. Le vice est le professeur du vicieux. Et, dans notre vie, il n'existe pas de professeurs plus sévères que nos vices et nos incapacités. 
     Maintenant je sais, je sais que toute haine, toute aversion, tout souvenir du mal, toute absence de pitié, toute absence de compréhension, de bienveillance, de sympathie, toute conduite envers autrui qui n’atteint pas le niveau de grâce et de délicatesse d’un menuet de Mozart… est un péché et une souillure ; non seulement le meurtre, la blessure, les coups, le vol, les injures, mais toute vulgarité, toute mépris, tout regard malveillant, tout dédain, tout mauvais état d’esprit vient du diable et corrompt tout. Maintenant je sais, j'ai aussi appris…»

mercredi 4 décembre 2024

INTERPRÉTATION ORTHODOXE DE L'APOCALYPSE [19] (suite)

 L'ère de l'Église

Entre ces deux événements se déroule la plus grande entreprise de tous les temps : l'attraction dans l'Église du Christ de tous ceux qui croient et sont baptisés en Lui. La Résurrection du Seigneur a ouvert la voie à tous (pas seulement au « peuple élu » des Juifs) pour qu'ils croient au Messie et soient sauvés.

Comme le souligne Jaroslav Pelikan, ce point de vue était courant dans le monde chrétien primitif : « Augustin a établi la norme pour la plupart des exégèses catholiques en Occident... en faveur de l'opinion selon laquelle les mille ans de ce texte (Apocalypse 20) faisaient référence à l'histoire. de l'église. »

Les tentations du Christ

L'ère de l'Église a été rendue possible en imposant une "restriction" à celui qui, pendant si longtemps, avait trompé et aveuglé l'humanité. À l’origine, toute la création de Dieu a été créée « bonne ». Cependant, quand Adam a péché en désobéissant à Dieu, il a attiré sur lui la corruption et la mort. Ayant été trompé par Satan et ayant obéi au malin au lieu de Dieu, l'homme fut expulsé du Paradis et éloigné de la présence de Dieu. La chute d'Adam a non seulement apporté la tache du péché à toute l'humanité, mais en même temps a fait tomber le royaume terrestre dont il était le seigneur.

Par conséquent, la nature de ce monde a également changé ; la création déchue s'est ouverte pour devenir le lieu de la maison et du royaume de Satan. Rappelez-vous sa vantardise ultérieure auprès de Jésus : « Alors le diable, l'emmenant sur une haute montagne, lui montra en un instant tous les royaumes du monde. Et le diable lui dit : "Le diable, l'ayant élevé, lui montra en un instant tous les royaumes de la terre,  et lui dit: Je te donnerai toute cette puissance, et la gloire de ces royaumes; car elle m'a été donnée, et je la donne à qui je veux." (Luc 4 :5, 6).

De même qu’il a tenté le Seigneur et qu’il a échoué, ainsi Satan a tenté l’humanité déchue tout au long de l’histoire de l’adorer en échange du pouvoir temporel et de la gloire contrefaite qu’il peut conférer à travers son royaume mondain. Il a réussi à grande échelle, car, outre le peuple de Dieu, d'abord les Hébreux, puis les Chrétiens, chaque société humaine a institué une certaine forme de culte des idoles associé au bien-être matériel et terrestre. Les religions créées par l'homme sur terre, même si certaines peuvent paraître attrayantes, sont toutes sataniques à l'origine, car le psalmiste en témoigne : « Tous les dieux des nations sont des démons » (Psaume 95 : 5, Septante).

Pour que le Christ puisse atteindre les hommes spirituellement faibles, il a dû neutraliser le dictateur trompeur qui les avait captivés. Saint Jean Chrysostome, patriarche de Constantinople au cinquième siècle, a déclaré que le Seigneur faisait en réalité référence à Satan comme à « l'homme fort » lorsqu'il a déclaré : « Personne ne peut entrer dans la maison d'un homme fort et piller ses biens, à moins qu'il ne lie d'abord l'homme fort. Et puis il pillera sa maison. (Marc 3;27).



lundi 2 décembre 2024

C'EST DU CŒUR DE L'HOMME QUE PROCÈDENT LE BON ET LE MAUVAIS …

 Dans le coeur se trouve la volonté, dans le coeur se trouve l'amour, dans le cœur se trouve l'esprit - dans le cœur se trouve l'image de la Très-Sainte Trinité divine. Le cœur est la demeure du Père, l'autel du Fils et le laboratoire du Saint-Esprit. Dieu réclame le cœur : « Fils, donne-moi ton coeur !»

    Ô mon frère, « plus que sur toute autre chose, veille sur ton cœur ! » Que les montagnes s'écroulent, que les mers s'assèchent, que les amis t'abandonnent, que la richesse te trahisse, que les vers dévorent ton corps, que le monde déverse sur toi toute sa dérision, toi, ne crains rien, veille seulement sur ton cœur, veille sur lui et rapproche-le tout contre le Seigneur, offre-le au Seigneur. Du cœur jaillit la vie — comment la vie se trouverait-elle dans le cœur si en lui ne demeure l'Esprit du Maître et la Source de vie — Dieu?

« L'homme bon, de son bon trésor tire de bonnes choses ; et l'homme mauvais, de son mauvais trésor en tire de mauvaises » (Mt 12, 35). Ce sont les paroles du Seigneur, qui remplit de Ses richesses le trésor de ton cœur.

Qu'est-ce que l'homme bon ? C'est le bon trésor du cœur. Qu'est-ce que l'homme mauvais ? C'est le mauvais trésor du cœur. Du cœur (de l'homme mauvais) « procèdent mauvais desseins, meurtres, adultères, débauches, vols, faux témoignages, diffamations » (15, 19) ; et du cœur bon « procèdent charité, joie, paix, longanimité, serviabilité, bonté, confiance dans les autres, douceur, maîtrise de soi » (Ga 5, 22-23). Ne vois-tu pas comme le cœur de l'homme est un immense dépôt? 

    Ô frère, Dieu l'Esprit Saint Lui-même peut habiter dans le cœur de l'homme, quand Il daigne le faire. Et non seulement Il le peut mais Il le veut aussi. Seulement Il attend que tu prépares ton cœur pour Lui, que tu en fasses un sanctuaire, car Dieu l'Esprit Saint demeure uniquement dans un sanctuaire. De même que le serpent garde sa tête, de même toi aussi garde ton cœur. Plus que toute autre chose, mon fils, veille sur ton cœur ! Car en lui entre et de lui sort la vie qui vient du Dieu vivant.

Prologue d'Ohrid

Saint Nicolas de Jitcha et d’Ochrid